Les actualités à Madagascar du Dimanche 12 Février 2017

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Hery Rajaonarimampianina appelle à la lutte contre la corruption

Le président Hery Rajaonarimampianina a choisi de dédier une séance entière à la corruption dans son émission hebdomadaire « Fotoam-bita ou Rendez-vous » sur la chaine vidéo YouTube en fin de semaine dernière. Alors que les scandales de surfacturation, de corruption, en somme de mauvaise gestion éclaboussent ces derniers temps l’Administration et quelques hauts dignitaires du régime, Hery Rajaonarimampianina a donc recentré le débat sur un des grands maux du pays ; la corruption. Il a également appelé tout un chacun à prendre ses responsabilités. Selon le Chef de l’Etat, il n’y a pas de petite ou de grande corruption, ce qui est tout à fait vrai sauf que le contexte actuel et les dernières actualités ont mis en lumière les dérives de l’Administration. « La corruption ne concerne pas seulement le sommet de l’Etat, elle commence à la base au niveau des citoyens, partant de l’acceptation et de la participation des citoyens qui acceptent de corrompre…  » continue le Président, une vérité certes mais il ne faut pas oublier non plus que l’exemple vient d’en haut, de même dans les affaires de « petite ou grande corruption », les grands bonnets ne sont jamais inquiétés. Dans l’affaire Houcine Arfa par exemple, des pénitentiaires ont été mis aux arrêts ainsi qu’un médecin concerné par l’affaire. Quid des têtes pensantes impliquées dans cette affaire ? Ce n’est qu’une affaire parmi tant d’autres mais qui en dit long sur l’impunité en matière de corruption dans le pays.

Pour lutter contre ce fléau, l’Etat appuiera désormais des actions de la société civile et un numéro vert sera mis en place pour conforter les actions des agences de lutte contre la corruption affirme le Président Rajaonarimampianina. De beaux projets certes, mais la population attend des résultats concrets.

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La Gendarmerie nationale lance un numéro d’appel en cas de kidnapping

La Gendarmerie Nationale met désormais à la portée du public un numéro d’alerte (034 44 394 98) pour signaler tout cas ou suspicion de cas de kidnapping. En réponse aux différentes séries de kidnapping qui sévissaient ces derniers temps. Récemment, une cellule mixte anti-kidnapping a également été mis en place, cet numéro d’alerte vient donc compléter les mesures en place. Il ne faut pas perdre de vue que ce n’est pas un numéro vert. Il est « pour l’instant payant car la conversion en numéro vert demande encore à la fois du temps et diverses procédures », selon le responsable de la Gendarmerie. Chronologiquement cent cinq cas de kidnapping ont été enregistrés depuis 1995 à Madagascar, toutes nationalités confondues. Mais pour les personnes d’origine indopakistanaise, quinze ont été recensés en 2005, six en 2016 et onze en 2017. Le collectif des Français d’origine Indienne de Madagascar (ou CFOIM) a déjà tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises depuis ces derniers jours sur cette situation allant particulièrement à leur encontre. A cela s’ajoute également l’appel du GEM ou Groupement des Entreprises de Madagascar sur des cas répétés de prise d’otage mais l’Etat reste apparemment dans l’expectative car la manœuvre est souvent délicate. Pourtant, ce fléau humain rend de plus en plus délétère le climat des affaires actuel. En effet, les victimes sont souvent issues du milieu des affaires et certains d’entre eux ont même déjà fait fortune dans la Grande île depuis plus d’un siècle.

A la lumière des constats actuels, ce phénomène de kidnapping commence à devenir une profession pour certains, ou encore une industrie florissante pour d’autres. L’argent s’y compte par million d’euros.

Pratiquement, la lutte contre le kidnapping relève du parcours du combattant car les victimes ne sont pas forcément en mesure d’apporter des informations complètes aux autorités publiques. La complicité de certains éléments des forces de l’ordre dans ces rapts a même été dénoncée plus d’une fois. Et pire encore, le paiement de la rançon en cas de kidnapping ne garantit même pas que le ravisseur va libérer l’otage si la famille décide de payer. C’est le cas du jeune indopakistanais Awen Alek dont la famille aurait déjà payé deux fois la rançon alors que jusqu’à maintenant on n’a pas encore retrouvé ses traces.

