Les actualités à Madagascar du Dimanche 11 Juin 2017

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Antananarivo. Thierry Rajoelina ou le visage d’une injustice flagrante

Thierry Rajoelina, qui n’a rien à voir -de près ou même de loin- avec la famille du président de la dernière transition à Madagascar. «Ny anarana tanim-boanjo» (les noms, c’est comme un champ de cacahuètes) dit si bien un proverbe malgache. Mais comment se fait-il qu’après avoir tué trois personnes, et conduisant en état d’ébriété avéré, ce Thierry Rajoelina n’a écopé de que trois mois de prison AVEC SURSIS?

Il paraît donc que le ministère public compte faire appel de cette décision. En attendant, à travers des articles de nos confrères de la presse nationale malgache, voici les étapes de ce fait divers dont l’issue actuelle n’honore ni la famille des victimes ni les juges qui ont tranché en prenant la définition même de la justice en… contre-pieds. Car il y a eu homicide (volontaire ou non) donc mort d’hommes. Mais jusqu’où ira le pouvoir de l’argent sous ce régime Hvm/Rajaonarimampianina qui a fait de Madagascar le paradis de l'Impunité?

Jeannot Ramambazafy – 11 juin 2017

 

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Alarobia – Une Mini cooper tue deux personne

Un accident mortel a eu lieu sur la route à Alarobia près du stade. Hier (Ndlr: 21 mai 2017), vers 18 heures, deux filles et une mère de famille portant un bébé, ont été percutées par une voiture Mini Cooper avec trois personnes à bord. Selon les dires des témoins, le choc a été d’une rare violence, puisque le véhicule a heurté un poteau électrique à toute vitesse.

La voiture venait d’Ankorondrano, en direction d’Alarobia, alors que les piétons marchaient dans en sens inverse. «La Mini Cooper a eu un problème de freinage et cherchait un rempart pour s’arrêter», raconte un témoin oculaire de l’accident. L’on sait que cette route est assez étroite. Situation qui a occasionné la collision, selon toujours les propos des témoins.

Bilan, deux jeunes passantes âgées de 20 et de 25 ans, ont été tuées sur le coup, de source auprès de la brigade des accidents de la police. Une femme avec son petit bébé sont aussi gravement blessés, et suivent des soins intensifs au centre hospitalier Joseph Ravoa­hangy Andrianavalona (HJRA). Le chauffeur a été gardé au commissariat central de Tsaralalàna.

De son côté, la famille de l’une des victimes voulait se faire justice contre le conducteur de la «Mini Cooper», selon les explications reçues. De source policière, les proches de l’autre victime, avaient tenté de se venger de manière violente. Les éléments des forces de l’ordre, venant de l’UIR et le CIRGN d’Ankadilalana ont réussi à s’interposer au moyen de leurs armes habituelles, des bombes lacrymogènes. Le calme est revenu sur la route après leur intervention. Tout risque de reprise de violence a été écarté.

Lantonirina Fredo – "L’Express de Madagascar", 22 Mai 2017

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Accident mortel à Alarobia: L’accusé a eu trois mois d’emprisonnement avec sursis

L’accident mortel sur la route à Alarobia près du stade a eu lieu le 21 mai dernier. Deux filles et une mère de famille portant un bébé ont été percutées par une voiture Mini Cooper avec trois personnes à bord. La voiture venait d’Ankorondrano, en direction d’Alarobia, alors que les piétons marchaient en sens inverse. Les jeunes passantes ont été tuées sur le coup et la femme avec son petit bébé ont été gravement blessés, et suivent des soins intensifs au centre hospitalier Joseph Ravoa­hangy Andrianavalona (HJRA). Le chauffeur a été mis sous les verrous au commissariat central de Tsaralalàna après l’accident. D’après le jugement du tribunal, l’accusé a eu trois mois d’emprisonnement en sursis. Une décision qui est vraiment injuste. Cet homme mérite des années d’emprisonnement car il a causé le décès de deux personnes. D’après les informations, cet individu connaît quelqu’un qui travaille au niveau du ministère de la Justice. Et il se montre arrogant et menace même les personnes qu’ils croisent sur la route. C’est la réalité à Madagascar. Les personnes qui sont proches des autorités sont relâchées librement. Une situation déplorable.

Nandrianina – "La Gazette de la Grande île", 10 juin 2017

 

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Accident à Alarobia: le ministère public fait appel

 

Le verdict du Tribunal, qui a décidé  la semaine dernière de condamner le conducteur de la Mini-Cooper à une peine d’emprisonnement  de 3 mois avec sursis, ne cesse d’alimenter les conversations. Un véritable tollé qui a été observé aussi bien au niveau du simple citoyen qu’à celui de la Justice même.

Pour l’ensemble de l’opinion, il s’agit d’un verdict clément, qui n’a rien d’être exemplaire. Face donc à cette situation jugée inadmissible, le ministère public a réagi et a donc fait appel. Même réaction vigoureuse du côté du Syndicat des magistrats de Madagascar (Smm), qui déclare être indigné, selon l’un de ses membres ayant requis l’anonymat. Pourquoi inadmissible?

