Les actualités Malgaches du Dimanche 10 Décembre 2017

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Madagascar. Inaptocratie ou faits accomplis du régime Hvm, qu’il a vraiment accompli

Je ne vais pas revenir sur la manière dont le ministre Rolly Mercia a goupillé «l’élection» des nouveaux membres de la Commission de délivrance de la carte d’identité professionnelle de journaliste à Madagascar, ni la «subtile» omission du volet «médias online» pourtant inscrit dans la loi n°2016-029 portant Code de la communication médiatisée. Mais il est plus que clair que nous sommes dans un régime des faits accomplis depuis janvier 2014, bercés par une phraséologie souvent pompeuse qui, en 4 ans, a placé Madagascar au 5ème rang des pays les plus pauvres sur la planète Terre. Triste record mais record quand même. Bravo Hery vaovao!

Et il en sera de même concernant les «nouveaux» textes sur les élections de 2018, dans quelques mois dit-on. Personne ne sait ce qu’ils contiennent jusqu’à présent, mais ils seront votés soit en mode express et in extremis avant la Noël, soit en session extraordinaire budgétivore après le nouvel an -contre une caisse de «retraite parlementaire» imméritée, qui sait-, soit via une ordonnance présidentielle, en dernier ressort (tiens?) plus tard... Et ce retard plus que suspect indique que certains candidats seront confrontés à des dispositions scélérates qui draineront le chaos avant même le scrutin. Dans tout ce foutras (mot valant 10 points au scrabble), le filoha Hery vaovao parle de transparence et de démocratie et les Etats Unis (bien qu’ils n’y croient plus trop) viennent d’octroyer, via l’USAID, 1.200.000 USD pour «défendre le droit du peuple malagasy à des élections libres, justes et indépendantes». Défense de rire. Déclarations de l’ambassadeur Robert T. Yamate: «Les Etats Unis maintiennent leur engagement à aider la Ceni et le gouvernement malagasy en vue de s’assurer que les élections de 2018 soient impartiales, inclusives et reflètent véritablement la volonté du peuple malagasy». Volonté du peuple malagasy de se laisser opprimer oui. Donc aussi complice que coupable de son triste sort. Et Georges Orwell (écrivain et journaliste anglais, décédé le 21 janvier 1950) a bien eu raison d’avoir tranché ceci: «Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime! Il est complice».

Une fois ces lois officialisées et publiées, il suffira au filoha de parler de souveraineté nationale pour que toutes les récriminations entendues ici, là et ailleurs, crèvent comme un ballon de baudruche piqué par le bec d’une mouette distraite. Qui a pu faire quoi lorsque les photos ont été retirées des bulletins de vote en 2015, dites-moi? Rien ni personne n’a empêché cette infamie en regard de l’analphabétisme ambiant. D’accord, les bailleurs de fonds vont menacer de retirer leurs sous (lâche-moi le basket… fund) mais iront-ils jusqu’au bout devant cet autre fait accompli? Voire…. Et il sera trop tard. Mais, tout est déjà en retard et trop tard à Madagascar, car le régime Hvm en fait trop dans son incompétence à gérer la nation.

Dernier fait d’armes imbécile (dénué de toute intelligence), la déclaration du président malgache, répétée devant le premier ministre du Japon: «Je condamne le programme nucléaire nord-coréen ainsi que les tirs de missiles balistiques au-dessus du territoire japonais». Mais quel poids prétend-il avoir sur l’échiquier de la sécurité mondiale pour avoir perdu ainsi une occasion en or de se taire? Ce n’est plus «ny mangina volamena» (le silence est d’or) alors? A moins que Madagascar ne fasse aussi partie du G8 ou du G20? N’avait-il déjà pas dit, à la Tvm (média public), le 27 janvier 2016,que la Grande île fait partie de l’UE? Mais voyez un peu les impacts après les déclarations du président américain Donald Trump à reconnaître Jérusalem comme étant la capitale de l’État d’Israël. Une phrase, un mot (de trop) suffit pour changer la face du monde.

