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Les actualités à Madagascar du Lundi 12 Avril 2021

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Pétanque : La nouvelle FSBM se met en place !

Les nouveaux membres de la FSBM avec au centre le président Amir Andrialemirovason.

On ne change pas une équipe qui gagne. A fortiori une équipe qui a gagné dans l’adversité. C’est ce qui s’est passé samedi au siège des anciens combattants à Antsahamanitra où les huit ligues régionales ont voté à l’unanimité pour offrir la présidence de la Fédération de Sports Boules Malagasy à Amir Andrialemirovason.

Un véritable plébiscite pour celui qui a été le bras droit du regretté fondateur de la FSBM, Dolys Randriamarohaja, mort il y a tout juste une semaine et après avoir concocté ensemble la mise en place de cette fédération qui met fin à la période transitoire pour devenir aujourd’hui une fédération à part entière et reconnue au niveau international.

Betafo, un vivier. Amir Andrialemirovason n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à Dolys Randriamarohaja donnant ainsi un aspect solennel à cette Assemblée Générale élective qui s’est tenue dans les règles sous les yeux du représentant du ministère de la Jeunesse et des Sports, Finaritra Privat, mais aussi de celui du Comité Olympique Malgache en l’occurrence Marcel Rakotomalala de Malagasy Rugby.

Ce dernier s’est félicité de ce retour de la pétanque dans le giron olympique tout en martelant que la pétanque reste cette discipline capable de ravir des titres mondiaux tant les joueurs et joueuses rivalisent avec la crème mondiale. Une remarque qui tient la route surtout pour Marcel Rakotomalala qui vient de Betafo, ce vivier des meilleurs boulistes de Madagascar.

Réalités du terrain. Quant à Amir Andrialemirovason, il a dévoilé une partie de son programme notamment la sensibilisation des clubs pour entrer au sein de la FSBM. Il s’est aussi fixé comme objectif de remettre sur les rails les ligues provinciales pour leur offrir des formations tant technique que organisationnelle dans le but de développer cette discipline.

Comme il a été à deux reprises président de la ligue de Diana, il connaît mieux que personne les réalités du terrain. Bref, un bon président qui s’est entouré de surcroît par des férus de la pétanque et pour la plupart des proches de Dolys Randriamarohaja. La continuité en fait. Et c’est tant mieux pour la pétanque malgache.

A noter que les huit ligues encore en activité étaient présentes à cette AGE notamment Analamanga, Atsinanana, Haute Matsiatra, Boeny, Itasy, Menabe, Alaotra Mangoro et Vakinankaratra.

Clément RABARY

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Elites Tsimihety : Une ascension sociale dans les années 1950

Bovier nomade, les tsimihety remplissent les bancs des deux écoles régionales aux XXème siècle

Depuis leurs villages d’origine, quand un élève obtient un bon résultat scolaire, la famille s’organise pour le subventionner. Cette sociologie scolaire apporte des échos sur la réussite des enfants tsimihety dans tous leurs parcours scolaires.

Dans l’histoire du Nord-ouest, les groupes tsimihety sont mal connus par les chercheurs. Grâce à l’implantation de la colonisation, ainsi que l’entrée en contact avec la « nouvelle civilisation », leur identité émerge. Ce groupe de population connu sous le nom de la « démocratie traditionnelle », se cristallise grâce à l’éducation. A partir de 1946, ils apparaissent comme des éléments incontournables dans la vie politique malgache.  Les années 1950 marquent  l’apprentissage politique des élites de la région Sofia  grâce aux élections. Les élites scolaires entrent dans l’arène politique par le biais des élections à l’Assemblée constituante française et aux représentants des conseillers provinciaux. Dans la province de Majunga, nombre de députés et de sénateurs sont majoritairement tsimihety, grâce au rôle de l’administration. La résistance des Tsimihety à toutes contraintes et dominations se transforme en combat politique et en effort déscolarisation. D’une part, l’administration les utilise contre les traditionalistes sakalava (les hommes de l’ampanjaka) et d’autre part, pour contrarier leurs adversaires politiques merina au sein du MDRM. Ces derniers sont considérés par les autochtones comme les anciens dominateurs de leur région. Les Tsimihety, en tant que groupe de population spécifique du Nord, qualifié par  Françoise Raison-Jourde de « Nord actif », la fondation du parti politique PSD en 1956, accentue leur domination de la scène politique des côtiers, et deviennent les concurrents des Merina et des Betsileo que lorsque Philibert Tsiranana  est élu le premier Président de Madagascar.

La prédominance des élèves tsimihety dans les écoles régionales d’Analalava et de Maroantsetra est palpable.   Parmi les quatorze écoles régionales de la Grande île, celles d’Analalava et de Maroantsetra, les élèves tsimihety sont nombreux. les villageois, même les plus éloignés scolarisent leurs enfants.  Les populations tsimihety migrent volontiers, et deviennent des éléments intégrants des groupes de la population du Nord, Nord-est et du Nord-ouest (les Sakalava, les Antakarana, les Betsimisaraka même les Sihanaka). Ce dynamisme social a des impacts sur l’évolution globale de la population malgache. Le terme « Mandehandeha  mahita raha, mipetraka an-trano mahita jôfo » ou « la migration  permet de trouver des choses, rester chez soi ne découvre que des cendres » est un dicton connu, affirmant leur goût de l’aventure. Avant la période coloniale, des raisons expliquent les migrations tsimihety, comme l’insécurité (pillages des Marofelana), la recherche des terres pour l’agriculture et l’élevage bovin et caprin et surtout la richesse. Ces coutumes migratoires prennent des racines depuis l’enfance. A cause des difficultés de la vie, ils cherchent des moyens pour réussir. Exemple typique, la collaboration avec les étrangers et les migrants (Betsileo et Merina) en cas de besoin. Travailler avec les Français constitue un moyen de s’épanouir et de surpasser les autres. Grâce aux migrants avec les idées anticoloniales, ils les rallient pour lutter contre les injustices foncières et des oppressions coloniales.  En effet, face à cette situation, l’aventure scolaire est une meilleure échappatoire à toute forme de domination. Ensuite, toutes formes de déplacement ont des objectifs clairs, c’est-à-dire chercher une meilleure vie et se défendre contre les autorités locales. Bref, cette expansion selon  Razafimahafaly J.O constitue « les résultats de l’esprit d’indépendance qui se manifestent sous forme d’expansion territoriale et la fuite ».

L’ « exode tsimihety ». Si avant la colonisation, la migration tsimihety s’effectue presque d’une manière définitive, elle change pendant l’époque coloniale. Le pouvoir colonial encourage la mise en valeur des terres des ancêtres pour payer la fiscalité. A cause de l’inégalité du partage des ressources naturelles des régions ainsi que la baisse de productivité familiale à cause du nombre d’ enfants en charge, les enfants ont une volonté de se déplacer. Mais, le climat constitue un élément explicatif du dynamisme des Tsimihety.

 

Les Malgaches ont une base culturelle unique comme une langue commune ou bien la croyance au Zanahary (Dieu). Celle-ci se heurte à la culture occidentale qui apporte des mutations majeures sur l’évolution de la nation malgache. En matière d’enseignement, l’inégale répartition du nombre des lettrés permet de comprendre la capacité de chaque région ou chaque société malgache d’accueillir un courant de pensée étrangère. C’est ainsi que chacune des 14 écoles régionales de la Grande île, jouit de sa particularité dans le cadre de la formation des élites coloniales.

Recueillis par Iss Heridiny

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Charles Ravaojanahary, l’inspirateur méconnu de la Révolution socialiste malagasy

Quand les moins jeunes regardent aujourd’hui la couverture du « boky mena » ou  Chartre de la Révolution socialiste malagasy, ils ne peuvent s’empêcher de voir en surimpression de la photo de Didier Ratsiraka celle d’un autre personnage, Charles Ravaojanahary. Un méconnu de la postérité et pourtant, tout le monde, du moins ceux qui ont suivi notre histoire contemporaine s’accordent à lui accorder la réelle paternité  de l’ouvrage. Notre propos n’est pas d’amoindrir le rôle de celui  qui deviendra  conjointement  avec  le « boky mena  »   Président de la République démocratique de  Madagascar, mais le poste prépondérant que l’amiral lui attribuera au sommet de l’Etat au début de la mise en place du régime témoigne de cette reconnaissance. De l’homme pourtant , peu ont été dit et les bribes retenues de sa biographie  nous ont été révélées dans l’ouvrage « Paysans, intellectuels et populisme à Madagascar (1960-1975) de Françoise Raison-Jourde et Gérard Roy qui rappelle que : «  Charles Ravoajanahary (1917-1996), est une grande figure de l’accession de Madagascar à l’indépendance. Très tôt, il eut conscience de l’importance de la mémoire dans l’histoire des nations opprimées. Ses premiers combats portèrent sur la reconnaissance de la culture et de l’histoire de son pays, contre le silence et l’interprétation imposés par le colonisateur. Professeur d’histoire au moment de l’indépendance…Membre fondateur de l’AKFM et du Monima, parrain du MFM, tous partis opposés au président Tsiranana, il encouragea en 1972, fidèle à ses engagements, le mouvement des étudiants qui mettra fin au régime néocolonial. Conseiller, garant de la légitimité d’un gouvernement issu de ce mouvement et en quête d’identité…. Charles RAVOAJANAHARY a été également membre fondateur de l’AREMA aux côtés de Didier RATSIRAKA. Il est l’un des principaux contributeurs à la rédaction du Boky mena, la charte malgache de la révolution socialiste. il devient Doyen du CSR (Conseil Suprême de la Révolution), nommé à ce poste par le Président Ratsiraka, en 1977. »  Puis on retrouve dans une œuvre de l’écrivain Jean Luc  Raharimanana « Il en fut démis parce qu’il organise en 1981 une grande exposition destinée à célébrer les « résistances malgaches » à travers leurs acteurs, les auteurs et les poètes, de l’insurrection des Menalamba en 1895 à la rébellion de 1947, du syndicaliste Ralaimongo aux figures du VVS et du MDRM, livrant ainsi une partie de ses archives et de ses fonds photographiques. Cette exigence vis-à-vis de la mémoire et ses multiples prises de position fragilisèrent peu à peu sa situation au sein du gouvernement devenu amnésique et corrompu. Lâché par ses « amis » politiques et par ceux-là mêmes qui lui devaient leur pouvoir et leur crédibilité, il fut démis de ses fonctions et assista, impuissant, au vol de ses archives et au pillage de son pays. Il meurt « opportunément » en 1996. »

M.Ranarivao

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Plateau continental malgache : Vers l’acquisition de 860 900 Km2 dans le sud de la Grande-île

Le grand plateau continental d’environ 860 900Km2, au sud de Madagascar.

