Les actualités à Madagascar du Dimanche 12 Juillet 2020

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Marco Ilaimaharitra - « Je ne me mets pas de pression avec un départ »

L’international malagasy Marco Ilaimaharitra poursuit sa préparation spécifique, après avoir subi une opération fin mai pour soigner une pubalgie. Depuis un peu plus d’une semaine, le milieu de terrain du SC Charleroi a multiplié les exercices de base. Il devrait reprendre les séances d’entrainement collectif avec ses coéquipiers dans les prochaines semaines. Le match d’ouverture du championnat de Belgique de football est prévu pour le 8 août, et opposera le club de Bruges aux SC Charleroi de Marco Ilaimaharitra.

 

A l’issue d’une saison accomplie, le milieu défensif du Sporting Charleroi est évalué à 4 millions de dollars par transfertmarket. Ce qui fait de lui, le footballeur malagasy le plus cher sur le tabloïde du marché. Il devance ainsi le capitaine des Barea, Abel Anicet Randrianantenaina, estimé à plus de 2 millions d’euros et le défenseur international qui évolue aux Etats-Unis, Romain Métanire, évalué à plus d’un million d’euros.

 Marco Ilaimaharitra a été l’un des hommes forts de Charleroi, il ne se met pas encore la pression de quitter son club. Associé à Morioka, Marco Ilaimaharitra a évolué à un très haut niveau, permettant aux Zèbres d’arracher la troisième place ! Vrai patron du Sporting la saison dernière, l’international malagasy de 24 ans prend son temps pour revenir à son niveau et ne veut pas brûler les étapes avant son retour dans l’équipe. Marco Ilaimaharitra s’est livré, entre rééducation, mercato et statut d’indéboulonnable. Sur la manette des clubs de haut niveau en Europe, le milieu de terrain malagasy préfère d’abord se focaliser sur le retour de sa forme. Par ailleurs, son club ne semble pas encore être prêt à livrer sa pièce maitresse pour la prochaine saison.

Recueillis par E.F.

 

 

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Accident au Fasan’ny Karàna - Un motocycliste perd sa vie

Les accidents mortels, impliquant les motos, ne cessent de défrayer la chronique dans la Capitale. Pas plus tard que samedi soir dernier, précisément vers 19h, c’était au tour d’un autre motard de payer de sa vie au cours d’un terrible choc survenu dans le secteur du Fasan’ny Karàna, à Anosizato. En effet, le deux-roues aurait embouti une carriole par l’arrière. Le motard, qui est encore dans la force de l’âge, a encaissé de violents chocs à la fois dans la région de son abdomen et surtout de son crâne. Preuve que le choc lui aurait dû être fatal à cet endroit-là du corps, même que la victime portait un casque, semblait être loin de le protéger convenablement. « L’équipement demeurait vissé à son crâne lorsque les secours l’ont évacué à la morgue», confie un témoin.

 

Les circonstances de la collision demeuraient encore floues, du moins en attendant la version de l’équipe de la Brigade des accidents de la police (BAC) ayant fait le constat. Mais une chose est sûre : le charretier semble indemne, du moins à ce que notre source nous l’a confié. A preuve, ce dernier se serait rapidement éclipsé de l’endroit quelques moments à peine après l’accident. « Actuellement, il reste introuvable », renchérit notre interlocuteur. Comme dans pareille circonstance, le Bureau municipal d’hygiène Isotry ou BMH se charge du transport de la dépouille de la victime à la morgue où elle devra être autopsiée ce jour. De plus, les proches de la victime s’étaient déjà rendus à la morgue pour vérifier et confirmer qu’il s’agit bel et bien de la victime. Sitôt les différentes formalités corollaires à l’autopsie terminées, le malheureux sera inhumé du côté d’Ankazodandy, sa Commune natale.