Pourquoi le président malgache, en tant que président du Conseil suprême de la magistrature (CSM) ne condamne-t-il pas et, surtout, n’agit-il pas face à la corruption généralisée et à la non-exécution de décisions de justice qui perdurent et s’intensifient plus que jamais dans le pays tout entier? Récemment, un ressortissant chinois a écrasé un enfant qui est décédé des suites de l’impact. Ce Chinois s’est enfui, a été retrouvé et est passé devant le tribunal, mais a bénéficié d’une liberté provisoire. Quel type de juge ose-t-il libérer un tel criminel coupable d’homicide (volontaire ou non) doublé d’un délit de fuite flagrant? Ne parlons pas du cas des pilotes d’Air Madagascar (devenu Air MadAustral, mot que je viens de créer) et de celui des quarante policiers à Antsakabary. Et quid aussi de ces centaines de compatriotes expulsés manu militari, du jour au lendemain sans aucune autre forme de procès, de leur milieu où ils vivaient depuis des décennies. Complètement démunis juridiquement face à des proches du pouvoir qui possèdent des papiers fonciers «ara-dalàna»? Dans tous ces cas devenus journaliers, le «condamneur» de «programme nucléaire nord-coréen ainsi que les tirs de missiles balistiques au-dessus du territoire japonais » se déroulantde l’autre côté de la planète,brille par un mutisme exaspérant.

Le comble dans cette histoire nipponne, c’est la teneur du communiqué distribué par APO Group pour la Présidence de Madagascar etpublié sur Africa N°1: «Le Premier Ministre japonais a aussi remercié Madagascar pour son soutien constant dans la lutte contre les violations des droits de l’Homme en Corée du Nord, au niveau des instances des Nations Unies, dont le Conseil des droits de l’Homme». Ils gagnent bien leurs gros salaires, ces confrères méconnaissant les réalités malgaches. Ou les déguisant à leur gusie. Madagascar bientôt au Conseil de sécurité aussi alors? Bravo Henry Rabary-Njaka, plus que jamais ministre des étranges affaires! Décidément, les dirigeants malgaches actuels sont bien les illustrations vivantes et agissantes du proverbe malgache: «Domina tapany handoa erany» signifiant à malin, malin et demi. Et le plus grand fait accompli… accompli par ce régime Hvm/Rajaonarimampianina reste la grande braderie de Madagascar. Non pas celle de cette chère Harilala Ramanantsoa mais je fais allusion à l’ouverture béante du pays grâce à la signature d’accords financiers ignorés du peuple mais permettant la mise à sac en règle des richesses du pays. C’est sûrement de cela dont parle la Rnm en boucle: «Mitohy ny ezaka». Les efforts se poursuivent…

Ce régime Hvm a engendré des créatures au comportement étrange dont le prototype est Berija Ravelomanantsoa, l’étudiant tabassé et emprisonné à la maison de force de Tsiafahy en 2015, mais qui a fini par devenir un «homme du président». Faisons court. Après  avoir retourné sa veste, Berija, en tant que Directeur régional du ministère de la Pêche à Sainte-Marie, fait de nouveau parler de lui, mais cette fois-ci, en rackettant les pécheurs de poulpes et de calmars dans les eaux de l’île Sainte Marie. Il les oblige à payer entre 1500 à 3000 ariary pour chaque glacière contenant ces produits de la mer, ne délivrant aucun reçu. Donc aucune trace comptable et pas de recettes pour l’Etat malgache. Il est même allé jusqu'à menacer le député de Sainte Marie, Tsivoulagne Maximin, qui a fait ces révélations à la presse. Berija a eu beau se défendre à l’hôtel Colbert, le 21 novembre, mais quelques jours plus tard, un autre fait le pointe encore plus du doigt. En effet, le 27 novembre, lui et son copain Aimé Jean François dit Sambahita écopent d’une peine d’un an de prison avec sursis pour menace de mort via téléphone et Internet sur Andry Andriantongarivo, époux de notre consœur Lalatiana Rakotondrazafy. Cette condamnation est assortie du paiement d’une amende de 100.000 ariary et de dommages et intérêts d’un ariary à titre symbolique. Tout le monde, à Madagascar, n’est donc pas pourri par le fric tout de même. Aux dernières nouvelles, il parait que Berija a porté l’affaire en appel. Attention, c’est l’ancien ministre de la Justice, Charles Andriamiseza (l’homme du point de presse à minuit pour défendre Claudine Razaimamonjy) qui a été nommé Procureur général auprès de la cour… d’appel (PGCA). Sauvera-t-il le soldat Berija?

