Les actualités Malgaches du Dimanche 10 Février 2019

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Andry Rajoelina. Discours lors du 32è Sommet de l’UA, le 10.02.2019

Excellence Monsieur le Président Abdel Fattah El-Sisi, Président de la République Arabe d’Égypte, à qui j’adresse mes félicitations pour votre accession à la Présidence de l’Union africaine,

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernements,

Excellence Monsieur Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA,

Excellences, Mesdames et Messieurs, mes chers frères, mes chers amis.

C’est un honneur et une grande joie pour moi d’être parmi vous ici, aujourd’hui au siège de l’Union Africaine - Temple de l’Afrique, pour renforcer une fois de plus les liens fraternels qui nous unissent.

Nous sommes réunis par la volonté commune de représenter la fierté du peuple du continent africain. Plus que jamais, l’Afrique reste debout, malgré les épreuves qu’elle a dues surmonter.

L’Afrique est fière et déterminée à asseoir son droit de vivre dans la paix et la prospérité.

La parole des Africains d’aujourd’hui doit être portée haut, au-devant de la scène et a l’oreille du monde. C’est donc avec fierté que je porte la parole et l’espoir, non seulement de tout un peuple, les Malagasy, mais aussi de toute une génération, la jeunesse Africaine.

Comme une grande partie des pays Africains, l’année prochaine, Madagascar fêtera ses 60 ans d’indépendance.

Dans la vie d’un homme, ce serait le moment de cueillir les fruits des années de durs labeurs.

Pourtant, aujourd’hui, aux abords de cette célébration, Madagascar fait le bilan. Et la rétrospective des accomplis et des acquis laisse perplexe face au constat de pauvreté et de dépendance dans lesquels nous vivons.

Vous n’êtes pas sans savoir que Madagascar vient de passer un cap décisif dans son histoire et surtout pour son avenir en ayant vécu une alternance démocratique pacifique. Les Malagasy ont gagné en maturité politique. Je tiens à remercier ici l’Union Africaine pour son soutien et son accompagnement tout au long du processus électoral.

Je suis fier de représenter ici mes concitoyens qui ont toujours fait preuve de résilience et de combativité malgré les souffrances qu’ils ont subies.

En 2013, pour l’intérêt supérieur de la nation et afin d’éviter tout risques d’affrontement populaire, j’avais choisi la voix de la sagesse en ne participant pas à l’élection présidentielle.

Mais aujourd’hui, en m’accordant leur confiance, le peuple Malagasy a choisi non seulement un jeune leader mais surtout une vision, un projet, un programme qui s’est transformé en convention rassemblant tout un peuple pour rattraper le retard de développement de Madagascar.

En somme, les Malagasy ont cristallisé dans leur vote leur volonté de changer le cours de l’histoire de la Grande-Ile.

A travers ce nouveau tournant de son histoire politique, économique et sociale, Madagascar compte bien reprendre sa place sur le continent Africain et décrier le cruel paradoxe dont l’Afrique est victime : celui d’être si riche et pourtant si pauvre à la fois.

En effet, pensez-vous qu’il est normal et acceptable que 50% des gisements mondiaux d’or se trouvent sur le continent Africain, alors que nous ne possédons aucune réserve d’or ?

Est-il normal que le continent Africain soit le premier exportateur de cacao alors que les plus grands pays producteurs de chocolat au monde ne possèdent même pas un seul tronc de cacaoyer ?

Oui, l’Afrique est un grand continent, imposant, riche. N’oublions pas, mes chers frères, mes chers amis que nous avons :

1. 60% de terres arables non-exploitées du monde ;

2. Nous produisons 85 à 95% du chrome et du platine dans le monde ;

3. Plus de 50% du cobalt mondial ;

4. Et plus d'un tiers de la bauxite mondiale.

Depuis trop longtemps, l’Afrique a dû se battre, patienter et parfois même se voir déposséder de ses ressources et de ses terres. La douleur ressentie au cœur de nos pays et de nos peuples fut intense.

Ces injustices ont pourtant prouvé le courage et la ténacité de nos peuples. Un peuple solide, résilient qui a toujours eu foi en sa renaissance.