Les observateurs tirent la sonnette d’alarme après cette succession alarmante et inexpliquée d’accidents ayant provoqué la mort de motocycliste dans la Capitale. Au cours de ces 72 dernières heures, deux d’entre eux ont donc déjà rejoint l’au-delà à la suite de drames à peu près similaires. Pas plus tard que vendredi matin dernier, un autre scootériste a été tué sur le coup lors d’un coup de frein lié au souci du pilote d’éviter une crevasse à Soanierana! Le résultat était catastrophique ! La manœuvre a envoyé valdinguer le deux-roues au sol tout en allant s’encastrer sous un poids lourd, le pilote avec ! La mort fut sans appel.

F.Roland

 

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Prévention du coronavirus - Quand des personnes réticentes prennent le CVO

Très prisés auprès des points de vente et dans les sites de distribution gratuite. Boire du Covid-Organics (CVO) est devenu ces derniers temps une priorité pour la majorité des citadins. Même ceux qui étaient réticents à l’idée de le boire en consomment actuellement. C’est le cas de T.R., ce cadre travaillant dans la télécommunication. « J’ai interdit ma famille de prendre du CVO au début, en pensant qu’il n’y avait pas assez d’essais cliniques avant sa commercialisation. Mais avec la mort d’un proche à cause du Covid-19 la semaine dernière, nous nous sommes mis en quarantaine chez nous. Le médecin de la famille nous a recommandé la prise du CVO pour renforcer la prévention et depuis, nous en prenons tous à la maison.

Comme on dit, mieux vaut prévenir que guérir », avance ce père de famille habitant à Andavamamba. « Je n’étais pas convaincue des vertus du CVO jusqu’à ce que nous avions eu des preuves sur son efficacité. En fait, nous avons constaté qu’en plus du fait qu’il sert pour prévenir du coronavirus, le CVO a aussi un côté curatif. Ma fille qui a une rhinite allergique depuis des années, laquelle se manifeste notamment durant l’hiver et l’intersaison, se porte bien après l’avoir pris. Elle respire et dort mieux la nuit, après une semaine de traitement avec le CVO », nous confie Rojo R., une mère de famille résidant à Analamahitsy.

La distribution s’enchaîne

Les premier et cinquième Arrondissements de la ville d’Antananarivo sont les prioritaires pour la distribution gratuite de CVO préventif et curatif, depuis la semaine dernière. Disponible cette fois-ci en pack familial, la prise du Covid-Organics n’est pourtant pas obligatoire. Les secteurs auprès des Fokontany accueillent les sites de distribution. « Ceux qui veulent en avoir ont reçu des tickets, lesquels vont leur permettre de récupérer les packs à des heures précises. Cette organisation a pour but d’éviter les regroupements », a avancé Lalatiana Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la Culture (MCC), jeudi dernier lors du lancement de la distribution à l’ANS Ampefiloha pour le 1er Arrondissement.

Le numéro Un du MCC a insisté sur le fait que « Personne ne peut avancer l’inefficacité du traitement préventif avec le CVO. Des témoignages et feedbacks positifs y afférents abondent en ce moment. De plus, tous ceux qui ont pris la dose curative du CVO à Madagascar sont guéris. Seuls ceux qui avaient des maladies chroniques et qui présentaient des formes graves de la maladie ont succombé ».

Rappelons que le Covid-Organics renforce les systèmes immunitaires du corps humain. Cela ne signifie, donc, en aucun cas que les personnes qui prennent ce remède ne seront pas atteintes du coronavirus. Toutefois, il faut respecter les 7 jours de traitement préventif. Le respect du dosage est recommandé afin d’éviter surtout le surdosage. Cependant, les personnes diabétiques, atteintes d’hypertension artérielle ou encore les femmes enceintes, celles allaitantes et les enfants de moins de 2 ans ne doivent pas en prendre.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

 

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Eglise luthérienne - Le pasteur Rakotonirina David n’est plus

Une semaine après son évacuation dans une clinique privée de la Capitale, le président de l’Eglise luthérienne de Madagascar (FLM), le pasteur Rakotonirina David a rendu l’âme, samedi soir, à l’âge de 58 ans. Dimanche dernier, il a été frappé par un malaise alors qu’il dirigeait une réunion synodale à Morondava, Région de Boeny. Sitôt après la diffusion de la nouvelle sur la page facebook du Centre de commandement opérationnel de la  localité, le Président de la République, Andry Rajoelina a envoyé un hélicoptère pour l’évacuer à Antananarivo.

