Les actualités à Madagascar du Mercredi 11 Décembre 2019

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Ravalomanana – Rajaonarimampianina : Front pour dénoncer les fraudes électorales

Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana ont publié un communiqué conjoint hier.

Suite à leur rencontre qui s’est déroulée à Paris le week-end dernier, les deux anciens présidents ont publié hier un communiqué conjoint.

Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina reviennent à la charge. En effet, après la rencontre à Paris qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux durant le week-end, les deux anciens présidents ont décidé de poursuivre leur démarche en publiant hier un communiqué conjoint pour dénoncer les fraudes électorales qu’auraient engendré les dernières élections communales. Trois jours après la rencontre de Paris, les deux ex-hommes forts du pays ont confirmé que l’entrevue a été axée sur la conjoncture actuelle, particulièrement sur les imperfections qu’ils ont relevées durant les dernières échéances électorales. D’emblée, Ravalo et Rajao expriment leur inquiétude par rapport à l’évolution de la situation actuelle et pointent du doigt les dirigeants actuels, la CENI et ses démembrements par rapport aux « violations répétées de la Constitution et des textes régissant les élections ». Pour la première fois depuis un an, les deux candidats malheureux de l’élection présidentielle de 2018 sont revenus sur cette échéance et affirment qu’ils ont opté pour la tolérance en 2018 afin d’assurer un climat d’apaisement et permettre au nouveau régime de commencer les actions de développement. Une manière à eux de laisser entendre qu’ils n’ont pas été battus mais ont simplement choisi de se taire pour éviter les affrontements. Nul n’ignore pourtant qu’avec 8,82% de voix obtenues, le candidat du « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara », Hery Rajaonarimampianina n’avait aucune chance de se qualifier pour le second tour. Par ailleurs, lors du second tour de la Présidentielle, l’écart de voix entre le candidat vainqueur Andry Rajoelina et son dauphin, Marc Ravalomanana était de 526.091 voix.

Requêtes. Dans leur communiqué conjoint, les deux anciens présidents affirment que suite à la manipulation des listes électorales, l’utilisation de fausses cartes d’identité nationale, et les nombreuses fraudes relevées durant les élections communales, des requêtes ont été déposées auprès des juridictions compétentes. Aussi, de par ces constatations, Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana condamnent-ils les cas d’illégalités et le non respect des droits du peuple malgache. Tout en affirmant qu’ils font confiance à la Justice, les deux ex-présidents lancent un appel à l’endroit de tous les citoyens malgaches afin de faire preuve de solidarité et de prioriser les intérêts supérieurs de la Nation. « La réconciliation nationale est nécessaire pour lancer le développement du pays », soutiennent-ils.

« 2009 bis ». Bon nombre d’observateurs se posent des questions sur la sincérité de ces déclarations. Faut-il rappeler que juste avant son départ pour Paris, l’ancien président Marc Ravalomanana a incité ses partisans à se lever et à descendre dans la rue pour contester les résultats des scrutins. Un appel qui n’a pas été suivi à la lettre pour le moment puisque la manifestation qui s’est déroulée samedi dernier à Bel’Air n’a pas atteint le résultat escompté. Certains accusent aussi Hery Rajaonarimampianina qui a choisi d’opter pour la politique du silence depuis un an, d’être manipulé par Ravalo. C’est peut-être le cas si l’on se réfère à la photo de la rencontre entre les deux personnalités. Reste à confirmer également si la démarche des deux anciens Chefs d’Etat n’est pas de connivence avec la réunion des Fanirisoa Ernaivo, Fleury Rakotomalala et le GTT France qui ont déclaré ouvertement qu’ « il faut renverser à tout prix le régime Andry Rajoelina ». On attend désormais la suite de cette nouvelle démarche de Marc Ravalomanana et de Hery Rajaonarimampianina qui ont décidé de faire un front uni pour s’opposer au TGV. Bon nombre d’observateurs soupçonnent la préparation dans l’Hexagone d’un « 2009 bis ». On se demande aussi : que signifie le silence actuel des tenants du pouvoir ? A travers les réseaux sociaux, les partisans du MAPAR encouragent les autorités à afficher une fermeté et à prendre un NOTAM contre tous ceux qui œuvrent et manœuvrent pour déstabiliser le régime. Histoire à suivre.

Davis R

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Football- Cosafa U20 : Les Barea en demi-finale !

Les Barea ont battu le Club M de Maurice sur le score de 2 à 1 hier lors du dernier match comptant pour les éliminatoires du groupe B de la Cosafa Cup U20. Les Malgaches sont qualifiés pour les demi-finales. Et la troupe à Arnaud rencontrera une nouvelle fois les Bafana Bafana de l’Afrique du Sud, demain, mais, cette fois-ci à l’élimination directe. Un acte II à ne pas sous -estimer pour les deux formations.

Les Barea U20 marchent sur les traces de leurs glorieux aînés. Trois matches dont deux victoires et un match nul, ils ont réalisé un parcours sans-faute au Cosafa Cup à Lusaka Zambie. En effet, les protégés de Ruphin Menahely ont entamé leur troisième et dernier match des éliminatoires face à la formation mauricienne hier au Sunset Stadium. Ils ont arraché le ticket pour les demi-finales en s’imposant face au Club M déjà éliminé sur le score de 2 à 1. Les Barea terminent à la deuxième place avec 7 points derrière l’Afrique du Sud qui ont bénéficié d’un goal-average plus avantageux.

Les Barea n’ont pas attendu longtemps pour marquer le premier but. Arnaud a trouvé le chemin des filets dès la 5e minute du jeu. Les attaquants malgaches imposent leur jeu basé sur un beau mouvement de joueurs et une belle circulation de balle. Les défenseurs mauriciens étaient un peu perturbés et ce qui a permis à l’attaquant du Five FC Harison de profité d’une de leur négligence pour offrir le second but au camp malgache à la 35e minute.

Ensuite, le match était devenu plus ouvert lors de la deuxième période. Si les Malgaches ont dominé le premier acte, les Mauriciens ont pu prendre leur revanche durant le deuxième acte. Ils ont buté à plusieurs reprises sur le rideau de Mamisoa et Andry et jusqu’à ce que les Mauriciens réussissent à marquer par l’entremise de Mouton à la 70e minute. Le remplacement n’a pas donné l’effet escomptés pour les Barea. Et c’est sur ce score que les deux équipes se sont séparées.

A la fin du match, René Ratsimbazafy a été élu homme du match, le troisième titre individuel pour les Barea. Pour son prochain match, Madagascar affrontera l’Afrique du Sud pour la première demi-finale demain au Nkoloma Stadium. Ces deux pays ont chacun récolté les mêmes points (7) dans le même groupe B. quant à l’Angola et la Zambie, ils ont obtenu leur billet pour les demi-finales de cette édition 2019 de la COSAFA. Le premier s’est imposé 4-1 face à l’Eswatini et le second contre le Malawi (2-1).

Manjato Razafy

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Tour de Mada cycliste : Mazoni Rakotoarivony s’offre l’étape de Maevatanana !

Les quatre hommes de l’échappée avec Mazoni et Houlder aux côtés du Belge Van de Mierop Sam et le Français Maxime Nouveau.Mazoni Rakotoarivony laisse exploser sa joie à l’arrivée à Maevatanana.

Le camp malgache a connu un vrai moment de bonheur avec cette victoire de Mazoni Rakotoarivony à l’étape reliant Ambondromamy – Maevatanana.

Ce n’était pas évident car sur un parcours de seulement 86km les Belges restaient redoutables Mais c’était mal connaître la hargne des Malgaches qui ont montré qu’ils peuvent être solidaires et réussir une course d’équipe. La course commençait à peine hier à Ambondromamy qu’on voyait déjà les Belges aux savants postes. Bart Tribout et Van de Mierop Sam prenaient les commandes de la course avec Houlder, Mazoni et Maxime Nouveau. Une fausse piste car c’était surtout destiné à protéger le maillot jaune, Jari Vestraeten. Une stratégie qui n’a pas payé, puisque le camp malgache répliquait par le biais de Joharivelo qui se mit à attaquer comme si sa vie en  dépendait. Un lièvre qui faisait du bien aux Malgaches qui ont mis en place une stratégie pour mettre à mal l’organisation belge. C’est en ce moment que Houlder choisit d’attaquer obligeant ainsi le Belge Van de Mierop Sam à épuiser toute  son énergie. Et dans ce schéma, Houlder est parvenu à ouvrir une voie royale pour Mazoni qui  franchit la ligne d’arrivée en premier avec un temps de 2h 29mn 8 sec. Van de Mierop Sam prenait la seconde place devant Houlder et le Français Maxime Nouveau. La cavalerie est venue un peu plus tard avec les autres Belges mais également les Béninois Sagbo Emmanuel et Idrissou Abdoul .

Clément RABARY

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Météo : Belna en train de se dissiper dans le Sud de Madagascar

La position de Belna, hier après-midi.

Le plus dur est passé. Le cyclone tropical Belna s’est fortement affaibli pour devenir une dépression tropicale. 

À 15h, hier, le centre de la dépression tropicale Belna était positionné au niveau du district de Belo sur Tsiribihina, dans la région Menabe, après avoir traversé la commune d’Antsalova, dans la région Melaky, quelques heures plus tôt. Le système, désormais nettement plus affaibli,  s’accompagne de vents moyens de 46km/h avec des rafales de 65km/h. Depuis hier, Belna se déplace beaucoup plus lentement qu’à son arrivée lundi après-midi. Empruntant une direction Sud, le système progresse à une vitesse de 13km/h. À ce rythme, il pourrait se dissiper ce jour dans la partie Sud de Madagascar, au niveau de la région Atsimo Andrefana.

 Alerte bleue. Belna reste toutefois à l’origine de fortes pluies dans les régions qu’elle traverse. Actuellement, les régions Melaky et Menabe sont particulièrement concernées. Aussi, le niveau d’alerte transmis par Météo Madagascar a-t-il été modifié : il s’agit maintenant d’une alerte bleue pour les districts de Maintirano, Morafenobe et Antsalova. L’alerte bleue signifie que le phénomène s’éloigne ou se comble, avec quelques résidus. Des dangers peuvent alors subsister car de fortes pluies, des crues, et des vents violents sont encore possibles. Les populations des zones sous alerte bleue doivent de ce fait rester informées de l’évolution de la situation locale via les informations officielles dans les médias. La vigilance est de mise concernant les bâtiments et infrastructures endommagés et les cours d’eau en crue. Vigilances fortes pluies également pour le Melaky et le Menabe. L’alerte est levée pour la région du Bongolava.

 Aides matérielles. Le passage de Belna a laissé d’importants dégâts dans plusieurs districts, notamment dans la région Boeny. Soalala, inondé et ravagé à plus de 80%, observe un début de décrue. En attendant que les eaux se retirent complètement, l’heure est au bilan. On déplore au moins deux décès. Il s’agit de deux enfants d’une même fratrie. La localité compte également près d’un millier de sinistrés et de sérieux dégâts matériels : outre les bâtiments administratifs et les infrastructures publiques, sérieusement endommagés, les habitations sont également décoiffées et sous les eaux. Hier, le Premier ministre a fait le déplacement à Soalala pour constater de visu les dégâts et apporter réconfort et aides matérielles aux sinistrés.

Hanitra R. 

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Géopolitique Les îles Éparses : enjeux de souveraineté et de cogestion dans l’Océan Indien

Une carte marquant les richesses naturelles et minières qui entourent cette zone du Canal de Mozambique.

La mondialisation a accru l’importance stratégique des enjeux maritimes : l’ouverture des économies modernes rend aujourd’hui ces dernières particulièrement dépendantes de la fluidité des approvisionnements maritimes.

L’épuisement des ressources naturelles terrestres renforce l’intérêt stratégique des ressources sous-marines, faisant des océans « des espaces vides » de plus en plus convoités. La « maritimisation » des enjeux économiques implique un rôle et une concurrence accrus des états. Cette nouvelle donne modifie l’équilibre géopolitique des océans : des atouts stratégiques, économiques et politiques majeurs pour les États, qui souhaitent sécuriser leurs activités et peser sur les équilibres internationaux. Le contrôle des mers et des voies de communication renvoie aux différents déterminants et attributs de la puissance, tels qu’ils ont notamment été définis par Pierre Buhler (2014).

C’est dans ce contexte que Jean-François Fiorina (2013) indique que « par l’une de ces ruses dont l’Histoire a le secret, l’Océan Indien est de nouveau au cœur des échanges mondiaux ». Ce retour d’influence fait notamment référence aux travaux « braudéliens » de Philippe Beaujard (2012) qui a démontré que « le système-monde afro-eurasien » a largement (avec le rôle alors moteur de la Chine) surpassé dans la durée et le temps (du Xe au XVe siècle) les économies européennes. Les émergences de la Chine, de l’Inde, des « dragons asiatiques », peut-être bientôt suivies par celles des économies de l’Afrique de l’Est (Ethiopie, Kenya, Mozambique…), sont au cœur même de cette renaissance de l’Océan Indien, traduite notamment par des investissements portuaires massifs en Afrique du Sud, à Maurice ou même à Madagascar.