Et aujourd'hui, si l'on veut laisser un nouvelle Afrique à nos enfants, c’est NOUS TOUS, ici présents dans cette salle qui devons-nous engager pour changer le cours de l’histoire et la vie de nos concitoyens.

L'avenir compte sur nous et repose sur nos épaules car personne a part nous, frères et sœurs africains, ne pourra et ne saura changer notre situation de façon profonde et définitive.

Tous ensemble, nous pouvons gagner tous les combats.

Nous ne sommes pas condamnés aux idées reçues qui affirment que l’Afrique est et demeurera un continent pauvre. Nous pouvons changer l’image de l’Afrique et en faire un continent prospère et développé. Nous avons toutes les ressources et l’énergie pour accomplir cela.

Mes chers frères et sœurs Africains, leaders et Présidents respectés. Je suis probablement le plus jeune chef d’État parmi nous, mais le patriotisme et l’envie d’agir n’attendent pas le nombre des années.

Vous voyez ici le visage et vous entendez la voix du patriotisme et de la fierté Africaine !

Je parle au nom de tout un peuple, de toute une génération, de la grande famille d’Afrique en déclarant en ce jour, le 10 février 2019 en terre éthiopienne, que l’essor Africain ne se limite pas à un débat mais doit se traduire en actions concrètes, mesurables et quantifiables.

Le renouveau Africain a déjà commencé, sa prise de vitesse est enclenchée tel un TGV.

Madagascar se lève, l’Afrique s’impose.

Masina ny Tanindrazana,

Bénie soit la terre de nos ancêtres.

Je vous remercie de votre attention.

Andry Nirina Rajoelina

Président de la République de Madagascar

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Addis-Abeba. 32è Sommet de l’UA. Arrivée du Président Andry Rajoelina en photos

Ayant quitté l’aéroport international d’Ivato le 9 février 2019, le président de la république, Andry Rajoelina, est arrivé le même jour à Addis-Abeba en Éthiopie. Il assistera au 32ème sommet ordinaire des Chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Union africaine, dont le thème est : « 2019, Année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées: Vers des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique ».

Initialement non inscrit dans la liste des orateurs, le Président malgache prendra toutefois la parole devant ses pairs, à l’occasion de cette première sortie à l’extérieur de Madagascar depuis son élection en décembre 2018. Par ailleurs, d’autres réunions en marge de ce 32è proprement dit, sont prévus. Nous y reviendrons. Pour le moment, place à nos photos de son arrivé à Addis-Abeba.

Jeannot Ramambazafy – Photos : Harilala Randrianarison

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10 février 2019

Le drapeau malgache flotte à Addis-Abeba

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A Madagascar, l’ex-conseiller spécial d’Hery Rajaonarimampianina emprisonné pour vol

