Les actualités Malgaches du Dimanche 11 Août 2019

Modifier la date
Madaplus.info0 partages

Madagascar : Fosa Juniors bat les Mauriciens du club Pamplemousse

Après la victoire des Barea de Madagascar face au Mozambique dans le cadre du CHAN, les Manjungais du Fosa Juniors ont fait vibrer le stade Rabemananjara hier, dans le cadre des tours préliminaires de la ligue des Champions de la CAF, en gagnant un but à zéro mais surtout en ratant beaucoup d’occasions de but face au Club mauricien Pamplemousse.
C’est un penalty transformé par Baggio, un des deux joueurs locaux qui étaient en Egypte pour la CAN, qui a été le seul but marqué lors de ce match. Les Majungais auraient pu alourdir ce score mais c’est la finition qui reste encore à travailler et à préparer pour bien les affronter lors du match retour à l’ile Maurice dans deux semaines.
La Vérité0 partages

Ecole de management et d’innovation technologique de Fianarantsoa - Tous les diplômés en informatique s...

Depuis sa création, l’Ecole de management et d’innovation technologique (EMIT) de l’université de Fianarantsoa a sorti des centaines d’étudiants. De 2013 à 2016, 370 jeunes universitaires ont décroché leur diplôme de master dont 51 ont été des sortants de la filière informatique. Selon le Docteur Rakotonirainy Hasina, responsable de la mention informatique  au sein de l’EMIT, tous leurs étudiants qui finissent le cursus universitaire avec ce diplôme en poche sont systématiquement embauchés. « Au cours des stages qui débutent vers la deuxième année universitaire, ces futurs ingénieurs sont déjà repérés par des entreprises et ceux qui disposent les compétences requises y sont intégrés au terme de leurs études », explique-t-il. Le nombre de ces diplômés qui occupent déjà des postes au sein des entreprises ou œuvrant dans la profession libérale ne cesse d’augmenter. Dans le cadre de la célébration de ses 20 ans d’existence, l’EMIT a remis des diplômes de master en informatique à 42 autres étudiants. A cela s’ajoutent les 10 autres ayant choisi la filière management décisionnel. Toutefois, les étudiants ayant fini les trois années de licence ne sont pas intéressés à intégrer tout de suite le monde professionnel. « Outre la question relative au projet de recherche, ils tiennent beaucoup compte de la grille salariale et préfèrent poursuivre jusqu’en Master II pour remplir toutes les conditions nécessaires », ajoute le Docteur Hasina Rakotonirainy. « Je projette de monter un projet combinant le domaine informatique et la médecine. Il s’agit d’une simulation du cerveau humain à partir d’un ordinateur tout en se servant de l’intelligence artificielle. Pour y parvenir, je décide de poursuivre mes études jusqu’en cinquième année. Et pour que je puisse garantir ma réussite, j’ai également envie d’intégrer une école doctorale », précise Andriamanday, étudiant en Master I dans la filière informatique. Pour cette école supérieure d’Andrainjato, 80 étudiants ont reçu vendredi dernier l’imprimé qui justifie leur fin d’études en Management, 38 autres  pour la filière Relations publiques et multimédia. 55 autres étudiants en informatique en ont également obtenu.

