Participer à la campagne crowfunding de FoodWise Madagascar

Les actualités à Madagascar du Dimanche 11 Avril 2021

Modifier la date
La Vérité0 partages

Traitement de Covid-19 - Le couple Rajoelina met du baume au cœur des malades

C’est avant tout en tant que « Ray aman-dreny » que le Président Andry Rajoelina et son épouse ont tenu à faire un geste personnel à l’endroit des malades atteints de  la Covid-19. Des patients qui sont en plein combat dans le but de vaincre la maladie. Un geste que le Chef de l’Etat et la Première Dame ont tenu à faire dans la plus grande discrétion, samedi dernier. Le couple a ainsi envoyé un panier « tohan’aina » contenant plusieurs produits : des yaourts, du lait en poudre, du miel, divers baumes thérapeutiques, des huiles essentielles, des vitamines, de la couverture etc. aux malades soignés au Centre de traitement Covid-19 à Alarobia. Comme son nom l’indique, ce don vise à donner de la force physique mais également morale pour mieux sortir victorieux face à cette épidémie.Dans chaque panier, le couple a soigneusement confectionné un message destiné à encourager chaque malade : « C’est dans les moments de difficulté que l’on a besoin de solidarité. En cette période où vous faites face à la maladie, nous pensons à vous et nous vous adressons nos encouragements. Acceptez ce présent que nous offrons avec amour. Votre santé est importante à nos yeux. Nous prions pour vous tout en vous souhaitant le meilleur ainsi qu’un prompt rétablissement ».Un bon exemple  Selon les informations, la distribution de ces paniers « tohan’aina » au CTC Alarobia n’est qu’un début. Ainsi, les malades pris en charge dans les autres hôpitaux bénéficieront des mêmes attentions. Rappelons que les CSB prennent en charge les formes légères, les formes modérées sont soignées au niveau des Centres de traitement Covid-19 (CTC) à Andohatapenaka, à Mahamasina, à Ivato et bientôt à Alarobia tandis que les formes graves sont soignées dans les hôpitaux.Le geste du couple présidentiel a été salué par une grande partie de citoyens tout en essuyant quelques critiques de la part d’une autre frange de l’opinion. Néanmoins, comme le souligne le message du couple, les périodes difficiles comme la crise sanitaire que nous vivons actuellement sont le moment opportun pour faire preuve de solidarité et de susciter un élan de générosité. Il est donc temps de montrer que le « Fihavanana », une valeur ancestrale si chère aux Malagasy, existe encore. En montrant l’exemple, le couple Rajoelina trace ainsi une voie qui pourrait être suivie par de généreux bienfaiteurs et tous ceux qui ont quelque chose à offrir aux concitoyens dans leur bataille contre le Coronavirus.Sandra R.

