Les actualités Malgaches du Dimanche 11 Mars 2018

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Descente d’Andry Rajoelina à Ambilobe - Le HVM mauvais joueur

Mauvais joueurs. Le HVM et les dirigeants actuels le sont. En effet, selon nos sources ces derniers, ne digérant pas le succès enregistré par  l’ex- homme fort de la Transition Andry Nirina Rajoelina lors de sa descente à Ambilobe jeudi dernier, menaceraient d’écarter certaines autorités de la localité. L’euphorie était en effet  au rendez-vous dans la capitale de l’Ankarabe et cette première descente de l’ancien président de la Transition dans ledit District est un signe d’espoir pour la population. A noter que durant la présentation de l’IEM (Initiative pour l’émergence de  Madagascar) le jour suivant (vendredi) à l’hôtel-restaurant « Lémurien » par l’ancien président de la Transition Andry Nirina Rajoelina et qui a vu la participation du prince Antakarana Tsimiaro III, des notables, chefs religieux, opérateurs, cadres, paysans, étudiants etc. nombreux sont les problèmes qui ont été évoqués par ces derniers lesquels, à en juger par leurs propos, n’ont confiance qu’en Andry Nirina Rajoelina pour sortir la population malagasy de la misère.

Selon nos sources pour des ténors du HVM et des dirigeants actuels, le chef de  District d’Ambilobe a failli à sa responsabilité dans la mesure où il a donné un accord favorable au meeting organisé au stade municipal. Il en est de même toujours selon nos sources de certains responsables des Forces de l’ordre qui ont veillé au bon déroulement de l’accueil d’Andry Rajoelina et son équipe ainsi que du meeting qui s’est tenu  au stade municipal. Ils ne sont pas les seuls. Même des confrères de la ville d’Ambilobe selon des indiscrétions font l’objet de menace de la part de certains responsables du HVM. N’importe quoi. En tout cas, depuis samedi dernier, le bruit selon lequel le chef dudit District et d’autres responsables d’Ambilobe seraient sur la sellette court. « Des têtes vont tomber dont celles  du chef de District et d’un responsable des Forces de l’ordre », ont confié nos sources. Le premier magistrat de la ville d’Ambilobe qui est élu sous les couleurs de MAPAR serait également dans le collimateur des barons du HVM. Ces derniers projetteraient  de le destituer et de le remplacer par un Pds (Président de la délégation spéciale). « Qu’ils le fassent. On verra bien la suite », ont fait savoir des habitants de la ville d’Ambilobe qui ont eu vent du sinistre projet des dirigeants actuels à l’endroit d’Assimo Bruno puisque le maire en question s’appelle ainsi.Contre-offensivePris au dépourvu par la déclaration de l’ancien homme fort de la Transition Andry Nirina Rajoelina sur l’envoi d’engins à Ambilobe cette semaine afin de réhabiliter les routes de ladite ville, le pouvoir a décidé de passer à la contre-offensive. Selon nos sources, des sénateurs HVM et des députés acquis à la cause du régime actuel se sont réunis afin de trouver la parade à l’initiative  d’Andry Rajoelina. On croit savoir que le ministre des Travaux publics a demandé aux responsables de la direction régionale de son département de procéder au recensement des routes dégradées dans le District d’Ambilobe et aurait fait savoir que des engins seront acheminés vers ladite ville dans un très bref délai. Il aurait donc fallu que le leader de la Révolution orange fasse part de sa volonté d’aider le maire dans la  réhabilitation des routes de la ville d’Ambilobe pour que les dirigeants actuels réagissent. Une attitude qui frise l’amateurisme mais qui ne gêne point  ces derniers. « Si c’est de cette façon que les dirigeants actuels comptent redorer leur blason et gagner la confiance de la population, ils se gourent. Ce n’est pas en 7 mois le temps qui reste  au Président Hery Rajaonarimampianina de diriger le pays que le HVM compte se rattraper et sortir la population malagasy de la pauvreté », ont déclaré des observateurs politiques. Et de continuer  « Rivo Rakotovao et son équipe peuvent le nier mais le HVM panique et Zandrikely  est devenu leur pire cauchemar ».A.Lepêcheur

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Lutte contre la malnutrition - Exploitation recommandée des produits locaux

