Les actualités à Madagascar du Jeudi 12 Mars 2020

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Tourisme : Une baisse de 50% des revenus à cause du coronavirus

À cause du coronavirus, le tourisme risque de perdre sa place de deuxième pourvoyeur de devises.

D’après une étude menée par le Conseil mondial du voyage et du tourisme (World Travel and Tourism Council), l’épidémie de Covid-19 amputera les revenus du tourisme mondial d’au moins 22 milliards de dollars. 

La Grande île n’est évidemment pas épargnée par cette crise puisque le tourisme tourne actuellement au ralenti. Même si le coronavirus n’est pas à ce jour entré dans le pays, la filière tourisme enregistre déjà une baisse de 50% des revenus. 

Baisse importante

L’objectif d’accueillir 500 000 touristes par an ne sera pas encore atteint cette année. Pire, les professionnels du voyage craignent, à juste titre, une baisse importante du nombre des arrivées touristiques. « Les annulations continuent de tomber et il n’y a plus de nouvelles commandes »,se plaint le propriétaire d’un tour-opérateur de renom basé à Antananarivo. Spécialisée pour la clientèle chinoise, son entreprise touristique figure parmi les plus touchées par les impacts du coronavirus. Pire, elle perd aussi actuellement sur les autres lignes, hors Chine. « Avec la suspension des vols en provenance de certains pays européens, on fait aussi la croix sur les autres clients », ajoute le patron en faisant remarquer que « la santé publique est primordiale  et des mesures draconiennes doivent être prises pour éviter l’irréparable face au coronavirus ». En tout cas, c’est l’ensemble du secteur tourisme qui est actuellement atteint, les petits opérateurs y compris. « Cela fait longtemps que je n’ai pas vu l’ombre d’un seul client »,se plaint un loueur de voitures spécialisées en transport de touristes étrangers. 

Chute libre

En somme, depuis le début de l’épidémie de coronavirus, le tourisme malgache est en chute libre. L’Association des agences de voyage de Madagascar vient de dévoiler un sondage qui fait état d’une baisse de 50% en moyenne des revenus. Elle annonce également 30% d’annulations et 70% de reports de voyage. Mais l’état des choses n’est pas près de s’arranger puisqu’avec l’aggravation de la situation en Italie, un charter en provenance de ce pays, prévu arriver le 16 mars prochain, ne pourra probablement pas atterrir. Les vols en provenance de la France pourront aussi être suspendus. Une sombre perspective, en somme, pour le tourisme. Et pour l’économie malgache en général, puisque dans la Politique générale de l’Etat, le secteur tourisme figure parmi les piliers de l’émergence de Madagascar. En attendant la relance du tourisme qui prendra encore quelques années, l’heure est maintenant aux mesures à prendre pour éviter que le pays soit frappé par le Covid-19. Le gouvernement se mobilise en ce moment pour y faire face. Heureusement, Madagascar n’a enregistré jusqu’à ce jour aucun cas avéré de coronavirus. Ce qui n’empêche pas, pour autant, les responsables de prendre les mesures de prévention qui s’imposent. Les contrôles des passagers aux frontières portuaires et aéroportuaires sont renforcés. Bref, le mot d’ordre est, désormais, la santé avant tout. Et ce, même si c’est la panique générale du côté des acteurs de la filière tourisme, avec la proximité de la haute saison.

R.Edmond.

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Terrains à statuts spécifiques : Le Projet de Loi-cadre finalisé ce jour à Antsirabe

Atelier de finalisation du Projet de Loi-cadre sur les terrains à statuts spécifiques à Antsirabe.

Les terrains à gestion communautaire, les aires protégées, les zones réservées à l’investissement industriel ou agricole, les aires de reboisement… ont des statuts spécifiques. Ces terrains font l’objet de concertation dans le cadre de l’atelier de finalisation du Projet de Loi-cadre sur les terrains à statuts spécifiques qui se tient à l’Hôtel des Thermes Antsirabe, du 10 au 12 mars 2020. Cette rencontre de travail est organisée par le ministère de l’Aménagement du territoire et des travaux publics (MATP) et le Fonds national foncier (FNF), en collaboration avec divers partenaires tels que le Projet de croissance agricole et de sécurisation foncière (Casef), le Projet USAID Hay Tao à travers la Solidarité des intervenants sur le foncier (Sif), le Projet de promotion d’une politique foncière responsable (Pro-PFR/GIZ), PNUD, GEF-Small Grants Program (SGP), Transparency International – Initiative Madagascar (TI-IM), Tafo Mihaavo et BIMTT. Les membres du Comité de révision des textes fonciers (CRTF) sont également au rendez-vous.

Sécurisation. D’après le MATP, l’atelier est l’occasion de vérifier l’applicabilité de tous les points proposés durant les différentes séances de concertation, avant de les soumettre pour mise en conformité avec les autres législations auprès du Comité de réforme des droits des affaires (CRDA). « Toutes les dispositions nécessaires à l’élaboration du texte devront être tranchées pour assurer la sécurisation foncière de ces terrains qui ne sont pas soumis aux droits communs de sécurisation foncière à Madagascar », ont noté les organisateurs de l’atelier. Selon eux, la question de la sécurisation foncière des terrains à gestion communautaire tient une place importante dans la mesure où il est crucial de définir les moyens de sécurisation foncière pour garantir à chaque individu de la Communauté bénéficiaire son droit sur ces terrains.

Adoption. Rappelons que le processus de réflexion sur le sujet a débuté l’année dernière avec, notamment, l’atelier régional africain en mai 2019 à Antananarivo et l’atelier national en août 2019 à Toliara. La prochaine étape convenue est l’élaboration des textes sur les terrains à statuts spécifiques. Certes, toutes les parties prenantes au développement de Madagascar attendent impatiemment l’adoption dudit projet de Loi-cadre afin de pouvoir trouver le mode de sécurisation foncière convenable et simplifiée à de nombreux types de terrains lesquels, jusque-là, sont entourés d’un flou juridique. Selon les responsables, le projet de Loi-cadre sur les terrains à statuts spécifiques sera soumis au vote lors de la première session de l’Assemblée nationale au mois de mai 2020.

Antsa R.

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Lutte contre la corruption : Les sénateurs sur le banc des accusés

Le rejet par les sénateurs de l’ordonnance sur le recouvrement des avoirs illicites inscrite dans le projet de loi 002/2020 est mal vu par les organismes en charge de la lutte contre la corruption. Anosikely est accusé de bloquer la mise en place des dispositifs de lutte contre la corruption.

Les sénateurs déçoivent les organismes en charge de la lutte contre la corruption, notamment le Conseil supérieur de l’intégrité, le bureau indépendant anti-corruption, le service de renseignements financiers et le pôle anti-corruption. Anosikely a rejeté, mardi dernier, le projet de loi n°002/2020 portant ratification, entre autres, de l’ordonnance n°2019-015 relative au recouvrement des avoirs illicites. Cette ordonnance, pourtant, constitue, selon ces organismes, une pièce maîtresse dans le dispositif à mettre en place pour lutter contre la corruption dans le pays. Après ce rejet du Sénat, les dirigeants de ces organismes, qui affirment dans la foulée que « la ratification de cette ordonnance est dans l’intérêt supérieur de la nation », ont soutenu devant la presse, hier au siège du Conseil supérieur de l’intégrité, que cet acte fait reculer la lutte contre la corruption dans le pays. Une accusation qui discrédite davantage cette chambre du Parlement déjà en mauvaise posture après la révélation de son président, mardi dernier, sur la tentative de corruption orchestrée par certains sénateurs qui veulent, semble-t-il, les têtes des membres du bureau permanent. 

Manque de volonté. Jusqu’à présent, l’entrée en vigueur de cette ordonnance reste en sursis. Alors qu’elle permettra, selon la présidente du Conseil supérieur de l’intégrité, Sahondra Rabenarivo, la mise en place de l’agence de recouvrement des avoirs illicites. Cette agence constituera le cinquième élément du dispositif mis en place pour lutter contre la corruption aux côtés du Conseil supérieur de l’intégrité, du bureau indépendant anti-corruption, du service de renseignements financiers ainsi que du pôle anti-corruption. Ces derniers sont déjà opérationnels mais attendent la création de la nouvelle agence pour que « la procédure ne soit pas handicapée », soutient la coordinatrice nationale du pôle anti-corruption, Harimahefa Ratiaraisoa. En effet, l’ordonnance en question a pour objectif de « récupérer les produits de la corruption tout en préservant les biens acquis honnêtement avec comme garanties l’enquête définitive, la décision de justice, la saisie ou gel conservatoire ainsi que la restitution en cas d’acquittement », a-t-on toujours souligné.  Ce rejet témoigne alors le «  manque de volonté des politiques » à lutter contre la corruption, soutient le directeur général du service de renseignements financiers, Lamina Boto Tsara Dia, lors cette rencontre avec la presse, hier. Pourtant, selon toujours ce dernier, « tout le monde est sur le même pied d’égalité devant la loi et la lutte contre la corruption ne distingue aucune obédience politique ». Cette lutte a fait tomber des têtes, et pas des moindres, ces derniers temps. Et on promet de mener le combat plus loin encore. 

Sanctions. Les organismes de lutte contre la corruption veulent ainsi que l’ordonnance entre en vigueur à l’issue de la session extraordinaire du Parlement qui prendra fin dimanche prochain. Dans le cas contraire, des sanctions pourront tomber des instances internationales, notamment du Groupe d’actions financières internationales et des Nations unies, car « Madagascar sera évalué suivant des efforts entrepris dans le cadre de la lutte contre la corruption », a indiqué Sahondra Rabenarivo. Une évaluation qui interviendra en avril et juin prochain, et l’effectivité de l’agence de recouvrement des avoirs illicites sera un critère important. Aussi, selon toujours cette dernière, les partenaires techniques et financiers, comme le programme des Nations unies pour le développement, l’Union européenne, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international vont conditionner leurs appuis par rapport à la finalisation de la mise en place des dispositifs de lutte contre la corruption. « Les secteurs éducation et santé pourront, en effet, être impactés », a-t-elle mis en garde. Le pays risque gros en cas de rejet définitif de cette ordonnance, ont laissé entendre les ténors du quartet de la lutte contre la corruption. Mais ils ne perdent pas espoir car « il est encore possible de ratifier cette ordonnance pendant cette session extraordinaire par un nouveau vote de l’Assemblée nationale », a soutenu Sahondra Rabenarivo. 

Rija R. 

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Séna : Le Cemgam exige la mise en place d’un magasin d’armes

15 militaires viennent d’être affectés au Sénat Anosikely.

Après avoir retiré les militaires ayant travaillé au Sénat la semaine dernière, l’Etat-major général de l’armée malagasy a affecté 15 nouveaux militaires lundi dernier pour les remplacer.

Rien à faire. Impossible de retrouver les 5 armes à feu disparues au niveau du Sénat. C’est ce qu’a fait savoir le chef d’Etat-major général de l’armée malagasy (Cemgam), le général de division Rakotonirina Théophile Justin. Hier, le Cemgam a envoyé une lettre auprès du Sénat pour exiger la mise en place d’un magasin d’armes au palais de verre d’Anosikely, siège de cette institution. Et ce, afin d’éviter d’autres incidents de ce genre. « Les armements doivent être stockés à Anosikely et non dans un autre endroit », exige le numéro un de l’armée malagasy qui soutient que c’est inconcevable de savoir que des armes de guerre sont stockées dans un établissement à Ampefiloha et non à Anosikely. Par ailleurs, la hiérarchie militaire demande un magasin d’armes en bonne et due forme et respectant les normes de sécurité requises. « Si le Sénat rencontre des difficultés pour le construire, l’armée peut apporter son aide à la mise en place de ce magasin d’armes », propose le Général de Division Rakotonirina Théophile Justin. Une manière à lui de prouver la bonne foi de l’armée malagasy qui a effectué, la semaine dernière, un contrôle inopiné des armements au niveau de la chambre haute. 