Le cas du chauffeur en cause (Ndlr de madagate: Thierry Rajoelina donc) a été trop flagrant: non seulement, il a provoqué la mort de trois personnes. Mais il a surtout conduit en état d’ébriété, une circonstance aggravante. Pour le ministère public, il y a lieu donc de s’insurger, d’où sa décision de faire appel.

Hiary Rapanoelina n'a tué personne mais a écopé d'un an de prison ferme pour "diffamation"

 

Comparé au cas de cette enseignante (Mme Mbolatiana ICI) de l’école «La Croyance» qui a écopé 8 mois avec sursis alors qu’elle n’a fait que gifler une élève, sans aucunement causer son décès, ou encore celui de l’internaute Hiary Rapanoelina condamné à un an de réclusion ferme pour uniquement des poursuites pour diffamation, mais non d’homicide, celui du chauffeur de la Mini-Cooper mériterait vraiment une peine adéquate.

A la suite de cette décision du ministère public donc, il sera sûr que cette affaire va bientôt connaître un rebondissement juste à un moment où le concerné s’estime être quitte envers ses victimes tuées ou encore envers la Justice malagasy. Il faut rappeler qu’il a été jugé au cours de la semaine dernière. C’était avec de désagréable surprise que des riverains l’ont vu arpenter les rues aux 67ha, avec une assurance non feinte.

 

Franck Roland – "La Vérité", 10 juin 2017

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Education physique et sportive - Une épreuve négligée

Les élèves délaissent de plus en plus l’éducation physique et sportive (Eps) inclue dans le programme scolaire à Madagascar. Réduisant leur développement intellectuel ainsi que leur capacité d’analyse et de recherche, ce fait se constate lors des pratiques au niveau des établissements.

Dans la plupart des cas, ils ont l’effronterie de s’absenter au cours d’Eps pour des raisons futiles mais en se présentant au prochain cours. « Les filles s’excusent en étant indisposés tandis que les garçons évoquent des fractures ou des blessures résultant de la dernière pratique», explique Philibert, un coach sportif d’un lycée privé sis à Antananarivo. Selon lui, la paresse et l’impuissance à mobiliser son corps constituent les véritables raisons. Parfois, cette inaction peut être partielle c’est-à-dire qu’à un moment, les élèves sont plus motivés surtout lors des épreuves collectives comme le basket-ball et le football. Toutefois, les courses et les échauffements ne leur intéressent guère.  « Pour les étudiants actuels, la préparation physique n’est pas priorisée et cela leur cause d’énormes dommages dont les courbatures voire les fractures », a-t-il continué. 

Les candidats  au baccalauréat s’affaiblissent 

Beaucoup moins d’entrainement. Cette année, les encadreurs des séries A à l’examen officiel du baccalauréat, travaillant au stade Mahamasina, ont remarqué l’affaiblissement des candidats. « Rares sont les étudiants qui obtiennent une bonne note dans cette épreuve sportive depuis quelques années. De plus, ils s’essoufflent facilement qu’il s’avère être difficile d’obtenir le meilleur chrono signifiant une meilleure note », a confirmé Alain Ramananjato, un des chefs de centre présents à Mahamasina. Questionné sur l’état de santé des candidats, il a tenu à expliquer qu’aucun cas grave n’a pourtant été signalé depuis le 29 mai dernier. Ces épreuves vont se terminer ce jour, a-t-il continué. Par contre, les responsables ont déjà enregistré plus d’une vingtaine d’étudiants absents. Ces absents aux épreuves d’Eps n’auront pas droit de passer aux épreuves écrites. Il faudra ainsi attendre la prochaine année scolaire.  Quotidiennement, les candidats sont partagés en trois vagues : vers 7 heures 30 minutes, puis à 9 heures 30 et enfin vers 13 heures. Chaque vague se compose notamment de 300 concurrents. Actuellement, les disciplines qui intéressent la plupart des candidats se résument au football et à la course de vitesse. Malgré les nombreux efforts à fournir, l’épreuve pratique est encore mieux que la théorie. 

Kanto R.

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Soutien à l’éducation - Une reconnaissance pour la Bfv-Sg

 

Le ministère de l’Education nationale (Men) a décerné un certificat de bonne collaboration à la Bfv-Société générale (Bfv-Sg), hier dans son agence sise à Analakely. Cette remise de certificat est due à l’implication de la Bfv-Sg, en termes de qualité de service et de son engagement suite au partenariat signé en avril 2015.

Durant ces 2 ans de collaboration, la Bfv-Sg a contribué dans les démarches de recrutement des maîtres Fram en tant que fonctionnaires. Ainsi, elle a accompagné chacun d’eux en les conseillant et en leur fournissant des services bancaires dans le but de les aider dans l’acquisition de leurs fonctions. La banque a également financé la réhabilitation du lycée de Morondava. Parallèlement à cela, elle participe chaque année aux activités sportives scolaires. Le directeur général de la Bfv-Sg a même soutenu durant son discours que l’éducation est un secteur qui lui tient à cœur. Par conséquent, tant que la banque pourra contribuer à son évolution, elle le fera. 