En passant, une des marques déposées de ce régime Hvm, autre fait accompli aussi, c’est son art de repêcher les limogés: Henry Rabary-Njaka (limogé en tant que SG de la présidence et PCA d’Air Madagascar, nommé MAE) et Ralava Beboarimisa (ministre de l’Environnement limogé puis nommé ministre des Transports) sont les deux exemples types. Et jamais deux sans trois avec Harry Laurent Rahajason alias Rolly Mercia (éjecté sans état d’âme en février 2014, il a retrouvé sa place en avril 2017)…. Pour en revenir à Berija, des «hommes du président» ou «hommes de la Première dame» (étant considérés comme proches de Voahangy X. car sans nom de jeune fille, à moins que vous ne le connaissiez) comme Berija, il en existe des masses dans toutes les régions de Madagascar. Qui usent et abusent du nom du parti Hvm et du nom du couple présidentiel pour espérer devenir milliardaires. Pour boucler la boucle, revenons sur Rolly Mercia qui n’a peut-être rien compris à la démarche indonésienne (qu’il respecte l’État de droit et la démocratie en ne fermant pas des stations de radios, par exemple).

En effet, en tant que ministre de la Communication et des relations avec les institutions, il a été invité à participer au «Forum de Bali sur la démocratie» (7 et 8 décembre 2017). Il s’agit d’un Forum annuel intergouvernemental de la région Asie/Pacifique pour la promotion de la coopération régionale et internationale dans le domaine de la Paix et de la Démocratie. A son retour donc, Rolly va-t-il faire un miracle et, comme précédemment, intégrer un volet «médias online» dans la Commission de délivrance de la carte d’identité professionnelle de journaliste à Madagascar citée en début de cet article? Alors, merci Rolly. Sinon, adieu liberté de presse et d’expression.

Considérant tout ce qui a été écrit précédemment (çà fait style Jean Eric Rakotoarisoa de la HCC, hein?), il n’y a plus à tergiverser: Madagascar est bel et bien devenu une inaptocratie. Qu’est-ce encore Jeannot, vous demandez-vous? En une phrase, l'inaptocratie, ou encore ineptocratie, c’est le gouvernement des incapables. En plus développé, voici la définition attribuée à Jean d’Ormesson (écrivain, journaliste et philosophe français, décédé le 5 décembre 2017, un jour avant Johnny Hallyday): «l’inaptocratie est un système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d'un nombre de producteurs en diminution continuelle». Si ce n’est le portait craché mis en application par ce régime Hvm/Rajaonarimampianina, Dieu que çà y ressemble. Non? Maigre consolation, mais consolation tout de même les gars: tout ici-bas a une fin. Mais combien de drames malgaches encore?

Jeannot Ramambazafy

Article publié dans la Gazette de la Grand île du samedi 9 décembre 2017

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Soirée dansante de l'association AID Menabe - samedi 9 décembre 2017

L'association AID Menabe a organisé son premier évènement samedi dernier à la salle Familiale Rosapark dans le Valenton (94).
La soirée a été animée par l'orchestre Walawala, ce fut une occasion de rencontres entre originaire de ce beau coin de l'île puis du président de l'association ...
Pour mieux connaître cette dernière nous avons rencontré son président Jean RAMANAMBITANA.
Pouvez-vous nous parler de votre association, notamment que signifie A.I.D MENABE?
L'association a été déclarée officiellement auprès de la préfecture du Val de Marne le 18 février 2014. AID MENABE est l'abréviation de "Aide pour l'Initiative au Développement" de la région du Menabe et ses environs.
Parlez-nous des objectifs de votre association.
: Notre objectif est de mettre en place un outil simple par un concours de solidarité ou d'une structure associative des natifs du pays en France, pour favoriser toutes initiatives au développement de la région du Menabe et du pays en général, soutenir la société civile malgache dans ses initiatives de normaliser la vie politique malgache, de manifester une solidarité en faveur de toutes entités soucieuses de refonder les bases démocratiques malgaches, de soutenir toutes démarches orientées vers l'unité nationale malgache, de contribuer au développement harmonieux de la région du Menabe et toutes les régions de Madagascar, de promouvoir l'éducation civique du peuple malgache et de conforter l'entraide sociale au sein de la communauté malgache.

Quel était l'objectif de cette soirée?
Jean RAMANAMIBITANA: Comme toutes associations, l'objectif de l’événement est d'organiser une rencontre entre les natifs et les amis de Madagascar en vue de faire une levée de fonds pour nos actions.
Vous avez un message à adresser à notre communauté...
: Mon message est simple, je prône une solidarité et d'entraide sans faille entre et avec le peuple de Madagascar en utilisant nos faibles moyens pour réaliser au mieux nos projets.

