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Les actualités à Madagascar du Jeudi 11 Mars 2021

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Peste : Huit cas actifs sous traitement

Les rats sont les principaux vecteurs de la peste.

La peste continue à sévir. Huit cas confirmés de peste ont été enregistrés dans deux districts ces douze derniers jours. Il s’agit d’Ambositra qui a déclaré 13 cas dont cinq confirmés et sept suspects ainsi que de Manandriana qui a déclaré, à son tour, six cas dont trois suspects et trois confirmés. Les malades suivent encore leur traitement actuellement.

Trentaine de cas. Concernant le cumul des cas suspects enregistrés au cours de cette année, 37 cas qui sont tous de forme bubonique ont été annoncés. Huit districts en sont concernés dont Manjakandriana, Ankazobe, Ambositra, Manandriana, Ambatofinandrahana, Ambohimahasoa, Moramanga et Arivonimamo. La proportion de confirmation biologique est de 56,8% contre 23,8% pour le taux de létalité. La létalité dépend de la rapidité avec laquelle le traitement a été entamé mais généralement, les malades ne rejoignent les centres de santé que lorsque la maladie s’aggrave bien que les médicaments soient gratuits. L’apparition soudaine de fièvre, maux de tête, frissons, faiblesse et de bubons figure parmi les symptômes de cette maladie. D’après l’Institut Pasteur de Madagascar, 50 à 60% des malades atteints de la peste bubonique décèdent.

Foyers pesteux. Malgré la présence de la Covid-19 au pays, le ministère de la Santé publique intensifie les sensibilisations dans le cadre de la lutte contre la peste surtout dans les zones qui sont hautement exposées à cette maladie. Les agents communautaires sillonnent les foyers pesteux pour faire connaître à la communauté les gestes à adopter pour la prévention de la peste. Ces gestes concernent surtout le respect de l’hygiène. Il y a également des sensibilisations contre les feux de brousse car les rats qui sont les vecteurs de la peste rejoignent les lieux d’habitation pour fuir le feu.

Narindra Rakotobe

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Tsenaben’ny Fizahantany : Des facilités de paiement des séjours de vacances

1569 visiteurs ont été enregistrés lors de la première journée du salon.

De nombreuses offres promotionnelles sont lancées par les opérateurs touristiques dans le cadre de la 2e édition du « Tsenaben’ny Fizahantany », qui se tient pendant trois jours au jardin d’Antaninarenina.

A titre d’illustration, des facilités de paiement des séjours de vacances sont proposées aux visiteurs. « Il n’y a aucun seuil minimum de montant à payer, mais ce sera selon les moyens de chaque famille. En revanche, il faut que tout soit réglé juste avant le départ en vacances. Les visiteurs peuvent choisir des destinations comme Vohitry ny Nofy, Mahajanga, Fleuve Tsiribihina, Toliara, Sainte-Marie, Nosy-Be, Ampefy et Antsirabe. Dix départs sont déjà prévus pour les séjours à Vohitry ny Nofy », selon les promoteurs de ces voyages. « L’objectif de ce salon est de promouvoir le tourisme national tout en soutenant les opérateurs qui sont encore victimes de cette crise sanitaire. Il y a des offres promotionnelles allant jusqu’à moins de 50% des tarifs et qui sont adaptées à toutes les bourses d’autant plus que le nombre des exposants a augmenté cette fois-ci », a expliqué Jimmy Joharison, le Coordonnateur de ce salon.

Promotion sur les hébergements. En outre, un tour-opérateur propose un voyage organisé dans le massif du Sakay, à Morondava. « Notre but est de faire découvrir la beauté du massif tout en rencontrant la population locale. Nous voulons également aider les « Dahalo » sur place qui ont bien l’intention de se reconvertir au secteur du tourisme pour avoir une nouvelle vie », d’après ce tour-opérateur. Force est de remarquer que de nombreux exposants proposent l’axe Morondava, qui est une destination encore méconnue par les vacanciers. Ils proposent de nombreuses offres promotionnelles comme un programme personnalisable, selon les préférences et le budget des ménages. Un autre opérateur propose un tarif promotionnel sur les hébergements car il dispose d’hôtels à Antsirabe, Miandrivazo, Bekopaka, Kirindy et Morondava Belo sur mer. « Nous avons également nos propres chalands, bateaux et voitures pour faire découvrir cette destination », avance cet opérateur.

Nouveaux produits. Par ailleurs, de nouveaux produits sont lancés dans le cadre de cette 2e édition du « Tsenaben’ny Fizahantany ». On peut citer, entre autres, le « Glimping » ou camping à Mantasoa avec des balades à cheval ou dans les villages d’Antolojanahary et de Vohibato ainsi que les « Vakansy Valimbabena » pour les séniors et le circuit VTT. La destination Atsinanana est également promue avec la visite des îlots comme l’île aux prunes et la balade sur le canal des Pangalanes. D’autres exposants proposent une journée aux alentours de la capitale comme à Ampefy, Mandraka Park et Mantasoa. Une évasion thermale est également lancée à Antsirabe, ce qui permettra de découvrir cette destination tout en contribuant au reboisement à Andraikiba. Des groupes d’hôtels comme Palissandre effectuent également des offres promotionnelles durant cet événement. Et ce n’est pas tout ! Des voyages en bateau de croisière vintage datant de 1964 sont proposés au départ de Nosy-Be. « Les touristes effectuent d’abord un circuit de Nosy-Be à Diego. Ensuite, nous les récupérerons en bateau pour revenir au point de départ. Des jets skis sont à leur disposition et un restaurant–bar leur est aussi offert. Nous sommes également autorisés à faire des voyages aux Seychelles ou à Mayotte en bateau de croisière », exprime le promoteur. La compagnie aérienne Tsaradia propose en même temps des offres promotionnelles dans le cadre de ce salon.

Navalona R.

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HCC : Fin du mandat des 9 membres

Le président Andry Rajoelina a chargé le président sortant de la HCC, Jean-Eric Rakotoarisoa de l’expédition des affaires courantes jusqu’à la prestation de serment des nouveaux membres

Le verdict est tombé hier sur le mandat des membres de la Haute Cour Constitutionnelle dont la nouvelle présidente pourrait être Christine Razanamahasoa.

Fonctionnement régulier. « En application de l’article 114 de la Constitution, est constatée l’expiration du mandat des membres de la Haute Cour Constitutionnelle, à compter du 12 mars 2021 ». Telles sont les dispositions de l’article premier du décret pris hier par le président de la République. Il est effectivement « le garant, par son arbitrage, du fonctionnement régulier des pouvoirs publics (…) », selon l’article 45 alinéa 2 de la Constitution. C’est à ce titre qu’il a signé le décret en question dont l’esprit cadre du reste avec la Délibération du 19 décembre 2016 portant révision du Règlement intérieur de la HCC qui dispose en article 2 in fine que « le mandat est de 7 ans à compter de la date de prise de fonction officielle des Hauts Conseillers dernièrement désignés afin d’éviter le remplacement partiel des membres ».

Nominations en cascade. Seulement, au lieu de considérer comme date repère celle de « la prise de fonctions officielle des Hauts Conseillers dernièrement désignés », le président Andry Rajoelina s’est référé pour sa part, au jour de la prestation de serment des premiers membres qui s’était déroulée le 12 mars 2014. De toute façon, l’objectif reste le même car il s’agit « d’éviter le remplacement partiel des membres ». Le décret n°2021-261 en date du 10 mars 2021 a donc pour mérite de mettre fin aux nominations en cascade des membres de la HCC qui ont été respectivement installés dans leurs fonctions le 12 mars 2014 pour Jean-Eric Rakotoarisoa et Fara Alice Andrianarisoa Raveloarisoa ; le 9 février 2018 pour Tahina Rabetokotany ; le 16 octobre 2014 pour Tsaboto Jacques Adolphe, Ramiandrasoa Véronique Jocelyne, Dama Andrianarisedo et Zafimihary Marcellin. Quant à Tiandrazana Jaobe Hilton et Sahondra Randriamorasata, ils avaient prêté serment le 23 juin 2016.

Acte de gouvernement. Face à ces quatre dates qui entretiennent la confusion, voire la polémique, par rapport au début et à la fin du mandat de 7 ans des membres de la HCC, c’est à bon droit – au propre comme au figuré – que le président de la République a pris pour point de départ le jour de l’entrée en fonction du président sortant Jean-Eric Rakotoarisoa. Lequel est chargé avec les Hauts Conseillers sortants, de l’« expédition des affaires courantes jusqu’à la prestation de serment des nouveaux membres ». Prévue après le 17 mars prochain. En tout cas, les anciens membres de la HCC ne sont plus habilités à tenir des audiences. Ils ne pourront pas non plus être juge et partie par rapport au décret présidentiel qui bénéficie d’ailleurs de l’immunité juridictionnelle. C’est un acte de gouvernement inattaquable devant n’importe quelle juridiction.

Mandat collectif. De toute façon, il s’agit d’un mandat collectif et non individuel. L’article 114 de la Constitution dispose en effet que « la Haute Cour Constitutionnelle comprend 9 membres. Leur mandat est de 7 ans non renouvelable ». Le pronom personnel « leur » indique qu’il s’agit d’un mandat commun aux 9 membres de la HCC. C’est à l’instar des autres institutions comme l’Assemblée nationale et le Sénat où, en cas de vacance de siège, pour quelque cause que ce soit, le suppléant de la liste ne fait que continuer le mandat de l’ancien titulaire du « seza ». Le mandat de 5 ans des députés et/ou des sénateurs se termine à la même date. C’est applicable par analogie aux Hauts Conseillers. Le décret présidentiel en est la preuve par 9 …membres.

R.0
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Us et Coutumes : Les Tandroy et leurs trois grands rituels de passage

La danse est un rituel important chez les Tandroy.

Pour les Tandroy, la tradition est un moyen de transmission et de communication très important et même vital pour s’exprimer à part les paroles, la musique et le cri. La coutume n’est pas seulement de la transe, une forme de méditation, mais surtout une manière d’exprimer les rapports de l’homme avec l’homme, l’homme avec la nature, l’homme et la société.

La danse est un patrimoine jalousement gardé dans cette région. Elle permet non seulement de se défouler mais aide également à oublier les lourdes tristesses.

Naissance. Pour les Tandroy, l’être humain se perçoit en trois temps : avant, pendant et après. Avant d’être homme (c’est-à-dire avant la naissance), il est d’abord biby et raha (animal et objet). Lors de l’accouchement la femme est appelée terabao et le bébé on l’appelle azaza mena, par son teint clair. Après, vient le halavolonjaza ou première coupe de cheveux, Mivoakaitany ou première sortie. Pendant ce passage, la danse de joie est omniprésente dans chaque étape du rite.

 

La circoncision ou Savatse. La circoncision est un rite de passage chez les Malgaches en général et les Tandroy en particulier. C’est un véritable enterrement de vie de garçon. Le Savatse est un rite d’initiation qui se pratiquait autrefois avec de grandes cérémonies. Il est marqué par des rituels et pratiques pendant la saison froide pour que la plaie se cicatrise rapidement. Le Savatse se déroule comme suit, tout d’abord, par le havoria, une tradition des Mahafaly et des Tandroy du Sud marquant les grands évènements de la vie. La cérémonie dure environ une semaine. Les invités sont accueillis par un famaka (grand festin), avec le Sairy ou les animateurs de la fête.