La Vérité0 partages

Paiement des bourses - Solution en cours malgré tout

Les étudiants de l’université de Mahajanga, selon certains d’entre eux, seraient sur le point de se manifester eux aussi comme l’ont fait leurs pairs de Toamasina qui ont réclamé le paiement de leurs bourses d’allocation d’études. Le contexte sanitaire, de plus en plus préoccupant, n’est pas un motif pour eux de ne pas réclamer leurs dus, les deux capitales régionales étant parmi les épicentres de la propagation du virus et de ses redoutables variants.D’après les manifestants, la digitalisation a empiré les choses au lieu de les arranger. La publication, parfois floue ou incohérente à leurs yeux, met les concernés sur les nerfs. « On ne sait plus sur quel pied danser. On nous réfère tantôt à la banque tantôt à la poste. Les collègues ont assez de ce manque de précision », dit une étudiante d’Ambondrona, Mahajanga.47 milliards d’ariaryA Toamasina, le président de l’université par intérim, Dr Joël Randrianantenaina, a rassuré que la recherche de solution est en cours. « Les étudiants n’ont pas tort de se manifester. Mais l’administration n’est pas non plus dans l’erreur », temporise le responsable. Selon ce dernier, le problème de paiement des bourses d’études pour les étudiants de Barikadimy devrait être réglé cette semaine.Ce genre d’affaire se gère en effet au niveau de chacune des universités publiques qui jouissent d’une autonomie administrative, financière et scientifique. Le ministère intervient au niveau des pourparlers avec le ministère de l’Economie et des Finances. De fait, le montant des bourses pour plus de 100 000 étudiants bénéficiaires s’élève à plus de 47 milliards d’ariary durant toute l’année universitaire. Une telle dépense est bien inscrite au budget général de l’Etat.Un haut responsable ministériel a toutefois expliqué les origines des murmures actuelles des étudiants. Des paiements ont déjà eu lieu, certes. Ceux qui élèvent la voix, selon la source, étaient absents lors du recensement en vue de la digitalisation. D’autres n’ont pas rempli les critères exigés. « Ils réclament leur argent sans vouloir passer par le système de digitalisation qui est devenu un prérequis », révèle la source. La digitalisation suit son cours pour les retardataires.Jeu d’enfantEn outre, des arrangements institutionnels nécessitent des pourparlers interministériels. La raison est que le nouveau système de paiement implique trois différents départements ministériels à savoir ceux de l’Enseignement supérieur, des Finances et des Postes. La coopération ne doit souffrir d’aucun obstacle au plan pratique. Mais, sur le plan juridique en lien avec la finance publique, elle doit susciter des questions.D’autres avancent que, pour faire simple, la digitalisation, au lieu d’y impliquer le ministère chargé du développement numérique, aurait dû être confiée à l’Ecole nationale de l’informatique ou à la mention télécommunications à l’Ecole supérieure de la polytechnique. Elles sont les premiers viviers des experts en numérique à Madagascar. La digitalisation est un jeu d’enfant pour ces univers directement sous la responsabilité du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.M.R.

La Vérité0 partages

Et… la vie continue !

La pandémie de Covid-19, variant sud-africain, assomme le pays. Le dernier bilan affiche la gravité et la dangerosité du virus. On parle, sans ambages, de record de nouveaux cas. La barre de cinq-cent-cinquante (nouveaux cas) est dépassée en une journée (du 8 au 9 avril) ! Et celle du décès atteint même au-delà de dix. La page « nécro » des quotidiens de la Capitale est prise d’assaut. Analamanga détient toujours le triste palmarès avec quatre-cent-trente-neuf (nouveaux cas). Et on n’est pas encore au bout de nos peines. Personne n’est en mesure d’anticiper à quand le bout du tunnel ! Catastrophique ! Apocalyptique ! Mais, attention ! La vie continue ! Et les problèmes classiques sinon « traditionnels » continuent aussi de sévir, redoublent même d’intensité. Que les tenants du pouvoir ne se trompent pas. Au front, ils ont en face non pas un seul « ennemi » (le variant sud-africain) mais plusieurs qu’il faut affronter à la fois. C’est dur mais il en est ainsi. Pour sa part, que le peuple se ressaisisse. La négligence et l’imprudence coûtent mortellement cher.La pauvreté, l’éternel partenaire ou plutôt l’impitoyable étau serrant les petites gens, étouffe encore plus fort. Le nombre des nouveaux pauvres croit avec arrogance. La pandémie de coronavirus complique la situation à tel point que la statistique de la population de niveau moyen, la classe moyenne, baisse inexorablement. L’insécurité semble profiter de l’état d’urgence sanitaire. Apparemment, les bandits de tout acabit frappent sans trop de résistance en face, sans peur ni souci des représailles, étant dit que les Forces de défense et de sécurité (FDS) concentrent leurs efforts à endiguer la pandémie. A Antananarivo, à en croire aux déplorables méfaits, le couvre-feu leur donnerait des ailes. En tout cas, dans tout le pays, la recrudescence des attaques à main armée sème la terreur. On se tombe des nues de constater le degré de cruauté voire de barbarisme avec lesquels ils opèrent. Dans le Sud, il n’y a pas que le phénomène « dahalo », les impacts du « kere » accaparent toujours l’attention des dirigeants en particulier les FDS. L’inflation, la bête noire du petit peuple, parait gagner en vigueur dans ce contexte sanitaire frileux. Elle complique la vie. Le prix des denrées alimentaires de première nécessité (PPN) telles que le riz local (« vary gasy ») et l’huile alimentaireest toujours hors de portée. Les grossistes et les détaillants agissent comme leur bon semble.Certes, l’Etat n’est pas indifférent aux soucis des masses populaires. Il propose du riz et de l’huile aux prix abordables en direction des bourses précaires. Mais, le problème persiste. Les agents du MICC en collaboration étroite avec les responsables du Fokontany doivent multiplier les descentes sur terrain, ne serait-ce qu’un geste de dissuasion.Et comme le mal ne vient jamais seul, la « fièvre de la Vallée du Rift (FVR) assiège de nouveau nos animaux d’élevage. Il se trouve que les Régions d’Atsimo-Andrefana, de Vatovavy-Fitovinany et de DIANA en sont les principales victimes. Il va falloir agir vite pour que le virus ne se propage. Et nous y voilà, la pandémie de coronavirus, variant sud-africain, nous frappe de plein fouet. Et… la vie continue avec son long cortège de malheurs tous azimuts.Ndrianaivo

