Les actualités à Madagascar du Dimanche 11 Octobre 2020

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Madagascar : L'exploitation des forêts de la région Est prend de l'ampleur

Les forêts de la région Antsinanana sont gravement soumises à l'exploitation. L'exportation des bois endémiques de Madagascar, comme les bois de rose a pris beaucoup d'ampleur. Les dégâts impactent également le milieu protégé de Madagascar National Parks.
En plus de l'exploitation, le feu de brousse est fréquent dans la région. La région d'Antsinanana n'est pas la seule région victime de cette destruction des forêts. Les forêts de Madagascar disparaissent peu à peu, surtout à cause des feux de brousse.
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Antso Bommartin - « Etre influenceuse sur les réseaux sociaux paie ! »

281 000. Un nombre de vues record pour Antso Bommartin, une jeune femme considérée comme l'un des pionniers du monde des influenceurs à Madagascar. Ce record a été atteint par une vidéo la montrant maquiller son mari, Yves Bommartin. Mais ceci n’est pas sa seule production à avoir fait le buzz sur les réseaux sociaux. Sa reprise, en version malagasy, de la célèbre chanson « Anissa » de Wejdene, une chanteuse française de RnB, au mois de juillet dernier, a également ravi les internautes. Plusieurs abonnés ont notamment visualisé la vidéo à maintes reprises pour réécouter les paroles traduites par l’influenceuse. Ses abonnés, aux alentours de 92 000 actuellement, l’apprécient surtout pour son sens de l’humour et sa franchise.

Elle exprime tout haut ce que les gens pensent tout bas. C’est pourquoi, de son point de vue, elle enregistre autant de succès. Depuis près d’un an et demi, le métier d'influenceur ou de créateur de contenus, comme elle préfère l’appeler, est devenu pour Antso Bommartin un travail à temps plein. Elle publie ainsi quotidiennement des statuts et vidéos sur des plateformes en ligne, à savoir Facebook et YouTube. Mais comme tout travail, être influenceur demande également de l’organisation et du savoir-faire, mais surtout de la créativité. A travers cette interview exclusive, elle nous dévoile les coulisses du métier d’influenceur à Madagascar.

La Vérité (+) : Comment se sont déroulés vos débuts dans le monde des influenceurs ?

Antso Bommartin (-) : Cela fait quatre ans que je suis influenceuse. En 2016, j’ai publié ma première vidéo. C’était un monologue assez basique, sans aucun montage, vu que je n’avais pas encore les moyens pour investir dans des matériels de qualité. Donc, j’ai utilisé mon téléphone. Cependant, ma vidéo a quand même fait le buzz avec 6 000 vues (C’était énorme en ce temps-là !). Mais cela fait un an et demi, ou presque que j’ai décidé d’en faire une source de revenus à part entière, en plus de notre service-traiteur Fête par Fête by Bommartin bien évidemment. A partir de là, j’ai investi dans une caméra professionnelle et j’ai travaillé mon montage. Sur ce point-là, je m’y connaissais d'autant plus que j’ai déjà travaillé durant un an chez RTA, entre 2010 et 2011. Aujourd’hui, j’essaie de sortir une vidéo par semaine.

(+) : Qu’est-ce qui vous a motivé à en faire un « métier »?

(-) : J’adore parler, discuter et animer. Dès mon plus jeune âge, j’étais en admiration devant Lilly, Christian et Rija Tahiana, des animateurs réputés de l’époque. Et je voulais en faire mon métier. Tout le monde disait que pour devenir animateur, il fallait faire un parcours de journalisme (Ce qui n’est pas toujours obligatoire, soit dit en passant !). Au fil du temps, j’ai découvert qu’il est aussi possible de faire des animations sur d’autres plateformes, et pas seulement à la télévision. Donc, je me suis lancée dans la production de vidéos. D’un autre côté, ce choix est aussi une revanche pour moi. Depuis que j'étais toute petite, mon entourage m’a toujours critiquée parce que pour eux, je suis trop bavarde. Selon les normes sociales à Madagascar, une fille doit être calme et silencieuse. (Donc, j’étais hors normes). Au fil du temps, ils m'ont donc contrainte à changer de personnalité. Mais en devenant influenceuse, j’ai pu démontrer que l'on peut tout faire en ayant du caractère et une pesonnalité. Il suffit juste d’en faire sa force, et ne pas se limiter aux normes imposées par la société.

