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Les actualités à Madagascar du Vendredi 11 Décembre 2020

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Projet Volobe : Vers plus d’électricité, pour l’émergence de la région Atsinanana

De l’énergie électrique propre, suffisante et à coût raisonnable. C’est ce que sollicitent les opérateurs économiques de la région Atsinanana, qui ont exprimé leur intérêt pour le Projet Volobe.

Ce sont 3000 opérateurs économiques, qui sont actuellement en activité dans cette région. Lors de la présentation du projet de production d’hydroélectricité dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toamasina, ils ont exposé les problèmes et les freins engendrés par l’insuffisance d’énergie électrique pour les grandes entreprises et les grandes usines. En outre, le coût trop élevé de l’électricité a également été martelé par ces opérateurs, durant la rencontre de mercredi dernier. « Le Projet Volobe transformera l’économie de cette région et présentera de grands avantages, car le prix de l’électricité va baisser considérablement. Pour nous, producteurs et exportateurs de produits biologiques, le respect des normes et de processus bien définis est indispensable. Parmi les normes requises sur le marché international, figure l’utilisation d’énergie propre, à compter de l’année 2025. Pour l’heure, c’est la ville de Toamasina qui bénéficie de l’approvisionnement en électricité. Nous savons pourtant que les usines et les entreprises sur les périphéries ne peuvent se développer, sans électricité », a soutenu Gaëtan Etancelin, directeur de l’Huilerie de Melville à Toamasina II.

120 mégawatts. La production actuelle d’électricité de la Jirama est aujourd’hui à 39 MW (Mégawatts), pour Toamasina. Selon ses promoteurs, le Projet Volobe permettra de produire 120 MW, grâce au fleuve d’Ivondro qui fera tourner la nouvelle centrale hydroélectrique en vue. A cause de l’insuffisance actuelle de l’énergie fournie par la Jirama, certaines grandes firmes sont obligées de produire, elles-mêmes, l’électricité dont elles ont besoin. Un problème qui devra être résolu, grâce au nouveau projet. « L’Etat va relever le défi de créer des entreprises dans chaque District. Le Projet Volobe, qui augmentera la production d’électricité distribuée par la Jirama, favorisera l’accès à l’électricité dans l’ensemble de la région Atsinanana. De ce fait, il favorisera l’entreprenariat et les activités de transformation et de création de valeur ajoutée, avant exportation », a affirmé Dahy Léonard, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toamasina. D’après les informations, le Projet Volobe va collaborer avec l’Université de Toamasina, pour l’ouverture de nouvelles filières de formation relatives à l’hydroélectricité.

Antsa R.

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Évènement : Lancement malgache de la « Saison Africa 2020 »

Un avant-goût des performances de Madagascar, hier, à la résidence de France avec le Chef Lalaina et son équipe

La « Saison Africa 2020 » se tiendra du début décembre à mi–juillet en France, avec la participation de plusieurs pays francophones. Madagascar sera de la partie. 

Madagascar sera représenté au « Saison Africa 2020 », comme il a été donné « un avant-goût », selon les propos de l’ambassadeur, Christophe Bouchard mercredi dans la soirée, à la résidence de France à Ivandry.

« Cette Saison Africa 2020 a été voulue par le président de la République Emmanuel Macron, pour mettre à l’honneur l’Afrique, l’Afrique et l’Océan Indien en France. Elle s’inscrit pleinement dans la nouvelle politique de la France à l’égard de l’Afrique… S’adresser à l’Afrique telle qu’elle est et telle qu’elle sera dans les années et les décennies à venir », a mis en avant le diplomate dans son discours de lancement d’hier.

Les qualificatifs de cet évènement sont intarissables, notamment étant « hors normes ». Pour ce faire, plusieurs projets scolaires se tiendront en France avec des champs disciplinaires variés. « Les arts visuels, le spectacle vivant, la recherche, l’économie, l’art de vivre, de la gastronomie jusqu’à l’architecture, les sports urbains, etcetera », détaille Christophe Bouchard. Chef Lalaina, le chef cuisinier de renommée internationale, en sera le chef de file.

Il y aura aussi l’artiste plasticien, Joël Andrianomearisoa, la chorégraphe Harivola Rakotondrasoa et la matière grise sera représentée par Sahondra Andriamihamina, directrice des archives nationales et Raivolala Rahelison, historienne et enseignante à l’université d’Antananarivo. En tout, pour « Saison Africa 2020, Madagascar interviendra sur 18 projets. Comprenant, entre autres, « Sur le chemin de mon école, je vois… ».

Pour ce projet, « l’école maternelle de Madagascar prend des photos et les élèves les étudient en France ». Ce seront les petits de l’école Jacques Bulot de Tessy–Bocage en Normandie qui profiteront de ces rencontres à travers ces regards photographiques. Dans la programmation, le chef Lalaina sera sur plusieurs fronts entre le mois d’avril au mois de juillet dans plusieurs villes françaises pour présenter « Les grandes tables – ICI les cuisines africaines ».

Un bien beau projet en somme. Sauf qu’apparemment la France joue sur deux vitesses dans sa relation contemporaine avec Madagascar. Avec des échanges basés sur un regard d’humanité face aux enjeux actuels, favorisant l’expression artistique locale et les échanges humains tel « Saison Africa 2020 ». Mais imposant toujours son impérialisme belliqueux d’antan en s’accaparant au détriment des lois internationales, les îles Eparses. Un sanctuaire pourtant malgache.

Maminirina Rado

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Malnutrition dans le Sud : Des migrants réduits à mendier

Le district d’Amboasary Sud ferait face à une vague de migration interne à cause de la situation de malnutrition dont le district est victime en ce moment.

La situation d’insécurité alimentaire dans le Sud serait actuellement alarmante. Ladite situation s’est aggravée par rapport à 2019 à Amboasary Sud si l’on se réfère à un document émanant du Programme alimentaire mondial (PAM) Madagascar. Le même document de faire également savoir « sur 32 CSB ou Centre de Santé de Base saisis, 6 communes sur 16 sont en urgence nutritionnelle et 3 sur 16 sont en alerte nutritionnelle». Une situation qui provoque de lourdes conséquences dans le Sud du pays d’après une source sur place. Cette dernière d’avancer les résultats de l’évaluation rapide multisectorielle effectuée dans le district d’Amboasary Sud au mois d’octobre dernier « Selon cette évaluation, 75 % des enfants inscrits se sont retirés du système scolaire à cause de la situation liée au Kere». Une pratique d’abandon scolaire expliquée par l’inexistence de nourriture dans les foyers malgaches de cette partie du pays, d’un côté. Mais surtout, par un phénomène de migration interne vers les centres urbains. « Des familles entières quittent leurs hameaux pour les villes. Hommes, femmes et enfants se déplacent d’un centre urbain à un autre dans l’espoir de trouver une meilleure situation», a expliqué notre source.

Désillusion. Bon nombre de ces migrants se retrouveraient confrontés à une dure réalité une fois arrivés dans les centres urbains. «A défaut de nourriture et d’une meilleure vie, ils se retrouvent à la rue. Beaucoup de familles font la manche dans les centres urbains. Le pire c’est de voir des enfants qui auraient dû être à l’école et quémander partout pour rien du tout parce qu’il n’y a presque rien dans cette partie du pays», a lancé notre source. Si certains attribuent l’origine de la situation à la malnutrition, d’autres y trouvent une conséquence directe du système d’assistanat implanté dans le Sud. « A force de recevoir des dons pendant des années, une vingtaine ou trentaine d’années, beaucoup de gens se sont mis à mendier dans les rues, auprès de leurs familles ou encore là où ils pensent pouvoir recevoir à titre gratuit des vivres ou de l’argent», déplore un habitant d’Ambovombe qui a tenu à taire son nom. Une habitude qui tendrait à gagner du terrain si l’on en croit les dires de notre source. Pour en revenir au phénomène de migration interne, des « déplacés» comme on appellerait les migrants dans le Sud, feraient plus de vingt-cinq kilomètres pour rejoindre les (illusions de ) nourritures des centres urbains.

José Belalahy

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Centre de commandement opérationnel anti-Kere : Dotation de 6 véhicules tout-terrains

Des véhicules 4×4 pour appuyer l’équipe anti-Kere dans la partie Sud du pays.

Le gouvernement a promis de résoudre le problème de la famine qui sévit actuellement dans le Sud du pays. En effet, des délégations gouvernementales ont fait plusieurs descentes dans l’Androy et l’Anosy, durant ces dernières semaines, pour mettre en place la stratégie de l’exécutif. Les premières actions ont démarré, comme la distribution de vivres. Et récemment, un centre de commandement opérationnel anti-Kere a été érigé dans la région Androy afin de pouvoir agir dans le temps contre le phénomène. Le centre, dirigé par le ministère de la Défense nationale, est donc chargé de piloter et de coordonner toutes les opérations locales pour lutter contre le Kere dans la région. Mise à part l’équipe d’intervention déjà déployée sur terrain depuis plusieurs semaines, le gouvernement a également renforcé l’équipement du centre et l’a doté de six véhicules 4×4. La remise officielle de ces derniers s’est déroulée, hier, au palais de Mahazoarivo, sous l’égide du Premier ministre, Christian Ntsay.

Recueillis par Rija R.

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Soamandrakizay : Pas d’inauguration officielle par le Président de la République

Le Kmf-Cnoe  a émis son opinion sur la neutralité de l’administration en citant l’article 61 de la loi organique 2018-008 relative au régime général des élections et des référendums qui stipule que « toute inauguration officielle est interdite pendant la durée de la campagne électorale ». Il s’est référé ainsi à ce qu’il qualifie d’inaugurations officielles des EPP et CEG à Soamandrakizay par le Président de la République. Or, il n’y avait pas eu d’inauguration à Soamandrakizay, c’est plutôt un lancement officiel de l’année scolaire 2020-2021. D’ailleurs, il a été déclaré officiellement que les inaugurations de ces infrastructures auront lieu ultérieurement.

Recueillis par Dominique R.

