Les actualités Malgaches du Dimanche 10 Juin 2018

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Le numéro un de Business center Toamasina kidnappé

Trois kidnappings, presque en un mois. La recrudescence de l’insécurité devrait être parmi les priorités de l’État.
Alors que Navaz Veldjee, le propriétaire de la société Veloptique retrouve sa liberté vendredi dernier, le même jour un autre Karana, Nizar Pirbay le patron de Business center à Tamatave a été kidnappé devant son domicile vers 18 h 30. Après la capitale, les kidnappeurs ont décidé de frapper à Toamasina. L’image du pays est complètement ternie avec les histoires de kidnapping de ressortissant Karana dans la grande île, mais également avec les bandits qui font la loi sur les routes nationales comme la Route Nationale N: 7. Tout cela empêche les investisseurs et touristes à venir à Madagascar.
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Cosafa Cup 2018 : les Barea quatrième, mais avec un bilan satisfaisant

Après la victoire face aux Bafana Bafana, les Barea ont essuyé deux défaites successives : celle face aux Chipolopolo de Zambie pour la demi-finale et puis face au Lesotho pour la troisième place.
Mais on peut dire que cette participation au COSAFA CUP n’a pas été vaine. En effet, L’équipe malgache était élue la plus fair-play. En outre, Andriamirado Aro Hasina mieux connu sous l’appellation Dax est élu meilleur joueur et Andoniaina Andrianavalona meilleur défenseur de la COSAFA CUP 2018. De plus, Dax attire la convoitise du club le plus titré d’Afrique du Sud Kaizer Chiefs. Ainsi, COSAFA CUP 2008 est une étape qui pousse Madagascar vers sa première participation à la CAN 2009.
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Attaque contre un convoi de 4x4 - 1 mort, 4 gendarmes gravement blessés

Un homme de 35 ans, chauffeur de son état, fut tué tandis 4 gendarmes furent blessés. Deux personnes sont gravement atteintes et ont été évacués à l’hôpital militaire de Soavinandriana (CENHOSOA). C’est le bilan de l’assaut mené par 20 « dahalo » équipés de fusils de chasse contre un convoi de trois véhicules 4x4, dans l’après-midi du 8 juin dernier, sur une route nationale à Ihorombato, Commune rurale de Beravina, District de Tsiroanomandidy.

Les assaillants ont surtout visé le véhicule roulant à la tête du cortège avec des tirs nourris, touchant ainsi mortellement le conducteur. Sa poitrine fut truffée de balles. Puisque le véhicule a alors échappé à tout contrôle, il a terminé sa course folle au fond d’un ravin, d’une profondeur d’au moins 80 mètres. Cela explique donc les graves blessures chez les deux gendarmes d’escorte. Mais ces derniers ont fait preuve d’un héroïsme sans précédent. Malgré leur état, ils ont pu s’extraire des décombres et ont encore réussi à repousser les agresseurs dans un échange de tirs. Ces bandits avaient comme objectif de piller le véhicule, mais ils ont dû alors prendre la fuite. Pendant cela, le conducteur du second 4x4 dont la vue a été gênée par la poussière soulevée par le véhicule de tête, a encore continué sa route. Il n’a pas réalisé le drame qui venait de toucher ses collègues et n’a finalement décidé de s’immobiliser qu’après avoir roulé quelques  mètres plus loin. Le troisième véhicule qui fermait la marche était tombé aussi dans le guet-apens et a essuyé quelques tirs. C’était dans ces circonstances que les deux autres gendarmes d’escorte qui était à son bord, furent blessés. Des balles les ont frôlés à la fois aux jambes et au dos. Mais comme nous venons de le narrer, les quatre gendarmes, malgré bien leurs blessures, ont résisté aux assaillants. La bravoure des membres des Forces a poussé l’adversaire à faire repli.Une heure après les faits, des renforts auxquels les quatre courageux ont fait appel, sont arrivés sur place. Les nouveau-venus ont dont évacué leurs camarades blessés et le corps du chauffeur à Tsironanomandidy.  Quant au propriétaire du véhicule tout-terrain  tombé dans le précipice, il a pris les mesures nécessaires pour récupérer la voiture, le 9 juin à Ihorombato. Il était escorté des gendarmes afin de le protéger d’une nouvelle offensive des « dahalo ». Notons que les passagers de ces 4x4 venaient d’une mission dans la Région de Melaky au début de la semaine dernière. Franck Roland

