Les actualités à Madagascar du Dimanche 12 Mars 2017

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Rajaonarimampianina : « Reconstruire dans la solidarité, renforcer le processus de développement »

Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, est venu auprès des populations sinistrées de l’Est et du Nord Est du pays, ce 10 mars, après le passage du cyclone Enawo. Il s’est rendu successivement à Toamasina, Maroantsetra, Antalaha et Sambava. Le Premier Ministre Mahafaly Olivier Solonandrasana et des membres du Gouvernement ont rejoint le Chef de l’Etat à Sambava où s’est tenue une grande réunion avec les autorités et les élus locaux pour une évaluation de la situation et les chantiers à mener pour relever la région SAVA.

A Toamasina,

Lors de son passage, un bilan provisoire a été présenté au Président. Pour la Région Atsinanana, il y a eu deux morts, et 15 autres décès annoncés à Vatomandry, mais qui n’ont pas été confirmées officiellement pour le moment. Le nombre de sinistrés s’élève à 1800 dans cette région, dont plus d’une centaine à Toamasina. Lors de son passage, le Président Hery Rajaonarimampianina a demandé aux autorités locales de transmettre ses condoléances aux familles des victimes, ainsi que tous ses encouragements à l’endroit des sinistrés. « L’heure est à la reconstruction, nous devons faire face aux urgences, et définir les travaux à entreprendre », a souligné le Chef de l’Etat.

A Maroantsetra,

Le Président de la République est venu à la rencontre des sinistrés, des familles éprouvées par le cyclone Enawo certes mais qui n’ont pas moins manifesté leur détermination à se relever. « Nous sommes de tout cœur avec vous. C’est dans ces moments difficiles que nous devons faire preuve d’entraide et de solidarité. Notre plus grand souhait est de vous voir revenir dans vos foyers respectifs le plus rapidement possible », leur a déclaré le Président. Aux sinistrés de Maroantsetra, le couple présidentiel a remis une somme de 10 millions d’ariary ainsi que :- 240 sacs de riz- 40 sacs de légumineuses- Des ustensiles : 500 marmites, 500 assiettes et 500 cuillères.- Des médicaments qui sont en cours d’acheminement.

A Antalaha,

Lors du survol de la ville, le Président de la République a pu constater l’ampleur des dégâts et la désolation causée par le cyclone Enawo. Face à la population ensuite, il a exprimé ses condoléances aux familles des victimes, et a fait part de son entière solidarité avec les sinistrés. « Le Président et le Gouvernement sont à vos côtés dans cette épreuve. Nous apporterons notre aide pour qu’Antalaha se relève. La reconstruction ne sera certes pas facile car, dans tout le pays, plusieurs régions sont durement touchées, mais nous allons travailler ensemble, déterminés, dans un esprit solidaire », a fait savoir le Chef de l’Etat. Dans ces moments difficiles, il a également mis en garde contre toute velléité de profiter de la situation pour se livrer à des actes répréhensibles, tels que la hausse des prix des produits de première nécessité ou semer l’insécurité.

Le Chef de l’Etat a également remis une aide d’urgence aux sinistrés d’Antalaha, composée notamment de riz, de médicaments ainsi que des ustensiles de cuisine. Quant aux travaux d’urgence, ils seront évalués et définis avec le Premier Ministre et les membres du Gouvernement, ils porteront, entre autres, sur le domaine de la santé, sur les infrastructures telles que les écoles, les ponts, les routes, et le réseau d’approvisionnement en eau potable.

A Sambava,

Le Président Hery Rajaonarimampianina a exprimé à la population son entière solidarité et ses encouragements car la Région Sava est parmi celles qui ont subi de lourds dégâts. « Nous sommes à vos côtés pour entamer la reconstruction. Dans le même élan, nous allons améliorer ce qui est déjà fait dans les domaines de la santé, de l’éducation, la sécurité, dont la surveillance des côtes, l’énergie, les infrastructures portuaires et aéroportuaires. Nous allons reconstruire et, dans le même temps, renforcer le processus de développement car nous avons acquis les financements. Nous allons mettre en place des infrastructures solides et durables », a-t-il souligné.

Le Chef de l’Etat a ensuite dirigé l’ouverture d’une réunion consacrée à l’évaluation des dégâts et à la définition des travaux d’urgence, laquelle a vu la participation du Premier Ministre ainsi que des membres du Gouvernement. Aux autorités et aux élus, il a recommandé d’être toujours plus proches et à l’écoute de la population, notamment en cette période difficile. Il a ainsi parlé de la hausse des prix, dont celui du riz, qui sur le marché mondial est à un prix relativement bas. « Si le kilo de riz revient à 1200 ariary, rendu au port de Toamasina, il devrait être à 1260 ariary à Antananarivo et 1360 à Mahajanga avec le coût des transports. Or, nous avons constaté que le prix du kilo était monté jusqu’à 2000 ariary la semaine dernière. C’est dire que les grossistes et les détaillants agissent à leur guise. Il en est de même pour le kilo de la viande bœuf qui est de 20000 ariary dana la SAVA », a relevé le Chef de l’Etat. D’une manière ferme, il a souligné qu’il faut veiller aux intérêts de la majorité, et appliquer la loi, dans le respect des droits des concernés, et non se livrer à la vindicte populaire.

L’urgence et le développement

Le Chef de l’Etat a indiqué que les écoles doivent être réhabilitées en premier, de même que les services de santé, l’électricité, et les routes. Ces travaux, de même que ceux inhérents au processus de développement, doivent être menés sous le sceau de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance, a-t-il déclaré. Il s’agit maintenant de relever le pays après des décennies de pauvreté. « Nous avons commencé à relever les défis en 2014 en prenant en main un pays sous sanctions, aux bans de la communauté des nations. Nous avons rétabli la stabilité institutionnelle ainsi que nos relations la communauté internationale. Avec les annonces faites lors de la Conférence des Bailleurs et des Investisseurs, nous avons réuni les conditions nécessaires pour mettre le pays sur l’orbite du développement », a fait savoir le Chef de l’Etat. Il a ainsi rappelé que plusieurs domaines sont concernés par les 10 milliards USD de financements et d’investissements : agriculture, élevage, pêche, tourisme, énergie, infrastructures routières, pour le développement.