Madagascar dispose assez d’éléments nutritifs pour combattre la malnutrition. Que ce soit pour lutter contre la malnutrition chronique ou aiguë, les productions locales renferment les valeurs nourrissantes recommandées par les nutritionnistes. Les Malagasy, notamment ceux habitant dans les villes, doivent essayer de remplacer le riz par d’autres aliments ayant les mêmes apports calorifiques à savoir le maïs et le manioc. « Particulièrement pour le manioc, il s’agit d’un aliment à part entier. Le fait de le bouillir débarrassera les résidus qui favorisent la décalcification et permet d’obtenir des éléments nutritifs. Par la suite, le manioc mélangé avec des viandes ou des aliments de même composants protéiniques peut remplacer l’aliment de base » explique Holy Raobelina de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

En outre, étant donné que les gargotes envahissent entre autres la capitale et constituent une source de la malnutrition, cette agence onusienne essaie actuellement de monter un projet sur les aliments de rue. Un cadre de programmation qui visera cette source d’alimentation et de revenu se met en place. Pour bien mener cette action, il faut se débarrasser des pâtes alimentaires et des casse-croûtes qui ne contiennent pas assez d’éléments nutritifs. La consommation de ces produits représente un grand danger pour la santé. Par ailleurs, dans le milieu rural où l’agriculture et l’élevage demeurent les principales activités des habitants, ces derniers ne disposent plus assez de temps dans la préparation de leurs repas. De cette façon, il est recommandé d’adopter les aliments qui ne requièrent pas une longue préparation. « L’association FVTFM œuvrant dans 21 régions de la Grande île assurent depuis des années la transformation et la conservation des produits locaux qui répondent favorablement à cette attente », indique Razafindrasoa Hélène, vice-présidente de la fédération des femmes paysannes. Cette plateforme valorise les produits locaux tout en profitant de la période des moissons pour avoir une meilleure récolte qui assurera la provision tout au long de l’année. Outre cette méthode, le choix des aliments iodés est préférable pour maintenir le corps en bonne santé. L’exploitation des aliments qui en contiennent dont le cresson constitue déjà une grande étape pour cette cause.  K.R.

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Initiative pour l’Emergence de Madagascar - La population d’Ambilobe mise à contribution

Après une célébration enflammée de la journée internationale des femmes le 8 mars, l’ancien président de la Transition Andry Rajoelina a enchainé sa visite à Ambilobe par la présentation de sa fameuse Initiative pour l’Emergence de Madagascar (IEM). Ce fut au cours d’un rassemblement à l’hôtel « Les lémuriens » à Ambilobe le vendredi 9 mars dernier. D’emblée, le président de l’IEM a expliqué les principales motivations et objectifs de cette initiative qui est de « garantir un développement immédiat et rattraper le retard de Madagascar qui tient malheureusement la 5ème place parmi les pays les plus pauvres du monde ». Notables, autorités locales, opérateurs économiques et jeunes intellectuels ont répondu présents au cours de cette descente dans le District d’Ambilobe, Région Diana. L’ex – homme fort du régime transitoire n’a pas manqué de rappeler le projet de son épouse Mialy Rajoelina en vue de la mise en place d’une usine de production d’énergie à base d’éthanol en guise d’alternative à l’utilisation de charbon de bois. Un projet qui devrait créer beaucoup d’emploi dans la localité d’Ambilobe qui regorge de richesses minières comme l’or ainsi que de richesses marines.

 Desiderata et solutions Ce fut l’occasion pour le leader de l’IEM d’écouter les doléances, desiderata ainsi que les solutions proposées par les habitants d’Ambilobe pour leur propre développement. Parmi les personnes qui ont participé aux débats figurent un grand nombre d’employés de l’usine sucrière SUCOME (ex – SIRAMA), à l’instar de Tombo Modeste, agent technique qui compte 35 ans de service à la SIRAMA. Il a vivement interpellé sur la présence, ou plutôt l’occupation chinoise à Madagascar. « Tout s’achète à Madagascar y compris le Gouvernement. Telle est la devise des Chinois », déplore – t – il. En guise de solution, il suggère que l’Etat considère particulièrement le droit des travailleurs malagasy car selon lui « les Chinois n’ont pas peur de bafouer les droits des employés ». Il souligne aussi que dans les contrats de travail, les Chinois s’engagent à respecter les droits des employés et risquent une résiliation de contrat mais l’application dans la réalité est toute autre. Pour sa part, Louison Tombo, un éducateur de jeunes a abordé le problème délicat des « Foroches » dans cette partie nord de l’île. « Nos terrains ont besoin d’être réhabilités. L’absence des espaces de loisirs et de sports ainsi que le chômage poussent les jeunes à sortir du droit chemin », révèle – t – il. Des idées qui ont été notées et prises en considération par Andry Rajoelina et son équipe. Le président de l’IEM a préconisé la mise en place d’un cercle de réflexion pour centraliser les idées. Recueillis par Sandra R.