Les États riverains de l’Océan Indien doivent relever des défis mondiaux interdépendants : conséquences potentiellement catastrophiques du changement climatique pour les petites îles et les littoraux, pérennité et partage des ressources halieutiques, énergétiques et minérales, préservation d’une remarquable biodiversité. La maîtrise de cette voie de communication implique de nombreux pays (pays côtiers et puissances économiques et politiques régionales et mondiales) qui rivalisent

de géostratégies singulières : « Le verrouillage stratégique de l’Océan Indien pourrait bien être l’un des nouveaux paradigmes de la géopolitique contemporaine : le contrôle des flux maritimes de cet espace océanique assure celui d’une large partie des échanges et des approvisionnements mondialisés » (Fiorina, 2013).

La réflexion de cet article portera essentiellement sur les enjeux de la partie sud-ouest de l’Océan Indien, avec une attention particulière accordée aux questions de souveraineté et de cogestion des îles Éparses (possession française, cette appellation recouvre un ensemble d’îles dispersées dans l’Océan Indien et constitué de : l’île Europa, Bassas da India, l’île de Juan de Nova, l’archipel des Glorieuses, et, enfin, la seule terre située en dehors du Canal de Mozambique : Tromelin. Depuis bientôt quatre décennies, les îles Éparses font l’objet d’une double contestation territoriale par Madagascar (pour les quatre premières îles) et par Maurice (pour Tromelin), qu’il nous paraît essentiel de surmonter pour l’intérêt bien compris des trois pays concernés et leur contribution à la préservation d’un bien naturel mondial unique. Après une présentation non exhaustive des rapports de force géostratégiques qui se jouent dans l’Océan Indien, le présent article dressera donc un bref inventaire des ressources halieutiques, énergétiques et minières (réelles ou supposées) de la région sud-ouest de l’Océan Indien. Il abordera ensuite l’état des lieux de l’exceptionnelle richesse environnementale des îles Éparses et les éventuelles perspectives de coopération internationale et régionale entre la France, Maurice et Madagascar, avec des enjeux environnementaux étroitement liés aux défis d’un développement durable partagé.

L’Océan Indien : troisième océan mondialavec ses 78 millions de km2, au croisement des grandes routes maritimes mondiales, l’Océan Indien possède selon Jean François Fiorina (2013) « une importance stratégique exceptionnelle : des détroits et accès primordiaux comme le Cap, le golfe d’Aden, le détroit de Malacca ou encore ceux de l’Indonésie ». Jean-François Fiorina relève également que l’Océan Indien « concentre 25 % du trafic maritime mondial ainsi que les deux tiers du trafic pétrolier (en y incluant le Golfe arabo-persique). L’Océan Indien est sillonné chaque année par 5 .000 passages de pétroliers, transportant 500 .000 tonnes d’hydrocarbures. De plus, ses richesses naturelles, notamment halieutiques sont considérables : 20 % du thon mondial. » (Fiorina, 2013).

Un espace maritime d’influence

Force est de constater le lot de rivalités réunies dans cet espace maritime où chacun des acteurs cherche à s’affirmer et développer sa présence. « Pour les pays d’Asie du nord-est, l’Océan Indien est en passe de devenir un véritable enjeu de puissance, d’abord en raison des liens qui unissent ces États aux différents pays qui composent son littoral, mais également en raison des multiples enjeux commerciaux », souligne Barthelemy Courmont (2007). C’est ainsi qu’à l’horizon 2022, New Delhi envisage de faire de l’Indian Navy « la force prééminente de la région, l’Océan Indien étant censé devenir l’océan des Indiens » (Fiorina, 2012). Quant à la Chine, elle affiche sa stratégie de mise en place d’une approche en termes de «collier de perles ». Louis Bussière (2012) souligne que « pour sécuriser son approvisionnement en hydrocarbures, elle investit dans de nombreux ports donnant sur l’Océan Indien, tel que Gwadar au Pakistan ». Ses problèmes actuels de voisinage et de délimitation maritime dans les mers du Japon et de Chine avec ses voisins immédiats (Japon, Viet Nam, Philippines…) semblent néanmoins tempérer des visées expansionnistes plus larges dans l’Océan Indien. Les États-Unis, première puissance maritime mondiale, marquent leur présence régionale par la base de Diego Garcia située au centre de cet océan, « À l’Est la VIIe flotte de l’US Navy, qui croise jusqu’au Pacifique. À l’Ouest, la Ve flotte, qui surveille le Golfe et ses abords, et la VIe flotte, qui croise aussi dans l’Atlantique », relève Jean-Luc Racine (2012). Cette présence leur permet d’assurer à la fois la libre circulation du trafic maritime et « la crédibilité de leur force d’intervention en cas de crise » (Racine, 2012).

Enfin, des puissances régionales tentent-elles aussi d’étendre leur influence, comme ne manque pas de le relever Wilfrid Bertile, Président de l’Observatoire Villes Ports Océan Indien : il faut compter sur « l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Indonésie ou encore Maurice, qui se veulent  être exemples de la politique de développement des Petits États Insulaires en Développement ».

Le Canal de  Mozambique : « une mer du Nord en puissance » ?

Louis Buissière (2012) marque l’existence d’immenses gisements de gaz, identifiés par de grands groupes pétroliers, au large de la côte Est africaine, particulièrement au large des côtes du Mozambique et de la Tanzanie. En 2012, selon Pierre Séjourné (2014), « quatre des cinq découvertes majeures de gaz ont été faites au Mozambique, surnommé le petit Qatar par les compagnies pétrolières ».

Ces découvertes ont porté le pays au 13e rang mondial des pays producteurs de pétrole ; à terme, « il pourrait également faire partie des cinq premiers producteurs de gaz au monde » (Séjourné, 2014). Une dépêche de l’AFP (juillet 2014) relève que les réserves de gaz au large du Mozambique sont estimées de 3 à 5 milliards de m3 ; les réserves pétrolières seraient, quant à elles, de 6 à 12 milliards de barils. « Les principales compagnies, impliquées dans cette exploitation, sont Anadarko (USA), ENI (Italie), Petronas (Malaisie) Statoil (Norvège) et Total (France) », (Séjourné, 2014). La Tanzanie a confirmé au moins 30 Trillium Cubic Feet (TCF) (dont 5 et 7 TCF découverts en offshore profond par les compagnies Statoil et British Gas) ; ce qui, à terme, pourrait dessiner « un pool gazier entre la Tanzanie et le Mozambique » (Séjourné, 2014). « Les quelques 300 TCF de gaz naturel mis en jeu sont à comparer aux ressources du premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié qu’est

le Qatar, et qui s’élèvent en 2013 à 885.1 TCF » (Buissière 2012).

Dans sa note d’analyse, rédigée pour le compte du service économique de l’Ambassade de France au Kenya, Pierre Séjourné (2014) fait le point complet des différentes perspectives d’exploitation en hydrocarbures en Afrique de l’Est. Ces dernières sont particulièrement significatives au Kenya et en Ouganda (qui prépare la mise en exploitation des vastes réserves de pétrole du lac Albert, estimées à environ 3,5 milliards de barils). L’enclavement d’une grande partie de ces réserves de pétrole – Ouganda, Soudan du Sud, Kenya, auxquelles pourraient se rajouter celles de la RDC et de l’Ethiopie – constitue un défi important : à la fois sur le plan de la rentabilité économique (beaucoup des investissements nécessaires ne peuvent sans doute être justifiées que par des cours élevés du pétrole, contraires aux tendances les plus récentes) et d’une coopération régionale efficace. Ce défi implique en effet une entente, forcément complexe à atteindre, entre gouvernements sur la cartographie des infrastructures : oléoducs, points d’évacuation vers les marchés internationaux (dont les ports), raffineries (Séjourné 2014). En ce qui concerne les réserves gazières, la nature offshore des réserves « simplifie la donne » (Séjourné, 2014). Dans le Canal de Mozambique, par extension des réserves existantes en Tanzanie et au Mozambique, le sous-sol des îles Éparses, et celui connexe de Madagascar, pourrait également être riche en hydrocarbures. Pour Pascal Bolot, préfet des TAAF, «l‘intérêt pour la France est de savoir s’il existe des gisements, entre 1500 et 2000 m de profondeur, qui pourraient donner lieu à une exploitation». Un rapport, datant de 2010 de l’United States Geological Survey, qualifie d’ailleurs la zone de « prochaine mer du Nord en puissance ». Il convient toutefois d’insister sur le fait, qu’en dépit de l’attribution de quelques permis d’exploration dans le Canal de Mozambique (à la fois par la France et Madagascar), ces réserves n’ont pas été à ce stade confirmées. Si elles l’étaient, leur éventuelle exploitation (certainement coûteuse compte-tenu de leurnature offshore et de l’isolement des zones concernées) resterait tributaire des cours du pétrole (qui sont à un plus-bas historique) : les exploitations offshore actuellement conduites par le Brésil ou encore le Mexique ne sont pas sans se heurter à de fortes contraintes à la fois techniques et de rentabilité (Auzanneau, 2013).

Recueillis par Maminirina Rado

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Être solidaires avec nos compatriotes sinistrés

Le cyclone Belna a, comme il était prévisible, provoqué de nombreux dégâts lors de son passage. Les régions du Melaky et du Menabe présentent un spectacle de désolation après les assauts répétés des bourrasques de vent  dans le sillage d’un météore et les crues provoquées par les trombes d’eau qui se sont déversées depuis lundi. Les simulations faites par la météo prédisent  que les jours à venir risquent d’être tout aussi problématiques car Belna avance lentement le long de la côte et provoquera de  fortes précipitations dans toute l’île. Ce n’est pas la première épreuve traversée par le pays, mais elle survient dans un contexte social assez délicat. C’est l’occasion de faire preuve de solidarité et de laisser de côté les différends politiques en train de s’installer.

Être solidaires avec nos compatriotes sinistrés

L’actualité la plus récente se résume au spectacle de désolation engendré par le passage dévastateur du cyclone Belna dans le nord-ouest de la Grande Ile. Ce sont les régions du Melaky et du Menabe qui ont subi le plus de dégâts. Les destructions de biens et les inondations ont  mis à mal les infrastructures des villes après le passage du cyclone. C’est une population en plein désarroi qui essaie tant bien que mal de se réfugier dans les rares endroits accessibles. Une délégation conduite par le  Premier ministre s’est tout de suite rendue sur place pour constater l’ampleur des dégâts. Le comportement est louable et même si ces officiels ne pourront pas faire grand-chose actuellement,  les sinistrés apprécieront à leur juste valeur, les gestes de compassion qui leur seront adressés. Ce sont maintenant les équipes du BMGRC qui vont prendre le relais et apporter toute l’aide nécessaire à la population désemparée. La capitale n’est pas impactée par le cyclone Belna pour le  moment. Mais cela ne doit pas nous empêcher de nous préoccuper du sort de ces compatriotes qui sont dans la détresse.

Patrice RABE

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Hanitriniala Rafolisisoa : « Du droit à la vie et de la peine de mort »

« Qui mérite de mourir ? ». Tel est le thème de la conférence-débat qui s’est tenue, hier matin, au Cercle germano-malgache à Analakely. La conférencière a parlé du droit à la vie et de la peine de mort. Hanitriniala Rafolisisoa, car il s’agit d’elle de rappeler l’article 3 de la déclaration universelle des droits de l’homme « Tout individu a le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Ce juriste international et non moins président de l’Union Nationale Malagasy des Droits de l’Homme (UNMDH) de souligner que le droit à la vie est un droit universellement reconnu pour tous les êtres humains. C’est un droit fondamental qui gouverne tous les autres droits existants. S’il n’y a pas de vie, les autres droits fondamentaux n’ont plus sa raison d’être. Et elle d’enchaîner : «  Le droit à la vie, c’est le droit de ne pas être tué ».

Manque de confiance. D’ailleurs, lors de cette conférence-débat, ceux qui ont pris la parole ont été tous unanimes, ils sont contre la peine de mort. Toutefois, certains sont pour les DINA si ce n’est pas en contradiction avec les textes en vigueur. En ce qui concerne la vindicte populaire, eux de souligner que c’est un signe de manque de confiance à l’endroit des autorités compétentes. Notons que cette conférence-débat a vu la présence de Sofia Moro, une journaliste photographe d’origine espagnole. En outre, une exposition de photographies de cette dernière a eu lieu au Cercle germano-malgache. Toujours est-il que ces photographies ont porté sur le thème débattu, hier.

Dominique R.

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DHL Madagascar : Certifié meilleur employeur de l’année

Yves Andrianaharison, DG de DHL Madagascar.