Un grand pas en avant est en vue pour le projet d’extension de notre plateau continental aux enjeux inestimables. Des travaux de recherche seront bientôt menés, pour compléter le dossier soumis aux Nations Unies en 2011.

Le territoire national va « plus que doubler », si le projet d’extension du plateau conti

nental dans le sud aboutit, en faveur de Madagascar. En effet, le pays a déjà soumis sa demande d’extension au-delà de 200 milles marins – durant la période de transition en avril 2011 – auprès de la Commission des limites du plateau continental (CLPC). La même année, une délégation malgache avait présenté et soutenu la revendication technique et scientifique devant cette commission au siège des Nations Unies à New York. Si l’on remonte plus loin dans l’histoire, suite à l’entrée en vigueur de la convention des Nations Unies sur le droit de la mer à l’égard de Madagascar en septembre 2001, le pays disposait d’un délai de 10 ans pour délimiter son plateau continental au-delà de 200 milles marins, à défaut duquel, le plateau revendiqué allait tomber dans le fond du patrimoine commun de l’humanité.

Partenariat. Une étude préliminaire a été menée en 2007, dans le cadre duquel le résultat du « Test d’appartenance » a révélé que le rebord externe de la marge continentale de Madagascar s’étend vers le sud en direction de la dorsale sud-ouest indienne au-delà de 200 milles marins à partir des lignes de base, sur une superficie de l’ordre de 860 900 km2 sous réserve de démonstration scientifique complémentaire sur un certain nombre de points de délimitation, dans le bassin de Mozambique. En effet, Madagascar est en quête de trouver les moyens pour réaliser le levé sismique sur 2.780 Km. D’après notre source, un partenariat est actuellement concocté, en vue d’aider Madagascar à acquérir des données sismiques auprès des scientifiques-experts malgaches, et en vue de procéder au traitement et à l’interprétation pour de compléter le dossier déposé auprès de la CLPC des Nations Unies.

Enjeux. Il faut préciser que l’extension du plateau continental au Sud de Madagascar n’est, en aucun cas, liée aux îles éparses ni à un intérêt géopolitique avec les îles ou pays voisins. Les enjeux de ce projet sont essentiellement d’ordre économique. Les ressources exploitables à partir du plateau continental sont énormes. Dans un proche avenir, la zone du plateau continental constituera la source principale des réserves mondiales de pétrole et de gaz. Les dispositions de la Convention sur le plateau continental ont pour conséquence de faire en sorte que la quasi-totalité des réserves en pétrole et en gaz naturel se trouvant dans les fonds marins tombe sous le contrôle des États côtiers. Par ailleurs, on trouverait également dans les fonds marins diverses ressources exploitables telles que les sulfures polymétalliques hydrothermaux, les nodules polymétalliques, les encroûtements cobaltifères, les diamants, etc. Les prospections ont fait état de la présence de diverses ressources liées, entre autres, à l’énergie géothermale, la faune et flore pharmaceutique, des hydrates de gaz, des hydrocarbures, des métaux et pierres précieuses, des micro-organismes, des placers de minéraux lourds, des dépôts de phosphates, et bien d’autres. Certes, le pays a beaucoup d’intérêt à se battre sérieusement, pour la réussite de ce projet d’extension de plateau continental.

Antsa R.

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ED1 : Pénurie de flacon

ED1, ce remède traditionnel amélioré du Dr Edmond Rakotomalala est-il victime de son succès ? Les longues files d’attente dans les quelques points de vente connus à Antananarivo témoignent du succès de ce remède auprès du grand public pour soigner la Covid-19, en association ou non avec les médicaments inscrits dans le protocole de traitement anti-covid. En marge de la régularisation par rapport à l’autorisation de mise sur le marché (AMM), la production de ce remède se poursuit. Pour la production, en revanche, c’est une autre paire de manches. Entre autres difficultés, l’unité de production fait face à une pénurie de flacons actuellement. Le produit est présenté dans de petits flacons en verre de 10cc munis de compte-gouttes, comme ceux destinés aux huiles essentielles. La quantité de flacons disponibles sur le site de production, non loin de Fandriana, ne parvient pas à suivre la demande sans cesse croissante. Les achats en masse de ce produit, et l’engouement dont il fait l’objet, font que les flacons restent bloqués chez les utilisateurs qui font des stocks autant que possible en prévision des futurs cas de Covid-19 au sein de la famille ou parmi les proches. Par ailleurs, d’autres utilisateurs de ce type de flacon, notamment les petits producteurs d’huiles essentielles, se retrouvent confrontés à la même menace de pénurie.

Hanitra R.

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Le déploiement des forces de l’ordre imminent

Tana indisciplinée, Tana parfois insouciante et même inconsciente. Le week-end dernier a montré qu’une partie de la population de la capitale ne peut s’en prendre qu’à elle-même si elle se contamine. Les recommandations maintes fois répétées par les autorités n’ont, semble-t-il, pas eu d’effets sur ces centaines voire des milliers de personnes continuant à se promener sans masque et se rassemblant allègrement. Le spectacle des centres de santé et des hôpitaux bondés refusant des malades affaiblis  et suffoquant n’a apparemment pas impressionné tous ces inconscients pensant que la Covid est pour les autres. Il est peut-être temps maintenant de faire appliquer les règles édictées de manière plus ferme. Le bilan Covid-19 présenté samedi montre qu’on ne peut pas rester dans cette situation.

Le déploiement des forces de l’ordre imminent

La population de Toamasina avait été sévèrement critiquée durant les fêtes de Pâques pour son indiscipline. Les autorités ont réagi et les forces de l’ordre ont fait appliquer à la lettre les règles édictées. Les Tamataviens peuvent être cités en exemple. Maintenant, le déploiement de gendarmes et de policiers y est pour quelque chose, mais comme on dit la fin justifie les moyens. Une partie de la population de la capitale n’a pas voulu se soumettre à cette discipline nécessaire. Le bilan va continuer à être très élevé dans les jours à venir et les efforts déployés pour canaliser l’afflux des malades sera vain. La décision devrait être radicale bientôt. Le confinement est en vue. Les militaires devraient ne laisser aucune latitude à l’indiscipline. Le malheur qui frappe de nombreuses familles n’a, semble-t-il, pas servi d’exemple et il est nécessaire de remettre tous les inconscients dans le droit chemin. Ce qui arrive actuellement est lourd à porter et il y a en plus la menace de la fièvre de la vallée du Rift qui commence à poindre.

Patrice RABE

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Mahajanga : Tsy misy tany handevenana ireo matin’ny covid-19 intsony

Nampiaka-peo, raha ny vaovao hita miely eraky ny tambajotra sosialy, ny mponina ao amin’ny kaominina Belobaka, indrindra fa ny tao amin’ny tanan’Antsatratokana, ny amin’ny tsy tokony handevenana ireo olona namoy ny ainy, noho ny valan’aretina Covid-19, any amin’izy ireo. Voalaza rahateo ihany koa fa zara raha misy tany, ahafahana manitrika ireo razana ireo any amin’io toerana io. Misedra olana tanteraka araka izany ireo mponina ao an-drenivohitr’i Boina ao, indrindra fa ireo fianakaviana namoy havana, noho ity areti-mandoza ity, noho izay toe-javatra izay. Atsy ho atsy, hoy ny fampitam-baovao azo avy any an-toerana, dia tsy hisy intsony tany handevenana ireo maty, raha mbola mitohy. Hatreto mantsy dia nifindra eny amin’ny Croisement Bônamary indray no atao izany fandevenana izany, kanefa raha ny voalaza hatrany dia efa manomboka ho feno ihany koa izany. Ary ny loza dia toa hoe efa tafiditra anaty tokotanin’olona ny sasany. Efa mikaro-bahaolana mahakasika ity tsy fisian’ny tany handevenana intsony ity ireo tompon’andraikitra isanisany any an-toerana, raha ny fampitam-baovao avy amin’ny namany any an-toerana hatrany. Fantatra fa toa efa misy mihitsy aza moa tanim-panjakana nomanina ho amin’izany, saingy mbola miandry valin-teny avy any ambony. Raha ny vaovao hatrany dia tsy mitsaha-mitombo ireo olona lavon’ity aretina ity any an-toerana ary saika misy foana isan’andro.

m.L / Tantely Vandriam

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Covid-19 : Les institutions sérieusement contaminées

Le respect des mesures sanitaires est strictement observé lors de la prestation de serment des nouveaux membres de la Haute cour constitutionnelle.

Ministères, parlement et autres institutions ne sont pas épargnés par le virus. La fréquentation des services à leur niveau est actuellement limitée.

L’Assemblée nationale a décrété le service minimum à Tsimbazaza. Et les va-et-vient du personnel sont comptés au compte-goutte à la chambre basse. Les dirigeants du palais veulent éviter que le virus ne se propage davantage et contamine d’autres personnes. Suite aux tests collectifs administrés aux députés et aux employés de l’assemblée nationale, en mars dernier, les résultats sont sans appel et font état de plusieurs personnes qui sont actuellement atteintes de la Covid-19.