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Journée mouvementée à Tuléar pour protester contre l'assassinat monstre d’une fille Antandroy le 27 ...

La ville de Tuléar était en effervescence à la fin de la semaine. Des tireurs de cyclo-pousses Antandroy ont manifesté leur mécontentement face à la mort de manière sauvage d’une fille qui fait partie de leur ethnie, assassinat qui est survenu le 27 février dernier.
Aucune mesure n’a été prise pour retrouver l’assassin afin de mettre en œuvre le DINABE selon les manifestants. Les éléments de la force de l’ordre sont entrés en action pour disperser les manifestants. Presque 67 tireurs de cyclo-pousse ont été arrêtés pendant la manifestation. Il a été décidé lors de l’entrevue de natif Antandroy et le chef de région Atsimo Andrefana que la dépouille mortelle de la jeune fille sera d’abord enterrée et les 33 bœufs réclamés par la famille seront livrés. L’enquête concernant l’assassinat se poursuit selon l’affirmation des responsables étatiques.
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Affaire Houcine Arfa : le parquet de Paris a lancé une poursuite pénale (Ministre des Affaires Etrangèr...

Le parquet de Paris a démontré sa volonté à coopérer avec la Justice malgache à l’égard de l’affaire Houcine Arfa selon le Ministre de l’Affaire Etrangère. Le parquet de Paris a déclenché une poursuite pénale à l’encontre de Houcine Arfa. Une telle décision a été prise du fait que celui-ci se trouvait en France actuellement.
Cette entraide figure parmi la coopération judiciaire entre les pays d’après toujours le MAE. Malgré la coopération, les deux justices restent exclusivement indépendantes dans le traitement de l’affaire. De ce fait, si Houcine Arfa est arrêté par la justice française, il y sera jugé, et même si le procès aura lieu en France, tous les chefs d’inculpation qui pèsent sur lui seront également considérés. À part la procédure d’évasion, ce ressortissant français a été poursuivi pour une diffamation publique. Le Ministre de la Justice malgache a déjà déposé une plainte au parquet de Paris pour ce même motif.
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Journée mouvementée à Tuléar pour protester contre l'assassinat d’une jeune fille Antandroy le 27 f...

La ville de Tuléar était en effervescence à la fin de la semaine. Des tireurs de cyclo-pousses Antandroy ont manifesté leur mécontentement face à la mort de manière sauvage d’une fille qui fait partie de leur ethnie, assassinat qui est survenu le 27 février dernier.
Aucune mesure n’a été prise pour retrouver l’assassin afin de mettre en œuvre le DINABE selon les manifestants. Les éléments des forces de l’ordre sont entrés en action pour disperser les manifestants. Presque 67 tireurs de cyclo-pousse ont été arrêtés pendant la manifestation. Il a été décidé lors de l’entrevue de natif Antandroy et le chef de région Atsimo Andrefana que la dépouille mortelle de la jeune fille sera d’abord enterrée et les 33 bœufs réclamés par la famille seront livrés. L’enquête concernant l’assassinat se poursuit selon l’affirmation des responsables étatiques.
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Fausse accusation de vol d’ossements - Un opérateur lynché à mort, son accompagnateur grièvement blessé

Fin tragique pour deux individus accusés à tort ! Le soir du  9 mars, un double lynchage à caractère de vindicte populaire lié à une affaire de fausse accusation pour vol d’ossements humains, a coûté la vie à un opérateur économique et agriculteur prénommé Fleury et blessé gravement son accompagnateur, un mécanicien de son état. Tous les deux étaient au volant de leurs voitures lorsque des individus déchaînés étaient venus s’en prendre violemment à eux à coups de machettes et d’objets tranchants. Tout cela à cause d’une simple rumeur ou plutôt un fâcheux malentendu sur leur compte. Ce drame est survenu à Betsiraha, Commune de Lopary, District de Vangaindrano. Et pourtant, les concernés avaient été accompagnés par deux gendarmes.

