Les actualités Malgaches du Dimanche 11 Novembre 2018

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Alea jacta est ?

Le 10 janvier 49 avant JC, l’empereur Jules César aurait s’exclamé, pour la première fois, « Alea jacta est », et ce, avant de franchir le fleuve Rubicon, au nord de l’Italie. César voulait entendre par ce cri insolite que le sort de la Gaule en fut jeté. L’empereur traversa le petit fleuve et mit les pieds, pour la première fois, dans la Gaule. Ainsi, Rome étendit son empire au pays des Gaulois. A voir de près l’évolution des résultats au fur et à mesure qu’ils remontent ... en surface, une tendance générale commence à se dessiner nettement. Le candidat n° 13 a toutes les chances de rafler la victoire, et cela, dès le premier tour. La messe serait-elle dite ?

En faisant fi des résultats proclamés par quelques quartiers généraux des candidats que l’on accusait de partialité. Selon certains avis, ils n’affichaient que les scores qui leur sont favorables. Mais, il est indéniable, chiffres émanant de la CENI à l’appui, qu’Andry Nirina Rajoelina (ANR) mène la  course. D’après toujours Alarobia, ANR continue son  ascension et maintient la performance de croissance au rythme de 12%. Une ascension qui va le conduire certainement vers le sommet. Calme et serein, Zandry Kely maitrise son ego. Un silence olympien qu’il garde jalousement le secret.  Il se dirige, lentement et sûrement, vers le sacre. Tandis que l’autre, le 25, selon toujours les tableaux d’affichage de la CENI, du moins jusqu’à hier, commence à descendre. On dirait qu’il s’essouffle. Les faits sont là et montrent cyniquement que Ravalo plafonne déjà ! Les dés seraient-ils pipés ? Visiblement, non ! Ils sont effectivement jetés !Mais le plus perdant de ce scrutin du 7 novembre ne peut être autrement que Hery Rajaonarimampianina. Avec un pourcentage tournant autour de 4 %, le président démissionnaire touche le fond. Piètre résultat qu’il ne pourra jamais imputer les causes ni faire endosser aux autres la responsabilité. Rajao porte, à lui seul, le chapeau de sa déroute. Le verdict, sans appel, des urnes est implacable. Le HVM, en pleine tourmente, plie bagage. Voromahery et consorts n’ont d’autres choix que de faire profil bas. Le peuple, en plein désarroi, ne pardonne jamais les turpitudes du régime. Selon des informations glanées, ici et là, Hery Rajaonarimampianina s’envolerait pour Paris, dans le même avion que Rivo Rakotovao, le président de la République par interim. Ce dernier devait honorer  l’invitation de Macron, le Président français, pour assister aux cérémonies de commémoration du centenaire de l’Armistice.Et que dire de ces « zéro-virgulistes » dont la plupart sont des candidats-fantoches, tout juste pour planter le décor sinon amuser la galerie. Le régime HVM comptait les utiliser pour disperser les voix. Mais, les résultats paraissent le contredire, ils sont sans commentaires. Les Tabera Randriamanantsoa ou les Solonandrasana Olivier et autres peinent à toucher la barre de 1%. Rajao se trompaient lourdement en misant sur des « faux-jetons ». Des canards boiteux qui se ridiculisent sans cesse en cours de « compétition ». Comme tous les mauvais joueurs ils sont, dans la logique des faits, des mauvais perdants.Alea jacta est! Le sort de ce scrutin du 7 novembre serait-il déjà jeté ? Les résultats provisoires, fussent-ils incomplets, de la CENI n’auraient-ils pas scellé déjà la victoire du candidat Orange ? Ndrianaivo

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Football-Madagascar-Soudan - Le dernier match de Faneva Ima dans le pays

Le match contre le Soudan sera  le dernier match international  que le capitaine de l'équipe nationale, Faneva Ima Andriantsima disputera dans le pays le 18 novembre prochain.  Une rencontre qui compte pour la quatrième journée de qualification de la Coupe d'Afrique  des Nations (CAN) 2019 que Madagascar entamera au Complexe culturel et sportif de Vontovorona.