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Education : Le niveau de français des élèves en chute libre

Le projet sera tout de suite mis en œuvre après la signature de cette convention de partenariat

Médiocre. C’est le moins que l’on puisse dire du niveau des élèves malgaches en langue française. D’après le ministre de l’Education nationale (MEN) , le Dr Marie Michelle Sahondrarimalala , le taux d’apprentissage de la langue de Molière a largement baissé ces dernières années. « En 1998,  58% des élèves étaient faibles en français mais actuellement ce taux a largement doublé. Non seulement, le français est la langue d’enseignement mais elle est aussi la deuxième langue officielle dans le pays. Force est aussi de constater que les élèves ont aussi du mal à maîtriser la langue maternelle qu’est le malgache », se désole-t-elle.  C’est dans cette optique qu’elle a signé la convention de partenariat avec l’Ambassadeur de France à Madagascar, Christophe Bouchard. Le renforcement linguistique des élèves et des enseignants se fera à travers le projet dénommé « TREMPLIN ». Ce projet est financé à hauteur de 485 600 euros et sera mis en œuvre jusqu’au 2022. Les formateurs au niveau des Instituts de formation professionnelle (INFP) et ceux  de la série ES/OSE (Organisation-Société-Economie) ainsi que les élèves en sont les bénéficiaires. Après cette formation, la majorité de ces formateurs seront envoyés dans les zones reculées pour que tous les élèves soient sur un même pied d’égalité. Le Dr Marie Michelle Sahondrarimalala a aussi noté dans la foulée qu’à partir de l’année prochaine le ministère organisera des formations de proximité pour les enseignants au niveau des districts.

Narindra Rakotobe

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Violences faites aux femmes : Le premier lieu d’accueil inaugurée à Manjakaray

Ce centre peut héberger provisoirement les victimes de violences

Le premier centre d’hébergement pour les femmes victimes de violences vient d’ouvrir ses portes à Manjakaray. En parallèle, elles peuvent bénéficier d’un accompagnement psychosocial, médical et juridique

Où trouver refuge ? Cette question trotte continuellement dans l’esprit des femmes victimes de violences qui veulent quitter leurs foyers mais ne savent pas où aller. Désormais, la porte du  centre intégré de prise en charge gratuite  des violences basées sur le genre (VBG) est grande ouverte pour elles. Après celui de Mahamasina, la  particularité de ce centre fraîchement inauguré, sis à Manjakaray, réside sur le fait qu’il dispose d’espaces d’hébergement temporaire. L’objectif étant d’assurer la sécurité des victimes, selon le ministre de la Population, de la Protection Sociale et de la Protection de la Femme (MPPSPF), Angelica Michelle Bavy. Cette infrastructure comporte également des salles dédiées aux soins psychologiques et médicaux. «Les femmes qui ont besoin d’un refuge provisoire ou besoin de réfléchir avant de prendre une décision, peuvent rester provisoirement à cet endroit. Nous allons mobiliser des efforts pour que ce projet soit aussi étendu au niveau des districts », a-t-elle souligné.

Un élan de solidarité. Ce centre a vu le jour grâce à l’application d’une action multisectorielle. Il y a entre autres le soutien du Royaume de Norvège qui a permis de l’équiper et de le réhabiliter. La représentante adjointe et chargée de bureau du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) Madagascar, Miranda Tabifor , n’a pas manqué de lancer un appel à la « tolérance zéro » pour toutes les violences faites aux femmes. D’après elle , l’innovation de la prise en charge des victimes reste insuffisante mais c’est la prévention qui doit être plus que jamais renforcée. « L’éradication de la violence, c’est l’affaire de tous. Arrêtons de chercher des responsables, éduquons nos enfants, signalons les violences, croyons et soutenons nos enfants, nos sœurs, nos frères quand ils disent qu’ils sont victimes », a-t-elle suggéré. Elle a ainsi incité les victimes ainsi que leurs entourages à briser le silence et à dénoncer ces actes odieux. « Portons plainte et évitons ces fameux arrangements à l’amiable car ceux-la ne guérissent pas les traumatismes et perpétuent la culture du viol », martèle Miranda Tabifor. Cette inauguration coïncide également avec la journée internationale des droits humains et la clôture des seize jours d’activisme contre les violences faites aux femmes.

Narindra Rakotobe

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Sénatoriales - Vers une razzia de l’IRMAR

Une victoire écrasante de la formation présidentielle « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRMAR) lors des élections sénatoriales d’hier se profile à l’horizon. Le collège électoral, composé des maires, des conseillers municipaux et communaux, a été appelé à se rendre aux urnes hier pour élire leurs 12 représentants au sein du Sénat. Plus de 12 000 grands électeurs étaient attendus dans les 114 bureaux de vote. Selon les tendances publiées par la Commission électorale nationale indépendante, hier vers 20h, l’IRMAR obtiendrait au moins assurément dix sièges de sénateurs sur les douze mis en jeu. En effet, la coalition présidentielle arrive largement en tête à Antsiranana, Mahajanga, Fianarantsoa et Toliara, à en juger par les tendances publiées par la CENI sur la base des procès-verbaux scannés. Les incertitudes concerneraient les provinces d’Antananarivo et de Toamasina où les listes de candidats du Malagasy Miara-Miainga sont à la lutte avec celles de l’IRMAR. Notons que le taux de participation a été relativement élevé hormis dans tout le pays.Pour rappel, les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect, par circonscription électorale, pour un mandat de cinq ans renouvelable, au scrutin de liste à un tour, sans panachage, ni vote préférentiel ni liste incomplète, selon la loi organique fixant les règles relatives au fonctionnement du Sénat ainsi qu’aux modalités d’élection et de désignation des sénateurs de Madagascar. Chaque province constitue une circonscription électorale. Les sièges sont répartis entre les listes à la représentation proportionnelle selon la règle de la plus forte moyenne. Le quotient électoral est obtenu en divisant, dans chaque circonscription électorale, le nombre de total des suffrages recueillis par l’ensemble des listes de candidats en présence, par le nombre total des sièges à pourvoir. Autant de fois que ce quotient est contenu dans le nombre de suffrages obtenus par chaque liste, autant celle-ci obtient des candidats élus. L’attribution des sièges non attribués se fait selon le système de la plus forte moyenne. Les résultats provisoires officiels sont attendus dans un laps de temps relativement court. La razzia annoncée de l’IRMAR n’est pas une véritable surprise. La Coalition présidentielle dispose d’une majorité écrasante de grands électeurs, acquise lors des élections communales et municipales. Ces élections sénatoriales viennent confirmer la suprématie de l’IRMAR sur le pouvoir législatif. Cette plateforme est déjà majoritaire à l’Assemblée nationale. Notons que le TIM s’est contenté d’assister en tant que spectateur au match étant donné le boycott décrété par son leader. Le TIM pouvait pourtant espérer des sièges sachant que le parti disposait d’un certain nombre d’élus au niveau des Communes. Le Hery vaovao ho an’i Madagasikara qui ne disposait d’aucun grand électeur et d’aucun candidat non plus pour ces élections a également regardé ce match depuis les tribunes. La Rédaction

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Recettes douanières - Une baisse conséquente de 300 milliards d’ariary

Effet coronavirus. La crise sanitaire générée par la pandémie de coronavirus a eu de forts impacts sur les recettes douanières de 2020. «Dans la Loi de finances initiale (LFI) 2020, nous avons fait une prévision des recettes de 3000 milliards d’ariary, sauf que cet objectif n’a pas été atteint. Les importations autant que les exportations ont diminué. Une baisse de 24 à 27% a ainsi été annoncée dans la Loi de finances rectificative (LFR) 2020», a annoncé Lainkana Zafivanona, directeur général des Douanes, hier au Centell Antanimena. En comparaison à l’année précédente, les recettes douanières ont baissé d’environ 300 milliards d’ariary. En 2019, elles ont été à 2748,3 milliards d’ariary. Cette année, les chiffres provisoires sont aux alentours de 2421,6 milliards d’ariary. «Toutefois, en comparaison avec les autres pays, ces chiffres ne sont pas si catastrophiques que cela. En tout cas, avec ces chiffres les prévisions ont toutes été revues. Pour l’année prochaine, nous visons les 2800 milliards d’ariary de recettes douanières. C’est un objectif assez ambitieux surtout que nous ne savons pas encore ce que nous réserve 2021 et l’évolution de la pandémie dans le monde entier. Mais nous restons positifs quant à la diminution des impacts du coronavirus sur l’économie. De plus, le taux de croissance économique de 4,6% devrait également contribuer à l’amélioration des recettes », rajoute ce responsable. Cette baisse s’explique surtout par celle des importations de produits pétroliers. Selon les informations communiquées, elles ont, en effet, été réduites de moitié entre le mois d’avril et d’octobre. Les importations sont passées 150 milliards d’ariary en mars 2020 aux environs de 75 milliards d’ariary en avril. C’est seulement ces deux derniers mois que les importations ont repris leur cours. De son côté, la Douane déploie également toutes les actions pour améliorer les procédures de dédouanement. Un atelier-débat sur la corruption et la redevabilité a donc été organisé hier, à Antanimena. «Le travail des douaniers est dur. Et ils sont continuellement exposés à la corruption. C’est pourquoi nous avons ouvert la discussion avec les citoyens malagasy et les experts internationaux pour améliorer la gouvernance au sein de la Douane», soutient le DG des Douanes. Les questions de la place de la douane dans le développement et la place de la femme dans la Douane ont également été abordées. Rova Randria

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Gouvernement, on trime !