Collaboration. Etant donné que tous les armements au sein du Sénat appartiennent à l’armée malagasy, l’Etat-major exige ainsi que ce magasin d’armes soit géré par un militaire et non par un gendarme, ni par un policier. Et ce, « afin de faciliter le contrôle », a-t-on expliqué. En effet, d’après les informations qui nous sont parvenues, deux gendarmes et un policier seraient soupçonnés d’être impliqués dans le vol des 5 armes à feu qui ont disparu au Sénat. Le Bureau permanent a déjà expliqué que les faits ont été commis entre la période de 2006 à 2011. Quoi qu’il en soit, l’Etat-major général de l’armée malagasy a sollicité la collaboration de la Direction de la sécurité de la Chambre haute en vue d’une meilleure gestion des armements. L’on attend désormais la réaction et la réponse du président Rivo Rakotovao et du Bureau permanent du Sénat face à la communication faite hier par le Cemgam. 

Contrôle des effectifs. Le Cemgam, le général de division Rakotonirina Théophile Justin a aussi évoqué la suite du contrôle des effectifs au Sénat. Lundi dernier, 15 militaires ont été affectés à Anosikely. Ces éléments vont assurer la garde et la sécurité du président du Sénat Rivo Rakotovao et du palais de verre d’Anosikely. Ils vont donc remplacer ceux qui ont reçu l’ordre de rejoindre le camp du 1er régiment de transmission et de soutien (1er RTS) de Fiadanana la semaine dernière. Quant aux anciens présidents de la Chambre haute, entre autres, Rajemison Rakotomaharo et le Général Dolin Rasolosoa, leur droit de disposer de trois gardes du corps a été respecté par l’Etat-major.

Davis R

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Trois mois de salaire impayés : Le personnel de Kraoma en grève

Banderole, suspension des activités… le mouvement a été renforcé par les employés au niveau central.

Cinquante agents de la compagnie minière Kraoma sont venus de Brieville pour tirer la sonnette d’alarme et manifester leur mécontentement à l’endroit des dirigeants au niveau central.

« Nous sommes actuellement en pleine discussion avec le directeur de cabinet du ministère de tutelle et le directeur général de la compagnie Kraoma pour ce qui est de la suite de notre manifestation », a fait savoir Dina Andrianirina, leader syndical auprès de la compagnie minière Kraoma pour faire état des avancées de leur lutte, à Ampefiloha hier. Une partie du personnel de la compagnie en question a, en effet, fait le déplacement depuis l’usine à Brieville jusqu’à Antananarivo pour dénoncer et réclamer son dû auprès de la direction générale et interpeller les dirigeants du pays sur les conditions de travail. « Nous avons voulu dénoncer cette situation lors de la dernière visite du Président de la République à Brieville mais on nous en a empêchés. On avait espéré que la situation allait s’améliorer mais force est de constater que non. D’où notre présence à Antananarivo aujourd’hui (hier) », note un membre du personnel. Interrogé sur le pourquoi de la manifestation, le leader syndical auprès de Kraoma de faire savoir « un arriéré de paiement de trois mois de salaire  » mais surtout « le non-respect de la parole donnée sur la mise en place d’un comité de suivi de la gestion de la compagnie » par le ministre de tutelle. « Une réunion effectuée le 14 février a abouti à la décision d’instaurer un comité de suivi et de contrôle de la gestion de la compagnie. Une décision refusée par le ministre une fois que nous avons quitté la table des négociations. Ce que nous dénonçons fermement », note Dina Andrianirina.

Parallèle. A l’heure où nous mettons ces informations sur colonnes, « les discussions et négociations suivent leurs cours auprès de la direction générale de la Kraoma ». « Le directeur de cabinet du ministère de tutelle et le directeur général de Kraoma nous ont invités à cesser la manifestation en échange du paiement de nos salaires dans les plus brefs délais. Nous sommes toutefois déterminés à continuer la manifestation et à dénoncer les irrégularités dans la gestion de la compagnie minière », a lancé un syndicaliste présent à Ampefiloha hier. Par ailleurs, les discussions effectuées par les membres du personnel de la compagnie Kraoma durant la manifestation d’hier ont également permis de savoir l’existence d’une mauvaise pratique au niveau de la compagnie. « Nous savons que des dirigeants de la compagnie emploient parallèlement des personnes pour leurs propres comptes. Ces personnes travaillent dans des sites appartenant à la Kraoma et réclament des salaires auprès des responsables de la société au niveau local », a dénoncé un employé venu de Brieville qui a tenu à taire son nom par peur de représailles. Notre interlocuteur de faire également savoir que cette pratique est connue par tout le personnel. « Seulement voilà, si les dirigeants font leur magouille mais qu’ils s’assurent de respecter leurs engagements envers les employés, la situation aurait été plus ou moins facile à tolérer. Mais hélas, non seulement ils font leur business – et ce de façon déplorable – mais ils privent également les salariés de leurs droits. La preuve étant ces arriérés de salaire ». Pour les membres du personnel de la compagnie Kraoma présents à Ampefiloha hier, la manifestation continue. « Aucune décision probante n’a été prise ni par le directeur de cabinet du ministère ni par le directeur général. Ces derniers nous ont menacés d’une répression par les forces de l’ordre demain », a conclu un syndicaliste.

José Belalahy  

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Cas de Thierry Rakotonarivo : Le sujet de nouveau abordé à la Ceni ce jour

Le cas de Thierry Rakotonarivo est de nouveau abordé à la Ceni. (Photo d’archives)

48h après la décision de la Haute Cour Constitutionnelle au sujet de la requête du Président de la Ceni, Hery Rakotomanana, portant notamment destitution du vice-président Thierry Rakotonarivo, le premier responsable de cet organe chargé de l’organisation des élections va tenir un point de presse, ce jour à Alarobia. Le juge constitutionnel a ainsi souligné que « les membres de la formation permanente de la Commission électorale nationale indépendante ne peuvent être démis de leurs fonctions qu’à la suite d’une procédure de destitution engagée par le Bureau permanent de la Commission auprès de la Haute Cour Constitutionnelle ». On attend ainsi, ce jour, les dispositions qui seront prises par Alarobia face à cette décision d’Ambohidahy.

Dominique R.

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Madagascar : Corps d'Owne Alek retrouvé après 6 ans

Owne Alek a été pris en otage en 2014. Lors de cet enlèvement, les ravisseurs ont demandé une rançon à la famille de la victime et cette dernière s’en est acquittée. Cependant, Owne Alek n'a pas été rendu, même après le versement de la somme qui ait été exigée par ces ravisseurs.
Après 6 années, ce 11 Mars 2020, son corps a été retrouvé à Toamasina. Des enquêtes ont déjà été menées, et selon le Secrétariat d'État auprès du ministère de la défense nationale chargé de la gendarmerie nationale, les enquêtes ont menés à Vendredi. Ce dernier aurait avoué et ce serait lui même qui ait montré l'endroit où ils l'ont enterré.
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Envoi clandestin de travailleuses malagasy à Dubai - Une présumée passeuse placée sous MD

Actuellement, une des trois femmes entraînées dans une affaire d’un voyage clandestin vers  Dubai, croupit en prison après le déferrement de l’affaire mardi. Il s’agit d’une présumée passeuse. La genèse de l’affaire. Samedi dernier, cette dernière  fut arrêtée par les limiers de la Police des enquêtes spécialisées. Le fil de l’enquête a permis  de retrouver ses traces dans le quartier des 67ha. L’interpellation a été rendue possible à la suite de sa  dénonciation par l’une des candidates au voyage. Mardi dernier, la première fut provisoirement incarcérée à l’issue de son déferrement. L’affaire   a démarré par le guet-apens que la Police a tendu à l’une des candidates à l’émigration à Dubai. Elle était sur le point de demander une attestation de déclaration de perte en vue du remplacement d’un passeport lorsque le pot aux roses a été étalé au grand jour, du moins aux yeux de la Police. Pourtant, lorsqu’on l’avait soumise à une série d’interrogatoire, la dame n’a pas pu nier les faits. En effet, elle a fini par avouer son intention de partir pour Dubai où elle envisagera de travailler comme femme de ménage. L’enquête a  aussi permis de savoir que son amie à elle était également sur le point de s’embarquer pour Dubai le 7 mars dernier, et qu’elle a déjà tous les papiers nécessaires comme le visa ou le billet d’avion lorsque la Police l’a interpellée. Enfin, elle a indiqué la piste de la présumée commanditaire, celle qui avait été interpellée aux 67ha. Depuis ces deux dernières années, Dubai apparaît comme l’Eldorado pour certaines femmes du pays. Conscient de cette fascination de celles-ci pour cette nouvelle « Terre promise », le réseau de trafic d’êtres humains travaille d’arrache- pied pour y trouver une source d’argent facile, et ce, par l’arnaque pure et simple. C’est ce qui s’était produit en août 2019 lorsque les autorités aéroportuaires d’Ivato ont intercepté sept travailleuses malagasy. Comme avec cette récente affaire aux 67ha, les victimes se sont vu également le même genre de promesse, un emploi, alors qu’il n’en a été jamais question, sauf que sur le papier bien sûr. Franck R. 

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Prévention contre le coronavirus - Fermeture des frontières, non, réduction drastique des vols internati...

Une utopie. Ce mot qualifie au mieux la fermeture des frontières prônée par certains face à la recrudescence de la pandémie Covid-19. Cette décision doit prendre en compte plusieurs paramètres, comme l’a expliqué la déclaration, très critiquée, du ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, hier : « Nombreux sont ceux qui réclament la fermeture de nos frontières. C'est une suggestion, une piste d'idées comme une autre que nous allons considérer avec beaucoup d'attention. Mais avant de prendre une quelconque décision, il faut encore analyser toutes les éventuelles conséquences qu'elle pourrait créer. Les grands pays qui ont décidé de fermer leurs frontières pourront relancer très rapidement leur économie après le passage du coronavirus. Pour notre cas, il faut bien réfléchir pour ne pas avoir affaire à d'autres problèmes plus graves, ultérieurement ». Madagascar est une île. De ce fait, le pays reste très dépendant des échanges internationaux. La question sanitaire est primordiale, mais l’économie l’est d’autant plus. 

Personne ne s’imagine l’impact des fermetures des frontières ou si un pays devait se refermer sur lui-même et ce, même pour quelques jours seulement. En effet, elle ne se limite pas au niveau aérien. Le maritime est aussi concerné. Les conséquences risquent alors d’avoir un impact important, dans le sens où nous sommes incapables de produire et de s’autosuffire. La Grande île importe plus qu’elle n’exporte. De ce fait, la satisfaction de la majeure partie de ses besoins que ce soit, alimentaires, vestimentaires ou autres repose grandement sur l’importation. Une fois que la fermeture des frontières sera alors effective, nous devrons faire face à une inflation généralisée sur tous les produits. Les vendeurs, grossistes et autres feront notamment des rétentions de stock, vu qu’aucun produit ne pourra plus entrer sur le territoire. De peur de ne pas avoir assez de provisions, tout le monde surconsommera les produits, menant ainsi à une pénurie générale. Une pénurie qui pourrait amener les consommateurs à se battre, même s’entretuer,  pour une simple bouteille d’huile ou un kilo de riz.

