Les actualités à Madagascar du Dimanche 10 Mai 2020

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La conspiration en marche

Le « Covid-Organics » gêne. L’étau se resserre autour de Madagasikara et la théorie du complot se précise. La découverte par les chercheurs malagasy du remède à base de plantes médicinales propres au pays indispose les « grands » de ce monde. Il n’est pas question pour ces voraces prédateurs qu’un petit pays comme le nôtre puisse s’infiltrer à l’intérieur de la « cour sacrée », compte tenu de la loi ignoble « les minus dehors ! ». Une loi de la jungle selon laquelle « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Ils se croient tout permis jusqu’à s’en prendre à la vie d’éventuels concurrents en puissance. Ils ne se gênent pas à utiliser ou à recourir aux gros moyens.L’industrie pharmaceutique à l’échelle du monde est l’apanage des grands pays riches occidentaux et asiatiques. De toute manière, ils sont les seuls à pouvoir disposer les gros moyens financiers nécessaires à soutenir les travaux de recherche. Des multinationales qui monopolisent les activités industrielles de production des médicaments dits conventionnels. Evidemment, il va sans dire qu’il s’agit là d’affaires de gros sous auxquelles les pays pauvres ne pourront pas se permettre d’accéder. Le monde, dans sa globalité, fait face âprement à cet ennemi invisible et inconnu, le SRAS-Cov-2 universellement appelé Covid-19. Une pandémie qui, partie de la Chine, fait des ravages importants. Un combat mortel où petits et grands pataugent dans une marre boueuse. Fait inhabituel, ce sont les grands pays tels les Etats-Unis, l’Italie, la Grande-Bretagne, l’Espagne et la France, etc., qui paient le plus lourd tribut en termes de perte en vies humaines. Apparemment, leurs puissances conventionnelles (richesses et armes sophistiquées) ne suffisent pas à les protéger sinon à leur permettre de se mettre à l’abri des forces de frappe du Covid-19. Surprenant, les pays pauvres tels ceux du Continent noir semblent se débrouiller tant bien que mal. Par rapport à l’hécatombe qui sévit au quotidien à l’occident, les Africains donnent l’impression de résister. Les bilans mitigés dans la plupart des cas témoignent de l’insoumission insolente de l’Afrique face à la pandémie. Malgré la récente évolution vers le haut du bilan des contaminations, Madagasikara arrive à tenir tête devant l’attaque du nouveau coronavirus. Et cela, grâce à un remède efficace, le « Covid-Organics »,  que les chercheurs malagasy de l’IMRA ont mis au point. Une fierté que les Malagasy entendent faire valoir hors des frontières. En dépit des réserves et indifférences des pays occidentaux, certains amis n’hésitent point à franchir le Rubicon et passent des « commandes » auprès de la Grande île. Du coup, Rajoelina Andry se trouve dans le collimateur des grands laboratoires. En quelque sorte, étant l’ennemi numéro un des holdings des industries pharmaceutiques, il est l’homme à abattre. Rappelons que l’Afrique constitue l’un des marchés potentiels en médicaments conventionnels ou en vaccin.  La logique du diable veut ainsi que la conspiration s’organise.En collusion avec certains acteurs politiques locaux de l’opposition, par pure coïncidence ou acte concerté, le complot d’origine externe plane. Le cas de ce jeune éminent chercheur américain de l’université de Pittsburg, Bing Liu nous fait réfléchir. Il a été assassiné, le 2 mai dernier, avant qu’il puisse faire part de sa recherche sur le Covid-19 devant aboutir à un remède ou médicament efficace.Ndrianaivo

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Allégement de la dette - Un montant de 18 milliards d’ariary déjà effacé

Parmi les 25 pays bénéficiaires. Il y a un mois, le Fonds monétaire international (FMI) a décidé d’alléger les dettes des pays membres, y compris Madagascar. Cette mesure a été prise afin que les pays les plus pauvres puissent se concentrer sur les dépenses urgentes pour faire face à la pandémie de coronavirus. L’Institution met ainsi à la disposition de la Grande île un don à travers le fonds d’assistance et de riposte aux catastrophes ou le fonds fiduciaire ARC. « Le fonds d’assistance correspond à une série de prêts aux pays bénéficiaires. L’allocation correspond au montant à rembourser et qui arrive à échéance. Autrement dit, ce fonds va permettre l’annulation des services de la dette de ces pays sur une certaine période. Pour Madagascar, la dette pour la prochaine échéance s’élève 5 millions de dollars, soit à peu près 18 milliards d’ariary. Celle-ci sera ainsi annulée », annonce Marc Gérard, représentant du FMI à Madagascar, lors de son intervention sur une chaîne de télévision privée. D’après toujours le représentant, cet allégement de la dette permettra à donner un flux d’oxygène à la Banque centrale. Cette dernière pourra par la suite libérer des liquidités afin de renforcer la stabilité du système financier. Les banques et les institutions de microfinance favoriseront par la suite l’accès au crédit au secteur privé à travers l’allongement des prêts et l’octroi des facilités de crédit. Rappelons que Madagascar a récemment contracté un prêt de 166 millions de dollars auprès de la FMI à travers la Facilité de crédit rapide. Malgré l’effacement d’une partie de la dette, un économiste recommande surtout une politique orientée vers la croissance pour une réduction à long terme de la pauvreté. « L’allégement de la dette s’avère toujours bénéfique, mais le plus important consiste à adopter une politique de développement à long terme. Espérons que cette mesure n’entraînera pas notre pays à contracter d’autres dettes comme cela a toujours été le cas. C’est le moment de changer notre vision de développement du pays. La pandémie nous a fait savoir les secteurs prioritaires, entre autres le domaine social », explique l’économiste. Recueillis par Solange Heriniaina

