Les actualités Malgaches du Dimanche 10 Septembre 2017

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Henry Rabary-Njaka s'entretient avec Michaelle Jean

« Une rencontre prometteuse qui s’inscrit dans le cadre d’une longue histoire entre Madagascar et la Francophonie ». C’est le terme utilisé par le Ministre des Affaires étrangères Henry Rabary-Njaka à la suite d’une rencontre avec la Secrétaire Générale de la Francophonie ce jour à Paris. Il s’agit de la première rencontre des deux personnalités depuis la nomination du Chef de la diplomatie malagasy, le 25 août dernier. Pour rappel, Madagascar préside depuis l’année dernière le Sommet de la Francophonie, par le biais de Son Excellence Monsieur Hery Rajaonarimampianina, et qu’à ce titre, le Ministre des Affaires étrangères malagasy assure la présidence de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF).

Sur ce, divers sujets relatifs au développement du monde francophone ont été abordés. C’est notamment le cas des deux rendez-vous qui attendent l’organisation cette année. Parmi ceux-ci figure la Concertation des Ministres des Affaires étrangères de la Francophonie, portant sur le thème : « Sécurité et développement dans un espace francophone solidaire », qui se tiendra ce mois de septembre à New York en marge de la 72ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Cette réunion verra la participation de la Secrétaire Générale de la Francophonie, du Secrétaire général des Nations Unies, des ministres en charge de la Francophonie ainsi que des Etats et gouvernements membres de la Francophonie. Le nouveau Chef de la diplomatie Malagasy assurera également la présidence de la 34ème session de la Conférence ministérielle de la Francophonie en novembre prochain à Lomé (Togo). « L’espace francophone, comme le monde d’ailleurs, est en perpétuel mouvement. Nous devons ainsi s’adapter aux nouveaux défis qui nous attendent. Madagascar, en sa qualité de Président du Sommet de la Francophonie, mobilisera tous les pays les pays membres de cette organisation pour relever ses défis », a insisté le Ministre des Affaires étrangères Henry Rabary-Njaka.

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Hiary Rapanoelina. Libéré en appel, après 6 mois passés en prison

Hiary Rapanoelina a retrouvé le sourire après le verdict de la cour d'appel

En mars 2017, Hiary Rapanoelina avait été condamné à un an de prison pour «diffamation, menace de kidnapping et menace de mort». En fait, Hiary avait été placé était placé sous mandat de dépôt depuis le 3 février 2017. Hiary? Il s’agit de l’un des administrateurs du compte facebook «Fifosana hanatsarana ny pipoles gasy» (76.000 membres tout de même, et je me demande où ils sont tous passés depuis…). Certains personnes et personnalités malgaches ont démontré leur incompréhension de la liberté d’opinion (çà les tue littéralement) et ont porté plainte. Il a été le seul à avoir été mis en cause. Bizarre, hein?

Hiary Rapanoelina encadré comme un authentique ennemi public

Peu avant le procès, la majorité des plaignants a tout de même retiré sa plainte. Malheureusement -sans doute pour donner le plus exemple d’anti-liberté d’expression et d’opinion et satisfaire l’ego de personnage(s) «qui peuvent»- le juge du tribunal de l’époque (attention, je n’ai jamais dit qu’il était corrompu, hein!) a condamné Hiary à un an de prison ferme. Heureusement que la cour d’appel existe. Sa famille et son épouse -qui a bien failli être aussi emprisonnée pour « complicité »- ont porté l’affaire devant cette juridiction qui leur a donné gain de cause: Hiary a été libéré et sa condamnation s’est transformée en une année de prison avec sursis.

Grand soulagement donc pour l’épouse, les enfants et la famille de ce fondateur du groupe vocal AVM, depuis le 8 septembre 2017, entre autres activités plus débordantes et innovatrices les unes que les autres. Ouf alors!

Ne faisons pas les choses à moitié: voici la réponse à ma question: 76.000 membres tout de même et je me demande où ils sont tous passés depuis ? Elle vient du député de Madagascar, Paul Bert Rahasimanana alias Rossy: «Vous savez quoi? Les Malgaches se montrent très bavards, très prolixes sur les réseaux sociaux. Cependant, lorsque le moment, l'heure est à la mobilisation, aucun n’ose montrer ne serait-ce que le bout de leur nez». Sur les 76.000 membres, c’est un peu plus de la moitié qui s’en sont donné à cœur-joie pour répandre leur bile à travers cette plateforme que Hiary a créé pour débattre, uniquement débattre d’idées et apporter des solutions à un problème donné. Mais dès l'annonce même de l'arrestation de Hiary, ce fut la grande débandade des lâcheurs couards.

Hiary, un artiste ayant plus d'une corde à son arc

Moralité de cette triste histoire qui a failli détruire à jamais une famille (et ne croyez pas une seule seconde qu'il n'y a aucun rapport avec cet article)? Hery Rajaonarimampianina est le plus haï de tous les présidents élus malgaches. Mais pas de panique: avec cette mentalité d’irresponsabilité générale et généralisée (boostée par la vitamine C pamafôte 5000 mg), il se fera sacrer Empereur Dagoher Martial 1er à vie. Rolly Mercia se met déjà à l’œuvre dans cet objectif, avec un plan très… satellitaire. J’y reviendrai bientôt car il faut éventer le complot pour ne pas lui laisser l’effet de surprise.

Jeannot Ramambazafy

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Madagascar. 9.500.000 euros de l’UE en appui au programme Dinika 2

UNION EUROPEENNE

DÉLÉGATION AUPRES DE LA RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR

ET DE L'UNION DES COMORES

Discours prononcé par Monsieur Antonio Sànchez-Benito GasparAmbassadeur de l’Union européenne à Madagascar

Cérémonie de signature de Convention de Financement Mécanisme intégré d’appui à la société civile à Madagascar "Dinika"

Ministère des Finances et du Budget, le 8 septembre 2017 à 9h00

Mme la Ministre des Finances et du Budget,

Mme l'Ambassadrice de France,

Monsieur l'Ambassadeur d'Allemagne

Monsieur le Consul de la Principauté de Monaco,

Mesdames et Messieurs les représentants des institutions et autorités nationales,

Mesdames et Messieurs les représentants de la société civile, notamment dans le Comité de Pilotage du Fonds Commun,

Chers invités

Je suis heureux et honoré d’être parmi ce matin pour la signature de la convention de financement du nouveau programme intitulé Mécanisme intégré d’appui à la société civile à Madagascar –Dinika visant la consolidation de la gouvernance démocratique et de la culture citoyenne à Madagascar dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Indicatif National (PIN) 11ème Fonds européen au développement de l'UE.