Cela fait six années que DHL Express reste en tête dans le classement des meilleurs employeurs en Afrique (Top Employer 2020). Rien qu’en Afrique Subsaharienne, cette multinationale a remporté 24 prix du prestigieux Top Employer Africa Institute, qui a évoqué l’engagement indéfectible de DHL à rester un employeur de choix. « Cette année, DHL Express a reçu 24 certifications dans 23 pays d’Afrique subsaharienne, dont le très prisé Prix Intercontinental, qui récompense le détenteur du plus grand nombre de certifications Meilleur employeur du continent. Madagascar fait partie de ces pays pour lesquels, DHL Express est certifié. Pour DHL Madagascar, les programmes participatifs encouragent la motivation et l’engagement de nos employés, et font partie intégrante de nos activités. Ils sont un moyen de fournir un excellent service à la clientèle, mais ils nous aident aussi à conserver notre culture centrée sur le consommateur », a expliqué le DG de DHL Madagascar, Yves Andrianaharison. Selon lui, ce sont la passion, la loyauté et le professionnalisme de nos collaborateurs qui permettent à la société d’offrir les meilleurs services aux clients, et qui lui permettent de se démarquer de la concurrence. C’est une grande volonté de réussir à s’adapter aux changements tels que les différentes méthodes de travail, les innovations technologiques et les besoins des clients toujours plus exigeants, cela n’est pas donné à tout le monde. D’où l’importance de remercier, récompenser, reconnaître les efforts faits par les employés, afin d’avoir une équipe motivée et engagée. Pour DHL Madagascar, le fait de remporter la certification Top Employer pour la 6e année consécutive représente le fruit de son investissement dans le personnel et traduit la reconnaissance de l’excellence que ses collaborateurs offrent au quotidien.

Antsa R.

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Hygiène menstruelle - Aménagement recommandé des toilettes pour jeunes filles

Santé reproductive. L’hygiène menstruelle constitue l’un des sujets tabous au niveau de la société malagasy, notamment en famille et auprès des établissements scolaires. C’est ainsi que la Fédération pour la promotion féminine et enfantine (FPFE) y concentre ses activités. « Nous œuvrons particulièrement pour la conscientisation de la société, à commencer par les parents ainsi que les écoles que l’hygiène menstruelle est un sujet banal méritant d’être discuté. Des interventions ayant pour but de les faire réagir, notamment en disposant des espaces pour les jeunes filles ou en encore en réaménageant des toilettes pour les filles, sont menées », martèle Céline Marie Yolande, coordonnatrice de la FPFE à Madagascar. A

vec cette même conviction, la semaine dernière, assistée par son équipe, elle est allée à la rencontre des jeunes d’Anjompakely Ivato, en particulier les lycéens pour discuter de ce sujet et briser la barrière. « Nous venons également de dispenser une formation sur l’hygiène menstruelle à nos juristes et para-juristes opérant au niveau des centres d’écoute et de  conseil à Tamatave. Cela a été une occasion de mettre fin aux mauvaises pratiques et d’adopter les dispositions adéquates », avance-t-elle.Au sein du ministère de la Santé publique, le Docteur Ralisoazanakolonoa, membre de l’équipe technique de la santé des adolescents et jeunes, a souligné que leur rôle consiste à mettre en œuvre la politique nationale de la santé. Il ne s’agit pas seulement de la santé sexuelle et de reproduction, mais aussi de cerner toutes les branches sanitaires. Il est toujours question de prévention, promotion, et de prise en charge par le biais du traitement. « Quand une adolescente rencontre par exemple un problème au cours de sa menstruation, nous devrons être en mesure de solutionner et de prévenir un tel problème », souligne cette représentante de la Direction santé familiale.

Il est à noter que la FPFE est opérationnelle depuis la mise en œuvre du protocole de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) sur le genre et le développement.  La semaine dernière, un atelier a été effectué à hôtel Le Pavé Antaninarenina afin de discuter à propos de l’évolution de la santé reproductive. Etant donné l’existence de plusieurs organismes  traitant ce sujet et qui entreprennent des actions, la Fédération pour la promotion féminine et enfantine réunit toutes les pistes persistantes pour pouvoir en faire un rapport à la SADC.Recueillis par K.R.

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Non-évènement !

Deux rigolos du microcosme politique local se rencontrent quelque part sous d’autres cieux. Deux personnages du genre énergumène ayant quelques points en commun trament ailleurs sous prétexte, dit-on, de dénoncer des fraudes électorales. Ils sont tous deux d’anciens Chefs d’Etat, et d’un. Ils ont fini chacun leur mandat en queue de poisson. En bref, des « indésirables » dans leur propre pays. De connivence avec quelques individus de la même « espèce », ils fomentent la pagaille ailleurs pour déstabiliser voire même renverser le régime en place. En réalité, leur manigance ne rime à rien. Etant des rejetés sinon des recalés pas plus lourds que le poids d’un brin de cheveu,  Ravalomanana Marc et Rajaonarimampianina Hery, car il s’agit d’eux, des « poids plumes », ne pèsent pas trop pour pouvoir renverser la tendance. Leurs gesticulations ne méritent même pas qu’on y prête attention. C’est un non-évènement ! Seulement, des observateurs avertis et pointilleux s’accordent à déduire que le lieu et le moment choisis suscitent le besoin d’un décryptage.

Le fait d’avoir opté un lieu en dehors du pays, à Paris la Capitale française, pour se rencontrer ravive la curiosité des concitoyens. Quand deux frères choisissent de discuter une affaire de famille sous un autre toit et surtout quand le locataire de la maison qui héberge est supposé être hostile à la cause de la famille, il y a anguille sous roche. Il y a une forte chance à parier que l’objet de la rencontre n’aille pas dans le sens des intérêts propres de la famille. Il n’est plus un secret à personne que la relation entre Paris de Macron et Antananarivo de Rajoelina se trouve sérieusement « grippée » ou « fragilisée» par cette épineuse question des îles éparses ou îles malagasy. A terme, l’amitié entre les deux peuples ne tient qu’à un fil. De deux choses. Les deux énergumènes et consorts (Fleury et Ernaivo) sont des lâches, ils ont peur des réactions légitimes de leurs concitoyens, et d’un. Ou bien, ils n’ont pas la conscience tranquille de leurs actes, et de deux. Ainsi, ils préfèrent se concocter ailleurs sous la bienveillante protection du système macronien.

Le moment choisi n’est pas non plus fortuit. Se rencontrer ailleurs au moment où le pays est en train de  négocier un tournant délicat frise à l’ambiguïté. La CENI s’apprêtant à publier les résultats provisoires des Communales et des Municipales tandis que les citoyens jaloux de la souveraineté nationale se préparant à l’Assise nationale pour la consultation relative aux îles malagasy (éparses). C’est à ce moment précis que nos deux rigolos avec leurs acolytes mal famés choisissent de se rencontrer et ce dans un pays… hostile. Si ce n’est pas un affront éhonté contre la dignité de la Nation que cela ressemble trop ! De toutes les manières, quels que soient les agissements des individus de leur genre, le pays n’y accorde plus d’intérêt. Quoiqu’on dise, Ravalo et Rajao font partie du passé ! Le premier qui, chassé du pouvoir par le peuple et va de l’échec à la déroute, ne peut plus prétendre à rien. Le second, battu à plate couture à l’issue d’une élection libre et transparente voit son parcours bouché.Au final, la rencontre à Paris n’est autre qu’un non-évènement !Ndrianaivo

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Exploitation minière - Les permis délivrés à coordonner avec le Code

Sur la même longueur d’onde. Cela fait près d’une décennie qu’aucun permis minier n’a été délivré. Le ministère des Mines et des Ressources minières compte bien évidemment y remédier avec la retouche du Code minier. « Pour attirer les investisseurs, le fait d’instaurer un environnement des affaires approprié doit être une priorité, mais tout en préservant les intérêts de notre pays. C’est pourquoi nous devons faire en sorte que les permis délivrés soient coordonnés avec le Code minier. Il est ainsi nécessaire de trouver un compromis entre les avantages pour l’économie de Madagascar et les bénéfices des investisseurs. Les échanges devront donc se poursuivre pour trouver ce juste milieu », a soutenu Fidiniavo Ravokatra, ministre des Mines et des Ressources stratégiques, avant-hier, lors de la présentation des rapports EITI (Initiative pour la transparence des industries extractives) 2017 et 2018.  TransparenceEffectivement, dans cette perspective d’échanges, un atelier sur le Code minier sera organisé le 20 décembre prochain, dans le cadre du Salon des mines. « En modifiant le Code minier, nous apportons surtout des dispositions complémentaires pour qu’il soit plus en accord avec les visions de l’Etat. Effectivement, certains points sont à prendre en charge pour éviter le non-respect des lois et générer leur bon développement. La question des permis miniers sera particulièrement mise en exergue pour que les revenus du secteur apportés à l’Etat soient plus consistants, en évitant les pertes et tout en valorisant la transparence », a précisé le ministre. En tout cas, l’avant-projet de loi du Code minier est déjà passé par le Conseil de Gouvernement. Et bientôt, il passera au niveau du Conseil des ministres. RedevancesParmi les modifications apportées, le ministère compte bien augmenter les redevances minières. « Cela devrait passer de 2 à 4 % pour les entreprises effectuant des transformations au niveau local et générant ainsi de la valeur ajoutée et 8 % pour les exportateurs de produits bruts », a mentionné le responsable. Face à cette situation, les représentants des industries extractives privilégient aussi la discussion. Ils n’ont souhaité réagir sur aucun point mentionné durant les échanges du ministre avec la presse. Tout dépendra donc des idées dégagées durant cette consultation des acteurs concernés.Rova Randria

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Restitution des îles malagasy de l’océan Indien - Rajoelina et Ratsiraka main dans la main !

« L'Assemblée générale des Nations Unies invite le Gouvernement français à entamer sans plus tarder des négociations avec le Gouvernement malgache en vue de la réintégration des îles précitées qui ont été séparées arbitrairement de Madagascar ». Cette résolution des Nations Unies portant le numéro 3491 a été émis le 12 décembre 1979 et 40 ans plus tard, elle reste toujours d’actualité car n’a jamais été appliquée. A preuve, la France campe encore là où elle ne devrait plus être et la réintégration des îles éparses à la Grande île n’est pas toujours effective. A la veille de l’anniversaire de cette résolution des ONU, l’initiateur de la saisine, Didier Ratsiraka, et celui qui a repris le flambeau de la lutte, Andry Rajoelina, se sont affichés main dans la main pour affirmer leur union dans cette noble cause.Loin de se décourager, Madagascar cherche par tous les moyens conventionnels à reprendre ses biens. Hier, s’est achevée la concertation nationale de trois jours sur la restitution des îles éparses, appelées depuis peu îles malagasy de l’océan Indien. La cérémonie de clôture a été matérialisée par la remise au Président Andry Rajoelina de la synthèse des travaux de commission durant ces trois journées. C’est au Premier ministre Ntsay Chrisitian, chef de la délégation malagasy à la commission mixte France-Madagascar qu’est revenu l’honneur de remettre le document renfermant les propositions, recommandations et idées des milliers de participants à la concertation nationale. Le tout sous les yeux de l’ex-Président Didier Ratsiraka. Dans son allocution, Andry Rajoelina n’a pas omis de lui remercier pour son patriotisme en exigeant à l’époque la restitution des quatre îles séparées illégalement à Madagascar à la veille de l’indépendance. Le Président Rajoelina a d’ailleurs confié à l’assistance, hier, qu’il avait contacté l’ancien Président et lui a demandé conseils sur les démarches à suivre. « Didier Ratsiraka m’a confié que son échec réside du fait qu’il n’a pas obtenu le soutien national dans sa croisade », a révélé le Président de la République avant de déclarer haut et fort que ce n’est plus le cas maintenant comme le prouve cet engouement durant cette concertation et  il est temps maintenant pour nous d’affirmer la solidarité nationale. Une solidarité et soutien que l’ancien Président Ratsiraka n’a pas eus à l’époque comme il l’a confirmé hier. «  Pas un parti politique ou même un syndicat ne m’avait offert son soutien dans le temps. La solidarité nationale n’était qu’un vain mot, ce sont quelques pays étrangers à l’instar de l’Irak, de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite qui soutenaient la cause malagasy et ma démarche. Au niveau national, c’était le mutisme », se remémore Didier Ratsiraka. Lui qui, à l’instar de Andry Rajoelina, a martelé les deux vertus à avoir pour ce long et difficile combat, l’union sacrée des malagasy et la patience. « Si vraiment, nous nous unissons comme nous l’avons fait pour les Barea on peut remporter la bataille », analyse l’ex- Président qui se dit n’être pas étonné de la déclaration d’Emmanuel Macron. «  Les îles éparses appartiennent pour le moment à la France », ironise-t-il.Andry Rajoelina et Didier Ratsiraka indiquent la voie à suivre, celle où les animosités personnelles, les divergences et les rancunes politiques ainsi que la quête de l’intérêt personnel n’ont pas leur place.« L'Assemblée générale des Nations Unies invite le Gouvernement français à entamer sans plus tarder des négociations avec le Gouvernement malgache en vue de la réintégration des îles précitées qui ont été séparées arbitrairement de Madagascar ». Cette résolution des Nations Unies portant le numéro 3491 a été émis le 12 décembre 1979 et 40 ans plus tard, elle reste toujours d’actualité car n’a jamais été appliquée. A preuve, la France campe encore là où elle ne devrait plus être et la réintégration des îles éparses à la Grande île n’est pas toujours effective. A la veille de l’anniversaire de cette résolution des ONU, l’initiateur de la saisine, Didier Ratsiraka, et celui qui a repris le flambeau de la lutte, Andry Rajoelina, se sont affichés main dans la main pour affirmer leur union dans cette noble cause.Loin de se décourager, Madagascar cherche par tous les moyens conventionnels à reprendre ses biens. Hier, s’est achevée la concertation nationale de trois jours sur la restitution des îles éparses, appelées depuis peu îles malagasy de l’océan Indien. La cérémonie de clôture a été matérialisée par la remise au Président Andry Rajoelina de la synthèse des travaux de commission durant ces trois journées. C’est au Premier ministre Ntsay Chrisitian, chef de la délégation malagasy à la commission mixte France-Madagascar qu’est revenu l’honneur de remettre le document renfermant les propositions, recommandations et idées des milliers de participants à la concertation nationale. Le tout sous les yeux de l’ex-Président Didier Ratsiraka. Dans son allocution, Andry Rajoelina n’a pas omis de lui remercier pour son patriotisme en exigeant à l’époque la restitution des quatre îles séparées illégalement à Madagascar à la veille de l’indépendance. Le Président Rajoelina a d’ailleurs confié à l’assistance, hier, qu’il avait contacté l’ancien Président et lui a demandé conseils sur les démarches à suivre. « Didier Ratsiraka m’a confié que son échec réside du fait qu’il n’a pas obtenu le soutien national dans sa croisade », a révélé le Président de la République avant de déclarer haut et fort que ce n’est plus le cas maintenant comme le prouve cet engouement durant cette concertation et  il est temps maintenant pour nous d’affirmer la solidarité nationale. Une solidarité et soutien que l’ancien Président Ratsiraka n’a pas eus à l’époque comme il l’a confirmé hier. «  Pas un parti politique ou même un syndicat ne m’avait offert son soutien dans le temps. La solidarité nationale n’était qu’un vain mot, ce sont quelques pays étrangers à l’instar de l’Irak, de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite qui soutenaient la cause malagasy et ma démarche. Au niveau national, c’était le mutisme », se remémore Didier Ratsiraka. Lui qui, à l’instar de Andry Rajoelina, a martelé les deux vertus à avoir pour ce long et difficile combat, l’union sacrée des malagasy et la patience. « Si vraiment, nous nous unissons comme nous l’avons fait pour les Barea on peut remporter la bataille », analyse l’ex- Président qui se dit n’être pas étonné de la déclaration d’Emmanuel Macron. «  Les îles éparses appartiennent pour le moment à la France », ironise-t-il.Andry Rajoelina et Didier Ratsiraka indiquent la voie à suivre, celle où les animosités personnelles, les divergences et les rancunes politiques ainsi que la quête de l’intérêt personnel n’ont pas leur place.La Rédaction