Vers la bancarisation des enseignants

Grâce à ce partenariat avec la Bfv-Sg, le Men a réussi à bancariser plus de 50 % des enseignants. La plupart de ces derniers vivent dans les grandes villes. Dans les zones reculées où il n’y a pas encore d’agence, il est plus facile pour eux de récupérer leurs rémunérations auprès des percepteurs des circonscriptions scolaires (Cisco). Depuis l’annonce de la Direction du Trésor, il serait préférable que tous les fonctionnaires aient un compte bancaire pour faciliter l’informatisation. Ainsi, la Bfv-Sg compte remédier au problème des zones enclavées. Elle propose des offres spéciales et convenables.  Le secrétaire exécutif du Men a témoigné qu’aujourd’hui, Madagascar compte plus de 114 Cisco, plus 81 000 enseignants ainsi que plus de 30 000 maître Fram. Ainsi, le Men et la Bfv- Sg ont encore du chemin à faire. Toutefois, la banque a affirmé que leur collaboration continue et qu’elle fera en sorte que cette collaboration soit toujours fructueuse.

Rova R.

 

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Antsakaviro - Un jeune informaticien sauvagement assassiné

Spectacle effarant et découverte macabre, samedi vers 6h30 du matin dans une ruelle située en contrebas de la voie principale en pente et en pavés à Antsakaviro. Le corps sans vie et souillé de sang de Gabin Ferdinand (27 ans), de son vivant informaticien, gisait dans un passage peu fréquenté et bordé par quelques habitations privées.

Plus près, la vue des plaies sur la victime fait peur : une qui est la plus béante et faite comme par un sabre est observée au niveau de son thorax, juste non loin du cœur tandis qu’une autre, plus vilaine que la précédente marque sa tête. Une trace de morsure (humaine) a été également remarquée sur le haut de sa poitrine. Le malheureux avait encore les poings fermés, probable preuve qu’il aurait voulu se battre contre son ou ses agresseurs.  « Il était karatéka et il n’était pas du genre à se laisser faire », apprend-on du côté de ses proches.   Sur la victime, les limiers de la Brigade criminelle qui supposent une attaque de bandits, ont trouvé la somme de 50 000 ariary. Cet argent serait-il ce qui devait rester sur le malheureux après qu’on lui a volé le gros lot ? Nul ne le sait vraiment.  Quant aux deux ordinateurs portables qu’il a transportés dans un sac à dos, plus aucune trace. « J’étais sortie pour aller chercher de l’eau lorsque ma sœur est venue me prévenir qu’un cadavre se trouvait juste près de notre maison», déclare une jeune ménagère qui habite à deux pas du point où le cadavre a été retrouvé. Mais que devait-il se passer au juste ?  Une heure à peine après les premiers émois, trois personnes dont une jeune femme, l’air affolé, étaient venues sur place. Elles semblent avoir un mauvais pressentiment. Au fur et à mesure que les nouveaux venus s’enquièrent de la description physique de la victime et surtout les habits qu’elle portait, leur inquiétude s’avérait fondée. Lorsqu’une maîtresse de maison leur a expliqué que le défunt a porté un capuchon gris et des bottines marron, la jeune femme a éclaté en sanglots en reconnaissant que c’est bien celui qu’ils sont venus s’enquérir qui a été tué. « C’est bien lui ! Vers 21h, il s’est séparé de nous après avoir téléchargé des jeux vidéos avant de rejoindre son domicile », déclare-t-elle toujours en larmes. De son côté, la fiancée de la victime a été également effondrée par cet arrachement brutal d’un être cher. Les riverains directs affirment tous n’avoir rien vu, ni entendu de suspect au cours de la nuit où l’assassinat a été censé se produire. « Et pourtant, j’occupe l’angle d’une fenêtre où on est censé tout entendre comme bruit venant de l’extérieur », explique de son côté un jeune locataire d’une maison près de laquelle passe le chemin où la dépouille du malheureux a été vue. Une source policière avance que la victime aurait pu être tuée ailleurs et non à l’endroit où son corps a été découvert. A preuve, aucune trace de lutte et encore moins de sang n’a été trouvée aux alentours du cadavre.  Dès samedi soir même, la dépouille a été rapatriée à Ambilobe, sa ville natale. L’enquête suit son cours. 

Franck Roland

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Football - Qualification - CAN 2019 Madagascar domine le Soudan (3-1)

L’équipe nationale malgache, les  « Barea » de Madagascar, ont dominé (3-1)  les « Crocodiles du Nil » du Soudan pour le compte de la première journée des qualifications  à la CAN 2019, dans la poule A, et occupe la deuxième place du groupe avec 3 points, +2, derrière le Sénégal (3points, +3).