Enfin, on ne comprends pas toujours, pourquoi des agents de la Police Nationale ou encore de la Gendarmerie sont également mobilisés par leurs supérieurs pour assurer la surveillance des propriétés privées ou à travailler en tant que garde du corps pour des particuliers. On se demande alors si les forces de l’ordre travaillent réellement pour la protection des personnes et de leurs biens ou pour servir l’intérêt des particuliers.

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Une exposition dédiée au transport de marchandises

Une trentaine d’entreprises œuvrant dans le domaine du transport ont participé à l’exposition dédiée aux transports de marchandises au parvis de l’Hôtel de ville à Analakely le 09 et 10 février dernier.

Cette exposition de deux jours a permis de faire connaître les activités rattachées aux transports, l’objectif étant de faciliter la réalisation de l’acheminent de marchandises de l’amont en aval pour les usagers. Transport de courriers, simple colis, envoi de documents administratifs, transport en cas de déménagement, transport de containers, groupage maritime, en passant par les transports hors du commun comme le transport d’animaux sauvages, de produits périssables, de marchandises hors gabarit, toute une variété de service de logistique a été proposé dans ce salon par les participants pour apporter proximité, célérité et surtout facilité à leurs clients. Raison pour laquelle dans les pratiques professionnelles actuelles, le mot « transport » est parfois associé au service d’emballage ou encore d’entreposage. A tout cela s’ajoute des solutions logistiques sur mesure, comme l’assistance aux clients devant les formalités administratives puisque c’est cette étape qui est souvent le plus compliqué.

La grande majorité de sociétés de transport présente à ce salon appartient à des groupes étrangers. Les sociétés malgaches, quant à elles, sont plus compétitives sur le marché local comme le cas de la société Colis express, ou le Paositra Malagasy. En effet, ces dernières se focalisent généralement sur le transport de courriers, de paquets ou de colis à l’intérieur du pays. Un des points forts de ces sociétés malgaches, est la possession d’un nombre important d’antennes et de représentants dans la grande île. En cas d’envoi ou de services à l’extérieur, elles sont dans l’obligation de collaborer avec les grandes enseignes internationales de transport.

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Hery Rajaonarimampianina appelle à la lutte contre la corruption

Le président Hery Rajaonarimampianina a choisi de dédier une séance entière à la corruption dans son émission hebdomadaire « Fotoam-bita ou Rendez-vous » sur la chaine vidéo YouTube en fin de semaine dernière. Alors que les scandales de surfacturation, de corruption, en somme de mauvaise gestion éclaboussent ces derniers temps l’Administration et quelques hauts dignitaires du régime, Hery Rajaonarimampianina a donc recentré le débat sur un des grands maux du pays ; la corruption. Il a également appelé tout un chacun à prendre ses responsabilités. Selon le Chef de l’Etat, il n’y a pas de petite ou de grande corruption, ce qui est tout à fait vrai sauf que le contexte actuel et les dernières actualités ont mis en lumière les dérives de l’Administration. « La corruption ne concerne pas seulement le sommet de l’Etat, elle commence à la base au niveau des citoyens, partant de l’acceptation et de la participation des citoyens qui acceptent de corrompre…  » continue le Président, une vérité certes mais il ne faut pas oublier non plus que l’exemple vient d’en haut, de même dans les affaires de « petite ou grande corruption », les grands bonnets ne sont jamais inquiétés. Dans l’affaire Houcine Arfa par exemple, des pénitentiaires ont été mis aux arrêts ainsi qu’un médecin concerné par l’affaire. Quid des têtes pensantes impliquées dans cette affaire ? Ce n’est qu’une affaire parmi tant d’autres mais qui en dit long sur l’impunité en matière de corruption dans le pays.

Pour lutter contre ce fléau, l’Etat appuiera désormais des actions de la société civile et un numéro vert sera mis en place pour conforter les actions des agences de lutte contre la corruption affirme le Président Rajaonarimampianina. De beaux projets certes, mais la population attend des résultats concrets.

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Huit personnes arrêtées suite à une attaque à main armée

Une triste nouvelle pour la commune de Mahitsy. Le père de Mickaël, le jeune chanteur issu du concours de téléréalité Pazzapa, victime d’une attaque à main armée dans la nuit de samedi, est décédé. L’homme ayant reçu une balle sur le dos n’a pas survécu à ses blessures. Le prêtre du centre de formation Soanavela, Mahitsy ayant également reçu une balle sur son jambe, reste encore à l’hôpital et son pronostic vital ne serait plus engagé.