« Nous devons être prêts, autant l’Etat que le secteur privé. Nous devons améliorer la productivité, à l’instar de celle du riz qui est encore à une moyenne de 1.8 tonne à l’hectare. Nous avons besoin de travailler davantage et mieux, dans tous les domaines. Nous avons réuni les moyens, il nous faut avancer, ensemble, dans la cohérence. Nous travaillons sans relâche pour améliorer les conditions de vie de toute la population, pour un développement inclusif, agir pour les jeunes et les femmes. Nous devons saisir les opportunités pour travailler ensemble, dès aujourd’hui, pour le développement du pays », a conclu le Président de la République lors de l’ouverture de la rencontre qui a réuni le Premier Ministre, des membres du Gouvernement, les autorités locales et les élus à Sambava, ce 10 mars.

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Les groupements des opérateurs économiques interpellent sur le dysfonctionnement au Port de Toamasina

Le dysfonctionnement au port de Toamasina fait une fois de plus réagir les groupements des opérateurs économiques dans le pays. Selon un communiqué joint de ces derniers, le désordre qui subsiste depuis trois mois au niveau du Port de Toamasina asphyxie le fonctionnement des entreprises. Ces groupements demandent ainsi à l’Administration de prendre dans un bref délai, les mesures adéquates pour trouver des solutions afin de fluidifier les opérations de déchargement, chargement et de dédouanement des containers à Tamatave. Pour rappel, au mois de décembre dernier, la tension est déjà montée entre MICTSL, le gestionnaire du terminal à conteneur du port de Tamatave et les usagers suite toujours à ces problèmes de fluidité des opérations et de la congestion du port.

Sur ces différents dysfonctionnements, les opérateurs économiques interpellent sur une dizaine de points. Sur les grues disponibles, une ou deux seulement sont opérationnelles. Les réparations des scans et des connexions en panne prennent du temps après le passage des cyclones. Les containers vides ou pleins s’entassent à l’intérieur du port. Les opérations à quai pour un bateau durent jusqu’à six jours, donc en attendant leur tour, les bateaux restent en rade jusqu’à 15 jours voire plus et compte-tenu du délai d’attente, les bateaux font demi-tour pour débarquer les containers aux ports des îles voisines. Les annulations de plus en plus fréquentes des escales des navires à Toamasina ont pour répercussion le report des déchargements des containers. De même, les camions sont presque systématiquement bloqués avec les containers vides et doivent attendre des jours pour trouver l’endroit pour les décharger car même les terrepleins des compagnies maritimes sont à saturation.

Les conséquences pour les usines sont considérables, les usines fonctionnent au ralenti et certaines sont déjà au chômage technique. Les usines ne sont plus approvisionnées régulièrement, et le marché local peine à être ravitaillé sur les, produits vitaux comme les médicaments et autres, inévitablement cela provoque la hausse inquiétante des prix que la population subit actuellement. Pour les entreprises exportatrices, elles n’arrivent plus à respecter les délais de productions et ceux de livraisons et doivent encore supporter les charges des surcoûts comme les frets aériens, frais de magasinages, les pénalités de retard. Bref, un tableau assez sombre qui une fois de plus met à mal les entreprises malgaches et affecte dangereusement l’économie du pays et le quotidien de la population.

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Faible taux de la participation des femmes dans les sphères décisionnelles de la vie publique

Aux termes de la célébration de la journée internationale de la femme, les femmes issues des contrées de la Grande île se sont réunies autour de plusieurs séries de conférence dont celle touchant la participation féminine dans les instances décisionnelles de la vie publique au Palais des sports à Mahamasina le 10 mars dernier. Le constat reste toujours inchangé. Le taux de participation de la femme à Madagascar demeure constamment faible depuis des années.

Si l’on se réfère aux données chiffrées, on dénombre actuellement 81 femmes maires dans les 1695 communes de la Grande Île, soit 4,78 % seulement. Au niveau de l’Assemblée Nationale, parmi les 151 Députés, seuls 29 sont des femmes, soit 19,2 %. Au sein du gouvernement, nous n’avons que six femmes parmi une trentaine de ministres. Et enfin, dans les 22 régions, il n’y a aucune femme Chef de région. Les dernières élections renseignent l’existence d’une nette progression mais le chantier est en encore vaste sur l’égalité du genre dans la vie publique. Les chiffres en témoignent de manière éloquente.

Cet état des lieux s’expliquerait par deux raisons. Fanaka malemy, sexe faible, etc. font partie des qualificatifs dont les femmes sont souvent taxées, d’une part. Ces considérations héritées des milieux ancestraux mettent les femmes toujours à un rang moins élevé par rapport aux hommes. D’autre part, le faible taux de participation des femmes résulte également du manque de volontarisme des femmes. Beaucoup se désintéressent des affaires publiques et laissent délibérément le gouvernail aux hommes. Avec l’appui de certaines associations et ONGs œuvrant dans la promotion de la démocratie et le genre, une nette progression s’est fait ressentir ces derniers temps. « Suite aux diverses formations que l’ONG EISA (Institut électoral pour la démocratie durable en Afrique) a données aux femmes parlementaires en 2013, le nombre des femmes députés au niveau de l’hémicycle est passé de treize à vingt-neuf actuellement. Il est plus que nécessaire de continuer à décentraliser les campagnes de sensibilisation sur le genre pour améliorer ces chiffres. Dans cette approche, il faut se rapprocher de plus en plus des localités en éliminant les barrières linguistiques et soutenir associations et ONGs dans leurs travaux de renforcement de capacité féminine dans les processus décisionnels », affirme la Député Rahantasoa Lydia, présidente du réseau des femmes parlementaires.

Bien que les ambitions de redresser les chiffres soient nombreuses, il faut reconnaitre que la dimension genre est encore loin d’atteindre les objectifs escomptés.

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Investissements à Madagascar - Des opérateurs belges tâtent le terrain

Une délégation belge menée par son ambassadrice Roxane de Bildering a rencontré le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Nourdine Chabani. Cette visite est en continuité de la précédente rencontre, durant laquelle la Belgique a fait part de l’ambition des opérateurs malgaches à faire perdurer et évoluer leurs petites et moyennes industries, petites et moyennes entreprises. 

Cette délégation, représentant une vingtaine d’entreprises belges et opérant dans divers secteurs d’activité, a pour objet de renforcer les liens économiques entre Madagascar et la Belgique ainsi que de découvrir les potentialités de notre pays. 