K.R.EMIT, 20 ans !1999-2019. l’EMIT célèbre cette année son 20ème anniversaire. Ce centre de formation continue, fondé en 1999 avec sa dizaine d’étudiants, s’est évolué peu à peu. En 2005, il s’est transformé en Centre universitaire de formation professionnalisante ou CUFP. Etant reconnu par sa capacité à s’ouvrir au monde et à offrir à ces étudiants des formations de haut niveau, l’établissement s’est vite développé et est devenu en 2016 la grande Ecole de management et d’innovation technologique (EMIT) avec plus de 1 500 étudiants. L’ouverture  officielle de cette célébration s’est tenue vendredi dernier au Kianjan’ny serasera et LMD au sein du campus universitaire d’Andrainjato. L’évènement a été marqué par la cérémonie de sortie des trois promotions « Filamatra » pour la filière informatique, « Mamiratra » pour le management et « Santatra » pour les relations publiques et le multimédia. Des festivités et d’échanges s’y rapportant ont été également organisés la semaine dernière. Parmi ces activités, on peut mentionner le concours de meilleurs projets dans les différents parcours de formation, l’exposition des différentes mentions existantes, ainsi que les résultats de recherche et réalisations des étudiants - entre autres des startups dont l’ITDC et Be-Miray Consulting.Des étudiants productifs au sein de l’EMITBe-Miray Consulting constitue l’une des start-up  devenue une entreprise offrant des prestations de service en management d’entreprise avec l’innovation technologique, à savoir le multimédia et l’informatique. «  Nous appuyons les étudiants, les associations et entreprises disposant des projets. Notre rôle consiste à effectuer des études et analyses de  faisabilité. A cela s’ajoute l’externalisation du service de gestion comportant la comptabilité et la gestion fiscale », raconte Mialitiana, étudiante en Master II en management et gérante de la start-up Be-Miray Consulting. D’après ses explications, cette entreprise, née avec l’appui de l’EMIT entre autres, contribue également à la création d’entreprises à travers les démarches administratives. « Nous manœuvrons avec les porteurs de projet et ceux du secteur informel à entrer dans une structure légale. Cette étape obstrue effectivement les projets des nouveaux entrepreneurs de Fianarantsoa », poursuit-elle. Actuellement, dans le cadre de la célébration des dix ans du programme d’employabilité des jeunes, géré par SOS Village d’enfants et DHL Madagascar, baptisé « Go teach », Be-Miray Consulting contribue à l’étude et l’analyse des projets des lycéens pour qu’ils puissent s’y lancer une fois leurs études terminées. Un modèle pédagogique qui lui a valu une reconnaissance nationale et internationale   « Information of technology and development consulting Madagascar » (ITDC Mada) est une entreprise fondée par Razafinimaro Toky Arisetra, Hery Antenaina Paul Franck, Rakotovao Luc Arnaud et Rakotoarison Tsiorinantenaina, tous des diplômés de l’EMIT. Il s’agit de la première société en informatique basée à Fianarantsoa et qui se spécialise dans la création de sites Internet, applications mobiles voire spécifiques, la collecte et l’analyse des données, SIG et cartographie numérique. Depuis 2017, le début d’un long succès de production, les quatre étudiants ont créé le site web de l’EMIT de l’université de Fianarantsoa. Ils ont été responsables de la gestion informatique des frais de scolarité et des notes en fonction du système LMD de ladite école. Et  actuellement, ils projettent de mettre en place un système de reconnaissance d’empreinte digitale pour justifier la présence en cours. Plusieurs organismes internationaux et nationaux ont déjà conclu des contrats avec ces intellos de l’EMIT. L’on peut citer l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour ledéveloppement (CIRAD), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le ministère de l’Education nationale (MEN), le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC).

La Vérité0 partages

Religion musulmane - L’« Aïd el-Kébir » célébrée en grande pompe

« La grande fête ». Telle est la signification de l’« Aïd el-Kébir », également appelée « Aïd el- Adha » ou la fête du sacrifice. Les musulmans du monde entier ont célébré cette tradition bien ancrée depuis hier. Les pratiquants de l’Islam à Madagascar n’étaient pas en reste, en participant à un grand rassemblement au stade Makis d’Andohatapenaka. Une rencontre de prière et de réjouissance, avant de poursuivre les festivités avec les membres des familles et les communautés musulmanes. L’« Aïd el-Kébir » a été célébrée en grande pompe bien qu’elle ne constitue pas l’un des 5 piliers de l’Islam. Il s’agit d’une fête du pardon et du partage, porteuse de tolérance, de sérénité et de paix. Rappelons que le Gouvernement malagasy l’a décrété comme jour férié, chômé et payé depuis cette année, avec l’« Aid al Fitr » ou la fin du mois sacré du Ramadan, en début juin dernier. Mais cette fois-ci, la fête tombe un dimanche.

Des pèlerins malagasyL’« Aid el-Kébir » ou encore le « Tabaski »,  correspondant à la fin du pèlerinage à La Mecque. Chaque année, une centaine de Malagasy musulmans participent à ce « Hadj », l’un des 5 piliers de l’Islam selon lequel « s’il le peut, matériellement et physiquement, tout musulman doit faire, au moins une fois dans sa vie, un pèlerinage à La Mecque, en Arabie Saoudite ». Ils font partie des 2,5 millions de musulmans issus des pays du monde à effectuer ce pèlerinage annuel au titre de 2019. Selon nos sources, des agences se spécialisent dans l’organisation de ce « voyage d’une vie pour les musulmans ». Chacun d’entre eux devrait disposer d’au moins 10 millions d’ariary pour y participer, incluant le visa « Hadj », le transport, la restauration et l’hébergement. Construite sur une vallée désertique et interdite aux non-musulmans, La Mecque abrite la Kaaba, une structure cubique drapée dans une étoffe noire brodée d’or, au cœur de la Grande Mosquée. C’est vers elle que les musulmans du monde entier se tournent pendant leurs 5 prières quotidiennes. Les pèlerins doivent effectuer 7 tours de la Kaaba à 3 reprises lors des 5 ou 6 jours que dure le « hadj », dont la date d’ouverture correspond à un délai de  2 mois après la fin du Ramadan, selon l’article paru dans « Le Monde ». Le « Hadj » est un ensemble de rites codifiés qui se déroulent au cœur de la ville sainte de l’Islam et ses  environs. Recueillis par Patricia Ramavonirina