 

Funéraire. Un rite qui se présente comme séquence d’actions ou de comportements plus ou moins conformes à un programme préétabli et identifiable. Pour tous les hommes, le seul moyen de soulager la douleur est de verser des larmes. Mais pour les Tandroy, ils soulagent leur tristesse en dansant.

Le « Havoria » se pratique aussi dans un rituel funéraire. Donc, tous les avertis se réunissent pour organiser les funérailles. La réunion est exclusivement réservée aux personnes ayant été avisées, (fanairagne), elles sont souvent des familles proches du défunt. Le Havoria est dirigé par l’aîné ou le mpitakazomanga ou détenteur du hazomanga et les représentants familiaux doivent aussi procéder à un rassemblement pour parler du déroulement des funérailles.

La cérémonie des funérailles Tandroy est « célébrée dans la joie », les Tandroy font la fête, c’est-à-dire ils chantent, dansent, boivent de l’alcool et mangent. Surtout si le défunt est un vieil homme ou « Olo-be » tous ses petits-fils se réjouissent de son départ vers l’au-delà. La famille du défunt doit inviter des chanteurs ou des danseurs pour animer la célébration du rite funéraire.

Le « Beko » retentit dans le lieu de funérailles et ses environs, et la danse pratiquée est le « Ondragne », « Zilikala », « Trotroboka ». Le Havoria prend fin le jour de l’enterrement.

Iss Heridiny

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Football : Une très forte délégation pour les Barea

La délégation des Barea comprend 30 joueurs et 12 membres du staff technique.

À la guerre comme à la guerre, Nicolas Dupuis avait la main lourde pour former son équipe en vue de la confrontation face à l’Éthiopie le 24 mars et contre le Niger le 30 mars à Toamasina.

Du jamais-vu dans les annales du football malgache avec cette délégation forte de 30 joueurs et de 12 membres du staff technique auxquels vont encore s’ajouter des membres de la FMF dans parler de ceux du ministère de la Jeunesse et des sports à titre de régisseurs de caisse puisque l’Etat prend tout ou presque en charge. Pour la première fois, la délégation dépasse le cadre légal d’une délégation de football normalement au nombre de 23. Mais dans notre cas, on aura presque le double. La liste comporte 29 joueurs après le forfait de Bolida mais on apprend en coulisses que le coach va appeler, au nom de la cohésion du groupe, les blessés tels Thomas Fontaine et William Gros. Ces deux joueurs mis à part, il y aura dans le groupe 4 gardiens, 8 défenseurs, 9 milieux et 8 attaquants. L’encadrement technique est remarquable et remarquée avec les trois entraîneurs dont Nicolas Dupuis, Leonni Rakotovao et Mika Rabeson. Il y aura curieusement deux intendants dont Thierry Vermoux et Philippe Monnot. Ce dernier serait également préparateur de gardien avec Lova Andriamampionona. Il y a les deux kinés Olivier Roussey et Jean Robert Kasy mais aussi le masseur Joël Razifimiaina comme s’il y avait une différence notable entre kiné et masseur. Le docteur Nenana Rafidison complète cette incroyable liste. Mais très certainement que Nicolas Dupuis a ses raisons pour agir ainsi notamment en nommant Omar Saïd comme coordonnateur de cette sacrée équipe dont l’objectif est de ramener une victoire ou à la limite un match nul de son déplacement à Addis Abeba. Et ce pour que la dernière rencontre de Barikadimy soit perçue comme un bonus.

Clément RABARY

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France-Madagascar : Un accord sur le rééchelonnement de la dette

L’accord a été signé entre le ministre de l’Économie et des Finances, Richard Randriamandrato et l’Ambassadeur de France à Madagascar, Christophe Bouchard.

La France continue d’appuyer Madagascar dans ses efforts pour le développement économique. Un appui qui s’est manifesté par la signature d’un accord de différé de dette entre le gouvernement français et le gouvernement malagasy.

Signé entre le ministre de l’Économie et des Finances Richard Randriamandrato et l’Ambassadeur de France à Madagascar Christophe Bouchard, cet accord de différé de dette porte sur un montant de 1 647 221 euros.

Service de la dette

Un accord de différé de dette, précisons-le, s’inscrit dans le cadre de l’Initiative de Suspension du Service de la Dette (ISSD) lancée par le groupe du G20. Il a pour objet de suspendre le service de la dette due par l’État bénéficiaire. Cette dette soumise au différé est constituée par les prêts consentis par l’Agence Française de Développement, ayant fait l’objet d’un contrat ou de toute autre forme d’arrangement financier conclu avant le 24 mars 2020 et d’une durée supérieure à un an. Les fonds concernés par cet accord de rééchelonnement ont été accordés par le gouvernement français au gouvernement malgache ou à une entité bénéficiant d’une garantie explicite du gouvernement malagasy. Le gouvernement français a voulu montrer à travers cette initiative son soutien envers Madagascar dans sa quête de développement et plus particulièrement en cette période de pandémie mondiale.

Confiance

Le gouvernement malgache s’est d’ailleurs engagé à consacrer les ressources libérées à l’augmentation des dépenses dédiées pour atténuer les impacts sanitaires, économiques et sociaux de la crise du COVID-19. Les versements se feront en six paiements semestriels, égaux et successifs, le premier intervenant le 15 juin 2022 et le dernier le 15 décembre 2024. Il en est de même pour les intérêts courus sur les montants différés du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020. En somme, l’objectif final de cet accord est de permettre à l’État malgache de dégager des marges budgétaires et de la trésorerie pour faire face aux effets, tant sociaux qu’économiques de la pandémie de la COVID-19. Ce rééchelonnement de la dette aura entre autres effets de permettre au gouvernement malagasy de dégager des ressources afin, à la fois de mieux faire face aux impacts socioéconomiques de la pandémie et de relancer l’économie du pays. Un accord qui traduit en tout cas, la confiance de la France vis-à-vis de Madagascar

R.Edmond

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HCC : Fin du mandat des 9 membres

Le président Andry Rajoelina a chargé le président sortant de la HCC, Jean-Eric Rakotoarisoa de l’expédition des affaires courantes jusqu’à la prestation de serment des nouveaux membres

Le verdict est tombé hier sur le mandat des membres de la Haute Cour Constitutionnelle dont la nouvelle présidente pourrait être Christine Razanamahasoa.

Fonctionnement régulier. « En application de l’article 114 de la Constitution, est constatée l’expiration du mandat des membres de la Haute Cour Constitutionnelle, à compter du 12 mars 2021 ». Telles sont les dispositions de l’article premier du décret pris hier par le président de la République. Il est effectivement « le garant, par son arbitrage, du fonctionnement régulier des pouvoirs publics (…) », selon l’article 45 alinéa 2 de la Constitution. C’est à ce titre qu’il a signé le décret en question dont l’esprit cadre du reste avec la Délibération du 19 décembre 2016 portant révision du Règlement intérieur de la HCC qui dispose en article 2 in fine que « le mandat est de 7 ans à compter de la date de prise de fonction officielle des Hauts Conseillers dernièrement désignés afin d’éviter le remplacement partiel des membres ».

Nominations en cascade. Seulement, au lieu de considérer comme date repère celle de « la prise de fonctions officielle des Hauts Conseillers dernièrement désignés », le président Andry Rajoelina s’est référé pour sa part, au jour de la prestation de serment des premiers membres qui s’était déroulée le 12 mars 2014. De toute façon, l’objectif reste le même car il s’agit « d’éviter le remplacement partiel des membres ». Le décret n°2021-261 en date du 10 mars 2021 a donc pour mérite de mettre fin aux nominations en cascade des membres de la HCC qui ont été respectivement installés dans leurs fonctions le 12 mars 2014 pour Jean-Eric Rakotoarisoa et Fara Alice Andrianarisoa Raveloarisoa ; le 9 février 2018 pour Tahina Rabetokotany ; le 16 octobre 2014 pour Tsaboto Jacques Adolphe, Ramiandrasoa Véronique Jocelyne, Dama Andrianarisedo et Zafimihary Marcellin. Quant à Tiandrazana Jaobe Hilton et Sahondra Randriamorasata, ils avaient prêté serment le 23 juin 2016.

Acte de gouvernement. Face à ces quatre dates qui entretiennent la confusion, voire la polémique, par rapport au début et à la fin du mandat de 7 ans des membres de la HCC, c’est à bon droit – au propre comme au figuré – que le président de la République a pris pour point de départ le jour de l’entrée en fonction du président sortant Jean-Eric Rakotoarisoa. Lequel est chargé avec les Hauts Conseillers sortants, de l’« expédition des affaires courantes jusqu’à la prestation de serment des nouveaux membres ». Prévue après le 17 mars prochain. En tout cas, les anciens membres de la HCC ne sont plus habilités à tenir des audiences. Ils ne pourront pas non plus être juge et partie par rapport au décret présidentiel qui bénéficie d’ailleurs de l’immunité juridictionnelle. C’est un acte de gouvernement inattaquable devant n’importe quelle juridiction.

Mandat collectif. De toute façon, il s’agit d’un mandat collectif et non individuel. L’article 114 de la Constitution dispose en effet que « la Haute Cour Constitutionnelle comprend 9 membres. Leur mandat est de 7 ans non renouvelable ». Le pronom personnel « leur » indique qu’il s’agit d’un mandat commun aux 9 membres de la HCC. C’est à l’instar des autres institutions comme l’Assemblée nationale et le Sénat où, en cas de vacance de siège, pour quelque cause que ce soit, le suppléant de la liste ne fait que continuer le mandat de l’ancien titulaire du « seza ». Le mandat de 5 ans des députés et/ou des sénateurs se termine à la même date. C’est applicable par analogie aux Hauts Conseillers. Le décret présidentiel en est la preuve par 9 …membres.