Hugues Ratsiferana avait négocié un projet d’accord de pêche très controversé avec un consortium chinois. Il est accusé par le nouveau pouvoir de vol de matériel public.
S’agit-il d’une affaire isolée ou du premier cas sur une liste appelée à s’allonger ? Le directeur général de l’Agence malagasy de développement économique et de promotion de l’entreprise (AMDP), Hugues Ratsiferana, a été interpellé samedi 2 février et placé en détention à la maison d’arrêt d’Antanimora, à Antananarivo, où il attend son procès prévu le 12 février. Les circonstances de cette arrestation suscitent d’autant plus de questions que M. Ratsiferana avait fait la « une » de l’actualité il y a quelques mois pour avoir signé un projet d’accord de pêche de plusieurs milliards de dollars avec la Chine.
L’ancien conseiller spécial d’Hery Rajaonarimampianina, chef de l’Etat sortant écarté de la course à la présidentielle dès le premier tour de l’élection en novembre, est accusé de vol par l’actuelle présidence de la République, qui s’est constituée partie civile à travers la Direction de la législation et du contentieux. Il lui est reproché d’avoir tenté de dérober le mobilier de bureau et les équipements informatiques de l’AMDP dans le bâtiment mis à la disposition de l’association par l’ex-présidence, lors d’un déménagement organisé en catimini durant le dernier week-end de janvier. Le butin en jeu est composé d’une trentaine d’ordinateurs, sept imprimantes, quelques dizaines de chaises à roulettes, fauteuils, armoires et tables de bureau.
Contestation des faits
« Lorsque nous avons pris nos fonctions à la présidence, nous avons constaté la gabegie et le détournement des biens publics. Plusieurs véhicules appartenant au parc du palais n’avaient pas été restitués. Nous avons donc décidé d’engager une démarche de protection et de rétablissement du patrimoine de la présidence, explique-t-on dans l’entourage du nouveau chef de l’Etat Andry Rajoelina, en annonçant qu’un inventaire est en cours dans tous les bâtiments relevant de la présidence. Plusieurs personnes ont déjà rapporté ce qu’elles s’étaient approprié en quittant leur fonction. » Selon la gendarmerie nationale, dont l’unité mixte avec la police a été chargée de l’enquête, M. Ratsiferana et le responsable logistique de l’association sont les seuls à faire jusqu’à présent l’objet d’une procédure judiciaire.
Lire aussi Madagascar : Andry Rajoelina nomme un gouvernement « sous contrat » de résultats
Hugues Ratsiferana conteste les faits qui lui sont reprochés. « A la fin du mois de janvier, l’intendant général de la présidence a demandé au directeur de l’AMDP de libérer les lieux pour que des membres de l’équipe de M. Rajoelina puissent s’installer. M. Ratsiferana a donc organisé rapidement un déménagement avec le matériel qui fait aujourd’hui l’objet du litige. Ce matériel n’appartient pas à l’Etat. Il provient de dons », expose son avocat Me Volahasina Andriamanalina. Le problème est que peu de ces généreux donateurs qui, hier aimaient s’afficher avec l’influent directeur de l’AMDP, sont aujourd’hui prêts à assumer leur soutien.
Seule l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a fourni une attestation. M. Ratsiferana avait piloté l’organisation du Sommet de la Francophonie à Antananarivo en juillet 2016 et c’est dans les locaux de l’OIF à Paris que la création de l’AMDP, une association privée à but non lucratif, avait été annoncée au mois de septembre suivant. Sa mission : « Développer par tous les moyens appropriés des projets prioritaires et stratégiques pour le développement de Madagascar » en faisant appel à des « investisseurs et partenaires internationaux », comme le précisent ses statuts.
Généreux donateurs
Sur le document fourni à l’administration par M. Ratsiferana pour alléguer de sa bonne foi, plusieurs grandes entreprises locales comme le groupe Rajabali ou le groupe Taloumis ont ainsi fourni gratuitement du matériel pour meubler les trois étages de l’association. Des sociétés chinoises comme Huawei et China Railways figurent également sur la liste.
L’ancien conseiller spécial de M. Rajaonarimampianina est le signataire du très controversé projet d’accord de pêche avec un consortium d’entreprises chinoises. Le protocole qui prévoit un investissement de 2,7 milliards de dollars (près de 2,4 milliards d’euros) avait été révélé en marge du Forum sur la coopération sino-africaine, le 5 septembre 2018 à Pékin. Cette annonce avait déclenché de vives critiques de la part des organisations de la société civile qui pointaient les risques d’accaparement des ressources halieutiques, alors que le pays souffre d’un important déficit alimentaire.
Lire aussi A Madagascar, l’accord de pêche avec la Chine pris dans les filets de la présidentielle
Le ministre des ressources halieutiques et de la pêche, Augustin Andriamanananoro, tenu à l’écart du deal, s’était lui-même empressé de déclarer que ce contrat n’engageait ni le gouvernement ni l’Etat malgache. Andry Rajoelina vient de lui confier le poste de directeur des projets présidentiels. Que deviendra le sulfureux projet ? Et quel est l’avenir de l’association destinée à attirer les investissements étrangers ? Le nouveau pouvoir n’a pour l’instant pas dévoilé ses intentions. Mais avec l’arrestation de M. Ratsiferana, les investisseurs auront compris que l’AMDP n’est plus la bonne porte pour faire remonter leurs messages jusqu’au palais.
Laurence Caramel
Source Lemonde.fr
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Andry Rajoelina. Président élu bien accueilli sous le soleil de l’UA