Certes, ce sera le dernier match international que le capitaine des Barea jouera avec les siens en tant qu'international. Car la dernière journée de qualification se jouera à  Dakar Sénégal au mois de mars sauf que la fédération malagasy de football organise des éventuels  matchs amicaux dans le pays avant le  mois de juin mois de la CAN.  Bien évidemment, s'il était convoqué par le sélectionneur, en tant que bon leader et bon capitaine, ce serait lui qui dirigera les Barea dans l'arène de la Coupe d' Afrique des Nations du football au Cameroun du 15 juin au 13 juillet 2019. Rappelons que Faneva Ima a mouillé  le maillot de l'équipe nationale avec 25 sélections depuis 13ans. Et il en a déjà fait assez pour le pays. A 35 ans le mois de juin 2019, il serait temps pour un bon  joueur comme lui de céder le flambeau au jeune après cette CAN. Il a joué pour l'équipe nationale de football pour la première fois le 23 octobre lors d'un match amical contre l'île Maurice. Lors du premier tour pour la CAN 2010 et la Coupe du monde de football 2010, il marque quatre des six buts inscrits lors du match opposant Madagascar aux Comores.Malgré le bon statut qu'il endosse en tant que capitaine,  un bon supporteur aurait compris aussi qu'à 35ans un joueur n'est plus compétitif physiquement malgré l'envie qui est en lui et d'envisager sa future carrière de sélectionneur pourquoi pas ? Il est en grande partie l'artisan de cette qualification historique de Madagascar à la CAN. Car, non seulement, c'est lui qui a donné le but de qualification pour le pays lors du match aller contre la Guinée (1-0) le 16 octobre 2018 à Conakry mais grâce à ses mains de fer, il a su forger une équipe solide et forte depuis qu'il a succédé à Johan Paul en 2016. Il a contribué en grande partie à la détection et convaincu des joueurs expatriés susceptibles de renforcer l'équipe nationale. Sans parler des efforts financiers qu'il a faits pour aider l'équipe nationale. Elias Fanomezantsoa

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Kidnapping - La petite Rahima libre, Riaz Hassim introuvable

Après quelques jours de suspense total, la petite Rahima (11 ans) a été finalement relâchée  au cours du week-end dernier par ses ravisseurs, une information que le CFOIM ou collectif des français d'origine indienne de Madagascar, venait de confirmer sur sa page facebook. D'ailleurs, d'autres sites Internet ont relayé cette bonne nouvelle et diffusé en même temps les images du moment de sa libération.  Tantôt, on a pu voir l'enfant pleurer à cause de l'émotion mais entourée d'un groupe d'individus presqu'aux anges.

Parfois, on la repère, l'air à la fois réjoui et timide dans un 4x4 à côté de ce membre des Forces de sécurité, visiblement satisfait. Scène la plus poignante, c'est lorsque son père l'a pressée contre lui !  Malheureusement, aucun détail n'a été fourni quant aux déroulements de sa remise en liberté le week-end dernier. Bref, tout est bien qui finit bien pour cette fillette qui était enlevée par quatre inconnus armés vers le début de la semaine dernière à Manerinerinerina dans le District de Mampikony. Depuis, ce  fut le cauchemar pour les siens, en particulier pour son papa. N'y tenant plus, celui-ci s'était confié à la presse et n'a caché pas son profond désarroi : les ravisseurs ont menacé d'enterrer vivante sa progéniture s'il ne s'exécute pas à leur exigence, à savoir le versement d'une rançon de 200 millions d'ariary,  un montant finalement revu à la baisse, soit 120 millions d'ariary à l'issue du consentement et du marchandage par le chef de famille. Cependant, aucune information officielle n'est venue confirmer qu'il y eut réellement un tel paiement.  L'unique certitude, c'est que le père a pu converser avec sa fille durant la période de sa séquestration.  Le week-end dernier, le plus dur a été surmonté, la victime a pu retrouver les siens saine et sauve.ColèreSi la petite Rahima  a connu donc un dénouement plus heureux, en revanche le sort de Riaz Hassim, le patron de Makiplast enlevé vendredi soir à Ambatobe, serait toujours incertain. Quatre individus armés ont perpétré l'acte juste à un moment où la victime se trouvait encore sur le chemin qui doit le ramener jusqu'à son domicile. Aucune autre information officielle à son sujet, n'a été encore divulguée jusqu'ici. Comme lors des précédents cas d'enlèvements, il est encore difficile de savoir si les bandits ont contacté ou non ses proches. De plus, ces derniers ne sont pas prompts à parler de l'affaire, ni aux Forces de l'ordre, ni à la presse.Néanmoins,  l'enlèvement de Riaz Hassim suscite maintenant la colère de ses amis. Récemment, l'un d'eux se dit  bouleversé par  le même scénario qui se répète encore une fois. « Je suis bouleversé et très en colère. Riaz est un homme exemplaire, non seulement par son travail de chef d'entreprise mais surtout par ses engagements de solidarité au sein de la communauté Ismaili et plus largement en faveur de Madagascar », enrage-t-il sur facebook. Et de poursuivre sur le même ton. « Mais notre colère doit pouvoir s'exprimer, être entendue et prise en compte. Exigeons des autorités malagasy et françaises qu'elles agissent enfin, ensemble, énergiquement et immédiatement, pour démanteler les réseaux crapuleux qui font de ces rapts une industrie lucrative. Il s'agit de mobiliser conjointement nos moyens et nos compétences pour en finir avec ce fléau ! Quand un crime est commis, il est du devoir de la Justice de s'en saisir et d'agir. A Madagascar comme en France et partout dans le monde. Sans tarder ! » Côté enquêteurs, même ces derniers se trouvent encore aussi dans l'embarras et affirment ne détenir aucune information sur l'évolution de l'affaire. « Contrairement au récent rapt de Sabir Molou de la pharmacie principale, la Police a fait l'objet d'une saisine d'office. Cette fois-ci, nous n'avons même pas été contactés par les proches de Riaz Hassim. Mais cela ne nous empêche pas de mener notre investigation », confie-t-on du côté de la Police. Franck Roland

