Les actualités Malgaches du Jeudi 10 Mai 2018

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SOIREE MONDAINE à Tana: La « Nuit Blanche Parisienne » séduit sur toute la ligne.

Depuis l’accueil, l’organisation de l’équipe Madaplus.info, site de la diaspora malgache en France, impose son professionnalisme.
Tapis rouge et les deux femmes responsables, Tiana et Vola en personne, élégamment vêtues en tenue blanc reçoivent chaleureusement les invités. Nombreux sont séduits par cette proposition de passer autrement la soirée du vendredi 4 mai avec le concept « Nuit Blanche Parisienne » au Dôme de la Rta à Ankorondrano transformé pour l’occasion en énorme Loft.
Les charmantes hôtesses placent chaque groupe de personnes arrivées dans un cadre soigneusement préparé et conforme au thème. Pour une première fois le dress code tout en blanc et chic a presque été respecté par tous. La couleur blanche s’intensifie au rythme du remplissage du dôme. Les cocktails de bienvenue offerts par Dzama mettent chacun dans une parfaite condition de faire la fête à la parisienne. Pizzamania se charge du snack. Le groupe Nanja & Co assure parfaitement la présentation de chaque programme en ponctuant de quelques prestations en chanson.
Les talents se succèdent pour enrichir l’ambiance. le groupe de danse Dih’Art a offert de jolis tableaux de kizomba, de bachata, de flash mob au grand plaisir de l’assistance. La jeunesse trouve leur compte dans le concept de « Nuit Blanche Parisienne ». Deux jeunes talents, Manu de The Voice, un jeune homme de dix-neuf ans et Iary, un garçon de quinze ans se sont exprimés en chanson, faisant ainsi frémir le public de sensation de bonheur. Deux grands professionnels bien connus du monde de la nuit, Dj Big Jo et Dy Dje Marc, pilotent merveilleusement l’ambiance aux rythmes de toutes les générations. La piste de danse est constamment prise d’assaut.
La joie et la bonne humeur se propagent dans tous les recoins de la salle et se prolongent jusqu’au petit matin où le fameux « vary amin’ny anana » fait office de plat de l’amitié. Difficile de cacher sa satisfaction dans ces conditions-là. « Je suis aux anges. Je me rejouis pleinement. Je côtie du bon monde avec ma famille. La soirée est vraiment réussie. Merci à l’organisation », a constaté un père de famille venu se distraire avec sa femme et ses enfants. Hommes d’affaires et des personnalités de la capitale ont été aperçus dans la soirée. Quinze enseignes dont le groupe L’Express ont collaboré à la réussite de la première édition de la « Nuit Blanche Parisienne » à Antananarivo. Ce concept de Madaplus est à son 11ème édition cette année est très bien connu de la diaspora malgache à Paris, ainsi les malgaches de la capitale de l’Hexagone feront eux également la fête le 2 juin prochain avec en tête d’affiche Njakatiana et Shyn et certainement d’autres surprises…
« Le premier pas à Antananarivo a été fait avec succès. Un grand merci à tous ceux qui ont répondu à notre invitation. On vous donne déjà rendez-vous pour la prochaine édition avec de nouvelles bonnes surprises pour 2019 », a fait savoir Tiana de Madaplus. « La Nuit Blanche Parisienne » à Antananarivo se ré-édite tous les ans comme celle dans la ville de lumières.
L’équipe Madaplus tient à remercier particulièrement Hervé Andrianasolo (Harvey Randley) qui a façonné toute la déco de la Nuit Blanche parisienne à Tana, Responsable de toute la logistique des Nuit Blanche, ainsi que tous ses sponsors (Ecoprim, le groupe Express de Madagascar, Dzama, Aqua Villa, Ny Havana, Jacaranda de Madagascar) et partenaires (RTA, Pizzamania, First Evenementiel, Radio Tana, Radio RFM, Radio Antsiva, CT Motors).
Ricky Ramanana de l’Hebdo de Madagascar
Retrouvez les photos et video de la soirée Nuit Blanche parisienne à Tana sur le lien ci-joint
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Joaquim Chissano très confiant à Iavoloha