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Mairie d’Antananarivo - Gangstabab veut succéder à Lalao Ravalomanana

Une surprenante candidature. Alors que beaucoup l’attendait pour grossir les rangs des concurrents déclarés pour la présidentielle 2018, Rakotoarisoa Faniry Alban alias Gangtabab a visiblement revu ses ambitions à la baisse. Hier, le chanteur et non moins, leader du parti « Antoko politika madio » (Apm) a profité de la cérémonie organisée à l’occasion de son 40ème anniversaire pour annoncer sa candidature à la tête de la mairie d’Antananarivo. Il sera donc parmi les candidats qui brigueront l’actuel poste de Lalao Ravalomanana au cours des municipales qui devront normalement se tenir en 2019. D’après sa déclaration, le président national de l’Apm veut  « contribuer au développement de la ville des mille ». Un développement qui n’a pas été très perceptible en ce mandat de l’épouse de Marc Ravalomanana.  Dès la présentation officielle du parti Apm en janvier 2016, dont la naissance remonte en 2015, les médias et l’opinion publique ont immédiatement prêté une ambition présidentielle à ce chanteur à polémique. D’autant plus qu’il avait expliqué que la raison d’être d’un parti politique est de prendre le pouvoir. Joint par téléphone, le politicien affirme qu’il n’a encore jamais déclaré ouvertement son hypothétique ambition présidentielle.

 

Un seul mandat

 « En toute humilité, je ne pourrai pas endosser la responsabilité de Président de la République », a – t – il affirmé. Quant à ses motivations par rapport à la mairie, il déclare avoir pris connaissance des responsabilités des élus à Madagascar. « Je voudrai apporter ma contribution pour le développement du pays, mais je ne pourrai pas le faire si j’étais président du Fokontany par exemple. De plus, je suis né et j’ai grandi à Antananarivo », soutient – il. En outre, il se dit réticent à être candidat député car « les députés ont une très mauvaise image auprès de l’opinion publique et sont souvent associés aux 4x4 et autres avantages ». 

Gangstabab se voit donc occuper l’hôtel de ville pour mettre en œuvre une politique innovante en vue de développer la Capitale. Il estime que la préparation constitue un aspect important quand on  brigue le poste de maire d’Antananarivo, ce qui ne fut pas toujours le cas. Il se dit également insatisfait de l’état actuel de la ville des mille en tant que Capitale de Madagascar. En tout cas, Rakotoarisoa Faniry Alban conditionne encore sa  candidature selon les critères exigés pour le scrutin ainsi que les moyens financiers à sa disposition, selon ses termes. Voulant prouver sa « politika madio », Gangstabab affirme qu’il ne briguera qu’un seul 

et unique mandat.  Réussira – t – il le défi ?

Sandra R.

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Cyclisme-Tcim - Les imprenables angolais

Bruno César domine le tour. Ce jeune angolais vient de remporter sa deuxième victoire d'étape. Après Toliara - Sakaraha, il s'est offert le scalp hier en gagnant la 4ème étape reliant Ihosy-Ambalavao  sur une distance de 137km, patronnée par l'Oif. Il a signé le meilleur temps de 3h36mn41s. Darío est également le meilleur jeune maillot Caprice de l'étape d'hier. Sûrement la plus grosse étape de cette étape car les coureurs ont gravi la montagne d'Andringitra hier.

Mazoni Rakotoarivony de l'équipe Boa annonce les couleurs. Le  Malagasy termine deuxième, devancé d'une longueur de vélo par le vainqueur. Mazoni se trouve troisième sur le podium du classement général provisoire derrière César Bruno. Les deux hommes enregistrent le même temps au  général devancés de 3mn37s par le maillot jaune, l'Angolais  Darío Manuel crédité de 11h30mn11au chrono du temps général après les quatre étapes. César etait le vainqueur de la deuxième étape à Sakaraha mais par fair-play il a donné la victoire à son coéquipier Cruz Kessengue Tuto.  Un officier sème la pagaille à Sakaraha Signalons que la deuxième étape de Boa Toliara-Sakaraha a été ternie par le comportement indigne d'un officier de la Gendarmerie de Sakaraha, la ville qui a regroupé le plus de public. Le capitaine, et non moins commandant adjoint, a agressé le chauffeur du camion barrièriste du tour, avant de lui pointer son arme. Le représentant de la loi, ivre sur le volant de sa voiture qui surgit à contresens d'une voie à sens unique, a vitupéré le chauffeur en disant que c'est un événement qui n'était pas autorisé et qui gêne la circulation, avant de le faire sortir de son camion et le tabasser selon les temoins. Rappelons que l'agresseur n'est pas à son premier forfait et il est déjà tristement célèbre dans la ville des saphirs.