Les choses s’étaient déroulées de façon inattendue. En cours de route, les deux véhicules ont dû faire une halte dans le village de Betsiraha car il y avait un sac sur le côté de la chaussée. Il contenait des ossements humains. Les gendarmes de l’escorte ont alors informé le commandant de brigade de Vangaindrano. Ce dernier a recommandé de transporter la marchandise à bord de l’une des voitures. L’instruction suivante consistait à demander aux villageois s’il y avait des cimetières dévalisés dans la Région. C’était dans ces circonstances que les gendarmes ont fait descendre le sac de la voiture pendant qu’ils allaient consulter les riverains et les responsables de la collectivité locale. Entre-temps, Fleury et Thierry (le mécanicien) étaient restés dans leurs voitures. La foule se rassemblait autour d’eux. Une partie de ces gens ont fait savoir aux autres que Fleury venait d’être arrêté par les gendarmes pour avoir volé des restes humains. Aussitôt, les curieux, dans leur méconnaissance, ont voulu faire sortir les deux  automobilistes des véhicules dans le but de les assassiner. Lorsque les deux gendarmes et les responsables de la localité étaient retournés à l’endroit où les agressions se sont produites, ils n’y retrouvaient plus que Thierry. Plus tard, les gendarmes ont appris que Fleury a tenté de fuir à bord de sa voiture. Mais des villageois ont déjà saboté le pont en bois situé à la sortie de la petite ville. Les villageois ont alors fracassé les vitres du véhicule afin d’extirper Fleury de l’habitacle et l’ont attaqué avec un sabre. Le malheureux fut grièvement blessé. Dans un instinct de survie, il a continué à s’enfuir à pied. Entre-temps, les habitants, assoiffés de sang, lui ont tendu un piège à 2 km plus loin où ils ont attrapé le fugitif avant de l’achever de façon inhumaine et barbare. Le sort du mécanicien était moins dramatique. Il n’a pas réussi à échapper à la meute de poursuivants. Ils l’ont déjà lacéré avec leurs couteaux lorsque les gendarmes et les notables de la cité ont débarqué sur les lieux. Ces derniers ont réussi à empêcher cette foule déchaînée de ne pas tuer la victime, qui a dû être évacuée d’urgence  à l’hôpital. Ce n’était qu’après quelques moments que le commandant de brigade de gendarmerie locale et d’autres gendarmes dépêchés de Vangaindrano sont arrivés. Fleury a donc perdu sa vie en voulant aider les villageois qui s’étaient retournés violemment contre lui. Que justice soit faite ! Franck Roland

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Environnement - Restaurer plus de 4 millions d’hectares de forêts

Lutte contre le changement climatique. A travers l’AFR100 ou l’Initiative pour la restauration des forêts et des paysages forestiers dans le continent, l’Afrique s’est engagé à restaurer pas moins de 100 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030. Et Madagascar fait partie des 28 pays qui se sont engagés dans cette initiative. Le pays se lance donc comme défi de restaurer 4 millions d’hectares de forêts avant 2030. Effectivement, comme plus de 46 % de sa superficie ont été dégradés par la déforestation et les feux de brousse, la Grande île dispose d’une forte potentialité de restauration. Le concept étant de transformer les zones dégradées et déboisées en un écosystème plus résilient mais également multifonctionnel, avec des impacts bénéfiques sur l’économie locale mais également nationale.