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Football - Cosafa Castle Cup - Madagascar finit 4e, Dax meilleur joueur

Madagascar se termine sur le pied du podium à la Cosafa Castle Cup 2018 après avoir perdu la petite finale devant le Lesotho, médaillé de bronze, sur le fil d’un but à zero. En guise de consolation, la Grande île ne repartira pas de Polokwana, ville hôte de la compétition. Car, les protégés de Francklin Andriamanarivo coach malagasy ne rentreront pas bredouilles de Polokwana. En effet, le titre de meilleur joueur de la compétition a été attribué à un Malagasy. Il s’agit du milieu de terrain Andriamirado Andrianarimanana plus connu par tous sous le sobriquet de Dax.  L’unique réalisation du match est un but de Masoabi Nkoto qui a ouvert le score à la 9e minute. Ce dernier a profité d’un léger cafouillage dans la surface de Jean de Dieu Randrianasolo alias Leda, le portier malagasy pour pousser le cuir au fond des filets.

Mais après cela, l’équipe du Lesotho subissait les assauts des Barea, plus que jamais déterminés à égaliser malgré la fatigue, qui se faisait sentir après 10 journées de compétition. Rabeson Fetraniaina dit Mika a eu une belle occasion de permettre aux Malagasy de recoller au score à la 37e minute mais sa frappe décroisée n’inquiétait nullement le portier adverse. Moses Maliehe, le sélectionneur du Lesotho procédait à quelques changements en renforcant ses défenses mais cela n’atténuait guère l’envie des Malagasy de recoller au score. Bien au contraire, les tentatives d’incursion se multipliaient. Bien que dans la construction, les partenaires de Dax s’en tiraient admirablement, c’est dans la finition qu’ils rencontraient des soucis. C’est donc sur ce score étriqué que le Lesotho rentre au pays, la médaille de bronze autour du cou. Les Malagasy, eux, ne rééditeront pas  l’exploit de 2015 quand ils s’étaient offert la médaille de bronze.  Zimbabwe sacré pour  la sixieme fois Le Zimbabwe vient de gagner son sixieme titre dans la compétition après avoir battu la Zambie 3-2 en finale hier. Le portier de l’équipe vainqueur, Goerge Chigova a été élu meilleur gardien, tandis que le soulier d’or a été attribué à Onkabetse Makgantal de Lesotho.  L’Afrique du Sud conserve son bien L’Afrique du Sud termine 5e de la Cosafa Castle Cup. Les Bafana Bafana ont remporté la finale du Plate vendredi au New Peter Mokaba. Les protégés de Stuart Baxter sont venus à bout du Botswana sur le score de 3-0.

  Elias Fanomezantsoa

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Orientation professionnelle - Accorder des formations par rapport aux emplois disponibles

Lacunes au niveau de la formation. Beaucoup de jeunes exercent aujourd'hui des métiers qui ne correspondent pas du tout à leur formation professionnelle. Dans ce contexte, le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) veut ainsi collaborer avec les grandes écoles du pays. Effectivement, de nos jours, les jeunes diplômés ont du mal à trouver des emplois qui correspondent à leur passion ainsi qu'à leur cursus universitaire. Chacun finit donc par se rabattre sur la première offre d'emploi qui se présente à lui.

Le SIM veut donc éviter que les futurs jeunes diplômés deviennent plus tard des sous-employés. Ce partenariat va surtout permettre d'accorder des formations par rapport aux emplois disponibles sur le marché tout en améliorant les orientations professionnelles. « C'est comme dans la production, nous fabriquons des choses lesquelles ne nous servirons à rien et qui n'ont même pas de débouché. Et par conséquent, nous finissons par oublier nos réels besoins. Donc, il faut y remédier ! », indique Amiraly Hassim, président du Comité d'organisation de la célébration du 60e anniversaire du SIM. Le principal défi à relever à travers cette collaboration est alors de trouver une manière de bien former les jeunes. Ainsi, leurs compétences professionnelles pourront correspondre au profil recherché par les industriels et les entreprises malagasy. Dans cet esprit, il faudrait que les instituts et les grandes écoles offrent aux jeunes apprentis des formations avec des débouchés professionnels disponibles à Madagascar. Sans oublier que l'avenir du secteur industriel dépendra des futurs jeunes diplômés. Une conférence-débat sur le sujet sera même organisée à l'occasion de la 4e édition du Salon de l'industrie de Madagascar.  Rova R.