La Vérité0 partages

Football - Ligue des champions de la CAF - Un bon début pour les Fosa Juniors

Les Fosa Juniors FC ont assuré l’essentiel en s’imposant ce samedi face à l’équipe mauricienne Pamplemousse SC d (1-0), en match comptant pour le tour préliminaire (aller) de la Ligue des champions d’Afrique de football, disputé au stade d’Alexandre Rabemananjara, Mahajanga.  Un bon début pour l’équipe malagasy sur le plan africain. L’unique but de la partie est l’œuvre du capitaine de l’équipe, Baggio sur un penalty transformé à la 35 e minute. Un penalty obtenu suite à une faute du défenseur mauricien. Les Fosa auraient pu (et dû) marquer plus de buts, mais ils ont manqué de précision.  Sur la défensive, les Mauriciens n’ont vraiment pas riposté face aux assauts malagasy. Deux fois, ils étaient sauvés par les poteaux sur deux tirs de Sambatra. Les deux équipes se retrouveront dans deux semaines pour le match retour qui se jouera au stade George V de Curepipe, le dimanche 25 août. Le club majungais a, cependant, perdu deux joueurs sur blessure, à savoir le défenseur latéral gauche Elefoni et le gardien Fabrice, remplacés respectivement par Donga et Nina.

Au match retour, les Mauriciens espéreront une qualification mais ils vont devoir planifier une stratégie offensive pour prendre le dessus. La sortie de son redoutable artilleur Perticots Kevin sur blessure à la cheville en fait partie du plan. Les Fosa ont donc intérêt à se méfier de cette équipe mauricienne.Elias Fanomezantsoa

La Vérité0 partages

Obligations

 Le régime de l’Initiative pour l’Emergence de Madagasikara (IEM) de Rajoelina démarre en trombe. Autrement dit, le « bâtiment » battant pavillon « IEM » quitte effectivement le port vers une destination précise à savoir  « le pays de la prospérité ». Le commandant de bord, un jeune timonier et visionnaire Rajoelina, se trouve consciencieusement à la barre et cela pour que le navire ne rate point le cap. L’ »équipage » qu’il dirige pour ce long mais captivant voyage manifeste sa volonté et sa détermination de faire en sorte que les « passagers » arrivent à bon …port. Comme dans tout  « circuit » long courrier notamment en haute mer avec tous les dangers et périls à éviter, il y  a toujours un « code de circulation » à observer. En fait, des obligations à ne jamais passer outre sinon le « navire » dévie du cap et rate le « bon port » comme ce furent les cas auparavant où il avait fallu que le « navire » revienne à chaque coup à la « case de départ ». Certaines consignes ou obligations s’imposent donc.   L’obligation à la discipline. L’obéissance à la discipline est le gage à la réussite. Il existe toujours dans la gestion des affaires nationales un minimum de code de conduite à respecter. Comme dans tout management de la Cité, il y a une éthique politique à honorer. Les dirigeants d’un pays qui se soumettent aux règles générales de l’obligation à la discipline disposent une meilleure condition