Les différents émissaires internationaux se succèdent à la rencontre de président Hery Rajaonarimampianina. Après Abdoulaye Bathily et Ramtan Lamamra, c’était autour du mozambicain Joaquim Chissano de rencontrer le PRM hier matin.
Cet émissaire de la SADC est confiant de la résolution de cette crise. Lui d’affirmer que sa présence à Madagascar vise à aider et appuyer le payer à trouver une solution à la situation actuelle du pays. Rappelons que Joaquim Chissano n’est pas du tout le bienvenu au pays selon l’opposition. C’est cet homme, selon toujours l’opposition à travers son porte-parole Me Hanitra Razafimantsoa, qui a engendré le problème au pays en imposant le Ni..Ni lors des élections présidentielles de 2013.
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SOS pour Eric Fou Hehy

Depuis les années 90, Eric a amusé les Malgaches et continue de le faire avec l’émission de rire Fou Hehy diffusée sur la TVM. Actuellement, il est hospitalisé à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona à cause d’une insuffisance rénale aiguë.
Étant donné que la facture des soins s’alourdit de jour en jour, la famille avec le syndicat des artistes lance un appel à solidarité pour venir lui venir en aide surtout financièrement. En outre, une transplantation rénale en Inde est recommandée par les médecins. Opération qui va couter 30 000 USD selon les informations qui circulent. Tout le monde peut apporter sa contribution pour cet appel à solidarité. L’équipe de Madaplus souhaite un prompt rétablissement à Eric.
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‘Zay au Palais des sports - Le rendez-vous traditionnel ce dimanche !

C'est effectivement une tradition pour la formation. Tous les ans, 'Zay ne se produit qu'une fois et très rarement en cabaret ou dans d'autres concerts. Cette année, les retrouvailles se feront ce dimanche 13 mai, toujours au Palais des sports Mahamasina. Durant une conférence de presse qui s'est tenue au bureau de Mi'Ritsoka, organisateur de l'événement, Nary, Malala et ses partenaires de scène ont été ravis d'annoncer que des innovations seront au menu pour cette nouvelle aventure qui ne risque pas de décevoir les inconditionnels.

En effet, à part l'équipe au grand complet, le groupe sera accosté par d'autres musiciens notamment des joueurs d'instruments à vent comme Andriniony, Tsanta et Miantsa Randriamihajasoa mais aussi du trio Anna Quator qui sera au choeur pour l'occasion. Une nouvelle formule qui pimentera le spectacle puisque les musiciens du groupe seront appuyés par des professionnels en matière de musique. Comme à l'accoutumée, la scène sera encore une fois au milieu de la salle avec des ornements qui vont avec. La sonorisation sera comme d'habitude au top puisque c'est Mi'Ritsoka lui-même qui s'en est chargé et fera en sorte de satisfaire le public.On connait très bien la difficulté d'organiser ce côté technique surtout quand la scène est placée au milieu. Mais l'inquiétude n'entrera pas aux portes du Palais, on a à faire à des professionnels du métier. Ce qui est aussi le cas du groupe qui mûrit d'année en année. " Se produire une fois par an est vraiment un choix pour le groupe et les membres. C'est justement pour faire un rétrospective des choses à améliorer au sein de la formation et de l'organisation elle-même qu'on prend ce long break. Et bien sûr, des nouveatés sont toujours au menu pendant les retrouvailles puisque pendant ce temps, nous prenons le temps d'enregistrer des chansons et de bien réaliser les arrangements. Bref, depuis toujours, nous essayons de donner le meilleur de nous- mêmes car nous voulons que le public nous apprécie à cause de notre musique ", confie Nary. Ainsi, une vingtaine de chansons seront interprétées pendant trois heures et quelques, incluant les nouveaux tubes et les anciens morceaux qui ont toujours fait kiffer le public. A cheval sur la ponctualité, le groupe, cette année, a décidé d’entamer le concert à 15h22. En tout cas, le spectacle se déroulera sûrement à guichets fermés puisque les tickets d'entrée seront bientôt à sec.Tahiana Andrianiaina

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Commerce - Elaborer une stratégie pour faciliter les échanges en Afrique

Stimuler le commerce intra-africain. Les experts douaniers de l'Union africaine tiennent  actuellement à l'hôtel Colbert, Antaninarenina une 3ème réunion dans le but d'élaborer une stratégie de facilitation des échanges dans le continent. Dans le cadre de la mise en place de l'Accord sur la facilitation des échanges (AFE) qui est entré en vigueur depuis le 22 février 2017, cette réunion constituera donc le développement d'une stratégie par les experts douaniers ainsi que sa validation. 