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Kidnapping et blanchiment - Lex et consorts condamnés à 15 ans de réclusion criminelle

Ils sont jeunes mais leurs noms ne sont plus vraiment étrangers des services de Police et de Gendarmerie. Et que les 4 individus, que la Cour criminelle ordinaire du Pôle anti-corruption (PAC) venait de condamner hier à des peines d’emprisonnement, sont les pires hommes de main des commanditaires d’enlèvements que connaît le pays. Il s’agit de  Onjaniaina, alias Dadafara Kely, l’agent de renseignement du gang, Navalona Vonimboahangy, alias Lex, dans le rôle de chauffeur, Ndranto Michel Eric dit Ra Fy, complice, condamnés chacun à 15 ans de réclusion criminelle. De plus, chacun d’eux doit s’acquitter d’une amende d’1 milliard ariary. Quant à la dénommée, Zoly, l’unique femme du gang, elle a écopé de 7ans d’emprisonnement et une amende de 150 millions ariary pour complicité d’enlèvements, utilisation de biens mal acquis mais aussi de blanchiment d’argent. Celle-ci est la compagne de Lama, un autre ravisseur rendu tristement célèbre, mais qui a échappé aux Forces de l’ordre du pays. La particularité de ce gang, les membres sont tous des proches, cousins et cousine. Ils ont plusieurs dizaines d’enlèvements d’Indopakistanais à leur actif, et ce,  pendant une période allant de 2002 à 2018. Ces kidnappings à répétition et ayant notamment défrayé la chronique, se sont déroulés dans plusieurs endroits de la Capitale tels qu’Ankorahotra, Alarobia, Andakana, Tanjombato, Analamahitsy,Ankadikely, etc mais aussi dans des villes de régions comme Sambava, Toamasina, etc…Le nombre de leurs victimes est difficile à énumérer tant considérable, en ce citant que les rapts du Dg de l’Akoor Digue, d’Yanish Ismaël ou de Sabera Vasram. C’était la plaidoirie de Dadafara kely, arrêté en mai 2019 à Foulpointe, qui a ouvert les débats au procès. Son arrestation a donné le signal de départ à celles de ses complices.  Son rôle fût agent de renseignement, mais aussi l’homme à tout faire du gang. « Je reconnais avoir participé aux kidnappings d’Indopakistanais survenus à la fois à Tanjombato et Ivandry où la Dame Sabera Vasram  fut la cible », a-t-il lancé à l’endroit de la présidente de la Cour du PAC. Et de poursuivre : « Le gang m’a assigné le rôle de guetteur et je dois  lui signaler le passage de la cible à l’endroit où il doit l’intercepter et l’enlever ». Après quatre kidnappings consommés, il a empoché 49 millions ariary.  Ce jeune marchand d’articles de friperie, domicilié à Antsirabe, a pu alors s’acheter une Renault Clio et une maison avec l’argent du kidnapping. Ces biens ont été confisqués par la Gendarmerie, depuis. A la question de la juge pour savoir l’identité des auteurs directs des forfaits, Dadafara kely a révélé des noms : Rasamy en tête. Celui-ci fut éliminé par les Forces de sécurité au cours d’une fusillade lors de son arrestation. Mais il a encore révélé d’autres noms dont ceux de Julio, Bain, Coco ou encore Bota. Lorsque la Justice a voulu savoir qui fixe le montant de la rançon au sein du gang, l’accusé a désigné le défunt Rasamy et Julio. En sus de ses aveux, Dadafara kely est un récidiviste. Il a déjà fait la prison pour 18 mois en 2016 lorsqu’il a participé dans un enlèvement au côté d’un certain Côcô, actuellement introuvable.Quant vint le tour de Lex de répondre de ses accusations d’appartenir à une association de malfaiteurs, de séquestration d’otages indopakistanais à Mamory-Ivato, de profiter de biens mal acquis mais aussi de blanchiment d’argent, il a déclaré reconnaître certains faits, mais nié d’autres dont on l’incrimine. Il a par exemple reconnu avoir participé dans les enlèvements se produisant au Cap 3000 à Andraharo, à Soavimasoandro et à Toamasina. Il loue des voitures du côté de Tana Plazza à Analakely. « C’est seulement deux ans après l’épisode de 2015 à Andraharo que j’ai réalisé que mes clients sont des ravisseurs », a-t-il avoué. A la magistrate de faire la remarque : « Mais cela ne vous a pas empêché de les suivre encore à Toamasina en 2017 ? Et pourquoi n’avez-vous pas informé la Police ?». Lex bafouille dans sa réponse peu convaincante. Ra-Fy, lui aussi a avoué sa participation au kidnapping d’un enfant indopakistanais à Ambohibao, il  y a quelques années et a touché 8 millions d’ariary à titre de salaire. Bien qu’il ait tenté de rejeter les autres charges, il figure parmi ceux qui ont acquis des biens avec l’argent du kidnapping.  Il a travaillé étroitement avec Zoly, l’unique femme du gang, comme  cité plus haut. Une bonne partie des rançons engrangée est allée entre ses mains, de son statut de compagne de l’insaisissable Lama, surnommé par ses pairs « bainina ». Celui-ci est l’un des cerveaux des rapts et le plus craint par ses acolytes. La femme du « parrain » a fait de nombreuses acquisitions dont des 4x4 et des maisons. Une situation qu’elle n’a pas niée et prise en considération par la Justice qui a allégé sa peine par rapport aux autres accusés. Franck Roland

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CIPRES : Madagascar, un modèle en matière de gestion

Le président de la commission de surveillance et le secrétaire exécutif de la CIPRES étaient présents à l’ouverture officielle du 29ème conseil des ministres de la CIPRES à Antananarivo.

Comme prévu, le 29ème conseil des ministres de la CIPRES (Conférence interafricaine de la prévoyance sociale) a débuté hier à l’hôtel Carlton Anosy. Un événement qui réunit tous les acteurs de la prévoyance sociale des 17 pays africains membres et qui durera trois jours. 

« Le fait d’accueillir ce grand événement est bénéfique pour notre pays, puisque cela va permettre de voir les points à améliorer concernant la gestion et l’administration des sociétés de prévoyance sociale, mais aussi de discuter des prestations offertes à tous les bénéficiaires », a expliqué d’emblée la ministre du Travail de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales, Gisèle Ranampy. Ce conseil est donc l’occasion de recueillir les expertises des pays voisins afin de mettre en place la politique la plus adaptée à Madagascar.

Madagascar, un modèle ? Selon les experts, Madagascar serait un modèle en matière de gestion parmi tous les pays africains membres de la CIPRES. En effet, à travers la CNaPS (Caisse nationale de prévoyance sociale), la Grande île est le seul pays à avoir reçu le « certificat de bonne gouvernance » de l’International Society Security Association. Toutefois, cela ne signifie pas que tout va pour le mieux. Au contraire, sur d’autres plans, le pays doit prendre exemple sur ses voisins. Au Cameroun par exemple, « la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) propose deux catégories de prestations. La première est semblable à celle qu’on trouve auprès de la CNaPS qui compte l’assurance-maladie, la protection contre les accidents de travail, ou encore les prestations de retraite. La deuxième,  quant à elle, regroupe les assurances volontaires, c’est-à-dire les couvertures qui ne sont pas obligatoires et qui dépendent des préférences de chaque personne », a fait savoir le représentant du CNPS Cameroun, Mekulu Mvondo Akame.

Anja RANDRIAMAHEFA 

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Marotsipoy Anjozorobe : Lehilahy iray nentin’ny dahalo natao takalonaina

Basy « Kalach »  dimy, Mas 36 iray ary basim-borona iray no nentin’ireto andian-jiolahy nanafika tao amina tokantrano iray tany amin’iny faritra Anjozorobe iny. Tsy vitan’ny notafihana anefa ny tompon-trano, fa mbola nentina natao takalonaina ny raim-pianakaviana.

Zava-nitranga ny alin’ny alatsinainy teo, tokony ho tamin’ny valo ora sy sasany tany ho any, tao amin’ny kaominina Marotsipoy, distrikan’Anjozorobe. Araka ny fampitam-baovao azo avy tamin’ireo tompon’andraikitry ny filaminana, dia nahatratra teo amin’ny roapolo lahy teo ireo olon-dratsy  tonga, nanao amboletra tao amin’io tokantrano io. Mazava  ho azy, eo anatrehana andian-dahalo miravaka fitaovam-piadiana mahery vaika, hatrany am-paladia ka hatrany an-tampon-doha izay, dia tsy misy afa-tsy ny manaiky izay zavatra notakian’izy ireo ny tao an-trano. Raha ny angom-baovao hatrany, dia heverina ho tena fakàna an-keriny an-kitsirano mihitsy ny zava-niseho satria, ambonin’ny fandraofana izay zavatra sarobidy tao amin’io tokantrano io, dia toy ilay raim-pianakavina mihitsy no nokendren’ireo olon-dratsy halaina. Vao azon’izy ireo moa ity farany dia nitsoaka avy hatrany ireo andian’olon-dratsy ireto nihazo ny làlana miankandrefana iny. Taorian’ny fanafihana araka izany vao afaka nampandre ny mpitandro filaminana ireo niharam-boina. Nihetsika avy hatrany ireto farany ary nanao ny fanarahan-dia, izay nahitana mpitandro filaminana maromaro : ny avy ao amin’ny DAS, ny zandary ao amin’ny zana-tobim-paritra Amboasary Avaratra, ary ireo mpitandro filaminana miasa ao Ankaraoka. Nampandrenesina ihany koa ireo teny amin’ny faritra manodidina, hanangana sakana sy hisava eny amin’ny làlana. Mbola mitohy moa izany fikarohana sy fanarahan-dia izany hatramin’ny omaly, raha ny fampitam-baovao hatrany.

m.L

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Assistance alimentaire du PAM : Nouvelle méthode de ciblage des bénéficiaires dans le sud

730.000 personnes dans le sud de Madagascar sont en situation d’insécurité alimentaire aigüe sévère jusqu’en mars 2020, selon le Cadré intégré de classification de la sécurité alimentaire du gouvernement, publié ce mois de novembre2019. Afin de mieux leur apporter une assistance alimentaire, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) adopte une nouvelle méthode, utilisant les nouvelles technologies, dans le processus d’identification des bénéficiaires (ciblage) et de constitution de la base de données des bénéficiaires (enregistrement). Cette innovation, déjà opérationnelle, entre dans le cadre de la fourniture d’une assistance alimentaire aux populations affectées par l’insécurité alimentaire et la malnutrition dans le sud de Madagascar. Faut-il rappeler que cette région est régulièrement frappée par la sécheresse, à l’origine de la situation d’insécurité alimentaire des populations.