D’un autre côté, la fermeture des frontières empêchera bien évidemment le Covid-19 d’entrer, mais aussi tous les médicaments servant pour le traitement des millions de malades à Madagascar. Ce qui fait que le nombre de morts causés par la pénurie de médicaments sera d’autant plus important que les morts spéculatives si la pandémie venait à entrer sur notre territoire. Cette décision prise sur un coup de tête révèle alors certes un avantage, la non-propagation du coronavirus dans la Grande île, mais les inconvénients sont bien trop importants.  

Les Etats-Unis, l’une des premières puissances économiques mondiales, n’ont pas fermé leurs frontières. Le Président Donald Trump s’est juste contenté de suspendre les vols en direction et en provenance de l’Europe, à l’exception de la Grande Bretagne. Alors comment Madagascar pourrait se le permettre, étant donné sa position ? 

Il est vrai que les mesures prises par l’Etat sont loin de suffire pour prévenir de la pandémie. Au lieu de fermer les frontières, le ministère pourrait alors envisager de réduire de manière drastique les vols internationaux, plus particulièrement  ceux en provenance des principaux pays touchés par le coronavirus comme la France ou l’Italie. Au lieu de trois à quatre vols par semaine par exemple, ces vols pourraient se réduire à un seul. Et à l’arrivée dans le pays, tous les voyageurs seraient tous placés en quarantaine sans exception. Et pour les pays transitaires comme l’Afrique du Sud ou Maurice, les voyageurs devraient avoir séjourné au moins quinze jours dans ces pays avant de pouvoir entrer à Madagascar. Sinon, les compagnies aériennes prendront en charge leur retour vers leur pays d’origine, étant donné qu’ils n’auront pas le droit d’entrer sur le territoire malagasy. 

A ce jour, le nombre de morts de la pandémie a atteint les 4 718 dans près de 110 pays et territoires. Les cas confirmés recensés ont dépassé les 127 000. En tout cas, près de 68 000 personnes sont déjà rétablies. De ce fait, il ne faut pas se laisser facilement prendre par la panique et réfléchir consciencieusement avant de prendre une décision. 

Rova Randria 

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Météo - Un cyclone pointe à l’horizon

« Herold » prochain nom du système qui atteindra les critères de baptême. Un risque de cyclogenèse est prévu à l’Est de Cap Masoala plus précisément  vers la fin de la semaine La probabilité de voir évoluer la zone suspecte en une tempête tropicale est supérieure à 90% à partir de Dimanche. Cette information publiée par cycloneoi, blog spécialisé sur les cyclones tropicaux dans la journée d’hier a été confirmée par Météo Madagascar dans un communiqué  spécial. Les études météorologiques effectuées par les prévisionnistes d’Ampandrianomby  annoncent une poursuite progressive de l’intensification de la zone perturbée pour les prochaines 48 heures. « La zone suspecte suivie depuis plus d’une semaine a connu une amélioration de configuration durant les dernières 24 heures. Des amas nuageux se sont développés autour de son centre avec une consolidation de la circulation en basse couche. La pression au centre reste pour le moment estimée à 1004 Hpa. Le vent le plus fort est de l’ordre de 46 Km/h assez loin du centre » précise la Direction Générale de la Météorologie (DGM)Pour toutes raison, souligne-t-elle, le stade de Tempête Tropicale pourrait être atteint vers samedi ou dimanche prochain. En termes de trajectoire, le scénario probable retenu ce jour (Ndlr : hier) dirigera le système vers les îles sœurs (Maurice/Rodrigues), ce qui laissera Madagascar à l’abri de danger potentiel. Toutefois, des convergences améliorées pourront déclencher des orages sur Analanjirofo et SAVA en liaison avec le système. « Le temps à Madagascar devrait ainsi rester de type classique mixte hivernal et estival suite à la persistance des alizés. Le risque de formation d’une Tempête Tropicale à l’Est de Madagascar est revu en hausse de modérée à fort à partir de demain. Une situation est désormais placée sous surveillance » rajoute météo Madagascar. « Les habitants de l'ensemble des Mascareignes et dans une moindre mesure de l'Est de Madagascar  notamment entre la péninsule de Masoala et Tamatave devront se renseigner régulièrement de l'évolution de la situation ces prochains jours » avance cycloneoi pour sa part. Toujours selon la DGM, les conditions environnementales semblent s’améliorer lentement par humidification de la moyenne troposphère, baisse du cisaillement de vent et une diffluence soutenue en altitude. Le contenu énergétique de l’océan est correct (29°C). Recueillis par KR.

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Kraoma - Le salaire des personnels payé

Une bataille gagnée. Les trois mois de salaire des personnels de Kraomita malagasy (KRAOMA) sont positionnés dans leur compte bancaire hier, selon une source officieuse. En effet, les salariés auprès de cette société ont entamé une grève durant les deux derniers jours pour cette cause. Ils ont cessé leur activité et se sont rassemblés à Ampefiloha. Les syndicats ont alors donné 48 heures aux responsables pour verser leurs arriérés. Face à la situation, les membres du syndicat ont rencontré ceux de la direction. La discussion a ainsi apporté ses fruits puisque leur revendication est acceptée. Outre le paiement des salaires, ces personnels ont également insisté sur la mise en place d’une cellule de crise au sein de l’établissement.

En effet, les travailleurs ont triplé leur production en 2018. Mais malgré leurs efforts, la société accuse encore une dette de 101 milliards d’ariary et une perte de 52 milliards d’ariary. « Nous insistons sur la surveillance de l’administration pour que cette situation ne se reproduise plus. On prône la transparence d’où la raison d’être de la cellule » souligne Ratovonjanahary Lala, secrétaire général de l’intersyndicat de Kraoma, mercredi dernier à Ampefiloha. Pour rappel, les autorités élaborent en ce moment un plan de redressement de la société vu que l’actionnaire majoritaire russe Ferrum Mining a déjà quitté Brieville.  

Solange Heriniaina

 

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Assemblée nationale - Les ordonnances présidentielles adoptées en deuxième lecture

Principe de navette parlementaire oblige, les 6 ordonnances prises par le Président de la République contenues dans le projet de loi n°001/2020 et le projet de loi n°002/2020 ont de nouveau atterri à l’Assemblée nationale. Suite au rejet par le Sénat de ces deux projets de loi, des travaux de commission ont eu lieu hier dans la matinée au niveau de l’Assemblée nationale. Dans le milieu de l’après-midi, les ordonnances ont été examinées et adoptées en séance plénière par 82 députés de l’IRD et les députés indépendants du Groupe parlementaire républicain. Les députés du TIM se sont visiblement abstenus de voter.  Aucun amendement n’a été apporté par les députés. Saluant le vote à main levée, le ministre de l’Aménagement du territoire et des Travaux publics, représentant l’Exécutif,  Hajo Andrianainarivelo a évoqué des députés fidèles à leurs principes et qui ont tenu parole. Pour rappel, le projet de loi n°001/2020 du 26/02/2020 autorise la ratification des ordonnances 2019-002 du 15 mai 2019 portant loi organique modifiant et complétant certaines dispositions de la loi organique n°2018-008 du 11 mai 2018 relative au régime général des élections et des référendums, 2019-006 du 28 mai 2019 portant loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique 2015-007 du 3 mars 2015 fixant les règles relatives au fonctionnement du Sénat ainsi qu’aux modalités d’élection et de désignation des sénateurs de Madagascar, et 2019-009 du 22 juillet 2019 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi modifiée 99-022 du 19 août 1999 portant code minier. Le projet de loi n°002/2020 du 26/02/2020 autorise la ratification des ordonnances 2019-001 du 10 mai 2019 relative au patrimoine routier, 2019-007 du 06 juin 2019 relative à l’ordre national et 2019-015 du 15 juillet 2019 relative au recouvrement des avoirs illicites. Les deux textes seront de nouveau transmis au Sénat. Les textes vont faire l’objet d’une nouvelle lecture au Sénat qui devrait se conclure, sauf grande surprise, par leur rejet. Une commission mixte paritaire devra alors être mise en place. En cas de désaccord entre les deux Chambres, c’est l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot. En tout cas, la corde est raide entre l’Exécutif/l’Assemblée nationale d’un côté et le Sénat de l’autre. Au cours d’une conférence de presse organisée hier à Tsimbazaza, les députés majoritaires à l’Assemblée nationale ont dénoncé le « blocage » du Sénat, consécutif à une « rancune » politique des sénateurs majoritaires envers le Président de la République qui avait annoncé son intention de dissoudre le Sénat.  Parlant notamment de tentative de déstabilisation, les élus du Groupe des parlementaires républicains et du Groupe parlementaire Isika rehetra miaraka amin’ny Prezida Andry Rajoelina affirment que la ratification des ordonnances ne devait être qu’une simple régularisation et que les débats de fond devraient donc être exclus durant les examens de ces textes. La ratification est nécessaire étant donné le maintien en vigueur des ordonnances. Elle doit préserver la continuité de l’Etat et la sécurité juridique, avait précisé la HCC dans sa décision relative à la demande aux fins de caducité des ordonnances prises par le Président de la République. Pour les députés conférenciers, le blocage de l’adoption de ces textes est assimilable à un blocage de l’application d’une loi en vigueur. La Rédaction

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De destitution à démission - Thierry Rakotonarivo rend son tablier

Le vice-prйsident de la Commission йlectorale nationale indйpendante Thierry Rakotonarivo a dйmissionnй hier de son poste. Une dйmission acceptйe par le bureau permanent de la commission. La CENI a saisi la Haute Cour constitutionnelle pour constater la vacance de poste afin d’entamer la prochaine dйmarche pour son remplacement.« Le 11 mars, monsieur Thierry Rakotonarivo a déposé sa démission auprès de monsieur le président de la CENI, qui a été constatée le même jour par le bureau permanent par une délibération ». C’est ce qu’a lu hier le président de la CENI Hery Rakotomanana lors d’un point de presse à Alarobia en présence des membres de cette commission. C’est donc la version officielle concernant cette affaire qui dure depuis quelques semaines. Le vice-président de la CENI a donc fini par démissionner de ladite commission.Et dans le même communiqué lu par le président de la CENI, il a été écrit en premier lieu que « Cette procédure de destitution a été décidée de manière concertée avec monsieur Thierry Rakotonarivo, avec une prise de conscience commune, que c'est la seule démarche qui puisse ramener le calme au pays ». Il s’agit bel et bien de la requête en destitution du bureau permanent de la CENI à l’encontre de son vice-président et qui a fait polémique, en date du 5 mars 2020. Mais que s’est-il passé au sein de cette commission entre le 5 mars, date de dépôt de la requête en destitution par le bureau permanent, et le 11 mars 2020, date de dépôt de la démission de Thierry Rakotonarivo ? Que s’est-il réellement passé durant ces 6 jours ? Mais aucune explication n’a été apportée par la CENI hier, le président de cette commission s’est juste contenté de lire le communiqué, en ne répondant pas aux questions des journalistes. Le motif avancé est de ne pas aggraver la situation et d’apaiser les tensions qui existent aujourd’hui.En tout cas, la CENI a saisi hier la HCC pour faire constater la vacance de poste en son sein. « Si Ia HCC va répondre favorable à cette requête de constatation de vacance de poste, nous allons saisir l'Assemblée nationale pour entamer les formalités de remplacement du concerné », poursuit la CENI. Le remplacement de Thierry Rakotonarivo est donc lancé. Le vrai motif de cette « destitution » est « d'avoir livré des informations non recoupées, qui n'ont pas eu I ‘aval du bureau permanent de la CENI, mais qui ont apporté des troubles au pays », révèle le président de la CENI.La commission a expliqué que cette anomalie ne date pas de la présente CENI mais avait toujours existé dans le fichier électoral depuis la refonte de 2013. Elle a avancé à titre d’exemple que 94,09 % des CIN avec numéros à doublon étaient délivrées avant 2018. Affirmant qu’elle a toujours joué la transparence, la CENI explique que cette situation a été révélée pour la première fois lors de I'audit de l'OlF en septembre 2018, puis lors de son rapport annuel de 2018 et celui de 2019. - Enfin, cette information est encore sortie lors de I'atelier-bilan du SACEM qui s'est déroulé le mois de janvier dernier. Le sort de Thierry Rakotonarivo est donc scellé. La constatation de la vacance de poste par la Cour d’Ambohidahy déclenchera la procédure de remplacement. Thierry Rakotonarivo est en effet le représentant de l’Assemblée nationale au sein de cette commission.