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Incendie mortel à Anosibe - Rajoelina au chevet des sinistrés

Environ 500 familles en détresse. Quelques jours après le drame d’Anosibe, réduisant en cendres 139 maisons en bois et en briques, les victimes se trouvent toujours dans un état de choc et de confusion. Outre le fait de devenir des sans-abris, les sinistrés de cet incendie mortel s’en sont sortis les mains vides, en perdant tous leurs biens. Ils ont lancé des appels de secours pour leur venir en aide, notamment à l’approche de la rentrée scolaire. L’équipe d’Andry Rajoelina, dirigée par le député élu auprès du 4è Arrondissement d’Antananarivo en la personne de Paul Bert Rahasimanana alias Rossy, y a répondu.

Samedi dernier, la délégation s’est ainsi déplacée sur le lieu du sinistre pour remettre des dons de produits de première nécessité aux victimes, à savoir du riz, de l’huile, du savon et du sucre. A cela s’ajoutent des tôles pour contribuer à la reconstruction des maisons pour ces centaines de sans-abris. L’équipe a également remis une enveloppe de 200 000 ariary pour chaque famille ayant des victimes décédées, blessées ou brûlées lors de l’incendie.Suspicion d’incendie criminelQuestionnés sur l’origine des feux qui ont ravagé les maisons à Anosibe, les victimes suspectent un incendie criminel. « Quand nous sommes sortis de nos maisons pour nous échapper, tous les couloirs étaient déjà en feu, il n’y avait plus d’issue. C’était comme si l’on a jeté de l’essence partout. Nous avons dû sauter par-dessus les clôtures pour s’en sortir », avance un père de famille. « Si les flammes provenaient d’une maison à cause d’une bougie, les victimes auraient surement eu du temps à sauver quelques articles. De plus, l’extinction des feux était difficile puisque, plus les habitants lâchaient des seaux d’eau, plus les flammes gagnaient en intensité », ajoute un autre, se souvenant du calvaire auquel sa famille a vécu. Pour sa part, le député Rossy craint une spéculation foncière derrière le drame. « Après cet incendie de grande ampleur, certains pourraient se présenter avec les dossiers, prétextant que la surface leur appartenait », a-t-il avancé. Quoi qu’il en soit, les sinistrés interpellent les autorités compétentes à renforcer les enquêtes y afférentes. Ils sollicitent aussi les responsables à voir de près leur situation et celle des démunis en général.La Rédaction

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Panique post-électorale - Ravalomanana enchaine les violations de la loi !