Il a alors subi un test  PCR du coronavirus. Et le résultat est positif. Une information qui a été confirmée, hier, par le professeur Vololontiana Hanta durant son intervention à la télévision nationale malagasy. Dans le respect des dispositifs sanitaires dans une situation similaire, ses obsèques se sont tenues hier même dans la cour du temple FLM d’ Ambatovinaky où se trouve le caveau des missionnaires.

Le révérend Rakotonirina David est né le 18 aout 1962 à Fianarantsoa. Il est titulaire d'un Honorary doctor of divinity de Niagara lutherian theological institute (NLTI) aux Etats-Unis. En septembre 2016, il est élu 5e président de l’église luthérienne. Puis a assuré la présidence de l’église protestante de Madagascar (FKPM) et celle du Conseil œcuménique des églises chrétiennes (FFKM), en 2020. Ainsi, il a déjà occupé le poste de rédacteur en chef de la presse FLM depuis 1998, président de comité d’administration de l’hôpital FLM à Ambohibao depuis 2000, directeur et enseignant au sein du Sekoly teolojikam-paritany loterana (STPL) Atsimoniavoko et président synodal d’Antananarivo.  Outre son rôle de pasteur, il est aussi un écrivain. La plupart de ses œuvres sont diffusées  dans le journal « Mpamangy » et « Sakaizan’ny tanora », dont « la politique chez Jean Jacques Rousseau »,  « Asa misiona sy ny fifohazana eto Madagasikara », « Ny lanjan’ny soatoavin’ny fanabeazana  kristianina », « Ny Epistily pastoraly ».

 L’équipe de la rédaction de la Vérité présente ses sincères condoléances à la famille, aux proches du pasteur Rakotonirina David ainsi qu’à tous les fidèles de l’église luthérienne.

Anatra R.

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Entrées illicites des frontières malagasy - 3 boutres refoulés vers Mayotte

Le ministère de la Défense nationale contrôle de près les entrées et sorties des frontières malagasy par voie maritime. Durant ces deux derniers mois, 84 navires ont été contrôlés, 04 boutres ont été refoulés vers Mayotte, et 04 navires nationaux déroutés.

 

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, la situation d'urgence sanitaire a été décrétée sur tout le territoire national. Une situation exceptionnelle qui restreint considérablement les libertés publiques et individuelles, notamment la liberté de circulation. A ce titre, les entrées dans le territoire national, par voie aérienne que maritime, font l'objet d'un contrôle strict. Le but étant de ne plus faire entrer dans le pays des personnes infectées.

L'Armée prend part activement au contrôle des frontières du pays, notamment le contrôle par voie maritime qui revient à la Marine nationale. Cette dernière a publié les résultats des contrôles effectués durant ces deux derniers mois. L'on apprend que la Marine nationale a contrôlé 84 navires. 03 boutres  ont été refoulés vers Mayotte. La raison est que les frontières malagasy sont fermées, quelles que soient les raisons.

Face à la pandémie de coronavirus, les autorités ont pris la décision légitime de fermer les frontières pour mettre un cran d'arrêt sur les cas importés. Les seules personnes autorisées à entrer dans le pays sont les nationaux coincés à l'étranger. Il y a quelques semaines en effet, des travailleurs étrangers ont été rapatriés. Mais ils ont suivi des contrôles sanitaires stricts à l'arrivée et ont fait un confinement dans différents hôtels de la Capitale.