Si la chambre basse a déjà pris des mesures pour éviter la propagation du virus, le Sénat, quant à lui, a limité les visites et les rendez-vous au palais d’Anosikely. Le tri est renforcé par le service de sécurité du palais afin de contrôler la fréquentation des lieux. Certaines sources indiquent que le Sénat n’est pas épargné par la pandémie et héberge actuellement près d’une soixantaine de personnes testées positives et parmi ces cas positifs, on compte des sénateurs. Les mesures sanitaires sont donc renforcées au niveau d’Anosikely qui a dû même fermer ses portes aux services non essentiels. Les parlementaires devraient alors adapter leur agenda en fonction de la situation sanitaire qui prévaut. Par ailleurs, une baisse des entretiens avec les sénateurs durant les deux dernières semaines a été observée.

Au sein de l’exécutif, le virus frappe également. Des hauts responsables sont testés positifs, a-t-on su. Et d’autres cas se présentent dans les bureaux administratifs. A l’instar du palais de Mahazoarivo où plusieurs agents seraient contaminés. Au niveau de la présidence de la République, plusieurs cas positifs sont également recensés. Certains services au sein de ces deux institutions s’organisent actuellement pour limiter les contacts. Comme dans les autres ministères, certains départements ont conseillé le télétravail pour les services non essentiels. D’autres fonctionnent au service minimum depuis quelques jours. Le palais de justice à Anosy, par exemple, contrôle strictement les visites et n’accueille que les affaires urgentes. La fréquentation du palais a donc fortement baissé depuis les nouvelles dispositions. En temps normal, plusieurs milliers de personnes y vont chaque jour pour les services publics de la justice.

Unique. Au niveau de la Haute cour constitutionnelle, des cas de contaminations ont été également révélés. Lors de la cérémonie de prestation de serment, jeudi dernier, les organisateurs ont évité la foule d’invités et réduit le déroulement aux stricts essentiels sans les habituelles séries de discours des officiels. Même la durée a été raccourcie et l’ordre du jour a été vite traité. Pour un rendez-vous pareil, ce jeudi à la Haute cour constitutionnelle a été unique en son genre. Selon certaines indiscrétions, plus d’une cinquantaine de personnes sont déjà atteintes du coronavirus à la Haute cour constitutionnelle.

A Antananarivo, la propagation du virus est préoccupante comme le démontre le cas des victimes et des malades qui ne cessent de grimper au fil du temps. Et paradoxalement, dans certains quartiers, les gestes barrières et la distanciation sociale sont de moins en moins respectés. On oublie de porter le masque, de garder la distance d’un mètre, ou d’éviter tout rassemblement. Comme dans les communes d’Ambohimangakely, Ivato ou Andoharanofotsy où la majorité des gens qui inondent les places publiques plongent dans une insouciance exemplaire. Dans la ville du grand port, en revanche, l’Etat a décidé de prendre les taureaux par les cornes.

Présence dissuasive. A Toamasina, la préfecture a mobilisé, ce week-end, les forces de sécurité locales pour participer à la sensibilisation des habitants sur le respect des gestes barrières et cette mobilisation a porté ses fruits. Les civils ont évité les sorties en public face à la présence dissuasive des militaires qui ont fait leurs patrouilles dans les moindres recoins des quartiers de la ville du grand port. Et ce, contrairement aux évènements de la semaine pascale durant lesquels les habitants de Toamasina ont bravé les consignes officielles de l’état d’urgence sanitaire afin d’éviter la propagation du virus. En effet, les plages et les centres villes de Toamasina avaient été assiégés par une foule qui voulait faire la fête en pleine deuxième vague de la pandémie. Mais les autorités locales ont visiblement compris l’inconscience des habitants de la ville et mobilisent à présent leurs éléments pour imposer les gestes barrières.

Rija R.

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Insuffisances de lits : La population livrée à elle-même

L’un des centres de traitement de Covid-19 de la capitale.

«On est venu ici vers 8 heures pour  emmener un malade. A notre arrivée, on nous a dit qu’il n’y a plus de place et qu’il faut qu’on aille à Andohatapenaka. Nous leur avons expliqué que nous étions déjà là-bas mais ils n’ont voulu rien entendre. Je me demande comment on va faire avec notre malade qui souffre déjà d’une détresse respiratoire depuis quelques temps»,lance en sanglot une mère de famille apeurée et désorientée devant le centre de traitement Covid-19 d’Alarobia. Situation partagée par beaucoup de familles désemparées face à l’insuffisance de lits dans les hôpitaux et les centres de traitement Covid-19. Et ce, malgré les efforts de l’État dans l’augmentation des capacités d’accueil et de prises en charge des malades de la Covid-19. Des personnes meurent dans les voitures ou encore chez eux faute de nombre de lits suffisants. A cette problématique s’ajoute également le manque de personnels soignants. Si l’appel du ministère de la Santé publique pour le recrutement de paramédicaux et de médecins a eu un retour de «plusieurs bénévoles», la situation est loin d’être résolue. Les «soldats de la santé publique» qui sont au front sont toujours débordés. En attendant l’ouverture des centres de traitement par les autorités, et face à toutes ces problématiques non résolues,la population reste livrée à elle-même.

José Belalahy

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Anosibe : Zaza nisy nangalatra, ny lohany sisa no hita

Zazakely iray volana sy tapany, izany hoe mbola menavava. Izany no hitan’ny olona tetsy Namontana-Anosibe ny zoma lasa teo. Tsy vitan’izany fa ny lohany sisa no hita, izany hoe norasarasaina ny vatan’ilay tsy manan-tsiny raha toa ka tsy nohanin’ny biby. Koa satria mbola azo nofantarina ny tarehiny dia nisy ny fanadihadiana nisokatra ary nivoaka tsikelikely ny mahakasika ity zaza ity. Nisy ny fampitam-baovao fa zaza very ny voalohan’ity volana ity izy ary nanaovana antso avo (ombay mitady) ny fitadiavana azy. Niaraka tamin’ny reniny izy tetsy Analakely ary nisy mpiasa an-trano iray niaraka tamin’izy mianaka. Nandeha taxi ary rehefa teo amin’ny fitoeran’ny fiara tetsy amin’ny Ambodifilao dia nivoaka ny reniny mba hiantsena vetivety ary ilay mpiasa an-trano kosa no nitaiza ny zaza tao anatin’ny fiakaretsaka. Akory ny hagagana rehefa niverina fa tsy tao intsony ny zaza. Nanomboka teo dia tsy hita intsony ilay zaza mandra-pahatongan’ny zoma lasa teo. Tsy nisy intsony na vatana aza. Loha sisa no naterina tao amin’ny tranom-patin’ny Hjra. Nisy avy hatrany ny fanadihadiana izay nosokafan’ny polisy misahana ny heloka bevava. Hatreto mantsy dia azo heverina fa novonoina io tsy manan-tsiny io. Tsy vitan’izay koa fa nisy harena very, vola an-tapitrisany maro sy firavaka volamena, raha araka ny fanampim-baovao. Mendrika ny hokarohina, hatao hazalambo ny tompon’andraikitra amin’ity heloka bevava ity ary hosaziana faran’izay mafy…

D.R

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Fièvre de la vallée du rift : 480 bovins tués et 152 petits ruminants malades

La population est sensibilisée de ne pas acheter de viande de bœuf provenant des animaux suspects ou morts subitement et à ne pas boire de lait cru ou non pasteurisé car cette maladie virale se transmet à l’Homme.

Une épidémie de la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) survient dans trois régions de l’île, à savoir Atsimo Andrefana, Vatovavy Fitovinany et DIANA, depuis la fin du mois de février dernier. Cette maladie virale qui a été identifiée à Madagascar depuis 1979, réapparaît presque tous les dix ans, notamment durant la période de 1990- 1991 et 2008-2009 et maintenant en 2021. Elle affecte notamment les bovins et les petits ruminants par l’intermédiaire de piqûres de moustiques comme l’Aedes et le Culex qui sont vecteurs de ce virus. Depuis la réémergence de cette épidémie de la FVR qui a été localisée cette année dans ces trois régions, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, fait état de 480 bovins tués dont 473 têtes à Mananjary et 7 autres à Ambanja. En outre, 152 petits ruminants sont actuellement malades à cause de cette maladie virale. Parmi lesquels, 122 animaux sont localisés dans les districts de Toliara II et Ankazoabo dans la région Atsimo Andrefana tandis que le reste a été identifié à Ambanja. Ces foyers de FVR chez les ovins et les caprins ont été confirmés au niveau du laboratoire de l’Institut Pasteur de Madagascar, a-t-on appris.

Transmission à l’Homme. D’après les explications du Dr Harimanana Rasoanarimalala, directeur du Service Vétérinaire, la fièvre, l’avortement des femelles gestantes, le syndrome hémorragique, les vomissements et par la suite la mortalité sont entre autres, les signes cliniques de la maladie de la FVR. « Les animaux sont contagieux pendant leur période virémique qui peut persister jusqu’à huit jours. La Fièvre de la Vallée du Rift constitue également une zoonose ou bien une maladie affectant les animaux et qui peut se transmettre à l’homme par le biais des contacts directs ou indirects avec du sang ou des organes des bétails infectés », a-t-elle fait savoir. En outre, le virus peut se transmettre lors de la manipulation des tissus animaux au cours de l’abattage ou de la découpe, pendant les mises bas et les interventions vétérinaires ou lors de l’élimination des carcasses ou des fœtus. Afin de lutter contre cette épidémie de la Fièvre de la Vallée du Rift  « des mesures ont été prises par le ministère de tutelle. Il s’agit entre autres, de la publication d’un arrêté interdisant tout mouvement des bovins et des petits ruminants au niveau des localités infectées dans ces trois régions concernées. Une équipe de techniciens du ministère et des docteurs vétérinaires se sont en même temps rendus sur place dans le but de contenir cette épidémie », a expliqué Lezoma Tsiry Andriamalatola, le directeur général de l’Elevage.

Aucun traitement et vaccin. Par ailleurs, il a lancé une forte sensibilisation à toute la population y compris les éleveurs en interdisant la consommation de viande qui n’a pas été bien cuite ainsi que l’ingérence du lait cru ou non pasteurisé qui peuvent provenir des animaux atteints de cette maladie virale, et ce, pour ne pas être contaminée. « Des contrôles seront également renforcés au niveau des sites d’abattage car le personnel qui y travaille sera le plus exposé. Dans tous les cas, il est formellement interdit d’acheter ou de consommer de la viande de bœuf provenant des animaux qui sont suspects ou morts subitement. En effet, il n’y a aucun traitement ni vaccin contre la Fièvre de la Vallée du Rift jusqu’à présent », a-t-il conclu.