Tablettes et smartphones. L’innovation apportée par le PAM consiste à collecter les informations sur les ménages en utilisant des smartphones et des tablettes. Les données sont ensuite migrées vers le système numérique de gestion des informations des bénéficiaires du PAM, appelé SCOPE, pour y être enregistrées. « La plateforme SCOPE contribue à améliorer l’impact des activités du PAM en assurant que les bonnes personnes reçoivent l’assistance au moment opportun », explique Moumini Ouedraogo, représentant du PAM à Madagascar. La plateforme SCOPE assure également la protection des données sur les personnes depuis la collecte jusqu’au stockage des données, conformément à la politique globale de protection des données du PAM. Les données stockées dans SCOPE peuvent être utilisées pour identifier les tendances, besoins et priorités des personnes, pour mieux connaître la réalité sur le terrain, et suivre l’évolution des ménages ciblés de manière à fournir une assistance plus adaptée et personnalisée. Ce ciblage est aussi un investissement important pour les interventions dans la région et la coordination des actions des partenaires intervenants dans le Grand Sud.

Distributions. Jusqu’en mars 2020, le PAM en collaboration avec ses partenaires, fournira une assistance alimentaire à 230.000 personnes dans les neuf districts les plus affectés par l’insécurité alimentaire pour faire face à la période de soudure. L’assistance en question vise à répondre aux besoins alimentaires immédiats des ménages. Plus concrètement, il s’agit de distributions gratuites de vivres ou d’argent, de distributions d’aliments de supplémentation pour la prévention et le traitement de la malnutrition aigüe modérée ; et d’un appui nutritionnel aux malades de la tuberculose.

Recueillis par Hanitra R.

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Ambodifilao : Nirefodrefotra ny basy nandritra ny fanafihana

Mpivarotra amin’ny ambogadiny entana fampiasa andavan’andro no voatafika amin’ny andro antoandro, omaly, tetsy Ambodifilao. Manodidina ny tamin’ny 11 ora sy sasany no tonga ny dimy lahy  nitam-basy ary niditra avy hatrany tao anatin’ilay toerana, mody nanao toy ny mpividy. Rehefa tao anatiny anefa dia namoaka basy sy antsy avy hatrany. Olona iray izay nitondra sakaosy no tena lasibatr’ireo. Hatreto dia azo heverina fa olona handrotsaka vola ao amin’io fivarotana io no anton-dian’ilay olona; izay tsy nananan’ireo olon-dratsy antra fa notsatohana antsy teo amin’ny lohany sy ny hatony. Naratra mafy nitsirara tamin’ny tany io. Nalaina ny sakaosy teny aminy. Tsy vitan’izay, fa mbola norahonana koa ny mpivarotra izay tsy afa-nanoatra ary nanaiky ny baikon’ny jiolahy. Nomena tsy satry ny vola izay tao anatin’ny fitoerany. Mbola nalain’ireo koa ny finday rehetra izay hitany tao. Isan’ny lasa ny an’ny mpividy hafa izay tavela tao anatin’ilay trano fivarotana. Izany fangalana finday izany, dia sady halatra no fomba iray mba tsy hahafahan’ny olona miantso ny mpitandro ny filaminana. Minitra vitsy taty aoriana dia nivoaka ireo olon-dratsy ary tsy nihazakazaka akory na ny kely aza. Ny basy no nampiasain’izy ireo napoaka mba hanaparitahana ny olona. Tsy nisy sahy ny nanenjika vokatr’izany. Taim-bala teo no hitan’ny polisy izay nanao fisafoana teo an-toerana rehefa nantsoin’ny manodidina. Ireo jiolahy kosa dia nizotra niatsinanana ary nihazo ny « pavillon » eny Andohananalakely iny ny làlany. Nentiny avy hatrany teny amin’ny Hjra ny naratra mba ho fanavotana ny ainy. Mitady vola indray ny jiolahy amin’izao vanim-potoana an-katoky ny fety izao. Toe-javatra efa miverimberina toy ny isan-taona izany ary mitaky fahamailoana amin’ny olona, indrindra ireny mpivarotra ireny. Vao afak’omaly koa no nisy ramatoa voatifitra tetsy Isotry kanefa dia varotra antsisin-dàlana no antom-pivelomany. Tsy mifidy ny hotafihana ireo olon-dratsy izay mirongatra rehefa akaiky fety. Mila mandray fepetra mifanandrify amin’izany ny polisy ary miparitaka eny amin’ny toerana be olona sy be mpivarotra, fa tsy variana be loatra amin’ny fandrindrana ny fifamoivoizana.

D.R

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Mada TouT courT Le Mans : Huit films à l’affiche du festival

Le cinéma malgache en fait du chemin. Du côté du Mans, la soirée du vendredi sera  consacrée aux films malgaches. Baptisé « Mada TouT courT Le Mans », le festival verra huit œuvres diffusées. Ces films feront découvrir le septième art malgache et les univers des jeunes cinéastes. Au programme, inédits, fictions, documentaires et films d’animation qui témoigneront d’un regard singulier d’auteurs malgaches sur l’histoire de leur pays, de leurs vies ; en abordant des sujets tabous, peu explorés, et de leurs visions du monde moderne. Si parmi les films, les œuvres comme les documentaires « Zanaka, ainsi parlait Felix », de Lova Nantenaina ; « Couleur Isabelle », de Karine Welker ; les fictions « Razana », de Haminiaina Ratovoarivony ; « Mpatsaka Rano », de Sitraka Randriamahaly ; « Mr Jean », d’Oswald Rajoarison ; et « Cyclone », le film d’animation de Manohiray Randriamanajo sont à redécouvrir, de nouveaux films y seront également dévoilés, à l’instar de « Tany Fady », de Mamy  Tiana Raberahona ; et « Head On », de Tahina Razafindrabe, sortis en 2019. Pour clore la soirée, le Prix Kanto récompensera l’un des films, par vote du public, et ce, en présence des réalisateurs malgaches.

Zo Toniaina

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Tsimbazaza : Un présumé kidnappeur arrêté dans un « WC public »

Recherché par les forces de l’ordre depuis le mois de mars, Hajanirina Dinah Manantena dit Haja a été arrêté hier à Tsimbazaza. Celui-ci est impliqué dans le kidnapping d’un opérateur économique en novembre 2018 dans la ville de Toamasina. Après cet acte, il était arrêté et placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’Ambalatavoahangy. Quelques mois plus tard, il a bénéficié d’une liberté provisoire octroyée par la Cour d’Appel de Toamasina le 25 mars 2019. Une décision qui était fortement critiquée par les proches de la victime. C’est pourquoi, le ministère de la Justice l’a annulé tout en ordonnant un nouveau mandat d’arrêt à l’encontre du prévenu. Haja devient un fugitif recherché. Depuis, la traque de cet individu a été enclenché. Hier, un renseignement indiquant la présence de Haja dans l’enceinte de l’Assemblée nationale à Tsimbazaza est parvenu auprès de la gendarmerie. Après avoir vérifié la véracité de cette information, des gendarmes se sont rendus sur les lieux pour l’arrêter. Ayant aperçu leur arrivée, le fugitif a tenté de s’enfuir avec sa voiture. Ainsi, la course poursuite a été enclenchée. Mais, sa voiture n’a pas pu aller bien loin. Elle a été bloquée dans un embouteillage. Haja a été de l’abandonner pour continuer à pied sa fuite. Poursuivi par les forces de l’ordre, il était appréhendé dans un WC public dans la localité. Arrêté, il est placé en garde vue en attendant sa livraison auprès du Tribunal.

Suppléant d’un député. Selon les informations, Haja était le suppléant d’un candidat lors des dernières élections législatives dans la disrict d’Ifanadiana. Ce serait la raison de sa présence à Tsimbazaza  Si tel est vraiment le cas, comment a-t-il pu participer à ces élections alors qu’il est un fugitif recherché. Il est à rappeler que les cinq juges de la Cour d’appel de Toamasina qui ont décidé la liberté provisoire de ce prévenu ont été suspendus de leur fonction. Haja était déjà arrêté pour avoir également été impliqué dans l’enlèvement d’un opérateur économique commis à Antsirabe pour lequel il était déjà passé par la case prison.

T.M.

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Opération de pacification : Actions civilo-militaires pour entretenir les acquis

Le rétablissement de la paix et de la sécurité le plus tôt possible dans un état de droit pour réinstaller la confiance mutuelle entre l’Etat et la population. Rendre effectif ce « velirano » du président de la République, Andry Rajoelina était l’objectif de la descente du ministre de la Défense nationale (MDN), le général de Division Richard Rakotonirina dans la région de l’Itasy et Bongolava la semaine dernière. Une occasion pour lui de dresser un bilan sur les acquis de l’opération de pacification menée par l’Armée malgache dans cette localité et dans les régions classées rouges en matière d’insécurité à Madagascar. Durant ce périple, il a ouvert un atelier intitulé « Orientation des actions de coopération civilo-militaire » qui s’est déroulé à l’Hôtel Eucalyptus à Soavinandriana, le jeudi 5 décembre. Le lendemain, il est passé à Andranganala, dans la commune rurale d(Ankadinondry-Sakay pour remettre des matériels agricoles au camp de la compagnie 111B de l’Armée du développement implantée dans la localité. Il a également participé à un reboisement dans ce camp en collaboration avec une association des volontaires  œuvrant pour l’Environnement appelé OP 500.

Seuil de tolérance. Parlant du bilan de l’opération de pacification menée par les militaires à travers le pays, le ministre affirme qu’actuellement, la sécurité commence à s’installer dans les zones concernées. Les gens en milieu rural ne sont plus obligés de fuir leurs maisons pour dormir dans la forêt par peur des attaques des « dahalo », la nuit. Ils commencent à travailler, à cultiver leur terre et à repratiquer l’élevage. D’après lui, le seuil du tolérance en matière de sécurité est atteint. Cette situation est réelle dans certaines régions comme Itasy. Une situation qu’il faut, selon lui, entretenir afin qu’on puisse se pencher pleinement au développement du pays. Et cela doit se faire à travers la collaboration entre les Forces de l’ordre et la population en général. C’est l’objectif de l’atelier qui a eu lieu à Soavinandriana. Organisé par le Secrétariat permanent à la Défense et à la Sécurité nationale auprès de la Primature, cette rencontre a vu la participation de toutes les autorités concernées par la sécurité depuis le fokontany jusqu’au niveau de la région, des représentants de toutes les forces vives de la région. C’était une plate-forme qui a permis d’exposer les aspirations de la communauté pour voir comment agir ensemble. Faisant partie de la Réforme du Secteur Sécurité, l’Action de coopération civilo-militaire est une façon pour rapprocher l’Armée et la population, souligne le MDN. Les militaires doivent appuyer la communauté dans ses activités quotidiennes. Dans ce sens, le MDN a annoncé le projet de son ministère de s’engager dans les services communautaires, dans l’éducation et l’environnement par exemple. Et cela à travers le service national. La descente du MDN dans la commune rurale d’Ankadinondry-Sakay, dans la région Bongolava est déjà la concrétisation de ce rapprochement de l’Armée malgache avec la population dans le cadre des Actions de coopération civilo-militaire. Il a procédé à la remise officielle des trois tracteurs aux militaires du camp d’Andranganala. Dotation du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et des ressources halieutiques, ces tracteurs seront utilisés pour appuyer les paysans de la localité.

T.M.

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Nouveau code minier : Révision à la hausse du taux de redevance minière jusqu’à 8%

Lors de la présentation publique des rapports EITI 2017 et 2018 à l’hôtel Panorama. (Photo : Yvon Ram)

La plateforme des organisations de société civile sur les industries extractives (OSCIE) s’oppose à la prise de décision unilatérale et non transparente de l’Etat dans l’élaboration de cet avant –projet de loi portant refonte du Code minier et pétrolier.

« L’Avant- projet de loi portant refonte du Code minier et pétrolier a été déjà soumis au Conseil du Gouvernement. Des dispositions complémentaires y ont été émises afin d’atteindre les objectifs fixés dans la Politique Générale de l’Etat et dans sa nouvelle vision sur le secteur extractif ». Le ministre chargé des Mines et des Ressources Stratégiques, Fidiniavo Ravokatra, l’a évoqué hier lors de la présentation des rapports de réconciliation EITI pour les années 2017 et 2018, à l’hôtel Panorama à Andrainarivo. Parmi ces dispositions complémentaires, il a soulevé entre autres, la mise en place des structures telle que la centrale de l’or. En outre, « le taux de redevance minière est révisée à la hausse atteignant entre 4 et 8% suivant la catégorisation des substances minières si auparavant c’était fixé à 2% de première vente des produits extraits. A titre d’illustration, ce taux peut augmenter si la compagnie minière n’effectue pas une transformation des ressources qu’elle exploite. En revanche, il diminue si elle crée de la valeur ajoutée dans le pays », a-t-il précisé.

Négociations en cours. Notons que la plateforme des organisations de société civile sur les industries extractives (OSCIE) s’oppose à la prise de décision unilatérale et non transparente par l’Etat dans l’élaboration de cet avant –projet de loi portant refonte du Code minier et pétrolier. De son côté, le ministre de tutelle a soulevé que des ateliers ont été organisés à Antananarivo et dans les régions afin de collecter les recommandations émises par toutes les parties prenantes. « Il y aura encore un nouveau atelier sur la présentation de cet avant-projet de loi dans le cadre du salon des Mines qui se tiendra le 20 décembre 2019 au Mining Business Center à Ivato. Tous les acteurs concernés sont ainsi invités à y participer. Entre temps, les négociations entre l’Etat et les industries extractives concernant les propositions émises par ces dernières face à ces nouvelles dispositions se poursuivent encore. Quant aux 50 nouveaux permis miniers, on souhaite que ce soit délivré au même temps que l’adoption de ce nouveau Code minier », a-t-il enchaîné.