Outre les 03 boutres refoulés, la Marine nationale a également dérouté 04 navires nationaux pour irrégularités. Le transport de personnes par voie maritime est toujours interdit. Chaque citoyen doit rester dans la localité où il se trouve, non seulement pour se protéger mais également pour protéger ses concitoyens. Tous les navires irréguliers ont donc été déroutés vers son port de départ. Néanmoins, les navires de transport de marchandises peuvent toujours circuler.

Face aux mouvements suspects en mer, le ministère de la Défense nationale explique que « la détection des mouvements des navires suspects dans les eaux sous juridiction de Madagascar est réalisée par la Marine nationale qui se déploie activement afin d'assurer la sécurité ». Il a ajouté que « des moyens dissuasifs à travers nos bâtiments militaires ont été appliqués afin de stopper le flux humain non autorisé en mer dans le but de stopper l'entrée clandestine dans nos territoires et d'éviter d'éventuels risques d'importation de Covid -19 ».

 

 

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Incendie d’un immeuble à Ambalavao-Isotry - Un homme de 75 ans périt dans les flammes

Les flammes ont de nouveau semé la mort et la désolation dans le quartier d’Ambalavao-Isotry, la nuit du samedi. Là, c’était une maison à étages occupée par au moins 9 familles différentes,  qui a pris  feu, la détruisant totalement ainsi. Mais il y a pire : l’un de ses occupants, un homme de 75 ans a péri de façon tragique dans le drame. Deux soldats du feu furent blessés, prouvant ainsi l’ampleur du sinistre.

 

D’après les sapeurs-pompiers, le malheureux aurait été totalement piégé par les murs de flammes, et n’a plus donc trouvé aucun moyen pour s’échapper de l’enfer. Pourtant, tous ses colocataires ont réussi à se sauver à temps, donc évacuer l’immeuble au moment où le feu et la fumée ont commencé à envahir les lieux, rendant ainsi l’air irrespirable et toute tentative afin de s’y frayer un passage.

Ses proches déplorent le fait que le sexagénaire a eu un problème de tension artérielle, le faisant clouer au lit. Son corps n’a pu être retrouvé par les secours que vers le milieu de la journée d’hier, au rez-de-chaussée. « Il n’y avait plus aucun moyen pour l’identifier tant il ne lui restait plus qu’un morceau de chair calciné, probablement ce qui devait lui rester intact au niveau du ventre », confie une source. Il s’agit d’un des plus violents incendies jamais enregistrés au cours de ces deux dernières décennies dans la Capitale. Outre la mort de cet homme âgé, l’incendie du samedi soir a aussi provoqué la blessure de deux pompiers. Si l’un d’eux manquait d’être au bord d’une asphyxie, un second a cueilli la chute   de débris sur lui.

Les sapeurs ont dû lutter avec acharnement pour venir à bout des flammes, qui ne furent littéralement éteintes qu’aux alentours de 2h du matin, hier. De plus, l’important déploiement des moyens avec quatre fourgons-pompes mobilisés et 18 hommes engagés sur le front explique donc cette difficulté particulière des secours pour maîtriser complètement la situation.

Pour le moment, la véritable cause du sinistre n’a pas été élucidée. Cependant, la thèse d’un problème de court-circuit n’a pas été écartée, thèse appuyée par les sapeurs- pompiers, du moins d’après un premier constat.

Franck R.

 

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Intervention télévisée du Président Andry Rajoelina - Les dates des examens officiels fixées - Reprise...

Examens officiels, aides sociales, CVO, confinement, le Président de la République Andry Rajoelina, lors de son intervention télévisée d'hier, a fait un large tour d'horizon de la lutte contre la propagation de la pandémie de Covid-19 dans le pays. Le Président Rajoelina, parlant de la situation actuelle, d'affirmer d'entrée de jeu que « Nous sommes encore dans la bataille ». L'occasion pour lui d'adresser ainsi un message de condoléance aux familles des défunts. Il cite notamment les familles du député, du sénateur, du représentant adjoint de l'UNICEF, des élus municipaux, des simples citoyens, mais également du président du Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM) et non moins président de l'Eglise luthérienne de Madagascar (FLM).