Au cours des deux dernières années, les secteurs touchés comme l’environnement, l’agriculture ou encore l’eau et l’énergie ont alors collaboré afin d’assurer l’engagement du pays dans cette initiative. La « Stratégie nationale sur la restauration des paysages forestiers et des infrastructures vertes » a alors été initiée avec l’appui du programme PAGE (Programme d’appui à la gestion de l’environnement) issu du projet de la coopération allemande pour l’environnement (GIZ). Une stratégie qui a permis la localisation des paysages prioritaires pour la restauration et le maintien des différents écosystèmes de Madagascar. Ils s’évaluent à plus de 11 millions d’hectares. Mais pour le moment, avec les 4 millions d’hectares comme objectifs, les acteurs prioriseront les unités de bassins qui vont répondre aux besoins urgents du pays en matière de développement durable. Dans l’aboutissement de cette initiative, les parties prenantes ont alors organisé, le 7 mars dernier, à l’hôtel Ibis Ankorondrano, un atelier afin de présenter les paysages privilégiés mais également les divers secteurs ministériels, les partenaires techniques ainsi que financiers, sans oublier les bailleurs de fonds. Par la suite, les actions vont s’accentuer vers les efforts que chaque partie concernée devra fournir dans la réalisation de cette stratégie relative à la restauration des fonctionnalités et des services de nos écosystèmes, afin de préserver notre bien-être et celui des générations futures. Recueillis par Rova R.

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L’obscur autodafé !

Etrange mais vrai ! Les feuilles de copie du concours d’entrée à l’Ecole nationale des magistrats et de greffe (ENMG) ont été totalement détruites par le feu. Sous scellés par trois cadenas, un pour le ministère de la Fonction publique, un autre pour le Bianco et le dernier pour le compte de la direction générale de l’ENMG, les documents servant de preuves matérielles de malversation de corruption partent en fumée. L’opinion publique, les observateurs et surtout le service en charge des enquêtes (le Bianco) n’ont pu rien faire que constater le dégât. Selon les informations reçues par la presse locale, ce week-end dernier, un ministre accompagné par son staff et un huissier se seraient rendus sur place pour enjoindre la destruction par le feu de toutes les feuilles de copie, et cela, en l’absence d’au moins les deux titulaires des cadenas, c-à-d, le ministère de la Fonction publique et le Bianco. Ce dernier, averti discrètement par une personne de bonne volonté qui a voulu garder l’anonymat, a pu se rendre, illico, sur le lieu. Interrogé, de source RFI, le ministre de la Fonction publique avoua ne pas être au courant tandis que celui de la Justice préféra ne pas s’exprimer.

Les questions coulent de source. Qui a donné l’ordre de bruler ces documents plus que précieux ? L’autodafé sert l’intérêt de qui ? Qui est ce mystérieux ou nébuleux membre du Gouvernement ? Il a agi au nom de qui ou dans quel intérêt ? Bref, quel est ou sont les mobiles de cet obscur autodafé ? Autant de questionnements que les contribuables aimeraient être fixés.  Le 10 mai 1933, en Allemagne nazie, des enseignants nationaux-socialistes, avec la bénédiction du Führer, incendièrent 1200 ouvrages religieux écrits, en grande partie, par des juifs, et cela, pour effacer à jamais toute trace culturelle de ce peuple banni par le sacro-saint principe du nazisme selon lequel la race juive doit disparaitre. Un objectif qu’Adolf Hitler s’était fixé, contre vents et marées. En tout cas, les nazis entretenaient une préférence ciblée à l’usage du feu pour « gommer » les éléments susceptibles de les gêner. D’autres cas en témoignèrent.Serions-nous en face d’un Etat nazi…malagasy ? Le régime HVM, auquel nous tous avons le malheur de subir les ordres, comporte en lui un réflexe inquiétant qui consiste à « détruire » toute personne ou objet compromettant sinon gênant. Le cas subi par un certain Lylison René de Roland, sénateur élu de son état, conforte bien l’assertion. Des cas d’incendie non élucidés jusqu’à présent l’illustrent bien aussi.Avec ce réflexe nuisible de destruction s’ajoute un concept lié à un style de management basé sur l’opacité. En somme, au royaume de l’impunité, le cadre idéal d’actions évolue dans un environnement obscur. Exiger la transparence en lieu et place du régime serait une opération vouée dès le départ à l’échec, une aventure qui n’aboutirait nulle part ! La tentative de l’ONG Transparency International de « prier » les tenants du pouvoir de s’engager vers une voie priorisant la clarté nette à travers l’utilisation de l’argent public buterait à un mur infranchissable, voire, à une fin de non- recevoir. Pourtant, c’est le seul moyen efficace, avance-t-on, pour améliorer le classement de notre indice de perception de la corruption (IPC).Ndrianaivo

