Les actualités Malgaches du Dimanche 11 Février 2018

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Madagascar n’émergera pas en 2030, selon les chiffres de l’ONU

Émergence de Madagascar note une incompréhension flagrante du concept «Émergence» ou «Fisandratana » de la part du régime HVM. Les divers dictionnaires économiques sont unanimes:

«Sont dit pays Émergents, les pays en développement qui ne font plus partie des PMA (Pays les Moins Avancés), ayant connu une croissance et un rattrapage économique durant la période récente (au moins une décennie). Les pays émergents ont connu une croissance supérieure à la moyenne mondiale».

Or si l'on se réfère à la définition de ce qu'on appelle Pays les Moins Avancés ou PMA, il est indiqué que: «est classé parmi les PMA tout pays ayant en moyenne un revenu national brut (RNB) par habitant, avec un seuil de 1035 US$ pour pouvoir être ajoute a la liste, et un seuil de 1242 US$ pour être retire», selon l 'ONU.

Le Président Hery Rajaonarimampianina, dans sa vision veut faire de Madagascar un pays «émergent» d'ici 2030. Pourtant dans son allocution et dans les divers documents d'explication il est dit que: «d'ici 2030, le RNB sera de 1000 US$». C’est donc loin des 1242 US$ exigés pour ne plus faire partie des PMA et par  conséquence faire partie des pays émergents en 2030.

Conclusion: en 2030 Madagascar fera encore partie des Pays les Moins Avancés et non un pays «émergent» comme le décrit le programme FISANDRATANA 2030.

Holijaona Raboana

Président-fondateur de l’association Emergence de Madagascar

Pour plus d’informations, contacter le +261 34 98 528 96

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Andry Rajoelina à Ivato « Le silence ne vaut pas défaite »

« Un temps pour se taire, et un temps pour parler »,  « le silence ne vaut pas défaite » ! Andry Rajoelina, ancien président de la Transition s’est approprié ces expressions dans sa stratégie politique. Ce fut un Andry Rajoelina plus déterminé que jamais qui a franchi le tarmac de l’aéroport d’Ivato hier au terme d’un grand périple à l’étranger. Après un long moment de silence et d’absence, l’ex – homme fort du régime transitoire est bel et bien de retour sur la scène politique. Pour signer son  « come – back », le Président national du Mapar a déjà procédé au lancement de l’Initiative Emergence de Madagascar, dont il est le leader, le 26 janvier dernier à Paris. Durant cette présentation, il s’est particulièrement adressé aux bailleurs de fonds et experts internationaux. 

 

Plus de deux semaines après cette présentation à Paris, le leader de la Révolution Orange est donc revenu au pays. Accueilli par une forte délégation composée essentiellement de membres du parti Mapar, Andry Rajoelina a d’ores et déjà donné un aperçu de la suite de son programme ambitieux au profit de la population.  « Durant ces 4 dernières années, nous avons cherché des solutions pour sauver le pays. J’ai toujours été à l’écoute des Malagasy et je continue de le faire. A présent, il temps de briser le silence pour passer à l’action et apporter des solutions », a – t – il annoncé aux journalistes au moment de son arrivée.

  Bientôt un message  au peuple malagasy

 Le Président de l’Iem prévoit donc d’enchaîner les apparitions médiatiques dans les prochains jours. Il s’adressera personnellement au peuple malagasy au cours d’une émission spéciale prévue, sauf changement, dimanche prochain. L’occasion pour lui de développer davantage les perspectives de développement énoncées dans cette initiative. Malgré le suspens sur son éventuelle candidature à la Présidence de la République de Madagascar, il compte d’abord tabler sur les solutions pour sortir la Grande île de la pauvreté.  « Avec la foi, rien n’est impossible afin de transformer notre vision en action ! ». Tel est d’ailleurs le principal leitmotiv choisi par Andry Rajoelina dans le cadre de l’Iem. C’est donc dans cette optique qu’il souhaite apporter un nouveau souffle et un nouvel espoir au peuple malagasy. Rappelons que l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar est une plateforme de concertations rassemblant les experts nationaux et internationaux, les partenaires stratégiques et financiers, des fonds d’investissement et des personnalités engagées ainsi que toutes les personnes de bonne volonté, en vue d’apporter une solution concrète à chaque problème. L’Iem ambitionne ainsi d’apporter « des idées-phares, des projets structurants comme moteurs de croissance pour le développement des secteurs-clés de l’économie et de l’épanouissement social ».