Cette convention de financement a un budget total de 33.060.000.000 Ariary (9.500.000 euros). La contribution du 11ème FED s'élève à 27.840.000.000 Ariary (8.000.000 euros) et il fait l’objet d’un financement conjoint de 5.220.000.000 Ariary (1.500.000 euro) la part de la coopération allemande à travers la GIZ.

Le nouveau programme Dinika (Dinika 2) vise à renforcer les capacités des organisations de la société civile (OSC) malgache d’un point de vue institutionnel et opérationnel tout en améliorant leurs actions et participation en tant qu’acteurs de gouvernance en faveur de la consolidation de l’Etat de droit, de la culture de la redevabilité, du développement inclusif durable et de l’égalité des sexes.

La mise en œuvre de cet appui se fait à travers deux volets:

Le premier volet consiste dans la poursuite du Fonds Commun multi-bailleurs d'appui à la société civile à Madagascar, qui a été créé fin 2016 par 4 bailleurs: l'UE, l'Allemagne, la France et la Principauté de Monaco et dont la phase pilote a été réalisée courant 2017 dans le cadre du programme Dinika (Dinika 1) d'appui à la société civile 10ème FED-UE. Dans Dinika 2, la gestion du Fonds Commun sera confiée à la GIZ avec l'ambition d'évoluer graduellement vers un mécanisme autonome national. A ce propos, un cadre d'échange et partenariat avec l'Etat malgache sera mis en place dans la structure de gouvernance du Fonds Commun et du programme à travers la mise en place d'un Comité consultatif.

Le deuxième volet est constitué par de l'assistance technique qui appuiera notamment le dialogue politique et stratégique avec la société civile, en particulier sur les questions liées à la transparence budgétaire, à la redevabilité et à la participation citoyenne.

Depuis 2013, à travers la mise en œuvre du programme Dinika sur 10ème FED qui est à l'origine du mécanisme d'appui actuel proposé dans le cadre du Fonds Commun multi bailleurs, la DUE a soutenu une approche pilote inscrivant dans une démarche multi-acteurs qui prend en compte l’aspect transversal de la société civile à Madagascar avec un appui spécifique à des actions endogènes portées par les OSC.

Dinika 2 se situe donc dans la continuité de Dinika 1 qui vient de se clôturer avec succès. Le premier programme Dinika a sans doute donner sa modeste contribution à l'émergence d'un réveil citoyen au sein de la société civile malagasy qui a clairement fait le choix de sortir de la prestation de service pour s'engager comme acteur incontournable de gouvernance et de développement inclusif.

Le nouveau programme poursuit la démarche innovante selon l'approche "Dinika" dans l’appui à la société civile à travers un accompagnement spécifique, des formations adaptées, un dispositif de facilitation et enfin des modalités de financements répondant aux attentes des OSC.

Avec la poursuite du Fonds Commun, le nouveau programme consolide la mise en commun des appuis à la société civile qui est le fruit de plus de 2 ans de travail, de réflexion et d’harmonisation des procédures respectives entre la DUE, l’Ambassade de France, la Coopération allemande et la Coopération monégasque avec également un échange constant et très constructif avec les représentants de la société civile.

Pour l'UE, la société civile demeure un partenaire incontournable de notre coopération. Cette volonté d’engagement avec la société civile est un des piliers de l'accord de Cotonou régissant le FED et l’UE l’a également acté dans sa communication de 2012 qui promeut une approche renforcée et plus stratégique avec les OSC locales visant à améliorer le dialogue, la cohérence et la synergie des actions en vue d’un véritable partenariat entre les différents acteurs. L'historique de notre appui traduit bien cette approche: plus 20% de notre coopération avec Madagascar est mis en œuvre par des organisations non gouvernementales.

Avec la signature de cette convention, l'UE réitère son soutien aux citoyens et à l'Etat malgaches dans la promotion de la bonne gouvernance et du développement inclusif, au niveau local et national, et souhaite continuer à appuyer une société civile malagasy engagée, capable et dynamique ouvrant en faveur du bien-être des populations et du respect de leurs droits fondamentaux.

Nous sommes aujourd'hui à un moment clé car nous consolidons le mécanisme d'appui ensemble, des nombreux défis nous attendent donc et je nous souhaite à nous tous un bon travail.

Je vous remercie.

Antonio Sànchez-Benito GasparAmbassadeur de l’Union européenne à Madagascar
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Farces des Forces ?

Le capitaine Théodule Ranaivoson proposa  d’engager des pourparlers auprès de « malaso », et ce, pour venir à bout du phénomène « dahalo » dans l’extrême Sud-est de l’île, à Anosy.   Notre confrère qui avait fait état de cette nouvelle de taille dans les colonnes du journal, de la semaine, de se demander : est-on en face d’« une nouvelle stratégie ? » Une légitime question dans la mesure où une nouvelle approche serait-elle en train de se préparer quelque part dans les Etats-majors de la Gendarmerie et de l’Armée ? Ou s’agit-il, tout  simplement, d’aveu d’impuissance ? Ou carrément d’une…farce, de très mauvais goût, de nos hommes en uniforme ? L’Europe occidentale (France, Allemagne,  Belgique,…) et les Etats-Unis, cibles privilégiées du Daech et théâtres des actes terroristes ces dernières années, verraient mal d’engager une négociation de paix avec l’Etat islamique (l’Ei) pour éradiquer  les actes de terreur dont la population civile et  innocente en est la principale victime.