Ce dernier  a laminé le Nzalang Nacional de Guinée équatoriale sur un score sans appel de 3-0, dans l’autre match du  groupe.Faneva Ima et sa bande enchaînent la victoire. C’est la cinquième victoire malgache sur autant de matchs internationaux depuis la nomination de Nicolas Dupuis aux commandes de la sélection nationale.  Les Barea n’ont pas rougi, vendredi soir, devant les «Crocodiles du Nil »  en signant leur  victoire sur le terrain adverse, dans le bouillonnant stade « El Obeid ». Auteur d’un beau doublé, Faneva Ima a réalisé une excellente entrée en la matière dans cette qualification à la CAN 2019  avec les Barea en disposant les soudanais (3-1). Le premier but était une passe décisive de Zotsara (15e) dans l’axe, et l’international malgache la balle au pied a accéléré  entre deux défenseurs indécis avant de l’enfoncer dans le filet. Le deuxième but malgache est une pénalité (62e) transformée par Carolus  Andriamahitsinoro sur une faute de Ahmed Mohamed, défenseur soudanais sur lui-même dans la surface de réparation après avoir tenté de reprendre un tir de Njiva bloqué par le Gardien. Mohamed Atahir tente de réduire le score à la 72è. Dans le camp malgache, Faneva  Ima revient à la 83e après une passe décisive de Toavina Rambeloson sur le flanc gauche.  Les Barea ont pris une très sérieuse option en allant gagner ce match à l’extérieur  face au Soudan sur un score de 3 à 1. « Le plus dure sera l’avenir car  il nous reste encore cinq  matchs à gagner.  Nous demandons toujours le  soutien de notre public. Notre équipe commence à reprendre forme et nous ferons toujours ce qui est possible pour atteindre la phase finale », lance Faneva Ima, explosant de joie après cette victoire.  Une victoire qui mettra la puce  à l’oreille des Lions sénégalais, prochains adversaires des Barea  pour la deuxième journée prévue  19-27 Mars 2018 à Antananarivo. La presse sénégalaise parle déjà de Madagascar comme un sérieux « client ». Une nouvelle désillusion pour ceux qui s’attendaient à une défaite des Barea lors de ce match.Elias Fanomezantsoa

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Acta non verba !

Le premier régime politique de la première République, après que Madagascar recouvrit son indépendance, en 1960, sous la houlette de feu Philibert Tsiranana, prônait, entre tout, la primauté de l’« acte ». Les dirigeants du Parti social démocrate (Psd), le parti au pouvoir, choisirent comme mots d’ordre : « Acta non verba ». Un principe politique dénué de toute idéologie pompeuse et factice. Un concept simple et facile à véhiculer et de nature à fédérer tout un peuple, à grande majorité analphabète.

Ainsi, le plus important consista à faire vivre la population. D’où le célèbre leitmotiv : « la politique du ventre ». Pragmatique qu’il fut, le Président Philibert Tsiranana a évité de se lancer dans des verbiages contre-productifs. Il a pu soulever l’enthousiasme d’un peuple qui ne demandait qu’à se nourrir, avant toute chose !  Le reste viendra. Ce n’est qu’à partir de la deuxième République que les grands mots vides de sens abonderont. Les promesses mirobolantes, du genre « paradis socialiste », avaient fini par fatiguer les citoyens. Jusqu’ici, à la quatrième République, les belles paroles ou les engagements, sans suite, empoisonnent l’atmosphère de la vie nationale. Presque tous les foyers de tension qui agitent les milieux- clés de la Fonction publique trouvent leur origine dans les grandes paroles non suivies d’actes. Les tenants du régime brillent, particulièrement, dans les fausses promesses. Au final, on ne croit plus de ce qu’ils avancent car il s’agit, seulement, d’un désamorce des élans de manifestation ou de contestation.   Le Syndicat des magistrats de Madagascar (Smm), avait lancé, sur toute l’étendue du territoire national, un mot d’ordre de grève pour les jeudi 8 et vendredi 9 juin derniers. En effet, la consigne a été suivie à la lettre. Les 42 juridictions que compte la Grande île ont, toutes, fermé leurs portes. L’appareil judiciaire fut paralysé. Pris de panique, le ministère de tutelle tenta d’amorcer le dialogue mais les magistrats le rejettent. Ils imposent un préalable et conditionnent leur accord pour s’asseoir autour d’une table à des mesures concrètes et convaincantes de la part de l’Exécutif, relatives aux grands dossiers pendants de l’heure, entre autres celui touchant Mme Razaimamonjy. Le Syndicat des greffiers ne baisse pas également les bras. Il fait monter aussi la barre très haute. Les greffiers ne rejoindront pas leur lieu du travail tant que l’Exécutif ne fasse signe de bonne volonté. On constate visiblement qu’ils n’accordent, non plus, aucun crédit aux paroles. Les agents de la douane ont bien voulu faire bénéficier un moment de grâce, trente jours, au ministère de tutelle, celui des Finances et du Budget, afin que les responsables compétents puissent avoir le temps nécessaire pour prendre les dispositions voulues. Apparemment, l’Exécutif est coincé. Les barons au pouvoir, habitués à de vaines déclarations pour désamorcer les tensions, s’empêtrent, cette fois-ci, dans de beaux draps. La politique de la sourde oreille ne fonctionne plus, là où l’on est. Ils se trouvent, malgré eux, à la croisée des chemins. Pour ne citer que ces trois secteurs d’activité, la machine administrative risque gros au cas où les dirigeants, en place, mésestimeraient le danger encouru. Tout le monde attend des actes concrets. Si l’on veut décanter l’atmosphère, un geste fort provenant d’Iavoloha et de Mahazoarivo est jugé plus qu’utile.Ndrianaivo