R. O

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Santé publique - Mauvais service chez OSTIE, un passé lointain

Si auparavant, l’OSTIE avait la sinistre réputation à cause notamment de la qualité déplorable de ses services, aujourd’hui ce n’est plus le cas dans le domaine de la santé publique. On constate une évolution, sinon un énorme progrès qui profite à ses patients, toutes catégories confondues. De même, les observations et le diagnostic du malade, sans parler des prescriptions de médicament, se déroulent dans le plus grand professionnalisme. Ici,   les services des urgences méritent particulièrement des fleurs tant ils se distinguent par le professionnalisme, donc la rapidité chez leur personnel pour affronter les pires cas. Car on trouve de tout à l’OSTIE, et tout répond à l’attente du patient, notamment dans le domaine du traitement ou autres soins d’urgence. Mais l’un des points les plus importants, c’est surtout aussi l’accueil. Il est plus que satisfaisant grâce à l’électronique où le patient, avec son numéro en main, est guidé.   Voici une anecdote dont nous étions personnellement témoin, un fait survenu presque de fraîche date, car datant d’hier. R., ce salarié d’entreprise de presse, a fait une mauvaise chute du côté du commissariat à Antaninandro. Son empressement pour arriver en premier au guichet d’un service de cash-point du quartier, était tel qu’il a trébuché en courant sur une borne en béton d’un parking, avant qu’il ne fût projeté violemment, face contre terre. Touché à la figure, notamment au nez, la victime a fait une hémorragie grave, qui a alarmé les témoins à la scène. L’on ne parle plus des foulures ou autres plaies qui le faisaient souffrir à la fois aux mains, ou au visage.
Heureusement, R. emmène toujours sur lui son carnet OSTIE. Heureusement aussi que ce centre de soins des travailleurs n’est qu’à deux pas de l’endroit où il fut accidenté. Dans un réflexe, il n’a donc pas hésité à s’y rendre immédiatement où il adresse particulièrement sa reconnaissance à l’endroit du personnel qui l’a accueilli. En bref, il salue à la fois la minutie avec laquelle le médecin du service des urgences a affiché pour observer en profondeur dont il avait souffert, la prestance du personnel du service de radiologie, enfin de l’efficacité de celui du service des soins. Pour couronner le tout, le médecin le conseille surtout sur ce qu’il doit faire dans les prochaines heures, précisément en matière de contrôle de l’évolution de son état, et ce, après la prise des médicaments prescrits.
Autre cas de figure, l’excellence du service de permanence. Le cas de D., la quarantaine, cet ouvrier en bâtiment qui s’est fait sérieusement blesser un dimanche après-midi alors qu’il a effectué quelques travaux sur une maison privée, toujours dans le quartier d’Antaninandro. Un moment d’inattention, ou de manque de concentration, et sa main fut prise dans l’engrenage d’une meule. Le sang a giclé et les dégâts n’étaient pas bons à voir. La victime a failli se trancher le membre touché. Du coup, ses collègues, qui n’étaient pas trop enthousiastes pour conduire le blessé à l’hôpital, ont eu la bonne décision de le transporter à l’OSTIE d’Ambohimanarina, qui assure la permanence les jours fériés. Grâce à cette décision de ses camarades, D. était sauvé.


Franck R.

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Non-respect des gestes barrières - Le reconfinement est à craindre !

« Si les mesures de sécurité sanitaire sont bien respectées, le reconfinement est à écarter. Dans le cas contraire où les gestes barrières sanitaires sont négligés, nous sommes contraints de replonger à nouveau dans le confinement ». C’est le message du Professeur Rakotovao Hanitrala Jean Louis, face à la hausse inquiétante des individus infectés par le coronavirus à Madagascar, ces derniers temps. Le virus circule vite dans quelques localités alourdissant ainsi le bilan, a indiqué ce responsable hier à Andraharo. « Antananarivo est classée actuellement zone rouge. La Capitale reste désormais le foyer épidémique du coronavirus à Madagascar. C’est la raison pour laquelle toutes les directions ministérielles se sont mobilisées afin de rompre la chaîne de transmission. Cela a été aussi l’occasion de mener des actions de sensibilisation et de réaliser un tracing contact », a-t-il martelé. Questionné sur les statistiques autour de la Covid-19 à Madagascar, ce haut responsable n’a pas émis de précision claire. « La Grande île recense actuellement moins d’une centaine de cas positifs contrairement au nombre de 361 cas confirmés par jour recensés des mois auparavant. Et que depuis le début de cette épidémie, le 19 mars 2020, 300 décès ont été signalés sur tout le territoire malagasy », a précisé le Professeur Rakotovao Hanitrala Jean Louis. Lors d’un point de presse hier, le numéro un de la santé publique n’a pas manqué de revenir sur l’évolution sanitaire liée à la Covid-19 à Nosy Be. D’après ses dires, une hausse de cas positifs y a été bel et bien enregistrée. Mais heureusement, les chiffres ont déjà connu une baisse notamment avec la mobilisation d’une équipe dépêchée par le ministère et celle déployée par les autorités sanitaires locales. Et qu’effectivement, on a recensé quelques cas positifs après l’arrivée des vols internationaux mais leur prise en charge a été déjà assurée. La surveillance des frontières demeure ainsi primordiale ainsi que la surveillance épidémiologique. Pour les cas des autres Régions récemment en alerte, il a juste mentionné celle de Boeny où les porteurs du virus ne cessent de s’accroitre sans parler des cas de décès quotidiens. A cela s’ajoute la ville d’Ambanja qui est aussi classée une des zones très infectées. Ce rebond épidémique décrit par les autorités sanitaires inquiète les personnes à l’affût de l’actualité avec l’arrivée de la saison hivernale. Cependant, le ministre a apporté de précisions que ce n’est pas le froid qui va augmenter les cas positifs mais l’attitude adoptée en cette période. Il faut ainsi éviter, par exemple de fermer les fenêtres à longueur de la journée pour se réchauffer entre autres. Les regroupements familiaux devraient aussi cesser. K.R.

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Mise en place de l’usine « NUTRISET» dans le Sud - Production en vue de 500 tonnes de compléments ali...

Une étape décisive dans la lutte contre la malnutrition dans le Sud. Une usine « NUTRISET» sera bientôt mise en place à Madagascar, plus précisément à Taolagnaro. Les travaux de construction de cette fabrique démarreront prochainement, selon les informations recueillies. D’ailleurs, le container- usine est déjà en transit maritime vers sa localité d’implantation. Cette usine va produite jusqu’à 500 tonnes de compléments alimentaires par an, soit 10 millions de sachets, au profit des enfants des Régions d’ Androy et d’Anosy. « L’association Fitia, partenaire de la Fondation Mérieux et le groupe NUTRISET dans la réalisation de ce projet, se chargera de l’exploitation de l’usine, de la production des compléments nutritionnels et de leur distribution dans les cantines scolaires », informe Luciana Rakoatoarisoa, représentante de la Fondation Mérieux à Madagascar. Hier, une délégation conduite par la Première Dame Mialy Rajoelina a effectué une visite du terrain où va être construite l’usine à Taolagnaro. Une réunion de travail pour les mises au point et la finalisation des modalités d’installation s’est tenue à l’occasion.  Concrétisation d’une rencontre en 2019La réalisation de ce projet de mise en place d’une usine « NUTRISET » dans la Grande île résulte de la rencontre entre Andry Rajoelina, Président de la République de Madagascar, et Alain Mérieux, président de la Fondation Mérieux, en novembre 2019 à Lyon. Le président de ladite Fondation, implantée dans le pays depuis 2006, a souhaité apporter son aide face à la priorité de la santé publique identifiée par le Chef de l’Etat Malagasy. La malnutrition, plus intense dans le Sud, en fait partie. Pour concrétiser la rencontre, Mr Mérieux a fait appel au groupe NUTRISET, expert mondial de la lutte contre la malnutrition, pour la mise en place de l’usine- container dédiée à la production des compléments alimentaires destinés pour les enfants du Sud. L’association Fitia, bénéficiant de l’expertise de NUTRISET, prendra le relais dans l’exploitation, la production et le dispatching. Quoi qu’il en soit, cette usine constitue une solution concrète et sur le long terme pour renforcer la lutte contre la malnutrition et pour faire face au Kere, fragilisant notamment les enfants dans le Sud…Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Propagation de la pandémie de coronavirus - « Nosy Be reste ouvert» dixit le ministre des Transports

Malgré la recrudescence de la pandémie de coronavirus, un peu partout dans le monde, les vols internationaux à destination de Nosy Be sont encore maintenus jusqu’à aujourd’hui. Toutes les autorités concernées par le sujet se sont réunies à trois reprises pour en discuter, au cours des derniers jours.  « Au courant de nos différentes discussions, nous avons décidé que Nosy Be restera ouvert. En effet, depuis la reprise des vols internationaux à destination de l’île, près de 5 500 passagers ont débarqué. 30% de ces voyageurs sont essentiellement des touristes. Parmi ces passagers, seulement 23 sont des cas importés, dont trois personnes détectées cette année. Ces chiffres démontrent alors que ces vols ne représentent pas encore de réels dangers pour la population. Et que c’est le manque de vigilance de la population qui a causé la hausse de nombre de nouveaux cas dans la localité. Toutefois, les autorités locales ont déjà pris les mesures adéquates pour stopper cette propagation. Et actuellement, la situation commence à se stabiliser» a expliqué Joël Randriamandranto, ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, hier, à Antaninarenina, dans le cadre de la remise de médailles honorifiques aux employés de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM). Concernant les vols extérieurs, les vols réguliers n’ont pas encore repris. « Les vols actuels sont catégorisés comme ‘spéciaux’. Chaque compagnie doit avoir une autorisation préalable. Chaque demande est étudiée individuellement», a tenu à préciser le ministre.  Cependant, la situation ne reste pas figée. « Nous organiserons des réunions hebdomadaires pour évaluer les risques et autres. Il ne faut pas oublier que nous n’avons pas les moyens pour affronter une nouvelle vague de contamination. C’est pourquoi nous renforçons les sensibilisations et les surveillances», rajoute ce responsable. Les mesures peuvent ainsi évoluer au fur et à mesure de l’augmentation des risques pour la santé de la population de Madagascar.Rova Randria

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Jeunes diplômés - 2 800 000 en quête d’emplois

En difficulté. 500 000 jeunes arrivent annuellement sur le marché du travail. Cependant, sur 4 millions de chômeurs recensés, 70% d’entre eux sont des jeunes diplômés soit environ 2 800 000 personnes. La faible capacité d’absorption du marché oblige 83% d’entre eux à s’orienter vers les emplois informels.  « La cause de chômage élevé chez les jeunes ne réside pas uniquement dans la rareté de l’emploi. L’inadéquation de l’emploi et de la formation, le manque d’expérience professionnelle et les difficultés d’accès au stage aggravent la situation des jeunes à Madagascar. Il y a donc un défi permanent qui demande un effort constant pour faciliter l’insertion professionnelle de ces jeunes » déclare Gisèle Ranampy, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Fonction Publique et des Lois Sociales (MTEFPLS).Pôle Stage Le Gouvernement tente actuellement de renverser la tendance précaire de l’emploi dans le pays et favoriser l’emploi des jeunes. Gisèle Ranampy numéro un du MTEPFLS en collaboration avec Lantosoa Rakotomalala ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) et Amiraly Hassim président du Syndicat des industries ont annoncé la mise en place de la plateforme Pôle Stage Madagascar (PSM). Le lancement officiel s’est tenu, hier, à Antanimena. En effet, le stage représente une étape incontournable en matière d’insertion professionnelle. « Il est difficile pour les jeunes diplômés de trouver des stages afin de mettre en pratique leur connaissance et d’obtenir une première expérience professionnelle. Du côté des entreprises, bon nombre d’entre elles sont réticentes à l’idée de prendre des stagiaires car dans la majorité des cas, elles sont insatisfaites par ces derniers. Le pôle stage a été créé pour servir d’intermédiation entre les offres et les demandes de stage à Madagascar », explique le numéro un du MTEFPLS durant son discours. Dans un premier temps, les centaines d’entreprises membres du Syndicat des industries de Madagascar vont être les premières à publier des offres de stage sur le PSM.Critères Les étudiants issus d’une université ou d’un institut agréé par l’Etat ayant signé une convention de partenariat avec le Pôle Stage, les étudiants méritants de niveau BTS pour les filières techniques et les étudiants méritants en troisième année de licence pour les autres filières seront les bénéficiaires directs de cette initiative. Outre le Pôle Stage, l’accroissement des investissements publics du Gouvernement, la mise en place du financement « Fihariana » sans oublier l’industrialisation dans le cadre du projet « One District One Factory » représentent également une niche d’emplois aux jeunes. Solange Heriniaina