Le Chef de l’Etat, Rajoelina Andry Nirina, donne un délai sans appel de cinq semaines aux membres du Gouvernement de présenter un Plan d’émergence de développement dans le cadre du contour de leurs départements respectifs. La date butoir du 10 janvier a été fixée.Le mercredi 2 décembre, ce « black Wednesday », lors du Conseil des ministres hebdomadaire, le Président de la République Rajoelina Andry tapait sur la table. Il interpellait le Gouvernement dans l’ensemble et quelques départements en particulier qui, à la vitesse de la tortue, ne parviennent pas à suivre la vitesse du TGV. Certains ministres peinent à atteindre la vitesse de croisière. Le temps court en défaveur des retardataires. Des ministres traînent les pieds et sont parfois dépassés par les événements pour ne pas dire à côté de la plaque. Certes, on ne confond point « vitesse » avec « précipitation » seulement on doit se bousculer. La situation dans laquelle le pays s’embourbe fait appel à des actions urgentes et rapides. Et le Chef de l’Etat en est entièrement conscient.L’Initiative pour l’émergence de Madagasikara (IEM, le Programme-Cadre conçu et établi par l’équipe d’experts sous la houlette du candidat Orange, Rajoelina Andry, pour le redressement de la Grande île nécessite un ensemble de stratégies de mise en œuvre cohérent et faisable dans l’immédiat. Il appartient à chaque ministère de dresser un plan spécifique relevant de son domaine particulier pour exécuter l’IEM. Le « Velirano », un condensé accessible au public, incarne la dynamique de développement.  Il s’agit d’un contrat social entre le Président et son peuple. Rajoelina Andry, un homme de parole, compte par tous les moyens concrétiser ses engagements. Et c’est ici l’importance vitale à ce que chaque département mette au clair les enjeux et les défis ainsi que les objectifs à atteindre. Chaque ministre est tenu d’honorer à son niveau les engagements présidentiels. Des éventuels manquements de sa part se traduisent par une trahison vis-à-vis, d’une part de son patron de Chef d’Etat, et d’autre part devant la Nation.Le Président ne transige point sur tout ce qui touche directement à la vie au quotidien de la population. Un ou des hauts responsables, membres du Gouvernement ou autres, reconnus coupables pour négligence ou imprudence voire incompétence face à leurs missions paieront cher de leurs postes. En cas des délits graves, ils seront jugés sans état d’âme selon la loi en vigueur.Il existe des membres de Gouvernement qui, de part leurs louables efforts, font honneur au régime « orange ». Ils réussissent à suivre le rythme imposé par le Chef. Ces quelques ministres parviennent à tenir en main le contrôle de la situation au sein de leurs départements respectifs. Les défis majeurs auxquels le pays doit faire face, entre autres, la relance de l’économie, la lutte contre l’insécurité et le combat contre le kere dans le Sud requièrent de la part de tous les responsables à tous les niveaux de la compétence, de la pertinence et de la célérité d’action. Tout est urgent !Il reste quelque petit nombre de jours avant la date butoir, le 10 janvier, pour chaque membre du Gouvernement de présenter le Plan d’émergence pour le développement. On se doit de travailler dur sinon trimer fort. Prenez de la peine ! 

Ndrianaivo

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BNI Madagascar - Herintsalama Rajaonarivelo succède à Henri Rabarijohn

Les actionnaires de la BNI Madagascar ont annoncé cette semaine la nomination de son nouveau président du Conseil d’administration. Herintsalama Rajaonarivelo vient de remplacer Henri Rabarijohn, qui a été nommé gouverneur de la Banque centrale de Madagascar. Ce nouveau PCA n’est plus à présenter dans le milieu des affaires, plus particulièrement dans le domaine des PME (Petites et moyennes entreprises). En effet, ce dernier a endossé plusieurs casquettes au sein du secteur privé comme celle de président de l’« International Trade Board of Madagascar » (ITBM), mais aussi de président-fondateur du « Fikambanan’ny orinasa malagasy » (FOM) et de président d’honneur du Groupement du patronat malagasy (FIVMPAMA). Et actuellement, il est le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo.Les activités de conseils et d’études qu’il a effectuées durant sa carrière démontrent sa grande expérience, notamment dans le domaine du commerce international, des traités internationaux, des programmes de développement du secteur privé et du tissu des PME - plus précisément dans les secteurs de l’artisanat et de l’agriculture. Tout cela lui a permis de développer de bonnes relations avec les PTF (Partenaires techniques et financiers) comme la Banque mondiale. D’autre part, il est actuellement membre du Conseil d’administration de la Société d’oxygène et d’acétylène de Madagascar (SOAM) et ancien membre du Conseil d’administration de Galana Raffinerie, ancien président du Conseil d’orientation du Fonds d’entretien routier (FER), la Distribution énergétique et les Travaux publics. Tout cela représente des secteurs essentiels pour l’économie qui ne lui sont pas étrangers. Et la liste est encore longue. Toutes ces expériences sont donc des attributs qui permettront à la première banque malagasy, BNI Madagascar, d’avancer mieux pour atteindre ses objectifs.Rova Randria

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Amélioration des infrastructures urbaines - Un financement à hauteur de 50 millions de dollars de la Ban...

La Banque mondiale a approuvé, jeudi dernier, un financement à hauteur 50 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), dans le cadre du le Projet de développement intégré et résilience du grand Antananarivo (PRODUIR). Il s’agit d’un crédit supplémentaire puisque l’institution financière a déjà débloqué 75 millions de dollars en 2018. Les activités portent surtout sur l’amélioration des infrastructures de drainage urbain, la gestion des déchets, les services publics, les réseaux routiers et la résilience face aux catastrophes naturelles dans les quartiers pauvres du grand Antananarivo. Les habitants des quartiers précaires au sein du premier et quatrième Arrondissement de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), ainsi que des Communes périurbaines d’Anosizato Andrefana, Andranonahoatra et Bemasoandro Itaosy figurent parmi les bénéficiaires directs. « Le financement supplémentaire approuvé aujourd’hui permet la continuité de PRODUIR, un important projet de développement urbain qui s’avère plus nécessaire que jamais afin de mieux protéger la population et renforcer sa résilience aux futurs chocs », déclare Marie-Chantal Uwanyiligira, représentante de la Banque mondiale à Madagascar.Réaffectation des ressourcesLes dépenses sociales étant en hausse, le Gouvernement a dû mobiliser davantage de ressources pour répondre à la crise sanitaire. L’institution financière a donc restructuré trois projets dont PRODUIR pour financer le plan multisectoriel d’urgence. Une somme de 123 millions de dollars a été donc par la suite réaffectée aux dépenses. Le budget dudit projet a soutenu les activités de protection sociale à hauteur de 45 millions de dollars et a fourni 5 millions de dollars pour mettre en œuvre une partie du plan de réponse d’urgence de la Commune urbaine d’Antananarivo. Ce financement supplémentaire permettra ainsi de combler le déficit de financement. « Sauver des vies et protéger les moyens de subsistance sont au cœur de la riposte du Gouvernement face à la Covid-19. Grâce à ce projet, la Banque mondiale a pu soutenir ces efforts, entre autres dans une grande ville comme Antananarivo qui a été pendant plusieurs mois l’épicentre de la pandémie à Madagascar », poursuit Marie-Chantal Uwanyiligira.Solange Heriniaina 

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L’ex-maire Razanakolona Paul - Condamné à 6 ans de travaux forcés pour détournement

Sur les 8 personnes impliquées dans une vieille affaire de détournement, dont l’ancien maire de la Commune urbaine d’Antsirabe, seules 5 ont comparu à la Cour criminelle anti-corruption (PAC) des 67Ha, hier.  A l’issue d’assez longs débats, mais aussi d’une délibération qui s’est prolongée jusqu’à une heure tardive de la soirée, le verdict tombe enfin:  Paul Razanakolona, l’ex-maire, a été condamné à une peine de 6 ans de travaux forcés  tandis que Lucien Randrianambinina, son co-accusé et non moins  ancien 1er adjoint au maire a écopé d’une peine de deux ans de prison ferme. Ainsi, tous deux ont dû retourner en prison alors qu’ils ont été déjà placés sous mandat de dépôt depuis octobre 2019. En revanche, leurs trois co-accusés, tous ayant  occupé le poste de régisseurs au sein de cette Commune d’Antsirabe, ont été relâchés au bénéfice du doute. Cette affaire remonte dans une période comprise entre novembre 2016 et septembre 2019.  A part l’incrimination de détournement de deniers publics dont le préjudice s’élève à plus de 2,435 milliards d’ariary, il y a  aussi l’accusation d’abus de fonction, de faux et usage de faux, enfin de faux en écriture publique. Depuis le début de l’audience, les incriminés ont tous nié l’accusation, ou plutôt se sont renvoyés la balle. Première charge, le détournement avait été alors le dénominateur commun. Au cours des débats à l’audience, les responsabilités de l’ex-maire concernant l’opacité des comptes de sa Commune, lors de la période évoquée plus haut, ont été révélées au grand jour.  La magouille est simple : toutes les recettes perçues le jour ont été versées directement dans la caisse communale au lieu de l’être au Trésor public.  Par la suite, c’est encore le maire qui prend l’initiative quant à la réutilisation de l’argent. Dans le fond, la Justice le reproche, lui et son adjoint, d’avoir bafoué ouvertement la procédure normale, et de se permettre de dépenser les recettes perçues par la Commune dans différentes acquisitions publiques supposées ou personnelles, sans qu’il n’y ait pas de pièces justificatives pour cela.Pour la deuxième charge, les concernés avaient à répondre de leurs actes quant à leur accusation d’abus de fonction. Mais encore une fois, c’est l’ex-maire qui a reçu tout le paquet de la justice dans le dos pour la simple raison que c’était lui qui donnait tous les ordres, soit verbal, soit par écrit chaque fois qu’il y avait un décaissement à faire, ou encore dans la prise de décision quant à la finalité de ces fonds débloqués, sans parler de ceux qui vont directement dans la poche de l’édile. La Justice a relevé aussi de nombreux mouvements illicites, donc non déclarés dans le compte de la Commune, entre autres des attributions de sommes numéraires via mobile banking à d’autres maires du pays, ou encore des primes pour les prestations de certains artistes lors de propagande politique, etc.  Interrogé par le juge sur ce point, l’accusé se défend plutôt d’avoir fait l’acquisition de tractopelles mais aussi de camion-benne pour la voirie urbaine d’Antsirabe, un argument qui était loin de convaincre le Juge. L’utilisation de fausses quittances est la troisième charge, et qui se traduit ici par le faux et usage de faux . Comme son adjoint, l’ex-maire est notamment poursuivi pour les travaux illicites d’impression puis l’utilisation, et ce, en  toute connaissance de cause, des fausses quittances, notamment à propos des marchés d’Antsirabe « Le Trésor n’acceptait plus aucun versement de notre côté sous prétexte que nous n’avons pas de quittances réglementaires. Or, l’Imprimerie nationale a refusé de faire une livraison de ces quittances pour la Commune parce nous avons un impayé de 40 millions d’ariary », s’est défendu l’ancien maire pour justifier son recours à ces faux tickets. Notons que les souches ont été exploitées tandis que la matrice avait été introduite dans l’ordinateur de la Commune vers le milieu de l’année 2016.Franck R.