La Vérité0 partages

Un millier de cas positifs en 48 heures

1 029. Tel est le nombre de personnes testées positives à la Covid-19, les 9 et 10 avril derniers à l’issue de 2 675 tests PCR et GèneXpert réalisés sur l’ensemble du pays. Jamais depuis le début de cette épidémie, Madagascar n’a enregistré ce nombre record de nouvelles contaminations au coronavirus en espace de 48 heures.  Et cette fois-ci encore, le Centre de commandement opérationnel - Covid-19 a localisé plus de la moitié des individus infectés dans la Région d’Analamanga. 658 nouveaux cas confirmés y ont été recensés sur les 1 029.  La Région de Diana a annoncé 52 cas positifs, 26 autres à Bongolava, 23 dans la Région de Vatovavy-Fitovinany, 39 pour Atsimo-Andrefana, 32 dans la Région d’Anosy et 34 cas dans l’Alaotra-Mangoro. Les autres individus qui viennent de contracter le virus ont été découverts dans les Régions de Sofia, Analanjirofo, Sava, Boeny, Melaky, Itasy, Haute-Matsiatra, Atsinanana, Vakinakaratra, Amoron’i Mania, Ihorombe, Betsiboka et Androy. Entre cet intervalle de temps, nombreux patients ont recouvré la santé. Les chiffres rapportés par le CCO ont indiqué qu’à la date d’hier, 585 individus infectés ont rempli les critères de guérison fixés par l’Organisation mondiale de la santé.Aux dernières nouvelles, le pays comptabilise 3 679 patients qui suivent le traitement. Suivant le bilan récapitulatif quotidien, 310 malades sont actuellement victimes du syndrome de détresse respiratoire aiguë. Vu leur état de santé caractérisé par des difficultés respiratoires, ces patients sont tous hospitalisés auprès des grands hôpitaux. Recueillis par K.R.

La Vérité0 partages

Rupture de stock de médicaments aux CSB II - Les médecins autant que les patients dans l’embarras