 Navalona R.

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Bilan Covid-19 : La barre des 500 décès atteinte 1029 nouveaux cas durant le week-end

Quatorze décès et 1029 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés à Madagascar durant le week-end : 7 décès et 515 cas le samedi 9 avril, et 7 décès et 514 nouveaux cas le dimanche 11 avril 2021, selon les deux derniers bilans quotidiens.

Avec les 14 derniers décès enregistrés les 9 et 10 avril 2021, la barre des 500 décès vient d’être atteinte. L’épidémie continue de progresser, et la deuxième vague ne semble pas encore avoir atteint son pic si l’on se réfère à la courbe toujours croissante des nouveaux cas. Ces 14 derniers décès durant le week-end (7 samedi et 7 dimanche) sont survenus dans sept régions : Analamanga 5, SAVA 3, Atsinanana 1, DIANA 1, Boeny 1, Vakinankaratra 1, Itasy 1 et Atsimo-Andrefana 1.

Nouveaux cas et formes graves. Les derniers bilans indiquent, par ailleurs, 514 nouveaux cas sur 1286 tests effectués le 9 avril, et 515 nouveaux cas sur 1389 tests le 10 avril, soit un total de 1029 nouveaux cas sur 2675 tests durant ces deux jours. Les taux de positivité approchent des 40% avec respectivement 39,96% le 9 avril et 37,07% le 10 avril. Analamanga, épicentre de la deuxième vague, concentre plus de 34% des nouveaux cas enregistrés sur l’ensemble de l’île durant ces deux jours, avec 698 nouveaux cas sur les 1029 relevés. Hier, dimanche, 3679 personnes étaient en cours de traitement, dont 310 cas graves.

Au chapitre des guérisons, 188 patients ont été déclarés guéris le 9 avril et 397 hier le 10 avril. Le tableau récapitulatif indique, pour sa part, un cumul de 28 063 cas confirmés, 23 884 guérisons et 154 334 tests réalisés depuis le début de l’épidémie de Covid-19 à Madagascar.

Hanitra R.

 

Localisations des nouveaux cas et guérisons les 9 et 10 avril 2021

RégionsNouveaux casGuérisons9 avril10 avril9 avril10 avrilAnalamanga348350120305DIANA252712–Alaotra Mangoro241013Amoron’I Mania16–––Vakinankaratra15––24Itasy137––Atsimo-Andrefana132653SAVA126188Anosy12742Melaky9118Analanjirofo713152Boeny63–8Ihorombe5–21Betsiboka5–––Bongolava323––Androy1–––Atsinanana–4524Sofia–957Vatovavy Fitovinany–23––Atsimo Atsinanana–5––Haute Matsiatra–1–2

 

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Rugby : Francis Ntamack, nouveau coach des Makis

Francis Ntamack est le nouveau coach des XV Makis de Madagascar.

Les Makis à XV sont désormais sous la houlette de l’ancien international français, Francis Ntamack. Il travaillera gracieusement pour l’équipe nationale dans le cadre des éliminatoires à la Coupe du Monde 2023.

C’est officiel. Le Malagasy Rugby l’a annoncé de manière officielle samedi, Francis Ntamack est le nouveau coach des XV Makis de Madagascar. L’ancien international français aura la lourde tâche de conduire les Makis à la Coupe du Monde 2023 en France. Né le 15 novembre 1972 à Lyon, il était un joueur français de rugby à XV et a joué avec l’équipe de France au poste de troisième ligne centre (1,88 m pour 95 kg). Il est le frère d’Émile Ntamack, joueur international et entraîneur de rugby à XV. Francis Ntamack a joué dans de nombreux clubs en France. Il n’est ni un simple consultant ni un simple éducateur, c’est un grand champion de son époque. Il a brillé à  Meyzieu, au Stade toulousain, un club avec lequel il est devenu champion de France 1996. Il a joué le plus longtemps à l’US Colomiers avec lequel il a disputé la finale du championnat de France 1999-2000. Il a remporté le titre de champion de France de Pro D2 2006 au Stade saint-gaudinois rugby XV. Ce palmarès prouve que Francis Ntamack est un vrai rugbyman, un expert qui connaît et maîtrise parfaitement cette discipline.

Ticket Mondial. Pour revenir sur sa mission, Francis Ntamack dirigera les Makis à la Coupe du Monde 2023. La première phase de qualification aura lieu au mois de juillet prochain. En effet, 12 pays africains répartis en quatre poules de trois équipes seront en quête de cette qualification. Madagascar évoluera dans la poule A avec la Namibie et la Côte d’Ivoire. Les deux premiers pays de chaque poule seront qualifiés pour la deuxième phase en 2022. A l’issue de ce tournoi, le champion représentera le continent africain à ce sommet international, tandis que le vice-champion pourra encore tenter sa chance à travers d’un tournoi de repêchage. « Francis Ntamack sera aussi notre consultant puisque Philippe Canitrot n’est plus disponible en raison de son travail à La Réunion. On a eu une discussion et il veut assurer la qualification des Makis à la coupe du monde 2023. Son contrat n’est pas encore défini mais il veut le faire bénévolement. D’autant plus qu’il réside à Madagascar,» a fait savoir le directeur technique national, Antsoniandro Randrianorosoa.

Manjato Razafy

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Covid-19 : Les institutions sérieusement contaminées

Le respect des mesures sanitaires est strictement observé lors de la prestation de serment des nouveaux membres de la Haute cour constitutionnelle.

Ministères, parlement et autres institutions ne sont pas épargnés par le virus. La fréquentation des services à leur niveau est actuellement limitée.

L’Assemblée nationale a décrété le service minimum à Tsimbazaza. Et les va-et-vient du personnel sont comptés au compte-goutte à la chambre basse. Les dirigeants du palais veulent éviter que le virus ne se propage davantage et contamine d’autres personnes. Suite aux tests collectifs administrés aux députés et aux employés de l’assemblée nationale, en mars dernier, les résultats sont sans appel et font état de plusieurs personnes qui sont actuellement atteintes de la Covid-19.

Si la chambre basse a déjà pris des mesures pour éviter la propagation du virus, le Sénat, quant à lui, a limité les visites et les rendez-vous au palais d’Anosikely. Le tri est renforcé par le service de sécurité du palais afin de contrôler la fréquentation des lieux. Certaines sources indiquent que le Sénat n’est pas épargné par la pandémie et héberge actuellement près d’une soixantaine de personnes testées positives et parmi ces cas positifs, on compte des sénateurs. Les mesures sanitaires sont donc renforcées au niveau d’Anosikely qui a dû même fermer ses portes aux services non essentiels. Les parlementaires devraient alors adapter leur agenda en fonction de la situation sanitaire qui prévaut. Par ailleurs, une baisse des entretiens avec les sénateurs durant les deux dernières semaines a été observée.

Au sein de l’exécutif, le virus frappe également. Des hauts responsables sont testés positifs, a-t-on su. Et d’autres cas se présentent dans les bureaux administratifs. A l’instar du palais de Mahazoarivo où plusieurs agents seraient contaminés. Au niveau de la présidence de la République, plusieurs cas positifs sont également recensés. Certains services au sein de ces deux institutions s’organisent actuellement pour limiter les contacts. Comme dans les autres ministères, certains départements ont conseillé le télétravail pour les services non essentiels. D’autres fonctionnent au service minimum depuis quelques jours. Le palais de justice à Anosy, par exemple, contrôle strictement les visites et n’accueille que les affaires urgentes. La fréquentation du palais a donc fortement baissé depuis les nouvelles dispositions. En temps normal, plusieurs milliers de personnes y vont chaque jour pour les services publics de la justice.

Unique. Au niveau de la Haute cour constitutionnelle, des cas de contaminations ont été également révélés. Lors de la cérémonie de prestation de serment, jeudi dernier, les organisateurs ont évité la foule d’invités et réduit le déroulement aux stricts essentiels sans les habituelles séries de discours des officiels. Même la durée a été raccourcie et l’ordre du jour a été vite traité. Pour un rendez-vous pareil, ce jeudi à la Haute cour constitutionnelle a été unique en son genre. Selon certaines indiscrétions, plus d’une cinquantaine de personnes sont déjà atteintes du coronavirus à la Haute cour constitutionnelle.

A Antananarivo, la propagation du virus est préoccupante comme le démontre le cas des victimes et des malades qui ne cessent de grimper au fil du temps. Et paradoxalement, dans certains quartiers, les gestes barrières et la distanciation sociale sont de moins en moins respectés. On oublie de porter le masque, de garder la distance d’un mètre, ou d’éviter tout rassemblement. Comme dans les communes d’Ambohimangakely, Ivato ou Andoharanofotsy où la majorité des gens qui inondent les places publiques plongent dans une insouciance exemplaire. Dans la ville du grand port, en revanche, l’Etat a décidé de prendre les taureaux par les cornes.

Présence dissuasive. A Toamasina, la préfecture a mobilisé, ce week-end, les forces de sécurité locales pour participer à la sensibilisation des habitants sur le respect des gestes barrières et cette mobilisation a porté ses fruits. Les civils ont évité les sorties en public face à la présence dissuasive des militaires qui ont fait leurs patrouilles dans les moindres recoins des quartiers de la ville du grand port. Et ce, contrairement aux évènements de la semaine pascale durant lesquels les habitants de Toamasina ont bravé les consignes officielles de l’état d’urgence sanitaire afin d’éviter la propagation du virus. En effet, les plages et les centres villes de Toamasina avaient été assiégés par une foule qui voulait faire la fête en pleine deuxième vague de la pandémie. Mais les autorités locales ont visiblement compris l’inconscience des habitants de la ville et mobilisent à présent leurs éléments pour imposer les gestes barrières.

Rija R.

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Haute Cour constitutionnelle - Le successeur de Jean Eric Rakotoarisoa connu ce jour ?