 Sandra R.

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Avocat Houcine Arfa : Le procès reporté au 9 Mars

Le procès de l’affaire Houcine Arfa est reporté au 9 mars prochain selon la demande de son avocat. L'avocat de Houcine Arfa n'était pas venu au tribunal d'Anosy lors du procès de ce dernier.
En outre, comme Houcine Arfa s'est évadé à l'étranger et n'assistera bien évidemment pas au procès, son avocat a juste envoyé une lettre de demande de report du procès au 9 mars prochain. Le juge a accepté le report du procès à cause de certains manques de pièces justificatives à part le chef d’inculpation, usurpation de fonction et association de malfaiteurs. Houcine Arfa a fait également inculpé de tentative de kidnapping de malgache selon les dossiers entre les mains de la justice. Mais l’affaire connait un autre rebondissement actuellement, une plainte déposée par le français à l'encontre de six (6) dont la Ministre de la justice Malgache fait le buzz sur internet.
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Quand des dépenses folles font le buzz sur internet…

L'Autorité de Régulation des Marchés Publics ou ARMP publie annuellement sur son site web les contrats passés par tous les acheteurs publics depuis 2007. Ces contrats sont présentés sous forme de tableaux avec les informations essentielles dans l'objet le titulaire et le montant du contrat.
Ces informations publiées sont issues des saisies informatiques des équipes responsables des marchés publics ou PRMP de chaque entité publique dans le système informatisé de gestion des marchés publics ou SIGMP. Le personnel en charge de la saisie au sein de l‘ARMP a commis une grave erreur en affichant un montant exorbitant dans le contrat de l'année 2016. À titre d’exemple, l'achat de pneus d'un véhicule de police qui aurait coûté aux caisses de l'état jusqu'à plus de 2 milliards d'Ariary, l'achat des pièces pour le même véhicule était facturé à 7 milliards d'Ariary. Les responsables de l’ARMP ont tenu une conférence de presse pour éclaircir les rumeurs qui circulent dans les réseaux sociaux. Ils donnent huit semaines aux PRMP pour publier toutes les données exactes et détaillées de ces montants affichés dans le rapport.
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Madagascar: Quand des dépenses folles font le buzz sur internet…

L'Autorité de Régulation des Marchés Publics ou ARMP publie annuellement sur son site web les contrats passés par tous les acheteurs publics depuis 2007. Ces contrats sont présentés sous forme de tableaux avec les informations essentielles dans l'objet le titulaire et le montant du contrat.
Ces informations publiées sont issues des saisies informatiques des équipes responsables des marchés publics ou PRMP de chaque entité publique dans le système informatisé de gestion des marchés publics ou SIGMP. Le personnel en charge de la saisie au sein de l‘ARMP a commis une grave erreur en affichant un montant exorbitant dans le contrat de l'année 2016. À titre d’exemple, l'achat de pneus d'un véhicule de police à Madagascar qui aurait coûté aux caisses de l'état jusqu'à plus de 2 milliards d'Ariary, l'achat des pièces pour le même véhicule était facturé à 7 milliards d'Ariary. Les responsables de l’ARMP ont tenu une conférence de presse pour éclaircir les rumeurs qui circulent dans les réseaux sociaux. Ils donnent huit semaines aux PRMP pour publier toutes les données exactes et détaillées de ces montants affichés dans le rapport.
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Football - Ligue des champions Caf - La Cnaps Sport s’impose in extremis

Menée (1-0) à la 53eme minute par un but de Derrick Nsimbabi, qui jaillit seul devant le point de pénalité servi par Julius Poloto sur le flanc droit, la Cnaps Sport Madagascar a continué de jouer le jeu ce samedi lors du match aller au complexe sportif et culturel à Vontovorona.  Ce premier but a été une douche froide pour les caissiers après avoir dominé vainement la rencontre durant la première période.  Il a fallu attendre la fin du temps additionnel pour que Francis persiste et marque le but de la victoire (90+1). Servi par Ronald sur le flanc gauche, Francis enfonce la balle dans la cage de Lukwago, gardien du Fc Kcca sur un coup de tête dévié par la barre transversale dans le but. Score final (2-1), victoire de la Cnaps Sport Madagascar. La tâche sera encore plus compliquée pour le match retour. Car, ce but marqué à domicile mettra les protégés de Typet Andriambololona, coach de la Cnaps, en danger car un but à zéro suffirait pour le Fc Kcca pour se qualifier au deuxième tour le mardi  20 février à Kampala. 