Hausse de ristournes. Parlant des rapports de réconciliation EITI pour les années 2017 et 2018, il a été évoqué lors de cet atelier que l’écart résiduel est respectivement de l’ordre de 0,28% et de 1,36% pour ces deux années consécutives. Cela sous entend que les déclarations de production et de paiements effectuées par les compagnies minières et pétrolières sont presque conformes aux publications de l’Etat. En outre, 16 entreprises ont participé à cette réconciliation en 2018 contre 19 entreprises l’année précédente. Les recettes fiscales provenant du secteur extractif s’élèvent à 231 milliards Ar l’an dernier au lieu de 159 milliards Ar en 2017. Quant à la valeur des exportations de ce secteur, elle se chiffre à 2.793 milliards Ar, soit 27,6% du total des exportations de Madagascar, en 2018. Et c’était à 2.243 milliards Ar l’année précédente. Par contre, une hausse importante du montant de ristournes a été observée. Il a atteint 67,4 milliards Ar en 2018 contre 4,1 milliards Ar en 2017.

Recommandations. Il faut savoir que la Cour des Comptes a été impliquée pour la première fois dans le cadre de ces rapports de réconciliation 2017 et 2018, qui ont été produits par l’Administrateur Indépendant Ernst Young à la demande du comité national de l’EITI Madagascar. Celui-ci a, pour sa part, émis des principales recommandations. On peut citer, entre autres, la réalisation de la divulgation systématique pour les entreprises et les régies financières et la centralisation des revenus extractifs notamment les redevances et les ristournes, au niveau de la direction générale des Mines. La formation des communes sur la mise en place des budgets participatifs n’est pas en reste afin d’assurer une bonne gestion des ressources extractives au niveau local

Navalona R.

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Santé de la reproduction : Double événements pour FISA

Les membres de la FISA, en réunion à Antananarivo en début de semaine. (Crédit photo : Kelly)

FISA (association Fianakaviana Sambatra), à qui l’on doit l’introduction des moyens de contraception et la notion de planification familiale à Madagascar vers la fin des années 60, clôture cette année la célébration de son cinquantième anniversaire. Un événement qui sera marqué par la pose d’une stèle sur le petit jardin public devant l’Alliance Française d’Andavamamba le 13 décembre qui vient. Mais ce n’est pas l’unique célébration qui aura lieu pour ce vendredi 13 décembre. En effet, la FISA est un membre à part entière de la fédération de l’IPPF (International Planned Parenthood Federation) région Afrique, et participe donc à la réalisation des objectifs mondiaux de l’initiative citoyenne africaine (ICA) pour les droits et la santé en matière de sexualité et de reproduction. Petit rappel sur l’ICA : les chefs d’Etats africains ont signé en janvier 2015 l’Agenda 2063, un appel à l’action en direction de tous les segments de la société africaine pour qu’ils travaillent ensemble et construisent une Afrique prospère et unie, fondée sur des valeurs et un destin communs. Ainsi, le lancement officiel de l’ICA à Madagascar se fera durant la soirée du 13 décembre avec un spectacle animé par différents artistes au Plaza Ampefiloha. L’objectif de cet événement est de collecter des fonds pour contribuer à l’Initiative Citoyenne Africaine (ICA).

Anja RANDRIAMAHEFA

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Handball – Sommets Nationaux : COSFA, ASSM et THBC réalisent un sans-faute

Les journées se suivent et se ressemblent pour les cadors aux Championnats de Madagascar séniors hommes et dames disputés au Gymnase d’Ankorondrano. Les favoris ont tous assuré à l’issue de ces deux journées de compétitions. Les militaires du COSFA, champions en titre se sont offerts de leur coéquipiers du COSFA 2 sur le score de 33 à 26. En ouverture, les Nasolo et consorts ont remporté la victoire sur le fil par 33 à 32 face à Hasin’i Toamasina Handball (HTHB). Ils partagent la tête du groupe B avec Groupe Siteny Atsimo-Andrefana, auteur d’un sans faute. Hier, les Tuléarois ont pris le dessus sur les Tamataviens du HTHB par 31à 28. L’Association Sportive Saint-Michel d’Amparibe a signé sa seconde victoire de suite. Hier opposés au Saint-Michel Itaosy Analamanga, les gars d’Amparibe se sont imposés par 29 à 22. La veille les Zo et compagnies ont défait l’ASS Atsimo-Andrefana. Ces deux victoires placent les vice-champions de Madagascar à la tête du groupe A. Dans les hostilités féminines, les tenantes du titre du Tana Handball Club (THBC) n’ont pas tremblé face au HBCI par 30 à 19. Les filles du HBCA se sont ressaisies de leur défaite d’entrée et ont battu les handballeuses de l’ACF d’Atsimo-Atsinanana sur le score de 32 à 22.

T.H

Programme du jour

8h : HBCI contre ACF

9h30 : Cosfa 1 contre HTHB

11h: ASS contre SMI

13h30 : HBCA contre THBC

15h: GHS contre COSFA.

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Tsimbazaza : Le gouvernement Ntsay face aux députés demain

Le ministre de l’Economie et des Finances Richard Randriamandrato a réussi à défendre devant les députés le projet de loi de Finances initial 2020.

Le ministre de la Justice Jacques Randrianasolo sera certainement interpellé sur le cas des deux députés incarcérés.

Les moyens d’information du Parlement à l’égard de l’action gouvernementale sont la question orale, la question écrite, l’interpellation et la commission d’enquête. Une séance par quinzaine au moins, y compris pendant les sessions extraordinaires prévues à l’article 76, est réservée aux questions des membres du Parlement et aux réponses du gouvernement. C’est en vertu de ces dispositions du premier et du deuxième alinéa de l’article 102 de la Constitution que les membres du gouvernement conduit par le  Premier ministre Ntsay Christian feront face demain aux députés à Tsimbazaza. Une occasion pour ces derniers de poser des questions sur les réalités que vivent les Malgaches dans leurs circonscriptions respectives. Du côté des députés, la séance sera présidée par le vice-président de l’Assemblée nationale Brunelle Razafitsiandraofa qui assure l’intérim de Christine Razanamahasoa en mission officielle en Allemagne. En fait, le gouvernement Ntsay est attendu sur des questions qui préoccupent l’opinion publique dont notamment l’insécurité, le délestage, la pénurie d’eau et l’inflation. Le ministre de la Justice Jacques Randrianasolo serait également interpellé sur le cas des deux députés incarcérés ayant  déjà fait l’objet d’une résolution à l’Assemblée nationale. Une résolution où les députés revendiquent la libération de leurs collègues de Fandriana et de Mahabo. Pour les députés, la rencontre de demain sera la première et la dernière de la deuxième session ordinaire en cours qui sera clôturée le vendredi 13 décembre.

Evaluation. Le face-à-face de demain sera une occasion pour les députés d’évaluer la performance du gouvernement Ntsay. Une évaluation qui permettrait de juger de l’efficacité  d’une équipe qui est là depuis le mois de janvier et qui est appelée à réaliser les programmes prévus par le Plan pour l’Emergence de Madagascar. Un plan visiblement ambitieux élaboré à partir des promesses électorales faites par le président de la République Andry Rajoelina et dont la mise en œuvre ne devrait plus attendre. Le contexte socio-économique et politique actuel ne devrait plus permettre au gouvernement Ntsay d’échouer. Les Malgaches aspirent à des réalisations concrètes impactant positivement et directement sur leurs conditions de vie au quotidien. A noter que l’équipe gouvernementale manque de deux importants éléments dont le ministre des Affaires  étrangères et celui de l’Energie, de l’Eau et des Hydrocarbures. En effet, Naina Andriantsitohaina a démissionné de son poste après avoir décidé de se porter candidat à la mairie d’Antananarivo. Ce qui n’était pas le cas pour Vonjy Andriamanga qui a été limogé du gouvernement suite aux problèmes liés au délestage et à la pénurie d’eau dans la Capitale. Jusqu’à présent, l’intérim au ministère des Affaires  étrangères est assuré par le  Premier ministre Ntsay Christian,  tandis que le ministre des Postes et des Télécommunications Christian Ramarolahy gère provisoirement les affaires à Ampandrianomby. Le dernier remaniement du gouvernement date du  24 juillet 2019 et qui a permis à Blanche Nirina Richard d’y entrer. Mais, cette ministre en charge de l’Enseignement supérieur a jusqu’à présent du mal à gérer son département. En tout cas et sauf changement, un Premier ministre, 19 ministres et 1 secrétaire d’Etat feront face aux députés demain. Avant ce rendez-vous, le ministre de l’Economie et des Finances Richard Randriamandrato y est déjà passé. Ce dernier a réussi à défendre à Tsimbazaza le projet de loi de Finances  initial de 2020.

R.Eugène

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« Mozika Mafana » : Zouzou se réveille avec « Tsy tiako laingalainga »

Zouzou a promis un retour en force en 2020.

Elle se fait rare depuis quelque temps. Désormais, elle a décidé de sortir de son silence. « J’ai pris de l’élan pour mieux sauter » a-t-elle affirmé. Ce n’est pas parce qu’elle se fait rare qu’elle a disparu du monde musical malgache. Oui ! Zouzou est de retour. La semaine dernière, elle a confirmé sa présence en sortant un nouveau « Tsy Tiako laingalainga ». La jeune femme a changé de rythme. Le tsapiky figure dans son répertoire.

A titre de rappel, Zouzou a débuté sa carrière en 2014 après avoir été choriste de nombreux artistes. Avec cette expérience, elle décide de créer son propre groupe. En 2015, la jeune artiste nage dans le grand bain en enchaînant des concerts un peu partout dans la Grande Ile. A cette époque, les morceaux comme « Ferme la bouche » et « Anao ty retour » sont diffusés sur les ondes. En outre, elle a promis à ses fans que l’année prochaine, elle produira de nouveaux morceaux et des clips.

Iss Heridiny

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Promotion de l’emploi : L’agence nationale en gestation

Trouver un emploi est une chose, en trouver un qui soit décent en est une autre.

Le « pôle emploi malgache » devrait voir le jour l’année prochaine, si l’on se réfère aux explications du ministère en charge de l’emploi. 

La mise en œuvre du travail décent représente encore un long chemin pour Madagascar. De nombreux défis se dressent devant la noble cause, certes, mais les avancées accomplies jusqu’ici rendent optimiste. C’est dans cette optique d’optimisme que Gisèle Ranampy Dama, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Fonction Publique et des Lois Sociales, a annoncé durant la 14ème réunion régionale africaine de l’OIT (Organisation Internationale du travail), qui s’est tenue du 3 au 6 de ce mois à Abidjan (Côte d’Ivoire), que « l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi est en cours d’instauration ». Jointe au téléphone pour de plus amples informations concernant l’organisme, la ministre Gisele Ranampy a fait savoir que « l’instauration devrait être effective l’année prochaine, soit en 2020 ». Eudoxie Rasoatsiangizina, directrice générale de la promotion de l’emploi (DGPE) auprès du même département ministériel,quant à elle d’expliquer que « l’agence devrait être un organisme rattaché au ministère ». Que côté rôles et attributions, « elle serait l’équivalente publique des agences de recrutement et de placement privé ». En ce sens, l’agence nationale « voudrait être un intermédiaire entre les offres et les demandes d’emploi dans la Grande île ». Profitant de l’occasion de l’interview téléphonique, la DGPE de noter que « la mise en place de l’organisme devrait également permettre de renforcer les contrôles relatifs aux migrations du travail ».  

Déclaration. La 14ème réunion régionale africaine de l’OIT organisée à Abidjan (Côte d’Ivoire) était l’opportunité pour des délégués gouvernementaux, employeurs et travailleurs de 49 pays africains de fixer les grandes priorités pour la région de l’Afrique concernant l’avenir du travail fondé sur la justice sociale. Ainsi, les pays africains présents à la réunion s’engagent à « faire du travail décent et de l’emploi productif une réalité pour la jeunesse en Afrique ». Ce, en « développant les compétences, les technologies et la productivité en tant qu’outils essentiels pour améliorer l’avenir du travail dans le continent ». Outre la transformation de l’économie rurale informelle pour y instaurer le travail décent, les pays africains participant à la 14ème réunion régionale africaine de l’OIT se sont également engagés à « renforcer les capacités de tous à tirer parti des possibilités offertes par un monde du travail en mutation ». Si les plans de miseen œuvre desdites priorités relèvent de chaque pays, donc encore en attente, l’instauration de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi serait imminente. « Le projet relatif au cadre juridique devrait bientôt être présenté au conseil des ministres », avance la DGPE. Si la volonté de régulariser l’emploi est là, il conviendrait ne pas commettre les mêmes erreurs rencontrées par « pôle emploi France ».

José Belalahy

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Tour de Mada cycliste – Classement général : Une mission difficile pour les Malgaches

Les choses se compliquent pour les coureurs malgaches engagés à la 15e  édition. L’écart qu’ont creusé les Belges lors de la deuxième étape Mahajanga -Ambondromamy est énorme qu’on se demande s’il peut encore être rattrapé d’ici à dimanche. Le directeur sportif de l’équipe nationale, Ravoatabia, reste toutefois confiant comme quoi il reste le parcours de montagne notamment celui d’Andriba de ce jour ou encore celui de Mandraka de vendredi. Il reste une toute petite lueur d’espoir de voir un coureur malgache gagner ce Tour 2019 mais encore une fois, ce ne sera pas facile comme le montre  ce classement général après trois journées.