Les nouveaux membres de la Haute Cour constitutionnelle vont se réunir à partir d’aujourd’hui ou demain, selon certaines indiscrétions. A l’ordre du jour des locataires d’Ambohidahy figurera très vraisemblablement l’élection de leur nouveau président. Pour rappel, les hauts conseillers disposent de 8 jours à compter de leur entrée en fonction pour élire leur nouveau président. Ils ne devraient donc pas attendre le dernier moment pour tenir cette élection. Ayant prêté serment le 8 avril dernier, ils disposent normalement jusqu’à la fin de cette semaine pour élire leur président. L’opinion publique, qui trépigne d’impatience depuis quelques jours, saura alors qui va succéder à Jean Eric Rakotoarisoa à la tête de la HCC.

 

Après les élections des 6 hauts conseillers et la désignation des 3 autres, le scrutin devant désigner le prochain président de cette auguste institution est la prochaine étape. Celui ou celle qui sera élu deviendra le président de la HCC pour les sept prochaines années, soit jusqu’en 2028. Il ou elle sera la seconde institution à voir débarquer une nouvelle tête après le Sénat qui a porté à son perchoir, Razafimahefa Herimanana.

En tout cas, aucun bruit ne se fait entendre sur le possible favori à l’accession au poste de président de la HCC. Les pronostics vont bon train. Fait notable, l’actuelle HCC compte pour la première fois dans l’histoire plus de femmes que d’hommes. En effet, Ambohidahy est composée de 5 femmes et de 4 hommes. Raison pour laquelle certains analystes ont évoqué la possibilité qu’une femme occupe la présidence de cette haute juridiction. Ce qui constituerait également une première dans les annales du pays. Notons par ailleurs que l’élection du président de la Cour se fait à la majorité absolue des membres.

Faut-il en outre rappeler que l’intégralité des membres de la HCC est issue du corps de la magistrature. Pour certains analystes, il ne serait ainsi pas exclu que le prochain patron d’Ambohidahy soit l’un des magistrats le plus ancien dans le grade.  Pour d’autres, outre l’ancienneté, l’expérience devrait dicter le choix des membres de la Haute Cour constitutionnelle. D’autres encore opinent que la proximité avec les dirigeants du pays sera l’un sinon le critère principal qui portera un tel candidat ou un autre à la tête d’Ambohidahy.

En tout cas, si l’élection du président de la HCC va se tenir dans les prochaines heures, le nouveau président de la HCC figure parmi les 8 ayant prêté serment jeudi dernier à savoir, Rakotobe Andriamarojaona Vololoniriana Christiane, Razanadrainiarison Rahelimanantsoa Rondro Lucette, Mbalo Ranaivo Fidèle, Rasolo Nandrasana Georges Merlin, Rakotoniaina Raverohanitrambolatianiony Antonia, Ranaivoson Rojoniaina, Florent Rakotoarisoa, Ratovonelinjafy Razanoarisoa Germaine Bakoly.

Noelson William, élu par l’Assemblée nationale pour la représenter à la HCC, n’a pas prêté serment avec ses confrères et consœurs, pour « des raisons de santé ». Il ne devrait pas pouvoir participer à l’élection et ne sera donc également pas candidat à la succession de Jean Eric Rakotoarisoa. En parlant de ce dernier, il était candidat unique à la présidence de la HCC il y a sept ans. Etant donné que l’intégralité des votants est issue du giron du pouvoir, il est fort probable que le même scénario d’une candidature unique se reproduise cette année encore.

La Rédaction

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Restrictions - Consignes peu respectées

Il paraît difficile de mettre sous contrôle le contexte sanitaire à Madagascar. Malgré la gravité de la situation due à la virulence de nouvelles souches de l’agent pathogène de la Covid-19, certains osent encore braver les mesures préconisées. Alors que le minimum des gestes barrières, le port du masque, a encore du chemin à faire pour intégrer les habitudes collectives, des gens appartenant à des catégories qui doivent montrer l’exemple à suivre sont aussi adeptes du laisser-aller laisser-faire.

 

Pour tenter de rompre la chaîne de contamination, sinon la freiner, les autorités ont décrété un certain nombre de restrictions. Celles-ci comprennent la limitation du nombre de personnes autorisées à assister à des funérailles. Le nombre maximum d’assistants à un enterrement est de dix. Jour après jour, les décès se succèdent et la mort frappe en effet toutes les couches sociales.

Grand fut pourtant l’étonnement des observateurs en voyant, samedi dernier, le long cortège de voitures ayant accompagné la dépouille mortelle d’une personnalité terrassée par le virus. Leurs occupants sont bien entendu de puissantes personnes évoluant au sein des cercles d’influence. Contre toute attente, celles-ci se sont permis de passer outre les consignes données par le pouvoir public comme si elles avaient leur propre loi.

Rassemblements risqués

Sur les places des marchés et autres lieux de rassemblement, c’est le vrai « bazar ». Tout y est désordre horrifiant. A voir le fourmillement à ces endroits, l’on a l’impression que le pays serait indemne des contaminations. Pourtant, tous les établissements hospitaliers et centres de santé sont bondés. Le nombre de nouveaux malades est tel que d’autres établissements publics et même privés ont dû être aménagé pour accueillir les flux toujours croissants.

Le tableau est identique dans la campagne à quelques exceptions près. Bien des ruraux sont loin de se conformer aux mesures comme si, pour eux, la pandémie à coronavirus n’affectait que les citadins et épargnait les humains de la brousse. Les attroupements y sont encore réguliers. Pire, les localités à proximité de grandes dessertes censées être la servitude de passage pour l’agent pathogène sont assidues aux rassemblements risqués.

La fermeture des frontières des régions a pour but de ne laisser filtrer des individus susceptibles de transporter sur eux le virus. Les barrages installés sur les routes sont toutefois poreux. Les passants trouvent le moyen d’éviter ces dispositifs. Beaucoup se plaignent d’ailleurs de l’existence de corruption favorisée par ces dispositifs. En bref, aucune formule ne semble marcher et la situation exige la révision urgente des stratégies mises en œuvre.

M.R.

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Dis-moi … ?

Dis-moi quel remède tu prends, je te dirai quel bord politique tu es ? O mon pauvre pays, quelle damnation tu encours ! Depuis Gallieni, en début du siècle dernier, Madagasikara fait l’objet d’une domination perverse et d’une division ignoble.

 

A peine qu’il débarqua, le Général Joseph Simon Gallieni, Gouverneur Général, déclarait qu’il faut « franciser » les malgaches, et d’un et les  diviser entre eux  selon la vile politique « diviser pour régner », et de deux. Deux axes prioritaires pour les nouveaux occupants. Il fallait écarter ou mettre de côté la langue des missionnaires, l’anglais au profit, bien entendu, de la langue de Molière ou plutôt de la langue des colonisateurs. Parallèlement, il fallait attiser la division entre les habitants des Hauts Plateaux et ceux des zones côtières. Et le manège fonctionne bien et ce jusqu’à nos jours. En tout cas, malgré tous les efforts pour instaurer l’unité nationale, l’esprit de la division demeure. A tel point qu’on est incapable de faire la part des choses. Les zizanies politiques parviennent à diviser facilement jusque dans les domaines qui n’ont rien à voir avec l’appartenance politique.

En effet, les tenants du pouvoir lançaient depuis l’année dernière le remède à base de plantes médicinales endémiques le Covid-Organics, le CVO, pour traiter en aval et en amont la maladie du coronavirus. Les résultats positifs sont palpables et même des pays d’autres cieux ont été séduits de l’efficacité du remède qui, notons-le, respecte le protocole scientifique en laboratoire. Beaucoup de concitoyens témoignent des effets louables du CVO. En ce moment de la propagation de la deuxième vague avec le variant sud-africain, on ne manque pas de vanter, à juste titre, les mérites préventifs et curatifs du CVO+ (formule gélules). Mais, les détracteurs du pouvoir en place trouvent toujours le moyen de diaboliser tout ce qui vient du régime. Un certain Rakotomalala Edmond, médecin de son état, a mis au point un remède (Ed-1) pour soi-disant soigner la Covid-19. Il semble, dit-on, que la « potion » guérit les patients atteints. Et naturellement, l’Opposition encense l’Ed-1. Et voilà, les ouailles et autres sympathisants de Bel-Air se bousculent vers « l’autre » qui s’arrache comme de petits pains en se moquant du prix, parfois hors d’atteinte et au noir. Ainsi donc, pour en savoir à quelqu’un de quel côté, politiquement parlant, se range-t-il, il suffit de lui demander quel remède prend-il pour se soigner de la Covid-19 !  Quel dommage ! Et l’héritage de Gallieni reste à jamais incruster dans la mentalité.

Les tenants du pouvoir ont beaucoup du mal à se saisir de la situation. Partagés entre le désir profond de voir son peuple libéré de ce terrible fléau au plus vite et la volonté de faire respecter la loi, les dirigeants doivent marcher sur les œufs. Il faut le dire que Ed-1 n’a eu la « bénédiction » scientifique d’aucun laboratoire du pays et encore moins l’autorisation du ministère de la Santé. Normalement, ce « remède » en question ne doit pas circuler librement sur le marché mais la question est trop délicate.

Ndrianaivo

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Industrie - La famille Ismaïl se séparerait de Socota Textile

La branche textile du groupe Socota à vendre. A en croire différentes sources, la famille Ismaïl, propriétaire du groupe, serait en négociation avec le groupe Ciel Textile pour lui céder la branche textile du groupe Socota. Présente à Madagascar à travers la Cotonnière d’Antsirabe depuis 1952, l’entreprise a couvert la majorité du marché du tissu à Madagascar avant l’arrivée des friperies et les produits d’importation. Le groupe s’est par la suite orienté essentiellement vers l’exportation en portant haut le « Vita Malagasy » auprès des grandes marques prestigieuses comme Zara, Bershka, Camaieu, Cape Union Mart, Décathlon, Edgars, Marks Spencer, Orchestra, Oysho, Puma.