Après une première mi-temps mi-figue mi- raisin, les deux équipes rentraient aux vestiaires avec un score nul et vierge (0-0). Le but d’égalisation malagasy a été offert par Feno, le défenseur central de la Cnaps suite à une belle pénalité de contre-pied  après une main du défenseur de la Fc Kcca.

 Francis a débordé sur le flanc gauche et éliminé deux Ougandais mais le gardien Lukwago a été sauvé par le poteau avant que la balle rebondit sur la main de Kavuma, le défenseur latéral gauche dans la surface de réparation.  Mais après ce but d’égalisation, Feno quitte le terrain sur le champ après une blessure sur le tendon cédant sa place à Lanto.   A dix minutes de la fin, les Ougandais commençaient à se défendre dans les derniers quarts-d’heure si la Cnaps Sport a tenté le tout pour le tout pour trouver le chemin du but.   Après avoir pris le score de parité (1-1), les Ougandais ont mis la pression pour prendre le dessus mais de son coté, la Cnaps Sport a renversé la vapeur en jouant plus rapide dans l’offensive avec une défense bien organisée formant une équipe en bloc avec le gardien Ando qui  a bien assuré son rôle en sauvant plusieurs attaques dangereuses.  Le coach ougandais n’a pas encore dévoilé sa carte de jeu pour la manche retour. Mais ce qui est sûr, le Fc Kcca va chercher la victoire à domicile. « Nous avons mené 1-0 mais la Cnaps continuait de jouer son jeu. Au retour, le match se retournera à notre avantage, en jouant à domicile et on va garder la même stratégie pour battre l’équipe  malgache », avance Mike Mutebi, coach ougandais. 

Malheureusement, le cri de la victoire  n’a pas duré pour le gardien des caissiers car en quittant le terrain, une mauvaise nouvelle est tombée d’une manière très douloureuse dont il a appris la mort de sa mère.  

 Elias Fanomezantsoa

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Panique viscérale

 Panique générale ! L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) publiait, à travers son site web, un document de 1 000 pages faisant part les rapports détaillés des marchés publics de l’exercice 2016. Une activité de routine. A en croire aux chiffres détaillés dans ce document, le montant total des investissements débloqués s’élève  à 1 111 871 552 094,16 ariary. Veuillez excuser si la transcription en chiffres fait état des erreurs, vu le nombre « impossible » de zéros à considérer. En lettres : Mille cent onze milliards huit cent soixante et onze millions cinq cent cinquante-deux mille quatre-vingt quatorze ariary seize ! Faramineux ou exorbitant, quel est le terme exact pour l’exprimer ? A chacun de choisir ! Inutile d’insister, ici, sur les virulents commentaires des simples citoyens à travers les réseaux sociaux. Point n’est besoin non plus d’entrer dans les détails.

Une chose est certaine, il y a péril en la demeure. Panique à bord ! Pas une panique ordinaire, plutôt une panique viscérale, c’est-à-dire une angoisse qui atteint les profondeurs des entrailles du régime. De ces chiffres déballés sur la place publique, faux ou non, les tenants du pouvoir s’empressent de préciser, pour se dédouaner à la sauvette, comme d’habitude, qu’il s’agirait d’erreurs de transcription ou de saisie. Certaines incohérences, sinon des démarches illogiques émergent des explications des hauts responsables de l’Armp. En effet, selon le directeur général, Philibert Tovoherihavana, des erreurs ont été commises au moment des saisies. Des zéros de… trop transmis ! Mais de qui se moque-t-on ? Pour un service très sensible de l’espèce de l’Armp, appelé pour la majorité de son temps à traiter des chiffres de ce genre, comment peut-on admettre que de telles bourdes puissent-elles avoir lieu ? Comment peut-on concevoir, un seul instant, que les hauts décideurs aient pu accepter le service des incompétents ou distraits de leur espèce ? S’il vous plait, il ne s’agissait pas d’ « une » mais « des » erreurs. Est-il possible d’admettre que le fameux document avant publication n’ait subi d’aucune vérification, et ce, par étape des travaux effectués. Si ce n’est pas de l’amateurisme, Dieu que ça y ressemble! Sinon, peut-être, certains des agents, tout en sachant les erreurs dedans, voulaient le publier en l’état, tout juste pour étaler au grand jour la cuisine interne des dépenses publiques que nos barons se permettent de faire et d’attirer, par la suite, l’attention des contribuables de la manière avec laquelle l’argent public, fruit de leur labeur et de leur sueur, est géré. Nuance ! La panique dont il est question était provoquée non pas tellement du fait des erreurs de chiffres mais le fait que le pot-aux-roses fut découvert. Tout le monde suspecte depuis toujours le gaspillage du Trésor public par nos dirigeants. Des missions aux lourdes délégations à l’étranger sans cesse. Des dépenses d’institution exorbitantes. Des postes politiques « distribués » comme des p’tits pains. Des rémunérations et avantages, en nature et en espèce, sans commune mesure pour les membres de l’Exécutif, du Parlement et les Hauts emplois de l’Etat, etc. Tout cela sans aucune considération de la misère du pays.  Vrais ou faux, les chiffres donnent, au moins, l’idée de ce qui se trame à l’intérieur profond de ce régime, ce qui déclenche en fait la panique viscérale.