Les méfaits ou les actes de barbarie que les dahalo font subir aux populations du Sud, sinon, dans tout Madagascar peuvent être associés, sans nul doute, à des actes de terrorisme qui, en fait,  frappent durement les pauvres citoyens producteurs et…sans défense. Le capitaine Théodule Ranaivoson, commandant de la compagnie d’Anosy, jugeait impossible  d’atteindre les malaso retranchés dans les hauteurs nord de la montagne d’Andriry. Difficilement   accessible, le bastion des bandits est, selon lui, imprenable. D’où l’idée, de sa part, d’engager des pourparlers.  D’emblée, on est en droit de qualifier une telle proposition d’abjecte surtout qu’elle émane d’un officier responsable, commandant d’une unité  d’attaque au front. Comme nous l’avions mentionné plus haut que les chefs des opérations français ou belges, sur terrain, combattant les actes meurtriers des terroristes pour le compte de l’Ei n’iraient jamais proposer un « arrangement » auprès du Daech. Ce serait, ni moins ni plus, d’une insulte à l’endroit des victimes ! De même, les Forces du G5, nouvellement installées au Mali, oseraient-elles engager des  pourparlers avec l’Aqmi ou autres ? Inadmissible ! Nous ne mésestimons pas, évidemment, l’impact de l’approche population dans lutte contre le banditisme du genre dahalo, mais, de là, avoir l’idée d’abandonner le combat armé contre les malaso d’où qu’ils sont, relève purement et simplement d’un acte de démission et laissant les pauvres gens aux griffes des fauves. Inacceptable ! Les contribuables ne veulent rien savoir. Les  Forces Armées, de par leur mission principale, « protéger les personnes et leurs biens », doivent coûte que coûte trouver tous les moyens (stratégies ou autres) de mettre le holà à ce phénomène terrorisant le peuple. Les commandants des opérations sur  terrain sont là pour cela ! D’ailleurs,  toutes ces actions entrent bien dans le cadre de leurs études et formations en tant qu’officiers et n’oublions pas qu’ils sont…payés pour cela. Sinon, qu’ils se  démettent et cèdent la place ! Ce sera la meilleure option, pour eux, du fait qu’ils se sentent  impuissants, voire, incompétents devant l’ampleur et la complexité de la tâche. Mais le vrai problème se situe au niveau des tenants du pouvoir, au sommet de l’Etat. La responsabilité entière incombe à celui qui siège au poste de Chef suprême des Armées.   Le public en a assez de ces farces des Forces  de l’ordre.Ndrianaivo

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Football- Thb Ligue des champions - Fosa Junior Fc éliminé

Une défaite prévisible de la formation de Boeny.  Après avoir débuté timidement la compétition sur un match nul (0-0) face une modeste équipe du  Mtm Melaky,  Fosa Junior Fc  ne disputera pas le second tour du championnat de Madagascar de football, Thb Ligue des champions.  Fosa, représenté majoritairement par des joueurs du Fosa Junior Analamanga, a enregistré deux défaites, deux matches nuls et une victoire sur son compteur à l’issue des cinq journées. 

Amputé à 80% de ses pièces maitresses, en tournée en Belgique, selon  les informations recueillies,  Fosa Junior Fc n’a fait qu’une simple figuration dans le sommet national.  La formation de Franck Rajaonarisamba, entraineur de l’équipe,  a perdu son dernier espoir de qualification face au Fc Iharana (2-1) pour le compte de la cinquième journée. Au total, douze équipes ont validé leur ticket pour le second tour. Dans les autres groupes, la hiérarchie  a été bien respectée. Dans la  poule A, Cosfa, Ussk Ambaja et Varatraza Sofia ont composté leurs billets pour le second tour après les victoires d’hier.  Dans le groupe B,  l’Ajesaia Bongolava échappe à l’élimination après avoir pris son destin en main, en rejoignant le Hzam Amparafaravola et Rts Jet Mada. Ces deux équipes ont  déjà confirmé leur qualification dès la quatrième journée.  Quant à la poule C, Elgeco Plus Analamanga, n’a pas forcé, suivi par Top Dom Amoron’i Mania et Fc Maeva Betsiboka. Ce dernier figure parmi l’outsider rescapé. Enfin, Zanakala Fc a aussi frôlé le rouge mais les joueurs de Fianarantsoa ont battu (2-0) le 3Fb Toliara lors d’une rencontre décisive. Zanakala Fc rejoint ainsi la Cnaps Sport, l’équipe favorite en titre et le Fc Angèle d’Anosy pour la prochaine phase prévue du 29 septembre au 8 octobre.Elias Fanomezantsoa

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Cigarettes en contrebande à l’île Maurice - La Malagasy dénonce son oncle

L’affaire qui a secoué à la fois la Grande île et surtout l’île Maurice concernant la saisie record de  3 200 cartouches de cigarettes de contrebande à Maurice et dans laquelle K.T., une Malagasy de  23 ans, résidente de Beau-Bassin, était impliquée, connaît un rebondissement. Outre le fait qu’elle s’est rendue de son propre chef mais en compagnie de son avocat au siège de la « Mauritius Revenue Authority » (Mra), vendredi après-midi dernier, elle a dénoncé M.N., l’époux de sa tante, qui s’était également rendu sur les lieux. 