 

Malgré ce grand parcours parsemé de réussite, la branche Socota Textile et Apparel (STA) n’est plus vraiment rentable. La crise sanitaire a également eu des répercussions sur l’activité de l’entreprise. Les dirigeants craignent que cette situation impacte négativement la branche aquaculture du groupe. D’où cette discussion avec Ciel Textile, un groupe mauricien présent à Madagascar à travers des entreprises franches, pour ne citer que Floréal et Aquarelle. Ce groupe est d’ailleurs en très bonne position pour racheter Socota Textile. En effet, celui-ci a connu une belle performance opérationnelle tout en fournissant les grandes marques comme Puma, Calvin Klein, Lacoste et Levi’s. Ses revenus totalisent 9,15 milliards de roupies mauriciennes en décembre dernier. Le secteur textile a contribué à l’amélioration de sa rentabilité. Sa marge avant impôt croit de 11,4 %, soit un gain de 1,7 point de pourcentage par rapport à la même période de l'exercice précédent. Ceci a été soutenu par des progrès significatifs à Madagascar et en Inde. Avec un mix de produits diversifiés et un positionnement géographique compétitif, le cluster a pu saisir les opportunités de croissance incrémentales offertes par le commerce électronique et les vêtements décontractés.

Recueillis par Solange Heriniaina 

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Covid-19 - Plus d’une dizaine d’hôtels prêts à accueillir les malades

Les hôpitaux saturés. Le Gouvernement a sollicité les établissements hôteliers dans l’accueil des malades atteints de la Covid-19. Une décision annoncée lors du Conseil des ministres, mercredi dernier. Questionnée sur l’avancement de ce projet, Johann Pless, président du Conseil d’administration de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM), a partagé le soutien des hôteliers au Gouvernement.

« Nous avons répondu positivement à l’appel. Plus d’une dizaine d’hôtels, lesquels représentent 200 chambres, sont prêts à accueillir les malades. Bien sûr, il s’agit de ceux atteints de formes légères du coronavirus car on ne peut pas transformer en quelques jours chaque établissement en hôpital », annonce-t-il.

Un projet de contrat a déjà été élaboré le week-end dernier avec le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie (MTTM) et celui de la Santé publique (MSP). Aina Raveloson, président du Conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), a pour sa part annoncé que ces hôtels feront encore l’objet d’une inspection du MSP. L’aspect juridique et contractuel n’est pas encore officiellement finalisé. Il s’avère que les frais de séjour à l’hôtel seraient pris en charge par le patient, tandis que l’Etat fournirait les soins médicaux.

Solange Heriniaina

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Explosion des formes graves du coronavirus - Une pénurie de bouteilles plutôt que d'oxygène

Actuellement, la majorité des personnes atteintes de la Covid-19 requièrent une assistance respiratoire. Avec les besoins en oxygène pour ces patients, la Grande île, plus particulièrement la Capitale, fait face à une pénurie de cet élément chimique indispensable à la survie. Une bouteille d'oxygène remplie se vend actuellement à des millions d'ariary. Pire encore, il faut parcourir des kilomètres et remuer ciel et terre pour pouvoir s'en procurer.

 

« Nos bouteilles sont sous location. Les clients paient une caution et la location, le temps qu'ils les retiennent. A ce jour, nous ne disposons plus de bouteille. Nous ne sommes pas en mesure de déterminer la date de reprise de l'approvisionnement, cela dépend du retour des bouteilles. Par contre, si un acheteur veut tout simplement de l'oxygène, il faudra attendre son chargement à Tamatave. Le mètre cube d'oxygène est dans ce cas fixé à 18 500 ariary hors taxe, tandis que les frais de remplissage coûtent 19 500 ariary. Donc, le prix d'une bouteille est calculé suivant sa capacité », a témoigné un personnel d'une entreprise spécialisée dans la vente d'oxygène à Antananarivo.

« Au pire, un kilo de ce gaz à usage médical destiné à soigner des patients hospitalisés se vend à 10 000 ariary. Une bouteille remplie coûte 50 000 ariary et le prix de sa consignation est fixé à 100 000 ariary. Cependant, avec la hausse de la demande des consommateurs, l'offre ne suit pas. En tournant 24h/24, la production d'oxygène demeure suffisante. Nous en disposons d'une quantité importante à Antananarivo. C'est le conditionnement qui pose problème. Les fournisseurs de bouteilles ne sont pas en mesure d'approvisionner davantage. Les vendeurs n'optent pas pour une consignation ou un retour obligatoire des bouteilles. Pour cette raison, et par peur d'être à sec, les usagers retiennent en stock leurs bonbonnes tout en achetant une nouvelle en cas de besoin. Je connais six familles qui disposent en tout de 13 magnums vides qui ne leur servent plus à grand-chose, du moins pour l'instant »,  a expliqué un technicien auprès d'un  fournisseur d'oxygène.

Selon un médecin, si l'état de santé d'un patient demeure compliqué, il pourrait écouler deux magnums de 15 litres par jour. Donc, imaginez le nombre de bouteilles utilisées si le besoin en oxygène dure dans les 3 à 5 jours. L'hôpital où celui-ci travaille peut toujours les approvisionner, mais il doit avoir une réserve prête à servir. Or, la majorité des personnes testées positives au coronavirus et qui sont hospitalisées sont des patients oxygéno-requérants.

Rappelons que le Président de la République Andry Rajoelina vient d'annoncer la distribution de 800 bouteilles d'oxygène, à répartir au niveau de tous les établissements hospitaliers de la Grande île, et cela en fonction de leurs besoins.

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« Bus class » - Une dizaine de coopératives attendent leur validation

Un pas franchi vers l'amélioration de la qualité des services offerts par les transports en commun dans la ville d'Antananarivo. Depuis le lancement du projet «  Bus class » en fin de semaine dernière, une dizaine de coopératives ont déjà demandé une validation auprès du comité d'études rassemblant les transporteurs et la Commune urbaine d'Antananarivo (CUA). D'après le directeur des transports et de la mobilité urbaine (DTMU) au sein de la CUA, Vigor Bemanana, très bientôt, des « bus class » circuleront dans les rues d'Antananarivo. A titre d'exemple, la coopérative Onja a déjà présenté 4 échantillons qui seront prêts à travailler d'ici deux semaines.

 

Pour être éligible au sein de ce projet, chaque véhicule doit être à l'état neuf ou suivre les normes requises dans le cadre de ce projet. Son propriétaire doit être membre d'une coopérative exerçant à Antananarivo Renivohitra. Par ailleurs, ce responsable de stipuler qu'outre le confort, quelques dimensions sont exigées pour ces voitures. « Aucune nouvelle licence ne sera octroyée. Ce projet consiste à un changement de matériel uniquement », soutient le DTMU. En outre, les  chauffeurs et les receveurs porteront des uniformes dignes de leur fonction : chemise blanche et pantalon bleu ou noir avec des badges. La demande sera validée par le comité. Chaque coopérative est libre d'intégrer ou non le projet.

En rappel, le projet « Bus class » n'augmentera pas le nombre de « taxis-be » circulant dans la Capitale, ni le nombre de lignes ou de coopératives. Le véhicule sera identifié par ses couleurs : bleu métallisé et jaune pub avec l'inscription

« Antananarivo Renivohitra ». Outre les sièges confortables pour les passagers, chaque véhicule va être muni d'un distributeur de gel désifectant, d'un écran plat, d'un GPS connecté à des réseaux wifi. Le nombre de passagers sera limité à 3 par banquette. Il n'y aura pas de strapontin et la propreté des bus sera maintenue. Le prix du ticket sera fixé à 1 500 ariary.

Recueillis par Anatra R.

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Athlétisme - La FMA dotée d’un matériel « photo finish »

La Fédération malagasy d'athlétisme vient de se doter d'un matériel de "photo finish" de la part de la Fédération internationale de cette discipline. Norolalao Andriamahazo, présidente de la Fédération malagasy, a fait savoir que « la dernière utilisation d'un appareil « photo finish » par la Fédération remonte à 2013. Il s'agissait du matériel obtenu en 1997, à l'occasion des Jeux de la Francophonie. Ce matériel, devenu obsolète, a été secondé par un autre de la part de la fédération mauricienne d'athlétisme, pour arbitrer les Jeux des îles de 2007 », a-t-elle indiqué.

 

Ce nouveau matériel sera utilisé pour la première fois durant la compétition d’athlétisme, Challenge FMA, qui se déroulera les 23 et 24 avril prochains. Une trouvaille pour les grands athlètes malagasy histoire de se mettre en jambes dans chaque épreuve avant les championnats nationaux. Challenge FMA est exclusivement réservé aux meilleurs de chaque épreuve répondant au minima requis. C’est spécialement sur invitation, une nouvelle formule de compétition d’envergure nationale sous la facette d'un meeting.

Au programme, il y aura les épreuves vitesse, 100m, 100m haies et 110m haies, 200m, 400m, 800m ainsi que le 3000m. Il y aura aussi les épreuves combinées comme l’heptathlon dames et l’heptathlon hommes avec les concours de saut à longueur, à hauteur et lancer des poids.  Vu la situation sanitaire dans le pays, la FMA semble déjà septique sur la tenue des championnats nationaux jeunes et seniors au stade d’Alarobia au mois de juin prochain.

Vers le report ou l’annulation des Championnats d’Afrique

Les 22èmes Championnats d’Afrique d’athlétisme prévus à Oran du 1er au 5 juin 2021 sont sérieusement menacés. A ce jour, rien n’indique que l’Algérie accueillera cet événement continental à la date fixée. Car au regard de ce désordre et chamboulement, les Championnats d’Afrique d’athlétisme (seniors) organisés sous l’égide du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) risquent purement et simplement d’être reportés à une date ultérieure, même si certains évoquent tout simplement l’annulation de cette compétition continentale. Autant dire que cette situation a donné lieu à la confusion totale parmi les athlètes algériens et des entraîneurs, à l’image de Mohamed Hocine, Ammar Benida et Brahim Chettah, lesquels n’ont aucune information quant au déroulement du rendez-vous continental.