Ndrianaivo

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Prison d’Antanimora - Triple évasion mal élucidée

Coup de théâtre le week-end dernier. Trois détenus ont réussi à s’évader de la prison d’Antanimora dans des circonstances mal élucidées. Néanmoins, une information parvenue hier à la Brigade criminelle a évoqué une « escalade de mur » par ces évadés. Le seul renseignement ayant filtré de l’affaire, c’est que la triple-évasion se serait produite dans la nuit du 10 février.  Deux des évadés  purgent leur peine à la prison d’Antanimora tandis que le troisième est encore au stade de la détention préventive en attendant son procès. Il s’agit de Rafalimanana   Dominique condamné à perpétuité pour faux billet, Rakotoarisoa Henintsoa qui purge une peine de 15 ans pour meurtre et Raharijaona Solofoniaina, placé en mandat de dépôt pour une affaire de viol. 

 

Il est curieux que les dirigeants de ce centre pénitencier n’ont réagi que tardivement pour proclamer ou émettre un avis de recherche concernant les fuyards. Or, on connaît bien l’enjeu sinon le danger lié à ces évasions sur la sécurité publique locale. Des membres de l’administration pénitentiaire de la maison centrale d’Antanimora, ne s’étaient rendus auprès de la Brigade criminelle qu’au cours de l’après-midi, hier, du moins selon une source policière. Leur mission a été justement de remettre à la police l’avis en question. Joints également, certaines sources pénitentiaires ont affirmé n’être pas du tout au courant des évènements du week-end dernier. L’on sent une certaine volonté de ne rien divulguer quant aux responsabilités de cette triple fuite. La Brigade criminelle a fait circuler dès la fin de l’après-midi même d’hier l’avis de recherche à travers le pays. « Nous ne sommes pas obligés d’être saisis de cette affaire. Et surtout, il ne relève pas de notre compétence pour enquêter le personnel de l’administration pénitentiaire », a-t-on appris du côté de la Brigade criminelle. La Gendarmerie a reçu également les mêmes consignes. Après l’évasion massive de plusieurs dizaines de prisonniers (actuellement introuvables) à Ikongo ou surtout celle plus récente ayant défrayé la chronique tant au pays que sur la scène internationale du mercenaire franco-algérien Houcine Arfa, voilà donc que cette affaire venait encore d’entacher l’image des prisons du pays.  Gageons que la récente triple évasion à Antanimora nargue insolemment le ministre de la Justice. Elle qui a juré qu’elle fera du combat contre la gabegie dans les centres de détention du pays son cheval de bataille. Mais bonne volonté de la ministre des Sceaux ou pas, un fait est indéniable : rien ne va plus dans cette maison centrale de l’Est de la Capitale. Et qu’on le veuille ou pas,  la vétusté du local et surtout  la surpopulation carcérale favorisent ce genre d’évasion. L’enquête suit son cours.

Franck Roland

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Affaire « Zoara Famonjena Antohomadinika » - Le Metm expulse le pasteur…

Le bras de fer continue. Les fidèles de l’Eglise Metm « Zoara Famonjena Antohomadinika », soutenus par les parents d’élèves de l’école « Fitahiana » ainsi que les habitants de ce quartier, ont enchaîné hier leur manifestation. Ils s’opposent à l’affectation du pasteur Alain de Néri Andrianantenaina, une décision prise par le bureau national du Metm au mois de janvier dernier. Alors que le pasteur et les fidèles ont sollicité une rencontre pour parler de cette affaire avec les membres dudit bureau, ces derniers ont pris une autre décision. Il s’agit de l’expulsion du pasteur non seulement dans son Eglise mais aussi au sein du Metm, ce qui a abasourdi les fidèles.