Je passe la brosse à reluire, diriez-vous. Ben, non. Figurez-vous que le logo de l’Union africaine est bien l'image doré d'un soleil irradiant les quatre horizons. Non? Et il est bien présent, parmi ses pairs, juste en bas de ce logo, sur la photo-souvenir. Par ailleurs, le monde entier, en général, le continent africain en particulier ne tarit pas d’éloges sur Madagascar qui a réussi une élection présidentielle sans heurts et malheurs, traduisant une démocratie vécue dans le cadre de l’alternance et la continuité de l’État.

En attendant que madagate vous livre le discours du Président Andry Rajoelina de ce 10 février 2019, place aux photos -sans légende- de cet accueil mérité, il faut bien le dire, comme si vous y étiez un peu...

Jeannot Ramambazafy – Photos de ce 10/02/2019 : Harilala Randrianarison

 

Président Andry Rajoelina se préparant pour son speech

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Volley-ball- Championnat des Clubs Zone - 7 Victoire à domicile de la GNVB

Jamais deux sans trois. Après avoir perdu son titre aux Seychelles lors de la dernière édition, la Gendarmerie nationale de volleyball club (GNVB) vient de récupérer son bien en gagnant son troisième titre du championnat des Clubs Zone 7 (CCz7), hier au Palais des sports de Mahamasina. L’équipe championne de Madagascar vient de se renouer avec le titre en remportant la finale contre l’Olympique Montagne de Goyaves des Iles Rodrigues sur trois sets à un au terme du match. Les gendarmes se sont imposés dès le premier set à 25-19 mais lors de la deuxième manche, les bérets noirs ont connu un léger relâchement permettant à l’équipe visiteuse de la gagner 25-19. 

Au troisième set, Andry, Bob et ses camarades n’ont montré aucune pitié et  ont voulu gagner à tout prix le match devant leur public. Ce dernier est venu remplir les places désertes du Palais des sports de Mahamasina lors de la phase éliminatoire à 75% durant la finale et les demi-finales. La GNVB remporte haut la main le troisième set 25-15. Les Rodriguais ont riposté à l’ultime manche mais la GNVB n’a pas lâché l’affaire et remporte son troisième titre de l’océan Indien à 25-22 à l’issue du match.  Chez les dames, les Quatre Bornes VB viennent de garder leur titre devant l’Orange Club d’Amitié de Rodrigues en trois sets à un (19/25, 25/19, 25/22,25/13)

 

Après avoir perdu les demi-finales, le Bi’As était l’équipe malheureuse de cette compétition car malgré son parcours durant les phases, Rose de Lima et ses camarades ont aussi perdu le bronze devant l’As Royal de Mélissa, l’ancienne Stef’Auto lors de la petite finale. Ce sont les Ladies d’Anse Royal qui ont gagné la partie en quatre manches (3 sets à1) 25-19, 25-21, 18-25,  25-21. Pour les autres, Stef’Auto termine 6e tandis que l’AMVB figure dans la lanterne rouge du classement. Chez les hommes, la CNaPS termine 5e pour sa première participation et JSA finit 4e tandis que Cosfa finit 8e. Les Iles Rodrigues étaient la révélation de cette compétition car pour leur première participation, elles ont réussi  à hisser deux équipes en finale. Il s’agit de l’équipe féminine, l’Orange Club d’Amitié et l’Olympique Montagne de Goyaves pour les hommes.   Pour la première fois, la compétition la Confédération africaine de volleyball (CAVB) et la Fédération ont nommé une liste de meilleurs joueurs et meilleures joueuses.