Panique à bord du grand bateau du TIM ! Au fur et à mesure de la publication des résultats électoraux, la défaite commence à se faire sentir chez les partisans de Marc Ravalomanana. Du coup, les zanak'i Dada, y compris l'ancien président versent dans des agissements allant à l'encontre des lois en vigueur. Pas plus tard que durant la fin de la semaine dernière, le candidat n°25 a fait un déplacement à Mahajanga. Samedi, sur le chemin du retour vers la Capitale, il a fait un détour à Marovoay où il a tenu un rassemblement avec les habitants de cette localité. D'emblée, il a affirmé qu'il aurait pu consulter les procès verbaux lors du scrutin du 7 novembre et aurait obtenu 70% des voix à Marovoay.

Ce nouveau fait d'armes s'ajoute désormais aux nombreuses violations de la loi commises par le leader du TIM et son équipe. En effet, malgré l'interdiction de publier ou d'annoncer des résultats, ces derniers persistent à enfreindre la loi. D'autant plus qu'à défaut d'une autorisation pour la tenue d'un rassemblement à Ambohijatovo, l'ancien chef d'Etat a trouvé un prétexte en rassemblant des partisans à Marovoay. Ce qui est tout aussi illégal que ce soit dans la Capitale ou en province car dépourvu d'autorisation. Autant d'agissements qui confirment la velléité du n°25 à vouloir semer le trouble voire créer une nouvelle crise post - électorale.Alliance fatale ? Autre acte illégal, les nombreuses critiques et attaques lancées contre les responsables de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) au lendemain même du scrutin. Parmi ces critiques, les rumeurs de pot - de - vin lancées sans la moindre preuve et incriminant les membres de l'équipe d'Alarobia ou encore les accusations de détournement de voix, entre autres. La législation est pourtant claire, l'article 208 de la loi organique sur le régime général des élections et référendum stipule que « tout candidat à une élection qui fait des déclarations publiques tendant à jeter le discrédit sur l'administration électorale ou les institutions judiciaires ou tendant à exercer une pression sur elles avant qu'elles ne statuent encourt la disqualification ».Au final, toutes ces bévues de Marc Ravalomanana entachent sérieusement sa réputation de fin stratège politique. Serait - ce dû à son alliance avec les ex - amis du candidat Hery Rajaonarimampianina dont le fameux Mbola Tafaray entre autres ?  Une alliance qui risque de lui être  fatale si le candidat n°25 poursuit sur cette lancée.La Rédaction

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Election présidentielle - Andry Rajoelina number 1 dans la majorité des Régions

Les résultats officiels provisoires proclamés par la CENI ne sont pas attendus avant le début de la semaine prochaine, les résultats officiels définitifs devant être proclamés au plus tard dans deux semaines. Dans la majorité des Régions, Andry Rajoelina est arrivé en tête. Dans les autres Régions, il arrive systématiquement dans le top 2, pas très loin du premier.Bien qu'encore partiels, les résultats publiés au compte-gouttes par la CENI, jusqu'à hier permettent de dégager les grandes tendances de l'élection présidentielle du 7 novembre dernier. Le scrutin a porté sur 24 852 bureaux de votes répartis dans 22 Régions.