Tous les jours, au moins 80 patients, présentant un ou plusieurs signes de la Covid-19, consultent chaque Centre de santé de base niveau II (CSB II) à Antananarivo, et cela depuis le mi-mars. Un nombre excessif qui explique les désorganisations, la rupture de stocks et d’autres difficultés au sein de ces établissements de santé. Comme il a été annoncé officiellement, tous les traitements devront être gratuits. Cependant, l’offre ne suffit pas à couvrir la demande de la population. Boom des patients Tous les patients qui présentent des symptômes du coronavirus peuvent bénéficier d’un traitement adéquat avec des médicaments complets, à savoir l’Azytromycine, Magnésium B6, Vitamine C, Zinc, Paracétamol et le Covid Organics (CVO+). Si auparavant, la prescription a été réalisée en rapport avec la gravité de la maladie, actuellement les médicaments obtenus sont complets, selon la recommandation du ministère de la Santé publique. « Chaque patient qui nous consulte obtient tous les médicaments requis, même s’il ne présente que quelques signes du coronavirus », avance un médecin qui a préféré gardé l’anonymat. La rupture des stocks s’explique par le taux élevé des patients. Durant la première vague de la Covid-19, la plupart des CSB II ont disposé d’un stock de médicaments qui ont été utilisés lors de cette deuxième vague. Ainsi, certains CSB ne recommandent plus de faire le test. Ils préfèrent passer tout de suite au traitement à cause de la dangerosité de cette nouvelle souche. « Le nombre de tests réalisé est très limité. Nous donnons seulement une prescription médicale à la demande des patients. Certains d’entre eux en ont vraiment besoin pour leur travail ou d’autres motifs, tandis que d’autres ne sont pas exigeants. Une fois qu’ils présentent des signes, nombreux patients préfèrent suivre sans hésiter le protocole de traitement de la Covid-19. D’ailleurs, le fait d’attendre le résultat du test est encore plus stressant que la maladie », soutient toujours ce médecin.  Les CSB II traitent les formes légères et modérées du coronavirus.L’approvisionnement pose problème !Retard de l’acheminement des médicaments. C’est la raison principale de la rupture des stocks de médicaments censés être disponibles et gratuits auprès des CSB II face à l’explosion des cas positifs. « L’afflux massif des cas suspects du coronavirus depuis le mois de mars a considérablement vidé notre dépôt de médicaments. Or, une consultation équivaut à un protocole de traitement. Et aux moindres symptômes ressentis par un patient, nous devrons lui prescrire des médicaments. En une journée, je reçois environ une quarantaine de patients. A l’heure où nous discutons, je ne dispose plus que de la vitamine C et du Covid-Organics en stock. Pour les autres médicaments, il faudra attendre la livraison prévue pour demain (ndlr : aujourd’hui). Et cela malgré que la commande ait été déjà envoyée vendredi dernier. Au cours de ces deux derniers jours, j’ai été ainsi contraint de ne prescrire que ces deux médicaments à ma disposition.  Les patients doivent se procurer des restes, soit auprès des pharmacies, soit revenir à mon cabinet après l’approvisionnement et ainsi de suite », se désole un médecin auprès d’un CSB II situé en centre-ville. En outre, un personnel de santé œuvrant dans un autre CSB II de la Capitale déplore la lenteur administrative voire une mauvaise gestion des autorités sanitaires. « Le ministère de la Santé publique exige une approche perfectionnée. Cependant, leurs répliques demeurent insatisfaisantes. Nous allons oublier l’exigence d’un bon de commande en bonne et due forme en cas de rupture de stock, même si le rapport d’activité journalier signalait déjà le nombre de médicaments disponibles. Etant le seul médecin dans cet établissement sanitaire, j’assure en même temps la consultation, la vérification des informations saisies à l’ordinateur ainsi que leur envoi en fin de journée, pour ne recevoir des réponses qu’après plusieurs jours. Au final, le retard au niveau de l’acheminement des médicaments s’avère très démotivant. En attendant la livraison, les plaintes s’accumulent. Déjà, nous devons assurer le traitement des patients, et nous supportons aussi leur colère », a-t-il martelé.  Notons que la plupart des CSB II que nous avons visités n’ont pas pu donner des explications face à l’indisponibilité des médicaments. Les responsables qui y sont mobilisés ne peuvent pas divulguer des informations. Ceci requiert une autorisation émanant du ministère de tutelle ou d’une autorité sanitaire. Certains patients sont satisfaits, contrairement à d’autres…Hantrasoa Viviane. Cette mère de famille a contracté le variant sud-africain du coronavirus. « J’ai subi un malaise mercredi. Puis, subitement, dans la soirée, j’ai senti une grande fatigue ainsi qu’une sensation d’une brûlure à l’intérieur de mon corps. J’ai alors consulté un CSB II. Il ne m’a pas recommandé de faire un test, mais a tout de suite proposé de passer au traitement. Certains membres de ma famille et proches m’ont conseillé de ne pas y aller, mais plutôt de me rendre auprès d’un dispensaire privé. Ils ont avancé qu’au CSB II, la consultation est payante et les médicaments ne sont pas bons. Mais j’ai insisté d’y aller, et me suis déjà préparée pour les frais médicaux. Durant la consultation, le médecin m’a prescrit plusieurs médicaments. A la pharmacie, tout a été gratuit. Les médecins ont même donné quelques explications sur cette maladie et des conseils pour chaque patient. J’ai été totalement satisfaite de leur accueil ». Dieu Donné. Ce patient a été confronté à un problème d’approvisionnement et un mauvais accueil. « Le médecin ne m’a donné que deux plaquettes de Paracétamol et une  autre plaquette d’Azytromycine. Il m’a conseillé d’acheter les autres médicaments à la pharmacie si je ne pouvais pas attendre la livraison au niveau du CSB II, dont la date est encore incertaine selon lui. Vu mon état de santé, j’ai dû dépenser au moins 50 000 ariary pour les autres médicaments. Dans les pharmacies, il n’y a plus de Magnésium B6 et les pharmaciens proposent un autre produit équivalent. L’Etat doit contrôler la circulation des médicaments dans les Centres de santé de base puisque certains patients obtiennent des médicaments complets, contrairement à d’autres ».