« Nous ne nous attendions pas à une telle décision. Le bureau national aurait dû écouter notre version des faits, au lieu de ne considérer que celui des dirigeants de l’école. Ces derniers, qui seraient les auteurs de détournement dans l’établissement fondé par le pasteur, ont eu gain de cause. Nous insistons sur le fait que ce pasteur reste irremplaçable non seulement au sein de l’Eglise mais aussi dans le quartier. Il a largement contribué à la scolarisation des enfants démunis et au développement du quartier, grâce aux actions sociales et humanitaires menées depuis sa venue. Tous ses efforts restent vains s’il quitte la circonscription, d’où notre contestation quant à la décision « subjective » du Metm », s’exprime le porte-parole des fidèles, désemparés. Hier, des représentants du bureau national étaient venus à l’Eglise pour présenter le nouveau pasteur, mais les fidèles n’ont rien voulu savoir. Ils déplorent l’agissement des dirigeants de cette entité religieuse, qu’ils qualifient de « perturbateurs ». D’ailleurs, le culte dans la matinée s’est déroulé dans l’angoisse pour la plupart des chrétiens.  Les Forces de l’ordre étaient encore sur place pour assurer l’ordre, sans entrer dans l’enceinte de l’Eglise en étant conscientes qu’il s’agit d’un conflit interne. Jusqu’ici, le bureau national du Metm reste silencieux. Affaire à suivre !

 Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Commune urbaine d’Antananarivo - Grosse inquiétude sur le salaire de février

Les employés de la Commune urbaine d’Antananarivo (Cua), par le biais de leur syndicat (Smkar), ont des soucis pour leur salaire de février. Pour cause, la Préfecture de police de la Capitale n’a pas encore donné son avis sur le budget-programme 2018 qui lui a été soumis en janvier. Le mois passé, le Conseil municipal a validé ledit budget-programme d’un montant d’un peu plus de 10 milliards d’ariary avec un accent particulier sur le volet social et les infrastructures. Vendredi, le secrétaire général du Smkar, Mamy Rafanomezantsoa, est monté au créneau pour tirer sur la sonnette d’alarme. Il a fait part de ses inquiétudes quant au contrôle de légalité. A la fois officier général de la Gendarmerie et administrateur-civil, le préfet de police Angelo Christian Ravelonarivo semble jouer avec le temps au détriment des activités municipales. Selon l’observation du  leader syndical, le budget municipal était déjà prêt depuis décembre. Mais sa validation était reportée en janvier.

 

Répercussions  probables

L’intervenant a demandé au préfet de dire si le budget peut passer ou non. Les opérations comptables de l’administration municipale sont pendues à sa décision. Les mouvements des caisses (rentrées et sorties) sont bloqués en ce moment. « Nous avons des soucis quant à notre salaire pour le mois courant. Pour le mois écoulé, c’était grâce à l’indulgence de la direction de la comptabilité publique qui a donné une dérogation spéciale que nous avons pu toucher notre paie », a souligné Mamy Rafanomezantsoa. Le syndicaliste a aussi appelé les responsables à délester la validation du budget-programme des charges politiques. Ceci aura des répercussions probables sur la vie d’Antananarivo. « L’impossibilité pour les employés municipaux d’accéder à temps à leur salaire aura un effet domino sur le quotidien des habitants », a-t-il regretté. Il voulait en venir au traitement des dossiers et à l’exécution des diverses tâches au niveau des Arrondissements.

Réseaux des partenaires

En effet, le Président Hery Rajaonarimampianina a assisté à deux événements majeurs en matière de finances locales organisés à Antananarivo l’an passé. Le premier, intitulé « Colloque international sur les finances locales dans les pays d’Afrique francophone subsaharienne », s’est déroulé du 5 au 6 octobre à l’hôtel Carlton, Anosy.

Il s’agissait d’une initiative conjointe du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation (Mid) et celui des 

Finances et du Budget, en partenariat avec la coopération allemande. L’objectif était de poursuivre les engagements de l’Etat pour améliorer les finances des Collectivités territoriales décentralisées (Ctd), tout particulièrement les Communes, de promouvoir la coopération Sud-Sud, ainsi que l’intégration de Madagascar dans les réseaux des partenaires qui soutiennent les initiatives de modernisation des finances locales.