Chacune des 22 Régions de Madagascar a ses spécificités qui peuvent être exploitées  grâce à un partenariat gagnant-gagnant. Le groupe Awex (l’agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers) a déjà identifié quelques secteurs d’investissement sur Madagascar afin de promouvoir l’entrepreneuriat local. Le pays veut s’ouvrir aux opérateurs qui désirent y investir tout en favorisant les échanges avec les opérateurs locaux. « Il faut repérer le potentiel de Madagascar dans les secteurs touristique, agricole,  énergétique, de la construction… afin de nouer un partenariat bénéfique pour les deux parties »,  déclare le chef du bureau de l’Awex, Jean Pierre Muller. Le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé a affirmé sa volonté d’accompagner et d’assister les investisseurs belges dans leurs démarches. La Grande île prend des mesures d’incitation aux investissements comme la mise en place du partenariat public-privé, l’existence d’une zone économique spéciale, la loi sur le développement de l’industrie de Madagascar, l’existence d’un guichet unique d’exportation. 

D.H.R.

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La responsabilisation du Président alimente les débats

La lutte contre l’impunité, c’est toujours un débat qui fait rage à l’endroit des politiciens. Devant les bains de sang de 1991, 2002 et 2009, certains politiciens cherchent à ajouter dans le projet de loi organique relative à l’élection du Président de la République des dispositions visant à connaître le chronogramme d’activité du Président durant son mandat afin de mesurer ses performances et de le responsabiliser. En effet, l’insuffisance de la responsabilisation du Président résulte de certaines dispositions de la Constitution qui sont favorables pour ce dernier.

Selon l’article 131 : « Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis liés à l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison, de violation grave, ou de violations répétées de la Constitution, de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ». Cette disposition de la Constitution pose beaucoup d’interrogations pour les observateurs politiques car la pauvreté s’accentue de jour en en jour alors que le Président ne peut pas en être tenu responsable. Cette disposition renforce également l’impunité à Madagascar.

« Pour réduire au minimum la marge de manœuvre du Président, il faut connaître de manière subjective la qualité du candidat. Le devoir des candidats est ainsi de se faire connaitre au moins cinq années avant l’élection présidentielle. Ensuite, il doit également présenter aussi bien les activités qu’il entend réaliser durant son mandat que le chronogramme qui encadre ces activités. Lorsque les échéances sont connues, on peut facilement engager la responsabilité du Président lorsqu’il n’a pas accompli l’une quelconque de ses missions. Dans ce sens, cette responsabilité peut être engagée même au milieu de mandat », lance Jean Navandahy Ratiharison, Président du parti Zà gasy.

En fait la responsabilisation du Président reste encore une bataille juridique car les institutions comme la HCJ ou Haute Cour de Justice n’est pas encore érigée. En effet, selon l’article 131 alinéa 3 : « (Le président) est justiciable devant la Haute Cour de justice. La mise en accusation peut aboutir à la déchéance de son mandat ». Le mandat présidentiel est pourtant déjà au crépuscule de son existence.

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« Trapgasy show II » - Un spectacle marquant l’histoire du rap à Madagascar

Après le succès du « Trapgasy show I », la deuxième édition retrace l’histoire du rap malagasy. Durant les trois heures de spectacle, samedi dernier, au Cercle franco-malagasy à Anosy, une trentaine de rappeurs se sont succédé sur scène et ont interprété leurs plus grands tubes. Ces derniers ont plongé les férus de la culture urbaine dans un autre univers. 

Comme prévu, l’événement a vu la participation des rappeurs et des combinaisons improbables et inédites d’artistes célèbres issus de toute la Grande île. Ils sont entre autres Ngiah Tax, Olo Fotsy, Barbo Cotier, Team Global, Sol’ste, tous originaires de la Région de Sava. Antananarivo a été représenté par Outsize Music Group, Brolik, Elita, Andavaboay, Yoongs Wada du fameux groupe Jiolambups, les deux parrains Mista et Ngahmatoa, des jeunes talents comme Rewab, Steph Two, Underclass,  Kevin Ljb Mackinley music, Aiin Music Gang mais également du jeune prodige du « Trap » malagasy comme Kemyrah qui vient juste de sortir récemment un album mixtape. Shadow Bangz a défendu l’honneur du grand port de l’Est. Fab’s Brownz était la porte-parole de la cité des fleurs.  « Ce concept a pour objectif de faire savoir aux gens ainsi qu’aux rappeurs qu’il y a d’autres talents dans toutes les Provinces de Madagascar. Le rap ne se situe pas uniquement à Antananarivo comme tout le monde le pense, puisque d’autres talents se cachent dans toute l’île », explique Tanjona Andrandraina Andrimahaly, organisateur de l’événement et fondateur de « Rap gasy en images ».Le « Trapgasy show » est un événement conçu par  « Rap gasy en images ». C’est un spectacle musical et exceptionnel qui regroupe les artistes et auteurs de tous les classiques des anciennes et nouvelles générations, retraçant les temps forts du rap dans le pays. 

Anatra R.

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Boxe arabe-Championnat du monde Pro - Un nouveau titre pour le Malagasy Beauséjour

Et de deux. Le boxeur malagasy Johan Beauséjour a de nouveau monté sur la plus haute marche du podium du championnat du monde Pro de la boxe arabe. Champion du monde de cette discipline en 2013, il a réédité son exploit samedi en Jordanie en remportant la ceinture symbolisant la victoire finale au championnat du monde Pro de la Fiba.

Engagé dans la catégorie des 75 kg, il a battu par K.o. au second round le Slovaque Vladimir Konsky. Disputée en cinq rounds de 2 minutes, Johan Beauséjour n’a eu besoin que moins de cinq minutes pour envoyer sur le tapis son adversaire et de ramener à Madagascar un titre mondial.  « Cette victoire, je la dédie à mes compatriotes victimes du cyclone Enawo », déclarait Johan Beauséjour à la fin de ce combat abrégé suite à la force de frappe du Malagasy. La boxe arabe se joue sans casque ni autres protections et ressemble fort au Muay-thaï et au kick-boxing. Avec ce sacre mondial dans la catégorie des professionnels, Johan Beauséjour recevrait une prime de 1 500 à 10 000 euros. « La prime varie suivant le palmarès des combattants en lice », précise un des responsables de la délégation malagasy en Jordanie. Il est certain qu’avec cette étoile mondiale accrochée sur son palmarès en 2013, Johan Beauséjour touchera une prime conséquente à ce second titre de champion du monde. Séverin Mamonjisoa, le deuxième combattant malagasy en lice à ce championnat du monde Pro, est tombé sur un os. Il a eu comme adversaire un boxeur local, Oday Abu Haswa. Celui-ci, soutenu à fond par le public, s’est imposé aux points après les cinq rounds de la finale des 63,5 kg. A l’issue de cette compétition, les deux boxeurs malagasy suivront sur place un stage de trois jours avant de retourner au pays.