Des programmes cohérents seront ainsi mis en œuvre afin d'accélérer le commerce transfrontalier et de mettre en place des régimes plus libéraux. L'objectif principal étant de faire de l'AFE un instrument qui facilitera la coopération douanière en  Afrique et le mouvement des marchandises dans tout le continent. Effectivement, aujourd'hui, les exigences douanières sont encore assez lourdes dans les pays africains, dont Madagascar où les procédures d'exportation nécessitent une dépense de plus de 800 dollars et plus de 15 jours d'attente. « C'est pourquoi, il est nécessaire d'appliquer l'AFE étant donné que cet accord met l'accent sur les efforts de facilitation des échanges commerciaux entre les pays africains, et cela en réduisant les coûts et le temps consacré à la mainlevée et au dédouanement des marchandises à travers les frontières », explique Dinasoa Rabenandrasana, de la Direction générale des douanes. Il a également ajouté qu'« à travers l'AFE, le service douanier ambitionne de réduire de 50 % les procédures douanières en simplifiant la paperasserie administrative ». Outre la facilitation des échanges, cet accord vise également à harmoniser les exigences douanières et à renforcer les capacités afin de générer plus de recettes. Rova R.

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Ministère de la fonction publique - Du rififi dans l’air !

Le conseil des ministres tenu avant-hier au palais d’Iavoloha a abrogé la nomination du directeur général du ministère de la fonction publique, de la réforme de l’administration, du travail et des lois sociales (MINFOP), Razafimamonjy Laza Rabary. Une décision attendue après la déclaration  faite par l’ancien Dg lors du passage des représentants du collectif des députés pour le changement et les manifestants du 13 mai au ministère des 67 ha mercredi. « Les employés peuvent sortir rejoindre le mouvement et sont autorisés à ne plus revenir. D’autant plus que les portes du ministère restent closes jusqu’au limogeage du ministre Maharante Jean de Dieu » a –il déclaré à l’endroit des fonctionnaires du ministère et des manifestants du 13 mai et leurs dirigeants. Une déclaration inattendue et chaudement applaudie  par l’assistance, selon les témoins. Si ce haut fonctionnaire du MINFOP a osé lancer un tel propos, c’est que quelque chose ne tourne pas rond au sein de ce département dirigé par ce ministre exilé au temps de Ravalomanana, réhabilité par Andry Rajoelina avant de lui tourner le dos pour rejoindre le camp de Hery Rajaonarimampianina. 

 

La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre avec ce limogeage dans l’après- midi même de la déclaration tonitruante. L’affaire risque pourtant de ne pas s’arrêter de sitôt. D’après une information, 50 administrateurs civils du MINFOP convient la presse ce jour pour « répondre » à leur manière ce limogeage d’un des leurs.  Une déclaration très attendue notamment par ceux qui ne portent pas dans leur cœur le ministre Maharante Jean de Dieu dont la gestion du ministère est fortement critiquée. Des confidences  susurrent que ces 50 administrateurs civils auraient, il y à deux mois, déposés une démission collective mais refusée par le premier ministre. Vont-ils remettre ce jour sur le tapis cette demande après qu’un des membres de leur corps a été éjecté du poste de directeur général du MINFOP ?... Réponse dans quelques heures…

La rédaction

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Une logique de la chute

Le Conseil du Gouvernement du mercredi 8 mai 2018 décida d'interdire toutes manifestations publiques dans les Régions sur tout le territoire de la République sans pour autant empêcher celles d'Antananarivo, sur la Place du 13 mai. La réaction du Kianja ne se fit pas attendre. Les 73 députés pour le changement clament haut et fort, sans ambiguïté, qu'ils contestent cette mesure totalitaire et inique. Une disposition complètement à côté de la plaque, déconnectée de la réalité. En dépit de tout, des manifestations publiques seront prévues dès ce samedi dans les grandes villes des Régions à l'image de Toliary et bien d'autres.