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Conjoncture - L’insécurité règne en maître absolu

Il se passe rarement de jour à Madagascar sans qu’il ne soit rapporté dans la presse nationale des actes criminels. Actes de banditisme et braquage en plein jour, vols à l'arraché, agressions et actes de violence sont devenus le lot quotidien des citoyens malagasy.

Presque partout  dans la Grande île, des lointaines contrées aux  grandes villes, la tempête d’insécurité bat son plein. Le fléau, loin de fléchir, se propage jour après jour. L’insécurité semble régner en maître absolu. Dans les agglomérations, outre les vols à la tire, les vols dans les véhicules, les cambriolages, les attaques à main armée et les kidnappings sont ces derniers temps devenus monnaie courante. Samedi dernier, un jeune homme rentrant chez lui a été retrouvé mort du côté d’Antsakaviro, dépouillé de ses biens. Plus récemment, à Maibahoaka, un couple a réussi à contrecarrer les plans de leurs ravisseurs. Un Indopakistanais n’a en revanche pas eu la même chance à Behoririka quelques jours plus tôt. Deux jours avant l’enlèvement de cet opérateur, Yanish Ismaël avait été libéré après 23 jours de séquestration par ses ravisseurs. Depuis le début de l’année, 4 cas de kidnapping de membre de la communauté indopakistanaise ont été recensés.  Les enquêtes sur ces rapts n’aboutissent rarement voire jamais... En milieu rural, la situation n’est guère plus reluisante.  « Les dahalo » y règnent en maître, n’hésitant pas à abattre tous ceux qui osent se dresser sur leurs chemins. Dans la Région Sava, les vols et attaques liées à la vanille sont légion. Dans les autres parties de l’île, c’est le vol de bovidé qui prévaut. Depuis quelques mois, la situation s’est tellement aggravée que les chiffres officiels sont même passés au rouge. Récemment, le député élu à Ambatofinandrahana a pointé du doigt l’insécurité dans son District. Durant le premier semestre de cette année, près de 250 actes de grand banditisme, causant des centaines de blessés et des dizaines de décès, ont été recensés dans cette localité du centre de Madagascar. Face à la gravité du fléau de l’insécurité, certains ne font plus mystère de leur volonté de self-défense. La confiance aux Forces de sécurité maigrit au rythme des attaques, d’où la recrudescence des vindictes populaires. Les dirigeants donnent le sentiment d’être complètement dépassés par un phénomène qu’ils ne peuvent plus feindre de maîtriser. L’Exécutif est conscient de la gravité de la situation. A preuve, le Premier ministre, Mahafaly Solonandrasana Olivier, lors du dernier conseil du Gouvernement, a donné ordre aux responsables de la sécurité de « boucler dans les plus brefs délais les besoins financiers requis par la série d’opérations spécifiques (opérations, patrouilles, traques…) que les Forces de sécurité vont incessamment mener dans le cadre de la lutte contre l’insécurité grandissante minant la vie de la Nation ».  Le communiqué de presse relatif à ce conseil dit  également que « un budget conséquent va être alloué à ces trois départements pour leur permettre de mener, comme il se doit et d’une manière régulière, ces opérations spécifiques dont l’aboutissement final sera de mettre un cran d’arrêt à cette spirale de l’insécurité, urbaine comme rurale ».   Cependant, les mesures de choc annoncées par le Gouvernement ne feront effet que dans le futur. Pendant que les autorités tentent d’y voir plus clair, les Malagasy sont invités à prendre leur mal en patience ?

Lalaina A.

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Enrichissement illicite des autorités - Les citoyens appelés à dénoncer

« Si vous remarquez des enrichissements inhabituels au niveau des autorités, signalez – nous ! ». Ces propos sont ceux du directeur général du Bianco, Jean Louis Andriamifidy. Ce magistrat n’est pas allé par quatre chemins pour inciter les citoyens  à dénoncer les enrichissements illicites des autorités. Une manière pour le patron d’Ambohibao d’appeler à contribution la population dans le contrôle des gouvernants en termes de lutte anti – corruption.