(+) : Le métier de créateur de contenus rapporte-t-il ?

(-) : Sincèrement, même si nous n’avons pas eu notre service-traiteur, nous aurions pu « bien vivre ». Malgré les clichés, oui, il est désormais possible de gagner sa vie grâce aux réseaux sociaux à Madagascar. Certaines personnes affirment qu’être populaire sur Facebook, c’est comme être riche au Monopoly. Or, c'est une idée complètement fausse. Ces gens sont complètement à côté de la plaque (Je ne sais pas si ces gens ont bien réfléchi avant d’émettre ce genre de remarque). Pour ma part, je travaille aujourd’hui avec beaucoup de marques issues de secteurs très diversifiés. En tant que créateurs de contenus, nous vendons surtout les vues et les réactions. En fait, nous sommes comme les chanteurs, les artistes mais aussi les sportifs, et toux ceux qui bossent dans le domaine de l’influence. Il faut juste beaucoup de créativité pour que les abonnés soient plus réceptifs.

(+) : Quels sont les principaux inconvénients rencontrés dans le métier ?

(-) : Notre principal souci aujourd’hui est sur le plan administratif. Etant donné que ce genre d'activité est encore très récente à Madagascar, les influenceurs n’ont encore ni de statut précis ni de cadre réglementaire. Donc, nous pataugeons un peu. En tout cas, une agence est déjà mise en place pour faire le lien entre les marques et les influenceurs. Et c’est déjà un grand pas! L'un des problèmes que j’ai également vécu au cours des dernières années réside dans le fait que les paparazzis qui surveillent vos moindres faits et gestes existent aussi dans le pays. Au début, je ne voulais pas y croire mais après, quelqu’un a clashé mon style vestimentaire de la tête au pied. J’ai même retrouvé des « mêmes » de mes photos sur la toile. Une fois, j’ai juste posté une photo, et certaines personnes l’ont passée à la loupe pour trouver de quoi me critiquer. Au départ, j’étais sensible à tout cela. Ma créativité en a même été affectée. Mon audience a particulièrement chuté en cette période. Puis, je me suis ressaisie, et je ne prend plus trop au sérieux les remarques. Je fais quand même attention à ce que je poste. Tu peux dire les mêmes choses mais les spectateurs les verront différemment si tu publies un statut ou une vidéo.  

(+ ) : Qu’en est-il des avantages?

(-) : Les avantages contrebalancent les inconvénients, et de loin. Les gens te reconnaissent plus. Les opportunités se multiplient, en même temps que les relations. On t’écoute davantage. On te fait facilement confiance. On t’invite à différents événements. Des personnes décident même de faire appel à nous juste parce que nous sommes les Bommartin, et ce, sans demander de dégustation. Même Aina Nomenjanahary, joueur des Barea, me connaît aujourd’hui (C’est trop bien !). Et je ne vous parle pas des trucs gratuits que nous recevons. Je l'avoue : mon mari était sceptique au début. Mais au fur et à mesure que le temps passait, il a fini par être convaincu par rapport aux nombreux avantages de ce métier. Dans tous les cas, il faut savoir que je suis comme tout le monde, je suis comme toutes ces personnes qui font des vidéos et partagent leur vie sur les réseaux sociaux.