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Alimentation en eau dans le Sud - Quatre mois de salaires du personnel impayés !

La sonnette d’alarme tirée. Le personnel de l’Alimentation en eau dans le Sud (AES), un établissement qui a pour mission de charger  l’approvisionnement en eau potable dans le Sud de Madagascar, est mal au point. Comme tout autre habitant de cette partie du Sud, ils sont aussi victimes du « kere ». Autrement dit, ils n’ont plus d’argent pour s’approvisionner en nourriture. Cela fait quatre mois que tout le personnel de l’AES dans l’Androy n’a pas perçu ses rémunérations. « Nous sommes censés se trouver en première ligne sur le front dans la lutte contre la famine. Mais que pourrions-nous faire si nous-mêmes sont également victimes du "kere" ? Nous avons beaucoup de mal subvenir à nos besoins quotidiens à cause des salaires impayés depuis quatre mois », dénonce notre interlocuteur qui préfère rester sous l’anonymat. Sur ce, ils font appel au responsable étatique, notamment au Président Andry Rajoelina, au Premier ministre et au ministre de l’Eau pour se pencher sur leur sort. Lors de son dernier passage dans le Sud, le personnel de l’AES a rencontré la ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’hygiène,  Voahary Rakotovelomanantsoa. Lors de cette rencontre, des représentants du personnel ont exposé leur situation mais jusqu’ici, aucune solution n’est en vue. Ils ne savent plus à quel saint se vouer en cette veille des fêtes. En fin septembre dernier, ces représentants du personnel ont déjà négocié une signature de deux mois de salaire (Juillet et Août) et ils l’ont encore relancée fin octobre dernier. Malheureusement, aucune lueur d’espoir n’est en vue jusqu’à présent.Rappelons que le Général Hajatiana Rasolomanana a été nommé directeur général par intérim (DG pi) de cette entité depuis le 19 octobre 2019. Lui qui a remplacé l’ordonnateur, signataire des salaires du personnel par le DAF (directeur administratif et financier) au mois d’août dernier. Depuis, les salaires impayés du personnel de l’AES s’accumulent. « Cela fait un an et 3 mois que rien ne va plus à l’AES », a conclu notre interlocuteur.Elias Fanomezantsoa

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Golf - Championnat de Madagascar Pro - Jean Bà de nouveau sacré champion !

Et de deux. C’est dans son jardin au golf international du Rova à Andakana que Ramarozatovo Jean Baptiste alias Jean Bà a remporté son deuxième titre de champion de Madagascar chez les Pro. Premier à vêtir ce statut dans l’histoire du golf malagasy en 2017 au golf Azura de Foulpointe, trois ans plus tard, il s’installe une deuxième fois sur la plus haute marche du podium au championnat de Madagascar des Pro qui s’est achevé hier après deux âpres journées de compétition. Au décompte final, le nouveau champion de Madagascar a fait un total de 140, soit un moins deux. Hier pour le compte de l’ultime journée, Jean Bà  a réalisé le par contre une carte de 69 la veille dans le cadre du 1er tour. «  En abordant le second tour, je n’ai pas du tout pris en compte mon avance infime au tour inaugural, les pendules doivent être remises à zéro. La concentration s’avère ainsi l’arme idéale d’autant plus que mon adversaire direct est un grand compétiteur de grande qualité », a déclaré le vainqueur du championnat national des Pro. N’empêche, cette avance acquise au 1er tour a tout son pesant d’or pour Jean Bà à la fin de la compétition. Si jeudi il était le seul à rendre une carte négative, le champion de Madagascar 2020 a, par contre, été l’unique sur les trois occupants du podium final à connaître une légère contre-performance, hier.Faber Maverick, le vice-champion si on peut le qualifier ainsi, a en effet amélioré d’un coup son résultat de la veille, de plus un à un par. «  J’ai fait de mon mieux, la différence c’est la sérénité de Jean Bà tout au long du parcours. Il parvenait toujours à rectifier les tirs », reconnait le champion de Madagascar 2017 chez les amateurs.La troisième place au championnat national revient à Radimison Solofohery avec un total de 146. De la 10e place au 1er tour avec un plus 4, il s’est rivalisé avec ses devanciers au classement final au dernier tour en rendant lui aussi une carte de 71. Ces occupants du podium final ont été, notons-le, les seuls à réaliser le par à l’ultime journée.Grosse déception pour Roalahy Emmanuel, le tenant du titre, qui a terminé l’édition 2020 du sommet national au pied du podium en présentant un total de 149.AlbatrosLa sensation à cette dernière journée du championnat Pro a été créée par un golfeur classé à la 7e place du classement final. Il s’agit de Rafanomezantsoa Hery du Club du Rova qui a réalisé un albatros au trou numéro 15 de par 5. Un sacré coup qui, malheureusement, a été effacé ensuite par les trois boggeys succesifs aux 16, 17 et 18.Rideau sur le championnat des Pro mais des batailles sont attendues toujours au Golf du Rova d’Andakana ce jour et demain. Au programme, les championnats amateurs où trois titres nationaux sont en jeu, celui des Hommes, des Dames et des Juniors. Ils sont 129 amateurs en quête, dans leurs catégories respectives, de ce titre entre les mains de Ratsimbazafy Luc pour les Hommes, de son épouse Hanitra chez les Dames et Jean Erica Rakotonirina chez les juniors.Rata

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Haute Cour de Justice : Le sort des quatre anciens ministres fixé lundi

Les députés vont délibérer sur le sort des quatre anciens ministres. (Photo d’archives)

Le rapport de la commission spéciale  sur la mise en accusation devant la HCJ en est à son troisième report. L’on se demande s’il pourrait y avoir un quatrième?

Les séances plénières se suivent mais ne se ressemblent pas à l’Assemblée nationale. Le 14 décembre prochain, ce sera la présentation du rapport de la commission spéciale sur la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice (HCJ) suivie de la délibération de l’Assemblée nationale dont il sera question. Quatre anciens ministres du régime Rajaonarimampianina et de la Transition ont dû comparaître devant cette commission spéciale. On peut citer, entre autres, l’ancien ministre de l’Aménagement du Territoire, Julien Reboza et l’ancien ministre de la Santé, le professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo.  Ainsi, leur sort sera fixé lundi prochain devant l’Assemblée nationale.

Etude des dossiers. A moins que l’étude des dossiers n’ait pas encore été finalisée, étant donné que la session ordinaire de la Chambre basse prendra fin d’ici une semaine. Dans ce cas, ce serait ainsi pour l’année prochaine, probablement lors de la prochaine session ordinaire de l’Assemblée nationale au mois de mai 2021. Blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics et corruption, tels sont, entre autres, les charges qui pèsent sur ces hautes personnalités. Certains observateurs  pensent que des décisions politiques ne sont pas non plus à écarter concernant l’étude des dossiers. Ce qui pourrait compliquer davantage le rôle de cette commission spéciale. Toujours est-il qu’à part ces quatre dossiers, huit autres seront également examinés par ladite commission.

Litiges fonciers. Notons que dans l’après-midi de ce lundi, une réunion des membres du bureau permanent se tiendra, elle portera sur la présentation du rapport des travaux de commission de l’Aménagement du Territoire et de la Gestion foncière sur les litiges fonciers concernant un terrain domanial dans le district de Manakara. Le jour prochain, à savoir le 15 décembre, se déroulera la séance des questions au gouvernement. Un face-à-face qui retiendra également l’attention de bon nombre d’observateurs pour ne parler que de la cherté de la vie.

Dominique R.

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CCIA : Célébration de son centenaire au service du secteur privé

Une partie des récipiendaires (CCIA6)

Une plaque commémorative a été inaugurée hier pour marquer les 100 d’existence de cette Chambre Consulaire à son siège à Antaninarenina.

La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo  (CCIA) célèbre son centenaire au service du secteur privé.  Elle a été créée le 14 octobre 1920 dans le but d’accompagner les entreprises en matière de formation et d’informations ainsi que de visibilité, voire même de recherche de débouchés. « Ces 100 ans ont été jalonnées d’épreuves, de succès mais aussi de doutes et d’incertitudes. L’historique de la CCIA se confond en fait avec l’histoire de notre pays. Elle a donc traversé la période coloniale, vécu l’indépendance et l’euphorie dans laquelle se trouvait notre pays toutes ces années avant de se retrouver malheureusement dans une période léthargique, laquelle a été marquée par la nationalisation de l’économie et le dirigisme économique », Noro Andriamamonjiarison,  la présidente de la CCIA, l’a évoqué hier lors de l’inauguration de la plaque commémorative du centenaire de cette chambre consulaire à son siège à Antaninarenina.

Digitalisation. En outre, elle a enchaîné que la CCIA a toujours été un fer de lance et un vecteur d’innovation dans la promotion de la culture entrepreneuriale au profit de toutes les entreprises non seulement dans la région Analamanga mais aussi dans tout Madagascar. « Et cela, grâce à sa participation active au sein de réseaux et organisations, que ce soit au niveau régional ou international », d’après toujours ses dires. A cette occasion, le Premier ministre, Ntsay Christian a soulevé que le pays ne peut pas échapper au développement du numérique. « Aux côtés du secteur privé, complémentaire avec le secteur public, de nombreux projets d’activités et d’élaboration de texte rejoignent la vision de l’administration qui va dans ce sens de la digitalisation », a-t-il informé. Cela devient même incontournable à la suite du contexte de la crise sanitaire qui touche le monde entier.

Conférences en ligne. Pour le cas de la CCIA, en particulier, « les services qu’elle fournit aux ressortissants ont été réorientés dans ce sens. Les appuis, l’accompagnement à travers la formation, l’information et la mise en relation sont désormais placés sous le signe de la digitalisation. La célébration même du centenaire a été marquée notamment par les conférences et de rencontres BtoB en ligne. La CCIA s’aligne ainsi avec le programme de digitalisation du gouvernement auquel elle participe également », a fait remarquer Noro Andriamamonjiarison.  Toujours dans le cadre de cette célébration de son centenaire, 22 membres du bureau et de l’assemblée générale de la Chambre Consulaire, ont reçu des distinctions honorifiques. On peut notamment citer des personnalités économiques qui ont marqué et qui continuent de marquer l’histoire du secteur privé malgache comme Maminiaina Ravatomanga et Herintsalama Rajaonarivelo élevés à la dignité de Grand Croix de 2ème classe. Ou encore Franck Michel Naina Andriantsitohaina, Joséphine Soanorondriaka Andriamamonjiarison, Philippe Henri Andriantsitohaina, Andriamifidimanana Ramanantsoa, Clovis Louis Roland Raveloson promus Grand Officier de l’Ordre National.