Les représentants sur place de l'alliance des députés  refusent qu'on  bafoue un droit fondamental garanti par la Constitution notamment celui de la liberté d'expression couplée avec celle de la manifestation publique. Pour les députés militant pour le changement, il n'est pas question de se plier au caprice de ce régime obsolète, en voie de perdition.En fait, le pouvoir en place, à travers la récente décision prise par l'Exécutif, pèche par deux genres d'infidélité récurrente, inconcevable et impardonnable. Le premier du genre c'est l'infidélité vis-à-vis de la Constitution. Le régime crache, de façon répétée, en pleine figure de la Loi fondamentale. Tel un récidive mari volage qui « piétine » sa pauvre épouse, il joue avec le feu. Une errance passible d'emprisonnement. Ce régime ignore l'une des bases fondamentales de la Constitution, à savoir, la démocratie. Sans la « démocratie » une Loi fondamentale boite ou claudique et risque de trébucher au sol. Par cette mesure barbare, le pouvoir en place s'en prend, par une gifle, à la démocratie et atteinte à la vie de la Constitution.  Toucher à la liberté d'expression, sous toutes ces formes, c'est tirer une balle en plein cœur de la Loi fondamentale. Un véritable crime contre l'Etat de droit. Par ailleurs, il s'agit  d'un écart de conduite non-envisageable vis-à-vis de la Déclaration universelle des droits de l'Homme (DUDH) adoptée par l'assemblée générale de l'Organisation des Nations unies en 1948 et que tous les Etats membres, épris de justice et de liberté, l'ayant paraphé sont priés voire obligés de l'insérer au sein de leur Constitution respective. Madagascar, pays membre ayant signé depuis 1960 la Convention relative aux principes généraux définis par la CDUH et très chers à l'ONU, adhère entièrement à la cause. Il s'était engagé à le respecter. Malheureusement, négatif ! Et le comble, les dirigeants ne savent même pas retenir les leçons. Ils commettent, incessamment, les mêmes bêtises !Le second du genre, l'infidélité vis-à-vis des « normes » universellement reconnues. Quand un véreux détaillant s'aventure à utiliser des poids et une balance truqués, il enfreint à la loi. Pour deux poids de même masse volumique chacun, il en traficote deux mesures différentes. C'est du vol tout court ! Il encourt ainsi à une peine sévère. Au marché, la pratique de deux poids deux mesures est strictement interdite et sévèrement punie par la loi en vigueur. Par cette décision prise à l'encontre des manifestants en provinces en laissant librement ceux de Tanà, un deux poids deux mesures flagrant, péché mortel, le régime risque le fatal.Embobiné dans la logique de la chute, le pouvoir HVM court irrémédiablement à sa perte.Ndrianaivo

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Rencontre Rajoelina - Ravalomanana - Une « intox » démentie par le clan Mapar

Démenti formel. Après la publication d'informations sur une rencontre (au conditionnel) entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana à Ambatobe parue dans les colonnes d'un quotidien de la Capitale avant - hier, les démentis n'ont pas tardé du côté des proches de l'ancien président de la Transition. Ainsi, ces proches du leader du Mapar ont infirmé lesdites informations. « Il n'y a jamais eu de rencontre entre les deux anciens Présidents et cela n'est pas à l'ordre du jour. C'est de la pure intox », indiquent les mêmes sources.