Propos recueillis par Rova Randria

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Sénatoriales à Toliara - Neypatraiky Rakotomamonjy, le candidat surprise de l’IRD

On connaît désormais la liste de candidats de l’IRD à Toliara pour les sénatoriales du 11 décembre prochain. Sa composition a créé une petite surprise. La présence d’un ancien dignitaire de l’ancien régime a notamment suscité des réactions. En effet, Neypatraiky André Rakotomamonjy, puisque c’est de lui dont il s’agit, figure dans la liste des candidats de la plateforme présentielle pour ce scrutin. Il sera le porte- étendard de la plateforme présidentielle en qualité de second de liste. Autant dire qu’il a de grandes chances de siéger à Anosikely à l’issue des élections sénatoriales.

 

Si sa présence a créé une surprise, c’est que cette personnalité reconnue dans la partie Sud de l’île a été d’obédience politique proche de l’ancien régime dont il a été d’ailleurs longtemps ministre. Pour ceux qui ont suivi de près l’évolution de la politique à Madagascar, la présence de l’actuel député d’Ihosy dans la liste IRD n’est toutefois pas une grosse surprise. Faut-il en effet souligner que ce natif du Sud de la Grande-île a affiché son soutien au candidat Andry Rajoelina dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2018.

La présence de ce député élu sous l’étiquette d’indépendant dans la liste pourrait donc être interprétée comme un juste retour des choses, mais également comme un clin d’œil envers les élus indépendants. L’ancien ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies est en effet le président du groupe des parlementaires républicains à l’Assemblée nationale, un groupement parlementaire « centriste ».

Le restant de la liste des candidats de l’IRD pour les sénatoriales dans la Province de Toliara est plus attendue. Eongobelo Marcel sera la tête de liste. Coordonnateur du parti présidentiel dans cette Province, sa présence s’apparente à une prime à la fidélité.  La liste IRD à Toliara ne compterait aucun adversaire connu jusqu’à hier à Toliara. Sauf erreur, seules Antananarivo et Antsiranana ne comptent pas de listes de candidature, à quelques heures de la date limite de dépôt de dossiers de candidatures. La liste de l’IRD dans la Capitale est celle qui est la plus attendue.

Dans les chaumières, quelques noms circulent. Notamment celui de l’ancien sénateur de Madagascar Sylvain Rabetsaroana ou encore celui de Herimanana Razafimahefa, l’actuel secrétaire général du ministère de l’Education nationale. La présence de ces deux personnalités lors de la présentation officielle de l’association des jeunes maires d’Analamanga au Carlton d’Anosy en fin de semaine dernière semble accréditer cette thèse.

La rédaction

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Initiative présidentielle pour une 23ème Région - Les Ampanjaka et élus locaux donnent leur bénédicti...

Les débats autour de la mise en place d’une 23ème Région de Madagascar par la scission de la Région Vatovavy Fitovinany sont désormais clos. Le Président Andry Rajoelina a, en effet, profité de son déplacement dans la partie Sud – est de l’île pour s’entretenir directement avec les Ampanjaka, les élus locaux et la population de la Région concernée. Ce fut au cours d’un rassemblement organisé à Manakara dans l’après – midi de samedi. L’objectif étant d’aboutir à un compromis conformément au principe du « teny ierana », propre à la culture malagasy. Le Président de la République a réitéré sa proposition selon laquelle la formation de la 23ème Région suivra la position géographique des Districts. Ainsi, la Région de Fitovinany sera composée des Districts d’Ikongo, Manakara et Vohipeno tandis que les Districts de Mananjary, Ifanadiana et Nosy Varika composeront la Région de Vatovavy.

 

D’emblée, le Chef de l’Etat a rappelé durant sa prise de parole que la formation de cette 23ème Région est une de ses promesses de campagne et ce en réponse à la demande de la population locale. « Il s’agit d’une subdivision administrative et non une velléité de division », a – t – il souligné avant d’ajouter que «nous devons faire une subdivision équitable pour que chaque Région soit traitée sur le même pied d’égalité et bénéficie des avantages du développement ».