Le commandant de circonscription régionale d’Analamanga auprès de la Gendarmerie nationale a fait savoir que huit personnes, auteurs présumés de cette attaque à main armée meurtrière, ont déjà été interpellées. Ce responsable indique que ce sont les gendarmes qui se sont très vite mobilisés pour parvenir à ce résultat. Ce que les habitants de cette localité dénoncent car ils se plaignent notamment du manque de réactivité des forces de l’ordre.

Cette attaque à main armée aurait été la deuxième la plus virulente dans la localité de Mahitsy en l’espace seulement de quelques mois. L’on apprend également que des kidnappeurs notoires habiteraient également cette localité.

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Commémoration de l’assassinat du colonel Richard Ratsimandrava

11 février 1975-11 février 2019. Cela fait 44 ans hier que le colonel Richard Ratsimandrava, chef d’État et du gouvernement, ministre de la Défense nationale à l’époque a été assassiné à Ambohijatovo. Ce président malgache a été tué par balles dans des circonstances jusqu’ici non élucidées.

Quarante quatre ans après ce triste événement, militaires, policiers, gendarmes se sont unis ensemble hier à Ambohijatovo pour marquer l’évènement. La cérémonie de commémoration du 44è anniversaire de l’assassinat du général Richard Ratsimandrava organisée par le ministère de la Défense nationale a vu aussi la participation de plusieurs personnalités politiques et de simples citoyens.

Ratsimandrava n’a gouverné que six jours et n’a malheureusement pas pu établir sa propre politique de gouvernance basée sur le « fokonolona » qui, malgré son décès prématuré, a fait des adeptes. C’est le cas notamment de Dama Mahaleo, malheureux candidat à l’élection présidentielle de 2018.

Fallait-il passer en revue cette histoire dont on ne connaîtra jamais la fin ? En tout cas, c’est ce qu’a préparé le secrétariat de la gendarmerie nationale, dans le cadre d’un soi-disant « redynamisation de L’État de droit » afin de solliciter les forces de l’ordre à suivre le bon exemple de Ratsimandrava. Selon divers témoignages, Ratsimandrava a montré une grande ferveur dans l’exercice de ses fonctions et son exceptionnel patriotisme allait jusqu’à être disposé à sacrifier sa propre vie pour le bien de la nation.

Pour le Premier ministre, Christian Ntsay qui représentait également le chef de l’État hier, la cérémonie ne s’est pas limitée pas à une simple commémoration mais à une journée dédiée à la mise en exergue de la nécessité de patriotisme que l’on héritera d’un héros du pays dont Ratsimandrava. « Ce patriotisme, disait-il, unira tous les citoyens dans la priorisation de l’intérêt de la nation, aux fins de la lutte contre toute intention malveillante qui porterait atteinte à la sécurité ».

Quarante quatre ans après la mort de cet officier supérieur malgache, près de 60 ans d’indépendance, l’objectif de lutter contre l’insécurité grandissante dans le pays reste encore difficile à atteindre, tout comme la mise en place d’une bonne gouvernance digne de ce nom afin de développer le pays. Le régime actuel ambitionne d’y parvenir. Pour l’instant, le sang de Ratsimandrava et ceux de beaucoup d’autres considérés comme des héros nationaux semblent être versés pour… rien !

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Huit personnes arrêtées suite à une attaque à main armée

Une triste nouvelle pour la commune de Mahitsy. Le père de Mickaël, le jeune chanteur issu du concours de téléréalité Pazzapa, victime d’une attaque à main armée dans la nuit de samedi, est décédé. L’homme ayant reçu une balle sur le dos n’a pas survécu à ses blessures. Le prêtre du centre de formation Soanavela, Mahitsy ayant également reçu une balle sur son jambe, reste encore à l’hôpital et son pronostic vital ne serait plus engagé.

Le commandant de circonscription régionale d’Analamanga auprès de la Gendarmerie nationale a fait savoir que huit personnes, auteurs présumés de cette attaque à main armée meurtrière, ont déjà été interpellées. Ce responsable indique que ce sont les gendarmes qui se sont très vite mobilisés pour parvenir à ce résultat. Ce que les habitants de cette localité dénoncent car ils se plaignent notamment du manque de réactivité des forces de l’ordre.