Devant les enquêteurs, la jeune femme, mariée à un Mauricien, a révélé que c’est son oncle de 46 ans qui a orchestré l’importation de ces cartouches de cigarettes à Maurice. Selon toujours ses propos, elle a ajouté avoir totalement ignoré que les cigarettes étaient parfaitement cachées dans 44 portes en bois en provenance de Chine. Parmi les articles  saisis, les douaniers ont retrouvé entre autres  1 396 cartouches de Marlboro rouge, 100 cartouches de Marlboro Gold, 1 250 cartouches de la marque 555, 150 cartouches de Golden Deer,  50 cartouches de Rgd, 50 cartouches de Cocopalm.Elle a affirmé avoir  l’habitude d’importer des  « petits colis » pour son compte, mais que c’est M.N. qui faisait de grosses importations de meubles. Ce résident d’une autre ville de l’île Maurice, possède également une autorisation  pour des importations. D’ailleurs, il avait importé des meubles, il y a trois mois de cela. Les douaniers sont à la recherche de ces meubles.Réticence à parlerTout au long des trois heures d’interrogatoire qu’il a passées à côté de sa nièce, M.N.  semblait ne pas vouloir trop en parler, notamment sur ce qui touche le mode opératoire de cette importation de cigarettes de contrebande. Finalement, les deux proches ont été placés en état d’arrestation avant que les douaniers les ont confiés à la Police en vue de la poursuite de l’enquête. Tous les deux risqueront d’être poursuivis pour importation d’articles de contrebande, faux et usage de faux surtout lorsque les enquêteurs n’avaient rien trouvé dans une ville de l’île Maurice, là où M.N. avait indiqué l’emplacement du siège de sa société d’importation.  Pourtant, ce n’est visiblement pas les preuves sur les intentions louches de M.N. à propos des 32 000 cartouches de cigarettes qui manquent. Les enquêteurs de la Mra, quant à eux, le soupçonnent de vouloir les commercialiser dans l’île sœur. M.N, pour qu’il ait pu dédouaner les produits importés, a donné de faux renseignements sur son adresse. Recueillis par  F.R.

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Tv Plus Madagascar - Inauguration de nouvelles infrastructures

Créée au début de l’année 1996, Tv Plus n’était à l’époque qu’une simple boîte de production et de montage de grands événements tels que les mariages, les événements familiaux,  les spectacles et les clips sous titrés de « Vidéo pilot ». La société a ensuite évolué et est devenue une des plus grandes chaînes de la Grande île. Malgré la multiplication de la concurrence, Tv Plus Madagascar maintient le record de taux d’audience générale depuis 2008 jusqu'à maintenant. Actuellement, la chaîne dispose de matériels des plus sophistiqués en matière de vidéo et aussi en son mais aussi dispose plusieurs alléchantes émissions sur diverses  rubriques attirant de plus en plus les téléspectateurs et les auditeurs. En  2012 a été inaugurée la Villa An-Fi ou Andapa Finaritra sise à Ivanja Ambohitsoa qui  est le local de cette chaîne audiovisuelle privée jusqu’à aujourd’hui. Puisque Tv Plus est l’abréviation de Toujours Vouloir Plus, la société ne cesse donc d’évoluer que ce soit au niveau technique, matériel ou encore sur l’infrastructure. Les bâtiments ont ainsi été améliorés pour se professionnaliser encore plus en matière de production audiovisuelle, afin de répondre  à l’attente du public.

 Donner le meilleur Les nouveaux espaces ont donc été inaugurés samedi dernier à Ivanja Ambohitsoa en présence du président directeur général de Tv Plus Madagascar et ses collègues de travail ainsi que différentes personnalités publiques et chefs de grandes entreprises. Pendant son discours, Nicolas Rabemananjara a voulu ajouté que les réhabilitations ont été accomplies dans le souci de toujours donner le meilleur pour le grand public. « Depuis notre création, nous avons toujours essayé de donner le meilleur de nous- mêmes en créant des émissions hors du commun jamais réalisées par d’autres chaînes, en cherchant de nouvelles idées pour attirer de plus en plus d’audience. Il nous arrive même d’être copié parfois. Nous avons travaillé dur, moi ainsi que mes collègues, nous avions appris à écouter et à partager et finalement, l’effort a payé. Actuellement, nous sommes loin de gagner la guerre étant donné que la technologie évolue tous les jours. Nous essayons toujours donc d’évoluer pour promouvoir l’audiovisuel à Madagascar. Nous savons que Tv Plus est maintenant présente dans différents lieux de la Grande île. C’est justement pour les satisfaire que nous avons installé de nouvelles infrastructures plus performantes. Nous promettons donc aux téléspectateurs qu’ils seront gâtés et qu’ils jouiront d’une télé suivant les normes internationales en matière de communication audiovisuelle », confie le Pdg de la chaîne.  Innovations Pour ce qui est de l’amélioration, la grande salle accueillant les diverses émissions a été aménagée et agrandie pour pouvoir accueillir plus de monde ainsi qu’installer de nouveaux matériels technologiques visant à améliorer la qualité des images et du son. La pièce peut désormais accueillir 650 personnes. La scène a été aussi aménagée et est devenue plus spacieuse et bien colorée grâce aux lumières et aux écrans géants installés juste derrière. « A partir de maintenant, nous promettons aux téléspectateurs une qualité plus améliorée  en matière d’images et de son dans nos émissions. Désormais, cette salle accueillera les différentes téléréalités de la chaîne comme le Kopi Kole, Over The Top, l’Indice ou encore les émissions hebdomadaires comme Coulisse, Mihobia, Pikla et bien d’autres encore. Mais ce n’est pas tout, elle sera aussi accessible au grand public et pourra recevoir divers événements comme les conférences, débats, spectacles et d’autres encore. Par ailleurs, nous avons aussi installé juste en haut du bâtiment un grand espace de détente auquel les employés ou encore les visiteurs pourront passer un bon moment », continue- t-il. A noter que la cérémonie a débuté avec un culte œcuménique après avoir effectué la coupure de ruban en présence de tous les invités. Dans l’après-midi s’est ensuite déroulée la première escale de l’émission téléréalité Kopi Kole 5e édition.

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Lutte contre les magouilles dans les marchés publics - Un coup d’épée dans l’eau

Inopérant. C’est le constat établi par bon nombre d’observateurs. Face à la « recrudescence des mauvaises pratiques visant à entraver la libre concurrence dans l’achat public », l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a publié un communiqué de presse  paru dans plusieurs journaux de la Capitale il y a quelques jours dans lequel cet établissement informe qu’il procèdera dorénavant à l’application des sanctions. « Des mesures appropriées seront prises à l’encontre des auteurs de ces pratiques condamnables. Ces mesures concernent notamment toutes manœuvres, sous quelques formes que ce soit, contraires aux principes de la liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures, et qui sont institutionnellement destinées à priver certains participants de leur droit à l’information » peut-on lire dans la missive.