Elias Fanomezantsoa

 

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Mahajanga - Trois bijoutiers attaqués en une semaine

La vie contre quelques grammes d’or ? C’est ce qu’on voit désormais se produire dans la ville de Mahajanga à cause de l’insécurité. Pas plus tard que vers 1h du matin hier, le foyer appartenant à une famille de joaillers du quartier de Manjarisoa, secteur 3 a été visé. L’assaut, perpétré par 8 bandits armés dont quelques-uns ont pu être photographiés, a été particulièrement sanglant. La mère de famille a reçu au moins trois coups assenés avec un objet tranchant sur le corps tandis que ses enfants furent battus sans ménagement. A tout cela s’ajoute l’angoisse chez les victimes d’être constamment menacées de tirs d’armes à feu. Ces agressions s’étaient accompagnées du vol de 500g d’or ainsi qu’une somme de 40 millions d’ariary.

 

Parallèlement, une autre famille de bijoutiers fut également la cible de ces bandits, cette fois dans le quartier de Morafeno. Les faits se sont produits vers 3h du matin, toujours le dimanche 10 février 2019. Pour le moment, aucun autre complément d’information n’a été fourni à propos des assaillants, ni sur la valeur dérobée. L’on ignore aussi s’il y avait des victimes humaines ou non dans cet assaut. On peut parler donc d’une semaine noire avec au moins quatre assauts aussi sanglants que spectaculaires à Mahajanga. L’attaque ayant frappé la bijouterie Krish et qui a coûté la vie à un Indopakistanais de Mahajanga Be, retient encore les esprits.  Enfin, l’on n’est pas prêt d’oublier non plus l’agression dont un opérateur économique était victime dans le quartier d’Ambalavola.

Franck Roland

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Enfin !

Il a fallu attendre l’accession au pouvoir, par la voie royale, d’un jeune visionnaire et homme de principe, Rajoelina Andry Nirina, pour qu’enfin les choses bougent dans ce pays.  Considéré comme le pays du « mora mora », Madagascar se voit bousculé par un Président jeune qui, jugé à tort ou à raison d’être impatient, enclenche la vitesse supérieure. Pour cause, en l’état actuel des choses dans le pays, tout est urgence et tout est priorité! Rajoelina Andry Nirina ambitionne d’inculquer chez les responsables, de tous les niveaux de l’Etat, le principe révolutionnaire de « travailler vite, sans bâcler ».  La population, prise en étau dans une sévère tourmente, ne peut plus attendre. Les vaines gesticulations sont, d’ores et déjà, révolues. Finies les tergiversations, il faut aller vite de l’avant ! La ponctualité, la vertu d’un prince dit-on, au rendez-vous donné impressionne dans les esprits des gens qui, trop  habitués au ratage, au mensonge ou au rendez-vous manqué du régime précédent, durent se mettre au diapason de la  nouvelle donne. A peine investi, Rajoelina prend son bâton de pèlerin et descend sur terrain pour voir comment va-t-on  procéder pour concrétiser dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions les Velirano qu’il avait scellés avec son peuple. Mais l’une des choses qui incarne, le plus, le nouveau style apporté par Zandry Kely revient à la mise sur rail de la bonne gouvernance touchant essentiellement la gestion des finances publiques. La caisse de l’Etat va obéir désormais à la loi de l’austérité.

Frileuse et  mal en point, l’argent du peuple « volam-bahoaka » mérite un soin ou traitement particulier. Tellement, les barons aux cravates bleues ont dilapidé le Trésor public qu’il faut nécessairement dicter des mesures drastiques pour le redresser. Finie l’ère de la gabegie ! Pour commencer, le nouvel homme fort du pays réduit d’au moins 10 points le nombre des portefeuilles gouvernementaux.  Rajoelina réussit à limiter à 22 l’effectif. C’est une prouesse jamais réalisée auparavant, du moins les quarante dernières années. Et dans cette lancée, l’ordre a été donné aux ministres de procéder au « dégraissage » de leur Département respectif. Les directions générales ou les directions dont la nécessité impérieuse n’est pas évidente ne figureraient plus sur le tableau. La Première Dame Rajoelina Mialy, de son côté, contribue également à l’œuvre tout en se gardant de s’immiscer dans les affaires de l’Etat. Par ailleurs, elle juge inutile la présence d’un Cabinet. Une simple attachée suffit !   Toutes ces mesures d’austérité permettront de disposer des moyens financiers, tant soit peu, pour démarrer, selon les directives de l’IEM, les grandes opérations de développement du pays. Les partenaires techniques et financiers attendent des signaux positifs de ce genre pour enfin ouvrir conséquemment les robinets. Si le régime HVM a dû patienter et se suffire à des « gouttelettes », justement à cause de la piètre gouvernance, en particulier, celle du Trésor public.  Dans cette nouvelle optique primant l’austérité, il ne faut pas perdre de vue la nécessité d’améliorer le niveau de vie des agents de l’Etat. Ces pauvres fonctionnaires, toutes catégories confondues, qui peinent à couvrir les charges fixes du mois, n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Coincé par étau, ils s’étouffent.  Enfin malgré tout, la victoire se profile à l’horizon !