Cette attaque à main armée aurait été la deuxième la plus virulente dans la localité de Mahitsy en l’espace seulement de quelques mois. L’on apprend également que des kidnappeurs notoires habiteraient également cette localité.

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Commémoration de l’assassinat du colonel Richard Ratsimandrava

11 février 1975-11 février 2019. Cela fait 44 ans hier que le colonel Richard Ratsimandrava, chef d’État et du gouvernement, ministre de la Défense nationale à l’époque a été assassiné à Ambohijatovo. Ce président malgache a été tué par balles dans des circonstances jusqu’ici non élucidées.

Quarante quatre ans après ce triste événement, militaires, policiers, gendarmes se sont unis ensemble hier à Ambohijatovo pour marquer l’évènement. La cérémonie de commémoration du 44è anniversaire de l’assassinat du général Richard Ratsimandrava organisée par le ministère de la Défense nationale a vu aussi la participation de plusieurs personnalités politiques et de simples citoyens.

Ratsimandrava n’a gouverné que six jours et n’a malheureusement pas pu établir sa propre politique de gouvernance basée sur le « fokonolona » qui, malgré son décès prématuré, a fait des adeptes. C’est le cas notamment de Dama Mahaleo, malheureux candidat à l’élection présidentielle de 2018.

Fallait-il passer en revue cette histoire dont on ne connaîtra jamais la fin ? En tout cas, c’est ce qu’a préparé le secrétariat de la gendarmerie nationale, dans le cadre d’un soi-disant « redynamisation de L’État de droit » afin de solliciter les forces de l’ordre à suivre le bon exemple de Ratsimandrava. Selon divers témoignages, Ratsimandrava a montré une grande ferveur dans l’exercice de ses fonctions et son exceptionnel patriotisme allait jusqu’à être disposé à sacrifier sa propre vie pour le bien de la nation.

Pour le Premier ministre, Christian Ntsay qui représentait également le chef de l’État hier, la cérémonie ne s’est pas limitée pas à une simple commémoration mais à une journée dédiée à la mise en exergue de la nécessité de patriotisme que l’on héritera d’un héros du pays dont Ratsimandrava. « Ce patriotisme, disait-il, unira tous les citoyens dans la priorisation de l’intérêt de la nation, aux fins de la lutte contre toute intention malveillante qui porterait atteinte à la sécurité ».

Quarante quatre ans après la mort de cet officier supérieur malgache, près de 60 ans d’indépendance, l’objectif de lutter contre l’insécurité grandissante dans le pays reste encore difficile à atteindre, tout comme la mise en place d’une bonne gouvernance digne de ce nom afin de développer le pays. Le régime actuel ambitionne d’y parvenir. Pour l’instant, le sang de Ratsimandrava et ceux de beaucoup d’autres considérés comme des héros nationaux semblent être versés pour… rien !

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La nouvelle députée Yvonne Razafindrazalia dans la tourmente

Les tourmentes sont loin de finir pour les proches de Ludovic Raveloson. Dans son bras de fer avec la justice, la femme de ce désormais ancien député de Mahabo, Yvonne Razafindrazalia, celle que la Haute cour constitutionnelle (HCC) vient de nommer députée remplaçante de son mari démissionnaire d’office, a maille avec la justice. Dans le cadre de la recherche lancée à l’encontre de son époux, elle a été interrogée, puis placée en garde à vue prolongée. Son déferrement au parquet aura lieu ce mardi.

L’arrestation d’Yvonne Razafindrazalia a eu lieu au moment du lancement de l’avis de recherche contre Ludovic Raveloson. Ce dernier, rappelons-le, a obtenu une liberté provisoire émanant du tribunal de Toliara et a aussitôt quitté la prison où il devait purger une peine de cinq ans d’emprisonnement. Sitôt sorti, il est placé sous la coupe d’un mandat de recherche émis par la justice pour sept autres affaires. C’est la section de recherche de Fiadanana qui s’est occupée de l’enquête de la députée fraîchement nommée.