Rata

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Ankasina - Une femme retrouvée morte et ligotée

Lolona ou « Ra-sec » (61 ans), a été retrouvée morte la nuit du vendredi, chez elle à Ankasina.  Le corps de cette ex-secrétaire du quartier, d’où son surnom de « Ra-sec », avait les pieds et poings liés et on l’a bâillonnée. Samedi en début de l’après-midi, c’était sa belle-sœur qui a repéré, et ce, en compagnie du « fokonolona » et de la Police, le corps dans une position couchée sur le ventre et au pied d’un escalier de son appartement situé au premier étage. « Les locataires qui habitent le rez-de-chaussée ont affirmé n’avoir rien entendu de suspect », confie une source.

Autour de la victime, tout était intact. Trois postes de télévision étaient à leurs places habituelles et l’une a fonctionné encore lorsque le « fokonolona » a accédé dans l’appartement.  La bague que portait la défunte restait sur son doigt. Apparemment, aucun vol n’a été donc signalé, sauf peut-être que l’armoire semblait avoir été fouillée. Les effets vestimentaires qui étaient à l’intérieur ont été trouvés dans un état de capharnaüm total. La thèse d’un règlement de compte a été privilégiée, du moins selon des sources proches de la victime, qui a été plutôt connue comme une femme aisée. Le « 4x4 » suspectLa veille du drame, ses voisins ont raconté leur version des faits. « Alors que les heures ont avancé, un véhicule "4x4" blanc a été aperçu non loin de la maison. Plus tard, Lolona, une fois qu’elle était revenue à la maison, a raconté que les occupants du véhicule l’auraient invitée à boire avec eux. Mais elle a refusé en prétextant qu’elle n’aime pas les boissons alcoolisées », poursuit la source.  Il serait pourtant difficile de faire la conclusion comme quoi le meurtre de « Ra-sec » aurait un lien ou non avec la venue de cette voiture tout-terrain sur les lieux.

Autre hypothèse susceptible d’apporter une lueur à cet assassinat est la richesse supposée de la défunte. « Elle venait de revendre une voiture et elle a été propriétaire de trois appartements qu’elle a loués », affirme une source. Selon des indiscrétions, son ménage serait en déconfiture et l’existence d’une rivale ou supposée, l’aurait exacerbée au point qu’elle, qui est très croyante, a fait appel à ses coreligionnaires afin de prier avec elle et d’exorciser sa maison. Franck Roland

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Football-Ligue des champions Caf - Courte défaite in extremis de la Cnaps Sport

Battue dans les dernières minutes de la partie. C’est ce qu’a vécu la Cnaps Sport, championne de Madagascar en titre, hier à Garoua (Cameroun) à la joute aller des seizièmes de finale de la ligue des champions de la Caf, face au club de Coton Sport. La formation de la Grande île a en effet encaissé l’unique but de la partie à la 92e minute après avoir repoussé les assauts des locaux durant une bonne partie de la seconde période. Les champions camerounais assiégeaient le camp malagasy au retour des vestiaires, semant du coup la panique des défenseurs de la Cnaps Sport.

A l’heure de jeu, Toby, le défenseur latéral malagasy, a commis une charge par derrière sur un attaquant du Coton sport qui a bien joué le coup en tombant dans la surface de vérité. Une faute sanctionnée par l’homme en noir d’un penalty. Mais Leda, le portier de la Cnaps, est parvenu à arrêter la tentative du tireur à la grande joie de plus d’une cinquantaine de spectateurs malagasy. Ce penalty raté a fini par redoubler l’ardeur des Camerounais qui continuent de camper dans le camp malagasy en y portant constamment le danger. Et le but tant redouté est survenu à la 92e minute alors qu’il ne restait plus qu’une minute à jouer. Les journalistes malagasy, témoins de la rencontre, affirmaient dans leur commentaires que les Camerounais sont loin d’être de la foudre pour les Malagasy. La joute retour prévue se tenir dans une dizaine de jours au stadium de la Cnaps à Vontovorona s’annoncera explosive. D’après les commentateurs de la Rnm, la Cnaps Sport a eu trois occasions nettes d’ouvrir le score dans les 15 premières minutes, mais ses tentatives ont été stoppées par le jeune portier du Coton Sport ou hors cadres.La chance de la Cnaps Sport de se qualifier à l’étape suivante, soit en matchs de groupe, reste intacte. Il lui suffit de marquer deux buts sans en encaisser. Un pari qui est loin d’être difficile pour le club qui, au match retour, bénéficiera le soutien indéfectible de ses fans.

Rata

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Jirama - De l’eau jaune dans les robinets !

Grognes. Après le passage du cyclone Enawo, des coupures d’eau ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la Capitale, et également dans les autres Provinces. Certains abonnés de la Jirama ont, quant à eux, constaté que l’eau du robinet a changé de couleur et est devenue jaune. Un fait qui a provoqué les grognes des abonnés de la Jirama depuis samedi dernier.

« J’ai ouvert le robinet vers 23 heures pour collecter des réserves d’eau, comme à l’accoutumée, et j’ai constaté que la couleur de l’eau était jaune. Mais le pire, c’est qu’elle sentait mauvaise », a témoigné un habitant à Maevatanàna, hier. Même chose pour des abonnés de la Jirama du côté d’Ambohidratrimo et d’Ivato. Les abonnés demandent ainsi à ce que les techniciens de la Jirama voient ce problème de près, car ils craignent que cette eau ne soit pas potable et puisse apporter des maladies.