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Football- Ligue Analamanga - ELGECO Plus déloge Fosa sur le fauteuil de leader

Le bonheur n’a pas duré  pour Fosa Junior Tana après avoir occupé la première place du classement provisoire au championnat d’Analamanga D1 à l’issue de la cinquième journée.  Une compétition sponsorisée par Orange Madagascar. La formation de Franck Rajaonarisamba, head coach de l’équipe, a été éjectée de son fauteuil sur le petit score d’un but à zéro, signé Dino Raveloarison, hier sur la pelouse de Mahamasina. ELGECO Plus, dirigé par son nouveau coach Herimanitra David Rabeharisoa, alias Hery Be, l’ancien entraineur de la CNAPS Sport Itasy monte à la deuxième place du podium provisoirement après cette victoire en faveur de l’As Adema, qui monte en tête devant  sa dauphine, ELGECO  Plus (11points). Fosa reste à la troisième place avec 10 points sur son compteur. Les Fosa, tout comme les autres équipes, auront encore la sixième journée pour remettre la  pendule à l’heure face au même adversaire.

L’équipe de l’aéroport s’est offert les trois points faciles  après avoir battu (3-0) les militaires du COSFA. Ce dernier, finaliste de la coupe de Madagascar, reste dans la zone de relégation avec le Mi 20 Alasora. Les deux équipes sont engrangées respectivement de 2 points.Dans les autres rencontres, l’USCAFOOT a été tenue en échec par la CNAPS Analamanga sur le score de parité (1-1), hier lors de la cinquième journée. A Carion, COSPN n’a pas pu faire mieux qu’un match nul d’un but partout face à la lanterne rouge, le Mi20 tandis que Tana Formation a été surprise par MAMA FC (2-1) au score final. Les mêmes équipes se retrouveront  ce mercredi 14 mars dont voici le programme.Mahamasina10h00 Mi.20 vs COSPN12h00 TANA Fc vs MAMA14h00 COSFA vs ADEMACarion 9h00 ELGECO Plus vs Fosa11h USCAFOOT vs  CNAPS Elias Fanomezantsoa

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Star de la danse - La victoire pour Roddy France Tsialiva et Marie Généviève Ralava !

Comme l'année dernière, les danseurs finaliste du concours " Star de la danse " se surpassent pour offrir aux téléspectateurs des chorégraphies de haute volée. Le bouquet final du challenge s'est ainsi déroué samedi dernier sur un note positif. Les amateurs de danse, les supporters et bien sûr les 4 couples finalistes étaient au rendez-vous pour le grand jour. Le studio Arena Ivandry était devenu un lieu de démonstration de talent pour les danseurs mais surtout de partage et d'ambiance puisque tout le monde a pris sa part de plaisir tout en appréciant le spectacle concocté par la télévision organisatrice, Viva Madagascar mais également par les couples de danseurs. Ainsi comme prévu, les finalistes à savoir Sergio et Fy, Roddy et Genevieve, Sylvain et Ny Avo et Sahaza et Larissa se sont donné à maximum devant les membres du jury avec des chorégraphies hors pairs. Chaque couple vêtu chacun de manière exceptionnel avait du niveau et surtout du style. De nouvelles passes à chaque fois, aucun ne s'est laissé emporté par l'émotion...professionnels qu'ils sont, ils ont essayé de pérsuader tout le monde que les couronnes leur revennait. Les belles prestations ont, à chaque fois, époustouflé les membres du jury composés de Rijamanitra, Volampeno et Michel Zozo. Ces derniers avaient vraiment eu du mal à départager les concurrents. En tout cas, le public ont été servis en matière de qualité de chorégraphies.