Elias Fanomezantsoa

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Meurtre de Sabotsy-Namehana - L'époux assassin demeure introuvable

Actuellement, l'on ignore totalement sur ce qui est devenu le chef de famille accusé du meurtre barbare de sa femme à Sabotsy-Namehana, il y a quelques semaines. Alors que la Gendarmerie travaille d'arrache-pied pour retrouver les traces du fugitif, qui a fui la Capitale en emmenant sa fillette avec lui après son forfait, le doute persiste encore sur son sort. Depuis, une information a avancé que le fuyard se serait suicidé, depuis. Mais avant d'opter pour cette ultime solution où il n'aurait plus supporté le fait d'être traqué, il aurait confié sa petite fille à ses proches.

« Nous sommes encore en train de vérifier la véracité de cette information sur ce suicide. Mais pour le moment, rien ne permet encore de le confirmer », confie une source auprès de la Gendarmerie. Par ailleurs, une autre source  affirme que le fugitif se trouverait actuellement du côté de Mahanoro pour échapper à son arrestation. Là aussi, même la Gendarmerie semble tombée dans le vague ! « Les brigades de Sabotsy-Namehana et de Mahanoro établissent un contact permanent pour tenter de vérifier l'information, qui semble être loin de s'avérer juste, du moins pour le moment », a renchéri cette source. L'autre problème, c'est que, si le suspect serait vraiment encore en vie,  il sera tenté de fuir encore vers d'autres localités par rapport à ce que nous venons de citer. « C'est pour cela que nous ne nous empressons pas de nous prononcer quoi que ce soit avant que la vérité n'éclate au grand jour », martèle-t-elle encore.Rappelons que le corps sans vie de la mère de famille reposait sur un lit dans son appartement d'un immeuble du quartier de Sabotsy-Namehana. La malheureuse avait été atrocement défigurée, sans doute à cause des coups subis mais surtout aussi sous l'action dévastatrice d'un produit corrosif avec lequel l'assassin l'a attaquée avec tant d'acharnement. Il semblait qu'il l'a forcée à l'avaler et preuve qu'il s'agissait d'un très dangereux acide, une partie située dans la partie inférieure du corps par où s'écoulait la bave de la victime, avait été sévèrement brûlée. La mort devait remonter au moins deux jours avant la découverte macabre.Lors d'un constat sur les lieux par la Gendarmerie et le fokonolona, il n'y avait pratiquement aucun moyen afin qu'on puisse identifier le criminel. Il a tout simplement emporté dans sa fuite, ou du moins détruit ou brûlé : photos, habits ou surtout les documents administratifs concernant son foyer. Cette volonté d'effacer ses moindres traces a porté un rude coup sur les investigations des enquêteurs, qui ont avoué ne vraiment rien savoir des détails à propos de renseignements sur la personne.  La balle est donc dans le camp du propriétaire de la maison du couple, qui doit certainement savoir quelque chose du fait que c'est lui qui a l'habitude de rencontrer les époux lorsque l'un d'eux lui remet ou récupère les clés de l'appartement lorsqu'ils reviennent du travail ou allèrent à leurs occupations quotidiennes.Franck Roland

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La Voix d'or - Perfectionnement des jeunes participants

L'aventure continue pour les jeunes futurs stars ayant participé au concours de chant « La Voix d'Or ». Samedi dernier s'est déroulé au studio Arena à Ivandry  le quart de finale du challenge, à la fois téléréalité, organisé par la télévison Viva Madagascar. Apparemment, les jeunes malagasy ont du talent à revendre, surtout dans le domaine de la musique où ils se perfectionnent de plus en plus. La 5ème prime de « La Voix d'Or » a prouvé le potentiel et le charisme des jeunes participants qui sont, à noter, âgés de 8 à 15 ans.