En ce qui concerne les coupures d’eau, la Jirama a apporté une explication la semaine dernière, expliquant qu’un court-circuit provoqué par les fortes pluies a engendré des pannes de moteurs au sein de la centrale de Mandroseza et du stockage d’eau de Fiadanana. Cela a entraîné des coupures d’eau dans plusieurs quartiers de la Capitale. « La situation est revenue à la normale et le problème a été résolu le soir même (9 mars) », a-t-on recueilli auprès de la Jirama.Tiasoa Samantha

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Voyage aux Etats-Unis - Onitiana Realy tourne le dos aux sinistrés d’Enawo

Alors que les sinistrés du cyclone Enawo peinent encore à sortir la tête hors de l’eau, la ministre de la Population et de la Promotion de la femme, Onitiana Realy semble avoir déjà d’autres préoccupations. En effet, ce membre du Gouvernement s’est envolé à l’étranger en fin de semaine, plus précisément aux Etats-Unis pour assister à un « évènement international ».

Partie presque en catimini, la ministre a néanmoins laissé des traces de son déplacement sur les réseaux sociaux. Des photos d’elle en pleine escale à l’île Maurice et bien accompagnée, ont été largement commentées par les internautes. Des clichés qui sont vus d’un très mauvais œil par une grande partie de l’opinion publique.

L’une des très rares descentes (deux au total) qu’Onitiana Realy a effectuées auprès des sinistrés du cyclone fut aux côtés du Premier ministre et du Président de la République, le 8 mars dernier. Il ne faut pourtant pas oublier que son département porte l’appellation de ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (Mppspf). Donc, sa priorité devrait être la condition de la population. Elle devrait donc être constamment au chevet des victimes dont la majorité est composée de mères de familles, de femmes âgées, ainsi que de petites filles en détresse. L’une des meilleures façons d’honorer les femmes serait de les aider par tous les moyens à sortir de cette mauvaise passe. 

Prétexte 

Pour tenter d’anticiper les critiques, le service communication du ministère de la Population s’est empressé d’envoyer un communiqué de presse pour justifier ce déplacement du ministre au pays de l’oncle Sam. D’après ce communiqué, la ministre de la Population va participer à la 61e session de la Commission de la condition de la femme (Csw) qui se tiendra à New York, aux Etats-Unis, au siège des Nations unies, à partir de ce jour jusqu’au 24 mars 2017. Soit un long séjour de 12 jours.

« Elle saisira l’occasion pour évoquer auprès des Nations unies, la situation réelle des sinistrés qu’elle a rencontrés sur le terrain le jour même du 8 mars 2017 et pour dresser le bilan de la situation de Madagascar », souligne le service communication du Mppspf. L’on est curieux de savoir à quelle occasion pourra-t-elle effectuer cet exposé et pourquoi vouloir aller à tout prix aux Etats-Unis pour « évoquer » la situation des sinistrés ? N’est-il pas mieux d’agir au lieu de parler ? L’on se souvient qu’au lendemain du sinistre laissé par le cyclone Chedza en 2015, le Président Hery Rajaonarimampianina a encore trouvé le temps de voyager à l’étranger. A croire que l’engouement pour les voyages à l’étranger est devenu une véritable manie chez les membres des tenants du régime. 

Sandra R.

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Vils profiteurs

Il n’est pire dans la mentalité des Malagasy que de devoir assister au geste de certaines personnes malintentionnées qui tentent de profiter le moment de deuil des autres pour soutirer quelques intérêts que ce soit (« manararao-paty »). « Le malheur des uns fait le bonheur des autres ! », dit-on.Le commun des mortels perd le nord. D’un côté, les épreuves inhumaines causées par le passage de ce terrible et impitoyable cyclone, Enawo, enfoncent davantage la population dans une douleur insurmontable. Depuis Géralda, cette autre calamité du milieu des années 90, Enawo figurait parmi les catastrophiques. Le bilan en pertes humaines ne cesse de s’alourdir au fil des jours, en ce sens qu’il est risqué d’avancer un chiffre quelconque. Les autorités locales et nationales se sentent débordées.

Elles s’adressent à la bienveillance de la Communauté internationale comme ce fut le cas, auparavant, en pareille circonstance. D’ailleurs, chose étrange, les partenaires extérieurs, sous la houlette du Système des Nations unies (Snu), conduite par la coordinatrice et représentante résidente du Pnud, Mme Violet Kakyomya, dans le pays, s’étaient dépêchés les premiers sur place. Pour s’enquérir de visu les dégâts, ils tenaient à visiter les lieux les plus touchés, dans le Nord-est de l’Ile, bien avant que les hauts responsables de l’Etat malagasy daignaient descendre sur terrains. Une gifle en pleine figure à l’endroit du pouvoir.  De l’autre côté, la population éplorée s’indigne des comportements scélérats de certains politiques qui profiteraient de leurs malheurs pour se faire une bonne mine auprès de la Nation toute entière. L’image ternie depuis longtemps par leur indifférence aux souffrances des autres, les dirigeants éprouvent le besoin de redorer le blason. Les graves sinistres laissés par Enawo leur offrent sur un plateau d’argent une opportunité pour se rattraper aux inepties de toujours.

Certaines victimes, à l’instar de celles de Soavimasoandro, zone périphérique de la Capitale, rejettent carrément l’offre des « donateurs ». Elles réclament qu’on débouche, définitivement, tous les canaux d’évacuation. Des odeurs nauséabondes, des saletés disséminées un peu partout empoisonnent le quotidien de leurs vies. Personne, c’est-à-dire les autorités compétentes, du moins ce week-end, n’était venue les voir. Les actions de colmatage ou des « bouche-trous » ici et là ne riment plus aux urgences sinon aux exigences dictées par les réalités existantes. Certes, il fallait assister matériellement les sinistrés, mais, l’heure est maintenant aux opérations de mise en œuvre des grands travaux pérennes. A bas les mascarades ou les hypocrisies !

Et que dire de ces profiteurs sans vergogne qui croient tout permis en cette période de crise en augmentant les prix affichés sur les étals des produits de première nécessité (Ppn). Des grossistes, sans scrupules, aux détaillants véreux qui essaient de s’enrichir sur le dos des pauvres citoyens. Les divers responsables étatiques concernés se doivent de veiller au grain sur le trafic et la distribution de ces produits de base auxquels la population ne peut pas s’en passer. Le Chef de l’Etat et son Premier ministre, surtout ce dernier en tant que ministre de l’Intérieur, doivent nécessairement s’investir et s’impliquer personnellement, et cela, pour mettre le holà à l’anarchie. En réalité, les désastres de ce moment ne font que s’ajouter aux souffrances que le peuple malagasy endurait, déjà, depuis que ce régime avait pris les choses en main.Ndrianaivo

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Non réouverture de la Mbs - Ravalomanana menace de reprendre les manifs du Magro

A l’occasion d’un reboisement à Arivonimamo, samedi, Marc Ravalomanana a laissé entendre l’éventualité de la reprise des manifestations au Magro de Behoririka, si l’Etat maintient la fermeture de sa chaîne d’audiovisuelle « Malagasy Broadcasting System » (Mbs). 