Le développement au profit de tous

A l’issue des discussions et d’une série d’allocutions, les Ampanjaka et élus locaux ont donné leur bénédiction en vue de la concrétisation de cette proposition du Président Andry Rajoelina pour la subdivision de 3 Districts pour chaque Région. Les Ampanjaka de Vohipeno ont ainsi représenté les « Ray aman – dreny » présents pour donner leur sacré « tso – drano ». Pour sa part, l’homme fort du pays a réitéré les promesses notamment pour la réhabilitation de routes à l’instar de l’axe vers Sahasinaka. Les autres Districts ne seront pas en reste comme à Ikongo où le Président a annoncé la prochaine restauration de l’hôtel de ville.

Comme à Manakara, le Chef de l’Etat a poursuivi la consultation des Ampanjaka, des autorités et la population à Namorona hier. Les habitants de Namorona qui font pourtant partie du District de Mananjary, ont formulé la demande afin de rejoindre Manakara. Pour ce faire, le Président a annoncé la réhabilitation de l’axe routier qui relie la localité à Manakara. C’est d’ailleurs la première fois qu’un Président visite cet endroit reculé du Sud – est. Le numéro un de l’Exécutif a déclaré qu’aucun District ne sera délaissé tout en annonçant plusieurs projets de développement au profit de la population comme l’installation d’une station de pompage qui fonctionne par énergie solaire pour faciliter l’irrigation des terrains cultivables. Le Chef de l’Etat a, par la suite, pris la direction d’Ambatolambo, à Mananjary pour visiter le centre « Tsy manary zaza » qui accueille les jumeaux où il a remis des vêtements et des kits scolaires pour les jeunes qui y sont hébergés, ainsi que des kits solaires à leurs parents. La journée s’est terminée par la remise de «  Vatsy Tsinjo » à plusieurs foyers ainsi  que de camions-bennes pour la Commune urbaine de Mananjary.

La Rédaction

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L’ennemi au pluriel

Il n’y a pas que la pandémie de la Covid-19 ! Coincée au beau milieu des tirs croisés, la Grande île encaisse. Théâtre des attaques d’ennemis venant de tous les horizons, le pays peine à se relever. Les secteurs clés de l’économie nationale s’agenouillent, certains agonisent. Le jeune timonier, le commandant de guerre, un certain Rajoelina Andry ne baisse pas les bras. Il riposte. Il lance, malheureusement parfois seul, des attaques sur plusieurs fronts. Au moins deux groupes d’adversaire, tous redoutables, émergent du lot. La pauvreté, l’insécurité et la corruption d’une part. Les épidémies récurrentes, la pandémie du Sars-Cov2 et la pollution de l’autre. Si le premier groupe est composé d’ennemis classiques ou traditionnels, le second plutôt des adversaires ponctuels.

 

Depuis l’indépendance, il y a soixante ans de cela, Madagasikara affronte quotidiennement les assauts de la pauvreté, de l’insécurité et de la corruption. Les quarante dernières années ont vu les recrudescences d’invasion barbare de ces trois, en un, ennemis dits traditionnels à tel point que le pays se trouve sur le point de succomber. Parmi les cinq pays les plus pauvres du monde, faisant partie des pays les moins sûrs en termes de sécurité et parmi les pays les plus corrompus du globe, Madagasikara tente de se redresser, de se remettre à flot. Un défi de taille que les nouveaux dirigeants, sous la houlette de jeune Rajoelina, s’efforcent à bras le corps de relever. La bataille s’annonce dure mais on y arrivera en un peu de temps à une condition, tout le monde se mobilise !