Paroles en l’air

Le Président a alors demandé à chaque Commune de faire preuve d’innovation face à ses spécificités respectives, et cela nécessite une bonne connaissance du terrain. « Ce colloque est une occasion d’échanges sur les expériences pertinentes entre les pays d’Afrique. Mais sachez les adapter car les réalités sont différentes. Il faut adapter à la fois la vision et la gestion », a-t-il indiqué. En concluant son intervention, il a insisté sur la collaboration étroite entre le pouvoir central et les Communes, afin de parvenir ensemble à des résultats palpables au bénéfice de la population de chaque Commune. L’esprit du budget-programme de la Cua s’est effectivement conformé à cette consigne. Mais c’étaient des paroles en l’air, à considérer les discordes tendant à persister entre les dirigeants et les autorités municipales.

Manuel pratique

Le deuxième événement s’est tenu dans la journée de jeudi 12 octobre au même endroit. C’était l’atelier pour l’officialisation du « Manuel pratique de contrôle de légalité des actes des Ctd à l’usage des représentants de l’Etat » pour faire des localités la source d’un véritable processus de développement. Son élaboration et son officialisation se sont inscrites dans le cadre du programme de réformes pour l’efficacité de l’administration.

Il était issu de l’initiative du Mid avec le soutien de l’Union européenne à travers le projet « Ny fankajana ho an’ny daholobe » (Nfd). De fait, l’ambassadeur Antonio Benedito Sanchez était présent lors de la cérémonie. Le Chef de l’Etat a alors déclaré qu’il était logique que les Ctd bénéficient d’un appui à la hauteur de leur mission et de leurs attentes en matière de bonne gouvernance et de développement local.

Mot du Président

« La réalisation de ce manuel pratique est l’aboutissement des efforts du Gouvernement dans ce sens et constitue, d’une part, un outil de travail apportant des précisions nécessaires sur le contrôle des actes des Ctd et, d’autre part, un encadrement visant la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires locales », a-t-il reconnu. Le communiqué officiel a également mentionné que les manuels de procédures sont institutionnalisés, normalisés et sont uniques pour tous les représentants de l’Etat au niveau national. Par la même occasion, le Chef de l’Etat a souligné l’importance de l’éthique et de la déontologie ainsi que de la bonne conduite devant régir les actions et être mises en pratique par les administrateurs civils auxquels le manuel a été notamment destiné. « Il est question de redevabilité, de comportement, de respect des usagers, de diligence, du secret professionnel, de loyauté à l’autorité constituée et de l’obéissance hiérarchique », a-t-il insisté.

Les citoyens attendent donc de voir dans quelle mesure les représentants de l’Etat, dont le préfet de police pour la ville d’Antananarivo, ont tenu compte du mot du Président, qui, en théorie, vaut la loi dans un Etat de droit tant vanté par les autorités. Les difficultés auxquelles sont confrontées les Communes entre les mains des maires non Hvm sont de plus en plus énormes à présent.

Manou Razafy

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La Réunion. Héritage du théâtre en partage avec la Cie malgache Landyvolafotsy

PARCOURS. L'aventure qui lie la Réunion à la Cie Landyvolafotsy remonte, pour ce que nous en connaissons, d'expérience, au Festival Métis organisé à Pierrefonds par la Cie Talipot.

C'est donc en 1996 que nous avons découvert le phénomène théâtral que représente, à la Molière, les baladins les plus célèbres de Madagascar,  la Cie Landyvolafotsy. Le théâtre Fourcade, à l'époque a profité de l'aubaine et c'est donc deux ans avant le création, en ce même lieu du Grand Marché, du Centre dramatique et de  l'invitation que leur a fait alors le premier directeur, Vincent Colin, que la troupe, autrement dit les membres de la grande famille Odeamson, ont pu s'imposer sur les planches dionysiennes avec un spectacle incitant à "Rêver debout" (Tsanga Nofy).

Un cadeau de vitalité, de bonne humeur , d'humanité offert au nom de leur tradition  par des acteurs qui "toujours peuvent parler du pire en laissant le dernier mot au rire", écrivions-nous à l'heure de cette première rencontre, découvrant les héritiers des ancêtres comédiens du village d’Ambohidratrimo, à  une quinzaine de kilomètres de Tana.