CréationsLa créativité était au menu pendant la finale. Danses latines et sportive, il y avait pour tout les goûts. Du tango, jusqu'au salsa et rhumba, en passant par le jive, le cha cha, le batchata ou encore le kizoumba, on peut dire que les danseurs malgaches maitrise avec passion ces styles. Une couple s'est même amusé à danser sur du rythme gasigasy. Et ceux qui étaient présent au Studio Arena ou les téléspecteurs ne peuvent pas le nier. A la fin des prestations, le moment le plus attendu de tous : la proclamation du résultat. C'est donc le duo Roddy France Tsialiva et Marie Généviève Ralava qui sort vainquer de la 2ème édition du concours " Star de la danse ". Ce couple qui s'est démarqué depuis le début du challenge par leur maturité et leur créativité mais surtout leur sens de l'écoute. Les remarques des jurys, ils l'ont travaillé fort pour en faire des atouts majuers pour le concours. On peut donc dire que l'effort a fini par payé pour le duo. Ce dernier qui vient d'Antsiranana est reparti avec un bon d'achat offert par Viva Madagascar, divers lots de la part des partenaires mais aussi un voyage cinq étoiles à Addis-Abeba. A noter que Roddy France Tsialiva est fondateur du centre d'enseignent de danse dite " de salon, latine et sportive  " dénommé Jadl's, sis à Antsiranana.  " Ma vraie formation a commencé avec Dih'Art, en 2011, et j'ai obtenu mon certificat d'aptitude à enseigner en 2012 au même Club. Cette école de danse fait partie de la fédération malagasy de danse de salon, latin et sportif et les certifications qui sont obtenues par son biais sont reconnues par ladite fédération nationale ", explique le danseur. Dernièrement, avec Génèviève, son partenaire de toujours, ils ont rafflé la médaille d'or lors du concours de danse « Kiz with me show » qui s'est déroulée à l'Ile de La Réunion.Tahiana Andrianiaina

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Affaire « Zoara Famonjena » Antohomadinika - La délégation du METM ridiculisée

Le bureau national persiste et signe. Après l’échec de sa tentative de porter l’affaire devant la Justice, le METM (« Misiona Teratany Eto Madagasikara ») insiste sur l’installation d’un nouveau pasteur au sein de l’église « Zoara Famonjena » à Antohomadinika. Hier, une délégation conduite par le président national de ladite entité religieuse, accompagnée de partisans « intrus », se sont déplacés dans cette localité pour s’assurer de l’installation, mais en vain. Ils ont tenté de pénétrer à l’intérieur de l’église en pleine culte, mais les fidèles et riverains d’Antohomadinika les en ont empêché jusqu’au bout. Ce forcing a même fini par un affrontement, d’où l’intervention des Forces de l’ordre pour calmer la situation. Après quelques minutes de conflit entre les deux parties, les « intrus » ont rebroussé chemin et ont été ridiculisés. Ils n’ont toutefois pas pesé leurs mots pour insulter les partisans et les éléments des Forces de l’ordre présents sur place.

« Nous nous opposerons jusqu’au bout à ce forcing du bureau national METM. Au lieu de sanctionner ceux qui ont fait un détournement au Collège « Fitahiana », ils ont pris leur partie au point de chercher tous les moyens pour se débarrasser de notre pasteur. Ce dernier a pourtant apporté un grand changement non seulement au sein de l’église mais aussi dans la communauté, notamment depuis qu’il a fondé le collège pour accueillir les enfants nécessiteux », résume un fidèle, mécontent de la situation. Des fidèles d’Antohomadinika dénoncent également la distribution d’argent pour soudoyer ceux qui osent s’opposer contre le pasteur Alain De Néri Andrianantenaina.Apparemment, cette affaire « Zoara Famonjena » dépasse le niveau ecclésiastique si l’on considère de la tournure à laquelle évolue la situation. Les pratiquants campent sur leur position pour protéger leur pasteur, en exercice à Antohomadinika depuis 13 ans. Pour sa part, le METM ne lâche pas prise en usant de tous les moyens pour expulser le pasteur. Alors que le Tribunal s’est déclaré incompétent sur cette affaire, le bureau national a de nouveau porté plainte contre le pasteur Alain de Néri suite à la fermeture du Collège « Fitahiana ». Il s’agit, rappelons-le, d’une décision prise le 4 mars par les fidèles. Affaire à suivre !Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Loi sur les élections - Un attrape-nigaud déclencheur de crise

Les trois projets de lois organiques appelées à régir les futures élections seront sur la table des députés à partir de cette semaine. Leur adoption est annoncée pour mardi prochain si l’on s’en tient à l’ordre du jour affiché à Tsimbazaza depuis samedi dernier. Les observateurs craignent une adoption à la va-vite vu le temps imparti. Dans le premier projet, celui de la loi relative au régime général des élections et des référendums, force est de constater que la tendance à régenter les organes de presse privés est manifeste, à un tel point que le texte finit par moment par verser dans la contradiction. Ainsi, si l’article 92 a défini, parmi les moyens de propagande électorale autorisés durant la période de propagande, « toutes les activités publicitaires dans les différents médias audiovisuels, écrits et électroniques », l’article 115 dispose que, à compter de la publication de la liste des candidats ou des listes de candidats, (y compris donc durant la période de propagande électorale) , « l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite ». On ne peut que s’interroger laquelle de ses dispositions trahit le mieux l’esprit de ce projet de loi.