Le phénomène d’enrichissement illicite n’est pas rare dans le cercle des dirigeants malagasy. On parle des « nouveaux riches » qui ont émergé durant ce régime Rajaonarimampianina en l’occurrence. Voir des hauts fonctionnaires de l’Etat s’enrichir du jour au lendemain (construction de villas, conduire des voitures de luxe) est désormais un fait courant. « Si nous voulons combattre la corruption de manière effective, il faudrait s’attaquer à ce phénomène d’enrichissement illicite des employés de l’Etat », a d’ailleurs indiqué un ex – membre du Gouvernement. Ces derniers temps, le Bureau indépendant anti – corruption mène une campagne pour encourager la déclaration de patrimoine des autorités étatiques. Rappelons que la date butoir a été fixée pour le 1er juin 2017. L’heure est à la mise à jour pour le Bianco en termes de liste des personnalités qui se sont affranchies de leur obligation. D’ici peu, les personnes récalcitrantes feront l’objet d’une poursuite à travers une lettre de relance qui donne deux mois d’échéance aux concernées. En revanche la fausse déclaration de patrimoine constitue un autre problème que le Bianco doit aussi gérer.  De l’amende à la peine d’emprisonnement Le défaut de déclaration de patrimoine au même titre que l’enrichissement illicite constitue des infractions punies par la loi n° 2016  - 020 du 22 août 2016 sur la lutte contre la corruption. « Sera punie d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d’une amende de cinquante millions (50 000 000) de Fmg ou 10 tapitrisa ariary à deux cent millions ( 200 000 000) de Fmg ou 40 tapitrisa  ariary,  toute  personne  dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de  service  public,  toute  personne  investie  d’un  mandat  public  électif,  tout  dirigeant, mandataire  ou  salarié  d’entreprise  publique  ,  qui  ne  peut  raisonnablement  justifier  une augmentation substantielle de son patrimoine par rapport à ses revenus », stipule l’article 183.1 du Code pénal malagasy inséré dans ladite loi. Rappelons que les personnes assujetties à la déclaration de patrimoine sont : les magistrats de l’ordre judiciaire, administratif et financier tout grade confondu; les préfets de Région,  les chefs de Région,  les chefs de District et maires ; tout agent public occupant des postes de haute responsabilité de niveau égal ou supérieur à celui de directeur de ministère ; les membres des Corps d’administrateurs, d’inspecteurs et de commissaires dans l’administration publique ; les chefs de formation militaire supérieure à l’échelon compagnie; les inspecteurs de l’Inspection générale de l’Etat, de l’Inspection générale de l’Armée malagasy et de l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale. Toute personne exerçant les fonctions d’officier de police économique ou judiciaire .Toute personne exerçant les fonctions d’ordonnateurs et comptables publics ; et enfin les dirigeants sociaux qui siègent au sein des établissements publics, des sociétés à participation publique. Ces mêmes personnes devront donc être surveillées de près en termes d’enrichissement illicite. S.R.

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Recrutement de commissaires de police : Des candidats demandent l’annulation des résultats

Une requête en annulation des résultats du concours de recrutement de commissaires de police a été déposée au niveau du Conseil d’État le week-end dernier. Des candidats qui seraient admis au concours, mais éliminés à la dernière minute ont dénoncé une suspicion de corruption grave et des irrégularités. Leurs parents demandent une nouvelle vérification des notes et l’intervention du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

Les résultats de ce concours ont été publiés le lundi 4 juin dernier, le jour où le gouvernement d’Olivier Solonandrasana Mahafaly a présenté sa lettre de démission, si normalement ils sont publiés tous les vendredis. Cette anomalie relèverait selon les candidats d’une manœuvre orchestrée par les hauts dirigeants et membres de l’ancien gouvernement qui auraient « intégré » les noms de leurs proches dans la liste des admis. Mais plus surprenant encore, l’arrêté ministériel relatif au concours a fixé au nombre de 16 le nombre des candidats admis au concours direct et à 4, ceux du concours professionnels. Mais au final, le nombre des candidats admis au concours direct a été réduit à 14, contre 6 pour le concours indirect. L’un des proches d’un membre du gouvernement aurait été admis dans ce concours professionnel expliquant ainsi cette nouvelle disposition.

Ce problème de recrutement au sein de la police nationale remet une fois de plus en question la transparence des concours de recrutement des fonctionnaires à l’instar de ceux des magistrats et greffiers qui sont obligés d’être reportés à cause des anomalies. Des concours de recrutement d’inspecteurs des domaines et de la propriété foncière, d’élèves agents diplomatiques et consulaires, d’inspecteurs du travail et des lois sociales et d’administrateurs civils se profilent à l’horizon ; reste à savoir la transparence qui s’y établirait.

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Hery Rajaonarimampianina évoque l’existence d’un accord politique

Chacun sa version, du moins c’est ce que l’on peut constater des protagonistes et des acteurs de la résolution de la crise politique actuelle dans le pays. Le président de la République Hery Rajaonarimampianina est en effet revenu sur la résolution de la crise actuelle dans son émission hebdomadaire #Fotoambita ou le « Rendez-vous du président » sur YouTube la semaine dernière.

Selon le président de la République, un accord politique aurait permis l’avancement actuel de la situation : « Personnellement, je suis déjà sur la voie de la résolution des problèmes, après la décision de la Haute Cour Constitutionnelle. La Haute Cour de Justice a été mise en place même si cela n’est pas dans les attributions du président de la République. Il y a eu la démission du gouvernement emmené par Olivier Mahafaly Solonandrasana et la nomination du Premier ministre de consensus, et maintenant la mise en place du gouvernement de consensus. Nous l’avons obtenu grâce à un accord politique qui prouve qu’il est possible de considérer ensemble l’intérêt de la Nation ».