Coïncidence ou non, quelques jours avant la parution de ce rappel  à l’ordre de l’Armp, nous révélions dans une de nos précédentes éditions l’existence d’une « magouille dans les marchés publics » au niveau du ministère de l’Emploi, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (Meetfp).  Pour rappel, les exemplaires des journaux dans lesquels sont uniquement insérés des appels d’offres lancés par ce ministère dirigé par Toto Lydia Raharimalala ont été à quelques reprises achetés en gros par certains individus. Le journal « Inona no vaovao » avait été la dernière victime de cet achat en gros.  De fait, les appels d’offres insérés ainsi dans ces quotidiens ne faisaient donc pas l’objet de large diffusion comme il se devrait puisque seuls les membres d’un cercle très restreint pouvaient ainsi prendre connaissance des appels d’offres, ce qui est sans doute le but de l’achat en gros. Une affaire aux forts relents de favoritisme dans laquelle un coup d’œil du Bureau indépendant anti-corruption est attendu.  En tout cas, pour bon nombre d’observateurs, la menace de sanctions de l’Armp risque de ne pas être assez « menaçante » pour les auteurs de ces  « mauvaises pratiques visant à entraver la libre concurrence dans l’achat public ». Saluée par l’opinion, l’initiative de l’Armp risquerait toutefois de n’être qu’un coup d’épée dans l’eau.  En effet, les marchés publics constituent l’un des secteurs les plus touchés par la corruption dans la Grande île. Notons à titre d’exemple qu’en fin de la semaine dernière, des responsables et des entrepreneurs suspectés de corruption ont encore été déférés à la Chaîne pénale anti-corruption pour favoritisme, faux et usage de faux, conflit d’intérêt. Ces affaires ne seront à ne pas en douter ni les premières ni les dernières. L’affaire Claudine Razaimamonjy reste encore vivace dans les esprits.  L’existence du Bianco, du Samifin ou encore de l’Armp, ne semblent pas être suffisamment dissuasive pour les auteurs de faits de corruption. Le risque de se faire prendre est pourtant élevé et les conséquences suffisamment  graves et lourdes. Mais de nouveaux cas de passation de marchés publics douteux continueront à être mis au jour. Il faudrait  peut-être un exemple  suffisamment marquant, notamment des sanctions lourdes contre une haute personnalité, pour que ces corrompus et corrupteurs aient peur, ce qui n’est  visiblement pas encore le cas actuellement…  Recueillis par  A.R.

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Transport en commun - Métro à Abidjan et à Maurice, cyclo-pousse à Antananarivo

Madagascar à la traine. Une fois encore, les autres pays d’Afrique qui étaient sur le même point que Madagascar en matière de développement viennent de dépasser largement la Grande île. La mise en œuvre d’un grand projet de construction d’un métro à Abidjan fait partie des projets innovants en Côte d’Ivoire. En fait, la ligne 1 de ce métro, longue de 37,9km, vise le transport d’environ 300 000 passagers par jour dans la capitale économique ivoirienne. Elle desservira l’agglomération d’Abidjan, en partant d'Anyama au Nord à l'aéroport international Félix-Houphouët-Boigny au Sud, en passant par le célèbre quartier d'affaires du Plateau. Le début des travaux y afférents se fera incessamment, notamment après l’obtention d’une aide de la France à hauteur de 1,4 milliard d’euros.

Ce soutien financier français permet de boucler le financement de ce projet. L’exécution de celui-ci a été, notons-le, reportée à plusieurs reprises à cause des désaccords entre le Gouvernement ivoirien et les entreprises prestataires, avant que la France alloue ce financement conséquent. Pour Maurice, un métro électrique circulera dans cette île sœur à partir de septembre 2019. Selon les prévisions, les premiers travaux débuteront ce mois- ci et dureront 2 ans. La première tranche du projet relie Port Louis, la Capitale mauricienne, à Rose Hill tandis que la deuxième ligne, jusqu’à Curepipe, sera opérationnelle en 2021. La réalisation d’une partie de ce projet ambitieux se fera grâce au financement du Gouvernement indien s’élevant à 240 millions d’euros. Le coût total de l’opération, soit le tronçon de 26km, se chiffre à 460 millions d’euros, soit 18,8 milliards de roupies mauriciennes. Mais malgré l’enthousiasme des dirigeants mauriciens quant à la mise en place de ce nouveau mode de transport en commun, les protestations du côté des transporteurs se cumulent. Ces opposants misent plutôt sur l’exploitation des bus et la modernisation des infrastructures routières.  A Madagascar, le projet d’intégration de l’autobus intelligent dans la zone urbaine et suburbaine a engendré le mécontentement des transporteurs. Ces derniers trouvent que ce genre de véhicule n’est pas adapté aux infrastructures routières existantes. D’un autre côté, l’on a constaté que les charrettes, pousses-pousses et cyclo-pousses circulent encore librement, même en ville. De plus, ils constituent les moyens de transport en commun les plus prisés dans certaines localités, depuis Antsirabe qui se trouve encore dans la province d’Antananarivo. Tout ceci pour dire que jusqu’à maintenant, le projet d’installation d’un métro, tramway ou autre moyen de transport moderne de ce genre reste une utopie dans le pays. Les obstacles sont nombreux, à commencer  par les infrastructures hors normes, le manque de volonté des transporteurs à améliorer la qualité de service et le moyen limité des passagers. Pis, la gabegie ou encore le laxisme des dirigeants aggravent les choses.Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Affaire Bni Tsimbazaza - Le suspect serait toujours à Madagascar

11 août-11 septembre. Cela fait déjà un mois que l’avis de recherche à l’encontre d’Yves Daniel Razakarivony Rivofanantenana, dit Yves (40 ans),  employé de la Bni à Tsimbazaza, est lancé par les Forces de l’ordre. Disparu avec les 445 millions d’ariary de la banque, il est fortement recherché par la Police nationale, mais les investigations de cette dernière demeurent infructueuses jusqu’ici. La Police a affirmé que le suspect est toujours à Madagascar et se terre quelque part. Elle se base sur les faits que « le concerné est blacklisté et que les contrôleurs de nos frontières ne manqueront pas de l’identifier si jamais il s’aviserait à prendre un vol dans les aéroports de Madagascar ou à embarquer dans un quelconque navire », explique-t-on du côté du service des renseignements de la Police nationale à Anosy.