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Ambohimanambola : Rongony an-jatony kilao saron’ny mpitandro filaminana

Avy any amin’iny distrikan’Ambovombe any ireto zava-mahadomelina nafatratra tao anaty gony miisa 36 ireto, ary notaterina tsikelikely teto an-drenivohitra. Lehilahy iray manodidina ny 40 taona no tompon’ireto « entana » ireto ary nosamborina avy hatrany.

Ny talata lasa teo, rehefa nahazo angom-baovao ireo pôlisy avy eo anivon’ny sampana miady amin’ny zavamahadomelina (stup) etsy Anosy fa misy olona manangona sy mitahiry rongony eny amin’iny faritra Amoronakona, Ambohimanambola iny dia nidina avy hatrany teny an-toerana. Lehilahy iray no tratra tao ary entana mifatratra amin’ny gony maromaro no hita tao an-tranony. Gony izay marihana fa samy mamofona rongony avokoa. Rehefa nanontaniana ny mahakasika ireto gony ireto ity farany dia nilaza mazava tamin’ireo mpitandro filaminana fa tena rongony tokoa no ao anatin’izy ireo. Nentina nogiazana avy hatrany ireto zava-mahadomelina ary nosamborina teo no ho eo kosa ingahirainy. Nahatratra hatrany amin’ny 560 kilao tany ho any ny lanjan’ireto gony ireto ary rongony tsy nisy fangarony ny tao anatiny.

Tamin’ny fanadihadiana azy, hoy ny fampitam-baovao avy amin’ny pôlisim-pirenena no nahafantarana fa « novidiany tamin’olona maromaro tao Ambondro Ambovombe ireto rongony ireto ary notateriny tsikelikey nakaty Antananarivo. 5000 ar no nividianany ny tapa-gony tany Ambondro ary efa nisy 2 volana no nahatongvan’ireo rongony ireo tao an-tranony ka efa eo am-pitadiavana mpividy izy no izao tratra izao ».

Fa ankoatra izay dia rongony nafatratra tao anaty barika miisa roa ihany koa no saron’ny zandarimariam-pirenena tany Ambositra, tao Belohataona, kaominina Ambohijanaka tamin’ny andron’ny alarobia io hatrany. Angom-baovao ihany koa no voarain’ireo zandary ny amin’ny fisiana fiara tsy mataho-dalana iray mitondra rongony anaty barika roa, izay nikasa ny hiakatra aty an-drenivohitra.  Napetraka avy hatrany ny sakana ka sarona teo amin’io toerana voalaza etsy ambony io ny olona roa, vehivavy sy lehilahy tao anatin’ilay fiara. Ankevitry ny efa rain-dahiny amin’ny trafikana rongony ireto olona ireto satria dia nataon’izy ireo tsara afina tao anatin’ireo barika tokoa izany zava-mahadomelina izany. Ary nentin’izy ireo tsy tamin-kahiahy taoriana fiara tsy mataho-dalana « pick up » iray. Raha jerena ety ivelany tokoa mantsy dia tsy misy ahafantarana hoe rongony ny ao anatin’ireo barika ireo fa toy ny solika na menaka entina tsotra ireny. Mitotaly eo amin’ny 140 kilao eo ho eo ny lanjan’ireo zava-mahadomelina  rehefa nogiazana. Izy roa ireto kosa dia notazomina natao andrimaso any amin’ny biraon’ny zandary any an-toerana.

m.L

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Organisation mondiale de la santé : Mialy Rajoelina nommée marraine de la vaccination

Hier 11 mars 2020 fut un grand jour pour Mialy Razakandisa Rajoelina, Première dame et présidente de l’Association Fitia, puisqu’elle a été désignée par l’Organisation mondiale de la santé marraine de la vaccination. La remise de son certificat s’est tenue au Novotel Ivandry, en présence du ministre de la Santé publique, des chefs d’agences du système des Nations unies et de diverses personnalités.  

La désignation de la présidente de l’association Fitia en tant que marraine de la vaccination n’a rien d’étonnant au vu de tous les efforts qu’elle déploie pour que tous les enfants malgaches se fassent vacciner, depuis qu’elle est à la tête de l’association. D’ailleurs, son discours lors de la cérémonie d’hier n’a pu cacher son fort engagement pour cette cause, sans doute en tant que mère sensible à la santé de ses enfants. « C’est avec beaucoup d’émotions que je me tiens devant vous en ce jour qui marque la reconnaissance d’un engagement ferme et pérenne en faveur de tous les enfants malgaches », a-t-elle déclaré au début de son discours, avant de témoigner toute sa gratitude envers le Professeur Charlotte Faty Ndiaye, représentante de l’OMS. Elle a ensuite enchaîné son allocution en déclarant : « Je me sens particulièrement honorée de recevoir ce certificat qui symbolise non seulement les actions déjà menées et à poursuivre, mais surtout l’espoir de tout un pays à travers la santé de ses générations futures ». Ainsi, cette nomination ne peut que pousser davantage la Première dame dans la poursuite de ses actions, à savoir atteindre l’objectif d’une couverture vaccinale de 90% en focalisant les actions sur la revitalisation des vaccins de routine. 

Une mission commune. Elle a également saisi cette occasion pour remercier mais surtout pour encourager tous les partenaires de l’association Fitia à poursuivre cette lutte qui lui tient tant à cœur. En effet, l’association Fitia à elle seule ne peut garantir la réussite d’une telle mission à Madagascar. C’est pour cela qu’elle collabore depuis toujours avec divers partenaires, pour ne citer que l’Organisation mondiale de la santé, le ministère de la Santé publique ou encore les nombreux professionnels de santé présents dans le pays. Il s’agit donc d’une lutte commune pour le bien de l’ensemble des enfants malgaches. « Les enfants ont droit à une bonne santé. Donnons-leur ce droit ! Et dans ce même ordre d’idées, la vaccination est un droit précieux. Elle permet de protéger les enfants contre des maladies évitables dès leur naissance. Nous l’avons entendu. Des efforts ont déjà été déployés pour améliorer la couverture de vaccination. Toutefois, ce combat est loin d’être gagné d’avance. Bon nombre de freins jalonnent en effet nos routes. Plusieurs facteurs entravant la croissance de la couverture vaccinale de routine ont pu être identifiés et demeurent toujours d’actualité », a fait savoir Mialy Rajoelina avant d’appeler tout un chacun à contribuer. « Permettez-moi de faire appel à votre humanité bienveillante, à votre amour inconditionnel pour chaque petit enfant de notre pays. Informez-vous, prônez la vaccination de routine autour de vous, parlez-en, discutez-en, bannissez les rumeurs infécondes et infanticides et entraidons-nous tous ensemble à faire de la santé de nos enfants une réalité de demain. C’est un acte patriotique dont nous sommes tous les héros ». Elle a ensuite conclu son discours avec une expression qui est devenue la sienne : « Vive les enfants malgaches ! ».

Anja RANDRIAMAHEFA

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Musique du monde : Seheno en lice à “l’International Songwriting Competition”

La chanteuse Seheno possède des atouts pour remporter “l’International Songwriting Competition”.

La présence des artistes malgaches, basés à l’étranger ou depuis le territoire national, dans les différents concours de musique internationaux n’étonne plus. Ainsi, Seheno Andriamahatana, dit Seheno pour la scène, a été nominée à “l’International Songwriting Competition” pour la catégorie « world music » 2019. Sa chanson « Hazo kely » lui a ouvert les portes de ce prestigieux concours rassemblant les révélations du monde entier, mais surtout des Etats-Unis. Apparemment, il rassemble plutôt les pays anglophones et hispaniques.

« Les résultats seront connus d’ici au mois d’ avril ou au début du mois de mai », fait savoir la chanteuse. “L’International Songwriting Competition” ne se cache pas de ses objectifs. Le concours met tout de suite en avant le prix en dizaines de milliers de dollars que remportera le gagnant ou la gagnante. Cependant, au-delà de cela, il tente aussi d’apporter, le temps de la compétition, un esprit hautement professionnel dans lequel les participants et participantes vont baigner. Un jury prestigieux, des lauréats reconnus comme Passenger, Omar Sosa… tout cela fait que Seheno se trouve à un pas d’une grande consécration.

Peu connue à Madagascar, elle est pourtant issue d’une famille où la musique a renforcé le noyau. Seheno a été bercé par les chants et les mélodies de ses oncles de “Ny Railovy”. Dans sa biographie, sa musique est décrite comme un « croisement de l’Afrique et de l’océan Indien et un attachement au non-conformisme et à la diversité ». Elle va donc s’aligner avec des artistes venus d’Italie, d’Egypte… D’autres catégories sont aussi également en jeu comme le country, le folk, le r’n’b/hip-hop, le jazz, la musique latine… En tout, 23 catégories sortiront donc 23 lauréats ou lauréates qui bénéficieront aussi d’une campagne promotionnelle.

Maminirina Rado

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Filière laitière : Des journées fourrage organisées dans deux régions

Une plantation des espèces fourragères a été effectuée lors de ces journées fourrage.

Le MDB lance chaque année la campagne de sensibilisation sur les cultures fourragères afin de booster la filière à Madagascar. 

Dans le cadre de la sensibilisation de toutes les parties prenantes dans la filière laitière – notamment les éleveurs – sur l’amélioration de l’alimentation des vaches laitières, le Malagasy Dairy Board (MDB) a organisé deux journées fourrage, en partenariat avec Socodefi/Casef, dans deux régions. Il s’agit d’Analamanga et d’Itasy qui sont des régions à forte potentialité en matière de production de lait. L’objectif consiste à améliorer la productivité laitière par le biais de la promotion des cultures fourragères tout en préservant l’environnement naturel. Le développement de la synergie et du partenariat entre les différents intervenants pour l’appui aux producteurs laitiers n’est pas en reste.

Espèces fourragères. S’agissant des journées fourragères organisées dans la région Itasy, l’évènement s’est tenu dans l’enceinte de l’université de Soavinandriana tandis que pour celles de la région Analamanga, cela a été organisé dans la commune d’Amparihivato Fihaonana Ankazobe. Ces zones cibles sont d’ailleurs très adaptées à la production fourragère. En plus, il y a une possibilité d’extension de l’exploitation grâce à l’existence de vastes plaines cultivables et accessibles pour la diffusion d’éclats de souche et le transport des produits. A cette occasion, l’équipe de MDB, accompagnée par tous les participants, a procédé à la plantation de plusieurs espèces fourragères sur une surface totale de 25 ares. Des fiches techniques de culture fourragère par espèce, des semences et éclats de souche fourragers ainsi que des engrais ont été en même temps distribués aux éleveurs locaux. Il s’agit notamment des semences de radis fourragers, de brachariamulato, des éclats de souche de Kizozi et de Relaza ainsi que des boutures de pennisetum géant suivant la technique Juncao de Chine.

