Les actualités à Madagascar du Dimanche 12 Avril 2020

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Midi Madagasikara260 partages

Lutte contre la covid-19 : Les syndicats des paramédicaux déplorent un manque de moyens

Ils demandent à ce que l’Etat leur dote de moyens afin de mener à bien les actions de riposte à la covid-19. 

Les paramédicaux déplorent un manque manifeste de moyens dans la lutte contre la covid-19. (Photo d’archives)

Une jeune interne a contracté la covid-19 en prenant en charge des personnes atteintes de la maladie. Un premier cas de contamination au sein du corps médical malgache qui n’a pas laissé indifférent les syndicats des paramédicaux. Une publication a d’ailleurs été rendue publique le 10 avril dernier par Ralibera, président du Syndicat des infirmiers et sages-femmes de Madagascar (SISFM), qui réunit tous les syndicats des paramédicaux du pays : SISFM, SMEDFM, SYNPA, SNOSFM, SYNTMIM et FSMS. Cette publication attribue la contamination de cet agent de santé à un manque de matériels et de formation. « Il est clair comme de l’eau de roche que cette contamination a été causée par un manque manifeste de formation et d’EPI [équipement de protection individuelle] », lit-on dans la publication du président du SISFM. Ce dernier de spécifier que « la transmission s’est faite durant la prise en charge des personnes atteintes de la covid-19 ». L’évolution de la situation a également été signalée par Ralibera. « Le combat ne fait que commencer », a-t-il mentionné. Une façon à lui de préparer le personnel médical à une éventuelle hausse du nombre de personnes atteintes de la maladie, mais également d’alerter les agents de santé sur ce qui les attend dans les jours et semaines à venir.  

Leadership. Le président du SISFM a également demandé à l’Etat à ce qu’il confère à « la Santé publique toutes les responsabilités de la lutte contre la covid-19. […] Il serait judicieux de nous confier l’élaboration de toutes les stratégies de riposte afin de faire face à la maladie. Mais pour cela, il faut que l’Etat nous dote en matériels ». S’adressant aux responsables étatiques, le syndicaliste d’implorer qu’« il est temps que vous cessiez de vous immiscer dans notre travail, car vous n’allez pas maîtriser la situation ». Avant de noter de ne pas « sacrifier les agents de santé, ils ont besoin d’être protégés ». Le ton commence à monter du côté des agents de santé. En première ligne dans cette guerre contre la pandémie de la covid-19, ces derniers méritent toute l’attention aussi bien de l’Etat que des citoyens. Protéger le personnel médical en leur dotant de moyens nécessaires dans les actions de riposte serait une première étape vers le chemin de la victoire. 

José Belalahy

Midi Madagasikara93 partages

Interview : Hoërson Rasolo, sonorisateur et technicien sonore 

Durement frappé par la crise sanitaire actuelle, le secteur du spectacle, impliquant plusieurs métiers, est en train de toucher le fond. Hoërson Rasolo, ou Vitam dans le milieu de la sonorisation, livre sans détour ses doutes, ses espoirs et l’état d’esprit des professionnels comme lui.

Midi Madagasikara : L’industrie du spectacle malgache est terriblement affectée par le confinement partiel. Parlez-nous de la situation. 

Vitam : « En difficulté, vraiment en difficulté… Plus de contrat et tous les contrats déjà passés ont dû être annulés. Nous discutons, entre professionnels du secteur, sur ce qu’il y a à faire ou à entreprendre, mais le fait est que nous n’avons pas de syndicat comme les autres secteurs. Nous avons donc un gros problème. Nous n’avons d’autre choix que de laisser les choses arriver telles qu’elles sont. Attendre, tout en se soumettant aux consignes données par l’Etat. »

Midi : La crise risque d’être longue. L’économie malgache, comme celles des autres pays affectés, sera en difficulté. Comment appréhendez-vous le futur ? 