1er) Jari Vestraeten (Belgique)…8h 30mn 55 sec

2e) Van de Mierop Sam (Belgique)… à 6mn 3 sec

3e) Bart Tribout (Belgique )…à 6mn 9 sec

4e) Clément Simonin (France)…à 7mn 3 sec

5e) Guy Smet (Belgique)… à 7mn 41sec

6e) Clément Simonin (France)…à 9mn 41 sec

7e) Houlder Mohamed (Madagascar)…à 15mn 52 sec

8e)Mazoni Rakotoarivony ( Madagascar)…à 16mn 20 sec

9e) Verdjick Niels ( Belgique)… à 19mn 59 sec

10e) Randrianantenaina Nambinina (Madagascar)…à 20mn 32 sec

Clément RABARY

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Technologies : Les tendances de 2020 selon Forbes

La technologie digitale avance à pas de géant, aujourd’hui où le monde est à  sa 4e phase de révolution industrielle. Selon le magazine Forbes, le monde devrait s’attendre en 2020, à sept tendances imminentes. « De nombreuses entreprises ont commencé à explorer les moyens d’utiliser l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer l’expérience client et rationaliser leurs opérations commerciales. Cela se poursuivra en 2020 et, alors que les gens seront de plus en plus habitués. Ensuite, la 5e génération de connectivité Internet mobile (5G) aujourd’hui coûteuse et peu accessible,  commencera probablement à se développer en 2020, avec des forfaits de données plus abordables ainsi qu’une couverture grandement améliorée. En ce qui concerne la conduite autonome, il est probable qu’en 2020, le débat sur la conduite autonome se propage en dehors du monde de la technologie, de plus en plus de gens s’interrogeant sur l’idée que la question n’est pas “si”, mais “quand”, cela deviendra une réalité. Par ailleurs, la capacité à collecter des données à partir d’appareils portables tels que les smartwatch permettra de prédire et de traiter de plus en plus les problèmes de santé chez les personnes avant même qu’elles ne présentent des symptômes. Cela développera la médecine personnalisée et prédictive. La 5e tendance est la vision par ordinateur, qui implique des systèmes capables d’identifier des éléments, des lieux, des objets ou des personnes à partir d’images visuelles – celles recueillies par une caméra ou un capteur. En 2020, seront développés des outils et une technologie dotés de la vision par ordinateur se déployer pour un nombre croissant d’utilisations. C’est fondamental pour les voitures autonomes, les contrôles sur les lignes de production, la sécurité, etc. La 6e tendance est la réalité étendue ou Extended Reality (XR), qui couvre plusieurs technologies nouvelles et émergentes utilisées pour créer des expériences numériques plus immersives. Plus spécifiquement, il fait référence à la réalité virtuelle, augmentée et mixte. Et enfin, la technologie Blockchain, qui est une tendance technologique de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle ».

Recueillis par Antsa R.

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Bodybuilding- « Nuit des Champions Eric Favre Océan Indien », : Big Man et Zoé visent leur qualificatio...

Après le Championnat du monde en Corée du Sud et la Cup of Titans à La Réunion, la dernière sortie des athlètes malgaches pour cette année sera lors de la « Nuit des Champions Eric Favre Océan Indien », qui aura lieu les 14 et 15 décembre à l’île Maurice. En effet, Madagascar sera représenté par John Mario Randrianarimanana, alias « Big Man ». Il avait déjà participé à cette compétition l’an dernier, durant lequel il remportait la médaille d’argent. Cette fois-ci, Big Man sera engagé chez les -75kg. Un deuxième homme fera partie du voyage, il s’agit de Rehozoe Pradellain, le multiple champion national. Quant à lui, il sera en lice chez les -70kg.

Les deux athlètes ont rencontré la presse hier à Ankorondrano et ont annoncé leur volonté d’aller loin dans cette compétition et arracher les tickets pour le championnat du monde en 2020. « Je me suis préparé pour ce tournoi juste après le Championnat du monde à Jeju. Les préparatifs ne doivent pas être négligés car il s’agit d’une porte ouverte pour l’acquisition du ticket de participation pour la Coupe du monde en Italie en mai 2020 », a-t-il expliqué. Et lui de déclarer que sa participation serait au nom de l’athlète et non au nom de la fédération. Cependant, Zoé a également annoncé que « le fait d’apprécier cette discipline me pousse à se consacrer à une telle préparation, sans compter les dépenses financières ». Big Man partira pour Maurice aujourd’hui tandis que Zoé s’envolera le 12 décembre.

Manjato Razafy

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Ministère de l’Intérieur : Table ronde pour une décentralisation émergente

Il a été décidé lors du conseil de gouvernement du 7 décembre dernier, au titre du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, d’un accord pour l’organisation d’une table ronde interministérielle sur le thème « Politiques sectorielles coordonnées pour une décentralisation émergente », à l’hôtel Carlton, les 17 et 18 décembre prochain. Au titre du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, communication portant sur un accord pour le rapport de mission à la participation à la 63e conférence générale de l’agence internationale de l’énergie atomique à Vienne (Autriche) du 16 au 20 septembre 2019 de la délégation malgache.

Recueillis par Dominique R.

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Environnement : Vivo Energy et Alliance Voahary Gasy : main dans la main pour l’environnement

Le mercredi 4 décembre 2019, un pas a été franchi pour la protection de l’environnement. En effet, ce jour-là, un partenariat a été signé entre deux grands acteurs de leurs domaines respectifs. D’un côté, le directeur général de Vivo Energy Madagascar, société de distribution et de commercialisation de carburants et lubrifiants de la marque Shell à Madagascar, Mondher Bouhouche ; et de l’autre, le président de l’Alliance Voahary Gasy, organisation de la société civile œuvrant pour l’environnement, Ndrantomahefa Harivony Razakamanarina. Les partis concernés ont signé une convention de partenariat dans laquelle il sera question, pour l’acteur de l’énergie, d’apporter son soutien à l’organisme écologique dans les démarches qu’il mène dans l’éducation et la sensibilisation du public, en particulier des jeunes, sur la gestion des ressources naturelles et son empreinte écologique. Un engagement qui s’inscrit dans un esprit de continuité de la politique de bonne gouvernance et de protection de l’environnement prôné par Vivo Energy Madagascar.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Collecte des ordures à Tana : Qu’est-ce qu’on attend au juste ?

Les ordures s’amoncellent partout.

Les ordures continuent de joncher les rues de la ville d’Antananarivo. Les faits sont tels que beaucoup se demandent ce qu’a fait la population de la capitale pour mériter pareille situation. Cette dernière a fait couler beaucoup d’encre et face à cela, le SAMVA (Service Autonome de Maintenance de la Ville d’Antananarivo), qui est chargée d’effectuer les collectes des déchets, a lancé quelques timides ramassages dans certains quartiers. Les cas des 67Ha ou encore d’Anosibe sont les plus marquants. Pour les autres quartiers, l’attente est longue. Les précipitations et les crues qui dispersent les ordures un peu partout rendent la situation encore plus pénible, avec les mauvaises odeurs que cela génère. À Ankadifosty par exemple, les tananariviens n’ont d’autres choix que de respirer, en sus de la pollution ambiante, cet air chargé d’odeurs nauséabondes. Avec la saison des pluies qui est lancée, le risque d’épidémie est plus qu’accru. Jusqu’alors, l’organisation des collectes des déchets n’est pas connue. N’ayant pas pu avoir la direction générale de la SAMVA, nous avons essayé de contacter, en vain, la direction de l’assainissement auprès du ministère de tutelle dudit organisme, celui de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH). Ce qui fait que question organisation des collectes des déchets dans la capitale, l’on ne compte que sur quelques publications effectuées sur la page officielle de la SAMVA. Le silence des responsables est assez assourdissant. L’on attendrait peut-être le nouveau maire. Sauf que la collecte des ordures n’est pas du ressort de la Commune Urbaine d’Antananarivo. À moins que la situation ne soit une raison pour justifier un éventuel transfert de la SAMVA à la CUA. D’ici là, on se demande comment les partenaires techniques et financiers qui appuient ledit organisme perçoivent la situation.

José Belalahy 

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Alasora : Trano fiantohana saika nisy nanafika, nitifitra ny tompon-trano

Ny alin’ny alatsinainy hifoha talata lasa teo, dia nisy nikasa hanafika ny trano fiantohana iray teny amin’iny faritra Alasora iny. Mailo anefa ny tompon-trano ka avy hatrany dia nitifitra ka tsy nahavita ny asa ratsiny ireo olon-dratsy.

Nandrovitra ny fahanginan’ny alina ny poa-basy teny amin’iny faritra Alasora iny, nanaitra ireo mponina teny an-toerana. Araka ny fampitam-baovao azo avy amin’ny zandarimariam-pirenena tokoa, tokony ho tamin’ny misasakalina mahery kely dia nisy olon-dratsy tafiditra tao amin’ny birao fiasan’ny trano fiantohana iray, tao Ambohimandraisoa, ao amin’ny fokontany Amboaroy, kaominina Alasora. Roa lahy tsy nisaron-tava izy ireo no tafiditra tao amin’io toerana, izay mbola tsy fantatra mazava ny nahafahan’izy ireo tonga tao. Nihevitra ireto roa lahy, fa tsy nisy niambina ny trano ka saika hanao izay danin’ny kibony. Ny tsy fantatr’izy ireo anefa, dia mipetraka ao ihany ny tompon-trano. Ity farany raha vao nahare fotsiny  ny fidiran’ireo olon-dratsy,  avy hatrany dia nanao izay fara-heriny niaro tena, nitifitra ireo olon-dratsy tamin’ny alàlan’ny fitaovam-piadiana teny am-pelan-tanany. Saingy tsy nisy voa moa ireo mpanafika. Angamba tsy nampoizin’izy ireo velively ny fisian’ny olona tao sy ny fiarovan-tena nananany ka dia nitsoaka toy ny tsy teo izy ireo. Fahefak’adiny taorian’io moa no tonga avy hatrany teny an-toerana ireo mpitandro filaminana. Nanao savahao ny manodidina sy ny fikarohana ireo olon-dratsy, saingy efa dify sy nafenin’ny alina ireto farany. Efa mandeha ny fanadihadiana hatreto.

m.L

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Pay-As-You-Go : Acquisition de kits solaires via mobile

Airtel Madagascar et Baobab+ s’associent pour vulgariser les kits solaires.

L’accès à l’énergie solaire n’est plus un luxe. Du moins pour ceux qui sont intéressés à la nouvelle offre lancée par Airtel Madagascar et Baobab+ qui ont signé un accord pour permettre au plus grand nombre d’accéder à l’électricité grâce au prix abordable de l’offre Pay-As-You-Go de Baobab+ mais surtout à l’étendue de la couverture du réseau Airtel.

En effet le vendredi 6 décembre s’est tenue au siège d’Airtel Madagascar la cérémonie de signature de partenariat entre le 3ème opérateur mobile mondial, et l’entreprise Baobab+, spécialisée dans la fourniture de kits solaires innovants et de haute qualité. Ce partenariat vise à accroître le nombre de ménages ayant accès à l’électricité grâce au prix abordable de l’offre Pay-As You -Go de Baobab+ mais surtout à l’étendue de la couverture du réseau Airtel.

Engagement. L’offre Pay-As-You-Go  (PAYG) permet l’acquisition à crédit des kits solaires en offrant un système de paiement flexible à tempérament :  après le dépôt initial, le client effectuera des paiements journaliers à des taux minimisés en fonction de son pouvoir d’achat. A chaque paiement, il reçoit un code qui permet la mise en marche du kit solaire. Une fois la totalité de la facture du kit solaire réglée, le client en devient propriétaire et n’aura plus besoin de code pour sa mise en marche. Fort de son engagement à œuvrer pour le développement du pays en mettant à contribution son service Airtel Money du pays et soucieux de participer à l’épanouissement des communautés qu’il sert, c’est tout naturellement que le 3e opérateur mobile mondial a répondu à l’appel de ce projet et accompagne cette initiative en faveur du développement à travers l’accès à l’électricité pour tous en mettant à contribution son service Airtel Money et sa large couverture. Les détenteurs du kit solaire pourront ainsi payer leur consommation journalière grâce à Airtel Money. Rappelons qu’Airtel Money est disponible partout à Madagascar avec plus de 10.000 cashpoints.

A revenu modeste. L’offre Pay-As-You-Go permet aux personnes à revenu modeste de profiter des avantages du produit et de gérer facilement leur consommation. Ce système est une véritable alternative aux coupures d’électricité … « Ce projet de développement durable entamé depuis 2016 nous tient à cœur. Avec plus 15.000 foyers équipés de kit solaire Baobab+, nous avons pour ambition d’atteindre 1.000.000 de foyers à Madagascar dans les années à venir. » a déclaré le DG de Baobab+. Pour sa part, Eddy Kapuku, Directeur Général d’Airtel Madagascar, de continuer : “Ces Kits solaires permettront aux populations servies de rester connecter au reste du monde grâce à la connexion Airtel et cela facilitera la réalisation de leur projet de développement et d’émergence ”.