En revanche, le haut représentant de l'Union africaine, Ramtane Lamamra pour « faire taire les armes en Afrique » a bel et bien fait le déplacement au domicile de l'ex - homme fort du régime transitoire. Une visite qui entre dans le cadre de la mission de cet émissaire de nationalité algérienne dans la résolution de la crise malagasy. Dans nos murs depuis dimanche, il est prévu ne quitter le sol malagasy qu'en fin de semaine. Dans sa démarche, il rencontre tour à tour les acteurs politiques comme ce fut le cas, mardi dernier, lorsque la délégation de l'Union africaine a été reçue au Palais d'Iavoloha par le Président Hery Rajaonarimampianina. « Ces rencontres avec toutes les parties prenantes malgaches ont pour objectif de combler le déficit de confiance et de dialogue sur les préparatifs des prochaines élections législatives et présidentielles, prévues avant la fin de l'année 2018, en vue de parvenir à apaiser la situation et rétablir la sérénité  et la stabilité dans le pays », indique d'ailleurs un communiqué de l'Union africaine sur ce sujet.Rencontre individuelle Il est donc question de rencontre séparée avec les acteurs politiques et non de quelconque forme de confrontation. Dans le camp Rajoelina, l'éventualité d'une rencontre avec Marc Ravalomanana est d'autant plus improbable dans la mesure où l'implication des deux hommes dans le mouvement populaire actuel est réfutée par les « députés pour le changement ». D'ailleurs, les députés l'ont martelé sur la place du 13 Mai. « Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana n'ont rien à voir avec notre manifestation. Tout au plus, ils peuvent écouter nos compte - rendus sur la situation mais ils ne donnent aucune consigne », avait déclaré Hanitra Razafimanantsoa. Rappelons qu'à l'occasion de la cérémonie catholique de béatification de Ramose Botovasoa à Vohipeno le 15 avril dernier, les deux hommes se sont déjà retrouvés sur les mêmes lieux et ont même habité dans un même hôtel, selon les indiscrétions. Pourtant, ils n'ont pas eu la moindre interaction verbale. Sandra R.

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Interdiction de manifester dans les provinces - Plainte des députés pour le changement auprès du Conseil...

Réponse du berger à la bergère. Après la décision du Conseil du Gouvernement de mardi dernier à Mahazoarivo sur l'interdiction de manifestation dans les provinces, la réaction des députés pour le changement ne s'est pas fait attendre. Ces derniers porteront l'affaire devant le Conseil d'Etat à travers une plainte qui sera déposée ce jour au siège de cette éminente juridiction.

Rappelons que selon ladite décision gouvernementale, « il a été réitéré que des consignes fermes ont déjà été données aux diverses autorités des provinces pour interdire toute manifestation politique sur la voie publique. Et ce, pour préserver l'ordre public et pour maintenir la sécurité des personnes et des biens ». Un passage à caractère non répressif voire menaçant qui a également interpellé des observateurs en dehors de la frontière malagasy.Réaction internationaleAinsi, Amnesty international a abordé le sujet dans un communiqué en date de mercredi et intitulé  « Madagascar, le droit de manifester ne doit pas être érigé en infraction ».Au cœur de la déclaration, la même décision par le Gouvernement d'interdire les manifestations politiques. Deprose Muchena, directeur du Bureau d'Amnesty International pour l'Afrique australe, a déclaré que « l'interdiction des manifestations publiques imposée par le Gouvernement malgache ne doit pas être utilisée pour cibler des manifestants ni pour ériger en infraction la liberté de réunion pacifique et la liberté d'expression. Les autorités malgaches doivent respecter leurs obligations nationales et internationales de créer un environnement dans lequel les manifestants peuvent exercer leurs droits fondamentaux ». Des propos qui semblent conforter la plainte que les députés prévoient de déposer ce jour.Amnesty international interpelle également l'opposition à ce que « la liberté d'expression soit respectée (…) pour les personnes qui choisissent de ne pas participer aux manifestations contre le Gouvernement ».Sandra R.

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Centre Soamiely - Plus de 50 enfants défavorables développés dans la culture

Nombreux sont les enfants malagasy qui sont victimes de déperdition scolaire.  Cette situation alarmante inquiète avec les problèmes sociaux qui frappent déjà le pays. Pour cette raison, les manifestations, au profit des enfants défavorables déscolarisés, se multiplient  davantage. Le centre « Soamiely » figure parmi ces associations et groupements qui œuvrent dans l’entraide des enfants dans le besoin. Particulièrement, il amène les enfants à se développer dans le monde culturel. Dans cet axe, plus d’une cinquantaine d’enfants constituent leurs bénéficiaires.