 

Le Président en a également profité pour répondre aux informations concernant son état de santé. « Je suis en bonne santé et je ne suis pas porteur du virus », souligne le Chef de l'Etat. A contrario, 11 députés, 14 employés du Sénat, des employés de ministères, et 7 personnes au niveau de la Présidence de la République ont été contaminés par le virus ces derniers temps, dit-il, indiquant que 2 500 cas ont été enregistrés en deux semaines dans le pays.

Par rapport à la crédibilité des chiffres annoncés par le Centre de commandement opérationnel (CCO) - Covid-19, le Président Rajoelina affirme qu'il n'est pas dans l'intérêt de l'Etat de retoucher ou de cacher les chiffres. Prenant la défense de la porte-parole du CCO, le Chef de l'Etat soutient que le temps ne doit pas être aux reproches. Les chiffres communiqués correspondent aux cas comptabilisés à la suite des tests de dépistages, dit Andry Rajoelina. Il annonce également que 50 % des personnes dépistées au niveau du Centre médical - Covid-19 d'Andohatapenaka ont été testées positives.

Les dates des examens officiels fixées

Par rapport aux aides sociales destinées à accompagner les mesures prises par l'Etat pour lutter contre la propagation de la pandémie, le Président Andry Rajoelina affirme que 5,3 millions de dollars ont été décaissées jusqu'ici sur les 10 millions promis par la Banque mondiale. 150 000 foyers d'Antananarivo ont ainsi bénéficié du « Tosika fameno » de 100 000 ariary et 42 000 foyers à Fianarantsoa. L'aide reprendra cette semaine. Les familles les plus vulnérables dans les zones les plus touchées par la pandémie recevront un jeton ou un ticket correspondant à une certaine valeur monétaire qui leur permettra d'acheter des produits de première nécessité au niveau de quelques commerces installés au niveau de chaque Fokontany.

Touchant mot à l'éducation nationale, Andry Rajoelina a réitéré que les examens officiels se tiendront bel et bien cette année. Il annonce ainsi que le CEPE aura lieu le 1er septembre, le BEPC du 14 au 18 septembre, et le baccalauréat à partir du 5 octobre prochain.

Répondant aux critiques relatives à la transparence de la gestion du budget, le Président de la République assure que l'actuel pouvoir gère le budget de manière transparente. Il a tenu à préciser que les aides destinées à lutter contre la pandémie de coronavirus se chiffraient à 20 millions de dollars dont 15 millions ont jusqu'ici été décaissés pour l'achat d'équipements. Parlant du détournement de 193 millions de dollars rapporté dans un document de la Banque mondiale, Andry Rajoelina explique que ces chiffres concernent la période entre 2002 et 2008. Le Chef de l'Etat affirme que chaque dollar est actuellement dépensé à bon escient.

Essais cliniques concluants

Parlant du remède traditionnel CVO, Andry Rajoelina explique que son administration est au choix, et que la tisane a cependant permis d'éviter une explosion du nombre de décès dans le pays. Il indique que les essais cliniques du CVO ont été menés à l'hôpital d'Anosiala et ont été fructueux. Sur les 51 personnes qui ont été traitées par le biais des gélules CVO+ et 12 par le biais de la tisane CVO, 60 patients sont aujourd'hui totalement remis.  Il indique que le prix des gélules et celui de la tisane sur le marché ne seront pas similaires.

En ce qui concerne la capacité de prise en charge des hôpitaux, Andry Rajoelina affirme que les « centres de traitement Covid-19 » ont justement été mis en place pour accueillir les personnes contaminées qui ne peuvent pas se confiner chez elles. Il a délaré que ces centres seront des établissements de référence pour le traitement à 90 % à base de CVO et affirme que des concentrateurs d'oxygène y sont dispatchés. Toutefois, l'Etat va en importer d'autres. Répondant à certains riverains qui refusent l'implantation de ces centres dans leur quartier, le Président rétorque que les questions politiques ne doivent pas entrer en ligne de compte car des vies humaines sont en jeu.