Navalona R.

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Miarinarivo : Trois armes à feu interceptées

La gendarmerie a réalisé un coup de filet cette semaine. Elle a intercepté trois armes à feu, dont un MAS 36 qui est une arme de guerre, et deux fusils de chasse de calibre 12 et 16 de fabrication artisanale à Miarinarivo-Andilamena. Le fait. samedi dernier, la compagnie de la gendarmerie à Miarinarivo a reçu une alerte via un appel téléphonique qu’un Dahalo nommé « Lundi » se trouve dans le parage. Ce dahalo figure dans la liste des bandits le plus recherchésdans le district d’Andilamena et de Mandritsara. Les éléments de la gendarmerie ont procédé toute de suite à la poursuite de Lundi. Lors de l’arrestation, il a pu s’échapper. Ce dernier a assisté à un événement familial qui a rendu difficile à sa capture. Les limiers de la gendarmerie ont décidé d’enquêter son épouse et sa famille et ses proches ont dévoilé la cachette des armes de Lundi. Une descente sur les lieux indiqués a été tout de suite effectuée par les forces de l’ordre le dimanche. Ils sont arrivés vers 3 heures du matin et un coup de feu s’est retenti pour terrifier un certain Jean kely le père de Lundi. Ce dernier a pris la fuite en entendant l’arrivée de la gendarmerie. Après fouille minutieuse de l’endroit, un MAS 36 NR 1224, deux armes de fabrication artisanale ont été saisi. Selon la gendarmerie, ce fameux « Lundi » est parmi des bandits de grand chemin qui a tué le gendarme GP2C, Noara en 2019. L’incident s’est produit pendant l’accrochage entre les éléments des forces de l’ordre et les dahalo lors d’une opération de poursuite des zébus volés. Les armes saisies ont été placé dans la compagnie de la gendarmerie Andilamena pour une enquête approfondie. La recherche de Lundi continue.

Yv Sam

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Basket – Sommets N1A : La compétition confirmée du 15 au 24 janvier à Mahamasina

Reprise.  La commission technique de compétition de la Fédération malgache de basketball a publié la répartition de groupes des équipes en lice aux Championnats de Madagascar N1A hommes et dames. Des sommets nationaux prévus se dérouler du 15 au 24 janvier 2021 au Palais des Sports de Mahamasina. Les équipes ont été déjà avisées de cette reprise de la compétition. Plusieurs équipes ont déjà repris les entraînements depuis l’annonce par la fédération de la tenue de ces championnats pour ne citer que la GNBC et le Cospn. Les deux phases des sommets N1A initialement prévues se disputer au mois de juin et octobre ont été annulées en raison des interdictions d’organisation de compétition suite aux mesures de confinement. 16 mois après leur sacre, la Gendarmerie Nationale Basket Club (GNBC) chez les hommes et le Soma Beach Basket Club (SBBC) chez les dames remettent leur titre en jeu. Comme il s’agit d’une édition « spéciale », la compétition se jouera sous la forme de confrontation en match unique et non pas en formule aller et retour comme lors des précédentes éditions. Sitôt terminés les championnats N1A, les clubs du N1B hommes et dames, entreront en action du 29 janvier au 7 février 2021 toujours au Palais des Sports de Mahamasina. Les trois meilleures équipes du N1B évolueront en N1A pour la suite de la saison tandis que les trois dernières du N1A seront reléguées en N1B.

T.H

Légende : La formation du SBBC Boeny est l’équipe à battre dans les hostilités féminines. 

Hommes

Groupe A

GNBC Analamanga, Sebam Boeny, Cosmos Diana, ASCB Boeny, 2BC Analanjirofo, TMBB Analamanga

Groupe B

Ascut Atsinanana, Cospn Analamanga, Mb2all Analamanga, Cosfa Analamanga, ASB Itasy, USF Haute Matsiatra

Dames

 Groupe A

SBBC Boeny, Jea Vakinankaratra, Tamifa Amoron’Imania, Cospn 2 Atsinanana, CRJS Atsinanana

Groupe B

Mb2all Analamanga, Ankaratra Vakinankaratra, Asa Analamanga, BC Est Atsimo-Andrefana, Serasera Vakinankaratra

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Fonds pour l’environnement mondial : Un financement de 4,5 millions USD pour la FAPBM

Le parc national d’Ankarafantsika subit ces dernières années des vagues de feux de forêts mettant en danger les ressources naturelles endémiques du pays.

Le Fonds pour l’environnement mondial vient en aide à cinq aires protégées de la région Boeny. En effet, le fonds en question vient d’accorder un financement de 4,5 millions USD en faveur du capital de la Fondation pour les aires protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM). Un geste qui a été chaleureusement accueilli par le numéro Un de ladite fondation. « Nous sommes reconnaissants au Fonds Mondial pour l’Environnement et à Conservation International pour leur généreuse donation. Depuis 15 ans, nous rêvons d’un Madagascar plus vert, et nous souhaitons ardemment préserver notre biodiversité unique pour les générations futures. Nous nous efforçons d’assurer la durabilité de notre financement. Aujourd’hui, grâce à cette contribution, nous nous rapprochons de cette vision. À partir de 2022, les intérêts de ce fonds de dotation financeront les aires protégées du Boeny pour environ 130 000 USD par an, couvrant ainsi 50 % de leurs charges récurrentes», a lancé Alain Liva Raharijaona, Directeur Exécutif de la FAPBM. Ainsi, le fonds de dotation devrait générer des revenus annuels à travers lesquels le financement durable de cinq aires protégées, d’une superficie de plus de 580 000 Ha de la région en question pourrait s’effectuer.  Une initiative qui arrive à point nommé face aux pratiques telles que la déforestation, les feux de forêts, les cultures itinérantes sur-brûlis, la convention des terres pour l’agriculture de subsistance ou encore l’abattage des arbres pour la production de charbon. Mais surtout face au manque manifeste de financement dont sont victimes les cinq aires protégées de Boeny, à savoir : le parc national d’Ankarafantsika, le parc national Baie de Baly, le Complexe Mahavavy Kinkony, le site Bioculturel d’Antrema et enfin le site Bombetoka Belobaka. Un manque de financement qui impacte de façon conséquente sur les activités de conservation mais surtout sur les actions sociales en faveur d’alternatives sociales pour la population.

José Belalahy

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Haute Cour de Justice : Le sort des quatre anciens ministres fixé lundi

Le rapport de la commission spéciale  sur la mise en accusation devant la HCJ en est à son troisième report. L’on se demande s’il pourrait y avoir un quatrième?

Les séances plénières se suivent mais ne se ressemblent pas à l’Assemblée nationale. Le 14 décembre prochain, ce sera la présentation du rapport de la commission spéciale sur la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice (HCJ) suivie de la délibération de l’Assemblée nationale dont il sera question. Quatre anciens ministres du régime Rajaonarimampianina et de la Transition ont dû comparaître devant cette commission spéciale. On peut citer, entre autres, l’ancien ministre de l’Aménagement du Territoire, Julien Reboza et l’ancien ministre de la Santé, le professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo.  Ainsi, leur sort sera fixé lundi prochain devant l’Assemblée nationale.

Etude des dossiers. A moins que l’étude des dossiers n’ait pas encore été finalisée, étant donné que la session ordinaire de la Chambre basse prendra fin d’ici une semaine. Dans ce cas, ce serait ainsi pour l’année prochaine, probablement lors de la prochaine session ordinaire de l’Assemblée nationale au mois de mai 2021. Blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics et corruption, tels sont, entre autres, les charges qui pèsent sur ces hautes personnalités. Certains observateurs  pensent que des décisions politiques ne sont pas non plus à écarter concernant l’étude des dossiers. Ce qui pourrait compliquer davantage le rôle de cette commission spéciale. Toujours est-il qu’à part ces quatre dossiers, huit autres seront également examinés par ladite commission.

Litiges fonciers. Notons que dans l’après-midi de ce lundi, une réunion des membres du bureau permanent se tiendra, elle portera sur la présentation du rapport des travaux de commission de l’Aménagement du Territoire et de la Gestion foncière sur les litiges fonciers concernant un terrain domanial dans le district de Manakara. Le jour prochain, à savoir le 15 décembre, se déroulera la séance des questions au gouvernement. Un face-à-face qui retiendra également l’attention de bon nombre d’observateurs pour ne parler que de la cherté de la vie.

Dominique R.

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Journalisme sportif : Daniel Randriamaro récompensé

Pour une récompense de ses bons et loyaux services, Daniel Randriamaro a été élevé au grade de Commandeur de l’Ordre National, hier, par la ministre Lalatiana Andriatongarivo. Notre confrère à la RNM était de tous les grands évènements sportifs mondiaux tels les Jeux de la Francophonie à Paris et les Jeux Africains à Harare sans oublier les championnats du monde universitaires de judo à Munster. Il fait du direct avec une aisance toute particulière au point de devenir un incontournable de la radio nationale. Même à 65 ans, Daniel Randriamaro se donne toujours énormément dans son travail. Un record de longévité dans le milieu. Enfin presque car j’ai vu ses débuts à Diego. Félicitations cher ami.

Clément RABARY

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Football D2 : Toamasina sous haute tension

Le ton est monté, mercredi, à l’issue du match entre Five Fc et Disciples Fc, qui s’est soldé par une victoire des protégés du pasteur Tolotra. Pour rappel, l’arbitre Pierrot Monami a sorti le carton rouge à trois reprises pour les joueurs de Disciples. Une bavure qui fait fi de la capacité de gestion d’un match car on a rarement vu un arbitre sortir coup sur coup deux cartons rouges directs. Logiquement, le chef de site  Jocelyn Razafimamonjy, a donné un sévère avertissement à Pierrot Monami qui n’était même pas capable de défendre son attitude. Mais le mal est fait car il suffirait d’une toute petite victoire pour Five pour se qualifier à la finale. Mais une victoire qu’il va falloir aller chercher devant l’ AS Fortior qui a montré un tout autre visage devant Mama FC avec un score de parité d’ un but partout. Un nul pourrait permettre à Disciples de se qualifier pour peu qu’il arrive à battre Mama FC qui est déjà condamné et qui n’aura plus le cœur à l’ ouvrage. Et c’est bien dommage pour ce club de Betafo victime d’un arbitrage peu orthodoxe. À Carion par contre, l’ USCAFOOT est déjà qualifié car même en cas de défaite, elle se qualifie au dépend de Fomela car on revient à la confrontation directe entre les deux clubs.