Les patrons de la Brigade criminelle (Bc) sont aussi de même voix que leur homologue du précédent service.  Les enquêteurs de la Bc sont persuadés que le quadragénaire et ses complices auraient longuement fomenté leur sale coup. Malgré le fait qu’il se cache dans un ou des endroits insoupçonnés de la Grande île, Yves évite soigneusement de contacter ses proches, selon l’information.  Cependant, nul n’est sans savoir que nos frontières seraient justement poreuses. Personne, encore moins la Police ne pourrait garantir qu’il n’aurait pas pris un boutre dans l’un des nombreux petits ports de nos côtes pour quitter en cachette le pays. Des personnes recherchées parviennent toutefois à faufiler et se prélassent actuellement à l’étranger. Le cas d’une personnalité connue au sein de la Banque centrale et qui s’est évaporée avec des dizaines de milliards d’ariary en est la preuve. Recherché après avoir réalisé ce grand coup à la Banque centrale de Manakara, ce cadre supérieur a pu tout de même filer hors des frontières malagasy. Le peu de moyens à la disposition de la Police et de la Gendarmerie constitue un frein à un résultat rapide. Une personnalité controversée. C’est le moins qu’on puisse dire à propos du concerné. Une cliente se remémore surtout d’un homme assez gauche mais qui souriait toujours. Une autre s’est souvenue d’un banquier serviable et toujours à l’écoute de son interlocuteur.  Bref, un homme d’une apparence flegmatique voire inoffensive. Mais après son sale coup, le 10 août dernier, l’opinion s’était lourdement trompée sur son compte.Ce jour-là, ayant profité de l’absence de ses collègues, alors partis casser la croûte, ce résident d’Anjomakely a transporté ces fonds jusque dans sa voiture, une Renault Clio immatriculée 9881 TBB garée près de la banque. Une partie de cette somme qui s’élève à 225 millions ariary a été prévue être versée dans le guichet automatique de banque (Gab) tandis que l’autre somme, évaluée à 215 millions d’ariary, se trouvait déjà dans la caisse. Puisque c’est lui qui détenait la clé du coffre, il lui était plus facile d’opérer à l’insu de ses collègues. Depuis, on ne l’a plus revu malgré l’avis de recherche émis à son encontre.Franck Roland

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Environnement - Toujours dans l'attente de l'annulation du permis de recherche

En danger. Une aire protégée située dans la péninsule d'Ampasidava, à l'extrême Nord-ouest de la Grande île est aujourd'hui menacée par une extraction de tantale. En effet, une société mauricienne, filiale de la société allemande « Tantalus », effectue actuellement des tests d'extraction de tantale sur une superficie de 300 km2 de terre sur la lisière d'une aire protégée. Face à cette situation, depuis le mois de juin dernier, la société civile, les autorités traditionnelles de la protection de l'environnement, ainsi que des opérateurs économiques de la Région de Diana ont alerté le ministère de l'Environnement sur les risques dérivant de cette exploitation. Pourtant, ils sont toujours dans l'attente de l'annulation du permis de recherche octroyé à la société.

Un minerai rare mais une exploitation dangeureuseIl faut préciser que le tantale est un minerai rare, utilisé dans le domaine de l'électronique. Cependant, son exploitation est très polluante parce qu'il faut au moins 7 tonnes de produits chimiques pour pouvoir extraire une tonne de terre rare. Jusqu'à maintenant, plus de 7 000 puits ont été creusés par ladite société, mais ils n'ont pas encore été rebouchés. A cet effet, les environnementalistes ont peur que cette exploitation finisse par polluer les nappes phréatiques de la région et ravager toute la biodiversité terrestre mais également marine. Et ce n'est pas tout ! Comme le site se localise en face le l'île de Nosy Be, ce gisement peut aussi nuire au secteur touristique de cette région à cause des pollutions. Par conséquent, les risques de cette exploitation ne sont pas seulement environnementaux mais aussi économiques.Les fôrets de la Grande île ne connaîtront jamais de repit à cause des feux de brousse et des coupes abusives d'arbres. Et voilà que maintenant, elles sont menacées par les extractions minières.Propos recueillis par Rova R.

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Gastronomie Les amoureux des mets malagasy conviés !

Pour le plaisir des sens. La gastronomie est l'art de bien cuisiner. La cuisine n'est pas simplement une question de goût, mais elle fait également appel à tous les sens. L'assiette malagasy résulte d'une cuisine riche et authentique. Toutefois, les cuisiniers du pays n'ont pas de plateforme pour démontrer leurs talents. C'est dans cet axe que le Salon de la gastronomie est organisé chaque année depuis 4 ans.

Pour cette 4e édition, l'évènement aura lieu du 22 au 24 septembre à l'Alliance française d'Antananarivo (Aft), Andavamamba. Tous les passionnés de mets malagasy sont conviés à y participer, que ce soient des professionnels ou ceux qui veulent tout simplement goûter ou connaître la cuisine malagasy. Il s'agira d'une occasion pour tous les adeptes de la cuisine de faire des échanges au niveau des recettes culinaires mais également d'effectuer des tests de goût. Les participants pourront ainsi retrouver tous les plats qui font la renommée de Madagascar comme le « koba ». La visite ne se limitera pas seulement à la dégustation ou à l'achat de différents produits alimentaires et ustensiles de cuisine. Les visiteurs auront aussi l'occasion de se mettre aux fourneaux pour apprendre à cuisiner des plats qui leur donnent envie. Ce sera vraiment un évènement aux multiples saveurs. Propos recueillis  par Rova R.

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Un mort et 47 blessés dans des bousculades devant le stade de Mahamasina

La deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (Can 2019), opposant les Barea de Madagascar et les Lions de Teranga du Sénégal s’est mal engagée. Un jeune homme de 23 ans a perdu la vie dans des bousculades à l’entrée du stade de Mahamasina dimanche où la rencontre a eu lieu. 47 autres personnes ont été blessées dont deux dans un état critique, selon le bilan provisoire de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona à Anosy dans la soirée. Les victimes, étaient piétinées à la tête ou à la poitrine.