morale et intellectuelle au respect de la loi. On part du principe selon lequel personne « n’est au-dessus de la loi ». Du Chef de l’Etat aux membres du Gouvernement en passant par tous les titulaires des hauts emplois de l’Etat, les parlementaires jusqu’au simple citoyen, on est régi par la même loi. Et delà, ceux ou celles qui transgressent la loi doivent rendre compte de leurs actes sans distinction. Dans le cadre de l’exécution de l’IEM, l’impunité et l’anarchie sont à bannir !  L’obligation de résultats. La deuxième consigne qui s’impose à tout dirigeant d’un pays consiste à traduire dans les actes les tenants de la Politique générale de l’Etat (PGE). Le numéro Un de la Nation Rajoelina Andry Nirina a conclu un « contrat formel» avec le peuple auquel il n’a aucun droit de trahir. Un sacré « Velirano » à respecter à la lettre. Ainsi, chaque membre du Gouvernement n’a pas d’autre choix que de réussir coûte que coûte l’objet de la mission qu’on lui a confié. C’est une obligation incontournable ! L’époque des leurres est révolue. Le pays doit avancer et atteindre le seuil de l’acceptable et du viable. Une meilleure qualité d’existence ! L’obligation à l’austérité. Le Chef de l’Etat a donné une consigne formelle dans la gestion de la caisse de l’Etat. Les tendances au gaspillage et la dilapidation de l’argent public n’ont plus droit de cité. Chaque département est soumis à des réglementations strictes et sévères sur le respect jusque dans les détails des procédures  d’engagement et d’utilisation des crédits publics. Les dépenses superflues risquant de crever la caisse du Trésor public sont à bannir ! D’autres obligations existent et la liste n’est pas du tout close. Seulement, il faut commencer par le  commencement.   

La Vérité0 partages

Toamasina - Quand une rumeur provoque une mini-émeute

De véritables échauffourées  liées  à un stupide témoignage sans fondement d’une inconnue, ont éclaté dans le quartier d’Ambolomadinika à Toamasina,  vendredi  dernier.  Le bilan fut assez conséquent : un membre des Forces de l’ordre a été blessé, deux manifestants ont été arrêtés. Ils étaient surpris d’avoir brûlé des vieux pneus pour barrer la chaussée. A part cela, trois véhicules appartenant aux Forces de sécurité ont été endommagés à cause des jets de pierre des émeutiers. Des coups de feu ont été  entendus car les Forces de l’ordre ont voulu disperser les manifestants qui ont cherché à faire irruption dans le domicile d’un particulier à la suite de cette rumeur propagée par la domestique.  Tout a commencé par l’arrivée de la jeune femme en question dans le quartier. Son but : y chercher du travail en tant que domestique chez une famille du secteur d’Ambolomadinika. La famille l’a engagée. Mais on ignore vraiment ce qui s’était passé dans la tête de la fille ! Elle a affirmé avoir vu la tête d’une personne décapitée ainsi que les restes de ses organes chez ses employeurs.  Elle s’était empressée d’informer la Gendarmerie sur sa soi-disant découverte macabre chez sa patronne. Pour avoir le cœur  net, les gendarmes, ayant obtenu un ordre de perquisition, se sont dépêchés sur les lieux pour constater de visu. Les agents des Forces de l’ordre ont beau fouiller la maison en question, des restes humains supposés, mais rien.  Mais avant l’arrivée des Forces de l’ordre, la rumeur s’est répandue dans la ville de Toamasina comme une trainée de poudre. Des simples gens et des curieux se sont rués dans le quartier et se sont massés devant la maison en question. Certains d’entre eux voulaient y entrer pour conforter les dires de la domestique et régler les comptes à la Dame. « Beaucoup d’entre eux, des têtes brûlées ont cherché à faire forcing pour pénétrer à l’intérieur. Ce qui a poussé les Forces de sécurité à procéder à des tirs d’intimidation. Loin de tempérer les ardeurs, les coups de feu ont au contraire, fait dégénérer la situation. Les manifestants ont répliqué en lançant des débris ou autres projectiles sur les Forces de l’ordre », rapporte l’information. 