C’est là-bas que, deux siècles plus tôt, la dernière reine du royaume malgache, Ranavalona III, envoyait chercher les comédiens, danseurs et musiciens pour orchestrer ses royales festivités. Parmi ses courtisanes, l'arrière-grand-mère de Doly Odeamson (l'homme qui dirige toujours aujourd'hui Landyvolafotdy). Elle était chargée de choisir les artistes, en toute connaissance de cause, puisqu'elle en faisait elle même partie. "Ainsi, depuis trois générations, notre village vit au rythme du théâtre  dont nous sommes les artisans, garants de la tradition", aime à dire ce tout jeune septuagénaire, qui avec soeurs, frères et cousins a passé, comme son père avant lui, sa vie sur les planches. "Lui, Rakoto, il a fréquenté la Comédie Française en son temps. Il était fan de Molière et, comme lui, il est mort sur scène. J'ai tout appris de lui et je n'imaginais pas faire un autre métier."

Grimault, Aristophane, Hugo

Doly avait bien tenté de prendre une autre direction en allant boucler à Bordeaux un cursus de  philosophie. Seulement en 1973 le décès de son père,  qui avait réclamé d'être enterré par les siens en musique, l'a ramené dans la Grande Ile . "C'est à ce moment-là que j'ai décidé moi aussi de faire du théâtre. Comme lui, et comme ce Molière qui l'avait tant inspiré. Avec des parades de rue, des tréteaux pour aller dans les villes et les villages jouer la comédie. Il y a tant d'enfants à Mada, et tant de regards à illuminer de plaisir quand on fait l'acteur!....".

Dans la séquence "souvenirs souvenirs..." que ces retrouvailles avec Doly nous inspirent, outre leur apparition tambours battants à Pierrefonds, les hommes vêtus de redingotes flamboyantes et coiffés de blancs canotiers, les femmes  moulées dans de longue robe amarilles drappées de châles immaculés, pour donner vie, cuivres en tête à l'Hira Gasy (art populaire des Hautes Terres), on n'oubliera jamais le plaisir,  offert en si bonne compagnie,  trois ans après, au même endroit devenu CDR. Vincent Colin (qui les avaient déjà conviés à Cergy Pontoise quand il y dirigeait le Festival Fenêtres au Sud) a eu la bonne idée d’inscrire la troupe  à son programme de rentrée avec la mise en théâtre (et avec quel doigté !) du film animé "Le Roi et l'oiseau", de Paul Grimault. Des liens très forts ont ainsi liés les baladins malgaches et le public réunionnais.

Ils nous ont donné La Paix

Et en 2002, alors que la Grande Ile frôlait une nouvelle fois la révolution, interdisant à Doly de présenter dans son pays sa création du moment, "1000 francs de récompense", de Victor Hugo, la Cie Landyvolafotsy est revenue en urgence au Grand Marché pour la jouer. Et puis Lolita Monga a pris le relais de Colin à la tête du CDR.  Rien de plus normal  pour cette femme de théâtre que de programmer  à nouveau la cie malgache  qui est revenu nous donner "La Paix" , écrite par le poète grec Aristophane pour tenter de sensibiliser ses contemporains à la funeste guerre du Péloponnèse, il y a un peu plus de quatre siècles avant notre ère, quelque part sur les rives de la Méditerranée.

Une comédie antique qui dénonce l'indifférence des hommes et encense la paix. Une thématique idéale pour Doly et sa fratrie qui ont toujours su,  dans leurs rôles d'acteurs et formateurs de vie auprès des jeunes dans les villages de brousse, utiliser le théâtre pour véhiculer  les valeurs d 'humanité, de partage et de solidarité .

Rien n'a vraiment changer dans l'esprit des Odeamson et cie qui continuent aujourd’hui de se mobiliser au nom des pouvoirs salutaires de la dramaturgie pour donner du sens, de la joie et de la beauté à l'existence."Ce qui a changé, nous dit Doly, c'est l'état de la Grande Ile. Elle n'en finit pas de s'appauvrir au fil des années et la situation sociale risque à tout moment d'exploser ".

Ceci dit sans autre commentaire sur la politique de son pays. C'est en filigrane, dans son travail  théâtral, que se niche sa discrète éloquence sur tant de souffrance. Avec, toujours, le sourire... la suprême élégance.

Marine Dusigne