10% de son poids. Par ailleurs, des stands d’expositions des plantes et des semences fourragères ont été érigés dans le cadre de ces journées fourrage organisées dans les régions Analamanga et Itasy. Le thème a été axé sur « Du bon fourrage, du bon lait suffisant assurant l’autosuffisance alimentaire ». Force est de reconnaître que les fourrages de bonne qualité et suffisants garantissent non seulement une bonne alimentation pour les vaches mais  permettent également d’avoir une meilleure santé animale et une bonne reproduction. Une vache doit en fait consommer journalièrement du fourrage équivalent à 10% de son poids. A titre d’illustration, si elle pèse 500 kg, elle doit consommer en moyenne 50kg/jour de fourrage.

Faible productivité. Cependant, bien que Madagascar ait connu l’élevage laitier depuis l’époque pré-coloniale, la productivité de la vache est encore très faible, atteignant actuellement 2 600 l/vache/an contre 4000 l/vache/an au Kenya. L’insuffisance d’alimentation, surtout de fourrage, en est la principale cause. En outre, pendant la saison sèche, la disponibilité du fourrage est très faible. De juin à novembre, l’éleveur ne peut satisfaire que 34% à 57% du besoin en fourrage de sa ferme. C’est pourquoi MDB lance chaque année la campagne de sensibilisation sur la culture fourragère afin de booster la filière lait à Madagascar.

Navalona R.

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Football – CAN 2021- Barea : Les dates des rencontres face à la Côte d’Ivoire maintenues

Pas de changement. « La Confédération Africaine de Football informe les associations nationales et toute la communauté du football africain, qu’elle suit de très près l’évolution du Coronavirus (COVID-19) à travers le monde et en particulier sur notre continent. Sur la base des rapports quotidiens de l’OMS, aucun pays africain jusqu’à ce jour, n’a été déclaré à haut risque. Par Conséquent, La CAF décide de maintenir la programmation de toutes ses compétitions. La CAF est également informée des mesures de restrictions prises par des autorités de certains pays membres avec lesquels elle est en contact pour trouver des solutions au cas par cas, pouvant aller jusqu’à l’organisation de matches à huis clos » tel est la teneur du communiqué de la CAF. Moins de 24 heures après la publication de la note circulaire du ministère de la Jeunesse et des Sports quant à la suspension des rencontres internationales sur le sol malgache, voilà l’instance dirigeante du football a tranché. A deux semaines de cette double confrontation face à la Côte d’Ivoire les 27 mars à Abidjan et 31 mars à Toamasina, les Barea de Madagascar sont fixés. Pour le CHAN Cameroun 2020, la compétition est maintenue aux dates prévues du 4 au 25 avril 2020, une visite d’inspection de la commission médicale de la CAF est prévue les 14 et 15 mars 2020 au Cameroun. Cette mission a pour objectif d’évaluer l’ensemble des mesures préventives prises par le comité local d’organisation.

T.H

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Coronavirus : Un coéquipier de Hery Bastien testé positif

Panique à bord. Un joueur de Linfield FC dans lequel évolue Hery Bastien, la nouvelle recrue pour le prochain regroupement des Barea, a été testé positif au coronavirus. Le président du club irlandais, Roy McGiven, a déclaré officiellement cette mauvaise nouvelle, mardi dernier, sur la chaîne BBC Sport. Selon les informations, ce membre de l’équipe de Linfield, sans pour autant dévoiler son identité, était en contact avec un joueur du club de football junior de Portadown, le Hanover FC, qui a été lui aussi testé positif au virus. « Il avait choisi de s’isoler après avoir été en contact avec quelqu’un qui avait le virus. Plus tard, le joueur avait également contracté le virus. La priorité est désormais de veiller au bien-être de nos joueurs et de notre personnel. Les questions relatives au football seront traitées en temps opportun », a-t-il annoncé. De ce fait, le club a décidé d’arrêter toutes ses activités habituelles pendant 72 heures. Il a aussi fermé dans l’immédiat son centre d’entraînement. D’ailleurs, le match opposant l’équipe à Carrick Rangers, prévu pour hier, soir a été reporté. La situation va devenir encore plus inquiétante au sein de l’équipe nationale. Hery Bastien sera-t-il présent pour ce match contre les Ivoiriens, ainsi que les autres joueurs des Barea en Europe, même si cette rencontre se déroulera à huis clos? Attendre et voir.

Manjato Razafy

Après la déclaration du président de son club, Hery Bastien est incertain en vue de la double confrontation opposant les Barea aux Éléphants.
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Disparu depuis 2014 : Le corps d’Owen Alek retrouvé après six ans de recherche

Enfin, le voile est levé sur l’histoire de disparition d’Owen Alek, un ressortissant indien déclaré avoir été enlevé à Toamasina en 2014. Celui-ci est porté disparu et aucune nouvelle n’a filtré à son sujet malgré les efforts déployés par les forces de l’ordre appuyées par les membres de sa famille pour le retrouver. Des mauvaises langues sont même allées jusqu’à insinuer que cette disparition est simulée par ladite victime pour se débarrasser de sa famille à cause d’une affaire personnelle. D’autres ont supposé qu’Owen Alek est déjà parti à l’étranger pour cette prétendue raison. Mais la réalité qui vient d’être découverte par les enquêteurs sur cette affaire a démenti toutes ces supputations.

Hier vers 14 heures, le corps d’Alek Owen a été retrouvé dans la cour de son chauffeur de camion à Mangarivotra, EPP Zoto, plus exactement dans la parcelle 21/ 34. Ses ossements ont été découverts enterrés sous la clôture de cette propriété. Des éléments de la brigade criminelle de la Police nationale à Anosy sont parvenus à ce résultat grâce aux informations fournies par la famille de ce chauffeur qui était, évidemment, de mèche avec les ravisseurs de son patron. Le médecin légiste a confirmé  que ce sont bel et bien les restes  d’Owen, d’autant plus que des effets vestimentaires de la victime ont été retrouvés dans la fosse où le corps a été enterré. Après recoupement, l’hypothèse d’un enlèvement suivi d’un meurtre tiendrait, jusqu’à présent, debout. Mais il reste aux enquêteurs de chercher les auteurs et découvrir le mobile de l’acte. Il est à rappeler qu’Alek Owen a été enlevé chez lui à Ambohijafy, le 24 juin 2014. Des suspects ont été arrêtés et jugés à cette époque. Mais, sept d’entre eux ont été libérés par la Justice. Reconnus coupables, deux ont été condamnés à deux ans d’emprisonnement assortis d’une amende de 720 000 ariary. Mais cela n’a pas empêché les proches de la victime de poursuivre les recherches de leur parent, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Ils sont allés jusqu’à promettre des récompenses jusqu’à hauteur de 200 millions d’ariary aux personnes qui disposeraient d’informations pouvant les aider. Malheureusement, cela n’a abouti à rien. Mais la vérité a éclaté hier. Les ossements d’Alek Owen ont été emmenés à la Mosquée de la communauté Khodja à Soavita Toamasina. La famille éplorée a pu enterrer le sien selon les rituels de son clan.

T.M./Malala Didier

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Omnisports : 4 Heures Honda et les sommets continentaux de tennis de table reportés

Prévue ce week-end, la 21e édition des 4 Heures Honda a été reportée sine die par les organisateurs. Cette décision a été prise à l’issue d’une rencontre entre les responsables du MJS, hier matin, et d’une circulaire du ministère de la Jeunesse et des sports à cet effet. Les sommets continentaux de tennis de table et le pro tour WJC sont également reportés. La fédération malgache de tennis de table a, à ce sujet, envoyé une lettre à la confédération africaine.

T.H

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Catastrophes naturelles : Les cinq cyclones qui ont dévasté Madagascar ces dix dernières années

La Grande île est actuellement en pleine saison estivale, une période durant laquelle les tendances sont tributaires des précipitations et des températures, et lors de laquelle le pays risque d’être frappé par des cyclones. Les prévisions de la saison cyclonique 2019-2020 font d’ailleurs savoir que deux à quatre perturbations pourraient concerner Madagascar et une à deux d’entre elles pourraient y toucher terre. La situation géographique de la Grande île explique de telles prévisions. Situé dans l’Océan indien, une partie du monde considérée comme étant un terrain de jeu des cyclones dans l’hémisphère sud, Madagascar, de par son état insulaire, risque chaque année d’être frappé par les cyclones. Si les prévisions avertissent sur ce qu’il faut faire pour éviter le pire, les récentes précipitations qui ont touché le pays renvoient en arrière et refont penser aux marques indélébiles laissées par des puissants cyclones ces dix dernières années.

En bonus, Gafilo portait bien son nom

Classé au 7ème rang du système tropical et troisième cyclone de la saison 2003-2004, Gafilo marqua les esprits et renvoya la pensée des Malgaches vingt ans auparavant après le passage du très puissant cyclone Géralda. En digne petit frère, Gafilo avait à peu près la même puissance que son aîné et faisait des ravages importants dans la Grande île. Sa particularité résidait dans le temps qu’il a passé dans le bassin sud-ouest de l’Océan indien, soit un peu moins de vingt jours à faire le malheur de Madagascar et de ses îles voisines avec des vents de plus de 330 km/h. Un bilan humain lourd a été laissé par le système. Plus de 230 personnes ont perdu la vie et les coûts estimatifs des dégâts engendrés à Madagascar s’élèveraient à 240 millions d’euros.

Le Sud dévasté par Haruna

Montée des eaux à Toliara causée par Haruna

Avec des vents de 150 et 200 km/h, Haruna a touché terre dans le Sud-Ouest de la Grande île le 22 février 2013. Premier cyclone de la saison, ce système a frappé de plein fouet cette partie du pays avec des vents violents accompagnés de fortes précipitations. Ayant traversé le pays et touchant particulièrement les districts de Morombe, Toliara I et II, Sakaraha et Betioky, Haruna a provoqué d’importants dégâts matériels, pour ne citer que la destruction de milliers de cases, de nombreuses infrastructures comme des écoles, des bureaux administratifs, des infrastructures routières…La rupture d’une digue à Toliara a également été l’un des faits les plus marquants suite au passage de ce cyclone. Plusieurs quartiers de la ville qui ne dort jamais ont été sous les eaux. Les autorités locales ont décidé de procéder à une évacuation de masse de la population.

Le bilan humain, quant à lui, était également considérable. Rien que pour le Sud de Madagascar, les chiffres publiés par le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) faisaient état de 26 morts, 16 disparus, 127 blessés et plus de 40 154 sans-abri.

Enawo le terrible

Des sinistrés d’Antananarivo suite au passage d’Enawo

Formé dans l’Océan indien, le cyclone Enawo a frappé le 7 mars à la mi-journée les côtes nord-est de Madagascar, dans la région d’Antalaha, accompagné de pluies diluviennes et de vents soufflant en rafales jusqu’à 290 km/h. Classé cyclone de catégorie 4, il a pénétré les côtes de la partie nord-est de Madagascar du côté d’Antalaha. Le dernier bilan communiqué par le BNGRC fait état de 81 morts, 18 disparus, 250 blessés et 424 801 sinistrés. La région d’Atsinanana est la plus touchée avec 34 décès. 16 régions ont été concernées par ce cyclone tropical intense et seulement 6 n’enregistrent pas de pertes en vies humaines. En termes de sinistrés et de dommage sur les infrastructures, c’est la région Sava qui a été la plus lourdement impactée avec 236 456 sinistrés, 335 écoles endommagées et 17 formations sanitaires touchées. Le dernier cyclone à avoir durement frappé le nord-est de Madagascar est Indiala en mars 2007.