  Ndrianaivo

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Saison des pluies - De simples gestes pour éviter les futurs incidents

La dernière pluie dans la Capitale a fait des dégâts, notamment matériels. Il n’est plus à rappeler qu’avec seulement quelques heures de fortes pluies, Antananarivo a plongé sous les eaux…et ce pendant plusieurs heures. Voitures, étalages, mini-bacs à ordures et bien d’autres matériels ont été inondés, sans compter les milliers de personnes qui ont baigné dans l’eau, sans prendre en compte les saletés qui l’entoure. Pour ne pas revenir au sujet de la non-prise de responsabilité de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) face à la saison des pluies dans la Capitale, il y a lieu de dire que c’est le moment pour les responsables d’agir pour éviter les futurs incidents. De simples gestes peuvent effectivement éviter les problèmes. 

 

Dernièrement, on a pu constater que les branches des vieux arbres du côté d’Anosy, Mahamasina, Ambohidahy, Ambanidia et bien d’autres endroits ont été brusquement coupées par le vent et la pluie. Une moto, l’étalage d’un marchand de chaussures et quelques affaires personnels ont d’ailleurs été écrasés par une grande branche d’arbre du côté d’Anosy, jeudi dernier. Ceci pour dire que les sapeurs-pompiers devront dès maintenant agir afin d’éviter les drames, entre autres la coupure des arbres à risques. « J’ai peur quand je passe du côté d’Anosy et Ambohidahy. Plusieurs arbres se trouvant aux alentours de ces quartiers menacent de tomber. Cela arrivera un jour ou l’autre si on ne les coupes pas définitivement. Les dégâts seront considérables si par malheur, une branche d’arbre tombe sur une voiture, un « taxi-be », un taxi ou une voiture particulière, ou encore pire sur un passant. Il y aura sûrement des blessés. Je crois que le fait de couper ces arbres ne prendra pas beaucoup de temps pour les pompiers », explique Nary, chauffeur de bus de la ligne 137. 

En tout cas, en temps sec, et avant que la pluie ne tombe à nouveau, la CUA devrait rapidement passer au curage des canaux, sinon les mêmes problèmes reviennent, surtout pour ceux qui n’ont pas de voiture personnelle pour rentrer à la maison. On fait référence à ceux qui doivent courir après les « taxi-be » dans la boue et sous l’eau pour pouvoir rentrer. En cas de pluie, les enfants et les personnes infirmes n’ont pas la force comme les grandes personnes de faire la mêlée dans la foule et devront attendre des heures avant de pouvoir monter dans un bus. Il pourrait même arriver que ces derniers n’arrivent pas à trouver une voiture à force de rester trop longtemps à l’arrêt de bus. Il n’est plus à rappeler que la plupart des « taxi-be » dans la Capitale ne sont plus disponibles à partir de 19h 30.

T.A.