Après Antsirabe, l’ancien Président et ses partisans au sein du parti « Tiako i Madagasikara » (Tim) ont effectué un reboisement dans le District d’Arivonimamo, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de la Capitale. Une manifestation sur les bords de la Route nationale 1 à laquelle, les femmes de la section locale du parti vert et bleu, l’association bleue, ont pris part. L’occasion pour le président fondateur du parti Tim d’exprimer sa sympathie et sa solidarité avec les sinistrés, suite au passage du cyclone Enawo dans la Grande île, la semaine dernière. Cette catastrophe naturelle est due au changement climatique, dit-il, tout en rappelant la nécessité d’être vigilant et de se préparer en amont. 

Comme à son habitude ces derniers temps, Marc Ravalomanana n’a pas tardé longtemps avant de régler certains de ses comptes. Devant ses partisans, le résident de Faravohitra a haussé le ton par rapport à la réouverture de sa chaîne de télévision et de radio. « Si la Mbs avait été ouverte » dit-il, rajoutant que « les choses ne se seraient peut-être pas passées de la même manière », dénonçant le manque de communication durant le passage de cette tempête. Dans la foulée, l’ex-exilé d’Afrique du Sud a ainsi appelé le Conseil d’Etat à statuer sur le dossier de la Mbs. Cette station d’audiovisuelle avait déposé en juillet 2015 une requête au niveau de cette haute juridiction administrative aux fins de suspension de la décision du ministère de la Communication retirant sa licence d’exploitation.

En suspens

Marc Ravalomanana soutient ainsi que tous les dossiers ont été envoyés au niveau de cette institution depuis 2015. Cependant, deux ans plus tard, le dossier n’est toujours pas passé devant le juge. Et le président du Tim de rappeler qu’une rencontre, entre l’ex-locataire d’Iavoloha et l’actuel locataire Hery Rajaonarimampianina, a eu lieu concernant ce dossier durant laquelle ce dernier aurait accepté la réouverture de cette chaîne d’audiovisuelle privée.  Cette réouverture ferait d’ailleurs partie des raisons pour lesquelles les manifestations quotidiennes au Magro Behoririka ont été arrêtées en 2015. En l’absence de la Mbs, Ravalomanana soutient ne pas avoir un moyen de communiquer avec ses partisans. Pour cette raison, le retour des manifestations au Magro est une éventualité envisagée « pour partager les informations et discuter avec les partisans ». « La démocratie est boiteuse », renchérit-il également. Et de dénoncer un deux poids deux mesures de la part du régime. A lui de faire remarquer les nombreuses stations de radio et de télévision qui ont été autorisées à émettre depuis l’avènement de l’actuel pouvoir, alors que la Mbs était empêchée d’émettre. Marc Ravalomanana assure qu’il ne s’agit nullement de faire des attaques contre les tenants du pouvoir. Recueillis par L.A.

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Joaillerie - Les bijoutiers en pénurie de pierres précieuses

« Des Sri-Lankais achètent les pierres précieuses de bonne qualité en gros et concurrencent les artisans malgaches. Des lapidaires collaborent entre eux pour faire face à cette concurrence. Cette situation a atteint une limite pour les bijoutiers. L’aigue-marine est difficile à trouver. Les pierres les plus recherchées par les clients sont la citrine, l’améthiste, le grenat, ainsi que le rubis, le saphir, l’émeraude », souligne Nivoharinoro Rakotohavana, bijoutière à Fenoarivo. Elle ajoute : « Il faut confectionner des produits de qualité, oser se rapprocher des clients, respecter les rendez-vous pour pouvoir les satisfaire ».

Au niveau international, les commandes en bijoux de Madagascar ne cessent d’augmenter. En une année, un revendeur peut obtenir des marchés à Paris, aux Etats-Unis, au Japon, aux Seychelles, à l’île Maurice, etc. Un artisan confie : « Les clients recherchent des produits originaux, bio ».

Echange France – Madagascar 

La septième édition de la  foire « Des lémuriens au pays des cigognes » se déroulera à la Place Dauphine, Strasbourg (France) du 22 au 28 mai. Organisé par la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo, le ministère de l’Industrie et du Développement du secteur privé, l’association Event, cet évènement met en valeur les échanges entre la France et Madagascar. Cette foire est devenue un rendez-vous économique qui met en exergue la créativité artisanale, agro-industrielle, textile, musicale, gustative,… Elle met aussi en avant les secteurs-clés de l’économie comme l’artisanat, l’industrie, les services, la culture, l’art culinaire, le tourisme,…

Des conférences, découvertes de menus gastronomiques seront au rendez-vous. La Chambre de commerce et d’industrie prévoit d’organiser des conférences sur le potentiel d’investissement à Madagascar et les destinations de rêve, le 25 mai prochain. Environ six millions de visiteurs viennent à cette foire tous les ans. Cette fois, une quarantaine d’exposants y participeront.

D.H.R.

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Le social au cœur des préoccupations du Président ?

Les questions sociales seraient parmi les préoccupations majeures de l’Exécutif actuellement si l’on se réfère à la dernière édition de l’émission hebdomadaire « Fotoam-bita » ou « le Rendez-vous du président » de Hery Rajaonarimampianina sur sa chaine Youtube. Une édition qui a été consacrée à l’énumération des problèmes rencontrés par les malgaches ainsi qu’aux solutions que propose l’Etat.

Dernièrement, l’on fait face à une hausse généralisée des prix des produits consommés quotidiennement, le carburant, l’électricité, le riz et tous les produits de première nécessité. Selon les explications du Chef d’Etat, les négociations avec les distributeurs sont toujours en cours pour le cas des carburants. La hausse des prix étant due suivant les cours du marché international, Hery Rajaonarimampianina a déclaré que la hausse sera introduite progressivement et non d’un seul coup. Aussi faudrait-il donc s’attendre à une hausse constante du prix des carburants dans les mois qui vont suivre. Ce prix risquerait de dépasser aisément la barre des 4 000 Ariary. En ce qui concerne l’électricité, la société Jirama a décidé d’augmenter le tarif car cette dernière ne peut plus se permettre de vendre à perte. Si auparavant, l’Etat subventionnait la Jirama et les distributeurs de carburants, Hery Rajaonarimampianina a insisté sur l’arrêt de ces subventions et de faire face à la réalité. Cette subvention qui a autrefois été allouée à ces sociétés sera donc reversée dans des programmes sociaux. L’impact de ce choix peine pourtant à être ressentie et le volet social ne s’en porte pas mieux. Quid des résolutions prises lors du team building gouvernemental qui voulait mettre en place des solutions immédiates et directes aux problèmes endurés par la population.