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TGV sur rail

Le train à grande vitesse (TGV) battant pavillon « Velirano » est en marche. Comme son nom l’indique, il enclenche la vitesse supérieure.  En dépit des bâtons jetés dans les roues, il s’apprête à la vitesse de croisière.La métaphore entre TGV et TGV est frappante.  Le Tanora Malagasy (Gasy) Vanona (TGV un parti), bien sur les rails, roule en trombe tout comme un TGV, un train, qui quitte la gare et roule pour de bon. Le TGV, formation politique fondée par le jeune Andry, en 2006, pour affronter les Communales d’Antananarivo, arpente son bonhomme de chemin et écrase tout sur son passage notamment les « coupeurs de route ». Le petit TGV de Rajoelina mit à genoux le géant TIM, parti du tout puissant Chef de l’Etat Ravalomanana à la Mairie de Tanà en 2007. Une victoire écrasante pour le jeune nouveau maire élu et une défaite humiliante à l’encontre du « vieux » battu. D’ailleurs, Ravalo ne s’est jamais relevé jusqu’à ce jour. Il digère trop mal la déroute que Rajoelina lui avait infligée à ce moment- là.Et depuis, le TGV (parti) ne cesse d’engranger de succès en victoires ! En 2009, le TGV soutenu par le peuple prit le pouvoir dans un régime de transition que Ravalomanana et ses acolytes voulurent à tout prix renverser mais ils ont dû se rendre à l’évidence que c’est la volonté du grand nombre qui prime. En 2014, après cinq ans de direction sans faille de la transition, Rajoelina Andry réussit à conduire le pays vers un régime démocratiquement élu. Hélas, les inefficiences des tenants du pouvoir de l’époque, les cadors du HVM, qui commirent l’irréparable amenèrent le pays au chaos. Rajaonarimampianina récolta tout juste ce qu’il a semé. En 2018 au scrutin présidentiel, le candidat du TGV, soutenu par la plate-forme MAPAR, a raflé la mise. Ravalo a dû se plier de nouveau. On ne peut rien devant le verdict irrévocable du peuple. Mais, comme tout le monde le sait, l’éternel loser répondant au nom de Ravalomanana ne décolère pas. Il cherche toutes les voies possibles à « barrer » la route du TGV (train) sinon du TGV (parti). Etant sur rails depuis le départ du régime, le Tanora Gasy Vanona continue à suivre, coûte que coûte, son trajet.Le TGV, principale formation dans l’ossature du régime, se trouve en première ligne dans la concrétisation du Velirano. Un fait indéniable que toutes les formations politiques qui gravitent autour formant la plate-forme présidentielle ne peuvent en aucun cas le nier. Grâce à la mobilisation des membres du TGV national, les promesses présidentielles contenues dans le Velirano se réalisent progressivement.  Le Président Rajoelina numéro un du pays et numéro un du TGV ne chôme point. Il veille au grain à la traduction en actes du Velirano. Des infrastructures scolaires, sportives et sanitaires respectant les normes universelles requises s’érigent à travers le pays. L’éducation, sport inclus, et la santé publique étant les bases fondamentales de la vie collective méritent des installations dignes sinon « manara-penitra ».  Le TGV sur rail ! On ne peut plus le stopper. Les détracteurs peuvent crier ou hurler mais le train, en marche, ne s’arrêtera jamais. Aucunes gesticulations, aussi bruyantes soient-elles, n’influeront sur le rythme de progression des réalisations. Ndrianaivo

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«Glamping» - Un hôtel de luxe n’importe où et à n’importe quel moment !

Pour tous ceux à la recherche d’un moyen original de renouer contact avec la nature, sans pour autant délaisser le confort. Le «Glamping», une contraction du «glamourous camping», connu aussi comme le camping de luxe est la solution. Déjà très répandu dans les quatre coins du monde, ce concept de camping glamour émerge tout juste à Madagascar.  « L’idée nous est venue après le confinement. Après cette période éprouvante, de plus en plus de personnes ont cherché des moyens pour s’évader de leur quotidien. Quoi de mieux qu’une immersion en pleine nature ? Toutefois, certains endroits comme Antelomita par exemple ne disposent pas d’hôtel ou de maisons d’hôte à proximité. C’est là que le «Glamping» intervient. Il dispose des mêmes services et d’un personnel qualifié que les établissements de luxe. La différence est qu’il peut s’implanter n’importe où et à n’importe quel moment. Le «Glamping» est comme un hôtel ambulant», explique Holinirina Ramenason de Mikea Lodge. Ainsi, le «Glamping» offre une expérience inédite du camping. Elle permettra ainsi de réconcilier avec la nature ceux qui n’apprécient guère la vie «sauvage». Quelqu’un ayant l’habitude de passer ses vacances à l’hôtel n’aura probablement pas envie de loger dans une tente. Mais le fait de pouvoir disposer d’une tente équipée de tout le confort requis lui fera peut-être moins peur. C’est aussi l’alternative la plus adaptée pour toute personne cherchant à éviter l’entassement et la foule pour privilégier le calme et le dépaysement. De plus avec ce concept, les vacanciers ne doivent pas forcément aller dans une réserve naturelle ou un parc national. Il contribue ainsi à la mise en valeur de nouvelles destinations touristiques. Et outre le confort, le «glamourous camping» a aussi l’avantage d’être très convivial et animé. Même si le « Glamping» commence à peine à se faire connaître dans la Grande île, les vacanciers lui portent déjà un intérêt grandissant. « A notre grand étonnement, le concept plaît beaucoup. Nous pensons que c’est le fait qu’il sort un peu de l’ordinaire qui séduit ces personnes. De ce fait, nous avons beaucoup de demande. Des demandes spécifiques les unes des autres. Elles n’ont juste qu’à choisir l’endroit et nous communiquer leurs besoins et nous nous chargerons du reste», rajoute cette responsable. Et ce sont en général ces demandes spécifiques qui définissent les coûts de retour à la source. Cependant, les initiateurs du concept n’ont pas voulu nous communiquer une fourchette de prix pour une formule basique. Mais qui dit luxe ne signifie pas toujours cher. A vous de le découvrir !Rova Randria

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Herbiers marins - Des collégiens sensibilisés sur la protection

« Poumon vert inestimable pour la planète et l’humanité ». Les herbiers marins sont des plantes à fleurs qui vivent dans les zones abritées peu profondes le long de la côte. Ils jouent un rôle important pour les humains et les créatures marines, entre autres dans la protection côtière, l’amélioration de la qualité de l’eau, puits de carbone, zone de reproduction pour poissons commerciaux et refuge pour la biodiversité. Des espèces menacées mais emblématiques, à l’exemple des tortues vertes marines et les dugongs, se nourrissent presque exclusivement d’herbes marines. Un hectare d'herbier marin peut abriter jusqu'à 80 000 poissons. Ainsi, des herbiers en bonne santé sont vitaux pour la conservation durable des ressources de pêche. Leur protection est donc essentielle.Dans le cadre de la journée mondiale des herbiers marins, célébrée le 1er mars, l’ONG C3 Madagascar a mené une campagne de sensibilisation des collégiens sur l’importance de la protection de ces plantes. Le Collège d’enseignement général (CEG) François de Mahy à Antsiranana a accueilli cette activité, axée sur les écosystèmes marins menacés par l’exploitation côtière et la pollution d’origine humaine. L’équipe de ladite ONG a d’abord évalué les connaissances des élèves de l’établissement, avant de présenter les rôles et l’importance des phanérogames marines. 40 jeunes actifs dans la protection de l’environnement, recrutés et formés par C3 et communément appelés « Junior Ecoguards », se sont rendus à Nosy Lonjo sur le littoral proche pour y mettre en pratique leurs connaissances et identifier les différentes espèces d’herbiers marins, ainsi que la faune associée à cet habitat. Ils ont pu observer 4 espèces sur les 11 présentes à Madagascar.La campagne de sensibilisation des collégiens s’est faite sur un financement de l’Union européenne, à travers le programme « ECOFISH ». A la fin de l’activité, un questionnaire d’évaluation des connaissances a permis d’établir une augmentation de près de 80% des connaissances des élèves.  « J’ai apprécié le fait d’avoir pu observer directement les herbiers après la séance théorique », se réjouit l’un des élèves touchés par la campagne. Pour sa part, l’enseignant en charge a insisté sur l’importance de la poursuite de ces activités pour motiver les jeunes à protéger l’environnement.Recueillis par Patricia R.

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Ministre de la Communication - « Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres »

Accès difficile aux sources. Les journalistes de « Dream’in » s’en sont plaints à la ministre de la Communication et de la Culture (MCC), hier à Ankorondrano. En fait, le tour des organes de presse organisé par le MCC s’avère une occasion pour les journalistes de discuter de leurs maux, leurs besoins et leurs attentes à la ministre de tutelle. Ceux de ladite chaîne télévisée privée d’Antananarivo s’en sont exprimés. « Taxés d’opposition, nous avons du mal à obtenir des informations auprès des institutions », se désolent-ils. En réplique, la ministre Lalatiana Andriatongarivo a tenu à rassurer les gens de la presse. « Les sources d’informations devraient être accessibles à tous les journalistes, qu’ils travaillent dans les organes proches du pouvoir ou dans ceux de l’opposition. Néanmoins, tout un chacun doit se souvenir que les faits sont sacrés et que les commentaires sont libres », souligne le numéro un du MCC.La visite du desk de « Dream’in » par la délégation du MCC a été précédée par celle de « Orange Actus » qui siège à Ankorondrano. Il s’agit de la presse en ligne d’Orange Madagascar, employant des journalistes reporters. D’ailleurs, la loi sur la communication médiatisée valide la régularisation de la presse en ligne, pour la professionnalisation de ses journalistes. Cette visite a été suivie par le desk de « Viva » à Ivandry. La ministre de tutelle a expliqué en détails les articles révisés dans la loi n°2016-020 d’une part et le processus pour l’obtention de la carte de presse professionnelle délivrée par l’ordre des journalistes de Madagascar, de l’autre. Faut-il rappeler que la distribution du manuel de la loi n°2020-006 sur la communication médiatisée aux journalistes se fait durant le tour des organes de presse par le MCC. Cette visite s’enchaînera ce jour dans d’autres desks…L.R.

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Lutte contre la Covid-19 : Le contact tracing privilégié

La responsabilité des citoyens est également nécessaire dans la lutte contre la Covid-19.

Limiter autant que possible le nombre des décès liés à la Covid-19, tel est l’objectif du ministère de la Santé publique malgache dans sa stratégie de lutte déployée depuis la semaine dernière.