Enawo a provoqué de fortes précipitations sur son trajet, traversant la Grande île du nord au sud. Du côté de la capitale malgache, les rivières en crue ont provoqué des inondations importantes. Les champs de rizières ont été durement touchés; ce qui laisse craindre des risques de pénurie en riz. Comme toujours, après de forts épisodes pluvieux, les risques de glissement de terrain augmentent sur les hauteurs d’Antananarivo. C’est encore le cas sur la colline de Manjakamiadana ou plusieurs habitations risquent de s’effondrer ou d’être victimes d’éboulement plus d’une semaine après Enawo. Par mesure de précaution, les habitants concernés par ce risque ont été évacués de leurs logements.

Quand Ava faisait…..sa diva

Le bilan du cyclone Ava à Madagascar s’élève à 51 morts. Le cyclone Ava a traversé l’île de l’Océan indien les 5 et 6 janvier, frappant sa côte orientale avec des vents atteignant 190 km/h.

Ce système a fait 22 disparus et forcé 54 000 personnes à quitter leurs domiciles. Les vents violents et les pluies diluviennes ont fait déborder de nombreux cours d’eau de l’Est de la Grande île et ont provoqué d’importantes inondations, notamment à Tamatave et dans les bas-quartiers d’Antananarivo.

Eliakim

Une mère déchaînée à Sainte-Marie durant le passage d’Eliakim.

Qualifié de tempête tropicale, Eliakim a atterri le 16 mars 2018 sur la péninsule de Masoala, dans le nord-est du pays, soit deux mois seulement après le passage d’Ava. Ce système est resté stationnaire pendant exactement 6 heures. Les fortes pluies et vents violents qui l’ont accompagné ont sévi dans la partie nord du pays.

Outre la montée des eaux, la destruction des infrastructures routières a également été importante après le passage de la tempête tropicale Eliakim. Des glissements de terrains ont, par exemple, entraîné la coupure de la route nationale numéro 2 reliant Antananarivo et Toamasina. D’autres dégâts comme des routes emportées ou inondées ont également été signalés. Par ailleurs, les régions nord-ouest et Est du pays ont particulièrement été les plus touchées par les pluies torrentielles.

Le dernier bilan fait état de 21 décès, 38 302 sinistrés, 15 308 personnes déplacées, 562 habitations endommagées, 7 596 cases d’habitation inondées et 1 229 maisons détruites.

En 2020, Madagascar continue de panser les plaies laissées par plus d’une quarantaine de cyclones. Les dégâts s’accumulent tout comme les pertes économiques engendrées par chaque passage de cyclone. Les catastrophes naturelles ne sont toutefois pas une fatalité. L’exemple Japonais en est une preuve tangible. Les observateurs de la vie publique avancent l’idée de renforcer le système de « prévention des risques » – dans le vrai sens du terme – au lieu de trop se focaliser sur les réponses post-catastrophes.

Dossier réalisé par José Belalahy

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Socio

Présents. Un navire transportant des dons de riz de la part du gouvernement indien est actuellement à Diégo. Des règles strictes ont été prises par les autorités locales en collaboration avec le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes pour faire face aux risques liés à la pandémie de Coronavirus qui frappe de plein fouet le monde actuellement. « Aucun membre de l’équipage du navire, qui est un navire des forces armées, n’a été autorisé à débarquer. Divers protocoles et mesures ont été pris par les autorités pour éviter l’irréparable. Même les sacs de riz qui sont des dons du gouvernement indien et qui devraient être remis de façon officielle bientôt ont été analysés et vérifiés afin d’éviter d’éventuelles contaminations », a fait savoir une source sur place. De son côté, le ministère en charge de la santé publique a déjà mis à exécution le plan de contingence épidémiologique pour faire face au Coronavirus. Bien que les communications ne suivent pas le rythme, le ministère de la Santé publique, en collaboration avec ses partenaires ainsi que d’autres départements ministériels s’est mobilisé depuis des jours pour initier des mesures d’information, sensibilisation et de prévention dans toutes les régions du pays. Les mesures prises dans le cadre de la réception des dons de riz à Diégo, la mise en quarantaine des personnes venant des pays étrangers ou encore la surveillance des frontières en sont quelques manifestations. Si les mesures sont là, le ministère de tutelle devrait toutefois miser sur sa communication afin d’éviter la psychose et les éventuelles paniques.

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“Lifestyle” : Antsirabe redéfinit sa vie nocturne

Le passage d’Olombelo Ricky au Sanfil en février a réussi à rameuter du monde depuis Antananarivo.

En l’espace de quelques mois, Antsirabe se redécouvre, s’anime et propose de nouvelles offres aux noctambules grâce à des cabarets comme B’art Haingo, La Palette, La Doyenne, AK’eto, Sanfil et sûrement d’autres dans les années à venir. « Il ne s’agit pas d’une tendance. Cela va plutôt s’inscrire dans la continuité. Il suffisait juste qu’il y ait eu un précurseur », soutient Sandra Ranjamalalaniaina, la gérante de “B’art Haingo”.

Et depuis quelques mois, les agendas des sites web spécialisés dans les soirées sur tout le territoire sont conquis par les nuits “antsirabéennes”. Le tâtonnement des débuts commence à laisser l’assurance prendre place chez les organisateurs. Plusieurs pointures de la musique malgache semblent avoir également confiance au potentiel des fêtards et fêtardes de la ville d’Eaux, pour ne citer que les Olombelo Ricky, Kiaka pour ce week end, Rackiky qui veut se refaire une renommée à Antsirabe puisque la sauce ne passerait plus à Antananarivo, Talike Gellé, Jeneraly, Jean Kely et Basth, les “papies” beaux gosses tamataviens de Kaiamba…

Et cela a des répercussions sur toute une chaîne économique. Depuis la mini-explosion événementielle à Antsirabe, quelques cabarets/restaurants n’ont pas hésité à travailler avec des transporteurs officiels. Dès lors, les taxis-brousse voient des vagues de jeunes malgaches rejoindre la Ville d’Eaux à partir du vendredi. Pour Sandra Ranjamalalaniaina, le calcul est simple. « Pour aller et venir à Antsirabe, c’est presque le même coût que de se déplacer à Antananarivo en une nuit. Ensuite, les prix de la consommation sont largement en dessous de ceux pratiqués dans la capitale ».

Autres critères, tous ces nouveaux lieux se trouvent en majorité dans le centre-ville. Si au début, des initiatives ont germé en périphérie, l’éloignement et l’insécurité ont eu raison de celles-ci au bout de quelques mois. Toutefois, ces endroits ont servi de baromètre pour connaître vraiment le terrain. C’était il y a tout au plus cinq ans. Maintenant, Antsirabe a pris l’initiative de se renouveler en tant que destination musicale du week end. Une délocalisation qui amène à penser que le boom festif d’Antsirabe témoigne de la saturation de la capitale, ayant aussi connu ce phénomène d’embellissement des cabarets il y a quelques années.

Maminirina Rado

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Déclaration des Sous-offs : Enquête ouverte

Une enquête a été ouverte au niveau de l’armée pour dénicher les auteurs de la déclaration qui aurait été faite par des sous-officiers de la grande muette. Une déclaration qui a des dessous politiques, selon le chef d’Etat-major général de l’armée malagasy, le Général Rakotonirina Théophile Justin. Le Cemgam estime que « ce sont quelques Officiers supérieurs soutenus par des politiciens et non des Sous-officiers qui sont à l’origine de ce communiqué qui s’apparente comme un tract car celui-ci n’a même pas été signé ». « Des militaires ne feraient pas ce genre de déclaration politique », soutient-il. Afin de démasquer les vrais responsables, la hiérarchie militaire mène actuellement une investigation. En tout cas, ce genre de manipulation a toujours été monnaie courante au niveau de l’armée malagasy. D’où la nécessité de la restructuration qui est actuellement en cours. « Ceci garantira la stabilité au sein de l’armée dans les 30 prochaines années », explique le Cemgam. Le Général de Division Rakotonirina Théophile Justin reconnait toutefois le manque de communication et d’explication auprès des militaires par rapport à cette restructuration. D’où l’existence de quelques incompréhensions actuellement. Pour y remédier, la hiérarchie militaire entend élargir les participants afin d’obtenir un large consensus. Et ce, afin que cette restructuration puisse avoir l’adhésion de tous les militaires pour conserver la cohésion au sein de l’armée.

Davis R

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“Villaggio Afaka” à Toliara : Le salut pour les enfants défavorisés

« Villaggio Afaka » les a sauvés. Ce centre de jour sis dans le quartier de Betania à Toliara leur a permis non seulement d’avoir accès à l’école, puis d’être soutenus jusqu’au niveau universitaire, mais également de s’épanouir à travers des activités qui leur ont évité de tomber dans la délinquance, d’être victimes de violences et, pour les filles en particulier, de tomber enceintes trop jeunes. Ils, ce sont les 237 enfants actuellement pris sous les ailes de ce centre de jour soutenu par l’association italienne Mondobimbi Toscana. Ces enfants bénéficient d’un soutien éducatif et alimentaire, ainsi que d’un soutien familial. Dix-huit autres enfants vulnérables seront reçus prochainement. Âgés de 4 à 18 ans, ces enfants passent la majeure partie de leur journée au centre. Scolarisés sur place, ils participent aussi à d’autres activités éducatives et non moins ludiques. C’est ainsi qu’ils s’initient à l’informatique, à l’art plastique ou au dessin, apprennent la musique, la danse ou l’artisanat, cuisinent et font de la pâtisserie, ou alors s’entraînent au volley-ball.  « Vulnérables, ces enfants sont ici protégés des risques de violence ou d’abandon. Nous les responsabilisons et leur donnons la possibilité d’étudier jusqu’à l’université, mais aussi de s’épanouir à travers les activités que le centre leur propose », explique Dera Mampionona Razafimbolatiana, coordonnateur national de “Villaggio Afaka”.

En activité à Toliara depuis l’année 2000, “Villaggio Afaka” dispose également de structures similaires dans d’autres régions, notamment à Mahanoro, à Fianarantsoa et à Befandriana Nord.  Au total, 880 enfants ont pu être pris en charge jusqu’à présent. Trente-cinq d’entre eux ont accédé aux études supérieures, dont un dans une université marocaine. Trois autres sont aujourd’hui devenus médecins. Quant à ceux encore au centre, leurs résultats scolaires sont encourageants. Ces deux dernières années, des enfants du centre figurent parmi les cinq meilleurs candidats aux examens du CEPE, du BEPC et du baccalauréat.

Hanitra R.

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Fuite de Raoul Rabekoto : Les quatre suspects remis en liberté provisoire

Comme il a été annoncé dans notre  précédente édition, les quatre personnes suspectées d’être complices dans la fuite du président de la Fédération malgache de football et non moins ancien directeur général de la Caisse nationale  de prévoyance sociale (Cnaps) ont été déférées au parquet du tribunal de 1ère instance d’Antananarivo, hier. Les suspects sont, mis à part le présumé cerveau de cette fuite, le pilote et le propriétaire de la vedette rapide que le fugitif a empruntée pour rejoindre Mayotte et le chauffeur de la voiture qui l’a transporté depuis Nosy-Be jusqu’à Ambanja, lieu de son embarquement. Le défèrement d’hier s’est  tenu presque en catimini, et les journalistes n’ont pas eu l’occasion d’y assister. Ces derniers qui, toujours, sont à l’affût de la moindre information sur un grand dossier comme celui-ci.

T.M.