La Vérité0 partages

Covid-19 - La barre des 500 décès franchie

En 48 heures, le Centre de commandement opérationnel (CCO) Covid-19 a recensé 14 patients emportés par la Covid-19. Cinq parmi les personnes ayant succombé ont suivi le traitement à Analamanga. Trois autres patients ont été hospitalisés dans la Région de Sava. A cela s’ajoutent six victimes signalées dans les Régions d’Atsimo-Andrefana, Atsinanana, Diana, Boeny, Vakinankaratra et Itasy. Avec ces nouveaux décès, Madagascar a franchi hier le cap des 500 morts suite à la Covid-19. Statistiquement, au cours de ces sept derniers jours,  31 patients ont rendu l’âme après avoir développé le syndrome de détresse respiratoire aiguë.  Récemment, lors de son intervention télévisée, le Président de la République Andry Rajoelina a précisé que les 300 premiers décès ont été enregistrés au cours de la première année de l’épidémie. « Le pays est effectivement de plus en endeuillé par rapport à cette deuxième vague. La prudence est de mise pour rompre la chaîne de transmission et d’arrêter ce massacre. Ainsi, il faut respecter les gestes barrières sanitaires et renforcer les défenses immunitaires à travers les aliments et même les remèdes traditionnelles. Par ailleurs, dès qu’un symptôme se présente, il faut songer à consulter un médecin afin qu’il puisse vous prescrire des médicaments. Le retard au niveau du traitement explique parfois ces difficultés respiratoires conduisant jusqu’à la mort. Effectivement, une fois que le poumon est atteint par le virus, le manque d’oxygène deviendra fatal », a avancé un médecin opérant auprès d’un grand hôpital de la Capitale.Rappelons que la Grande île     a signalé le premier décès lié au coronavirus le 17 mai 2020, environ deux mois après l’annonce de la première contamination. Il s’agissait d’un homme de 57 ans souffrant de diabète et d’hypertension artérielle, hospitalisé au Centre hospitalier universitaire de Toamasina. A l’époque, le pays n’a enregistré que 304 porteurs du virus et ce sont notamment les patients développant une comorbidité qui constituent les victimes. Actuellement, le virus emporte même les individus qui paraissaient en très bonne santé. Recueillis par K.R.

La Vérité0 partages

Budget de l’Etat - La Direction du contrôle financier procède à l’audit des dépenses