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Transport clandestin sur la RN2 - Un militaire retraité placé en garde à vue

Du jamais vu ! Malgré la colère du Chef de l’Etat à propos du laisser-aller dont font preuve les concitoyens de l’Est du pays à se conformer aux directives de l’Etat à propos des barrières sanitaires, pandémie de Covid-19 oblige, certains font la sourde oreille et continuent de ne faire qu’à leur tête. Les faits survenus au cours du week-end dernier au niveau de Sarimasina, sur la RN2, dépassaient l’entendement. Non seulement, le camion intercepté récemment au check-point sanitaire a transporté 11 passagers, tous des civils, de façon illégale mais le poids-lourd appartient à l’Armée et serait au service de la Présidence même, selon différentes sources dont celle de la Gendarmerie. Jusqu’au moment où nous écrivons ces lignes, le conducteur de 57 ans, un militaire à la retraite au sein de la BATAC, cette force de l’aviation basée à Arivonimamo, devrait croupir encore dans une cellule de détention du bureau de la Gendarmerie à Toamasina pour le besoin de l’enquête.  A bord de ce camion, il y avait 5 hommes et 6 femmes qui ont envisagé de regagner Antananarivo via Moramanga, espérant ainsi déjouer les barrages sanitaires qui jalonnent cette route nationale, et cela par le fait que le camion appartient à une branche militaire de la plus haute institution du pays. Tous ces passagers auraient donc versé de l’argent au quinquagénaire en cause pour payer le voyage jusque dans la Capitale. Ils auraient payé entre 65 000 et 70 000 ariary par personne. Puisqu’ils n’ont pu donc arriver à destination, les concernés auraient exigé à se faire rembourser. Au début, le chauffeur en cause serait réticent et n’a accepté de le faire que partiellement. Finalement, ses supérieurs hiérarchiques l’avaient contraint à les rembourser totalement.En attendant que l’affaire ne soit déférée au Parquet, il est quand même important de déterminer la responsabilité de chaque personne mêlée dans cette histoire, passagers inclus. Cependant, rien n’a filtré de notre source au niveau de la haute sphère de la Gendarmerie de la Région. A cette source d’arguer que, puisqu’on était un dimanche après-midi, elle n’était pas en mesure de parler de quoi que ce soit, et qu’il faudra attendre lundi pour aborder le sujet. Affaire à suivre !Franck R.

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Football- CNaPS Sport - Vers la fin de l’aventure

Les supporteurs sont sceptiques sur la vie du club. Le CNaPS Sport risque aussi d’emboiter le pas des grands clubs qui ont marqué l’histoire du football malagasy, comme le  FC BFV, le Stade olympique de l’Emyrne,  le DSA,  l’USJF Ravinala et  le Japan Actuel‘s FC. Cette équipe de la Caisse a dominé les championnats nationaux durant 10 ans avec 7 titres sur son tableau de chasse. Cette année, l’équipe figure encore parmi la liste des clubs en course pour le titre avant le confinement au Covid-19.  Le doute s’installe au sein de l’équipe et des supporteurs sur la continuité de l’existence du club. Pour le moment, aucune information n’a été communiquée venant de l’intérieur sur la dissolution du club. Bien au contraire, les dirigeants observent d’autres solutions pour envisager un nouveau visage de l’équipe après une transition auprès le départ de son ancien directeur général, Raoul Arizaka, source de toutes les réussites de cette équipe et celle de la nouvelle administration.Par ailleurs, les autres disciplines au sein de la mutuelle ont déjà cessé, comme la pétanque. Selon des sources auprès de la Caisse, le sport de compétition serait même interdit au personnel de la boite. Quant au rugby, le club porte encore le nom de la boite mais ne portait plus les couleurs de la CNaPS lors de la dernière journée de compétition du championnat de Madagascar où il a été éliminé en demi-finale. Un signe avant-coureur que tout le monde a traduit comme reflet de la fin de l’aventure du CNaPS Sport. Avoir un grand club comme le CNaPS Sport valorise la compétition nationale et rehausse aussi le niveau des autres clubs. On espère donc la pérennité d’un club comme le CNaPS  Sport pour pousser le football malagasy qui s’assoit déjà sur sa suprématie dans le continent. Le BFV FC est l’unique équipe qui a atteint la phase de demi-finale de la ligue des champions africains avec un succès éphémère. Le CNaPS Sport a déjà disputé le tour préliminaire sept fois mais n’a pas encore dépassé le second tour. Pour éviter que la même histoire se répète, puisqu’aucun grand club ne s’éternise dans le pays, la gestion du football malagasy nécessite une réforme radicale.Elias Fanomezantsoa 

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Kidnapping d’Anil Karim - La traque de Lama continue, 20 suspects dans le filet