15 talents en devenir se sont présentés devant le jury, interprétant chacun les morceaux choisis avec souplesse. Petite anecdote, ces jeunes sont obligés de travailler dur puisqu'accéder  à la  finale n'est, en aucun cas, un jeu d'enfant pour eux, le niveau de chaque participant s'améliore de prime en prime. Amphi rempli de supporteurs, de proches, de familles, venus supporter leur candidat, l'ambiance était au comble dès l'entrée en scène du premier participant. On peut même dire que leurs prestations ont été bien soignées car rien n'a été laissé en reste que ce soit sur le côté vestimentaire, vocal ou encore chorégraphie. « Je suis étonné de la performance et l'évolution de ces jeunes. Ils se professionnalisent à chaque prime et je peux dire qu'ils ont tous le charisme de devenir plus tard de grandes stars de la musique, malgré leur jeune âge. Nous sommes arrivés au stade où nous avons du mal à les sélectionner, tellement leurs niveaux sont exceptionnels », explique coach Fidy. Ainsi, pour ce quart de finale, chaque participant a eu droit à une chanson.Que des progrèsContrairement à l'édition précédente, les concurrents pouvaient interpréter les morceaux de leur choix entre les années 60 et 2000. Certains ont choisi des tubes bien nostalgiques en français et en malagasy mais beaucoup ont fait le choix de chanter des nouveautés pour impressionner l'assistance. La petite Miaina du titre « Wannabe » de Spice Girls a impressionné plus d'un. La précision vocale et sa prestation scénique étaient exceptionnelles. Ne laissant pas la scène vide, elle se pavane sur les recoins en faisant des petits gestes tout simplement originaux. Elle n'a pas eu le temps de faire des fausses notes, tellement elle s'est préoccupée à ambiancer les lieux. Mais la partie de Ny Avo avec « Shake it up » de Taylor Swift a également mérité une tonne d'applaudissements du public tout comme celle de Samuella qui a interprété « Don't stop the music » de Rihanna. Mais cela n'a pas suffi pour que les membres du jury fassent leur travail. « Nous avons eu du mal à départager les enfants. Chacun a son originalité, son talent et sincèrement, ils méritent tous la place pour la demi-finale. Pour mieux évaluer, nous avons joué à ce qu'on appelle  le battle de coach. On les a divisés en trois groupes dont l'un a repris le morceau « I Will Survive » de Gloria Gaynor,  l'autre la chanson « Natural Human » et le dernier « Laissez- moi danser » de Dalida. Nous leur avons départagé avec leur participation collective, leur capacité de jouer en harmonie avec le groupe », continue coach Fidy faisant partie des membres du jury aux côtés d'Anyah, Steph Rambi. A la fin du voting de ces derniers et du public, le choix est fait, seuls 13 participants arrivent à la prochaine étape. Ainsi, deux candidats ont du quitter l'aventure à savoir Ando et Ranto. La demi-finale sera ainsi encore plus dure car selon les informations recueillies, 10 futurs « Voix d'or » se disputeront la finale. Tous les participants devront faire des répétitions individuelles chez eux car ils n'ont que l'après-midi du mercredi pour le faire avec les coaches. Bien sûr, ces derniers auront de l'influence sur le choix des chansons puisque se tromper sur cette sélection pourrait causer un grave problème. L'évolution de chaque concurrent jusqu'au bouquet final sera notée pour pouvoir atteindre l'objectif : trouver la « Voix d'or » de 2017. La prochaine étape est prévue pour ce samedi tandis que la grande finale sera pour le 23 décembre prochain. Celle ou celui qui recevra la couronne aura un billet aller retour pour aller visiter le Disney Land à Paris et pourquoi pas commencer en toute sobriété une carrière musicale professionnelle.Tahiana Andrianiaina

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Antananarivo - Les routes en état de délabrement avancé

En dégradation.  La forte pluviosité a affecté les activités quotidiennes des Tananariviens mais surtout des infrastructures publiques partout dans la Capitale. La dégradation s'aperçoit notamment au niveau des routes. Ces dernières se trouvent actuellement dans un état de délabrement. En deux semaines de pluie, on constate l'avancement de la destruction par la présence des grands trous.