Poursuite du confinement à Analamanga

Interrogé si la pandémie est maîtrisée ou non, le Président Rajoelina répond que le pouvoir en place fait tout son possible pour que les chiffres n'atteignent pas des proportions similaires à d'autres pays comme la France, l'Italie, le Brésil ou l'Afrique du Sud. Il annonce ainsi une nouvelle stratégie pour lutter contre la propagation de la pandémie. Les mesures édictées restent en vigueur pour la Région Analamanga et les autres Régions. Seuls les services essentiels sont autorisés. Seul changement, l'entrée et la sortie de la Région de Diana sont suspendues. Ces mesures seront en vigueur pour les 15 prochains jours.

Andry Rajoelina soutient que le pic n'est pas encore atteint pour la Région d'Analamanga. La baisse du nombre de contaminés n'est attendue que vers la fin du mois d'août. Le locataire d'Iavoloha annonce que désormais, toutes les personnes présentant des symptômes de la Covid-19 pourront venir auprès des centres de santé et pourront bénéficier de médicaments pour traiter cette maladie et ce sans attendre les tests de dépistage.

Le Président affirme que la capacité de tests de dépistage sera augmentée. Le nombre de médecins déployés au niveau des Centres de santé de base sera revu à la hausse. Le numéro Un du pays annonce que les médecins libres viendront désormais appuyer leurs confrères. Il indique également que les médicaments destinés à lutter contre la pandémie seront mis à la disposition des CSB II à partir de cette semaine.

La Rédaction

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Exploitation illicite de bois - Des opérateurs appréhendés à Menabe

Cette crise sanitaire est en passe de devenir une crise environnementale. Certains opérateurs, plus particulièrement ceux qui œuvrent dans le domaine du tourisme, se ruent vers l’exploitation illicite des ressources naturelles. Les arrestations se multiplient ainsi au cours des derniers mois. Rien que la semaine dernière, les autorités au niveau de la Direction régionale de l’Environnement et du Développement durable (DREDD) de Menabe ont appréhendé des exploitants illicites de bois, voire de bois précieux. Une cinquantaine (52) de madriers de palissandre ont en effet été saisis dans le Fokontany de Bemolanga, Tsiamahavaokely.

« Plusieurs cas d’exploitation illicite de ressources naturelles ont été recensés dans la région. Dernièrement, nous avons découvert que les trafiquants cachaient leurs marchandises dans les rizières. Ils y stockent le bois avant de les transporter vers les clients. Ils s’approvisionnent en bois dans le nord de Befasy », expliquent ces responsables. Toutefois, les investigations sur ces infractions environnementales sont actuellement en cours afin d’identifier les principaux commanditaires de ces exploitations.  Outre cette arrestation, la DREED de Menabe a également débusqué les auteurs de l’exploitation et la commercialisation illicites de bois issus des forêts de mangroves.

Il faut croire que l’exploitation illicite des ressources naturelles règne particulièrement dans cette région du pays. La ministre de l’Environnement et du Développement durable vient même d’effectuer une descente sur terrain, il y a quelques jours de cela, pour constater de visu l’étendu du problème dans cette zone, plus précisément dans la réserve naturelle de Menabe Antimena où des hectares de forêts sont ravagés chaque année par le feu et la culture sur brûlis de maïs et d’arachide. Un constat précis permettra notamment de définir des solutions plus adaptées à ce problème.

Solutions

En tout cas, ces auteurs de crimes environnementaux devront être punis selon les lois en vigueur. Pour ce faire, le ministère de l’Environnement et du Développement durable coopère avec la Justice et les Forces de l’ordre. Néanmoins, la lutte contre la dégradation de l’environnement ne devrait pas se limiter à l’arrestation des auteurs de ces crimes. Le ministère compte notamment renforcer les sensibilisations et l’éducation environnementale. Mais il faudrait également prendre en considération les sources de revenus des différentes communautés environnantes des aires protégées. Si ces gens agissent ainsi, c’est avant tout parce qu’ils ont besoin d’argent pour survivre.