L’enlèvement d’Anil Karim, ce répartiteur de médicaments de Sophasu, d’origine indo-pakistanaise mais de nationalité française, le 27 avril dernier à Ambohibe-Ilafy, mobilise la Gendarmerie nationale. Samedi dernier, lors d’une rencontre avec la presse à Ankadilalana, le Général Andry Rakotondrazaka, commandant de la Circonscription de gendarmerie de la Région d’Analamanga, a promis d’attraper coûte que coûte le fugitif. Il s’agit du tristement célèbre répondant au nom de Norbert Ramandiamanana, alias Lama, le cerveau présumé de cet enlèvement, et qui est un multi-récidiviste notoire. « Nous leur promettons la guerre et nous ne laisserons plus jamais en paix tous ceux qui sont entraînés de loin ou de près dans cette affaire, quels qu’ils soient », a promis le Général. En attendant, 20 suspects sont actuellement soumis à une enquête à la Gendarmerie dans le cadre de cette affaire. Ce qui sous-entend que les enquêteurs sont sur la bonne voie car les concernés ne sont autres que des membres de l’entourage de Lama. « Il s’agit d’une enquête au fond, qui cherche à remonter la piste du commanditaire ». Cette mise en garde du commandant de la CIRGN Analamanga n’exclut donc pas toute personne suspecte, qu’elle que soit son statut ou sa responsabilité. Néanmoins, le Général semblait ne pas vouloir s’empresser pour annoncer qu’il détient déjà le ou les noms, du moins concernant les gros bonnets dans cette affaire. Preuve que la Brigade anti-kidnapping au sein de la Gendarmerie veut aller jusqu’au bout dans son objectif, celui de mettre à tout prix la main sur Lama, la promesse d’une récompense de 200 millions d’ariary à tous ceux qui seront capables de lui indiquer la piste du fuyard, est encore maintenue. « Nous ne voulons qu’une chose : que les bandits relâchent rapidement l’otage sain et sauf afin d’éviter que l’affaire ne se complique », renchérit l’un de ces ténors de la Gendarmerie. A cet objectif, la Brigade anti-kidnapping ou BAK travaille en étroite collaboration avec d’autres services de la Gendarmerie dont les Groupes d’appui de la Police judiciaire (GAPJ),   ces derniers étant implantés dans les Régions. Le champ d’action de la BAK s’étend du nord au sud du pays, en passant par les zones urbaines et celles rurales les plus reculées. Pour le moment, on attend toujours une nouvelle d’Anil Karim, qui entame presque une semaine de captivité.Franck R.

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Lutte contre la propagation des cas contacts - Antananarivo, Analanjirofo et Haute Matsiatra désormais iso...

Un entêtement et laxisme que la population en paie le prix fort. Après que la population issue des trois Régions concernées par  la  propagation du coronavirus à savoir Antananarivo, Haute-Matsiatra et Analanjirofo est confrontée à des grandes difficultés de déplacement, le Gouvernement a libéré la circulation afin qu’elle puisse reprendre peu à peu ses activités quotidiennes. Pourtant, des transporteurs, automobilistes, citoyens entêtés et désobéissants ont profité de cette situation pour se rendre illicitement vers d’autres villes au risque de répandre la pandémie. Afin de désamorcer cette bombe à retardement qui s’apprête à exploser, les trois Régions sont dorénavant totalement isolées. A partir de ce jour à midi, aucune autorisation spéciale de déplacement n’est plus valide. « Toutes les autorisations spéciales délivrées par le Centre de commandement opérationnel Covid -19 (CCO), le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie et celui de l’Intérieur et de la Décentralisation, les préfets et Districts  ne seront plus valides même pour les voitures privées. Seuls les véhicules de transports de marchandises, ceux transportant des malades ou des dépouilles mortelles sont autorisés à entrer et sortir des cinq villes touchées par le Covid-19 », a déclaré le coordonnateur du Centre de commandement opérationnel, Général Elack Andriakaja. Un ordre  reçu cinq sur cinq par les Forces de l’ordre notamment la Gendarmerie qui s’occupe essentiellement des zones périphériques des grandes villes.  Dans un communiqué, elle prévient que le contrôle sera strict, notamment au niveau de l’entrée et sortie des Régions concernées par cette pandémie. Pour Analamanga, les limitrophes de la ville sont Analamanga Park (Sud), Ambohimalaza (Est), Ambatomirahavavy (Ouest) et Ankazobe (Nord).Depuis la libération de la circulation, des camionneurs et ceux ayant une autorisation spéciale ont profité de la situation pour transporter clandestinement des passagers. Certains ont falsifié le manifold, usé de fausse déclaration de décès pour recevoir l’autorisation tandis que d’autres arrivent à traverser discrètement les barrages des Forces de l’ordre et les barrières sanitaires. La conséquence de ces actes irréfléchis se paie cash, des cas contacts sont localisés à Moramanga et Antsirabe… Anatra R.

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Covid-19 - 13 positifs sur 373 tests effectués !