La hausse progressive du nombre des contaminations à la Covid-19 au pays interpelle sur l’importance pour le ministère de la Santé publique malgache de disposer d’une stratégie de riposte efficace et efficiente. Ce que ledit ministère a déployé depuis la semaine dernière si l’on se réfère aux dires de Dr Manitra Rakotoarivony, directeur de la promotion de la santé auprès du ministère de tutelle. Joint au téléphone, ce dernier explique que la stratégie adoptée repose actuellement sur «la détection des personnes ayant été en contact avec les cas positifs dans la capitale». Le directeur de la promotion de la santé de renchérir : «des descentes dans les six arrondissements d’Antananarivo ainsi que des communes d’Ivato et d’Ambohidratrimo ont été menées par les équipes du ministère depuis la semaine dernière afin de recenser les personnes qui ont été en contact avec des cas positifs. Le tout en les informant du danger qu’elles représentent pour les autres et en les invitant à rester chez elles afin d’éviter d’éventuelles transmissions du virus». L’entretien avec Dr Manitra Rakotoarivony a également permis de connaître que la stratégie du ministère consiste également à «renforcer, en matière de riposte, les centres hospitaliers et centres de santé du pays». «Les équipes du ministère ont passé deux semaines à faire les inventaires des médicaments, des matériels et intrants disponibles auprès des centres hospitaliers et centres de santé. Ce afin d’être prêt à toute éventualité», note notre interlocuteur.

Absent. Le ministère entendrait mener bientôt «une enquête de séroprévalence des anticorps de la population» afin de «déterminer statistiquement les impacts des vagues de contamination antérieures». Une approche qui devrait permettre d’évaluer «le potentiel épidémique qui subsiste mais surtout afin d’adapter les mesures de prévention». Toujours dans cette optique de lutte contre la Covid-19, nous avons interrogé Dr Manitra Rakotoarivony sur la question de la campagne de vaccination contre la covid-19. Question à laquelle le responsable a répondu qu’«il n’y a pas encore à dire là-dessus». Ce qui correspondrait (et s’alignerait) à la position du gouvernement Malgache officiellement communiquée. Et sur ce plan précis, l’Afrique bouge et avance à grand pas dans le cadre du mécanisme Covax. Divers pays africains ont déjà obtenu leurs lots de vaccins et ont déjà initié leur campagne de vaccination contre la Covid-19. Il conviendrait de noter que la planification des actions entrant dans le cadre du déploiement des vaccins anti-covid a été initiée lors d’une réunion, en ligne, des ministres africains de la santé organisée par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) le 17 février dernier. Visio-réunion qui «n’a pas vu la présence et la participation de Madagascar» d’après l’OMS région Afrique et «durant laquelle 36 pays africains à faible revenu ont présenté et ont fait valider leurs plans nationaux de déploiement des vaccins contre la Covid-19».Pression. Compte tenu de la position du pays en matière de vaccination contre la Covid-19, chez les observateurs, les tons commencent à hausser en ce qui est de l’importance pour l’État de «donner le choix aux citoyens malgaches entre le vaccin et le CVO». Une situation de frustration confortée par la connaissance des «démarches en cours pour faire vacciner la communauté française de Madagascar». Ladite communauté aurait sollicité «une concertation sur la préparation des modalités pratiques et du calendrier du plan de vaccination des Français de Madagascar». Une demande légitime pour ces personnes mais qui a provoqué une certaine réaction chez les Malgaches qui estiment «disposer des droits à la vaccination comme toutes les populations du monde». «Les Malgaches n’ont-ils pas le droit de choisir s’ils veulent se faire vacciner ou non ?» s’est demandé une internaute. A l’heure où divers pays arborent la nécessité des passeports vaccinaux (la Chine vient d’annoncer un certificat vaccinal numérique Covid-19 pour ses citoyens désireux de voyager à l’étranger) le débat sur la campagne de vaccination devrait être lancé.

José Belalahy

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CAN 2021 : L’Éthiopie se prépare sérieusement

Chaque équipe dans le groupe K a toutes ses chances d’être qualifiée. Il n’y a plus de grande différence de points surtout pour les trois premières, avant les matches décisifs de la cinquième et sixième journées des éliminatoires de la CAN 2021 au Cameroun. C’est pour cela que la préparation intense s’est avérée fondamentale pour la sélection éthiopienne. En effet, le prochain adversaire des Barea le 24 mars, s’opposera au Malawi, troisième du groupe B, pour un match amical dont la date n’est pas encore connue. Le coach Wubetu Abate a fait appel aux 25 joueurs pour les deux dernières rencontres. Il espère une qualification après avoir réalisé une bonne performance face à la Côte d’Ivoire et au Niger. Son objectif est de terminer premier dans le groupe pour marquer sa position à la tête de l’équipe nationale. Le match retour entre les Antilopes et les Éléphants se jouera le 30 mars. Pour rappel, l’Éthiopie se trouve à la troisième place derrière Madagascar (7 points) et la Côte d’Ivoire (7 points) avec 6 points et devant le Niger (3 points). Pour les Barea, de leur côté, un match amical ne serait pas encore prévu. On attend la date du regroupement qui aura lieu dans quelques jours avant le jour J. Ce qui nous préoccupe c’est l’indisponibilité des joueurs, puisqu’après Lalaina Nomenjanahary, la dernière nouvelle de Romain Métanire est aussi attendue. Son club Minnesota United vient d’annoncer le calendrier de pré-saison MLS 2021 dont des matchs de préparation sont programmés pour ce mois de mars. Pourtant, le derby tourne en faveur des Barea qui ont assuré l’essentiel en s’imposant face à l’Éthiopie par 1 à 0 lors du match aller.

Manjato Razafy

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Betafo : Mpivady novonoina tamin’ny fomba feno habibiana

Nitrangana vono olona mahatsiravina tao amin’ny kaominina Ambohimasina Betafo. Mpivady no maty nisy namono tamin’ny fomba feno habibiana. Tao amin’ny tanàna antsoina hoe Ankerakely Ambohimasina no nitrangan’ity vono olona ity. Ny alahady 7 Martsa tokony ho tamin’ny 8 ora alina raha ny filazan’ny loharanom-baovao no nisy enin-dahy niditra ankeriny tao an-trano, nilaza ho  » quartier mobile » izy ireo. Avy hatrany anefa dia nanambana tamin’ny antsy sy famaky ireto olon-dratsy ireto ary tsy nisy nanampo ny mety ho fitrangan-javatra ny tao an-trano. Voalaza fa nisy tamin’ireo ankizy no tafaporitsaka. Izy mivady kosa nentin’ireo enin-dahy niala tsy lavitra ny trano. Novonoin’ireto tsy mataho-tody izy mivady. Toy ireny mamono akoho ireny hoy ny loharanom-baovao, nodidiana ny antsy ny tendan’izy mivady ary mbola nahitana lavaka roa teo amin’ny tampon-dohan’ilay rangahy. Ny marainan’ny alatsinainy tamin’ny 4 ora maraina no hitan’ny fokonolona ny razana. Tsy lavitra ny trano fonenan’izy mivady fa zara raha niala 50 metatra ny trano no nahitana ny nofo mangatsikan’izy roa nihoson-drà. Tsy mpandroba akory ireto enin-dahy ireto fa dia ny hamono azy mivady mihitsy no anton-diany satria tsy naka na nitaky na inona na inona izy ireo. Tsilian-tsofina no nahafantarana fa resaka ady tany no nahatonga izao famonoana olona izao. Efa eo an-tananan’ny mpitandro filaminana ny raharaha ary efa miroso amin’ny fizahana ireo nahavanin-doza izy ireo.

Andry N.

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Ibiza Tana : Basta Lion et Ga Ei en combinaison

Ces deux jeunes hommes ont vu monter en flèche leur succès depuis 2018.

Deux bonshommes vont secouer les murs de l’Ibiza ce vendredi 19 mars 2021, Basta Lion et Ga Ei. Ces deux artistes sont inséparables ces derniers temps. Depuis la sortie et le succès de leur premier featuring, Bombardé, Ga Ei et Basta Lion enchaînent les tubes comme laniko anao niany. Ayant fait danser les malgaches et rempli la piste des grands clubs des grandes villes de Madagascar, le morceau est l’une des chansons les plus écoutées en 2020. Lors de ce concert, Ga Ei a promis un show inédit à ses fans. Bête de scène, Basta Lion donnera également son maximum pour satisfaire ses convaincus. Le show commencera à 20 heures et durera plus de deux heures. Les « dancehall queen » et les « rude boys » vont être satisfaits.

 

À titre de rappel, ces deux jeunes hommes ont vu monter en flèche leur succès. Leur charisme et leur voix ont été un atout pour devancer les artistes de leurs âges. Ga Ei est sorti du lot depuis la sortie du Clip de Bonita. Dès lors, ses morceaux se font entendre au-delà des frontières malgaches. D’ailleurs, le moment est venu pour les artistes comme Basta Lion et Ga Ei de s’internationaliser, ce qui constitue un début de la révolution culturelle malgache.

 

En effet, les musiques nées dans les îles, en particulier Madagascar, portent toujours en elles une très forte identité. Ce constat est fait dans de nombreuses régions.

Zo Toniaina

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Antsiranana : Appui de l’OIT aux femmes migrantes

Coffin Agosso, représentant de l’OIT à Madagascar.

Les femmes migrantes ne sont plus, désormais, laissées pour compte. Dorénavant, grâce à l’appui de l’OIT, elles pourront jouir d’une migration équitable. Dans le cadre des activités de la Célébration de la Journée internationale des femmes, le projet Reframe de l’OIT, financé par l’Union européenne, a appuyé le ministère du Travail pour la mise en place d’un point d’information sur la migration de travail dans la région de Diana. Comme l’a si bien décrit la ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique et des lois sociales dans son allocution, la mise en place de ce point entre dans le cadre du renforcement de la gouvernance de la migration. Le point d’information est un service de proximité implanté au sein même de la Direction régionale du travail de l’emploi de la fonction publique et des lois sociales. C’est un lieu où l’on délivre les informations officielles sur la situation réelle de la migration de travail. Le centre est accessible à tous et nous permettra de lutter contre les réseaux de recruteurs clandestins, de sécuriser nos jeunes surtout les femmes. Il va permettre de lutter également contre les effets néfastes des départs irréguliers, engendrant des cas d’abus, de la maltraitance et de diverses exploitations.

Rappelons que Madagascar est un pays pionnier de l’Alliance 8.7 et a déjà ratifié plusieurs conventions relatives à la migration de travail équitable.

Recueillis par Chan Mouie Jean Anastase

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Exposition : « Antananarivo ligne 11 » et quelques surprises

Ce cliché de Aina Zo Raberanto résume « Antananarivo ligne 11 », à l’image d’une ville tassée et aigrie.

L’exposition « Antananarivo ligne 11 » est une initiative à poursuivre pour évoquer un sujet, à la fois le plus accessible et le plus complexe : la Ville des Mille. Une visite s’est imposée.