Clément RABARY

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Trésor public : Un nouveau local pour la perception principale d’Atsimondrano

Le ministre de l’Economie et des Finances Richard Randriamandranto a inauguré le nouveau local du Trésor à Anosy

Les locaux publics se mettent aux normes. Dans un souci d’amélioration des services publics, les démembrements du ministère de l’Economie et des Finances continuent de rénover ses infrastructures. C’est le cas, notamment du Trésor public qui  vient de doter la perception principale d’Atsimondrano d’un nouveau local.

Un nouveau bureau qui va faire le bonheur des 4 000  retraités qui y perçoivent leurs pensions.  Sis au rez-de-chaussée du bâtiment de la Direction Générale de l’Economie et du Plan à Anosy, le nouveau local plus spacieux et entièrement remis à neuf. Il  dispose de sept  caisses, permettant une procédure de paiement plus rapide. Ce nouveau bureau remplace celui de Tsaralalàna qui est dans un état avancé de délabrement.  Le ministre de l’Economie et des Finances Richard Randriamandrato a déclaré à cette occasion « L’ancien local est déjà très vétuste. Or, le président de la République a donné comme directive la mise aux normes des locaux publics pour mieux accueillir nos concitoyens et plus particulièrement les retraités. Ils ont beaucoup donné pour le pays et méritent d’être bien traités. Ce nouveau local est une étape parmi tant d’autres dans la réalisation de cette directive. Nous n’allons pas nous limiter uniquement à Analamanga, nous ferons pareil dans les autres régions. Nous prévoyons également d’instaurer le paiement électronique pour offrir plus d’options aux pensionnés et bien sûr il y aura des mesures d’accompagnement ».  Pour sa part, le Directeur Général du Trésor Ihaja Ranjalahy a déclaré que « ce nouveau local est une réalisation de plus dans la mise en place des services de proximité du Trésor Public. D’ailleurs, nous allons prochainement procéder à l’ouverture des sous-caisses auprès des communes comme nous l’avons déjà fait à Ambohibao Antehiroka ».  L’inauguration a coïncidé avec le premier jour du grand paiement  des pensions.

R.Edmond.

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Armées Malagasy : Mise en place des dix Zones de Défense et de Sécurité

Dans le cadre de la restructuration de l’Armée Malagasy, il n’est plus question de dire Régions Militaires au niveau des provinces. Cette structure va être remplacée par ce qu’on appelle Zone de Défense et de Sécurité (ZDS). Cette décision qui vient d’être adoptée en conseil des ministres mercredi dernier vise à répondre à la nécessité de la décentralisation effective de la gestion au niveau de l’armée. Le Ministre de la Défense Nationale (MDN) a annoncé cette nouvelle hier lors de sa prise de parole durant la cérémonie d’adieu aux armes des 53 Généraux qui viennent de prendre leurs retraites pour l’année 2019 et 2020. Cette nouvelle restructuration a été initiée et adoptée en fonction de la réalité sur terrain. Le système de décentralisation provinciale qui a été purement administratif a été abandonné pour que le nouveau système s’approche de plus en plus de la population et cela a été choisi en considération de tous les facteurs, à savoir géographiques, culturels… Le MDN l’a précisé en prenant comme exemple le problème qui se pose dans certains faritany comme Toliara. La Région Militaire numéro 5 (RM5) de la province de Toliara s’occupe de Morondava jusqu’à Fort-Dauphin. Une vaste étendue qui rend difficile sa gestion. « L’objectif dans la mise en place de ces Zones de Défense et de Sécurité est de facilité l’administration et l’intervention de nos militaires dont le commandement relève principalement au Chef d’Etat-Major des Armées (CEMA) qui a son siège à Andohalo, Antananarivo. » En réalité, selon le MDN, cette nouvelle structure est une forme de compartiment stratégique pour mieux gérer la sécurité dans le pays. Il a été également décidé lors du conseil de ministre de mercredi la mise en place de ce qu’on appelle Délégation Militaire Régionale (DMR). Au sein de ces Délégations, il y aura des officiers supérieurs de l’armée, allant du grade de Commandant jusqu’au grade de Colonel, pour les commander. En effet, puisque Madagascar dispose de 22 régions, 22 DMR seront mises en place. Ces Directions vont se charger de la politique de défense et de sécurité dans leurs circonscriptions respectives en collaboration avec les autorités locales à travers l’OMC (Organe Mixte de Conception). Le Ministre affirme que cette restructuration a été abordée parce que les menaces ont changés. Si auparavant la mission de l’armée consistait à répondre aux menaces extérieures, désormais elle est plus orientée à la défense intérieure.

Adieux aux armes. Comme nous avons cité plus haut, la journée d’hier a été exceptionnelle pour l’Armée Malagasy. Le Ministre de la Défense a présidé la cérémonie d’adieu aux armes des 53 Généraux qui ont servi avec honnêteté, courage et réussite au sein de l’Armée Malagasy. C’est une cérémonie qui a été faite dans le respect de la tradition militaire. Elle s’est déroulée en trois étapes. La première a été dédiée à la remise de drapeaux et de certificats de reconnaissance aux nouveaux retraités dont, notons-le, 3 Généraux de Corps d’Armée qui ont déjà tenu le poste de MDN. Dans la deuxième étape, l’hymne de l’Académie Militaire d’Antsirabe, l’école qui a forgé ces Généraux a été entonné pour leur rendre hommage. Les hauts responsables des forces armées (MDN, SEG, COMGN, CEMA) et les Généraux retraités ont ensuite fait des photos souvenir. Ces derniers qui ont effectué une dernière revue de troupe aux représentants des Corps existants au niveau de l’Armée Malagasy qui ont honoré la cérémonie d’hier.

T.M.

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Pr Vololontiana Marie Danielle – Daniel Randriamaro : Elevés au rang de Commandeur de l’ordre national

La cérémonie de décoration du Pr Vololontiana Marie Danielle et de Daniel Randriamaro s’est déroulée hier à Anosy.

Une semaine bien remplie pour le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle. Lors du Conseil des ministres de mercredi dernier, l’Exécutif l’a nommée nouvelle Coordonnatrice nationale de l’Office National de la Nutrition (ONN). Hier, elle a été élevée au rang de Commandeur de l’Ordre national Malagasy. Le président Andry Rajoelina a mandaté la ministre de la Communication et de la Culture Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo pour lui remettre cette distinction honorifique, en guise de reconnaissance de l’Etat Malagasy pour le travail qu’elle a accompli, notamment durant la gestion de la pandémie de la COVID-19. Désignée Porte-parole du Centre de Commandement Opérationnel COVID-19, elle était chargée de présenter tous les jours les statistiques de la pandémie sur la télévision nationale. « Elle a tenu à ses engagements pendant 204 jours sans interruption même les jours fériés », a rappelé la ministre Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo qui n’a pas manqué de saluer son courage, sa détermination, son abnégation et sa combativité.

Bénévole. Mis à part le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, un autre Daniel a également été élevé au rang de Commandeur de l’ordre national Malagasy hier. Il s’agit de Daniel Randriamaro. Un journaliste sportif de renom qui a servi au sein de la Télévision et la Radio Nationale Malagasy pendant 35 ans. Parti à la retraite depuis 2017, Daniel Randriamaro continue jusqu’à ce jour de servir au sein des médias publics en tant que bénévole. Face à ce patriotisme, cette passion pour le métier de journaliste et ce dévouement, le Ministère de tutelle a décidé de le récompenser en l’élevant au rang de Commandeur de l’ordre national.

Davis R

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Parti TIM : Téléthon pour le Sud

L’ancien président Marc Ravalomanana avec ses partisans au Magro

Marc Ravalomanana compte faire un déplacement dans l’Androy pour acheminer des donations dans le cadre de la lutte contre le kere.

Un culte œcuménique dans le siège du parti Tiako i Madagasikara à Bel’air remplacera la festivité habituelle dans le cadre de l’anniversaire de Marc Ravalomanana pour demain. Il n’y aura ni fête, ni célébration, ont souligné, hier, les membres de son parti. « Cette décision a été prise pour marquer la solidarité envers les compatriotes dans la partie Sud de l’île, qui est frappée actuellement par la famine », a-t-on indiqué.

L’ancien président aura 71 ans demain samedi 12 décembre. Mais, contrairement aux années précédentes, il choisit de tenir un culte pour marquer la journée. A cette occasion, le parti compte également organiser  un téléthon pour soutenir la population dans le Sud, a-t-on toujours déclaré. Samedi dernier, Marc Ravalomanana a déjà participé à une autre initiative organisée par ses partisans au Magro Behoririka. Certaines sources évoquent que l’ancien président comptera lui-même se déplacer dans le Sud du pays pour acheminer les donations de son parti.

Dans le cadre de la restauration du Rova de Manjakamiadana, l’ancien président a déjà organisé une levée de fonds pour pouvoir faire renaître de ses cendres ce patrimoine. Beaucoup ont contribué mais les travaux entrepris se sont limités à la réhabilitation des gros œuvres.  L’initiative a donc fait polémique. Quant à celle que le parti organise actuellement dans le cadre de la famine dans le Sud, certains observateurs craignent une politisation du phénomène.

Face aux restrictions qui frappent l’opposition concernant les réunions publiques dans le cadre du processus électoral en cours, le kere dans le Sud serait une opportunité pour les politiques d’assurer une présence dans l’échiquier. Alors beaucoup attendent de ces dernières un enrichissement du débat sur le sujet afin de trouver une solution pérenne à ce phénomène qui sévit le Sud du pays depuis des décennies.

Rija R.

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Vendredi joli

Dama au Plazza Ampefiloha

Pour les fans de Dama, ce soir est un grand soir. L’artiste reverra enfin son public au Plazza Ampefiloha pour un grand moment post-covid. Ce sera une occasion de revivre les moments forts et les meilleurs morceaux du crooner en toute simplicité mais lui seul a le secret. Ceci marque donc son retour sur la scène tananarivienne après de longs mois déserts.