13 nouveaux cas confirmés de coronavirus Covid-19 en trois jours. Tel est le nombre de nouvelles contaminations au coronavirus identifiées les  7, 8 et 9 mai derniers annoncé par le professeur Vololontiana Hanta Marie, porte-parole du Centre de commandement opérationnel Covid-19 durant le week-end.  7 des nouveaux cas sont tous localisés à Toamasina, 4 infectés se trouvent, par contre à Antananarivo. A cela s’ajoutent deux autres individus positifs identifiés  à Moramanga et Antsirabe. « Jeudi dernier, 95 tests PCR ont été réalisés à Antananarivo ainsi qu’à Toamasina où le laboratoire mobile demeure opérationnel. 3 personnes positives ont été identifiées et qui sont toutes localisées dans cette ville portuaire. Le lendemain, ce nombre a augmenté de 28. Sur les 123  tests effectués, 6 nouveaux cas au coronavirus ont été répertoriés  à savoir 4 sur Antananarivo et 2 sur Toamasina. Samedi dernier, 171 analyses en laboratoire ont été faites, ce qui a permis l’identification  des  deux cas positifs à Moramanga et à Antsirabe.  Particulièrement sur les 76  tests effectués entre 12h à 18 heures dans la Capitale résultant entre autres  d’une collaboration entre l’Institut  Pasteur de Madagascar (IPM) et le Centre d’infectiologie Charles Mérieux Ankatso (CICM),  aucune contamination n’a été indiquée. Par contre, les 12  tests PCR accomplis à Toamasina entre cet intervalle de temps ont révélé deux porteurs du coronavirus. Il s’agit de deux femmes de nationalité malagasy âgées respectivement de  25  ans présentant de forme symptomatique et de 34 ans asymptomatique», explique le Professeur Vololontiana  Marie Hanta Danielle. Et d’ajouter qu’en tout, 373 examens ont été procédés en l’espace de trois jours ayant donné un taux de positivité de 3.48 %. Seulement,  ladite porte-parole du CCO Ivato a juste précisé que jusqu’à vendredi, la Grande île a passé 4481 analyses en laboratoire durant cette crise sanitaire mondiale. Il est à noter que la comptabilisation des cas confirmés à Madagascar est de 158 personnes positives au Covid-19.  Le nombre de cas confirmés samedi dernier à 18 heures est ainsi de 171 personnes infectées. Le nombre cas de rémission a également haussé ces dernières 24  heures. 104 cas de guérison sont à ce jour signalés dont 3 patients de Toamasina venant de quitter l’hôpital hier selon le Professeur Vololontiana Marie Hanta. Par ailleurs, les résultats des analyses en laboratoire des 67 cas dont les prélèvements ont été refaits ne sont pas encore parvenus au Centre de commandement opérationnel Covid-19.  Lors de son intervention à la Télévision nationale malagasy samedi dernier, le doyen de la Faculté de médecine a souligné que les résultats des investigations autour de cette erreur de diagnostic seront remis après- demain à la Primature  par l’Institut Pasteur de Madagascar avec  le ministère de la Santé Publique.  En attendant, ces personnes concernées sont en observation à domicile et auprès des établissements sanitaires publics.K.R.

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Lutte contre le coronavirus - Les propositions aberrantes de Roland Ratsiraka

Photo newsmada

Où veut – il en venir ? L’attitude de l’ancien maire de Toamasina, Roland Ratsiraka par rapport à l’épidémie liée au COVID-19 laisse plus d’un perplexe. En fin de semaine, le député élu à Toamasina s’est exprimé suite à la recrudescence des nouveaux cas de coronavirus dans le Grand Port et ce, sous prétexte d’une contribution dans la lutte contre cette épidémie. Il a notamment pointé du doigt la stratégie de l’Etat pour endiguer la propagation de cette pandémie tout en remettant en question les multiples dispositions comme l’ouverture provisoire des routes nationales, la distribution de dons dans le cadre du plan d’urgence social.Curieusement, pourtant, ce parlementaire n’a cessé de monter au créneau sur les ondes des radios locales pour véhiculer des idées qui sont contradictoires aux mesures de l’Etat. A titre d’exemple, cet ancien candidat à la présidentielle a vivement encouragé les conducteurs de cyclo – pousses à se révolter et ne pas accepter l’arrêt de travail. Pire, il a été le premier à suggérer le déconfinement contre un « confinement ciblé » et une réouverture des liaisons terrestres et aériennes. Une proposition qui rime tout simplement avec un suicide collectif et une ouverture à la propagation du virus dans les Régions qui sont encore épargnées. Propos prétentieuxPar ailleurs, le parlementaire s’est aussi montré critique voire méfiant par rapport aux vertus curatives du tambavy Covid - Organics élaboré par l’Institut malgache des recherches appliquées (IMRA) et aux produits issus de la médecine traditionnelle malagasy en général. « Croyez-moi, ce n’est pas le Covid-Organics qui va nous guérir si nous étions vraiment malades mais les médicaments occidentaux », a lancé le numéro un du MTS. Voilà un bel exemple de … « patriotisme » pour un prétendant à la magistrature suprême ! Il affirme que si jamais un membre du Gouvernement serait atteint du coronavirus, il se soignerait avec des médicaments occidentaux et non avec le CVO. Des propos des plus aberrants de la part d’un parlementaire qui, de plus, affirme ressentir de la tristesse pour ses compatriotes mais n’a pas bougé le petit doigt pour leur venir en aide.Il préconise donc un retour à la vie normale mais avec l’application des mesures comme le lavage fréquent des mains et le port de masque. « Ce n’est pas la première fois que Madagascar fait face à une épidémie », affirme encore ce membre de l’Assemblée nationale. Des propos des plus prétentieux qui remet en doute sa volonté d’être solidaire avec le régime actuel.La Rédaction 

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Covid-19 - Guerre entre l’Afrique et l’OMS