R.Edmond

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Code de la Communication : Un à six millions d’ariary d’amendes pour le délit de presse

Code de la communication : les députés ont adopté 1 à 6 millions d’ariary d’amendes pour le délit de presse.

Le projet de loi sur la communication médiatisée a été examiné, hier, à l’Assemblée nationale. Les députés ont ainsi apporté de quelques amendements. Ainsi, ils ont décidé que les journalistes n’ont pas le droit de divulguer les réunions à huis clos. En outre, toute atteinte à la vie privée est punie d’une amende de 1.000.000 à 6.000.000 d’ariary. Notons qu’en son article 5, il est stipulé que « le droit à la liberté d’expression porte notamment sur les discours politique, le commentaire des affaires publiques, la propagande électorale, le débat sur les droits de l’homme, le journalisme, l’expression culturelle et artistique, l’enseignement et le discours religieux. Il porte sur la publicité commerciale ». Par ailleurs, l’OJM est chargé d’assister les journalistes devant les autorités politiques, administratives et/ou juridictionnelles.

Recueillis par Dominique R.

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Gospel : GMMC offre « Ianao mahalala » comme cadeau de Noël

GMMC, un collectif au talent multiple.

Après avoir fait dix ans de recul pour chercher de nouvelles sources d’inspiration, le groupe évangélique GMMC lancera son nouvel album lors du concert qui se déroulera au Plaza Ampefiloha le 24 décembre prochain.

La jaquette contient neuf chansons avec une sonorité musicale différente. Dans ce deuxième opus, la chorale exalte la foi avec une tendance musicale moderne et à la mode. Accompagné par des musiciens talentueux comme Ando au saxophone, Zo, Anthonio, Andry Harinjaka au clavier, Tantely, Vola à la guitare, Monany à la basse ainsi que Toky et Dasy à la batterie, GMMC est caractérisé par sa voix harmonieuse. «Ianao mahalala», le titre de l’album, a permis aux membres de la chorale d’exprimer leur foi, leur espoir. « Dieu est miséricordieux. Il est omniprésent. Cet album s’adresse aux persones lasses et déprimées. Le but est de leur dire qu’il faut garder l’espoir…» a affirmé Kanto Rajaonarisoa membre du groupe depuis huit ans.

Depuis deux décennies, le gospel commence à gagner le cœur des jeunes malgaches. C’est plus qu’une musique, il s’agit  d’une culture et ils y adhèrent de plus en plus. A près de vingt ans d’existence, GMMC est devenu une source d’inspiration pour la nouvelle génération.

 D’un club  une chorale. Tout a débuté en 1991 lorsque l’English Club de la FJKM Analamahitsy a célébré son 5e anniversaire. Les membres de ce club d’Anglais ont eu l’idée de créer un groupe « Chorale Club d’Anglais ». Sa mission consistait à animer le « Worldship service », culte qui se tenait tous les mois à l’Eglise FJKM Analamahitsy et dédié aux résidents anglophones à Madagascar. Le collectif a commencé avec des styles musicaux variés. Il a fallu attendre l’an 2000 pour que le Gospel entre dans son répertoire. En 2003, à l’issue d’un vote lors d’une Assemblée générale, la chorale a été rebaptisée GMMC ou « God’s Messengers Mass Choir ». Au début, le collectif a effectué des interprétations de chansons américaines. En 2008, le groupe sort son premier album « Ho anao io ». Deux ans plus tard, le collectif fête ses 20 ans d’existence au Carlton Anosy. Le spectacle était intitulé « Mila Anao aho ». En 2012, il sort en DVD le concert « Mila anao  aho » pour la diaspora malgache vivant à l’étranger qui n’a pas pu assister au live. Entre 2013 et 2018, le collectif sort quatre clips. GMMC est un groupe qui a inondé Madagascar d’une vague de louanges et d’adorations par ses voix et ses mélodies.

Iss Heridiny

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Analakely : Quatre individus arrêtés pour escroquerie et menace de mort

Quatre individus impliqués dans des actes d’escroquerie suivis de menace de mort à l’encontre de l’une de leurs victimes ont été arrêtés par la 4e section de la brigade criminelle de la Police nationale à Anosy, la semaine dernière. L’un des présumés est reconnu comme étant l’auteur principal de ces actes, les trois autres ses complices. Leur arrestation a fait suite à la plainte déposée par l’une de leurs victimes auprès de cette section le 29 novembre dernier. Le dit cerveau a menacé de mort la plaignante quand il n’a pas réussi à l’escroquer. Employée d’un grand magasin de la Capitale, elle comptait procéder à la liquidation des marchandises non vendues durant l’année 2018 quand elle a rencontré cet individu qui s’est présenté comme étant un client intéressé. Partis à sa recherche, les policiers sont tombés sur ses trois complices à Analakely, le mardi 3 décembre. Deux jours plus tard, soit le jeudi 5 décembre, le présumé cerveau a été appréhendé à Analakely. La perquisition de sa voiture a permis de trouver plusieurs documents utiles pour les recherches d’emploi (photocopies de carte d’identité nationale, et plusieurs papiers administratifs, C.V.). Convoqués par la police, les propriétaires de ces dossiers ont avoué que cette personne leur a promis du travail. En se faisant passer pour un personnel de la Présidence de la République, il affirme être capable de les intégrer dans la fonction publique. Six de ces personnes déclarent avoir été excroquées par le malfrat. Ce dernier a réussi à leur soutirer 3.500.000 ariary.

T.M.

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Razanamalala Elianne Marie. Vitan'ity mpangaka-tany iny ny manalika mpandova !

Io sisa ny sariny navelany ao amin'ny kaontiny Facebook. Ao raha...

Ity no tonga amin'ilay fitenena hoe “mamo miantso polisy”. Marina tokoa. Taorian'ny nivoahan'ilay lahatsoratra “Razanamalala Elianne Marie. Mampiaiky tokoa ilay fangalara-tany nataony” nivoaka teto tamin'ny Sabotsy 07 Desambra 2019 dia tsy naharitra ny anareo vavy fa namaly ampahibemaso (“publication publique”) ao amin'ny Facebook, ka ny nanalika sy nilaza fa voavidim-bola izaho, Jeannot Ramambazafy, mpanao gazety efa 40 taona izao.

Ary dia nilaza mazava fa “tsy matahotra ahy” izy (sora-baventy mihitsy) ka “ho vitainy hatramin'ny farany io hahitana izay tena mpisoloky marina”. Mbola nasiany ihany koa fa : “aza manantena ahy anantona (asa ananto-tena angaha izy satria anatona no fiteny) hanambitamby anao koa hoe ity ny vola fa ajanony ny famoahana ny momb'ahy etsy sy eroa fa vao maika (maika ho aiza ianao e! Mainka no fiteny) omeko courage ianao, sns...”. Ary namerina mihitsy izy ny hoe : “ARY TIAKO HO HAINAO FA ZAHO TSY MATAHOTRA ANAO”.

Tsy resaka “tahotra” ry kalakely a! Ny tsy fantatrao anie dia ity e : mpanao gazety aho efa zatra ompa ary tsy mahafaty izany fa miverina amin'izay nanao izany foana. Fa ny taranak'i Dadabe Razanadranto sy Bebe Rasoanindrianina mihitsy anie no alikainao amin'ity resaka mivovo voasoratrao ity e! Satria aoka amin'izay ho fantatrao fa anisan'ny mpandova io tany io aho.

Io ny Fanamarinana maha-pandova (“acte de notoriété”) efa tamin'ny 10 Aprily 1973, ary averiko eto koa ilay Fanamarinana fananan-tany (“certificat de situation juridique”) milaza mazava hoe iza no tompon'io tany nangalarinao io. Tsy fantatro izay nifaranaka taminao fa izahay maro an'isa aloha dia milaza marina fa tsy nifampiraharaha taminao velively.

Raha arahina izany ny filazan'ity Elianne Marie ity dia ny taninay ihany no nosolokinay izany ? Any amin'ny namany any indray izy dia mitaraina fa: “dia isaky ny manao PA (“prescription acquisitive”) izany dia misy tompony tampoka ny tany angatahina?”. Midika mazava izany fa fomba amam-panao io hala-tany io ary mandeha tokoa ny volany. Izy moa malaza fa “vadim-bazaha”... Mpanao gazety mpikaroka moa aho fa tsy maintsy ho fantatro iza avy ny tany nanaovany an'io resaka PA “fôplà” io dia namidiny avy eo. Tsy maintsy misy “traces” foana satria mpamosavy mandeha alina aza misy mahita...

Rehefa mangalatra moa dia tsy manara-dalàna. Ka na dia “autorisation de clôture” sy “autorisation de construire” aza tsy nisy teny an-toerana satria tsy nisy nanome alàlana azy anangana n'inona n'inona teo amin'io tany nangalariny io. Io amin'ny sary io ny ohatra tazana eo ampitan'ny tranon'i Nenitoa Florentine (Nenitoa Flora), 82 taona, mpandova mivantana sisa mbola velona amin'izy fito mianadahy zanak'i Dadabe Razanadranto sy Mamabe Rasoaninandrianina.

Asa iza no Malagasy hanaiky atao amboa razana fa izany mihitsy no nataon'io Razanamalala Elianne Marie anay satria ny alika ihany no mivovo. Ho hitanay eo ny momba io ompa tsy fanao io fa eo amin'ny laharana faha-telo no misy ny rafozako dia Razaiarinoro Berthine sy Rakoto Jean De Dieu izay efa nodimandry.

Raha izahay maro an'isa nivory matetika tato ho ato aloha dia tsy nisy nahalala izany fitoriana azy any amin'ny polisy izany ny 05 Desambra 2019. Asa, fianakaviana niala tamin'ny maro angaha. Jereo tsara ary ny Fanamarinana maha-pandova (“acte de notoriété”) dia ambarao mazava iza no nilaza fa tompony irery ka nifanaraka taminao an-tsokosoko fa lasa tsy milamina ny razambenay ao am-pasana ao satria FITO ny zanak'izy ireo ary mpandova daholo... Milaza moa ity Elianne Marie ity (anarany ao amin'ny Facebook) fa “omeko courage satria mbola ho ela ny hiarahatsika eto raha ny halavan'ny procédure...”. Ny adinony dia mpitondra vaovao sy fomba fiasa vaovao no misy ao amin'ny “domaines” sy ny tribonaly eto Madagasikara ka ny teny filamatra dia Tany tan-dalàna sy ady amin'ny kolikoly. Maro ireo dosie tonga eny amin'ny Antenimierampirenena ka hampidirina any koa ny mikasika ny taninay. Ary tokony fantany fa tsy ny polisy ihany no mpampiatra ny Lalàna eto Madagasikara ary tsy izy rehetra no azo vidiam-bola sady sarotra be izany amin'izao vaninandro izao.

Ireo fahatelo ireo ny raiamandrenin'ny vadiko, Razaiarinoro Berthine sy Rakoto Jean De Dieu, mivadibadika ao am-pasana tratry ny ompan'alika nataon'ity Elianne Marie miseho azy ambony razana ity

Hatramin'izay mantsy teto Madagasikara toa izay miseho mahitahita sy manam-bola ary be vava ny mahazo rariny hatrany raha vao resaka tany sy fananan-tany. Efa ho 80% ny raharaha eny amin'ny tribonaly moa dia ady tany daholo. Ary miala avy amin'io resaka PA io matetika dia matetika. Ka ireo tsy mahay taratasy moa dia lasibatra hatrany. Tokony asian'ny Solombavambahoaka fanovana io resaka PA io satria tena sady nilaozan'ny toetr'andro no manala ny Malagasy maro an'isa amin'ny tanindrazana tokoa.

Raha iverenana ity Elianne Marie ity dia tsotra : ompa nataonao anay mianakavy izay alika eo anatrehanao, mbola nahasahy ihany ianao milaza fa izahay no mpisoloky ny taninay ? Ka dia tsotra : tany tan-dalàna tokoa ity Madagasikara ity sa tsia ? Mbola misy mpandray kolikoly foana ve amin'izao vaninandro izao? Asa aloha fa na ny nitondrano “géomètres” tamin'ny 04 Jolay 2019 aza dia efa mampanahy satria ny tena tompona tany no any afaka mampanao izany... Manginy fotsiny ny taratasy nakana azy tsy hanangana n'inona n'inona eo amin'io toerana io avy amin'ireo fokontany manodidina. Mbola karohina koa ny mikasika ny “extrait de plan cadastral” nalainy tamin'ny anarana hoe : Razanamalala...

Tsy omby ny gazety fa mbola hitohy ity tantara ity satria tsy mety raha ny olona mpangalatra indray no avo vava manosihosy ny hasin'ny maty sy manamboa razana. Sa efa lasa “vazaha” hatramin'ny fisainana ka tsy miraharaha (fomba fiteniny rahateo io) ? Na izany aza tsy ny fanalikana anay fianakaviana mpandova ara-dalàna akory no hazoanao ny rariny ary, indrindra ny hitsiny sy ny fahamarinana. Ndao ary ! Farany : misy ny vidéos nalaina teny an-toerana taloha sy taorian'ny nanganany io tamboho be tsy nahazoany alalàna io sy ilay trano kely ao anatiny...

Jeannot Ramambazafy