Chaque ariary dépensé sera vérifié ! Le premier semestre de cette année sera ardu pour les agents au sein de la Direction générale du contrôle financier (DGCF), un département rattaché au ministère de l’Economie et des Finances. Ces agents vont passer au crible l’exécution du budget de l’Etat dans le cadre de la loi de Finances 2019. Plus de 88 missions seront menées auprès des ministères et leurs services techniques décentralisés respectifs. « Ces missions de contrôle à posteriori dont 20 au niveau central et 68 au niveau régional ont débuté en mi-février de cette année. Elles s’articulent autour de quatre objectifs principaux. On peut citer l’appréciation de l’efficacité du contrôle interne (CI) réalisé par l’Ordonnateur secondaire (ORDSEC), l’application des procédures mises en place dans la chaîne des dépenses publiques, la vérification sur pièces des dépenses en confrontant la réalité physique par rapport aux dossiers techniques. La DGCF apporte en même temps de conseils en matière d’exécution budgétaire », note le communiqué publié par le ministère de tutelle. Pour précision, cette tâche s’étale sur deux mois, mais ceux qui sont chargés de ces missions bénéficient d’abord d’une remise à niveau avant leur descente sur terrain. Des sanctions prévues A l’issue de ces missions, le directeur général rédigera un rapport durant lequel il énumèrera les fautes détectées par ses agents. A noter que les fautes détectées seront sanctionnées par le Conseil de discipline budgétaire et financier (CDBF) ainsi que la Justice. La CDBF traite les fautes de gestion telles que les irrégularités relatives aux procédures d’engagement, de liquidation, d’ordonnancement et de mandatement des dépenses effectuées par les ORDSEC. Par ailleurs, le directeur général du contrôle financier saisira directement les juridictions répressives s’il découvre un cas de favoritisme, conflit d’intérêt, faux en écritures publiques, abus de fonction ou détournement de deniers publics. Quoi qu’il en soit, le Gouvernement actuel entend renforcer la bonne gestion des finances publiques. Recueillis par Solange Heriniaina

La Vérité0 partages

Qualification à la Coupe du monde - Les Makis de Madagascar s’offrent un nouveau coach

En vue de la qualification à la Coupe du monde de France 2023, le Malagasy Rugby a sollicité le service de Francis Ntamack, ancien joueur de l’équipe de France tenant le poste de troisième ligne dans le club Colomiers Rugby et qui a déjà joué dans l’équipe de Bordeaux-Bègles et Montauban. « Sa présentation officielle se fera un autre jour », annonce le président de Malagasy Rugby, Marcel Rakotomalala. Notons que Francis Ntamack est le frère de l’ancien ailier de XV de France, Emile Ntamack , une légende du rugby français, oncle de Romain Ntamack, jeune prodige du rugby français qui joue actuellement comme arrière  au Stade Toulousain. Il assistera les entraineurs de l’équipe nationale malagasy, à côté de Mboazafy Noé dit « Razily » et Maminarivo Hajasoa Andriamaro dit «Mamy kely».« On ne vise que l’Afrique, notre objectif est la qualification à la Coupe du monde d’Afrique. Pour atteindre cet objectif, nous devons employer tous les moyens à notre disposition. Sachons que Francis Ntamack est devenu résident à Madagascar depuis quelques années. Ainsi, jouissons de sa présence dans le pays, au profit de notre rugby », explique Marcel Rakotomalala, le patron de Malagasy Rugby.Et d’ajouter que l’ancien entraineur français, Phillippe Canitro dit « Kanety », ne sera plus disponible pour l’équipe. Résident à l’ile de La Réunion, à cause de la situation sanitaire, il a beaucoup de difficultés à faire le va - et- vient entre les deux pays.Les Makis de Madagascar disputeront les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de rugby 2022, au mois de juillet à Namibie. Ils évolueront dans le groupe A avec les Eléphants de la Côte d’Ivoire et les Zèbres de Namibie, pays hôte.Les poules de la Coupe d'Afrique de rugby débuteront en juillet, avec quatre groupes de trois équipes jouant chacune un tournoi à la ronde dans un seul lieu par groupe. Les deux meilleures équipes de chaque poule se qualifient pour le RAC 2022, qui sert de tour final de qualification pour la Coupe du monde de rugby 2023 pour l'Afrique.Elias FanomezantsoaLes palmarès de Francis NtamackAvec les équipes de jeunes :-Champion de France junior 1990 avec sport étude Jolimont-Champion de France junior Reichel 1991 avec Stade Toulousain-Champion des provinces junior Reichel 1991/1992 avec Stade ToulousainEn club :-Champion de France 1996 avec le stade toulousain -Finaliste du championnat de France 1999-2000 avec US Colomiers-Champion de France de Pro D2 2006 avec US Montauban-Champion de France de Fédérale 2 en 2010 avec Blagnac SCREn sélection :-1 Sélection en équipe nationale A 2001-1 Sélection en équipe de France, le 10 novembre 2001 contre l'Afrique du Sud.