Au niveau national, le candidat numéro 13, Andry Rajoelina reste  actuellement en tête avec 40,48% des voix, selon les derniers résultats partiels publiés par la CENI hier à 19h24 heures.  Il est suivi à une longueur respectable par le candidat numéro 25 Marc Ravalomanana avec 35,75% et plus loin encore le candidat numéro 12 Hery Rajaonarimampianina 7,38%. Au niveau régional, les tendances sont plus marquées. 12 régions ont été remportées par Andry Rajoelina, soit la majorité des 22 régions du pays, selon les tendances publiées hier à 8h39 par la CENI.  Les Régions d'Atsimo Andrefana et du Melaky ont plébiscité le candidat du Tanora malaGasy Vonona  (TGV) avec respectivement 63, 61% et 52,51% des voix exprimées, distançant largement ses principaux rivaux. Dans l'Atsimo Andrefana, Rajaonarimampianina et Ravalomanana sont au coude à coude avec chacun 11% tandis que dans le Melaky Ravalomanana arrive second avec toujours 11%.Dans l'Analanjirofo, Atsinanana, Diana, Sofia et Ihorombe, le porte-fanion des Orange a également fait une razzia remportant plus de 50% des voix exprimées, devant Marc Ravalomanana dans toutes les Régions sauf à Analanjirofo où Hery Rajaonarimampianina parvient à chiper la seconde place à ce dernier. Si les résultats sont plus serrés, Andry Rajoelina est également en tête dans les Régions Vatovavy Fitovinany avec 49,40% et Haute Matsiatra avec 47,86% devant Marc Ravalomanana qui y obtient respectivement, 17,50% et 30,07%. Avec 43,69% dans l'Androy, 40,39% dans l'Anosy et 38% à Atsimo Atsinanana, le candidat numéro 13 se retrouve premier de la course.  Il y est suivi par le candidat Hery Rajaonarimampianina avec respectivement 28,30%, 27,54% et 13,27%, tandis que le candidat Marc Ravalomanana loin derrière.Ce dernier est placé en tête dans 9 régions.  Dans ces régions considérées comme fief du candidat du Tiako i Madagasikara, le candidat Andry Rajoelina y a tout de même réalisé de bon score notamment dans l'Alaotra Mangoro, l'Amoron'i Mania et Analamanga avec à chaque fois plus de 30%.Petite surprise, Hery Rajaonarimampianina a accroché à son arc, la Région SAVA où il a empoché 35,54% des voix juste devant Andry Rajoelina qui le talonne de près avec 34,39%. Le candidat Marc Ravalomanana est décroché du duo de tête. Des résultats qui seront, il faut le souligner, amenés à évoluer au fur et à mesure que les résultats partiels seront publiés par la CENI dans les prochaines heures.

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Accusations de corruption - La CENI répond au camp Ravalomanana

Samedi, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a donné une conférence de presse depuis son quartier général, à Antananarivo.  L'occasion pour les commissaires électoraux de répondre à l'actualité brûlante et notamment aux accusations de corruption portées contre eux par le camp Ravalomanana. « Certaines personnes affirment avoir nos membres d'avoir reçu de l'argent. La question est de savoir : Quand et où ? Pour que la vérité soit publiée, nous invitons toutes ces personnes à apporter des preuves puisqu'il est très grave de porter de telles accusations, sans preuve, contre la CENI » a déclaré fermement le président de la CENI Maître Hery Rakotomanana,devant les gens de la presse.

Au cours d'une entrevue avec la presse, les responsables de campagne du candidat Marc Ravalomanana ont clairement fait entendre que la CENI avait reçu une forte somme d'argent de la part d'un candidat, sans pourtant avoir avancé des preuves de leurs affirmations. Le clan Ravalomanana pourrait ainsi être accusé de diffamation Par ailleurs, la CENI a également tenu à répondre aux critiques par rapport à la lenteur de la publication des résultats.  Hery Rakotomanana avait annoncé, le jour du scrutin, que les tendances provisoires seraient connues dès dimanche, avant même les résultats provisoires prévus le 20 novembre. D'après une première explication, l'acheminement des bulletins est plus long que prévu. Moins de 20% des bureaux de vote avaient été traités en fin de semaine dernière. En outre, la prudence est avancée comme raison de ce retard. La CENI avance la nécessité de confronter les anomalies recensées avec les procès-verbaux, expliquent les commissaires électoraux. Une démarche qui nécessite en effet du temps mais qui est nécessaire pour s'éviter les critiques. Par ailleurs, le nombre de sections de recensement de matériel de vote est également mis en avant. Faut-il rappeler que l'île compte presque 25 000 bureaux de vote pour seulement 119 SRMV.L'organe électoral a aussi choisi l'occasion pour répondre à certains candidats qui diffusent de fausses informations. Un prétendant à Iavoloha affirme en effet dans une vidéo sur les réseaux sociaux que dans un bureau de vote, 14 personnes auraient voté pour lui, mais qu'au final 2 votes seulement ont été comptabilisés au final. « A la lecture du procès verbal, il s'avère que ce candidat a reçu 22 votes » a répliqué le président de la CENI, sans nommer le candidat en question. Un candidat dont l'honnêteté fait visiblement défaut car, selon un rappel du numéro Un d'Alarobia « Ce candidat avait affirmé  que lui et sa femme n'étaient pas dans la liste électorale, mais pourtant lui et sa femme ont bel et bien voté ». Devant ces faits, Maitre Hery Rakotomanana de lancer ainsi un appel les candidats et leurs partisans à respecter la vérité et l'apaisement pour éviter des troubles. L.R.