Tout porte à croire que la crise sanitaire a bon dos pour justifier les dysfonctionnements concernant l’organisation des Championnats d’ Afrique dans les délais. D’autant plus que la Confédération africaine d’athlétisme (CAA) avait confié ces joutes à l’Algérie depuis 2014… D’après nos informations, beaucoup de Nations comme le Maroc, le Kenya et autres ont confirmé l’engagement de leurs athlètes. A signaler que le jeune espoir algérien du demi-fond, Oussama Cherrad et son coach Chettah se sont envolés hier en Turquie pour un stage de préparation de 45 jours.

Elias Fanomezantsoa

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Jovena : Un don de 10 000 litres de carburants au BNGRC

Remise symbolique d’un chèque carburant de 10 000 litres.

Jovena  confirme son statut d’entreprise citoyenne et responsable, en continuant  d’appuyer l’Etat malgache dans sa lutte contre la pandémie de Covid-19. Cette société de distribution pétrolière vient d’octroyer 10 000 litres de carburants au Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC). Ce carburant sera destiné aux véhicules et ambulances utilisés dans les interventions relatives à la Covid-19. Ce don est ainsi destiné à apporter un appui aux différentes structures sanitaires et médicales dans la lutte contre la Covid-19. « Jovena reste engagée à poursuivre ses efforts pour contribuer davantage au développement du pays afin de simplifier le quotidien de la population malgache », précise t-on dans un communiqué. Une manière pour l’entreprise de prendre conscience du fait que « la Covid sévissant toujours à Madagascar, il est primordial de continuer à mettre en place des mesures de prévention et de sensibilisation contre cette pandémie ».

 R.Edmond.

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Police nationale : Augustin Amady s’est éteint à 79 ans

Une grande figure de la police nationale a rendu l’âme, hier à l’âge de 79 ans. L’inspecteur général de police Augustin Amady, né en 1942 à Vohipeno, était une personnalité connue et reconnue dans la grande famille de la police nationale. Son parcours fut exemplaire, à l’instar des responsabilités qu’on lui avait confiées au département de la sécurité publique. Il a occupé, par deux fois, le poste de ministre de la Sécurité Publique, en 1992-1993 et 2002-2004. Augustin Amady était donc un officier de grande expérience, faisant ses premières armes en 1963 et comptant derrrière lui près d’un demi-siècle de carrière au sein de la police nationale. Ses compétences lui ont construit une grande réputation. La classe politique a démontré sa reconnaissance envers ce tireur d’élite. En 2003, la Commune urbaine d’Antananarivo a fait appel à lui pour mettre en place la nouvelle mouture de la police municipale. Sa disparition représente donc la « perte d’une grande figure qui a toujours su veiller à l’honneur de la police nationale », a réagi la police nationale sur sa page Facebook. « C’est avec une immense tristesse que j’ai appris la disparition d’Augustin Amady, un proche collaborateur » a réagi Marc Ravalomanana.

Rija R.

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Anjozorobe : Toeram-pivarotana norobaina, avy eo nodorana

Nitrangana hain-trano goavana tao amin’ny tananan’Andranomisa, kaominina ao ihany, distrika Anjozorobe, ny herinandro nivalona teo iny. Toeram-pivarotana enta-madinika iray no nirehitra tao anatin’izany. Raha ny fanadihadiana dia niniana natao izany fandoroana trano izany. Ary norobain’ireo tsy valahara aloha vao notselariny afo.

Tsy fanafihan-dahalo velively ilay izy, hoy ireo tompon’andraikitra avy any an-toerana fa mety ho lonilonim-piahara-monina na asan-jiolahy. Tokony ho tamin’ny 12 ora alina tany ho any, no nitranga ny loza, ny alin’ny alakamisy hifoha zoma lasa teo. Nipetraka tao ambon’ity trano fivarotana ity ireto tompony, izay tsy naheno velively ny fahatongavan’ireo olon-dratsy. Ny setroka nijolofotra tao an-trano, niaraka tamin’ny fofona maimbo rainkona no nanaitra azy rehetra ary niantsoana vonjy tamin’ireo fokonolona. Raikitra teo ny akoralava ary nifandrimbona avokoa ny rehetra teo an-tanana nanao izay fara-herin’izy ireo tamin’ny famonoana ny afo. Efa nanaka-danitra mihitsy tamin’io fotoana io ny lelafo, nandevona ireo rehetra sendra azy. Noho ny firaisan-kina anefa dia vetivety dia voafehy ihany izany, araka ny vaovao voaray. Marihana fa tsy nisy aina nafoy, na ny naratra tao anatin’ity loza ity.

Raha ny fahitan’ireo tompon’andraikitra tany an-toerana, izay nidina nijery ifotony ny zava-nisy sy nitondra fankaherezana ho an’ireo tra-boina dia fantatra fa fandrobana no nialoha an’io hain-trano io. Voalaza mantsy fa nibata izay zakany ireo olon-dratsy ary izay sisa tsy zakany dia izao nodoran’izy ireo tsy nanany antra izao. Entana, vola, fanaka, mitentina any amin’ny 10 tapitrisa ariary tany ho any kosa no lasa lavenona. Efa eny am-pelan-tanan’ny manampahefana moa ny raharaha ary heverina fa efa mandeha ny fikarohana izay nahavanon-doza tamin’izao hain-trano mahatsiravina izao.

m.L

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Meurtre de neuf personnes à Betroka : Un présumé coupable abattu par les gendarmes

Trois mois après l’acte de barbarie commis par les dahalo à Benoniky, district de Betroka, le 21 février dernier, neuf personnes ont été brûlées vives dans leur demeure. Un des auteurs du meurtre a été abattu par balle par les gendarmes, jeudi dernier. D’après les informations recueillies, des renseignements ont été exploités par les éléments de la gendarmerie afin de localiser la cachette de ces bandits de grand chemin. Une opération de ratissage dans le village de Mahatsinjo, commune de Mahasoa/Est, district de Betroka, menée par les gendarmes ce jeudi, a permis d’arrêter un des auteurs de cet odieux crime, un criminel dangereux dénommé Daniel. Les forces de l’ordre ont trouvé sur lui divers Moara et un fusil de chasse calibre 12 de marque Baïkal. Une enquête a été immédiatement ouverte et ce criminel a dénoncé un de ses complices dénommé Dama Tavilahy, demeurant à Sahaninika, se situant à quelques kilomètres du village. Il a guidé les gendarmes en vue d’interpeller ce dernier. Cependant, en cours de route, il s’est enfui, en profitant de sa connaissance du terrain et des forêts sur le chemin menant à la cachette de son ami. « Malgré des sommations, il n’a pas obtempéré. Cela a obligé nos gendarmes à le mettre hors d’état de nuire. Acte très apprécié par la population et les autorités locales », selon l’explication des éléments de la gendarmerie. Le complice n’a pas été trouvé, et les forces de l’ordre poursuivent les recherches.

Yv Sam

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The voice France 2021 : Marghe continue l’aventure

Marghe et Chiara enflamment la scène sur « [You make me feel like a] Natural woman» de Aretha Franklin (crédit photo : The Voice France)Incontestablement, les talents malgaches font sensation dans The voice France.

Après Tom Rochet, Ludy Soa et Nathan, c’est au tour de Margherita Davico de faire sensation. Dans le télécrochet The Voice France, l’étoile malgache brille de plus belle. Samedi, s’est tenu le battle opposant  Marghe à une Chiara déterminée. C’est sur la chanson « [You make me feel like a]  Natural woman» de Aretha Franklin que les deux chanteuses ont  montré leur savoir-faire. Mais une fois de plus, Marghe convainc son coach  et continue l’aventure dans l’équipe de Florent Pagny. Ayant fait ses preuves dans les téléréalités malgaches, Margherita Davico est une habituée des scènes. Véritable challenger, elle s’est fait une certaine notoriété dans des concours de chants dans lesquels elle a déjà montré passion, zèle et charisme.

A savoir que Marghe a grandi à Madagascar, baignée dans la musique malgache et fait connaître sa voix au grand public dès 12 ans en participant à des concours de chants télévisés dès l’âge de 12 ans. Sur la toile, son interprétation de « Mbola ho avy », le classique d’Erick Manana et Aina Quach a fait le buzz. La propulsant ainsi  à un véritable statut d’étoile montante. Plus tard, elle gagne un autre concours de cover. Arrivée en France pour les études, Marghe n’oublie pas la musique et est heureuse de se produire sur des scènes du côté de Poitiers et au Futuroscope. Au fil des ans, la jeune femme trouve sa voie, gagne plus d’expérience  et son talent se conjugue avec plus de maturité. De fil en aiguille, Marghe continue sa lancée en dévoilant son univers musical italien et malgache avec son groupe Mada. Un duo qu’elle forme avec le musicien David Henry. Très active sur les réseaux sociaux, elle partage alors ses interprétations et ses compositions pour le bonheur des mélomanes. Son aventure dans The Voice continue et génère par ailleurs un élan de patriotisme auprès de ses compatriotes. Dorénavant, les malgaches du monde suivent son évolution avec intérêt et lui apporte un soutien indéfectible à travers des messages de soutien sur les réseaux sociaux.

Zo Toniaina

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Anjomakely Ambatofotsy : Un blessé grave dans une collision entre deux camions

Hier après-midi vers 15 heures, un accident impliquant deux camions a fait un blessé grave à  Anjomakely Ambatofotsy. Un camion transportant des moellons a fait face à un autre camion venant en sens inverse. Selon des témoins oculaires, le véhicule transportant des moellons a tenté de dépasser un autre poids lourd devant lui et c’est à ce moment qu’il est entré en collision avec l’autre camion de face. Le choc a été violent et les deux conducteurs ont été blessés dans l’accident. L’un d’eux, prisonnier dans sa cabine qui a dû être désincarcérée par les sauveteurs. Ils ont été transportés dans un état critique à l’hôpital. Sur un tout autre sujet, dans la matinée d’hier, un camion s’est renversé de l’autre côté de la route, à Antsapanana sur la RN2. Aucun mort n’a été à déplorer mais les chauffeurs, ainsi que les autres personnes à bord du véhicule sont grièvement blessés. Est à déplorer également un accident entre un bus et un camion. L’avant du Sprinter a été fortement endommagé. Un jeune homme est mort sur le coup et le conducteur du véhicule se trouve encore dans un état grave.