Une déclaration qui a tôt fait de faire réagir les observateurs de la vie politique nationale. Personne n’a en effet eu connaissance de l’existence de détails d’un quelconque accord politique. La nomination du Premier ministre Ntsay Christian ayant été attribuée à l’exécution de la décision de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). La présentation du nom de Christian Ntsay serait venue du Mapar et non d’un quelconque accord politique. D’autre part, l’on s’interroge également sur les signataires de cet accord évoqué par Hery Rajaonarimampianina. En effet, le parti TIM et même les députés Mapar qui composent en grande partie le mouvement du 13 mai semblaient avoir été pris au dépourvu lors de la sortie du nom de Christian Ntsay. L’accord politique en question aurait-il donc été conclu entre Hery Rajaonarimampianina et le chef de parti du Mapar et ancien président de la Transition Andry Rajoelina ? Hery Rajaonarimampianina a également déclaré dans cette émission « Fotoambita » que « quels que soient les différends, même si nos orgueils nous tenaillent, nous devrons concéder si nous considérons l’intérêt supérieur de la Nation ».

Après la diffusion de cette émission, l’opinion publique s’exprimant sur les réseaux sociaux a pointé du doigt la Communauté internationale pour être responsable de cet accord politique conclu à l’insu des Malgaches et dont les termes sont totalement inconnus du public.

Selon certains politiciens, cet accord aurait pu bien avoir été conclu grâce aux médiateurs internationaux qui l’ont imposé à la partie malgache. Les décisions de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) et toutes les autres démarches qui ont suivi n’auraient été que mascarade pour attribuer la résolution de la crise à la partie malgache, afin que les solutions soient acceptées de tous. Quoi qu’il en soit, l’existence d’un accord politique remettrait tout en cause, notamment l’application de la décision de la HCC en ce qui concerne notamment la composition du gouvernement.

En effet, la décision de la HCC veut que faute d’accord politique, un gouvernement de consensus basé sur l’arrêt de la CES sur les dernières législatives soit mis en place. Ainsi, si accord politique il y a eu, la répartition des sièges et des ministères ne se fera plus en fonction des forces politiques au sein de l’Assemblée Nationale.

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Pressions de tous bords, accouchement difficile

Christian Ntsay devra normalement présenter ce lundi son staff. Le délai de 7 jours après la nomination du chef du Premier ministre, fixé par la Haute cour constitutionnelle (HCC) concernant la désignation des membres du gouvernement, expirera aujourd’hui. La mise en place de ce gouvernement est attendue en ce début de semaine. Mais son accouchement semble être difficile, d’autant plus que les pressions et les demandes sont nombreuses.

Sur le Parvis de l’hôtel de Ville samedi dernier, les parlementaires TIM issus du collectif pour le changement ont mis en garde le nouveau chef du gouvernement. « La fin de la crise dépendra du choix que va prendre le Premier ministre », a déclaré un élu pro-Ravalomanana. Le collectif des députés ne compte pas d’ailleurs mettre fin à la manifestation si les parlementaires ne sont pas satisfaits du respect de la clé de répartition des membres du gouvernement, selon l’article 7 de la décision rendue par la HCC le 25 mai dernier relative à la requête en déchéance du Président de la République.

Les parlementaires TIM eux ont également fait part de leur souhait d’avoir des ministères de souveraineté au sein du gouvernement, se considérant ainsi comme le deuxième parti politique le plus puissant à l’Assemblée nationale, derrière le Mapar qui a déjà proposé le nom du Premier ministre de consensus. D’après le collectif des 73 députés pour le changement, le gouvernement doit être composé par les partis les plus représentatifs, c’est-à-dire, majoritaire et légalement constitué avant les législatives au sein de l’Assemblée nationale.

Ainsi, le HVM qui n’est qu’un groupement politique constitué après les élections législatives ne devrait pas avoir de place au sein du nouveau gouvernement. Les parlementaires exigent tout au moins qu’aucun ancien membre du gouvernement d’Olivier Solonandrasana Mahafaly ne soit reconduit. Une déclaration que les parlementaires pro-régime contestent parce que selon un député indépendant converti en HVM, c’est le parti au pouvoir qui a nommé le Premier ministre bien qu’il soit présenté par le Mapar.

« La présence des ministres HVM au sein du nouveau gouvernement est incontournable », déclare le député Ravaloarivonjy Behavana. Le Premier ministre, Christian Ntsay, aurait également promis aux élus pro-régime une « collaboration » lors d’une rencontre au palais de Mahazoarivo jeudi dernier. Toutefois, les députés pro-HVM n’auraient pas souhaité intégrer le nouveau gouvernement, considérant certainement le poste instable, au vu de la crise politique récurrente dans le pays.