Les choses se passent bizarrement dans le monde. La guerre mondiale contre l’ennemi commun qu’est le coronavirus mobilise tous les pays et toutes les institutions. Le cas de l’Afrique en particulier étonne. L’hécatombe qui aurait pu s’y produire étant donnée la défaillance de son système de soin ne semble que le reflet d’un scénario pessimiste jusqu’ici. Même si les gestes barrières tant préconisés peinent à se faire adopter, les Africains résistent mieux à la pandémie. Certes, chaque partie du continent noir est différemment affectée.La désignation de l’Afrique comme parmi les damnés de la Terre en face des ravages probables causés par la propagation du Covid-19 est une énième occasion de réveiller l’ambition de ses habitants. A l’instar de leurs pairs dans les quatre coins du monde, des chercheurs africains se sont lancés dans la recherche d’éventuels remèdes contre le nouveau virus. Le déclenchement de la crise sanitaire mondiale liée à cet agent pathogène a été le déclic pour plus de 360 projets de recherche médicale éparpillés sur la planète.Remède traditionnel amélioréLes uns sont en avance tandis que d’autres semblent trainer les pieds pour marquer un pas décisif sur le terrain où la course aux médicaments et aux vaccins éventuels est encore plus intense que la course aux armements de la Guerre froide. La bipolarisation de l’après-guerre cède la place aujourd’hui à la multipolarisation.La monopolisation des géants pharmaceutiques de l’Ouest soutenue par le formidable développement de la médecine conventionnelle vacille sérieusement, eu égard à la montée en puissance de la médecine traditionnelle. Les Africains, au même titre que les Asiatiques et autres peuples, connaissaient la pharmacopée traditionnelle et la phytothérapie avant tout contact avec les médicaments et remèdes produits suivant les procédés scientifiques de l’Occident.La découverte du « Covid-Organics » ou « Tambavy CVO », un remède traditionnel amélioré, s’inscrit dans ce contexte. C’est, rappelons-le, un remède à base d’artemisia, la plante sur laquelle le travail effectué par le docteur chinois Tu Youyou lui a valu le prix Nobel de médecine en 2015 pour avoir démontré l’efficacité d’une substance extraite de la plante, l’artémisinine, dans les traitements antipaludéens. Mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déconseille paradoxalement les médicaments à base d’artemisia après qu’elle les a préconisés depuis 2005. La pandémie frappe aux portes des Africains mais l’OMS n’a rien à leur proposer pour se défendre. A part le lavage de mains et autres barrières sanitaires dont l’efficacité ne souffre d’aucune discussion mais insuffisante. Et face aux milliers de morts en Europe et aux Etats-Unis, il est tout à fait normal que les pays africains à travers leurs chercheurs valorisent leurs plantes médicinales à titre préventif voire curatif. Mais l’OMS refuse d’entendre ce son de cloche et campe sur sa position de médicaments conventionnels qui tardent tout de même à se faire connaître.« Principaux bailleurs »Entre-temps, l’avancée de la bio-ingénierie aux Etats-Unis a débouché sur la conception en 2006 d’une souche de levure modifiée, permettant de produire de l’acide artémisinique, un composé essentiel dans la chaîne de réactions chimiques aboutissant à la production de l’artémisinine. La richissime fondation Bill Melinda Gates qui a financé à hauteur de 42 millions de dollars le processus sera devenue l’un des plus gros financeurs des activités de l’OMS dans le monde.En raison de la structure de ses sources de financement, cette agence onusienne fonctionnait auparavant avec 80 % des contributions des pays membres et 20 % des donateurs privés. En revanche, elle carbure à présent avec les mêmes proportions mais dans le sens inverse.Les mécènes sont maintenant les « principaux bailleurs » de l’OMS, donc ses maîtres en quelque sorte. Il n’est pas alors surprenant que cet organisme, se barricadant derrière des arguments connus par le milieu scientifique et diplomatique, demeure réticent sur les produits proposés par les pays africains pour enrayer la pandémie de coronavirus.« Made in Africa »Compte tenu de cette réalité, la guerre mondiale contre le coronavirus semble changer d’axe. Elle paraît se concentrer sur la « rivalité » latente entre l’OMS et l’Afrique qui s’accrocherait à la valorisation des remèdes traditionnels améliorés. Les débats dans ce sens foisonnent sur le continent. Des scientifiques africains ne mâchent pas leurs mots pour défendre les produits « made in Afica » en dénigrant l’attitude de l’agence onusienne.Parallèlement, des groupes oligarchiques auraient poussé Genève à faire admettre aux Africains des prototypes de vaccins dont l’efficacité reste encore à prouver. L’initiative crée des controverses dans la mesure où les avis divergent. A l’accord des uns s’oppose le refus catégorique des autres.En Afrique, la proposition d’essais cliniques des hypothétiques vaccins contre le coronavirus se heurterait à un mur infranchissable de déni général au profit des remèdes traditionnels améliorés. Les pourparlers sur fond de diplomatie médicale entre l’OMS et l’Afrique promettent ainsi de perdurer même si le directeur général de l’agence est de nationalité éthiopienne.M.R.

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Journalisme. L’importance de s’opposer de directement à la diffusion croissante des «fake news»

Comme promis mercredi dernier (ICI), voici la suite d’extraits du manuel publié, en 2018, par l'UNESCO (Organisation des Nations-Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture). Intitulé originellement : « Journalism, Fake News Disinformation » (Journalisme, fausses informations désinformation), il comprend 142 pages et est destiné à l’enseignement et la formation en matière de journalisme. Ne partez pas, restez une dernière fois ! Car, c'est encore plus intéressant que la première partie (lire : Journalisme. Un guide pour les vrais professionnels, loin des « fake news »). Et cela vous concerne aussi, en tant que lectrices et lecteurs. Allons-y, une seconde et dernière fois pour des extraits de ce manuel-leçon de choses, qui enrichiront certainement votre culture.