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La mise en place des gouverneurs pour bientôt

La mise en place des gouverneurs arrivera incessamment, confie le Premier ministre lors d’un déplacement à Ambato Boeny, hier. C’est une initiative qui vise l’effectivité de la décentralisation, permettant l’indépendance de chaque région dans le rouage du développement. Désormais, avançait-il, les irrégularités dans l’exercice du fonctionnariat ne seront plus tolérées, aussi, tous les fonctionnaires sont-ils tenus de ne s’investir que dans les responsabilités qui leur ont été confiées. De telle sorte que les éventuelles infractions feront l’objet de sanctions pénales, et ce dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat.

Le chef du gouvernement a également évoqué des cas de l’insécurité. Son message porte essentiellement sur « La restauration à court terme de la sécurité et la restauration du lien de confiance entre le peuple et les dirigeants ». Concernant les cas de kidnapping et de vols de bovidés qui sont fréquents dans cette zone, il recommande le maintien de la vigilance contre le banditisme, comme c’était déjà le cas à Tsaratanàna et à Maevatanana.

Christian Ntsay de souligner par ailleurs que les déformations d’informations et la complicité avec les malfaiteurs favorisent le banditisme. Cela exige la prise de responsabilité du peuple, et particulièrement les représentants de l’Etat au niveau des Districts. Sur ce sujet, seule la collaboration entre la population et les forces de l’ordre pourra garantir la restauration de la sécurité.

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Beaucoup de candidatures de dernières heures

A moins de 24 heures, de la clôture de la réception des dossiers de candidatures aux élections législatives, 239 candidatures ont été enregistrées auprès des Organes de vérifications et d’enregistrements de candidatures (Ovec) pour les 151 sièges à pourvoir à l’Assemblée Nationale.

Hier vers 17h pourtant, on a enregistré uniquement 135 candidatures. 52 districts ou circonscriptions électorales n’ont pas même encore eu de candidat. Le dépôt de candidatures s’est par la suite enchainé en début de soirée pour arriver à 239. Les candidats auront encore toutefois jusqu’à 17 h ce jour pour déposer leur dossier. Le nombre de candidatures pourrait ainsi encore doubler, voire tripler. Lors des législatives de 2013, ils étaient plus de deux milles prétendants à la députation.

Le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Thierry Rakotonarivo, de confirmer que sur les candidatures déposées vers 17 heures hier, 86 sont des indépendants. Le 46 restant sont déposées par des partis ou groupe de partis politiques.

Pour Analamanga, 25 candidatures ont déjà été enregistrées auprès des Ovec dont 4 à Avaradrano. Dans les six arrondissements de la capitale, ce sont notamment les grands partis, Mapar et TIM qui dominent. Après un long moment de tergiversation, le parti présidentiel a finalement validé la candidature de Naivo Raholdina au nom du Mapar au cinquième arrondissement. La candidature de Hanitra Razafimanantsaoa au premier arrondissement a également été confirmée par le TIM.

Le coup trop exorbitant de la caution qui est de 5 millions d’ariary serait un des obstacles qui a tardé ou empêché les éventuels candidats à se présenter à ces élections. Cette disposition constitue justement une grande erreur, selon les explications de l’analyste politique, Gilbert Raharizatovo. Cela favoriserait, poursuit-il, la candidature des personnes richissimes dans le village qui sont souvent coupées de la réalité de la population et de la couche sociale les plus démunies.

Pour cet ancien chroniqueur politique de la télévision nationale, « Les élections législatives sont des élections de proximité. Les députés devront avoir et connaître les programmes de développement adapté à la population d’une localité donnée ». « Contrairement au président et au gouvernement, dit-il, les parlementaires sont plus proches des citoyens et devront dans ce cas faire remonter aux dirigeants leur besoin. Il importe de ce fait que le député soit une personnalité qui représente vraiment le peuple et non un individu qui se distingue dans la communauté grâce à ses moyens financiers ».

Les critères qui auraient pu être posés pour les députés seraient le niveau d’études, estime Gilbert Raharizatovo. Le parlement est une institution de législation et ce n’est pas tout le monde qui peut confectionner les lois, les lire ou les analyser d’où la nécessité d’avoir des diplômes ou de bien connaître les rouages de l’administration et de la politique. Sans cela, les membres de l’Assemblée nationale resteront des élus qui lèvent la main pour un oui ou pour un non et qui ne s’intéresseront qu’à leur intérêt et non à celui de la population.

Pour le moment, le nombre de candidatures indépendantes est élevé. Lors des dernières législatives en 2013, les indépendants ont raflé 34 sièges. La démotivation des candidats à se présenter notamment au nom des partis politiques pourrait, entre autres, se traduire par le discrédit des partis politiques et de leur dirigeant qui, dans les cadres des campagnes électorales, lancent à tort et à travers des promesses qu’ils ne réaliseront jamais.

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Beaucoup de candidatures de dernières heures

A moins de 24 heures, de la clôture de la réception des dossiers de candidatures aux élections législatives, 239 candidatures ont été enregistrées auprès des Organes de vérifications et d’enregistrements de candidatures (Ovec) pour les 151 sièges à pourvoir à l’Assemblée Nationale.

Hier vers 17h pourtant, on a enregistré uniquement 135 candidatures. 52 districts ou circonscriptions électorales n’ont pas même encore eu de candidat. Le dépôt de candidatures s’est par la suite enchainé en début de soirée pour arriver à 239. Les candidats auront encore toutefois jusqu’à 17 h ce jour pour déposer leur dossier. Le nombre de candidatures pourrait ainsi encore doubler, voire tripler. Lors des législatives de 2013, ils étaient plus de deux milles prétendants à la députation.

Le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Thierry Rakotonarivo, de confirmer que sur les candidatures déposées vers 17 heures hier, 86 sont des indépendants. Le 46 restant sont déposées par des partis ou groupe de partis politiques.