Contenir une ville de 88 km², dans un espace d’environ 45 m², c’est en quelque sorte le défi de l’installation « Antananarivo ligne 11 » à l’Hôtel de Ville à Analakely depuis le 10 mars. Et en s’appropriant la scénographie de cette exposition, la première sensation est de se retrouver face à une ville aigrie. Aigrie de ses nuits itératives, de ses passants recourbés, de sa nostalgie sans direction, de ses clichés urbains renouvelés mais pédants. Plusieurs artistes ont été rassemblés pour convertir leur rapport à la Ville des Mille en œuvres d’art : Aina Zo Raberanto, Bloumorof, Carine HCR, Didier Montagné, Gad Bensalem, Hazokely, Lowett, Sexy Expédition Yéyé, Tsiry Kely Panda et Yves Robinson. Le visiteur aurait pu espérer un plus vaste terrain de déambulation. Vu le nombre de talents et l’objet de l’exposition, il faudrait attendre sans doute une autre édition pour vraiment retrouver Antananarivo sous toutes ses coutures. Rien de mieux que de marcher pour les déceler. Le fil commun de cette spatialité urbaine « Antananarivo ligne 11 » est une sorte de ras-le-bol collectif, qui, parfois, se ressent telle une résignation. La Ville des Mille est perçue plus comme une arène politique, défigurant sa perception collective, qu’une ville patrimoine. « Hitam–poko hitam-pirenena eny rehetra eny mivembena ny fanahy osa sy resin’ny hanoanana », annonce ainsi Gad Bensalem dans ses textes. Sur une installation subtile faite de sacs en papier, apparemment recyclés, Carine HCR a brodé des écritures. Par exemple, s’y lit une recontextualisation des premières strophes de l’hymne national, « Ry Tanindrazanay karana ô ny Madagasikara sinoa ». Au milieu de cette déambulation « multisensorielle » trône l’« épi-Bar Ligne 11 », de Sexy Expédition Yéyé. Pittoresque à souhait.

Maminirina Rado

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Anjozorobe : Fokontany roa nataon’ny dahalo lasibatra

Ny alahady hifoha alatsinainy teo ny iray, ary ny alatsinainy valo martsa hariva teo ny iray. Fokontany roa, izay samy ao amin’ny kaominina Ambohibary no nataon’ny dahalo ampolony maro nitondra faisana. Basy sy omby no lasa tamin’io fotoana io, raha ny vaovao azo. Horohoro sy fitaintainana ny an’ireo mponina. Tokony ho tamin’ny fito ora latsaka fahefany hariva, ny alahady, efa tampi-nihinana sy nandrindrina ny tranony avy ny rehetra tao amin’ny tanana iray tao Amboatavohazo, fokontany Morarano, kaominina Ambohibary, distrika Anjozorobe no tonga nampaneno kiririoka sy tao anaty poa-basy tsy nifandrenesana ny andian-dahalo manodidina ny roapolo lahy teo ho eo. Raha ny angom-baovao azo avy tany an-toerana dia tokatrano iray tamin’io tanana io no toa efa nokendren’izy ireo tamin’izany. Nentina nampihororoana ireo mponina tsy hivoaka sy hamonjy ireo kotaba sy poa-basy. Marihana basim-borona sy ny zava-maranitra isan-karazany no fitaovam-piadiana nentin’izy ireo tamin’izay fotoana izay. Rehefa tafatsoka tao amin’io trano izy ireo dia basy « calibre 12 Baikal » izay tao no nalain’izy ireo voalohany. Tsy nanohatra rahateo moa ny tompon-trano, hany ka mora tamin’ireo malaso no nanao ny asa ratsiny. Tsy naka n’inona n’inona ankoatr’izay izy ireo ary nitsoaka niakandrefana taorian’izay. Ny marain’ny alatsinainy, vao nahazo antso ny teo anivon’ny zandary Ny harivan’io alatsinainy, andron’ny vehivavy io, indray anefa dia fantatra fa nisy fanafihan-dahalo nahery vaika ihany koa, tsy lavitra an’ilay tanana vao avy lasibatra tetsy ambony. Samy tao amin’ny kaominina Ambohibary ihany saingy tao amin’ny fokontanin’i Miarikofeno. Mbola dahalo teo amin’ny roapolo lahy teo ihany no nanao ny asa ratsy, ary mirongo basim-borona sy zava-maranitra. Tamin’ity indray mitoraka ity dia omby am-polony maro no lasan’izy ireo ary nitondra izay nivoaka ny tanana, nihazo ny lalana avaratra andrefana. Samy nandrindrina ny varavarany avokoa moa ny mponina ary tsy nisy sahy nivoaka nanohitra ireto andian-dahalo, hany ka nanao izay danin’ny kibony izy ireo. Fotoana elaela taorian’ny nitsoahan’ireo malaso no tonga ireo mpitandro filaminana izay nanao ny fanarahan-dia avy hatrany, niaraka tamin’ireo fokonolona. Very teny an-tsefantsefan-dia teny moa izany fanarahana dian’omby izany ary rava maina sy tsy hita tany nanjavonana intsony ireo olon-dratsy. Na izany aza anefa dia mbola mitohy ny fikarohana azy ireo. Raha ny vaovao farany azo, dia heverina fa nizotra nihazo ny an’Ankaraoka, kaominina Marotsipoy ny dian’izy ireo saingy mbola eo am-pitrandrahana izany ireo zandary.

m.L

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Judo : Le « Kagami Biraki » 2021 célébré ce samedi

C’est devenu, depuis onze ans, un rendez-vous annuel de la grande famille du judo malgache et l’Ambassade du Japon. Cette année, la cérémonie du Kagami Biraki 2021 sera célébrée à l’Ambassade du Japon à Ivandry. Initié depuis quelques années par le club Hakudokan à Madagascar, le Kagami Biraki est une cérémonie pour le nouvel an dans le Japon ancien, puis repris par le fondateur du judo dès 1884 où il y partage du « mochi », un gâteau de riz, et du « shiruko » qui est une soupe de haricots rouges. Le « biraki » symbolise le renouveau et la prise de position qui s’apparentent à une bonne résolution comme le nettoyage de printemps. Chaque année depuis 2010, le Kagami Biraki a vu la participation des judokas de la capitale et ses environs, et en collaboration avec la fédération malgache de judo. Des démonstrations de kata ainsi que des partages de repas à la japonaise sont au programme. Cette année, le Japon à travers la ville de Tokyo, accueillera les Jeux olympiques et paralympiques au mois de juillet et août. Le judo, un sport traditionnel japonais, fait partie des disciplines des Jeux olympiques où la Grande île a toujours été représentée lors des précédentes éditions. La fédération malgache de judo a déjà bénéficié du soutien de l’Ambassade du Japon à travers l’envoi de judokas malgaches au pays du Soleil levant pour participer à un stage.

T.H

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Capital humain : 2 620 bénéficiaires du guide d’orientation de la MCU en février

La plupart des pays émergents ont misé sur le capital humain et la qualité de la main-d’œuvre, pour réussir un essor économique. Pour la MCU (Maison de Communication des Universités), le plein emploi ne pourrait être atteint sans orienter les jeunes vers les métiers qui pourraient leur convenir. C’est dans cette optique qu’elle mène des actions d’orientation et d’information pour les lycéens. Au mois de février, la MCU a organisé des séances d’informations sur les différentes formations supérieures disponibles après le baccalauréat au niveau de quatre lycées, notamment ceux d’Anjomakely du district Atsimondrano, Ankadinandriana du district Avaradrano, Ambohitrimanjaka du district d’Atsimondrano et Ambohimangakely. Selon les promoteurs du projet, le but est d’orienter les étudiants de la seconde à la terminale sur les offres de formations universitaires existantes, afin de réduire le taux d’abandon à l’université. Cela leur permet ainsi d’accéder à des emplois qualifiés et stables pour assurer leur avenir. A part l’orientation, certains élèves ont également bénéficié des guides de formation à suivre pour une carrière définie.

Tendance. 2620 lycéens issus des quatre établissements ont bénéficié des actions d’orientation. Selon la MCU, les informations les plus demandées par les jeunes concernent les six universités publiques de Madagascar, la voie à suivre pour devenir fonctionnaire, les langues étrangères, le métier de gendarme, de policier, de militaire, de paramédical et sage-femme, de pilote, d’entrepreneur et d’employé des ONG. A l’heure actuelle, la MCU reçoit de plus en plus de demandes des écoles privées souhaitant bénéficier de ces actions d’orientation et d’information. Les actions se poursuivent, selon ses initiateurs.

Antsa R.

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Fisolokiana avo lenta : Ela nokarohina ka tratra ihany i Gamal Souleman

Voasambotry ny polisy teo Tsaralalàna Antananarivo, ny talata 2 marsa tokony tamin’ny 10 ora alina teo i Gamal Souleman. Efa niandry azy teo ivelan’ny hôtely nisy azy ireo mpitandro ny filaminana noho ny fitoriana voarain’izy ireo fa mpisoloky gaigilahy ity olona nosamborin’izy ireo ity, ary miseho mahitahita eo anivon’ny fitsarana ihany koa. Raha ny vaovao voaray dia vola 15 tapitrisa ariary vidin’ny fiara nanaovany dokambarotra tamin’ny tambajotra “facebook” izay nosolokiany sy nanaovany hosoka izao nisamborana azy izao. Ankilan’izany nandritra ny fisamborana azy tao Antananarivo, dia nitory azy koa amin’ny fanaovana fisolokiana hôtely fandraisam-bahiny nipetrahany ka nahatrarana azy, fa efa mahatratra 7 tapitrisa ariary ny sarany efitranony sy ny sakafony tao amin’izany tsy mbola voalohany. Fantatra ihany koa fa raim-pianakaviana iray monina ao Ankirihiry Toamasina koa no mitory azy ankehitriny, nindramany fiara tsy mataho-dàlana tamin’ireny fihibohana ny taon-dasa ireny izy ity, ka tsy mbola tafaverina ny fiara hatramin’izao. Misy mpandraharaha lavanila ihany koa mitazona azy sy mitory azy koa amin’izao fahatrarana azy izao mikasika ny fivadiam-pitokisana tamin’ny lavanila mahatratra 700 tapitrisa ariary nataony. Ankoatra izany dia be loatra ny falenalenana mihatra amin’ny mpanao fanadiadiana amin’ity raharaha ity. Mbola vao ny eto Antananarivo nandritra nisamborana azy dia efa nisy solombavambahoaka nanao fanelanelanana mba tsy hampidirana azy « violon ». Mbola nitohy io fanelanelanana io vao nigadona teto Toamasina ny fiara nitondra azy avy any Antananarivo. Zandary manana grady kolonely mipetraka eny amin’ny tobin’ny zandary Salazamay no nanao ny fanelanelanana tamin’izany. Tsy nahomby anefa izany tetika izany noho ireo polisy tsy nanaiky lembenana; ka ny maraina vao niverina ilay kolonely amin’ny fifandaminana tokony atao amin’ity mpisoloky avo lenta ity. Nanao ny fanelanelanana rehetra mihitsy ity kolonely zandary ity ka tonga hatreny amin’ny biraon’ny fampanoavana ny tenany nandritra izany. Ho hita eo anefa ny tohiny raharaha eny amin’ny fitsarana…

Malala Didier

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Anosizato : Un corps retrouvé dans les eaux de l’Ikopa

Encore une fois, un corps sans vie a été retrouvé dans la rivière d’Ikopa. À hauteur d’Anosizato-Est, les riverains ont été les témoins d’une désagréable surprise matinale, mercredi, en apercevant un cadavre dans le lit de la rivière. Il a fallu une intervention des sapeurs-pompiers pour repêcher le corps et l’emmener à la morgue. Sa famille le réclamait hier. Il s’agit d’un homme de 26 ans, dénommé Faniry. Selon les informations, il était introuvable depuis dimanche dernier alors qu’il devait rejoindre son foyer à Anosimahavelona après une visite auprès de ses proches à Antananarivo. Entre dimanche et mardi, le jour de la découverte macabre, les circonstances restent à déterminer par les enquêteurs afin de trouver une explication à la mort de la victime. Hier, la dépouille a été récupérée par sa famille. Ikopa a été maintes fois le théâtre d’une découverte pareille. Dans la plupart des cas, la grande chaleur estivale amène les riverains à y nager. Pourtant, les profondeurs très variées de la rivière avec l’exploitation artisanale et sauvage de sables sur place favorisent les noyades accidentelles. Dans certains cas, l’Ikopa sert d’endroit idéal pour les criminels afin de se débarrasser des corps de leurs victimes. Ces tristes réputations font de l’Ikopa un long fleuve pas du tout…tranquille.