Comprendre les différences

La désinformation et la mésinformation diffèrent du « bon » journalisme, qui se conforme à toute une série de normes et de principes d’éthique professionnelle. Elles diffèrent aussi, en même temps, du journalisme de piètre qualité, qui ne remplit pas son rôle. Un certain type de journalisme pose problème, par exemple, à cause d’erreurs fréquentes, non corrigées, résultant de recherches ou de vérifications insuffisantes. Le « mauvais » journalisme inclut également le journalisme à sensation, qui tend à exagérer les faits et à les sélectionner selon une logique partisane, au détriment de l’objectivité de l’information.

Il ne s’agit pas de prôner, par-là, une sorte de journalisme idéal, qui devrait se hisser au-dessus de la mêlée, tandis que le journalisme de mauvaise qualité serait entaché d’idéologie. Il s’agit, en revanche, de montrer que tout type de journalisme contient une narration et que le problème, dans le cas du journalisme de mauvaise qualité, n’est pas l’existence de la narration, mais plutôt le manque de professionnalisme. C’est la raison pour laquelle le journalisme de mauvaise qualité ne doit pas être assimilé à la désinformation ou à la mésinformation. Néanmoins, un journalisme de mauvaise qualité permet, parfois, à la désinformation ou à la mésinformation de naître ou de s’insinuer dans le système des « real news ». Les causes et les remèdes du mauvais journalisme diffèrent, toutefois, de ceux de la désinformation et de la mésinformation. En même temps, il est évident qu’un journalisme de bonne qualité, éthique, est nécessaire en tant qu’alternative et antidote à la contamination de l’environnement de l’information et à l’effet « tâche d’huile » d’un plus vaste ternissement de l’information. Aujourd’hui, les journalistes ne sont pas de simples spectateurs de l’avalanche de désinformation et de mésinformation qui nous envahit. Cela les concerne en premier lieu, ce qui veut dire que :

·le journalisme est confronté au risque d’être noyé dans la cacophonie ambiante ;

·les journalistes risquent d’être manipulés par des acteurs qui violent l’éthique des relations publiques en tentant de tromper ou de corrompre les journalistes dans la diffusion de la désinformation ;

·les journalistes, en tant qu’acteurs de la communication qui travaillent au service de la vérité, même quand elle est «dérangeante» peuvent devenir la cible de mensonges, rumeurs et canulars conçus pour les intimider et les discréditer en tant que personnes et en tant que professionnels du journalisme, en particulier lorsque leur travail représente une menace pour les commanditaires ou les acteurs de la désinformation.

De plus, les journalistes doivent reconnaître que, alors que le théâtre principal de la désinformation est représenté par les réseaux sociaux, des acteurs puissants instrumentalisent, aujourd’hui, la peur des «fake news» pour nuire aux médias qui diffusent des informations authentiques. Des nouvelles lois de plus en plus contraignantes font des médias d’information des boucs-émissaires, comme si c’était eux les auteurs des fausses nouvelles, ou les soumettent, de manière indiscriminée, à de nouvelles normes qui restreignent la liberté de toutes les plateformes et les activités de communication.

Par ailleurs, parfois, ces normes sont insuffisamment alignées sur les principes internationaux qui exigent que le caractère nécessaire de l’entrave à la libre expression soit justifié et démontrable et que la restriction soit proportionnelle au but poursuivi. Leur effet, bien que ce ne soit pas toujours leur intention, est de soumettre les médias qui diffusent des informations authentiques à une sorte de «ministère de la vérité» doté du pouvoir de supprimer l’information pour des motifs purement politiques. Dans le contexte actuel de mésinformation et désinformation, le véritable péril n’est pas tant que le journalisme soit soumis à une régulation injustifiable, mais plutôt que le public soit amené à se méfier de tous les contenus, y compris les contenus journalistiques de bonne qualité. Dans ce contexte, les gens ont tendance à croire ce que les réseaux sociaux leur présentent comme vrai et qui correspond à leur sentiment, au lieu de chercher à réfléchir de manière indépendante. Nous pouvons déjà voir l’impact négatif de cette tendance sur les croyances du public en matière de santé, de sciences, de relations interculturelles et d’expertises diverses.

Cet impact sur le public est particulièrement préoccupant en période électorale, mais aussi en ce qui concerne l’idée même de démocratie en tant que droit humain. Le but de la désinformation, en particulier en période électorale, n’est pas nécessairement de convaincre le public que son contenu est vrai, mais d’avoir un impact sur la définition des programmes (sur ce que les gens croient important) et semer la confusion dans l’information, afin de réduire le rôle que joue le facteur de rationalité dans les choix des électeurs. De même, l’incertitude résultant de la désinformation et de la mésinformation peut avoir un impact significatif sur des questions telles que les migrations, le changement climatique et d’autres questions d’actualité. Ces périls expliquent pourquoi il est si important – pour le journalisme et pour l’enseignement du journalisme - de s’opposer de manière directe à la diffusion croissante des « fake news ». En même temps, ces menaces constituent également une opportunité de souligner encore davantage la valeur des médias d’information. Elles nous offrent la possibilité d’insister sur l’importance, dans la pratique professionnelle, de la divulgation d’informations vérifiables et de commentaires éclairés, dans l’intérêt du public.