Pour Analamanga, 25 candidatures ont déjà été enregistrées auprès des Ovec dont 4 à Avaradrano. Dans les six arrondissements de la capitale, ce sont notamment les grands partis, Mapar et TIM qui dominent. Après un long moment de tergiversation, le parti présidentiel a finalement validé la candidature de Naivo Raholdina au nom du Mapar au cinquième arrondissement. La candidature de Hanitra Razafimanantsaoa au premier arrondissement a également été confirmée par le TIM.

Le coup trop exorbitant de la caution qui est de 5 millions d’ariary serait un des obstacles qui a tardé ou empêché les éventuels candidats à se présenter à ces élections. Cette disposition constitue justement une grande erreur, selon les explications de l’analyste politique, Gilbert Raharizatovo. Cela favoriserait, poursuit-il, la candidature des personnes richissimes dans le village qui sont souvent coupées de la réalité de la population et de la couche sociale les plus démunies.

Pour cet ancien chroniqueur politique de la télévision nationale, « Les élections législatives sont des élections de proximité. Les députés devront avoir et connaître les programmes de développement adapté à la population d’une localité donnée ». « Contrairement au président et au gouvernement, dit-il, les parlementaires sont plus proches des citoyens et devront dans ce cas faire remonter aux dirigeants leur besoin. Il importe de ce fait que le député soit une personnalité qui représente vraiment le peuple et non un individu qui se distingue dans la communauté grâce à ses moyens financiers ».

Les critères qui auraient pu être posés pour les députés seraient le niveau d’études, estime Gilbert Raharizatovo. Le parlement est une institution de législation et ce n’est pas tout le monde qui peut confectionner les lois, les lire ou les analyser d’où la nécessité d’avoir des diplômes ou de bien connaître les rouages de l’administration et de la politique. Sans cela, les membres de l’Assemblée nationale resteront des élus qui lèvent la main pour un oui ou pour un non et qui ne s’intéresseront qu’à leur intérêt et non à celui de la population.

Pour le moment, le nombre de candidatures indépendantes est élevé. Lors des dernières législatives en 2013, les indépendants ont raflé 34 sièges. La démotivation des candidats à se présenter notamment au nom des partis politiques pourrait, entre autres, se traduire par le discrédit des partis politiques et de leur dirigeant qui, dans les cadres des campagnes électorales, lancent à tort et à travers des promesses qu’ils ne réaliseront jamais.

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Mialy Rajoelina poursuit ses engagements

Engagée. La première dame, Mialy Rajoelina, a reçu, hier, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du ministère de la Santé publique, un certificat de reconnaissance pour ses engagements et sa contribution à la promotion de la santé maternelle et infantile. Elle a fourni de gros efforts dans la création de centres de vaccination « amis des enfants », et a été élue marraine de la santé mère-enfant à Madagascar.

En peu de temps, trois centres de vaccination « amis des enfants » ont été implantés, à savoir, les centres hospitaliers universitaires mère-enfant d’Ambohimiandra et de Tsaralalanaà Antananarivo, et celui de Toliara, qui a été inauguré lors de la caravane de la « santé pour les femmes » dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la femme.

Son objectif dans le domaine de la santé, en partenariat avec le ministère de la Santé publique et les partenaires techniques et financiers, est de couvrir toute la Grande Ile de centres de vaccination « amis des enfants » pour prévenir les maladies infantiles.

« Je continuerai toujours à mobiliser et encourager les mères malgaches à faire vacciner leurs enfants dans ces centres de vaccination « amis des enfants » pour la prévention d’épidémies comme la rougeole, la poliomyélite, et d’autres. Notre objectif est de porter jusqu’à 90% le taux de couverture de la vaccination dans le pays », a déclaré Mialy Rajoelina, première dame et non moins présidente de l’Association « Fitia », dans son allocution à l’occasion de la remise de son certificat.

En 2018, le taux de couverture de la vaccination dans le pays est tombé à 33%, c’est pourquoi la première dame, de concert avec le ministère de la Santé publique et l’OMS, multiplie ses efforts pour atteindre cet objectif de 90%.

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Il reste encore des améliorations à faire, selon le CSI

Plusieurs hauts responsables de l’Etat malgache actuel, à commencer par le président de la République, des membres du gouvernement ou encore des parlementaires n’ont pas encore effectué leur déclaration de patrimoine. Lors d’une rencontre avec la presse hier, la présidente du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), Sahondra Rabenarivo a reconnu qu’il reste encore des améliorations à faire dans le cadre de la mise en œuvre de la déclaration de patrimoine, notamment concernant les sanctions à prendre lorsqu’elle n’a pas été faite.

Le dépôt de déclaration de patrimoine doit être effectif dans les trois (3) mois qui suivent la nomination ou préalablement à l’exercice d’un mandat. La déclaration doit être renouvelée tous les 2 ans, en cas de changement de position administrative et en cas de changement conséquent du patrimoine. La date du dernier dépôt de la déclaration de patrimoine faite par chaque personne assujettie auprès de la HCC ou auprès du BIANCO constitue la date de référence, en termes de périodicité de renouvellement.

La présidente du CSI, entourée des autres responsables de la lutte contre la corruption dans le pays à savoir, le SAMIFIN, le BIANCO et le Pôle anti-corruption (PAC), a indiqué hier que toute ces instances attendent actuellement la publication du décret de gestion dynamique de la déclaration de patrimoine, tout comme le décret concernant le SAMIFIN dans la lutte contre le blanchiment d’argent ainsi que le décret de la mise en place d’une agence de recouvrement des avoirs illicites.

La mise en place de cet agence reste pour le moment bloqué suite au rejet du projet de loi de ratification de l’ordonnance y afférente par le Sénat avant-hier. Une situation que regrette ces responsables. « Le pays a ratifié en 2004 la convention mondiale consistant entre autres à la mise en place de cette agence de recouvrement des avoirs illicites. Ce serait une honte pour Madagascar aux yeux des Nations Unies, si lors des prochaines missions d’évaluation de leurs représentants, l’agence de recouvrement des avoirs illicites ne sera pas encore mise en place », affirme Sahondra Rabenarivo.

Les dirigeants de ces différents instances de lutte contre la corruption insistent sur la synergie des actions, allant de l’investigation à l’enquête, en passant par la justice et cette agence de recouvrement des avoirs illicites pour plus d’efficacité contre ce fléau.