Les adversaires du second groupe, les épidémies récurrentes, la pandémie de la Covid-19 et la pollution, des ennemis ponctuels, leurs attaques sont souvent mortelles. Le choléra, la peste, entre autres, resurgissent presque tous les ans. Des maladies saisonnières, des ennemis « futés » que les responsables de la santé publique ne parviennent pas en découdre totalement.  Avec la pénétration de la Covid-19 sur le territoire national provocant une pandémie aussi terrible que létale, la situation se durcit voire se dramatise sur terrain. La gravité et la dangerosité des cas redoublent d’intensité. En six mois de guerre lassante contre la pandémie du nouveau coronavirus, cet ennemi invisible mais redoutable, le pays tout entier s’éreinte toutefois, à l’heure d’aujourd’hui, le pic étant passé derrière, l’espoir semble permis. Le nombre des contaminés en traitement diminue considérablement tandis que la statistique des décès baisse sensiblement. Ainsi, les autorités étatiques desserrent l’étau. Mais, les mesures barrières demeurent toujours de rigueur.

A cette liste macabre d’ennemis s’ajoute la pollution. Les tenants du pouvoir doivent faire face, du moins dans la Capitale et ses périphéries, à un autre type d’adversaire : la pollution. A Antananarivo-ville, l’air est irrespirable. L’atmosphère, noircie par les fumées des feux de brousse, étouffe. Déjà, en temps normal, la Capitale malagasy jouit d’une sale réputation d’être une des villes la plus polluée en Afrique sinon dans le monde.  Les gaz d’échappement des voitures, mal en point, mêlés à l’air vicié des fumées, déclenchent dans la ville des mille une atmosphère lourde condamnant les poumons fragiles des petits enfants et ceux des personnes âgées. La vie est dure ici-bas !

La responsabilité qui incombe sur les épaules pèse lourdement. Face à un ennemi au pluriel, le Gouvernement mène des combats sans merci.

Ndrianaivo

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Erosion côtière - La construction des murs de protection à Manakara initiée par le Président de la Ré...

250 mètres. Telle est la longueur totale des murs construits dans la Région de Vatovavy Fitovinany afin d’atténuer les impacts de l’érosion côtière. En effet, cette Région avec celle de Boeny, de Menabe ainsi que d’Atsinanana figure parmi les zones côtières prioritaires, identifiées par le Programme d’action national d’adaptation au changement climatique à Madagascar (PANA) étant donné qu’elles sont les Régions les plus exposées au risque de l’érosion côtière dans le pays. Deux murs de protection seront alors construits à Vatovavy Fitovinany.

Le premier, d’une longueur de 200 mètres et fait en béton, sera érigé à Manakara Be. Le Président de la République, Andry Rajoelina, a même procédé à la pose de la première pierre, en fin de semaine avec le ministre de l’Environnement et du Développement durable. Quant au second, d’une longueur de 50 mètres, il se situera à Ampilao. « Ce sera un mur de protection de berge en maçonnerie de moellons reposant sur de semelle en béton.. Dans tous les cas, un remblayage de sable pour le rechargement de la plage sera exécuté au niveau des 2 infrastructures », précise un responsable au niveau du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Les zones côtières malagasy sont en effet aujourd’hui menacées. « Ce phénomène se manifeste aussi par l’augmentation du niveau de la mer, entraînant une érosion côtière et une intrusion d’eau salée ; mais aussi le recul des lignes de côte et le blanchissement des coraux. Vu la situation, l’érosion côtière risque notamment d’engloutir près de 225 mètres de ces zones en 2100 », explique le Bureau national de coordination des changements climatiques / réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation forestière (BN-CCCREDD+), en charge de l’exécution du projet. En 1997, les experts ont estimé le recul des côtes de Madagascar entre 5,71 et 6,54 mètres. Mais en plus de 20 ans, ces chiffres ont probablement évolué, surtout que les impacts du changement climatique s’intensifient au fil des années, plus particulièrement avec la dégradation des zones forestières.

Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à travers le Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA), ce projet permettra ainsi de réduire la vulnérabilité des zones côtières face aux variabilités et aux changements climatiques. Il a été approuvé par le FEM en juillet 2014. Sa mise en œuvre a débuté en novembre 2014, pour une clôture théorique en novembre 2019. Mais suite à une extension sans implication budgétaire, la date de clôture attendue est reportée en août 2021. Les interventions ont alors été étendues.  

Rova Randria 

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Crise de Covid-19 - Une éventuelle hausse des mortinaissances

 La crise sanitaire de Covid-19, dans laquelle le monde fait face depuis le mois de janvier dernier, a impacté la santé publique. En effet, un rapport récemment publié par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a avancé que le nombre de nourrissons morts à la naissance risque de connaître une hausse importante. La grande majorité des « mortinaissances » se produisent dans les pays à faible revenu. En 2019, 3 « mortinaissances » sur 4 ont eu lieu en Afrique subsaharienne dont Madagascar.

D'après Henrietta Fore, directrice générale de l'UNICEF, la perte d'un enfant pendant l'accouchement ou la grossesse représente une terrible tragédie pour une famille, un drame trop souvent vécu en silence, et trop fréquent dans le monde entier. « Les conséquences psychologiques et financières sont graves et durables pour les femmes, les familles et la société », soutient -elle. Selon ce rapport, le nombre de mortinaissances à l'échelle mondiale pourrait être augmenté à cause de la pandémie de Covid -19. Une réduction de 50 % des services de santé due à la pandémie pourrait entraîner près de 200 000 mortinaissances supplémentaires sur une période de 12 mois dans 117 pays à revenu faible et intermédiaire. Cela correspondrait à une hausse de 11,1 %. La plupart des mortinaissances sont dues à des soins de mauvaise qualité pendant la grossesse et l'accouchement. Le rapport précise que l'absence d'investissement dans les services prénatals ainsi que dans le renforcement du personnel infirmier et des sages-femmes constitue l'une des principales difficultés.

 Dans le rapport, une mortinaissance est définie comme la naissance d'un nourrisson sans signe de vie à 28 semaines de grossesse ou plus.

Recueillis par Anatra R.

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Femmes entrepreneures en Afrique - Une plateforme de réseautage opérationnelle

Parmi les victimes de la pandémie de Covid-19. Bon nombre de femmes entrepreneures font face à diverses difficultés, notamment pour l’exportation et l’écoulement de leurs produits commerciaux sur le marché régional, à cause du coronavirus. Toutefois, cette pandémie a permis de renforcer la solidarité féminine, à travers la mise en place d’une plateforme de réseautage  « 50 millions de femmes prennent la parole » dans la région du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). Sur un financement de la Banque africaine de développement (BAD), il s’agit d’un projet visant à mettre en relation ces millions de femmes entrepreneures en Afrique, afin de libérer leur potentiel entrepreneurial.

« (…) L’opérationnalisation de cette plateforme en ligne permettent aux femmes entrepreneures d’accéder aux échanges et aux informations en temps réel sur les services financiers et non financiers, les règles et règlementations, les opportunités d’affaires et d’autres facteurs socio-économiques. (…) Nous les femmes malagasy sommes fières de faire partie de ceux qui ont bâti ensemble cette solution déjà opérationnelle et nous nous engageons à faire la promotion de cette plateforme », affirme Angelica Bavy, ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme. C’était lors du lancement officiel de ladite plateforme, vendredi dernier au Novotel, Ivandry.

Concrètement, l’intégration des femmes entrepreneures malagasy dans cette plateforme de réseautage leur permettra d’ouvrir d’autres voies et issues au niveau régional, à en croire Rova Rabetaliana, directeur général de la Promotion de la femme auprès du ministère de tutelle. D’ailleurs, la plateforme dispose d’un guichet unique d’informations pour un large éventail de services financiers et non financiers sur la création et le développement d’entreprises. Les droits des femmes entrepreneures n’y sont pas en reste. L’interaction des millions de femmes africaines au-delà des frontières géographiques et des barrières de langues leur permet d’échanger, de s’informer, de nouer des relations, de s’épanouir et de s’inspirer à travers les opportunités offertes. Quoi qu’il en soit, la plateforme ambitionne de contribuer à l’autonomisation financière, économique et sociale des femmes.