Ils s’exercent dans le milieu culturel notamment par des cours de chant, de danse. D’après les informations recueillies, le but de cette action humanitaire se porte sur le développement culturel des enfants n’ayant pas été scolarisés. A travers les activités du centre, les bénéficiaires peuvent profiter d’une éducation  de qualité qui les aide à mieux vivre en communauté. Pour parvenir à cet objectif, le centre « Soamiely » mobilise une dizaine de responsables. Il s’agit des individus spécialisés en culture issus de différentes catégories dont la musique et la danse traditionnelle malagasy. « Le développement du pays dépend du comportement et du niveau de sa population » affirme Bakoly Rasoeliharimalala, présidente et fondatrice du centre « Soamiely ». L’amélioration de la condition de vie relève de l’amour de sa patrie, de son pays d’origine et du respect envers sa nature qui l’environne. Cette affirmation reste valable dans la contribution aux épanouissements intellectuels de ses semblables, poursuit-elle. En effet, un éveil pour identifier les talents cachés et les qualités dissimulées par la pauvreté constitue une étape importante pour pouvoir aider les enfants dans ce secteur. « La réussite ne se construit non seulement par les études, elle s’obtient par le déploiement et l’exploitation des moyens à disposition », avance Bakoly Rasoeliharimalala. Pour raffermir le lien avec les enfants pris en charge par le centre, cette fondatrice a organisé une rencontre culturelle qui a vu la participation de Dama du groupe Mahaleo mardi dernier. Il est à noter que le centre ne reçoit aucun financement particulier depuis son ouverture en 2009. Les dépenses sont couvertes par des sommes obtenues par la fondatrice au cours de son travail de cuisinier aux Pays-Bas. A cela s’ajoutent les donations irrégulières des étrangers qui apprécient ses œuvres culinaires malagasy.  Recueillis par K.R.

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Maevatanana - 5 morts et 71 blessés dans un accident d’autocar

 

A nouveau le vif cauchemar sur la RN4 ! La nuit du mardi, un camion Mercedes-Benz aménagé de façon rustique en autocar baptisé « Karandalina » et appartenant à la coopérative Kopffm, a fait une embardée avant de partir en plusieurs tonneaux. 5 personnes, dont une femme, y ont trouvé la mort tandis que 71 autres furent blessées dont 2 seraient toujours dans le pronostic vital engagé. Le drame s’est produit à quelque 88 km de la ville de Maevatanàna. Un problème mécanique serait derrière cet accident, l’un des plus meurtriers ayant marqué l’année, selon des témoins. Le conducteur aurait voulu enclencher un rapport, sans réussir. Du coup, la vitesse était revenue au point mort, supprimant ainsi toute tentative de sa part afin de solliciter la mécanique.  Le mastodonte n’avait donc plus de frein au moment où le chauffeur a essayé d’actionner la pédale, histoire de chercher à freiner sa course.

Mais avec la vitesse où le car était lancé, il n’y a presque pratiquement aucun moyen pour arrêter sa course folle. Echappant donc à tout contrôle, d’autant plus qu’un problème de direction était également apparu, le grand véhicule, avec ses 77 passagers, a fait une sortie de route avant de se ruer sur le côté de la chaussée non sans qu’il n’ait effectué quelques tonneaux. « Tous les passagers ont été touchés, sans exception. Deux luttent même contre la mort en ce moment », devait expliquer le commandant de compagnie de la Gendarmerie de Betsiboka.  « Nous étions partis en tonneaux au moins quatre fois. Dès le départ à Andranobevava, j’ai remarqué que le car avait des problèmes mécaniques. Le train avant a fait de siennes. J’en ai parlé au chauffeur mais il semblait ne pas faire grand-cas de mes remarques et a poursuivi sa route », déclare un chef de famille. Les gendarmes ont pleinement participé à l’évacuation des victimes dont une partie a été envoyée à l’hôpital d’Andriba, une autre à Maevatanàna, enfin le reste dans la Capitale. Ce sont les plus sérieusement touchés, qui ont été évacués ainsi à l’Hjra Ampefiloha au cours de la même nuit. Après l’accident du Boeing ou cet autocar Neoplan à étage en août 2017 à Ankazobe donc, qui est sans conteste le plus meurtrier avec ses morts et quelque 109 blessés, le récent drame de Maevatanàna n’a pas été non plus à minimiser. Il a bien montré que la situation échappe totalement aux autorités routières, notamment l’Agence des transports terrestres (ATT). L’on verra à nouveau aussi si le car avait été au moins assuré ou non, comme c’était le cas du Boeing où la date de validité de la carte grise a expiré depuis deux années sans que le transporteur n’ait jamais été inquiété. La Gendarmerie enquête sur cette affaire. 

 Franck Roland