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Ntsay Christian, l'homme de la situation ?

Loin de nous l'idée d'émettre un quelconque doute sur la personnalité du nouveau Premier ministre de consensus Ntsay Christian ni de remettre en cause à sa nomination encore moins d'avoir un soupçon sur son cursus étoffé et ses riches expériences. Seulement, vu les pressions mises en jeu, il nous est difficile de ne pas s'interroger sur la réelle possibilité de réussite de sa mission spéciale !  Un point d'interrogation s'impose !

Aujourd'hui après huit jours passés, jour pour jour, le lundi 4 juin 2018, Ntsay Christian, fonctionnaire international auprès du BIT en poste à Antananarivo fut nommé Premier ministre (PM) par le Président de la République Hery Rajaonarimampianina. Une nomination qui intervint suite aux contestations populaires et en vertu d'une Décision de la HCC. Et cela, quelques heures seulement après la présentation officielle de la démission d'Olivier Mahafaly Solonandrasana de son poste de Premier ministre.A la date d'aujourd'hui, les nouveaux membres du Gouvernement qui devaient être déjà opérationnels tardaient. La Décision n°18-HCC/D3 en date du 25 mai 2018 donne 5 jours au Président de la République et à son nouveau PM de monter et nommer le nouveau Gouvernement. Mais les dures tractations et les implacables marchandages font trainer les choses.Normalement, le processus ne devrait pas poser problème car la nomination du PM et la désignation des membres de son Gouvernement furent nettement définies dans la fameuse Décision de la HCC à partir de l'Art. 4. Le parti de l'ancien président de la Transition Andry Nirina Rajoelina, le MAPAR, étant la formation ayant obtenu la majorité des sièges à l'Assemblée nationale, trône devant suivi de près par celle de l'ancien Président Ravalomanana Marc, le TIM ainsi que d'autres, le MMM, le Hiaraka isika…Cependant, Hery Rajaonarimampianina, toujours hors-la-loi et arrogant, se fiche totalement et complètement des injonctions de la HCC. Toujours indifférent vis-à-vis de la Loi fondamentale et voulant être toujours au-dessus de la loi, Rajao ignore la Justice et se moque de ses verdicts. Ainsi, le nouveau Gouvernement peine à venir. Le grand manitou d'Iavoloha tente par tous les moyens d'imposer ses…caprices. Et c'est ici qu'intervient la nécessité de mettre un point d'interrogation. Ntsay Christian serait-il à même de faire respecter point par point les Articles de la Décision de la HCC du 25 mai notamment ceux relatifs aux nominations du PM et des membres du Gouvernement ? Les supputations qui persistent donneraient avantage à Rajao et à son clan dans la répartition des portefeuilles avec la bénédiction de la Communauté internationale. Chose que les 73 députés du changement soutenus par tous les militants répartis dans toute l'Ile refuseront catégoriquement.On est tenté de conclure que Ntsay Christian serait plus l'homme de la Communauté internationale que du consensus national encore moins de la Place du 13 Mai (des 73 députés) ! Les incontrôlables partenaires financiers et techniques parviennent « toujours » à dicter leur « loi » à Madagascar. Eux qui soutiennent, sans scrupule, Rajaonarimampianina, un Président hué et rejeté par son propre peuple, restent maîtres dans toutes les grandes décisions.La moindre omission à l'esprit de la Décision du 25 mai de la HCC équivaut à une provocation. Aussi, Ntsay Christian serait-il vraiment « l'homme de la situation » ? L'avenir nous le fixera.Ndrianaivo

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Ministère de l’Aménagement - Les dessous du forcing de Rajaonarimampianina

Dans quelques heures, en se référant à la décision de la HCC, le Premier ministre Ntsay Christian présentera son Gouvernement. Après discussions et négociations ont émaillé  les 7 jours suivants la nomination de Ntsay Christian. D’après les informations, le numéro un du régime fait des pieds et des mains pour que le ministère de l’Aménagement du territoire revient à un de ses poulains. Un ministère clé pour le régime dans la mesure où il aura à gérer une somme faramineuse autour de 300 millions Usd. Il s’agit du prêt auprès de l’Eximbank contracté par l’Etat afin de construire les routes partant de l’aéroport d’Ivato pour le centre-ville.