Ce que le journalisme doit faire

Dans ce contexte, il est temps, pour les médias d’information, d’appliquer de manière encore plus stricte les normes et l’éthique professionnelles, d’éviter la publication d’informations non vérifiées et de prendre leurs distances d’informations qui pourraient être intéressantes pour un certain public, mais qui ne sont pas d’intérêt public. Par conséquent, cette publication a également pour but de rappeler à tous les médias et aux journalistes, quels que soient leurs penchants politiques, qu’ils doivent éviter à tout prix de divulguer, par inadvertance ou sans réfléchir, des nouvelles qui relèvent de la désinformation et de la mésinformation. Dans de nombreux médias, aujourd’hui, du fait de la suppression de certains postes jadis dédiés à la vérification des faits, cette fonction du « cinquième pouvoir » a été reléguée dans une certaine mesure aux bloggeurs et autres acteurs externes qui signalent les erreurs commises par les journalistes, mais forcément après que ces erreurs aient déjà été publiées ou diffusées.

L’émergence de ce phénomène peut être accueillie avec satisfaction par les médias, car elle renforce l’intérêt de la société pour les informations vérifiables. Les journalistes devraient mettre à la disposition d’un plus vaste public le travail effectué par des équipes de vérification des faits indépendantes. Mais, ils devraient savoir, aussi, que, lorsque des acteurs externes pointent du doigt une faille systémique dans une source d’information, cela amène à s’interroger, au moins, sur la qualité du média en question en tant que source professionnelle d’information. Les médias doivent faire attention à ce que les corrections postérieures à la publication apportées par des entités externes ne remplacent pas les processus internes de contrôle de la qualité. Les journalistes doivent mieux faire, et apporter les corrections nécessaires, en premier lieu, ou bien renoncer à offrir à la société des médias crédibles.

Enfin, il ne suffit pas d’avoir une meute de chiens de garde externes qui effectuent des corrections de rattrapage : cela ne donne pas une belle image du journalisme. Les journalistes ne peuvent pas se dédouaner sur des entités spécialisées dans la vérification des faits en leur confiant le travail journalistique qui consiste à vérifier des affirmations douteuses présentées par certaines sources (que lesdites affirmations soient reprises dans les médias ou qu’elles contournent les médias pour paraître directement sur les réseaux sociaux). La capacité des nouveaux praticiens de dépasser un journalisme basé sur le «ouï dire» pour enquêter sur la véracité des affirmations délivrées par les personnes concernées doit être nettement améliorée.

Le journalisme doit également savoir détecter de manière proactive et dévoiler les nouveaux exemples et les nouvelles formes de désinformation. Ceci est absolument essentiel pour les nouveaux médias et cela représente une alternative aux approches de nature réglementaire employées en matière de « fake news ». En tant que réponse immédiate à une question d’actualité grave et brûlante, cela complète et renforce certaines stratégies à moyen terme, comme la maîtrise des médias et de l’information, qui aident le public à distinguer les vraies nouvelles de la désinformation et de la mésinformation. La désinformation est un sujet délicat : le journalisme rendra un service encore plus important à la société en consacrant une couverture intensive à cette question.

Ce manuel est donc un appel à agir. C’est également un encouragement adressé aux journalistes pour qu’ils s’engagent dans un dialogue avec la société concernant la manière dont les gens, au sens large, décident de la crédibilité de l’information et les raisons pour lesquelles certains d’entre eux partagent des informations non vérifiées. Tout comme pour les nouveaux médias, il s’agit d’une grande opportunité pour les écoles de journalisme et leurs étudiants, pour les formateurs et les personnes qui participent aux formations en matière de médias de concrétiser leur engagement civique vis-à-vis du public. Par exemple, le « crowd-sourcing » (pratique qui correspond à faire appel au grand public ou aux consommateurs pour proposer et créer des éléments de la politique marketing (choix de marque, création de slogan, création de vidéo, idéation/co-création produit...) ou même pour réaliser des prestations marketing) est essentiel si les médias souhaitent dévoiler des informations et communiquer au sujet de la désinformation « qui échappe aux radars » diffusée par e-mail ou sur les réseaux sociaux.

Pourquoi ce manuel ?

Déclaration conjointe sur la liberté d’expression et les fausses nouvelles (« fake news »), la désinformation et la propagande

Ce manuel a été produit dans un contexte de préoccupation croissante, à l’échelle internationale, concernant la « guerre de la désinformation » dont le journalisme et les journalistes sont les principales cibles. Début 2017, quand ce projet a été commandé par l’UNESCO, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, le Représentant de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour la liberté des médias, le Rapporteur spécial de l’Organisation des États américains (OEA) pour la liberté d’expression, le Rapporteur spécial sur la liberté d’expression et l’accès à l’information de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) ont émis une déclaration conjointe à ce sujet.

Dans cette Déclaration, les représentants de ces organisations exprimaient leur inquiétude concernant la divulgation accrue de la désinformation et de la propagande et les attaques de plus en plus fréquentes dont faisaient l’objet les médias sous la forme de « fake news ». Les Rapporteurs et les Représentants identifiaient plus précisément l’impact pour le journalisme et les journalistes: « (Nous sommes) alarmés par les cas dans lesquels les autorités publiques dénigrent, intimident et menacent les médias, notamment en affirmant que ces derniers sont « l’opposition » ou qu’ils « profèrent des mensonges » et ont un agenda politique caché, ce qui accroît le risque de menaces et de violences contre les journalistes, sape la confiance du public dans le journalisme dans son rôle de « chien de garde public » et peut induire le public en erreur en brouillant les lignes entre la désinformation et les contenus médiatiques qui contiennent des informations pouvant faire l’objet de vérifications indépendantes ».