Yv Sam

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« Tohan’aina » : Le couple Rajoelina au chevet des malades de la Covid-19

Tous les malades de la Covid-19 bénéficieront du « Tohan’aina ».

Tous les malades de la Covid-19 qui suivent un traitement au niveau de tous les hôpitaux et des centres de traitement, non seulement à Antananarivo mais aussi au niveau de toutes les régions de la Grande-île, bénéficieront également de cette initiative.

« Votre santé est très importante pour nous. Face à ce combat difficile, nous vous portons dans nos prières ». C’est le message que le président Andry Rajoelina et son épouse Mialy Rajoelina ont adressé aux malades de la Covid-19. En cette période de pandémie mondiale, le couple présidentiel réaffirme son soutien aux compatriotes malades. Samedi dernier, ils ont lancé l’initiative « Tohan’aina ». Une initiative qui consiste à soutenir les personnes malades de la Covid-19 qui sont traitées au niveau des hôpitaux et des centres de traitement de la Covid-19 (CTC-19). Les 220 patients traités au Centre de Traitement de la Covid-19 à Alarobia sont les premiers bénéficiaires de cette action sociale. Tous ont reçu des pots de yaourt, un pot de miel ou de confiture, deux tablettes de chocolat, 500g de lait en poudre, 30g de spiruline, un gel hydro alcoolique à base d’huile essentielle, un flacon d’huile essentielle à base de ravintsara, deux pots de Baume Fosa et surtout une couverture, nécessaire en cette période d’hiver.

Solidarité. D’après les explications, cette action au CTC-19 d’Alarobia n’est que le début. « Tous les malades de la Covid-19 qui suivent un traitement au niveau de tous les hôpitaux et des centres de traitement, non seulement à Antananarivo mais aussi au niveau de toutes les régions de la Grande-île, bénéficieront également du Tohan’aina », a-t-on fait savoir. Le président Andry Rajoelina et son épouse ont pris cette initiative en leur nom personnel, afin de donner l’exemple à tous leurs compatriotes. Il ne s’agit donc pas d’une action financée par l’Etat malgache. En effet, dans le cadre de ce combat contre la pandémie, le couple présidentiel lance un appel à l’endroit de tous les malgaches afin de faire preuve de “Fihavanana”, de solidarité et d’entraide.

Davis R

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Trafic de tortues à Androy : Deux gendarmes dont un commandant de brigade fortement suspectés

L’enquête sur l’affaire de la saisie des 193 tortues suit son cours. Comme nous l’avons rapporté dans notre dernière édition, un camion a été intercepté à Beloha Androy dans la région Androy, pour avoir transporté 193 tortues. Il a été mentionné qu’un homme, présumé être propriétaire de la cargaison, a été arrêté après avoir tenté de s’enfuir. Il s’est échappé du camion en laissant derrière lui ses effets personnels. D’après les informations, l’individu a jeté les tortues avant de prendre la poudre d’escampette. Toutes ces manœuvres ne seraient qu’une mascarade avec à l’initiative le commandant de brigade de la gendarmerie de Beloha Androy. Celui-ci est fortement impliqué dans cette affaire et aurait essayé de masquer celle-ci. Ce serait lui, en personne, et un gendarme de deuxième classe qui auraient couvert ce  camion en infraction depuis son départ à Tranoroa jusqu’à Beloha. Ces deux gendarmes étaient apparemment les premiers à intercepter ce poids lourd. Cependant, ils auraient facilité le passage de ce camion en l’escortant en moto. Ce commandant de brigade et le gendarme de deuxième classe qui était avec lui dans cette opération, sont suspectés d’être des complices dans ce trafic d’animaux protégés. Ces derniers sont désormais suspendus de leur fonction et risquent d’être poursuivis judiciairement.

T.M.

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Football- Pro League : Un retentissant quadruplé de Niasexe

La CNaPS Sports Disciples est en train de remonter la pente pour éviter la relégation

Journée à marquer d’une pierre blanche samedi au Stadium Elgeco avec ce premier quadruplé de Niasexe qui entre ainsi dans la légende de cette Orange Pro League. Une prestation remarquable qui a permis à son équipe, la CS Disciples FC, de battre Zanakala sur le score de 5 buts à 2.

La CNaPS Sport Disciples FC est en train de retrouver des couleurs au point de sortir de la zone de relégation, un de son principal objectif après un début laborieux dans cette conférence Sud pourtant moins relevée que celle du Nord.

En fait et en l’absence de Tojo Kely et de Lalaina, le collectif fonctionnait très bien avec les déboulés à l’aile de Zolou dont les centres trouvaient Niasexe qui s’en donnait à cœur joie au grand dam du portier fianarois David.

L’ancien attaquant de la CNaPS qu’on disait vieillissant a fait mentir les mauvaises langues pour signer un retentissant quadruplé au cours de la première période (12è, 14è, 25è et 27è). Autant le dire un camouflet pour Zanakala devenu méconnaissable même si dans un sursaut d’orgueil Frank réduisit le score avant la mi-temps (45 + 1).

Mais dès l’entame de la seconde mi-temps, Hasina aggrava le score d’un tir magistral de 30m. Dès lors, la CSDFC fit tourner son effectif pour mieux voir, selon son entraîneur Mamisoa Razafindrakoto, le onze de départ qui sera opposé à l’Ajesaia pour la semaine prochaine.

Toutefois, Zanakala marqua un second but par Tolotra (86è) sur un ballon lâché par le gardien ivoirien Stéphane Opinion. Mais c’était sans conséquence car le but était atteint pour les protégés de Rija Andriamiariniriantsoa notamment en faisant oublier le naufrage concédé devant l’Uscafoot.

A noter que ce CSDFC – Zanakala a été dirigé de main de maître par un Abdoul Ohabee Kanoso plein d’autorité. Quant au match entre l’Ajesaia et l’AS Adema, il s’est soldé par une victoire d’Ivato sur le score de 2 buts à 0. L’Adema a marqué très tôt par Thane (14ème) sur une superbe tête. Fabien rajouta un second but à la 34ème mn en prenant Manda à contrepied. Le score en resta là car le coach de l’Adema, Roro Rakotondrabe, bétonna sa défense en sortant les deux buteurs. A raison du reste car cette victoire lui offre la première place de cette conférence Sud.

Clément RABARY

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Personnes en situation de handicap : Les grands oubliés des transports publics

A première vue, les bus class ne sont pas faits pour les personnes en situation de handicap.

Le lancement du Bus Class par la commune urbaine d’Antananarivo renvoie aux débats sur le principe d’inclusivité et de la prise en compte des personnes dans les politiques de gestion d’une cité.

«Lorsque la commune urbaine lance le concept de Bus Class, l’on est en droit de se poser la question de savoir pour qui ces fameux bus devraient servir. La classe comme on l’entend ici implique-t-elle les personnes en situation de handicap ou non?». Ce sont là les questions de Rivo, défenseur des droits des personnes en situation de handicap face au récent lancement des Bus Class par la commune urbaine d’Antananarivo. Notre interlocuteur de noter au passage que «l’accessibilité à ce type particulier de transport urbain et public ne se réfère pas obligatoirement aux niveaux sociaux de la population». «Je voudrais attirer l’attention sur l’accès physique des personnes à ces bus. Les dirigeants de la commune urbaine d’Antananarivo, lorsqu’ils ont pris la décision d’initier cette politique publique y ont-ils prêté attention ?», a interpellé notre source.

Considération. Le droit à la ville, stipulé dans les Objectifs du Développement Durable semblerait être encore loin pour la capitale malgache. Un droit qui vise, outre la mise en accessibilité des bâtiments publics, la mise en accessibilité des transports. «Des transports sûrs, accessibles et pour tous», soupire notre interlocuteur. Le fait pour la commune urbaine d’avoir initié les Bus Class serait encore une fois «la manifestation de la marginalisation des personnes en situation de handicap dans le processus de prise de décision des instances publiques». Une marginalisation qui «freine la participation sociale des personnes en situation de handicap». En effet, la prise en compte de ces personnes devrait être automatique dans toutes les décisions de développement initiées par les autorités publiques. Ce, pour les seules raisons qu’elles ( les personnes en situation de handicap) devraient disposer de «l’autodétermination» comme les personnes qualifiées de «normales» par la société. Question accessibilité, il conviendrait de noter que quatre villes du pays disposent des «chartes de la ville accessible» permettant aux personnes à leurs habitants de bénéficier d’infrastructures favorisant l’accessibilité à certaines infrastructures. Charte que la capitale malgache devrait avoir…….au XXIème siècle.

José Belalahy

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Single : « Nagnino », le nouveau duo de Jacquis Randria et Dilk Bro

Jacquis Randria continue sur sa lancée.

La situation actuelle étant difficile pour les artistes, les chanteurs partagent les fruits de leur dur labeur sur les réseaux sociaux. Il y a une semaine, Jacquis Randria et Dilk Bro viennent de dévoiler un duo percutant  baptisé « Nagnino ». Au menu, de l’amour encore et toujours.  Signé Rongatry mozika, la vidéo dévoile à peu près la même image de Jacquis Randria. Si le chanteur a habitué ses inconditionnels au registre soul, il ne s’éloigne pas des sentiers battus et verse quelque peu dans la Rnb/rap sans pour autant dépayser les oreilles de ses fans. Ce duo avec Dilk Bro semble lui réussir. Avec un clip à l’américaine, la chanson prend mille et une couleurs de la musique urbaine.

La chanson parle d’amour mais contrairement aux déclarations et promesses, « Nagnino » parle de déception. Entre trahison et mésentente, la chanson est une sommation pour ceux qui n’hésitent pas à trahir les êtres chers. Une conscientisation pour les infidèles, selon laquelle si l’on aime quelqu’un, il ne vaut mieux pas attendre la rupture pour réparer les choses. Avant qu’il ne soit trop tard.

Zo Toniaina