 D.R

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Korontana tamin’ny “tsena mora” : Tovolahy nilahatra “vary mora” voatsatoka antsy

Savoritaka hatrany ny filaharana ny tsena mora isaky ny tonga ny entana. Ny tena hiadiana amin’izany dia ireo “menaka mora”  ka mahatonga ny filaharanam-be. Mandritra ny fisian’ny entana ihany koa, amin’ny 4 ora maraina dia efa manomboka ny fandaharana ny harona sy ny tavoahangy eny amin’ny fokontany amin’izany; misy ireo miseho ho mahitahita mametraka vola amin’ireo mpiambina eny amin’ny biraom-pokontany dia mahazo laharana alohaloha, ao kosa ireo manome vola ireo mpivarotra eny amin’ny tsena mora dia mahazo ihany na tsy milahatra aza. Niseho ary ny voka-dratsin’izany ny sabotsy teo ao amin’ilay tsena mora tao Ambohijafy atsimo tokony tamin’ny 9ora. Nifampihantsy ady ireto tovolahy roa ireto ary avy namoaka ny tao am-bavany sy ny tao am-pony rehetra mikasika ny filaharan’ny harona sy ny tavoahangy teo. Raikitra ny ady totohondry nandritra izany ka ireo vahoaka teo ihany no nampisaraka izany. Vita ny ady aloha teo, saingy lasa nody naka antsy ny iray tamin’izy roa lahy, ka ny fiverenany taorian’izany tsy nisy alaharo fa tonga dia tsindrona antsy no nitranga, ka voa teo amin’ny hatony sy ny tratrany ny tovolahy iray tamin’izy ireo. Nifantsitsitra ny rà nandritra izany saingy nanao tari-dositra kosa ilay nanidrona antsy taorian’izay, raha variana nitondra ilay naratra teny amin’ny hôopitaly manaram-penitra Morafeno ny fokonolona. Tena mbola atahorana ny ain’ity voatsatoka antsy satria tamin’ny faritry ny tendany no voatsatoka. Tsy mbola misy tohiny hatreto ny raharaha fa mbola mitsabo ny fianakavian’ny maratra izao, nilaza kosa izy ireo fa tsy hanaiky mora izao raharaha izao fa hampakatra izany eny amin’ny fitsarana.

Malala Didier

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Brigade féminine de proximité : Un pickpocket arrêté par une policière

Une héroïne, voilà comment peut-on qualifier la policière qui a sauvé une femme de nationalité étrangère à Isotry, victime d’un malfaiteur. Selon l’information, le pickpocket a pris de force le smartphone de la femme qu’elle avait dans les mains au moment où elle prenait un taxi. Paniquée, elle a crié à haute voix. Une policière se trouvant aux alentours des lieux s’est dépêchée de poursuivre le brigand qui a pris la fuite après avoir obtenu son butin. L’effort de la policière a porté ses fruits, elle a rattrapé le bandit avec le téléphone qu’il venait de dérober à la dame. « La policière est intervenue avec une célérité qui a surpris le voleur, lequel n’a pas eu le temps de réaliser ce qu’il lui arrivait. Les badauds ont tenu à saluer le courage et la prompte intervention de l’agent. Un grand bravo à cette policière qui a été à la hauteur de sa noble mission », selon un témoin. D’après les forces de l’ordre, ces malfrats emmènent toujours avec eux un sac en plastique pour tromper la vigilance de leurs victimes. Le mode opératoire reste le même, ils font semblant d’être des acheteurs et font leurs courses alors que leur intention est de voler. Sous leur masque d’acheteur se cache un vulgaire voleur. Le malfaiteur a été placé en garde à vue, et une enquête a été ouverte et il devrait bientôt paraître au parquet.

Yv Sam

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Acte de banditisme : Une épicerie attaquée par six bandits armés

L’insécurité reprend de l’ampleur dans les zones rurales, et ce presque tous les jours. La population vit dans la terreur. Parmi les localités réputées dangereuses en matière d’acte de banditisme, Amparafaravola a été le théâtre d’une attaque à main armée. Six bandits armés de fusils de chasse et d’armes blanches ont saccagé une épicerie au fokontany Ranofotsy, commune rurale de Ranomainty et district Amparafaravola, dimanche vers 19 heures. «Six individus opérant à visage découvert, munis de fusils de chasse et arme blanche se sont introduits brutalement dans l’épicerie d’un certain Fabien », selon l’explication de la gendarmerie. Les malfaiteurs ont ouvert le feu, qui a retenti dans tout le village et ses environs, avant de dévaliser la boutique de la victime. Ils ont dérobé 200 000 Ariary. Les gendarmes en poste à Ranomainty se sont dépêchés sur les lieux pour intervenir mais les malfaiteurs étaient déjà partis au moment de l’arrivée des forces de l’ordre sur place. Aucun blessé ni mort n’a été à déplorer. Une poursuite a été engagée par les éléments de la gendarmerie de Ranomainty avec les membres du fokonolona. Le fokonolona se plaint de la recrudescence de l’insécurité, car dans les zones rurales de Madagascar, elle ne date pas d’hier, mais aucune mesure appropriée n’a été prise pour résoudre ce phénomène. Quelques fois, des opérations militaires ont été engagées, mais elles sont périodiques. Les habitants de la région ont toujours vécu dans la terreur, en particulier les propriétaires de bovidés car ces derniers sont considérés comme la proie des dahalo. La situation n’est pas près de s’améliorer dans le contexte actuel. Il faut dire que les bandits de grand chemin règnent en maîtres et ne cessent de semer la terreur sur leur passage. De ce fait, les éléments des forces de l’ordre sur place sont insuffisants pour les dissuader d’opérer.

Yv Sam

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Parlement : Session extraordinaire le 17 mars

Brunel Razafintsiandraofa, Irmah Naharimamy et Jean Jacques Rabenirina sont donnés favoris pour occuper le perchoir de l’Assemblée nationale en cas de vacance de ce poste.

Le parlement va se réunir pour élire les nouveaux hauts conseillers auprès de la Haute cour constitutionnelle.

Une nouvelle mouture de la Haute cour constitutionnelle sera connue d’ici la semaine prochaine. Le parlement est convoqué à une réunion à partir du 17 mars prochain pour désigner les quatre noms des futurs membres de la Haute Cour Constitutionnelle au titre des deux chambres. Ce remaniement des membres de la cour constitutionnelle pourrait impacter la formation déjà en place au sein de l’Assemblée nationale. Les bruits sur la candidature de Christine Razanamahasoa à la présidence de la Cour Constitutionnelle deviennent de plus en plus persistants. Cette magistrate de carrière bénéficie du soutien indéfectible de sa formation politique et sa fidélité envers le président de la République peut la mettre sur une voie royale pour succéder à Jean Eric Rakotoarisoa. En tout cas, son profil sortira du lot parmi les candidats qui vont être avancés par l’Assemblée nationale.

Vide. Dans tous les cas, les deux juristes qui représenteront la Chambre basse auprès de la Haute cour constitutionnelle seront connus la semaine prochaine, comme les deux autres qui siégeront à Ambohidahy au titre de la Chambre haute. Le probable départ de Christine Razanamahasoa laissera un vide à la tête de l’Assemblée nationale et nourrit les ambitions de certains. Quoi qu’il en soit, la présidence de l’Assemblée nationale restera une chasse gardée de la majorité. La couleur est déjà annoncée depuis le début de la mandature, et elle sera « orange ».

Mouvance. Au niveau du camp présidentiel, le débat est déjà lancé sur le potentiel futur président de la Chambre basse et les noms des vice-présidents reviennent sur toutes les lèvres, en l’occurrence Brunel Razafintsiandraofa qui occupe actuellement le poste de vice-président pour Fianarantsoa. Sa formation de juriste et sa carrière politique au sein de la mouvance du chef de l’Etat pourrait faire pencher la balance en sa faveur. Depuis son élection au poste de député d’Ikongo en 2013, il a toujours milité sous les couleurs du Mapar et s’est opposé au régime Rajaonarimampianina au profit de l’actuel président.

Premier rang. L’autre vice-président de l’Assemblée nationale qui pourrait également avoir des ambitions pour postuler au poste de président de cette institution serait le député de Betioky du Sud, Jean Jacques Rabenirina. Ce membre du parti Malagasy Miara-miainga de Hajo Andrianainarivelo bénéficie d’une solide expérience politique mais il devrait, d’abord, décrocher le soutien du parti présidentiel pour pouvoir se hisser au premier rang au perchoir. De plus, ses concurrents à ce poste ne seront pas des moindres: Irmah Naharimamy notamment, députée de Toamasina I, pourrait revenir dans la course. Le nom de cette ancienne ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion féminine a circulé comme le challenger de Christine Razanamahasoa en 2019.

Rija R.

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Francophonie : Le dictionnaire des francophones en gestation

La langue française est parlée et écrite par près de 300 millions de francophones dans le monde. S’imprégnant de différentes cultures, elle s’est enrichie et a fait naître des éléments de langage propres à chaque pays et à chaque culture. C’est ainsi que la délégation générale à la langue française et aux langues de France du ministère français de la Culture a été chargée de conduire un projet de création d’un dictionnaire des francophones. Il s’agit d’une application mobile accessible via un téléphone ou une tablette. Ce programme renferme des milliers de ressources venues de toute la francophonie et sera ouvert à la contribution de tous les utilisateurs. Toutes les équivalences et les variantes du français y sont les bienvenues, de Madagascar au Québec en passant par les pays d’Afrique et d’Europe francophones. On peut y trouver par exemple la signification du terme québécois « pourriel » qui fait référence au courrier indésirable, ou bien l’expression « lancer un chameau » utilisée en RDC et qui veut dire « commettre une faute d’orthographe ». En résumé, ce sont plus de 400 000 mots et 600 000 définitions qui sont sur cette plateforme. Et ces chiffres vont encore monter puisque le projet est collaboratif et chacun peut enrichir la collection. Différents experts de la francophonie se réunissent autour du professeur Bernard Cerquiglini à l’Institut international pour la francophonie, pour la réalisation de ce dictionnaire des francophones.