Dans un précédent dossier, j’avais parlé de l’Histoire des « fake news » (« Fake news. Depuis la nuit des temps, comme la prostitution »). Nous allons maintenant faire un bond en avant, en 2018, pour assister à la prolifération de nouveaux outils technologiques puissants. Ces outils ainsi que les critères extrêmement limités, en matière de contrôle de la qualité, en vigueur sur les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie en vue de la détermination des caractéristiques requises pour l’information, facilitent la contrefaçon et permettent d’imiter des médias d’information crédibles pour faire passer pour vraies des informations frauduleuses. Il est également possible de plus en plus souvent, de manipuler le son et l’image, au-delà des techniques de montage autorisées, pour faire croire que quelqu’un a dit ou fait quelque chose à un certain endroit, et faire passer pour vraie une fausse information41, en la rendant virale sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont alimentés par différents types de contenus, de nature personnelle et politique. Il y a de nombreux exemples, produits ouvertement ou de manière cachée par des gouvernements ou par des sociétés du secteur des relations publiques travaillant pour des acteurs du monde politique ou des affaires. Dans ce contexte, d’innombrables blogueurs, influenceurs sur Instagram et Youtubeurs font la promotion de produits ou d’hommes politiques sans déclarer qu’ils sont payés pour le faire. Des paiements occultes ont également été effectués en faveur de commentateurs (souvent sous de fausses identités) qui cherchent à s’imposer, à intimider ou à discréditer des journalistes sur des forums en ligne. Dans ce contexte, le journalisme perd du terrain pour devenir l’objet non seulement de critiques équitables, mais aussi d’attaques contre sa propre existence.

Maintenant, le danger est représenté par la « course à l’armement » de ceux qui répandent la désinformation à travers des médias d’information et des réseaux sociaux partisans, qui polluent l’environnement de l’information par des moyens qui peuvent se retourner contre les auteurs de la désinformation eux-mêmes. Lorsque des campagnes de désinformation ont été dévoilées au grand jour, cela a porté un grave préjudice aux acteurs impliqués dans ces faits, que ce soit les agences ou leurs clients du monde politique (cf. par exemple, les récentes affaires Bell-Pottinger et Cambridge Analytica).

Il s’ensuit que, dans un contexte de polarisation, la désinformation alimentée par les outils numériques risque d’éclipser le rôle du journalisme et, pire encore, le journalisme fondé sur des faits vérifiables divulgués dans l’intérêt général - un accomplissement historique récent qui n’est nullement garanti– risque d’être décrédibilisé si l’on n’adopte pas les précautions nécessaires pour éviter la manipulation de l’information. Lorsque le journalisme se transforme en un véhicule de désinformation, la confiance du public dans les moyens d’information baisse et l’opinion cynique selon laquelle il n’y a pas de différence entre les récits divulgués par les journalistes et ceux diffusés par les acteurs de la désinformation se répand. C’est la raison pour laquelle l’historique relatif à l’emploi controversé des contenus et à ses différentes formes est instructif. En effet, l’analyse de l’évolution multiforme des « désordres de l’information » au XXIe siècle doit aider à mieux comprendre les causes et les effets d’une menace mondiale sans précédents – allant du harcèlement des journalistes par des « armées de trolls » cautionnées par les États à la manipulation des élections, des dommages pour la santé publique à l’ignorance coupable des risques du changement climatique (…).

Dans ce manuel, le journaliste trouvera des techniques pour obtenir des informations utiles et crédibles, tout en luttant contre les fausses nouvelles et la désinformation par l’éducation aux médias et la maîtrise de l’information. Ce, à travers les sept différents modules suivants :

·Vérité, confiance et journalisme : Pourquoi cela a-t-il de l’importance ?

·Réflexion sur les troubles informationnels : Formes de renseignements erronés, de désinformation et mal-information ;

·Transformation de l’industrie des nouvelles : Technologies numériques, plateformes sociales et propagation des renseignements erronés et de la désinformation ;

·Lutte contre la désinformation et les informations erronées par l’éducation aux médias et la maîtrise de l’information ;

·Vérification des faits 101 ;

·Contrôle des médias sociaux : Évaluer les sources et le contenu visuel ;

·Lutte contre les abus en ligne : Quand les journalistes et leurs sources sont ciblées.

Voyez ce qui entoure ce triste imbécile de Fleury Rakotomalala (au volant) : une limousine hors de prix pour les planqués “gasy kely” de l'Hexagone, immatriculée en France, et une épouse charmante qui perd son honneur du fil du temps

Voilà ce que je pouvais vous communiquer. Certes, vous restez sur votre faim. En tout cas, les non-journalistes auront appris beaucoup de choses. Quant aux journalistes qui se veulent être professionnels, c’est simple : procurez-vous ce manuel au plus vite. Et, ensemble, nous pourrons facilement vaincre l’inénarrable Fleury Rakotomalala et sa clique de branquignols planqués en France.

Jeannot Ramambazafy - Également publié dans "La Gazette de la Grande île" du samedi 9 mai 2020