Sur les réseaux sociaux, des facebookers incitaient les gens à exécuter la justice populaire et dénoncent sans preuve que les policiers ont été soudoyés pour camoufler l’affaire. Avec des supputations, des manifestants, si on peut qualifier ainsi ces badauds, étaient à deux doigts de lyncher une personne qui bénéficie jusqu’à preuve du contraire la présomption d’innocence. Certes, la Dame en question est loin d’être une personne appréciée dans le quartier mais cela ne suffit pas à la taxer de criminelle. Mais rumeur ou pas, la Gendarmerie a annoncé que l’enquête s’impose  pour trouver la vérité. Quant au préfet de police de Toamasina, il a appelé au calme afin que les autorités dont la Justice puissent faire leur travail. « Les recherches infructueuses ne veulent pas dire  qu’il faut mettre une croix à l’enquête », confie le préfet. Ce dernier a annoncé également que la domestique en question sera aussi interrogée sur la véracité de ses dires. Dans le cas contraire, plus d’un souhaite qu’elle soit châtiée en propageant des rumeurs à l’instar d’un facebooker qui a annoncé l’écroulement du tunnel d’Ambanidia à Antananarivo ayant semé la panique dans la ville. A la lumière de cette situation, le temps est venu pour que la population mette vraiment un holà à ces « On-dit » ou à ces fausses accusations  se traduisant par  affirmations infondées à propos d’autrui. L’expérience a montré que ces fausses accusations ont toujours des conséquences meurtrières pour certains.  C’est ce qui s’était déjà passé en novembre 2018 à Ambohimasina à Betafo où deux hommes ont été exécutés de façon barbare par le fokonolona. Sans qu’il n’ait aucune preuve permettant d’incriminer les concernés, le fokonolona les a soupçonnés d’agissements de dahalo et les a éliminés. Idem pour les deux Européens  lynchés à mort dans des circonstances dignes du Moyen-âge vers début octobre 2015 à Nosy- Be où des villageois en proie à une colère démoniaque en lien avec une affaire de suspicion de trafic d’organes, ont mis  le Français Sébastien Judalet et un résident Franco-italien Roberto Gianfalla sur le bûcher…la liste des drames similaires n’étant pas exhaustive.Franck Roland

La Vérité0 partages

Scandales de détournement - Quid des anciens ministres impliqués ?

En suspens. Les dernières heures du régime HVM a laissé un goût amer dans la bouche des citoyens malagasy. Un régime connu pour ses nombreux déboires en matière de gouvernance politique mais également ses frasques dans la gestion des affaires publiques. D’aucuns n’ignorent, en effet, les scandales de détournement révélés au grand jour ces dernières années et qui impliquaient plusieurs ministres  HVM. Parmi les scandales les plus notoires fut celui dans lequel le nom de l’ancien Premier ministre et non moins ministre de l’Intérieur, Mahafaly Solonandrasana Olivier a été cité. Il s’agit plus précisément de l’affaire de détournement de subventions exceptionnelles au détriment de plusieurs communes et qui a entrainé l’arrestation et l’incarcération de la milliardaire, Claudine Razaimamonjy. Alors que cette dernière croupit encore en prison à l’issue d’une procédure entamée par le BIANCO, son présumé principal complice n’est toujours pas inquiété et semble même avoir complètement disparu de la circulation. De nombreux observateurs s’interrogent ainsi sur la suite de ces grosses affaires qui ont fait la Une des journaux pendant plusieurs semaines. Jusqu’à maintenant aucune information n’a permis de savoir si l’ex -chef du Gouvernement a été convoqué par la Justice ou pas. Faut – il encore rappeler que les preuves à charge contre Claudine Razaimamonjy contenaient également des pièces qui reliaient directement l’affaire au Premier ministre de l’époque d’après des sources proches du dossier. Interrogé par les médias internationaux à cette période, l’ancien numéro deux de l’Exécutif avait promis de fournir des preuves permettant de le dédouaner. Ce qui n’a jamais eu lieu, bien sûr.

 Stop à l’impunité Autres affaires, celle qui aurait directement impliqué l’ancien ministre des Postes et Télécommunications, Maharante Jean de Dieu qui fut dernièrement révélée dans les médias. Une affaire de détournement de fonds au sein du département ministériel dont ce magistrat originaire de Toliara était à la tête. Le détournement aurait d’ailleurs été corroboré dans les résultats d’une enquête effectuée par l’Inspection générale de l’Etat (IGE). Dans leur rapport, les inspecteurs de l’Etat cite les noms d’autres personnalités ayant tenu des postes à responsabilité comme l’ancien Président du conseil d’administration (Pca) de l’ARTEC, Briand Randrianirina. A l’instar de l’ancien Pm, Mahafaly Olivier Solonandrasana, ces autres personnalités se sont faites discrètes depuis l’avènement du nouveau régime actuel et ne sont jusqu’ici nullement au cœur d’une procédure judiciaire. Toute velléité de règlement de compte politique ou de  chasse aux sorcières mise à part, ces affaires devraient pourtant être tirées au clair pour éviter de perpétuer la culture de l’impunité. La liste est longue mais quid de ces ministres impliqués alors? Il est important pour les citoyens de savoir si tel ministre ou telle personnalité politique, est innocent ou coupable des accusations qui pèsent contre – lui puisqu’il est question de gouvernance publique. L’on espère en tout cas que la période des affaires qui se terminent en … queue de poisson est bel et bien révolue ! Sandra R.