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Sommet de l’Union africaine - Le plus jeune Président du continent entre en scène

Le Président de la République de Madagascar a effectué sa première sortie internationale à Addis-Abeba, pour prendre part aux côtés de ses pairs au 32è Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine. Dès son arrivée samedi soir  dans la Capitale «éthiopienne à la tête d’une délégation forte simple, le Président Andry Rajoelina s’est immédiatement rendu au dîner de gala offert par le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, à l’hôtel Sky Light.  Hier pour la première journée du 32ème Sommet de l’Union africaine, le Président malagasy a assisté à la session à huis clos des Chefs d'Etat et du Gouvernement dirigée par le Président rwandais, Paul Kagame président en exercice de l'Union africaine pour l'année 2018.  Une séance de travail qui a porté essentiellement sur « la réforme institutionnelle de l'Union africaine », la « zone de libre- échange continentale », « la mise en œuvre de la décision de la conférence sur les négociations Post-Cotonou » et enfin sur « l'élection du bureau de la conférence de l'Union africaine pour 2019 et l'élection du président de l'Union africaine pour 2020 ». Par la suite, le Chef de l’Etat malagasy a été convié à la cérémonie d'inauguration de la statue de sa Majesté l'Empereur Hailé Selassié, ancien Empereur d'Ethiopie de 1930 à 1974, érigée à la devanture du siège de l'Union africaine à Addis-Abeba.   La cérémonie d’ouverture officielle de ce 32ème sommet de l’Union africaine s’est déroulée en fin de matinée. Une séance durant laquelle le Président Andry Rajoelina a exceptionnellement prononcé un discours. 

 

 « L’envie d’agir  n’attend pas le nombre des années »

La toute première allocution du plus jeune Chef d'Etat africain actuellement en exercice a été axée sur l’ « espoir » et la « jeunesse ». « C’est avec fierté que je porte la parole et l’espoir, non seulement de tout un peuple, les Malagasy, mais aussi de toute une génération, la jeunesse africaine », a affirmé d’entrée de jeu, le numéro Un malagasy.  Andry Rajoelina de rappeler ensuite qu’aux abords de la célébration du 60 anniversaire du retour de son indépendance, Madagascar reste englué dans la pauvreté et dépendant des autres. Toutefois, lui de souligner que le pays vient de passer un cap décisif dans son histoire et surtout pour son avenir en ayant vécu une alternance démocratique pacifique.  « Les Malagasy ont gagné en maturité politique », commente-t-il, soulignant que le peuple malagasy a choisi  « non seulement un jeune leader mais surtout une vision, un projet, un programme qui s’est transformé en convention rassemblant tout un peuple pour rattraper le retard de développement de Madagascar ». A travers ce nouveau tournant de son histoire politique, économique et sociale, Madagascar compte bien reprendre sa place sur le continent africain, dit-il. « Je suis probablement le plus jeune Chef d’Etat parmi nous, mais le patriotisme et l’envie d’agir n’attendent pas le nombre des années.  Vous voyez ici le visage et vous entendez la voix du patriotisme et de la fierté africaine ! ».

Chaque intervenant à la tribune de l’Union africaine jeudi matin a tenu à féliciter Andry Rajoelina. Le Chef d’Etat malagasy a été loué par ses pairs africains comme étant un exemple d'un processus démocratique pacifique et modèle dans le continent africain. Lors de son séjour, il a eu l’occasion de rencontrer certains Chefs d’Etat africains présents lors de sa prestation de serment mais également d’autres Chefs d’Etat. Il a également eu plusieurs rencontres bilatérales, avec des hauts responsables d'organisations internationales telles que le président de la  Banque africaine de développement. 

La rédaction

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Ministère de l’Aménagement du territoire, et de l’Habitat - Priorité à l’aide aux sinistrés

Soucieux d’offrir un centre d’hébergement décent et digne, respectant les règles élémentaires d’hygiène de santé et du logement, les responsables auprès du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et des Travaux publics, ont effectué samedi dans la matinée une visite auprès des sites d’hébergement des sinistrés des catastrophes naturelles de Tsimialonjafy et d’Ambanin’Ampamarinana. L’objectif est de constater de visu les conditions de vie des sinistrés dans ces deux sites au Village Voara Andohatapenaka et au Fokontany Iharinarivo Ambohidratrimo. Une manière pour le ministère de montrer que l’aide aux sinistrés figure parmi ses priorités. Selon les statistiques fournies, 11 personnes, 4 familles, victimes des glissements de rochers d’Ambanin’Ampamarinana ont été recasées provisoirement à Andohatapenaka. D’après les témoignages des sinistrés relogés dans ce site d’hébergement,  leurs besoins fondamentaux sont satisfaits. Les infrastructures provisoires dédiées à l’accueil des sinistrés sont aux normes, selon les précisions des responsables sur place. 