Des infrastructures prévues être achevées avant la réunion au Sommet de la Francophonie de 2016. Mais faute de budget ou pour des raisons ignorées, elles n’ont pas été commencées ou interrompues. Les entreprises chinoises sont encore en attente de leur dû et pour éviter de problème de trésorerie, elles ont pris la décision d’arrêter les travaux, notamment au niveau de la route de Tsarasaotra. Les travaux pourront ainsi de nouveau redémarrer… mais à quel prix. Selon une source, le budget alloué, soit le prêt contracté, à la construction de ces routes est 7 fois plus que le coût réel. Des routes à prix d’or dont le coût de revient d’un kilomètre peut être inscrit sur le « Guiness book ». Le Président de la république ne veut pas lâcher une telle manne quitte à enfreindre son statut «  de Président sanctionné » qui limite ses manœuvres. C’est le refus de valider ce prêt, décrié par les bailleurs de fonds, qui a valu le limogeage de Gervais Rakotoarimanana, ministre des Finances. Celui-ci a su tenir tête à ses supérieurs hiérarchiques et à leurs valets durant sa présence à Antaninarenina. Vonintsalama Andriambololona, actuelle ministre des Finances, aurait eu certainement sa dose, même pire, concernant cette affaire. Sentant le vent tourner, le régime a fait passer urgemment en Conseil des ministres la validation de ce prêt. C’est en effet l’une des grandes décisions prises par le défunt Gouvernement de Mahafaly Olivier Solonandrasana à quelques jours de sa mort certaine.

Avec les différences de la somme contractée et obtenue auprès de l’Eximbank et celle à utiliser réellement sur terrain, un parti politique aura de quoi à matelasser ses propagandes sur le dos des contribuables.

La Rédaction

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Santé publique - Un ministre non clinicien exigé

Une bonne partie du personnel du ministère de la Santé publique exige la non reconduction du Pr Mamy Lalatiana Andriamanarivo à son poste à Ambohidahy. Les paramédicaux sont parmi les intransigeants en la matière. Ils exhortent le nouveau Premier ministre Christian Louis Ntsay à nommer un ministre non clinicien qui maîtrise bien le système de la santé publique. Un clinicien est un professeur dont les compétences sont requises pour l’enseignement supérieur, la recherche et les opérations chirurgicales… L’administration du système de la santé publique ne relève pas de leurs attributions primaires. De plus, un bon professeur ne ferait nécessairement pas un bon ministre. Les nombreuses polémiques touchant ce secteur depuis l’arrivée à la tête du département par le ministre intérimaire en sont une  illustration.

Evénements malheureux

La gestion catastrophique de l’épidémie de peste, l’an passé, a constitué le summum de l’incompétence d’un clinicien du point de vue de l’administration de la santé publique. Beaucoup de critiques ont été émises à l’époque. D’autres événements malheureux se sont aussi produits comme la mort d’une parturiente qui a subi une opération césarienne à la maternité de Befelatanana. S’y ajoute le cas d’un opéré de l’appendice à Mahitsy. Ce ne sont que des exemples.

Au niveau purement administratif, tant de reproches ont été adressés à l’équipe du grand spécialiste de la chirurgie infantile. Les médias ont constamment rapporté des cas de magouilles, de corruption, de gabegie, de népotisme et autres malversations flagrantes. Le départ forcé du précédent secrétaire général a aussi étonné plus d’un. C’est un fait de rare occurrence dans les annales de ce département ministériel.

Travaux d’audit

La lecture d’un rapport publié à Genève (Suisse) en mai dernier révèle des faits saillants. Il y est fait mention que des audits étaient menés en mars 2017 sur la mise en œuvre des programmes d’immunisation soutenus par la « Global Alliance for Vaccines and Immunization » (GAVI). Les travaux d’audit étaient suivis d’une mission complémentaire en avril 2017 visant à examiner des éléments justificatifs additionnels apportés. Les travaux d’investigation ont été réalisés en septembre 2017. L’audit a porté sur la gestion des programmes de Renforcement du système de santé (RSS), l’introduction de nouveaux vaccins, les Soutiens aux services de vaccination (SSV) et VPH - démo par le ministre de la Santé et du Planning familial durant la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2016, tandis que l’investigation s’est concentrée sur la gestion des fonds RSS de GAVI au cours de la même période.