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Sortie d’Ep : Tooln présente son « Dia » : Sortie d’Ep : Tooln présente son « Dia »

Le concert de promotion de « Dia » se tiendra au mois d’avril.

Fort de trois “Extended play”, Tooln sort le premier d’une série de trois tomes. Baptisés  “Dia”, les cinq titres sont disponibles sur “soundcloud”

Un peu de fraîcheur “made in” Tooln dans les bacs. Depuis vendredi, « Dia » est sur “soundcloud” pour le petit bonheur des inconditionnels du groupe. Un “Extended play” (EP) aux mille couleurs du rap du moment. Un style de rap européen qui ne fait certes pas l’unanimité pour les puristes mais qui cadre parfaitement dans l’évolution du mouvement hip hop. Une identité musicale revendiquée à travers des textes sociaux et aux relents politiques. A eux cinq, Thony Rakz, Gaskaria, Sakaÿ, Fleym et Lelouche ramènent les auditeurs dans ce monde à trois sens. Entre le sauvage « dia », le chemin « dia » et la danse « dihy », le projet « Dia » a pris forme.

Loin des chansons d’amour, les thèmes abordés sont aussi éclectiques que les styles des membres du groupe.  Sur Snowden, il  y est surtout question de liberté d’expression. Si le titre fait référence à Edward Snowden, le lanceur d’alerte américain, le groupe ne pense pas divulguer des dossiers classés top secret, mais tout simplement attirer l’attention sur le droit reconnu à un individu de faire connaître le produit de sa propre activité intellectuelle à son entourage. Sur « 4 real », Sakaÿ et ses compères parlent de leur passion de faire une chose dans les règles de l’art, quel que soit le domaine, quelle que soit la motivation. Il est important de le faire « pour de vrai ». Positif, le groupe lance un morceau d’encouragement sur « Meraki », un mot grec sans traduction dans aucune autre langue, il est unique. Il signifie faire avec passion, amour et créativité, y mettre du sien dans son travail. Les rappeurs y versent des leurs avec leur vécu. Sur un passage, Fleym  met les points sur les « i » à l’endroit de ceux qui dénigrent le travail des autres, car pour certains, « faire de la magie dans un studio, ce n’est pas un boulot ». Mais qu’à cela ne tienne, il faut aller plus loin et plus haut. Prendre son courage à deux mains en dépit des aléas et faire de son mieux.

 “Rakoto system”. Dans la même foulée, « Bazary » est le quatrième titre de l’EP. Un morceau qui relate le « rakoto system » ou le « malagasy way of life ». Une métaphore sur l’état de la société actuelle, la vie sous toutes ses coutures. D’après Lowki, le rappeur, dans un bazar, on y trouve de tout. Il y a les bonnes et les mauvaises choses. Et c’est à tout un chacun de savoir faire le tri, y trouver ou y fabriquer son bonheur tout en évitant les pièges. L’idée est tout simplement de savoir tirer son épingle du jeu. Jao qui circule depuis le mois de février sur les réseaux sociaux parle d’un état d’esprit pour le dépassement de soi. « L’idée de ce titre est de stimuler la créativité pour le développement de la culture hip-hop. Par ailleurs, dans le refrain de cette chanson, ils font un clin d’oeil à Shao Boana. « On a grandi avec son rap, on y a trouvé l’inspiration et on a découvert  notre passion grâce à lui, donc pour nous, il est tout à fait normal de lui rendre cet hommage », avance Lowki sans pour autant se cantonner au rap des années 90.

Autodidacte, Tooln livre en brut son ressenti dans ses titres. D’un naturel spontané, ses membres vivent leur passion sans calcul. « Loin des cursus académiques en matière de musique, notre travail s’améliore au fur et à mesure grâce à des recherches personnelles mais aussi à des échanges artistiques sans être protocolaire. Toutefois, nous avons une visée internationale de faire connaître à un public élargi la vie des Malgaches », font-ils savoir. En attendant le concert de promotion, prévu au mois d’avril, le groupe donne aux passionnés le temps de découvrir, de s’imprégner et d’accrocher sur l’EP. Amateurs de hip-hop, soyez à l’affût !

Zo Toniaina

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Elections des chefs de “Fokontany : Des enjeux pour les partis politiques

Les gens vont-ils voter massivement lors des élections des chefs de Fokontany ? (Photo d’archives)

Le chef de district détermine la date des élections des chefs de Fokontany. Cette date n’est pas forcément la même sur toute l’étendue du territoire.

Les élections se suivent mais ne se ressemblent pas. En effet, les élections des chefs de Fokontany devraient en principe avoir lieu d’ici à trois mois. En effet, les textes prévoient que trois mois après la prise de pouvoir des nouveaux maires, les chefs de Fokontany devraient être installés et qu’ils soient élus. Ce serait une occasion pour les partis d’asseoir leurs bases en vue des élections futures, notamment les législatives et la présidentielle. Des enjeux en quelque sorte pour les partis politiques.  

Subdivision administrative. Rappelons que le décret n°2009-890 du 2 juillet 2009 fixe l’organisation, le fonctionnement et les attributions du Fokontany. Ce dernier constitue la subdivision administrative de base de l’Etat au niveau des communes. En son article 5, ce décret stipule que le chef  de Fokontany et son adjoint sont désignés par arrêté du chef de district à l’issue de leurs élections séparées, à la majorité absolue, par les membres du Fokonolona âgés de 18 ans et plus, réunis spécialement à cet effet, en assemblée générale sur convocation du chef de district ». Et dans l’article 6, « le chef de district peut mettre fin à la fonction des membres du comité de Fokontany par voie d’arrêté ». Cet arrêté doit être motivé. En cas de vacance de poste d’un ou des deux membres du comité de Fokontany, pour quelque cause que ce soit, il est procédé au remplacement dans les mêmes conditions que celles prévues à l’article 5». Toujours est-il qu’un circulaire n°2577-MID-SG-DGAT-DAT du 20 septembre 2016 a fait mention de l’organisation des élections des chefs de Fokontany. Le chef de district détermine la date des élections des chefs de Fokontany. Une date qui n’est pas forcément la même sur toute l’étendue du territoire. Notons que la convocation comportant l’ordre du jour de l’assemblée générale est publiée au moins cinq jours francs avant la date de la réunion et affichée au bureau du Fokontany ainsi qu’en tous lieux sis dans le Fokontany concerné.

Dominique R.

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Itaosy : Mpianadahy mpanendaka, ny lehilahy midaroka, ny vehivavy misintona ny entana

Efa malaza ratsy eny amin’iny faritra Itaosy sy ny manodidina iny ireto mpianadahy mpanendaka ireto ary efa maro ireo olona nataon’izy ireo lasibatra. Ny talata lasa teo dia voasambotry ny pôlisy avy ao amin’ny kaomisarian’Itaosy izy ireo, taorian’ny fanadihadiana nataon’ireto farany mahakasika azy ireo. Nisy rahateo koa moa ny fitarainana nataon’ireo olona niharan’izany fanendahana izany teny anivon’ny pôlisy.

Eny amin’iny faritra Ampasika iny ireto mpanendaka rain-dahiny ireto no mipetraka. 28 taona ilay lehilahy zokiny ary 26 taona kosa ilay vehivavy zandriny. Raha zohiana dia ankevitry ny mbola mipetraka amin’ny ray aman-dreniny angamba izy ireo satria rehefa nifampiresaka tamin’ny pôlisy ireto farany dia fantatr’izy ireo soa aman-tsara mihitsy izany asa ratsy ataon-janany izany. Nohamafisin’izy ireo aza fa hoe « efa fanaon’izy ireo io asa fanendahana io ary efa fantatry ny eo amin’ny manodidina izany ». Fitiavan-janaka sa tahotra ireto tontakely mpianadahy ireo no tsy nilazan’izy ireo izany tamin’ny mpitandro filaminana hatramin’izay? Efa maro moa, araka ny voalaza etsy ambony ny olona lasibatra ary saika mitovitovy avokoa ny fahavoazan’izy ireo. Ilay lehilahy zokiny no mitily izay olona hoendahina ka midaroka sy mamono avy hatrany rehefa tratran’izy ireo amin’ny takotakona. Ilay vehivavy kosa miezaka misintona sy manendaka izay entana lafo vidy sy ny vola any amin’ireo olona lasibatra..

Marihana fa isan’ny faritra mafana tokoa amin’ny resaka tsy fandriam-pahalemana iny faritra iny, manomboka amin’ny lalan’ Andohatampenaka iny, Ampasika, Itaosy sy ny manodidina rehetra. Ny sasany tamin’ireo olon-dratsy moa tsy tahotra tsy henatra fa na amin’ny andro antoandro aza dia sahy manambana amin’ny fitaovam-piadiana ireo olona anaty fiara, tratran’ny fitohanana eny an-toerana. Izy mianadahy ireto aloha izany no voasambotra. Inoana fa hanaraka tsikelikely eo ireo totakely hafa.

m.L

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“Gasy m’fety Tour” : Trois grosses pointures en tournée en Europe

Basta Lion, Big Mj, Tence Mena seront en tournée du vendredi 13 mars au samedi 04 avril. Ces artistes sillonneront l’Europe de l’ouest, à savoir l’Allemagne, la Belgique et la France. Concernant leur programme, le vendredi 13 mars prochain, ils débarqueront à Lyon. Le jour suivant, ils rendront visite à la diaspora malgache à Toulouse. Cinq jours après, ils mettront le cap sur la Belgique. Le samedi 21 mars, Basta Lion, Big Mj et Tence Mena atterriront sur la capitale française pour un show inédit. Le vendredi 27 mars, Big MJ et Tence Mena rendront visite à leurs inconditionnels en Allemagne tandis que Basta Lion livrera un concert à Lausanne. Le samedi 28 mars, le vendredi 03 avril et le samedi 04 avril, la caravane de ces artistes fera escale à La Rochelle avant de rouler vers Marseille. 

Les œuvres de ces trois artistes ont été récompensées par Rdj Mozika le 8 février dernier. Si la chanson « Coup d’envoi » de Basta Lion, dédiée à l’équipe nationale de football (Barea), a été élue comme la plus écoutée durant la CAN, « Mozika Mihetsika » de Tence Mena est en haut du classement. Quant à Big Mj, le patron de BJ Label est élu artiste masculin de l’année. 

Nouveaux titres. Ce troisième trimestre est marqué par les nouveaux morceaux de ces trois grosses pointures. Tence Mena sort trois chansons dont l’une en “featuring” avec le chanteur international Axel Tony. Après « Lehilahy manambola » qui a fait le tour de Madagascar à la fin de l’année 2019, Big MJ sort deux tubes, « Fahignako » en featuring avec la jeune artiste Curly et « Malagasy queen » en collaboration avec JS Twins. Le petit prince du ragga dance hall Basta Lion, de son côté, sort deux chansons « Kwetra » et « Katoch ». Sûrement, ces morceaux seront interprétés lors de cette tournée. 

Iss Heridiny 

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Ankadikely Ilafy : Tovovavy tsy ampy taona hita faty, ahiahiana ho novonoin’ny sakaizany

Efa tsy tana intsony ny an’ity ankizivavy vao 16 taona monja, na dia noezahina nentina nihazo toeram-pitsaboana aza. Voalaza fa nahitana tavoahangina ranom-panafody famonoana bibikely teny an-tanany. Talohan’io anefa dia fantatra fa tany amin’ny sakaizany izy. Famonoan-tena sa vono olona ? Na izany na tsy izany dia notazomina natao fanadihadiana eny anivon’ny zandary ity farany.