Le match a suscité beaucoup d’intérêt pour les mordus du ballon rond. L’objectif des uns et des autres n’est pas seulement de soutenir l’équipe nationale qui est mieux placée que jamais dans le classement de poule, deuxième après le Sénégal, mais aussi de regarder les mondialistes joués sur le sol malgache. En effet, dès 9h du matin, soit 5h avant la rencontre, des milliers de spectateurs se sont rués vers le stade de Mahamasina. De longues files d’attente se sont formées devant les guichets. Vers 10h, les forces de l’ordre ont dû utiliser des bombes lacrymogènes pour disperser la foule qui s’est agglutinée devant les guichets Est du stade. La circulation a même été perturbée. Il a fallu plus d’une heure pour les automobilistes pour effectuer un trajet d’environ 500 mètres. Pire, les rumeurs sur l’épuisement des tickets d’entrée ont commencé à circuler à ce moment-là, d’autant plus que la vente des billets au noir s’est multipliée. Même des policiers en tenue se sont livrés à ce « business » indigne devant le Bazar du Quartier, en face du Palais des Sports à Mahamasina.

La foule s’est précipitée davantage devant les guichets et les portails qui étaient encore fermés, selon les témoins. Les gens qui se sont alors trouvés en première ligne ont été pris en tenaille par les portails fermés et la forte pression de la foule derrière d’où cet accident mortel attribué incontestablement à l’organisation. Espérons qu’une enquête soit ouverte pour bien distinguer les responsabilités de chacun dans cet accident, bien que le ministère des Sports n’a même pas daigné l’annoncer dans son communiqué suite à cet événement malheureux.

Au contraire, le ministère n’a accordé que trois lignes dans son communiqué pour confirmer l’existence de ce drame et présenter un « prompt rétablissement » aux blessés et « ses sincères condoléances à la famille du mort ». Le reste n’est qu’un commentaire élogieux en faveur de l’équipe nationale qui a fait un match à égalité (2 à 2) face aux Sénégalais et à l’assistance venue très nombreuse. D’autres membres du gouvernement ayant assisté au match se sont également contentés de lancer des éloges dithyrambiques à l’endroit des joueurs.

Il n’y a en effet que le président de la République par intérim, Rivo Rakotovao qui s’est déplacé à l’hôpital vers 14h qui a pointé du doigt l’organisation. « Nous devons d’abord être aux côtés des victimes, les réconforter ; sur ce drame, face à la grande affluence enregistrée, il faudra se pencher sur la capacité d’anticipation, en terme d’organisation, pas aujourd’hui, mais cela devra se faire pour éviter un tel drame », a indiqué le Chef de l’Etat. Il a également annoncé que les frais de soins et d’hospitalisation seront pris en charge par l’Etat avant de remettre une enveloppe d’aide à tous les blessés.

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Sous quelle emprise le pays est-il ?

L’Etat est en cours de déliquescence. A preuve, « l’accord politique » non rendu public a désigné le Premier ministre Christian Ntsay et mis en place un gouvernement qui a pour mission d’instaurer l’apaisement pour permettre des élections libres, inclusives et transparentes acceptées par tous. Le non-droit et le juridisme règnent. L’insécurité sur tous les plans et dans tous les compartiments de la vie est quotidienne, qu’elle soit urbaine ou rurale. L’éthique politique est très rarement observée par des soi-disant chefs politiques. La parole donnée et les signatures apposées n’ont plus aucune valeur. Des candidats officiellement éligibles dans la course à la magistrature suprême réclament le report des élections et présagent des troubles électorales car, à leur avis la situation politique et constitutionnelle exige une transition pour apaiser la tension socio-politique.

Quelques candidats promettent la lune, monts et merveilles du moins, si quelques autres candidats cachent mal un avenir de réduction des revenus et salaires des travailleurs ; bref la galère de longue haleine en vue sinon un futur dans l’obscurité d’un tunnel sans électricité. Des illuminés proposent l’émergence et des changements de structures ou un autre ajustement structurel. Mais il faut avouer que les Dragons du Sud-est asiatique, pays émergents aujourd’hui, ont mis en chantier les travaux acharnés pour l’émergence voici trente ans déjà et en sont aujourd’hui à leur niveau de croissance et leur standing de vie. A beaucoup d’égards et si un changement de structure est incontournable pour ce pays mal administré et sous-administré -170 000 fonctionnaires dont un peu plus de 100 000 sont dans l’éducation et l’enseignement- pour environ 25 millions d’habitants, la tentation de remettre la structure de fokonolona sur les rails est judicieuse ; au moins cette structure apparaît comme conforme aux aspirations de la population malgache.

Devant toute cette situation, les électeurs potentiels –un peu moins de dix millions recensés et inscrits dans la liste électorale, demeurent indifférents, trop absorbés par le « fitadiavana » ou le quotidien domestique. Ignorant les lois surtout les enjeux et les devoirs en matière de politique, et très peu réactifs par rapport aux décisions des dirigeants et à celles de la communauté étrangère, ces électeurs potentiels pour ne pas dire la majorité des Malgaches facilitent et encouragent les politiciens à n’en faire qu’à leur tête. Les comportements de nombre de Malgaches sont comparables aux moutons de Panurge. Ils courent après l’argent des candidats. Au fond beaucoup de candidats à ces présidentielles sont à plaindre car ils n’ont pas d’idées à proposer et de solutions durables et inclusives ; ils écoutent et adoptent plutôt les programmes et projets de la communauté internationale et des puissances étrangères.

Mais qu’est-ce qui nous diffère des pays où le terrorisme est déclaré et combattu. Daesh ou Boko Haram … , sauf qu’ici les terroristes sont diffus, apparemment non organisés mais ravitaillés et armés jusqu’à défier les forces militaires légales. Ils osent prendre d’assaut des campements militaires et n’hésitent pas à affronter des éléments héliportés. Ces terroristes malgaches ne se déclarent pas publiquement. Il en est de même des auteurs de rapt qui imposent des rançons insoupçonnables car le plus souvent en devises étrangères.