D’un autre côté, syndicats et associations divers mettent davantage la pression sur le Premier ministre de consensus à travers des déclarations par voie de presse exigeant le « non-retour » des anciens membres du gouvernement, la nomination d’éminentes personnalités au poste de ministre ou vice-Premier ministre, représentatives de leur région respective, dans l’esprit du respect de l’équilibre régionale. C’est le cas notamment de Max Fabien Andrianirina, présenté par l’association Tokobetelo à Toliara.

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L’élection du vice-président de la CENI reportée

Le représentant de l’Assemblée nationale auprès de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’est pas encore désigné. La séance prévue mercredi au CCI Ivato pour élire le remplaçant de Thierry Rakotonarivo a été reportée à la demande du groupement des parlementaires élus sous la bannière de la plateforme avec Andry Rajoelina (IRD) et celui des parlementaires républicains (GPR) regroupant, entre autres, les députés indépendants.

Ces députés ont également décidé de reporter la création des commissions spéciales sur la mise en accusation devant de la Haute Cour de Justice (HCJ), prévue dans l’après-midi de mercredi.

Paul Bert Velontsara, président du groupement IRD a avancé qu’étant donné l’importance de ces deux commissions, il leur faudrait bien réfléchir et bien choisir leur membres. Même explication ou presque pour le président du groupement des députés indépendants, Neypatraiky Rakotomamonjy : « Il faut mettre tous les candidats au poste de vice-président de la CENI sur le même pied d’égalité. Il faut du temps pour mieux les connaître ». Seuls les députés de l’opposition, TIM, se sont opposés au report de ce vote.

Rodin Georges Rakotomanjato, député TIM élu à Arivonimamo regrette cette décision de report. Jusqu’à maintenant, l’Assemblée nationale n’a pas su retenir les leçons du passé. « Ce n’est pas parce que les uns et les autres n’arrivent pas à se mettre d’accord sur telle ou telle personne qu’on est obligé de reporter l’élection de ce représentant de l’Assemblée nationale auprès de la CENI. Cette pratique ouvre la voie à la politique de la mallette et donc de la corruption au sein de cette chambre », ajoute-t-il. « Les candidats étaient là, il fallait effectuer le vote », insiste ce parlementaire.

En effet, les candidats étaient déjà présents au CCI Ivato. Ils étaient 11, composés entre autres d’administrateurs civils et de magistrats. Parmi ces prétendants au poste, il y a entre autres Ndrina Mamy Ralaiariliva, ancien vice-président de la CENI-T, sous la présidence de Béatrice Attalah. Lorsque cette dernière a été nommée ministre des Affaires étrangères, il a assuré la présidence par intérim de cette commission électorale.

La présidente de l’Assemblée nationale a déclaré par la suite que le dépôt de candidatures au poste de vice-président de la CENI, représentant de la chambre basse restera ouvert jusqu’au jour de la tenue de la nouvelle élection. Le président du groupement IRD a promis que cette élection devrait s’effectuer durant cette session parlementaire ordinaire.

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Menace de destitution pour Christine Razanamahasoa ?

Une fois de plus, Christine Razanamahasoa est secouée par une menace de destitution. Depuis quelques jours maintenant, des bruits sur la destitution de la présidente de l’Assemblée nationale circulent au niveau de la chambre basse. Elle en était déjà victime en 2014, lorsque la plupart des députés ont retourné leurs vestes et ont rejoint le régime HVM de Hery Rajaonarimampianina. Cette fois-ci, les députés de la plateforme présidentielle dont elle fait partie seraient dans le coup, pour tenter de la renverser. Elue au perchoir de l’Assemblée Nationale en juillet 2019, cet ex-ministre de la justice et fidèle d’Andry Rajoelina aurait-elle perdu la confiance de ses pairs de l’IRD ?

« Le spectre de la déchéance reste toujours présent pour un chef d’institution », a rétorqué Christine Razanamahasoa, interrogée par les journalistes sur la question. Pour l’instant, ce ne serait qu’un effet d’annonce, affirme-t-elle. « Un tel projet devrait, entre autres, être déposé devant le bureau permanent ou le président de l’Assemblée nationale, pour l’instant nous n’avons rien reçu », indique-t-elle.

Malgré ces bruits de couloir qui courent au niveau de la chambre basse, les députés indépendants et de l’opposition se mettent à défendre la présidente de l’Assemblée nationale pourtant élue sous la bannière de la plateforme avec Andry Rajoelina (IRD) dans le district d’Ambatofinandrahana. Ces deux groupements auraient été reçu par la présidente de l’Assemblée nationale dans la matinée de mercredi.

A l’issue de la réunion avec Christine Razanamahasoa, le député Nicolas Randrianasolo a déclaré que la première femme présidente d’une institution à Madagascar mérite d’être respecté. Le député de Sambava Norbert Mamangy assure que Christine Razanamahasoa aurait bien assumé son rôle et ses tâches et doit rester à la tête de l’Assemblée nationale. Même le député TIM, Fidèle Razara Pierre, élu à Ambatondrazaka se serait mis à défendre cette dernière.