Rova Randria

 

 

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Financement du plan multisectoriel d'urgence - Un gap de 255 millions de dollars

826 millions de dollars. C'est le montant nécessaire pour la mise en œuvre du Plan multisectoriel d'urgence (PMU). A l'heure actuelle, le budget requiert une ressource supplémentaire à hauteur de 255,92 millions de dollars. « Le financement du plan prévoit une contribution de l'Etat sur les ressources propres internes (RPI) à hauteur de 375,17 millions de dollars. Il prévoit également une contribution de la Banque centrale de Madagascar à hauteur de 60 millions de dollars et du programme "Fihariana" à hauteur de 80 millions de dollars, dans le cadre de l'appui transversal du secteur privé.

L'apport déjà annoncé ou programmé par les Partenaires techniques et financiers (PTF) s'élève à 127 millions de dollars. Le gap s'élève à 255,92 millions de dollars. Son financement sera déterminé dans le cadre d'une table ronde avec les PTF. Les ressources y afférentes pourront provenir soit d'une allocation supplémentaire des RPI, soit d'une prise en charge directe des besoins par les PTF à travers des projets existants ou à créer. Les RPI additionnelles pourront provenir soit d'un aménagement d'un budget existant, soit d'une aide budgétaire additionnelle de la part des bailleurs », note le document.

Rappelons que le ministre de l'Economie et des Finances a déjà évoqué la poursuite des négociations auprès du Fonds monétaire international (FMI) durant son intervention devant le Sénat et l'Assemblée nationale.

Quoi qu'il en soit, l'élaboration du plan est basée sur l'analyse des besoins urgents et prioritaires pour une durée de cinq mois. Le document est constitué de trois axes stratégiques, à savoir le renforcement de la lutte contre la pandémie, la consolidation des mesures relatives à la protection sociale ainsi que le soutien à la résilience économique et l'appui au secteur privé. Le Gouvernement se lancera par la suite à la relance économique une fois ces étapes franchies. Toutefois, certaines activités comme les projets liés aux infrastructures dans le cadre du Plan Marshall auront des effets durables sur la vie de la population bien qu'elles soient inscrites dans le Plan multisectoriel d'urgence.

Recueillis par Solange Heriniaina

 

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Des actes de bravoure mais …

Les Forces de la défense et de la sécurité impressionnent beaucoup ces derniers temps. L'Armée, à tout seigneur tout honneur, s'implique désormais dans l'œuvre de « pacification » du pays. La récente restructuration de fond touchant directement les trois unités qui la composent et la réorganisation générale des opérations sur terrain ainsi que les nouvelles dotations en appareils et en matériels de guerre sophistiqués propulse l'Armée vers des actes concrets. Dans le Sud et le Moyen-ouest, les soldats de l'Armée de terre et de l'air participent activement aux actions de ratissage des « dahalo » et cela grâce à la mise en œuvre de la Zone rurale prioritaire de sécurité (ZRPS).

De même, la guerre contre la pandémie de Covid-19 voit la participation active des bérets rouges sur terrain, au front. A Toamasina, selon des observateurs, l'Armée y était efficacement pour la baisse significative des chiffres de la pandémie. De même à Tanà, la présence dissuasive des soldats de l'Armée en déployant l'artillerie lourde contribue réellement au respect des consignes. Cette fois-ci, c'est le Bataillon multi-missions (BMM) qui entre en jeu. Des actes de bravoure mais l'Armée doit  veiller constamment à ce que les soldats déployés sur place ne commettent certains abus sur la population comme ce fut le cas dans certains endroits.