En cinq (5) ans, quatre mille (4000) morts, dont trois mille (3000) dahalo ; et trente mille (30.000) zébus volés, seulement en 2017. C’est le constat fait par la Gendarmerie nationale le 23 juin 2018 dernier. En ville en tout cas, la communauté des Français d’origine indienne de Madagascar a subi une centaine d’enlèvement depuis 2010.

Monja Jaona en son temps membre du Conseil Suprême de la Révolution (CSR) avait demandé mandat au président de la République pour éradiquer le grand banditisme rural (dahalo) et leurs réseaux jusqu’à leurs commanditaires, mais ce fut un appel dans le désert. En coulisse, on disait que le vol de zébus est un sport traditionnel. On invoque aussi la complaisance de personnalités en haut lieu car la capitale consomme 400 têtes de zébus par jour aussi ne peut-on pas priver les consommateurs de leur viande bovine. L’ampleur des dégâts causés pourtant est énorme car le risque de disparition du cheptel est là, palpable. Car finalement, les exportations de zébus sur pieds ont été interdites et on a même fermé des abattoirs installés par des opérateurs chinois. Ces derniers mois, des bataillons interarmes dotés de moyens modernes sont créés dans le Sud et le moyen Ouest pour lutter contre le phénomène. Mais les frontières maritimes et aériennes sont restées malgré tout des passoires.

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Sous quelle emprise le pays est-il ?

L’Etat est en cours de déliquescence. A preuve, « l’accord politique » non rendu public a désigné le Premier ministre Christian Ntsay et mis en place un gouvernement qui a pour mission d’instaurer l’apaisement pour permettre des élections libres, inclusives et transparentes acceptées par tous. Le non-droit et le juridisme règnent. L’insécurité sur tous les plans et dans tous les compartiments de la vie est quotidienne, qu’elle soit urbaine ou rurale. L’éthique politique est très rarement observée par des soi-disant chefs politiques. La parole donnée et les signatures apposées n’ont plus aucune valeur. Des candidats officiellement éligibles dans la course à la magistrature suprême réclament le report des élections et présagent des troubles électorales car, à leur avis la situation politique et constitutionnelle exige une transition pour apaiser la tension socio-politique.

Quelques candidats promettent la lune, monts et merveilles du moins, si quelques autres candidats cachent mal un avenir de réduction des revenus et salaires des travailleurs ; bref la galère de longue haleine en vue sinon un futur dans l’obscurité d’un tunnel sans électricité. Des illuminés proposent l’émergence et des changements de structures ou un autre ajustement structurel. Mais il faut avouer que les Dragons du Sud-est asiatique, pays émergents aujourd’hui, ont mis en chantier les travaux acharnés pour l’émergence voici trente ans déjà et en sont aujourd’hui à leur niveau de croissance et leur standing de vie. A beaucoup d’égards et si un changement de structure est incontournable pour ce pays mal administré et sous-administré -170 000 fonctionnaires dont un peu plus de 100 000 sont dans l’éducation et l’enseignement- pour environ 25 millions d’habitants, la tentation de remettre la structure de fokonolona sur les rails est judicieuse ; au moins cette structure apparaît comme conforme aux aspirations de la population malgache.

Devant toute cette situation, les électeurs potentiels –un peu moins de dix millions recensés et inscrits dans la liste électorale, demeurent indifférents, trop absorbés par le « fitadiavana » ou le quotidien domestique. Ignorant les lois surtout les enjeux et les devoirs en matière de politique, et très peu réactifs par rapport aux décisions des dirigeants et à celles de la communauté étrangère, ces électeurs potentiels pour ne pas dire la majorité des Malgaches facilitent et encouragent les politiciens à n’en faire qu’à leur tête. Les comportements de nombre de Malgaches sont comparables aux moutons de Panurge. Ils courent après l’argent des candidats. Au fond beaucoup de candidats à ces présidentielles sont à plaindre car ils n’ont pas d’idées à proposer et de solutions durables et inclusives ; ils écoutent et adoptent plutôt les programmes et projets de la communauté internationale et des puissances étrangères.

Mais qu’est-ce qui nous diffère des pays où le terrorisme est déclaré et combattu. Daesh ou Boko Haram … , sauf qu’ici les terroristes sont diffus, apparemment non organisés mais ravitaillés et armés jusqu’à défier les forces militaires légales. Ils osent prendre d’assaut des campements militaires et n’hésitent pas à affronter des éléments héliportés. Ces terroristes malgaches ne se déclarent pas publiquement. Il en est de même des auteurs de rapt qui imposent des rançons insoupçonnables car le plus souvent en devises étrangères.

En cinq (5) ans, quatre mille (4000) morts, dont trois mille (3000) dahalo ; et trente mille (30.000) zébus volés, seulement en 2017. C’est le constat fait par la Gendarmerie nationale le 23 juin 2018 dernier. En ville en tout cas, la communauté des Français d’origine indienne de Madagascar a subi une centaine d’enlèvement depuis 2010.

Monja Jaona en son temps membre du Conseil Suprême de la Révolution (CSR) avait demandé mandat au président de la République pour éradiquer le grand banditisme rural (dahalo) et leurs réseaux jusqu’à leurs commanditaires, mais ce fut un appel dans le désert. En coulisse, on disait que le vol de zébus est un sport traditionnel. On invoque aussi la complaisance de personnalités en haut lieu car la capitale consomme 400 têtes de zébus par jour aussi ne peut-on pas priver les consommateurs de leur viande bovine. L’ampleur des dégâts causés pourtant est énorme car le risque de disparition du cheptel est là, palpable. Car finalement, les exportations de zébus sur pieds ont été interdites et on a même fermé des abattoirs installés par des opérateurs chinois. Ces derniers mois, des bataillons interarmes dotés de moyens modernes sont créés dans le Sud et le moyen Ouest pour lutter contre le phénomène. Mais les frontières maritimes et aériennes sont restées malgré tout des passoires.