Bianco

Ce faisant, le rapport souligne clairement ce qui suit.  « L’investigation a déterminé que des dépenses pour un montant de 866 198 dollars ont fait l’objet d’une utilisation abusive. Ces transactions sont liées à des processus d’achat et de passations de marchés présentant des irrégularités significatives et à des anomalies dans certaines dépenses en espèces. GAVI a recommandé que les conclusions soient soumises à l’agence anti-corruption du pays pour un examen approfondi et actions complémentaires. » Le partenaire international a même évoqué la nécessité de saisir le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

La source mentionne que  « les constats de l’audit des programmes et de l’investigation ont été partagés avec le ministre de la Santé et du Planning familial de la République de Madagascar, qui a accepté d’engager les actions nécessaires pour remédier aux défaillances et problèmes identifiés. Par la suite, dans un courrier au ministère de la Santé daté du 20 avril 2018, le secrétariat de GAVI a adressé une demande formelle de remboursement par la République de  Madagascar d’un montant de  1 635 260 dollars, correspondant au total des dépenses mises en question, d’une part, par l’audit (769 062 dollars) et, d’autre part, par l’investigation (866,198 dollars).

Deux candidats-ministres

« En outre, les vaccins virés et vaccins et intrants de vaccination identifiés comme manquants par l’audit ont également été considérés comme ayant fait l’objet d’une mauvaise utilisation et devront être remplacés par le Gouvernement. GAVI a reçu  l’engagement écrit que le Gouvernement de la République de 

Madagascar remboursera  1 391 488 dollars. « De plus, il a été formulé verbalement l’engagement de rembourser le montant total de  1 635 260 dollars demandé par GAVI, qui intègrerait 243 772 dollars non inclus dans l’engagement écrit et reçu antérieurement. Parallèlement, cet engagement verbal comprend le remplacement des 635 570 doses de vaccins. » Somme toute, le Pr Mamy Lalatiana Andriamanarivo et son équipe devraient subir des enquêtes concernant les détournements au ministère de la Santé publique. Selon des indiscrétions, le successeur d’Olivier Mahafaly Solonandrasana a entre ses mains les noms des deux candidats-ministres proposés par le 13 Mai et le régime lui-même. Mahazoarivo doit donc porter son choix et le fixer sur l’un d’eux.

M.R.

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Gouvernement Ntsay - Accouchement prévu ce jour

Une naissance difficile. C'est le moins que l'on puisse dire de l'accouchement du Gouvernement. L'évènement, la formation du nouveau Gouvernement, devra se produire dans les prochaines heures. Le délai imparti par la Haute Cour constitutionnelle malagasy pour la nomination des ministres du tout nouveau Gouvernement échoit en effet ce jour. Dans son article 6 de sa décision du 25 mai dernier relative à la déchéance du Président de la République, la HCC dispose que : « le Président de la République nomme les ministres sur proposition du Premier ministre, dans un délai de sept (07)jours pour compter de la nomination du Premier ministre, conformément aux dispositions de l'article 54 de la Constitution et aux termes de l'Avis n°01-HCC/AV du 17 février 2014 portant interprétation des dispositions de l'Arrêt n°11-CES/AR 14 du 06 février 2014 portant proclamation officielle des résultats définitifs des élections législatives de la 4e République ». 