Vitam : « Ce que nous redoutons le plus, c’est l’après-crise. Ce sera à ce moment que nous pourrons évaluer si nous avons une chance de nous en sortir ou pas. Ce qui est sûr c’est que la plupart des gens seront à court d’argent. La situation actuelle, nous pouvons encore nous y faire, mais l’après, ce sera vraiment un désastre. Après le confinement, les gens vont se refaire, l’économie va tourner au ralenti, sans parler de ceux qui ont contracté des crédits. Il est donc évident que le secteur du spectacle ne sera pas le premier à redécoller. Comme je l’ai déjà dit, notre problème c’est que nous n’avons pas de syndicat. Du coup, nous n’avons pas encore discuté avec les autorités compétentes. Nous avons cependant lancé des « topics », avançant le fait que les propagandes sont lointaines, on nous a donc oublié. »

 

Hoërson Rasolo, alias Vitam, est connu dans le milieu du spectacle pour avoir sonorisé les concerts des grands de la musique malgache. (Photo fournie)

Midi : Vous avez lancé une campagne d’alerte sur les réseaux sociaux, comment cela se présente ?

 

Vitam : « Nous diffusons nos photos en plein travail pour qu’on nous considère. Nous préférons ne pas trop parler. Cependant, recevoir de l’aide sans syndicat, c’est quasiment impossible. Mais je ne peux pas prédire le futur. Au sommet, notre président connaît bien notre situation, j’en suis sûr. Par contre, l’entourage, je ne sais pas. Il y aurait eu des discussions rassemblant les techniciens, les artistes et les organisateurs. Mais, je ne connais pas la suite. Ca a démarré sur les réseaux sociaux. »

Selon vous, combien d’individus sont affectés par cette situation dans votre secteur ? 

Vitam : « On parle ici de milliers, voire plus, de personnes affectées, puisqu’on ne parle pas seulement de techniciens du son et d’artistes. Mais il y a un ensemble de métiers derrière : le transport, les « roadies », la lumière, la sécurité… C’est tout cela. Pour ma part, je perds deux millions d’ariary de chiffre d’affaire par mois puisque j’ai aussi du matériel de sonorisation. Bref, les pertes dépendent de la compétence et des missions de chacun. »

Midi : Pour le moment, que conseillez-vous pour y faire face ? 

Vitam : « Pour moi, il faut rester à la maison, porter des masques, se laver les mains et suivre les consignes. Le mari de ma sœur est atteint du COVID–19 en Angleterre et je ressens ses tourments. »

Recueillis par Maminirina Rado

Midi Madagasikara88 partages

Football : Le nouveau stade de Betafo prend forme

Le nouveau stade de Betafo prend forme. (Photo : Clément RABARY)

Profitant du fait que le confinement ne concerne pas la région du Vakinankaratra, l’entreprise Cogelec, chargée de construire le nouveau stade de football de Betafo, poursuit ses travaux. De grands travaux, dont on commence à voir la forme avec une tribune s’étalant sur toute la longueur du terrain, ainsi que le terrain lui-même qui est à même de recevoir le tapis synthétique, ont commencé. Les ouvriers s’attèlent ce dimanche à mettre la touche finale avec les canaux d’évacuation autour du terrain. Le seul problème, c’est de savoir si la clôture extérieure rentre ou non dans le budget prévu par la Présidence et le ministère de la Jeunesse et des Sports. Mais le député élu à Betafo, le Docteur Fiarovana Lova, dit vouloir se mobiliser pour demander une rallonge budgétaire, ou à défaut trouver des partenaires pour les autres travaux. Comme le président directeur général de Cogelec, Alfred Randriamanampisoa, est un natif de la région, on ne pense pas qu’il ferait la fine bouche si on lui demandait d’apporter sa contribution. De l’avis de la population locale, ce stade pourrait encore être amélioré avec la pose d’une piste d’athlétisme en tartan. Puis chemin faisant, et comme il y a encore de la place, un terrain polyvalent pourrait également être implanté pour permettre au handball, basket-ball, volleyball et tennis d’avoir leur part du gâteau. Cela ferait de ce nouveau stade un des plus beaux de l’histoire du sport malgache. On lui doit bien cela, car toutes les installations de cette ville datent de l’époque coloniale. Il a donc fallu l’initiative du président Andry Rajoelina pour que Betafo puisse voir enfin le bout du tunnel.