 

Malm au San Marina 67 Ha

Depuis le lancement de sa carrière en solo, Malm de Martiora Freedom ne cesse de partager sa passion pour la musique. Ce soir, c’est au San Marina 67 Ha que le chanteur retrouvera  les habitués des lieux. Évidemment, il y chantera les morceaux qui lui ont permis de se faire un nom dans le milieu, si l’on ne citera que les « Maninona anao », « Hainao » ou encore « Fa misy inona ». Ambiance assurée !

 

Tsimihole à la teinturerie Ampasanimalo

Enfin, après trois dates de concert annulées, cette soirée est la bonne pour Tsimihole. La bande retrouvera les noctambules à la Teinturerie Ampasanimalo Du banaike à souhait avec cette grosse pointure. Place donc aux Kariokarioke, Mainte, Sembamana ou encore Raketa et Mavandeza, qui font partie du « maxi » sorti en janvier dernier. Amateur de musique traditionnelle, soyez aux rendez-vous !

 

 

Antsiva Female voice au No Doze Tanjombato

Antsiva, cette jeune femme mordue de jazz se fait une part belle sans ses chanteuses de sœurs. Cette fois, la belle du Anaa Quatuor se dévoile en solo au Nodoze Tanjombato dans Female voice.  Bassiste de son état, elle sera accompagnée par Mahatozo  au clavier pour une ambiance conviviale en famille ou entre amis.

Misié Sayda à la Canopée Antanimena

Une autre soirée pour les inconditionnels de Misié Sayda. Ce soir, le chanteur se retrouvera sur un nouveau terrain à la Canopée. Du côté d’Antanimena, la soirée s’annonce bonne enfant avec une ambiance relaxante pour débuter en beauté ce week-end. La formule? La panoplie de tubes qui fait son répertoire et bien sûr, la complicité entre Misié Sayda et son public. A ne pas rater !

Q/FJ/11-12/MIDI/SAIDA

Samoela au Nooro Market Ambohitrarahaba

En marche comme jamais, la machine à Samoela bat son plein régime. Faute de grands spectacles, ses 25 ans de scène se fêtent en une ribambelle de  cabarets pour le bonheur de ses inconditionnels. Ce soir, c’est au Nooro Market Ambohitrarahaba qu’il  sera. Au programme, un bon mélange de tous ses albums  avec quelques surprises en prime et bien évidemment du bon temps à passer avec son idole.

Q/FJ/11-12/MIDI/SAMOELA

Zo Toniaina

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Baolai: Super promotion sur tous les produits durant les fêtes

Avec ce ahowroom et les autres magasins, les produits de Baolai sont exposés sur une surface totale de 2000 m²

Les grandes marques chinoises à petits prix. Baolai relève, une fois de plus, ce défi pour satisfaire au maximum ses clients en leur proposant en cette fête de fin d’année, des produits de grande qualité à des prix qui défient toute concurrence.

Comme à  chaque fête de fin d’année en effet, c’est la fête dans tous les magasins Baolai d’Antananarivo et de Toamasina. Ce qui fait bien évidemment l’aubaine des amateurs des smart TV, réfrigérateurs, climatiseurs, synthétiseurs et autres produits de qualité

Distributeur officiel

« Nous lançons actuellement une super promotion  sur pratiquement tous nos produits», explique Ren Yujie le PDG de Baolai Group, la chaîne de magasins de distribution des grandes marques de l’audiovisuelle et de l’électroménager en provenance de Chine. A commencer par les smart TV Jeyoo à partir de 32 pouces avec un prix de base de seulement un peu plus de 400 000 ariary. « Sur cette gamme Jeyoo qui fait partie des téléviseurs de grande qualité, nous n’avons qu’un stock limité » selon toujours le patron de Baolai. Les téléviseurs Hisense  pour un prix de base de 318 000 ariary se vendent également très bien  grâce à cette super promotion. « En tant que distributeur officiel de la marque Hisense à Madagascar, depuis 10 ans,  nous pouvons nous permettre de pratiquer un prix très compétitif sur des produits très variés ».  Pour ne citer que le fameux Laser TV Hisense de 100 pouces dont le prix a diminué de plus de  moitié. « Grâce à une évolution technologique très poussée en Chine, les coûts des téléviseurs sont rapidement amortis et les prix baissent très vite », précise Ren Yujie. Le smart TV Hisense, par exemple, dispose de son propre système Androïd dénommé Vitaa qui lui donne une qualité inégalable. Les autres marques de TV écran plat comme Changhong et Skyworth ne déméritent pas et sont aussi très prisées par les consommateurs de par leur qualité.  « Ce qui fait notre différence c’est que nous nous approvisionnons directement auprès des fabricants et il n’y a donc pas un risque de produits copiés », précise le PDG de Baolai Group. Ces  produits sont aussi garantis au moins un an.

Mondialement connue

 L’authenticité des marques est aussi  la règle pour les autres produits vendus par Baolai. On peut citer, entre autres, les climatiseurs portables à double fonction, toujours de la marque Hisense. Ce sont en effet des climatiseurs qui s’installent très facilement et qui peuvent servir à la fois pour le refroidissement et le chauffage en fonction du temps qu’il fait. Hisense Baolai offre également des machines à laver et des réfrigérateurs très performants. En tout cas, Hisense est une marque de qualité mondialement reconnue et elle est d’ailleurs le sponsor officiel de l’Euro 2020 qui, précisons-le, n’a pas eu lieu pour cause de crise sanitaire.  Baolai propose, par ailleurs, d’autres produits de qualité comme les Subwoofer Jeyoo, les panneaux solaires Baolilai ou encore les synthétiseurs Meïke. « Pratiquement tous nos produits sont  en promotion avant et pendant les fêtes », ajoute le PDG de Baolai Group. Une manière de dire qu’il faut en profiter car en début d’année, la donne risque de changer avec la dépréciation continue de l’ariary, qui augmentera les prix des produits importés. Et l’audiovisuel avec.

R.Edmond.

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Un bébé cachalot échoué à Nosy Be : La cause de la mort toujours inconnue

L’animal a attiré les habitants de Nosy Be.

L’échouage du bébé cachalot à Matsinja Nosy Be le 8 décembre 2020 dernier a fait poser beaucoup de questions aussi bien dans le monde scientifique et de recherche que pour les citoyens lambdas. Des informations recueillies auprès du Centre National de Recherche Océanographique Nosy Be (CNRO) donnent des éléments d’information sur l’animal. Il s’agit d’un cachalot macrocéphale, une espèce très menacée (statuts de conservation de la CITES) de cétacés à dents de la famille des physétéridés. L’animal est « l’unique représentant actuel de son genre » d’après toujours les informations recueillies auprès du CNRO Nosy Be. Âgé de plus de deux mois, l’animal de moins de trois tonnes mesure 11 sur 3,5 m. Si les informations autour de l’animal sont connues, la cause de sa mort reste toujours «inconnue». Le Centre National de Recherche Océanographique Nosy be de faire toutefois savoir que «l’animal a perdu la vie il y a déjà plus d’une semaine».

Recueillis par José Belalahy

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Évènement : Lancement malgache de la « Saison Africa 2020 »

La « Saison Africa 2020 » se tiendra du début décembre à mi–juillet en France, avec la participation de plusieurs pays francophones. Madagascar sera de la partie. 

Madagascar sera représenté au « Saison Africa 2020 », comme il a été donné « un avant-goût », selon les propos de l’ambassadeur, Christophe Bouchard mercredi dans la soirée, à la résidence de France à Ivandry.

« Cette Saison Africa 2020 a été voulue par le président de la République Emmanuel Macron, pour mettre à l’honneur l’Afrique, l’Afrique et l’Océan Indien en France. Elle s’inscrit pleinement dans la nouvelle politique de la France à l’égard de l’Afrique… S’adresser à l’Afrique telle qu’elle est et telle qu’elle sera dans les années et les décennies à venir », a mis en avant le diplomate dans son discours de lancement d’hier.

Les qualificatifs de cet évènement sont intarissables, notamment étant « hors normes ». Pour ce faire, plusieurs projets scolaires se tiendront en France avec des champs disciplinaires variés. « Les arts visuels, le spectacle vivant, la recherche, l’économie, l’art de vivre, de la gastronomie jusqu’à l’architecture, les sports urbains, etcetera », détaille Christophe Bouchard. Chef Lalaina, le chef cuisinier de renommée internationale, en sera le chef de file.

Il y aura aussi l’artiste plasticien, Joël Andrianomearisoa, la chorégraphe Harivola Rakotondrasoa et la matière grise sera représentée par Sahondra Andriamihamina, directrice des archives nationales et Raivolala Rahelison, historienne et enseignante à l’université d’Antananarivo. En tout, pour « Saison Africa 2020, Madagascar interviendra sur 18 projets. Comprenant, entre autres, « Sur le chemin de mon école, je vois… ».

Pour ce projet, « l’école maternelle de Madagascar prend des photos et les élèves les étudient en France ». Ce seront les petits de l’école Jacques Bulot de Tessy–Bocage en Normandie qui profiteront de ces rencontres à travers ces regards photographiques. Dans la programmation, le chef Lalaina sera sur plusieurs fronts entre le mois d’avril au mois de juillet dans plusieurs villes françaises pour présenter « Les grandes tables – ICI les cuisines africaines ».

Un bien beau projet en somme. Sauf qu’apparemment la France joue sur deux vitesses dans sa relation contemporaine avec Madagascar. Avec des échanges basés sur un regard d’humanité face aux enjeux actuels, favorisant l’expression artistique locale et les échanges humains tel « Saison Africa 2020 ». Mais imposant toujours son impérialisme belliqueux d’antan en s’accaparant au détriment des lois internationales, les îles Eparses. Un sanctuaire pourtant malgache.

Maminirina Rado

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Eau, assainissement et hygiène : Un atelier de cadrage pour le suivi des financements

Atelier de cadrage sur l’étude de suivi de financement du secteur WASH, organisé à l’Arotel, les 8 et 9 décembre.