Le Premier ministre Christian Ntsay a été nommé le 4 juin dernier, le nouveau Gouvernement devra être rendu public ce jour normalement. A quelques heures de l'évènement tant attendu, aucun détail n'a filtré sur ce qui pourrait être sa composition. Seules des supputations circulent sur les hommes et femmes susceptibles de figurer dans l'équipe du nouveau ministre.  Depuis sa nomination, le nouvel homme fort de la Primature Christian Ntsay a consulté la majorité des composantes de la société malagasy, en vue de constituer son équipe. Former un Gouvernement aura été particulièrement délicat pour le PM, compte-tenu des revendications des différentes sensibilités. D'un côté, Iavoloha continue de vouloir dicter sa loi en imposant ses hommes. De l'autre côté, les députés pour le changement continuent de marteler un zéro redoublement. Autrement dit, les manifestants du 13 Mai  ne veulent plus revoir les visages des anciens ministres du HVM. A l'image du nouveau Premier ministre, les députés pour le changement aspirent  à un attelage gouvernemental composé d'hommes et de femmes issus exclusivement des rangs du MAPAR, du TIM, du Hiaraka Isika, du Leader Fanilo. Du côté du 13 Mai, l'on se base effectivement sur l'arrêt n°11-CES/AR du 06 février 2014 portant proclamation des résultats définitifs des élections législatives du 20 décembre 2013 cité en référence par la HCC. Des dispositions qui sous-entendent clairement que la majorité des portefeuilles - ministériels devrait revenir au Miaraka amin'ny Prezida Andry Rajoelina et au Tiako i Madagasikara.  La partie n'aura pas été aisée pour Christian Ntsay. L'ancien représentant de l'Organisation internationale du Travail, qui ambitionne de sortir le pays de la crise en tenant des élections au plus, a dû jongler entre l'entêtement d'Iavoloha et les desiderata de la population. En ce sens, le Premier ministre pourrait faire sortir de son chapeau un Gouvernement ouvert à toutes les parties prenantes...  En tout cas, les yeux seront rivés vers Iavoloha ce jour où l'annonce de la nouvelle équipe gouvernementale devrait avoir lieu.La rédaction

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Gouvernement Ntsay - Hery Rajaonarimampianina veut garder ses pions

Le rendez - vous des 73 députés avec ses sympathisants devant le parvis de l'Hôtel de ville Analakely a été particulier samedi dernier. La formation du nouveau Gouvernement était au cœur des interventions. Une étape difficile qui fait monter l'angoisse chez les partisans du « 13 Mai ». Dans son discours, la députée Hanitra Razafimanantsoa a révélé l'existence des pressions du côté d'Iavoloha pour faire revenir en force les ministres HVM au sein du nouveau Gouvernement.

« Le Président de la République est l'unique obstacle dans la formation du Gouvernement en faisant fi de la décision de la Haute Cour constitutionnelle », selon elle. A entendre cette parlementaire, le Président boude encore la prérogative de sélection et de nomination des ministres du futur Gouvernement. Ce qui est contraire à la décision de la HCC qui énonce clairement dans son article 6 que « le Président de la République nomme les ministres sur proposition du Premier ministre, dans un délai de sept (07) jours pour compter de la nomination du Premier ministre, conformément aux dispositions de l'article 54 de la Constitution  et aux termes de l'Avis n°01-HCC/AV du 17 février 2014 portant interprétation des dispositions de l'article 54 de la Constitution et sur la base de l'Arrêt n°11-CES/AR.14 du 06 février 2014 portant proclamation officielle des résultats définitifs des élections législatives de la 4e République ».InévitableCette députée constate également une faille dans la décision des juges d'Ambohidahy qui est contraire à la pratique courante. « Dans un pays démocratique, la nomination des ministres revient exclusivement au Premier ministre. Les partis politiques proposent des noms et débattre sur les noms qui conviennent ou pas n'est nullement du ressort du Président », explique - t - elle avant de poursuivre que « il n'est pas acceptable qu'un grand nombre de HVM puisse encore faire partie du nouveau Gouvernement ». Le nouveau locataire de Mahazoarivo voit ainsi sa marge de manœuvre limitée. Force est de constater que la présence  de ministres HVM pourrait être inévitable, mais pour un « moindre mal », leurs postes seraient limités. Les députés insistent également sur le fait que les ministères de souveraineté doivent revenir aux formations politiques en position de force au sein de l'Assemblée nationale. Ce qui n'est pas le cas des pro  régimes. Les parlementaires anticipent ainsi sur la réaction des partisans du « 13 Mai » si jamais la formation du Gouvernement va à l'encontre de la décision de la HCC. En outre, il est certain que quelques- uns des 73 députés intègreront la nouvelle équipe de Ntsay Christian. Sauf changement, les noms seront connus ce jour.S.R.