Patricia R.

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Incendie meurtrier à Antsirabe - 6 personnes placées sous MD

La nuit du 24 septembre dernier, le général retraité Bertini Mangazafy Rajoelison et son épouse ont péri dans l’incendie de leur maison, dans le quartier d’Antanivao à Antsirabe. Récemment, et presqu’une semaine après une longue enquête, six personnes suspectes, sur les neuf qui ont été arrêtées initialement, ont été finalement placées sous mandat de dépôt. Un chef fokontany et  un mineur, qui n’est autre que le domestique du couple, figurent dans la liste des personnes provisoirement incarcérées dans le cadre de cette affaire. D’après une investigation des enquêteurs de la police et de la gendarmerie, il pourrait s’agit d’un incendie criminel car motivé par une volonté de faire vengeance sur les personnes des victimes.

 

Le fait que les individus incriminés dans l’affaire, sont tous des personnes de connaissance du couple décédé, est un indice susceptible de clarifier le mobile de leurs actes. Pour retracer brièvement les faits, on peut dire que le général à la retraite et sa femme ont été complètement pris au piège dans le brasier. Car si l’officier général, qui fut alité par une maladie, fut retrouvé dans la chambre à coucher du couple, la maîtresse de maison, elle, le fut à la cuisine où une forte explosion aurait été entendue, et préludé à l’incendie. D’après un constat, la femme aurait cherché à se sauver lorsque le sinistre s’est produit. Mais étant donné la vitesse avec laquelle les flammes ont attaqué l’ensemble de l’appartement, elle n’a malheureusement plus trouvé aucune possibilité de trouver une issue, l’asphyxie due à la fumée, ayant aggravé les choses. De son côté, le jeune domestique a affirmé s’être trouvé à l’étage au moment du drame, et où des riverains ont pu le secourir en l’évacuant par une fenêtre. L’intervention des sapeurs-pompiers, n’a pas réussi à éteindre le feu à temps. De plus, ces derniers auraient été confrontés à une carence de matériel, situation aggravée par un problème de sources d’eau.

F. Roland

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Abolition de la peine de mort - Le Code pénal malagasy à modifier

Dernière exécution en 1958. Madagascar s'oppose catégoriquement et en toutes circonstances à la peine de mort. Ainsi, une loi portant abolition de cette dernière a été adoptée en 2012. Les autorités malagasy ont également ratifié le 2ème protocole facultatif se rapportant au pacte relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort. Pourtant, le Code pénal malagasy fait toujours référence à cette peine capitale, ceci malgré l'existence d'une loi sur son abolition.

« Actuellement, les sociétés civiles œuvrant sur les droits de l'Homme enchaînent les plaidoyers et lobbyings auprès des autorités compétentes pour modifier le Code pénal et remplacer la référence sur la peine de mort par celle des travaux forcés à perpétuité (TFP), conformément à la loi n° 2014-035 », informe Laure Rabetokotany, secrétaire général (SG) d'ACAT Madagascar (Actions des chrétiens pour l'abolition de la torture à Madagascar). Concernant l'application des TFP, seuls quelques détenus jouissent de cette peine en ce moment, et cela à cause de l'insécurité pénitentiaire. La plupart des détenus condamnés pour cette peine restent ainsi en prison, au lieu d'effectuer des travaux d'intérêt général dehors. Un autre aspect à suivre de près, d'après notre source.