Selon son avocat, la mise en garde d’Yvonne Razafindralia est illégale puisqu’elle est devenue députée de Madagascar lundi, à la suite d’un arrêt de la Haute juridiction. Mais des sources auprès de la gendarmerie nationale qui mène l’enquête expliquent que l’affaire a éclaté avant sa nomination et n’a rien à voir avec son nouveau statut. Pour ce qui est le besoin d’une demande de poursuite auprès de la chambre basse, nécessaire pour mettre en cause un parlementaire, les forces de l’ordre expliquent que ce n’est pas le cas puisqu’on n’est pas en session.

Selon les informations reçues, Yvonne Razafindrazalia devrait être jugée en comparution immédiate après son déferrement. Affaire à suivre.

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Le taux de participation historiquement faible

Le constat est amer, difficile à croire, pour la Commission électorale nationale indépendante (CENI). A trois jours de la fermeture provisoire de la révision de la liste électorale, le taux d’assiduité des citoyens ayant atteint la majorité à s’inscrire dans cette liste est historiquement très bas. S’il était de l’ordre de 2 à 6% auparavant, cette fois-ci, la barre de 1% est à peine atteinte. Cette année, il y a en effet moins de citoyens inscrits dans la nouvelle liste électorale qu’auparavant.

Les explications en sont nombreuses, mais pour le vice-président de la CENI, Thierry Rakotonarivo, le manque de sensibilisation et d’implication des citoyens est la principale cause. Il en pointe particulièrement du doigt les organisations de la société civile et les partis politiques qui n’auraient pas bien assuré leurs missions et responsabilités. Ces derniers auraient dû, estime ce responsable de l’organe en charge de l’organisation des élections, appeler ceux qui ont rempli les conditions à s’y inscrire.

Malheureusement, le manque de motivation devrait également toucher les organisations de la société civile, notamment ceux qui s’engagent dans les observations électorales et les partis politiques, notamment ceux de l’opposition. Parce qu’ils n’ont pas de cesse de dénoncer et de recommander l’amélioration de la liste électorale avant la tenue notamment des élections législatives en mai 2019 et des élections communales au mois de novembre 2019. A cause des anomalies, ils ont déposé des plaintes auprès des instances juridiques compétentes, mais ces dernières les ont toujours déboutés.

Mais il est également évident que l’absence d’une élection en vue, pour cette année, du moins pour l’instant, est une des motivations justifiant le manque d’intérêt de la population à s’inscrire dans la cette liste électorale.

La Commission électorale nationale a d’ailleurs déjà reconnu par le biais de son président, Hery Rakotomanana qui lors d’un atelier de synthèse des élections qui sont déroulées au pays ces dernières années, avait indiqué que la liste électorale a beaucoup été citée comme insatisfaisante. Il a en effet promu de concentrer les efforts de l’instance qu’il dirige pour tenter d’améliorer cette liste.

Le plus grand défi de la CENI dans le cadre de l’amélioration de la liste électorale consiste à la numériser, à la rendre biométrique. Cela devrait lui permettre de regagner la confiance des citoyens et des électeurs. Mais il faudra bien entendu beaucoup d’efforts, et surtout de l’adhésion totale de la population, de la société civile et des partis politiques pour y arriver.

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Le Conseil d’Etat déboute le président de la FMF

Le conseil d’Etat s’est prononcé hier sur le recours déposé par Raoul Arizaka, président de la Fédération malgache du football et non moins ancien Directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNAPS). Ce dernier avait demandé l’annulation et l’exécution en sursis du mandat d’Interdiction de sortie de territoire (IST) lancé par le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation à son encontre.

Pour l’instant, les véritables motifs de cette mesure restent flous. L’on estime tout simplement qu’elle fait suite à une enquête menée au sein de la CNAPS à l’époque où Raoul Arizaka se trouvait à la tête de cette administration. D’autant plus qu’il y a quelques jours, des plaintes auraient été déposées contre lui auprès du tribunal pour des cas de détournements et de corruption. Pour le besoin de l’enquête alors, la justice lui interdit toute tentative de sortie du territoire.

En tant que président de l’instance nationale du football toutefois, Raoul Arizaka formule qu’il doit participer à de nombreuses réunions internationales visant entre autres à améliorer l’environnement footballistique national. A cause de cette mesure d’interdiction de sortie du territoire, il n’a pas pu assister au tirage au sort des poules éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 en zone CAF qui s’est tenu en Egypte ou encore d’un sommet africain du ballon rond qui s’est tenu dernièrement à Rabat, Maroc.