Clément RABARY

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MADAGASIKARA CORONAVIRUS, 12.04.2020. Miisa 106 no misy coronavirus, 20 no sitrana, 0 ny maty

CCO Ivato, androany Alahadin'ny Paska 2020. 106 (ENINA AMBIN’NY ZATO) ny totalin’ireo olona voatily fa manana ny soritr’aretina coronavirus mitondra ilay areti-mandoza maneran-tany mitondra ny anarana hoe covid-19.

Ny vaovao mahafaly tamin’ity andron’ny Paska 2020 dia miisa 20 (ROAMPOLO) no isan’ny olona sitrana soa aman-tsara. Tsy nisy ihany koa ny aina nafoy na iray aza hatreto eto Madagasikara noho io covid-19. Isaorana an’Andriamanitra izany.

Ireo olona 86 nahitana ny coronavirus, na ireo avy ivelany na ireo cas contacts teto an-toerana, dia efa mahazo fitsaboina ao amin’ny hopitaly Anosiala, ao amin’ny hopitaly manara-penitra Andohatapenaka Antananarivo ary ao amin’ny hopitaly manara-penitra Toamasina.

Fa tsy miova kosa ny toro-marika napetraky ny fitondram-panjaka :

MARINA FA ALATSINAIN’NY PASKA RAHAMPITSO, FOTOANA HITSANGATSANGANAN’NY FIANAKAVIANA. KANEFA AZA MBOLA MIVOAKA NY TRANO NY DAHOLOBE FA ALEHO MANDEFITRA ALOHA. AMIN’NY LAFINY IRAY IHANY KOA, ALEHO MAHANTRA FA VELONA, TOA IZAY MANAN-KARENA FA ANY AM-PASANA. SA AHOANA, HOY IANAREO ? TOKANA NY AINA FA REHEFA LASA ANIE TSY MIVERINA INTSONY ! MISAOTRA ANTSIKA ISIKA E ! ARY MANANA FINOANA FA HO RESIN-TSIKA MALAGASY IO FAHAVALO IOMBONAN’IZAO TONTOLO IZAO IO.

Jeannot Ramambazafy

Midi Madagasikara0 partages

Fianar reggae festival : Clin d’œil aux fans

La musique chasse les angoisses, apaise l’âme et donne des ailes à l’esprit ! Voilà pourquoi les musiciens et chanteurs continuent leur travail. Prévu se tenir ce week-end pascal, le Fianar reggae festival est reporté au mois de septembre. Cependant, les reggaemans ont tout de même tenu à faire un clin d’œil aux mélomanes. Pour ce faire, Mashmanjaka, Tophe Rebel et Jah Roots ont diffusé en live un jam sur les réseaux sociaux. 

A eux trois, ils ont amené les followers dans une ambiance bon enfant de reggae, à travers plusieurs de leurs titres ou en freestyle. Avec cette musique de conscientisation qui les définit bien, leur engagement est toujours présent. Dans un titre, ils incitent le public à se réveiller, surtout en cette période de confinement. C’est le moment propice pour revoir ses priorités, de se pencher réellement sur ce qui se passe dans le monde. Fidèles à leur image, ils abordent plusieurs sujets qui doivent être pris avec sérieux. Bien que le coronavirus fasse ravage, il est aussi important de penser aux problèmes écologiques qui menacent la terre. 