Outre cette contradiction, il apparaît que, si l’on s’en tient à la version initiale de ce texte, les organes de presse audiovisuels privés seront littéralement embrigadés et seront sous la coupe de l’Autorité nationale de régulation de la communication médiatisée (Anrc), un organe censé être paritaire mais qui est outrageusement dominé par les représentants de l’Etat au détriment du secteur privé. A rappeler que la composition de cette organe de régulation (modifiée unilatéralement par le ministère de la Communication) a été l’un des principaux griefs émis par le mouvement pour la liberté d’expression ou Mle contre le Code de la Communication actuellement en vigueur (voir infra).  Pour en revenir au projet de loi relative au régime général des élections et des référendums, si le texte est adopté tel qu’il est, il se trouvera donc que, non seulement il sera interdit aux organes de presse privés l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale (en clair les annonces payantes), mais ils seront également dans l’obligation d’accepter d’être le support de tous les courants politiques, pour peu qu’ils aient accepté d’en recevoir un. En effet, l’alinéa 2 de l’article 110 du projet de loi enjoint les organes de presse audiovisuels, aussi bien publics que privés, à veiller à ce que « les candidats, les listes de candidats ou les options et leurs soutiens, bénéficient d’une présentation et d’un accès équitables à l’antenne dans des conditions de programmation comparables. Le principe d’équité doit être respecté à la fois pour le temps de parole et pour le temps d’antenne ». Des dispositions que même les stations publiques n’ont jamais respectées et ce, jusqu’à ce jour.Dictature privéeDans le cadre de ce véritable « embrigadement » de la presse privée, c’est l’Anrc qui fait office de « super Directeur de publication ». Car, selon l’article 110 du texte en question, c’est cet organe qui,  « garantit le droit d’accès à tous les services de radiodiffusion et de télévision, publics et privés, pour tous les candidats, listes de candidats ou options et leurs soutiens dans le respect du principe du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensées et d’opinions  politiques ». Une disposition reprise, presque mot pour mot, par les articles 111 et 116 du même texte. Pour se faire obéir, l’Anrc est  dotée de pouvoirs de sanction. « L’Autorité nationale de régulation de la communication médiatisée peut, selon la gravité du manquement aux dispositions de la présente Loi organique, adresser des observations publiques au directeur de publication de la station audiovisuelle concernée, ou enjoindre au premier responsable de l’entreprise de presse audiovisuelle de prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme à ce manquement dans un délai fixé par l’Autorité nationale de régulation de la communication médiatisée elle-même », peut-on lire dans l’article 114 du projet de loi. Dans son alinéa 2, le même article de poursuivre que « si, après une mise en demeure, l’entreprise de presse audiovisuelle n’obtempère pas, l’Autorité nationale de régulation de la communication médiatisée est habilitée, selon la gravité du manquement, à prononcer la suspension d’une partie du programme et/ou une sanction pécuniaire ne pouvant excéder dix pour cent (10 %) du chiffre d’affaires hors taxes de l’entreprise de presse audiovisuelle concernée, et vingt pour cent (20%) en cas de récidive ». outre la mission et les pouvoirs exorbitants accordés à l’Anrc, c’est la composition de celle-ci qui suscitent par-dessus tout la méfiance. Il s’est trouvé en effet qui, sous le prétexte fallacieux de ne pas se mettre sous une « dictature privée » (sic), le ministère de la Communication a complètement changé la teneur de l’article 10 de l’avant-projet de loi portant Code de la Communication médiatisée (devenu article 52 dans la version finale). Comme en témoigne le tableau de comparaison ci-après. A chacun alors de se faire une idée de ce que pourrait être la neutralité de la future l’Anrc, surtout dans un contexte électorale.La Rédaction