A cela s'ajoutent les eaux stagnantes en plein milieu de la route et les nombreux nids de poule. Or, tout cela obstrue considérablement à la circulation des véhicules. De ce fait, les usagers de la route dont les piétons et surtout les automobilistes rencontrent des difficultés à circuler librement. Du côté d'Ampasika vers Ambonisoa, dans la Commune rurale de Bemasoandro Itaosy, le bouchon s'intensifie et s'empire à toute heure de la journée. Il faut dépenser des heures de route pour rejoindre le centre-ville. Les véhicules empruntant cette voie adoptent toutes les mesures de précaution dont la limite de vitesse. En effet, les problèmes qu'endossent les automobilistes circulant sur la route d'Itaosy ne se résument pas aux embouteillages monstres mais concernent aussi la réparation de la voiture. C'est ainsi que l'entretien des véhicules leur constitue une priorité absolue.  « Le minibus "Sprinter" que j'utilise pour le transport en commun ne m'appartient pas, c'est pour cela que l'attention est de rigueur. La moindre maladresse ou inattention durant la conduite pourrait mener à la perte du versement journalier », explique un chauffeur de la ligne 133 reliant Analakely et Itaosy Cité. « Les trous sont tellement énormes, sans oublier le revêtement du bitume pouvant crever à l'immédiat les roues de la voiture », poursuit-il. Toujours à cause du mauvais état de la route, un automobiliste, à force d'être attentionné, a fini par causer un accident matériel. Une grande collision a réveillé tous les habitants vers 6 heures du matin, vendredi dernier. En effet, une voiture appartenant à un simple citoyen a heurté violemment un taxi qui roulait à une vitesse normale. Elle a pris légèrement une déviation pour éviter un creux. Or, dans sa manœuvre, le conducteur a perdu le contôle de son véhicule, d'où cette collision. Les personnes à bord des deux véhicules n'ont présenté aucune blessure. Toutefois, le taxi a été sérieusement abimé. Kanto R.

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Ridiculement stupide !

Le ridicule ne tue pas, affirment certains. Effet, s'il en est ainsi, il abêtit. Seuls les cancres et les idiots y trouvent un compte …crédible. Nos élus parlementaires ne cessent de nous étonner jusqu'à ce point où leurs faits d'armes aiguisent les agacements du peuple qui les a élus.Les députés ont adopté le vendredi 7 décembre 2017, en séance plénière, une loi sur la « caisse de retraite parlementaire ».

Un projet de loi présenté par le député Jao Jean, un élu d'Antsohihy. La première mouture a été jugée irrecevable par le Gouvernement pour incohérence. Le parlementaire, plusieurs fois élu du District d'Antsohihy, n'a pas lâché prise et étant soutenu par une bonne partie des parlementaires de la Chambre basse, finit par avoir gain de cause. Adoptée à l'unanimité des députés présents, la caisse de retraite parlementaire sera soumise pour constitutionnalité de la loi votée auprès de la Haute Cour constitutionnelle (Hcc) et après à la Présidence pour au final la promulgation, en cas d'avis recevable de la Hcc. Toutefois, les voies de recours ne sont toutes épuisées du côté de l'Exécutif. A noter que ce député n'est pas à son premier projet de loi pour le moins stupide aux yeux de tous. Il fut à l'origine d'un projet de loi, très controversé, relatif à une reconnaissance légale de la production et de consommation du rhum traditionnel, le « toaka gasy » et ainsi, accessible librement sur le circuit commercial officiel. Le fameux projet n'a jamais, évidemment, pu passer !Et maintenant, il revient à la charge avec un autre projet tout à fait de même genre. Seulement cette fois, le projet a pu passer parce qu'il n'a pas rencontré trop de difficultés du fait que ledit projet suscitait l'intérêt inavoué de ses pairs. Il semble que la cupidité et la gourmandise de nos élus, à Tsimbazaza, ignoraient les limites. C'est à consommer sans modération, dirait-on là-bas !Réclamer une caisse de retraite au même titre que les anciens Chefs d'Etat parait à tous un geste déplacé, voire, ridicule. Tout simplement, car selon ce « célèbre » député d'Antsohihy, les députés sont élus au suffrage direct au même plan que les Présidents de la République. Mais, de qui se moque-t-on ?  Oser se donner la stature d'un Chef de l'Etat, élu au suffrage universel direct à l'échelle nationale, revient à une mégalomanie pure. Un simple député, élu dans une simple circonscription relevant d'un seul District, ne pourra jamais revendiquer un tel statut quoiqu'on l'appelle, officiellement, « député de Madagascar » ! Sur ce point, nos élus étaient allés trop loin. Si par mégarde, la Hcc et l'Exécutif consentiraient à ce caprice qui ne dit son nom, tous les élus de circonscription, tels les sénateurs, les maires et les conseillers municipaux, les chefs Fokontany (plus tard) iraient revendiquer aussi « leurs droits » pour ne dire « leurs dus ».Et ce, pour un pays, selon le récent classement, qui traîne à l'avant dernier rang des pays les plus pauvres de la planète. Stupide, non !Il existe, quand même, dans ce bas monde une limite raisonnable à toute chose. Certes, le ridicule ne tue pas, mais, est-ce une opportunité de délirer, stupidement, à ce niveau ! Oh oui, c'est ridiculement stupide !Ndrianaivo