Les projets de développement du secteur de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène avancent à grand pas. Les 8 et 9 décembre derniers, un atelier de cadrage sur l’étude de suivi de financement du secteur WASH ou initiative « TrackFin » (Tracking Financial to WASH) a été organisé dans la Région Vakinankaratra. « Cet atelier est une opportunité de discuter sur les périmètres de collecte des allocations budgétaires au niveau national et d’améliorer l’orientation de la base de données spécifiques et informations pour le suivi des flux financiers dans le secteur Eau, Assainissement et Hygiène », a indiqué le secrétaire général du Ministère de tutelle, Simon Randriantsiferana. A noter que les actions pour l’amélioration de l’accès à l’eau potable figurent parmi les grandes priorités, actuellement prises en compte. Cette semaine, la ministre Voahary Rakotovelomanantsoa, accompagnée par les représentants de la Jirama et les élus locaux, a effectué une visite sur les sites de production d’eau potable de la région Analamanga. Des améliorations sont en cours de mise en œuvre, notamment au niveau de la station de traitement de Mandroseza II, qui prévoit une augmentation de 1000m3/h, en attendant la mise en opération de la station de 40000m3. La délégation a également visité les stations conteneurisées avec une capacité de 100m3/h, dont celle d’Ankadindratombo, qui améliorera l’alimentation en eau de la commune d’Alasora. Enfin, la délégation a fait la visite de la fonctionnalité du captage alimentant la partie Est d’Antananarivo, notamment les zones d’Ambohimangakely et ses environs.

Antsa R.

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Haute Cour de Justice : Le sort des quatre anciens ministres fixé lundi

Les députés vont délibérer sur le sort des quatre anciens ministres. (Photo d’archives)

Le rapport de la commission spéciale  sur la mise en accusation devant la HCJ en est à son troisième report. L’on se demande s’il pourrait y avoir un quatrième?

Les séances plénières se suivent mais ne se ressemblent pas à l’Assemblée nationale. Le 14 décembre prochain, ce sera la présentation du rapport de la commission spéciale sur la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice (HCJ) suivie de la délibération de l’Assemblée nationale dont il sera question. Quatre anciens ministres du régime Rajaonarimampianina et de la Transition ont dû comparaître devant cette commission spéciale. On peut citer, entre autres, l’ancien ministre de l’Aménagement du Territoire, Julien Reboza et l’ancien ministre de la Santé, le professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo.  Ainsi, leur sort sera fixé lundi prochain devant l’Assemblée nationale.

Etude des dossiers. A moins que l’étude des dossiers n’ait pas encore été finalisée, étant donné que la session ordinaire de la Chambre basse prendra fin d’ici une semaine. Dans ce cas, ce serait ainsi pour l’année prochaine, probablement lors de la prochaine session ordinaire de l’Assemblée nationale au mois de mai 2021. Blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics et corruption, tels sont, entre autres, les charges qui pèsent sur ces hautes personnalités. Certains observateurs  pensent que des décisions politiques ne sont pas non plus à écarter concernant l’étude des dossiers. Ce qui pourrait compliquer davantage le rôle de cette commission spéciale. Toujours est-il qu’à part ces quatre dossiers, huit autres seront également examinés par ladite commission.

Litiges fonciers. Notons que dans l’après-midi de ce lundi, une réunion des membres du bureau permanent se tiendra, elle portera sur la présentation du rapport des travaux de commission de l’Aménagement du Territoire et de la Gestion foncière sur les litiges fonciers concernant un terrain domanial dans le district de Manakara. Le jour prochain, à savoir le 15 décembre, se déroulera la séance des questions au gouvernement. Un face-à-face qui retiendra également l’attention de bon nombre d’observateurs pour ne parler que de la cherté de la vie.

Dominique R.

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Insécurité et difficultés quotidiennes devenues le lot des Tananariviens

En cette fin d’année, les Malgaches aspirent à un peu de répit. Après ces neuf mois rendus pénibles par cette lutte contre l’épidémie de Covid-19, ils voudraient retrouver l’esprit des fêtes de Noël et du nouvel an. Mais ils sont rattrapés par la dure réalité de l’insécurité. Les malfaiteurs ont décidé eux aussi de reprendre du service et les petits et les grands délinquants sont présents partout. Les habitants de la capitale sont sur le qui-vive et malgré la présence des forces de l’ordre, ils s’organisent pour détrousser les honnêtes gens.

Insécurité et difficultés quotidiennes devenues le lot des Tananariviens

 Les éléments de la police sont présents partout. Ils sont en uniforme et postés au carrefour et patrouillent dans les différentes rues de la capitale. Mais la stratégie des malfaiteurs a évolué et ces derniers se mêlent aux piétons. Leur technique de vol est particulièrement habile et ils subtilisent argent et téléphone avec une habileté diabolique. Dans les quartiers passants, nombreux sont ceux qui ont été leurs victimes. La police a cependant elle aussi décidé de s’adapter. Les inspecteurs en civil sont eux aussi présents sur le terrain et interviennent fréquemment. Mais ils ne peuvent pas arrêter tous les  voleurs à tire. Le citoyen moyen vit donc dans une peur perpétuelle. Les attaques à mains armées sont elles aussi légion. Le retour des gangs circulant à moto est l’un des nouveaux phénomènes de cette fin d’année et accroît l’inquiétude des Tananariviens. C’est un plan de bataille contre l’insécurité que le pouvoir va devoir mettre en place car le sentiment d’inquiétude qui croît dans la population ajouté aux difficultés de la vie quotidienne peut provoquer un ressentiment envers les dirigeants. A quinze jours de la fête de la nativité et à trois semaines du nouvel an, le climat social n’est pas au beau fixe  C’est tout un environnement qui se dégrade petit à petit. Tout doit être fait pour retrouver la sérénité.

Patrice RABE

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Nosy lonjo : Un îlot jalousement conservé

Nosy Lonjo est un îlot en forme de pain de sucre culminant à 122 mètres d’altitude et d’une superficie de 4,5 hectares dans la rade de Diégo-Suarez au sud-ouest de la ville d’Antsiranana. D’origine volcanique, de forme conique, cette montagne au large de baie d’Antsiranana est recouverte d’une végétation de baobab et de mangroves et héberge des espèces endémiques.

Lieu de culte. Nosy Lonjo, un patrimoine naturel pittoresque préservé par sa vocation culturelle. Il  est un lieu de culte traditionnel pour les Antakarana habitants de la région. Comme tous les îlots au large de la côte nord-ouest de Madagascar, il a servi de lieu de sépulture pour les ancêtres des Anjoaty, un groupe ethnique qui occupe la partie septentrionale de l’île. Lieu de purification, les fidèles s’y présentent pour apporter des offrandes chaque année. La cérémonie ne se déroule pas sur l’îlot, mais sur la côte proche du Sud-Ouest, au pied de la montagne des Français, en se tournant vers Lonjo. L’assistance est déchaussée, vêtue en pagne, tête nue.

«Ile-montagne» mythifié. De nombreuses versions évoquent l’origine de cet îlot. Mais la plus célèbre est celle-ci : « le gouverneur merina d’Ambohimarina au XIXe siècle faisait la guerre aux Antakarana du Mont lonjo. Devant la supériorité de l’armée merina, ces derniers sont acculés au sommet, ils obtiennent alors  par leur prière que le mont lonjo soit détaché de la côte devenant ainsi une île, c’est ainsi que les Antakarana de Nosy Lonjo deviennent des maîtres de la mer.  Quand ils veulent traverser pour se rendre sur la terre ferme, l’eau se retire à leur passage ».

La tradition, un moyen de conservation. Actuellement, à cause de l’exode rural, les migrants venant des autres régions de Madagascar entraînent le gonflement de la population dans la ville d’Antsiranana et ses environs. Ainsi, les habitants cherchent un endroit pour s’installer. De ce fait, le site est occupé par des « Vahiny ».  Les fidèles se sentent menacés et cherchent à réactiver la puissance de l’endroit. Cependant, le site reste intact même si certains groupes de personnes essaient de profaner les lieux sacrés. Selon un gardien de la tradition, les us-et-coutumes referment entre autres des messages de sagesse pour la préservation des ressources naturelles. Face au problème lié à la conservation actuelle, la  pratique culturale est un moyen efficace pour  conserver la nature. « Les ancêtres ont été conscients de la richesse en biodiversité terrestre et maritime dans le site. Les fady sont un moyen de conserver  les ressources naturelles », a-t-il certifié.

Iss Heridiny

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Revendication syndicale : 228 jours d’indemnités non-payés pour les paramédicaux

Enième appel de détresse des professionnels de santé. Le syndicat des infirmiers et des sages-femmes de Madagascar  (SISFM) tire encore la sonnette d’alarme par rapport au non-paiement de leurs indemnités de réquisition durant la crise sanitaire.  D’après le président de ce syndicat , Jerisoa Ralibera, les paramédicaux ont été réquisitionnés pendant 228 jours, pourtant ils n’ont pas encore reçu ce qui leur revient de droit. C’est dans cette optique qu’il organise un conseil national qui se tient ce jour. Par mesure de sécurité, Jerisoa Ralibera ne compte pas dévoiler l’endroit où se déroule cet évènement.  L’insécurité ainsi que les indemnités d’éloignement figurent également parmi les points qui seront discutés. « Nous avons déjà frappé à la porte de notre ministère de tutelle mais nous avons l’impression de prêcher dans le désert. Après ce conseil national, nous espérons que nous serons entendus », a-t-il souligné

Par ailleurs, une attention particulière sera portée à l’insécurité durant ce conseil national. Le SISFM a déjà sollicité le ministère de tutelle à mettre en place des éléments des forces de l’ordre  au niveau des structures sanitaires surtout celles qui se trouvent éloignées des centres-villes. Selon toujours Jerisoa Ralibera , aucune suite n’a été donnée à cette revendication  alors que quelques-uns de ses collègues ont succombé cette année suite à des actes de banditisme.  C’était le cas pour le chef du Centre de santé de base de Beteva  qui est un agent paramédical mais également maire de la commune rurale d’Ampanihy dans le district de Miandrivazo,  le mois d’août dernier.  Des journées de solidarité ont été même organisées à cet effet pour marquer leur ras-le-bol de l’insécurité. Les paramédicaux menacent également de déserter les centres de santé si aucune mesure n’est prise dans ce sens.

Narindra Rakotobe