L’ambiance typique du Fianar reggae festival. (Photo : © Fianar reggae festival)

A rappeler que le Fianar reggae festival est un point d’ancrage du week end pascal dans la capitale betsileo. Avec 8 ans d’existence, le festival rassemble chaque année pas moins d’une trentaine d’artistes sur la scène de Fianarantsoa, donnant ainsi du peps à la ville, tout en rompant momentanément le calme légendaire de cette partie de la Grande-île. Par ailleurs, le festival est une plateforme pour les artistes dans la zone océan Indien. D’autant plus que certains invités viennent des îles sœurs, tout comme les spectateurs, pour s’abreuver de trois jours riches en émotions et en partage de passion. En attendant le retour à la vie après cette pandémie, tout le monde reste au taquet pour en finir avec le confinement. Si sa durée ne dépend que de la volonté de tout un chacun, les reggaemans rejoignent les autres avec des messages de sensibilisation dans cette lutte sans merci. Pour les inconditionnels de reggae, vivement le mois de septembre!

Zo Toniaina

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PASKA 2020. ARAHABAINA ISIKA MBOLA VELONA E !

RANOMASO LATSAKA

Ranomaso latsakaFa narahina hafalianaNoho ny Ranao latsakaTamin’ny Hazofijaliana.

Ranomaso latsakaFa narahina hafalianaNoho Ianao nitsanganaAvy ao am-pasana mangina.

Nohenjehina i Kristy, (noho ny helokao – noho ny helokao)Nohenjehina noho ny helokao. (noho ny helokao – nohenjehina noho ny helokao)

Nampijaliana i Kristy, (noho ny helokao – noho ny helokao)Nampijaliana noho ny helokao. (noho ny helokao – nohenjehina noho ny helokao)

Nofantsihana i Kristy, (noho ny otanao – noho ny otanao)Nofantsihana noho ny otanao. (noho ny otanao – nohenjehina noho ny otanao)

Novonoina i Kristy, (noho ny otanao – noho ny otanao)Novonoina noho ny otanao. (noho ny otanao – nohenjehina noho ny otanao)

Fafao ny otako,Tompo o, Tompo oFafao ny otakoFafao noho ny fijalianao.

Sasao ny heloko,Tompo ô, Tompo ô.Sasao ny heloko

Sasao amin’ilay Ranao.

Faly e, falifaly eFa tanteraka ny zavatraFaly e, falifaly eFa tanteraka ny zava-drehetra.

Ranomaso latsakaFa narahina hafalianaNoho ny Ranao latsakaTamin’ny Hazofijaliana.

Ranomaso latsakaFa narahina hafaliana ô …

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PASKA 2020. ARAHABAINA ISIKA MBOLA VELONA E !

RANOMASO LATSAKA

Ranomaso latsakaFa narahina hafalianaNoho ny Ranao latsakaTamin’ny Hazofijaliana.

Ranomaso latsakaFa narahina hafalianaNoho Ianao nitsanganaAvy ao am-pasana mangina.

Nohenjehina i Kristy, (noho ny helokao – noho ny helokao)Nohenjehina noho ny helokao. (noho ny helokao – nohenjehina noho ny helokao)

Nampijaliana i Kristy, (noho ny helokao – noho ny helokao)Nampijaliana noho ny helokao. (noho ny helokao – nohenjehina noho ny helokao)

Nofantsihana i Kristy, (noho ny otanao – noho ny otanao)Nofantsihana noho ny otanao. (noho ny otanao – nohenjehina noho ny otanao)

Novonoina i Kristy, (noho ny otanao – noho ny otanao)Novonoina noho ny otanao. (noho ny otanao – nohenjehina noho ny otanao)

Fafao ny otako,Tompo o, Tompo oFafao ny otakoFafao noho ny fijalianao.

Sasao ny heloko,Tompo ô, Tompo ô.Sasao ny heloko

Sasao amin’ilay Ranao.

Faly e, falifaly eFa tanteraka ny zavatraFaly e, falifaly eFa tanteraka ny zava-drehetra.

Ranomaso latsakaFa narahina hafalianaNoho ny Ranao latsakaTamin’ny Hazofijaliana.

Ranomaso latsakaFa narahina hafaliana ô …