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Dons aux sinistrés - Gestion douteuse au sein du Bngrc

Le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes dans de sales draps. Des affaires douteuses mises au jour récemment viennent en effet mettre à mal la direction au sein de cet organe d'Antanimora. La première affaire concerne des soupçons de détournements de dons de riz. Destinés à aider les sinistrés du cyclone Enawo dans les régions du Melaky et du Menabe, 270 tonnes de riz sur les 4300 tonnes offerts par des Chinois n'ont jamais été remis à leurs bénéficiaires. Ces dons ont littéralement disparu dans la nature.

Pour la compréhension de l'histoire, il faut savoir qu'un contrat verbal aurait été établi entre un responsable haut placé au sein du Bngrc et un opérateur pour le transport de la marchandise vers la Capitale.  D'après ce transporteur, étant donné les relations de confiance entre lui et son interlocuteur, et étant donné qu'il y avait « urgence », il aurait ainsi accepté et a acheminé gratuitement la cargaison vers Antananarivo.  Le transporteur d'indiquer de prime abord n'avoir ainsi transporté que 170 tonnes de riz. Une première question se pose donc : Où sont passées les 100 tonnes restantes? En tout cas, une fois sur la route, le transporteur aurait reçu un contre-ordre de la part de son interlocuteur auprès du Bngrc lui indiquant qu'il devait « retenir » le riz quelque temps en raison d'un imprévu. Le transporteur aurait alors décidé d'entreposer les 170 tonnes de riz dans un entrepôt sis aux 67ha qui appartiendrait à une collaboratrice de longue date, en attendant la décision du Bngrc. Mal lui en aurait pris puisque la marchandise aurait par la suite disparu du hangar dans les jours qui suivirent. En exil « forcé » à l'étranger à l'heure actuelle, le transporteur est intervenu au téléphone sur une chaîne de radio privée de la Capitale récemment pour tenter de s'innocenter. Craignant d'être le bouc émissaire dans cette histoire s'il revenait dans le pays, il a invité les observateurs à tourner les regards vers le propriétaire du hangar et le haut responsable au niveau du Bngrc sur lesquels le transporteur émet de sérieux soupçons de connivence dans cette affaire. Lien de confianceEn ce qui concerne la deuxième affaire, environ quinze tonnes de vivres se trouvent à l'heure actuelle encore bloqués au port de Toamasina pour des raisons inexpliquées. Ces dons ont été  gracieusement offerts par l'organisation non gouvernementale Ny Fanahy maha olona au Bngrc en mai dernier afin de venir en aide aux victimes du cyclone Enawo.  D'après Ny Rado Rafalimanana au cours d'une conférence de presse en fin de semaine dernière, l'Etat aurait refusé que les dons soient remis par une organisation non gouvernementale raison pour laquelle les dons ont donc été transférés au nom du bureau d'Antanimora.  Sept mois plus tard,  ces dons n'ont pourtant toujours pas été distribués aux sinistrés et dorment dans un container au Grand port. Pour expliquer ce retard, le Bngrc aurait affirmé être débordé par les dons en provenance des partenaires. Toutefois, rien n'explique que sept mois plus tard ces dons ne soient pas encore remis à leurs destinataires.  Le temps presse pourtant. En effet, selon le président de Ny Fanahy maha olona, il aurait reçu un courrier récemment lui indiquant qu'il devait reprendre ces dons faute de quoi ceux-ci seraient vendus aux enchères ce jour… Ny Rado Rafalimanana s'indigne qualifiant l'attitude des dirigeants au sein du Bngrc de mauvaise foi. Celui-ci attend une réponse de la part du Bngrc ce jour quant à l'utilisation de ces dons avant de penser à la suite à mener dans cette affaire.Un coup d'œil du Bureau indépendant anti-corruption ou l'Inspection générale d'Etat (Ige) permettrait sans doute d'éclairer la lanterne des populations sur ces affaires qui ne cessent d'alimenter les débats. Ceci étant dit, le Bngrc vient sans doute de mettre en péril le lien de confiance qui l'unit à ses nombreux donateurs.Recueillis par A.R.