Ny talata teo no nitrangan’izany tany amin’iny faritra Ankadikely Ilafy iny. Araka ny angom-baovao azo avy eo anivon’ny zandarimariam-pirenena dia  hoe niala tao an-tranony ity ankizivavy ity ary nilaza fa ho any amin’io sakaizany io, izay eny Manjaka. Tsy fantatra mazava anefa izany nitranga tany. Ny alin’io andro mantsy dia niolomay nankany amin’ny mpitsabo tsy miankina iray teny an-toerana ihany ilay lehilahy sakaizany, nitondra ity tovovavy ity efa tsy mahatsiaro tena intsony. Nony tonga tao amin’ilay mpitsabo anefa, raha ny vaovao azo hatrany, dia nambaran’ity farany fa efa maty ilay vehivavy.  Nandritra ny fitsirahana natao no tsikaritry ny mpitsabo fa nahitana tavoahangina fanafody famonoana bibikely teny aminy. Teo anatrehan’ny zava-nisy araka izany dia nampandrenesina ny zandary avy ao amin’ny tobim-paritra Ankadikely Ilafy ary tonga teny amin’ilay toeram-pitsaboana. Famonoan-tena avy hatrany moa no heverina fa nahafaty ity vehivavy ity, raha ny fanazavàna azo. Kanefa, noho ny zava-nisy dia mipetraka ihany ny ahiahy ny amin’ny fomba nahafaty azy. Koa satria ihany koa nisy aina nafoy dia tsy maintsy nandray an-tanana ny raharaha ireo mpitandro filaminana. Araka izany dia nentina nihazo sy notazomina tao amin’ny biraon’ny zandary avy hatrany ilay tovolahy 24 taona sakaizany, mba hanaovana famotorana. Ny razana kosa efa nomena ny fianakaviany.

Nangonin’i m.L

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Taekwondo : Deux Malgaches en formation à Dakar

Le DTN avec l’entraîneur de l’ATF Atsinanana.

Les formations s’enchaînent. Après la formation dirigée par le Français Tony Comprelle à Madagascar, deux Malgaches, à savoir le directeur technique national, Rivo Rakotobe et l’entraîneur de l’association taekwondo des finances d’Atsinanana (ATF), Nivoarineal Andriaharilala Randriamihamison, participeront au stage International World taekwondo à Dakar. Ce stage s’étalera sur deux jours, notamment demain et après-demain. Il s’agit d’une formation destinée aux coachs expérimentés pour les pays francophones. Cependant, les participants devaient déjà suivre au moins une des séances de formation dirigées par le Français nommé ci-dessus. Les deux stagiaires ont quitté le pays mardi dernier. Leur voyage serait à leur charge mais l’avantage c’est qu’ils pourront coacher dorénavant pour des rencontres internationales après cette formation. Ainsi, c’est un atout pour rehausser le niveau technique des taekwondoïstes malgaches.

Manjato Razafy

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Football- Ligue des champions : Les Tananariviens en première ligne

La première phase de la Ligue des champions, destinée à connaître les deux équipes qui feront leur entrée en Pro League, a donné un verdict logique. Ou plutôt une issue que tout le monde redoutait car au fil des ans, cette Pro League va se tenir entre des clubs de Tana auxquels s’ajoutent Fosa Junior et 3FB Toliara.

Cette première phase de la Ligue des champions a vu la domination tananarivienne, incluant le Mama FC qui est parti s’installer à Maevatanana, et qui a remporté aisément le site de Mahajanga devant Tsaramandroso Formation et Ased de Diégo, respectivement deuxième et troisième, qui sont qualifiés pour la seconde phase qui va se tenir à Mahajanga et à Toamasina.

Vakinankaratra KO. A Tana, l’Uscafoot, le champion d’Analamanga,  a terminé à la première place devant FC Zanagasy et l’étonnant Disciples FC de Betafo.

De même à Toamasina, le club de Tana, en l’occurrence le Five FC, a terminé en tête en ne concédant qu’une seule défaite. L’AS Fortior se hisse logiquement à la deuxième place devant le FC Ambatosoa, qualifié lors du dernier match avec cette victoire qui a mis KO le FC Vakinankaratra, qui n’avait qu’à s’en prendre à lui-même pour avoir sous-estimé ses adversaires.

Le tout Antsirabe avait cru que son porte-fanion allait faire un massacre en fusionnant avec l’Inate FC, mais c’était mal connaître Ambatosoa qui a su attendre sagement son heure. Ou pour être exact, le bon vouloir du Fortior.

Choix difficile. A Fianarantsoa, l’Asmo Amboasary a séduit le public en restant invaincu et a terminé largement en tête du groupe devant le JFC local ; tandis que le Fomela Ambalavao s’est offert la troisième place qualificative.

Le problème de l’Asmo, comme la plupart des clubs, reste les frais de transport et de séjour car il va falloir aller à Mahajanga ou à Toamasina. Au départ d’Amboasary, c’est un choix à faire entre la peste et le choléra.

Sur ce chapitre, les qualifiés au second tour seront répartis sur les deux sites. Un tirage au sort orienté car les premiers du classement se scinderont en deux, tout comme les seconds et les troisièmes. Il n’est pas alors exclu que les équipes d’un même site se retrouvent entre elles.

Dans tous les cas, cela donnera un temps de jeu suffisant à chaque formation pour se forger une certaine expérience du haut niveau. Enfin, si on peut appeler ainsi cette ligue avec des champions qui ne le sont pas vraiment.

Clément RABARY

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Le Sénat montre sa  capacité de nuisance

La motion de rejet de l’adoption des projets de lois de ratification des ordonnances du gouvernement, votée par le Sénat, crée un véritable malaise, pour ne pas dire une certaine indignation au sein d’une partie de la classe politique. Les membres de la Chambre haute peuvent cependant dire qu’ils jouent parfaitement leur rôle de contre-pouvoir et que la loi de la démocratie le leur permet. Cependant, ce rejet en bloc fait peu de cas de la loi sur le recouvrement des avoirs illicites qui passe ainsi à la trappe et fait réagir le CSI , le Bianco, le Samifin et le Pac qui y voient un mauvais coup porté à la lutte contre la corruption. Cette interpellation faite par ces organismes est tout à fait normale, mais elle a peu de chance de faire revenir le Sénat sur sa décision.

Le Sénat montre sa  capacité de nuisance

Tout le monde a bien compris que ce vote du Sénat est politique et que ses membres entendent user pleinement de leurs prérogatives. La Chambre haute est composée d’une majorité de membres HVM qui veulent affirmer leur indépendance vis-à-vis du pouvoir en place. Leur décision a été prise pour montrer leur volonté de gêner ce dernier. C’est après tout la loi de la démocratie. Le Sénat est aujourd’hui le bastion de l’opposition et montre sa capacité de nuisance. Cela indispose les partisans du régime qui y voient une certaine mauvaise foi. Ces derniers ne comprennent pas que des lois qui semblent faire l’unanimité ne sont pas votées. On retrouve le même schéma dans les démocraties occidentales où l’opposition use de son pouvoir de blocage. Ce fut le cas en France, récemment, où les discussions au sujet de la loi sur les retraites ont été interminables, et à cause des dizaines de milliers d’amendements déposés, le recours à l’article 49.3 a été inévitable. A Madagascar, le président du Sénat a beau jeu de dire que le dernier mot revient aux députés après le retour des textes à l’Assemblée nationale. Ces derniers vont évidemment les voter après une deuxième lecture. Certains diront que les sénateurs font de la résistance, mais ils jouent parfaitement leur rôle d’opposants…

Patrice RABE

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Sénat : 6 ordonnances présidentielles rejetées

A l’issue de l’ajournement de l’adoption du projet de loi n°001/2020, hier au palais d’Anosikely, les sénateurs ont rejeté la ratification des ordonnances présidentielles relatives au régime général des élections et des référendums, celle relative au fonctionnement du sénat et aux modalités d’élection et de désignation des sénateurs de Madagascar, ainsi que celle relative au code minier. Le groupe parlementaire HVM, majoritaire à la chambre haute, a été l’artisan de ce rejet. Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation et celui des Mines et des ressources stratégiques sont donc rentrés bredouilles, hier, après deux tentatives auprès des sénateurs, notamment celle d’hier et d’avant-hier. Rappelons que, mardi dernier, après des débats en commission plénière avec les deux membres de l’Exécutif, les sénateurs ont choisi d’ajourner, hier, l’examen de ces ordonnances. Mais l’ajournement est cinglant pour l’Exécutif. En effet, les textes devront être renvoyés pour une deuxième lecture au niveau de l’Assemblée nationale. Tout comme le projet de loi 002/2020 portant ratification de l’ordonnance relative au patrimoine routier, celle relative à l’ordre national malagasy ainsi que celle relative au recouvrement des avoirs illicites. Toutefois, les sénateurs ont adopté, hier, le projet de loi 003/2020 portant ratification des ordonnances 2019-008, 2019-012 et 2019-013.

Rija R.  

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Startup Tech : Appel à projets lancé pour la saison 2 d’Orange Fab

Les startups ayant des solutions digitales sont invités à s’inscrire à la saison 2 d’Orange Fab, selon les organisateurs du concours.

La deuxième saison d’Orange Fab est lancée. Les startups spécialisés dans la solution digitale peuvent proposer leurs projets jusqu’au 30 mars 2020 auprès d’Orange Madagascar, selon les organisateurs du concours. « On attend des participants des solutions digitales qui révolutionnent l’un des domaines indiqués, notamment l’agriculture, l’éducation, la qualité de vie et la santé », ont-ils communiqué. Selon eux, les entrepreneurs qui intègreront l’accélérateur Orange Fab bénéficieront – en plus du programme d’accompagnement mis en place lors de la première saison et des collaborations créées entre leurs startups et le Groupe Orange – d’un coaching renforcé sur leur secteur d’activité. Un coaching assuré par les quatre experts partenaires d’Orange Fab. Des événements, ateliers et formations seront proposés à ces startups pour le développement de leurs activités. A la sortie du programme d’accélération, le but des organisateurs est que le produit soit mis sur le marché après avoir été testé sur le terrain auprès de plusieurs clients et que le startup ait un modèle économique éprouvé, le tout porté par une équipe aux compétences renforcées.

Antsa R.

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JIOI 2023 : La réunion du CIJ aux Maldives suspendue

Le coronavirus met tout en stand-by. Toutes les activités sportives un peu partout dans le monde sont annulées ou reportées. La première réunion du Conseil international des Jeux des îles (CIJ) prévue du 21 au 23 février dernier, programmée en marge des Jeux de 2023 aux Maldives, est renvoyée à une date indéterminée. Le président du CIJ, le Seychellois Antonio Gopal, et les membres de ce Conseil ont pris la décision de reporter la réunion vu la situation qui prévaut actuellement.  «Nous n’avons pas voulu prendre le risque et nous avons décidé de reporter cette première session de travail. Avec tous les membres, je suis de près la situation. Aussitôt une amélioration constatée, nous prendrons la décision qu’il faut. Pour l’heure donc, il m’est impossible de dire exactement quand le CIJ se réunira», a expliqué Antonio Gopal. Cette réunion s’avère très importante pour faire un état des lieux des infrastructures aux Maldives en vue de l’organisation des Jeux de 2023. La mise en place d’un secrétariat permanent pour le CIJ et, éventuellement, la nomination d’un secrétaire ont été proposées par le président du CIJ. La discussion sur la liste des disciplines des Jeux de 2023 sera aussi à l’ordre du jour de cette première réunion. La boxe et l’haltérophilie ne font pas partie de la liste initiale proposée par les Maldives. 

Recueillis par T.H