La Gendarmerie nationale, chargée essentiellement à assurer la sécurité intérieure du pays, fait le maximum. La traque des dahalo et consorts partout où ils sévissent, en zones rurales ou en villes, est la principale mission des éléments des bérets noirs. La tâche s'avère difficile mais ils ne reculent jamais. Le ratissage des zones rouges infestées de ces « hors-la-loi » complique la tâche. Les résultats probants viennent s'ajouter au fil du jour au palmarès des éléments du Général Ravalomanana Richard. Mais le démantèlement des réseaux mafieux des criminels dangereux, auteurs des rapts défrayant les chroniques, constitue aussi l'une des priorités des bérets noirs. Tout récemment, ils viennent de mettre hors d'état de nuire la bande à Ramandiamanana Norbert alias Lama.A cela s'ajoutent les efforts d'assainissement de la « maison ». La lutte sans merci contre la corruption n'est pas un vain mot. Des actes de bravoure notables mais l'ex-Catalane d'Andrefan'Ambohijanahary a intérêt à se mettre aux aguets, à tout moment, de telle sorte que les bérets noirs ne retombent pas dans les pièges du mal.

La Police nationale (PN), l'entité chargée de veiller à la sécurité publique, n'est pas en reste. Des réseaux de gangs qui sévissent dans les centres urbains ont été démantelés sans pitié.Il faut noter la volonté irrévocable des hauts responsables de la PN à traquer sans pitié les brebis galeuses. Le placement sous mandat de dépôt de ce jeune commissaire, en poste dans le Nord, impliqué dans une affaire de corruption, illustre en grandeur nature de la traduction en actes des efforts du ministre et son équipe à assainir son département.

Somme toute, les trois entités confondues de la FDS manifestent ouvertement leur volonté de changement à… 180°, ces derniers temps. Elles ont fait preuve de courage, d'abnégation, bref, d'actes de bravoure et contribuent énormément dans la lutte contre le Covid-19. Cependant, on doit constamment éviter de pécher aux excès de zèle risquantd'aboutir aux abus divers et nuisant aux effets positifs du changement.

Ndrianaivo

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Marco Ilaimaharitra - « Je ne me mets pas de pression avec un départ »

L’international malagasy Marco Ilaimaharitra poursuit sa préparation spécifique, après avoir subi une opération fin mai pour soigner une pubalgie. Depuis un peu plus d’une semaine, le milieu de terrain du SC Charleroi a multiplié les exercices de base. Il devrait reprendre les séances d’entrainement collectif avec ses coéquipiers dans les prochaines semaines. Le match d’ouverture du championnat de Belgique de football est prévu pour le 8 août, et opposera le club de Bruges aux SC Charleroi de Marco Ilaimaharitra.

 

A l’issue d’une saison accomplie, le milieu défensif du Sporting Charleroi est évalué à 4 millions de dollars par transfertmarket. Ce qui fait de lui, le footballeur malagasy le plus cher sur le tabloïde du marché. Il devance ainsi le capitaine des Barea, Abel Anicet Randrianantenaina, estimé à plus de 2 millions d’euros et le défenseur international qui évolue aux Etats-Unis, Romain Métanire, évalué à plus d’un million d’euros.

 Marco Ilaimaharitra a été l’un des hommes forts de Charleroi, il ne se met pas encore la pression de quitter son club. Associé à Morioka, Marco Ilaimaharitra a évolué à un très haut niveau, permettant aux Zèbres d’arracher la troisième place ! Vrai patron du Sporting la saison dernière, l’international malagasy de 24 ans prend son temps pour revenir à son niveau et ne veut pas brûler les étapes avant son retour dans l’équipe. Marco Ilaimaharitra s’est livré, entre rééducation, mercato et statut d’indéboulonnable. Sur la manette des clubs de haut niveau en Europe, le milieu de terrain malagasy préfère d’abord se focaliser sur le retour de sa forme. Par ailleurs, son club ne semble pas encore être prêt à livrer sa pièce maitresse pour la prochaine saison.

Recueillis par E.F.