Sensibilisations dans six Régions

Outre la modification du Code pénal malagasy, le renforcement des sensibilisations de la population au droit à la vie et à la loi portant abolition de la peine de mort sur tout le territoire national fait partie des priorités des acteurs. L'objectif étant entre autres d'éviter les vindictes populaires, lesquelles persistent faute de confiance des habitants à la Justice. « Après la formation en ligne des membres de la société civile en coalition avec l'ACAT Madagascar, ils mènent  des sensibilisations auprès de 6 Régions, à savoir SAVA, DIANA, Boeny, Haute- Matsiatra, Atsimo-Andrefana et Atsinanana. Pour ce faire, les acteurs s'entretiennent avec les responsables auprès de la Justice, de l'administration pénitentiaire ainsi que ceux de la Gendarmerie et de la Police nationale en charge de l'enquête judiciaire. Ces derniers sont souvent pointés du doigt pour non-respect des droits de l'Homme », avance la SG. A cela s'ajoutent les sensibilisations au niveau des communautés, y compris les responsables des Fokontany et villages. D'un autre côté, la société civile est invitée à émettre des signalements dès qu'une victime d'injustice la consulte.

Notons que la célébration de la Journée mondiale de l'abolition de la peine de mort de cette année, marquée par divers ateliers et sensibilisations dont celui de vendredi dernier à l'IKM Antsahavola, s'étend jusqu'au 10 décembre prochain.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

 

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Match amical - Premier test concluant pour les nouveaux Barea

La hiérarchie a été respectée. L’équipe nationale malagasy, les Barea de Madagascar, a largement dominé son adversaire luxembourgeois du club Swift Hesperange par 4 buts à 1 lors du match d’entraînement. Une rencontre qui s’est tenue au stade Alphonse Thiès, à Luxembourg le vendredi 9 octobre. Dès la sixième minute du coup d’envoi, Abdallah, relancé par Alexandre Ramaligom, a ouvert le score. Huit minutes plus tard, les nouveaux Barea s’imprégnaient déjà dans l’effectif. Ils ont montré une bonne entente avec les piliers de la sélection.

 

« Les quatre nouvelles recrues ont fait de bonne et de moins bonne chose. En tout cas, ils sont très bien intégrés. Alexandre a été meilleur dans l’axe que sur le côté et a des qualités évidentes de percussion. Quant à Hakim, il est bon en pivot malgré son gabarit assez imposant. Alors que Bastien reste un joueur agressif et travailleur qui s’est amélioré au fil du match. Il a été l’auteur d’une passe décisive. Concernant Sylvio, il a fait un match plein à gauche alors qu’il est meilleur à droite. C’est une très bonne première prestation pour lui », avoue le sélectionneur de l’équipe nationale. Alexandre a marqué son premier but dans la sélection à la 14e minute de la rencontre.  Les protégés de Nicolas Dupuis, sélectionneur national, menaient déjà par 2 buts à 0 à l’issue de la première mi-temps.

Au retour des vestiaires, Voavy Paulin, le renard de la surface de l’équipe malagasy a triplé la mise (56e). Six minutes plus tard, Adler a réduit le score 3-1 pour le Swift Hesperange (62e). A la 66e min, Alexandre Ramalingom a marqué son deuxième but. C’est ainsi la deuxième meilleure réalisation de l’équipe nationale après le large succès (6-2) devant le Niger.

Difficile de lutter contre les Etalons

Un exploit suffisant pour booster le moral de l’équipe avant son deuxième match amical, lundi au Maroc, contre le Burkina Faso. « Ce sera très difficile en raison des nombreuses absences. Abel Ibrahim, Romain, Jérôme et Carolus qui étaient titulaires à la CAN ne seront pas là. De plus, nous n’avons qu’un gardien de but car Dabo a été bloqué à l’aéroport. Le Burkina a battu la RDC par 3 à 0 (ndlr : Lors de son match amical contre la RD Congo tenu à El Jadida, le vendredi 9 octobre), ce qui montre la force de cette équipe. Mais nous allons faire le maximum », avance le coach des Barea.

Elias Fanomezantsoa