Cette application, fruit du partenariat entre le ministère français de la Culture, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’Institut français, l’OIF, l’Académie des sciences d’Outre-Mer, TV5Monde et l’AUF ; devrait être accessible très bientôt. À noter que sa sortie initiale en mars 2020 a été repoussée en raison de la crise sanitaire et d’autres circonstances.

Anja RANDRIAMAHEFA

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UNDD : Présentation du nouveau bureau demain

Après un long moment de silence politique, le parti UNDD va sortir de son mutisme. Le parti créé en 1989 par l’ancien président, feu Zafy Albert, convoque la presse demain à la Villa Elisabeth Ivandry. Au menu, la présentation des nouveaux membres du bureau de l’UNDD nouvellement élus. Ce sera aussi une occasion pour les pro-Zafy de s’exprimer sur leur position par rapport à la situation politique actuelle. La question est de savoir si le parti UNDD parviendra à faire un retour en force sur l’échiquier politique. Ayant fait partie des quatre grandes mouvances politiques du pays sous la Transition de 2009 à 2014 et pendant les différentes concertations politiques ayant marqué l’histoire de Madagascar, le parti n’a plus participé à aucune échéance électorale ces dernières années.

Davis R

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CENI : 4 796 853 électrices en 2020

Dans une optique d’amélioration de la liste électorale et de promotion de la politique genre au niveau de la CENI, entrant également dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des droits de la femme, cette commission électorale a tenu un cadre de concertation, hier, à son siège à Alarobia. Le thème a été la « promotion du genre et liste électorale ». Suivant la révision annuelle de la liste électorale (RALE) 2019-2020, l’on a recensé 10 381 133 personnes dont 4 796 853 femmes. Lors de son intervention, le commissaire électoral Maria Raharinivonirina s’est posé la question : L’égalité homme/femme a-t-elle été atteinte ? Et d’enchaîner que beaucoup reste à faire, notamment concernant la participation à la vie publique et politique.

Promotion du genre. Ce cadre de concertation s’est fixé d’ailleurs comme objectif la promotion du genre à tous les niveaux. Il s’agit, entre autres, de la promotion de l’autonomisation et de l’émancipation des femmes et l’exhaustivité de la liste électorale en prenant en considération la composition de l’électorat. Il a été également question de rendre fiable la liste électorale, d’améliorer le taux d’inscription des femmes sur la liste électorale et de permettre la participation des femmes à toutes les étapes du processus électoral, à savoir électeurs, candidats, membres des bureaux de vote et observateurs. Mais d’autres paramètres sont en jeu, comme le désintéressement et la non-considération de la femme.

Dominique R.

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Pouvoir-opposition : aucune trêve pour le moment

C’est dans un attentisme prudent que les Malgaches attendent la suite des événements après le face-à-face entre le pouvoir et l’opposition ce week-end. Le régime a parfaitement tiré partie de l’audience du concert évangélique qu’il a organisé tandis que les députés TIM ont réussi à faire le rapport d’activité auquel ils avaient droit. Le soufflet est donc retombé. Chaque camp met en place sa nouvelle stratégie. Le président a repris son offensive sur le terrain et l’opposition qui n’entend pas se laisser distancer annonce déjà qu’une nouvelle rencontre avec la population aura lieu samedi prochain. On sait donc qu’il n’y aura aucune trêve et que le combat politique continue.

Pouvoir-opposition : aucune trêve pour le moment

Le scénario pessimiste imaginé par certains n’a pas eu lieu le week-end dernier. L’autorisation de présenter leur rapport d’activité a été finalement accordée aux députés TIM de Tana et le lieu a été le Magro Tanjombato. Ces derniers l’ont eu après de multiples démarches, mais leur ténacité a payé. Le pouvoir, après les multiples critiques qui lui ont été adressées ces derniers temps a manœuvré finement. Le concert évangélique intitulé « vavaka ho an’ny firenena » qu’il a organisé lui a permis de se donner une image de modération. Il n’est pas question cependant de comparer les deux rassemblements. Le président de la République a décidé de ne pas rester inerte et depuis le début de la semaine, il est allé sur le terrain. Il s’est rendu à Antsiranana où il a inauguré des « zava-bita ». De retour à Tana, la représentante de la Banque mondiale lui a annoncé l’octroi de 150 millions de dollars dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. La reprise des « tosika fameno » va avoir lieu et elle s’étendra à près de 29 districts. C’est cet aspect positif qui est mis en exergue actuellement. Le calme est pour le moment revenu. Le pouvoir montre qu’il se préoccupe des difficultés de la population. On verra l’impact de cette sollicitude dans les temps à venir.

Patrice RABE

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Développement durable : 1 000 arbres fruitiers plantés par les Rotariens à Anjomoka

Journée de reboisement à Anjomoka, avec la participation de 8 clubs rotariens d’Antananarivo.

Les actions de reboisement se multiplient et s’améliorent davantage. Si auparavant, les différentes organisations se limitaient à organiser une journée de reboisement tous les ans, beaucoup d’entre elles prévoient aujourd’hui la prise en charge du suivi et de l’entretien périodique de ces plants, en partenariat avec la communauté locale. C’est le cas de la grande famille rotarienne d’Antananarivo. Le 28 février dernier, les représentants de huit clubs ont participé à une journée de reboisement dans l’objectif d’agir ensemble pour le développement durable. C’était dans la commune Anjomoka, à 40 Km d’Antananarivo, sur l’axe de la RN4 en direction de Mahajanga. Selon les participants, cette action s’inscrit dans le cadre de la célébration des 116 ans du mouvement du Rotary International. « La protection de l’environnement fait partie des axes stratégiques du Rotary. Dans ce sens, le reboisement est l’un des moyens durables pour le développement du pays qui nécessite la contribution de tous. Et cette mobilisation commune vise à renforcer la solidarité inter-Clubs », a indiqué la présidente du Club Antananarivo Ankorondrano, Tiana Raharison Ramarojaona, représentant les présidents des Clubs présents.

Optique durable. Plus de 1 000 jeunes plants d’arbres fruitiers, notamment des avocatiers, des pommiers… ont été plantés durant cette journée. Pour s’assurer que ces plantes poussent et grandissent dans un environnement favorable, les Rotariens prévoient la prise en charge du suivi et de l’entretien périodique, qui seront assurés par la communauté locale. A part les retombés écologiques escomptés, les produits de cette action de développement seront attribués à la nouvelle génération de la communauté environnante, selon les Rotariens, qui ont mis en avant leur optique de « servir dans l’amitié ». Pour eux, le reboisement est l’un des moyens durables favorisant le développement du pays qui nécessite la contribution de tous.

Antsa R.

 

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Protection sociale et Covid-19 : Continuité des transferts monétaires grâce à 150 millions USD de la Ba...

Le projet de filets sociaux de sécurité (SSNP) vient de bénéficier de 150 millions de dollars de financement supplémentaire de la Banque mondiale, dans le cadre du renforcement des programmes nationaux de protection sociale à Madagascar et de l’accélération de la riposte en protection sociale face à la pandémie de Covid-19.

 

Faire accéder à davantage de ménages malgaches extrêmement pauvres aux services de filet de sécurité, et accélérer la riposte en protection sociale face à la pandémie de Covid-19, notamment sous forme de transfert monétaire. A travers le projet de filets sociaux de sécurité, les plus pauvres auront encore la possibilité de bénéficier de mesures particulières en matière de protection sociale, et spécifiquement face à la Covid-19. C’est à ce titre que la Banque mondiale a octroyé 150 millions de dollars, à titre de don.

 

9 districts supplémentaires. Ce troisième financement supplémentaire permettra d’assurer la continuité des transferts monétaires en faveur de la plupart des ménages et des bénéficiaires actuels. Parallèlement, la démarche sera étendue vers neuf autres districts cinq régions, à savoir Alaotra Mangoro, Analamanga, Analanjirofo, Atsimo-Atsinanana et Menabe. Ce qui porte à 14 le nombre de régions et à 29 le nombre de districts où le programme de protection sociale est mis en œuvre, avec environ 4 millions de personnes bénéficiaires.

 

Capitalisation des acquis. Le projet capitalisera sur les acquis du « Tosika Fameno » pour renforcer la résilience à long terme des ménages pauvres et vulnérables en milieu urbain, souligne la Banque mondiale. Plus précisément, le projet renforcera davantage les mesures d’accompagnement des ménages bénéficiaires dans le contexte actuel de crise sanitaire et ce, afin de faire émerger de meilleures opportunités pour améliorer de façon durable leurs conditions de vie. Les ménages pauvres en zone rurale seront particulièrement ciblés. De même, il s’agira de la mise en oeuvre d’un nouveau programme de transfert monétaire en milieu urbain.

 

Couverture très limitée. Ce programme mettra également en place une stratégie de sortie afin que les bénéficiaires qui ont pu se relever grâce au programme puissent faire place à d’autres personnes dans le besoin pour bénéficier, à leur tour, du programme. Par ailleurs, le système national de protection sociale sera renforcé par la numérisation de l’enregistrement et le développement d’un système de paiement électronique, ainsi que le renforcement du système de plainte.

La Banque mondiale souligne, toutefois, que la couverture et le financement des filets sociaux de sécurité restent extrêmement limités à Madagascar. Les programmes réguliers, hors contexte de crise sanitaire, ne touchent que 6% des ménages en situation d’extrême pauvreté, et ne sont opérationnels que dans 8% des districts les plus pauvres. La couverture par les filets sociaux de sécurité existants augmente à 10% des personnes extrêmement pauvres en période de crise tels les sécheresses, les cyclones et dernièrement, le confinement à cause de Covid-19.

Hanitra R.

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Projet Tanamasoandro : Lancement de l’étude d’impact environnemental

C’est désormais officiel. La nouvelle ville Tanamasoandro sera implantée à Imerintsiatosika, précisément dans la commune de Tsimahabeomby qui a déjà été indiquée comme étant une « zone d’aménagement différé », selon une note prise par le ministère de tutelle. En effet, le Conseil des ministres d’hier a adopté la décision concernant le lancement de l’étude d’impact environnemental et social relatif à la mise en œuvre de ce projet, considéré comme le projet phare de ce premier quinquennat du président Andry Rajoelina. Une démarche marquant la première étape de l’implantation du projet sur le site. Contrairement aux habitants d’Ambohitrimanjaka, la population d’Imerintsiatosika n’a pas contesté l’implantation de la nouvelle ville Tanamasoandro dans sa commune. Au mois de novembre de l’année dernière, le vice-ministère en charge des Nouvelles villes et de l’habitat avait déjà pris un arrêté prévoyant le gel des procédures des transactions foncières pour interdire la vente de terrains à Imerintsiatosika et ses environs. Le projet sera érigé sur un terrain de 1 000 Ha, a-t-on fait savoir. Pour rappel : le projet Tanamasoandro prévoit la construction de logements sociaux pouvant accueillir 100 000 à 300 000 personnes, d’une autoroute, d’infrastructures scolaires et sanitaires, de complexes sportifs et hôteliers, de voies de communication et de nombreux bureaux administratifs.

Davis R