A Iharinarivo Ambohidratrimo, les travaux d’aménagement se poursuivent.  L’eau et les équipements sanitaires sont installés.  La fourniture d’électricité par la JIRAMA est en bonne voie. Rappelons que le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Habitat s’est occupé du dispatch des logements. Les sinistrés des habitations sont satisfaits de leur condition.  La question des transports constitue toutefois une préoccupation des sinistrés. 45 minutes sont nécessaires avant de trouver la route nationale. L’absence de commerce de proximité a également été soulevée. Selon les précisions,   50 constructions sont disponibles à Iharinarivo. Les procédures liées à l’acquisition éventuelle des logements sont également demandées. Les responsables sur place s’activent pour boucler les dernières finitions, en attendant d’éventuels nouveaux sinistrés.   Par ailleurs, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes apporte son aide aux sinistrés des deux sites d’hébergement. D’après les explications, un comité régional des risques et des catastrophes est en place. Regroupant le BNGRC, le ministère de la Population ou encore le MAHTP, cette organisation est chargée de la gestion de ces sinistrés. Un plan de recasement des sinistrés est actuellement étudié.

Recueillis par  L.A.

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Haingo Rasolofonjoa - « La mise en œuvre de l’IEM nécessite une fluidité de débat »

 

L’IEM est nationale et sa mise en œuvre a besoin de l’intégration de l’ensemble des acteurs nationaux et de la population. Cette remarque est celle de Haingo Rasolofonjoa qui espère la naissance d’un nouvel élan national dans la mise en œuvre de ce vaste programme qui vient d’être présenté aux deux Chambres parlementaires en tant que PGE. Interview :

Question : La mise en œuvre de l’IEM est définitivement lancée  après la présentation du PGE par le Premier ministre aux Chambres parlementaires. Comment envisagez-vous cette nouvelle perspective ?

Haingo Rasolofonjoa : De prime abord, une perspective qui doit rassembler. C’est peut-être un peu anodin pour quelqu’un qui avait son programme électoral de livrer une remarque pareille à l’endroit de celui de son challenger.

En fait,  nous vivons dans un pays où tout a été géré d’une manière approximative et quelquefois très superficielle. On n’est jamais allé par conviction et en profondeur dans ce qu’on entreprend. Ce comportement est presque généralisé pour gangrener les organes des décisions. Les membres des sociétés civiles et la presse viennent d’émettre des remarques virulentes vis-à-vis des élus du peuple des Chambres parlementaires. Bref, tout est à redresser, à refaire, à organiser et si nous voulons quitter cette image très négative persistante durant des décennies, il faut adopter un nouveau comportement sociétal et un nouveau mode de gouvernance.

D’une part Rajoelina est élu Président de la République, son programme électoral  est devenu un programme national de développement socioéconomique et cela ne doit souffrir d’aucun débat. D’autre part, par extrapolation d’une manière  générale  des résultats, il est élu par la moitié de la population malagasy. Il faut donc combiner sagement ces deux réalités pour que la nouvelle perspective qui se dessine aille dans le sens des intérêts réels de la Nation.

 

Question : Insinuez-vous une sorte de consensus national ?

Haingo Rasolofonjoa : Pourquoi pas par exemple ? D’ailleurs, sans le dire ouvertement, le Président de la République a  déjà adopté cette méthode en ratissant large dans la mise en place du Gouvernement. Le monde économique en général a accueilli favorablement ce premier pas important du Président de la République. Quand je parle de consensus, cela n’a rien à voir avec les complaisances malsaines de la politique politicienne de distribution des sièges. Je parle plutôt d’une capacité d’écoute de la majorité au pouvoir et d’une fluidité des débats avec les camps d’en face.

Les gens avertis savent très bien que l’IEM  est une nouvelle philosophie de développement national avec un défi colossal en package globalisant qui brûle les étapes et se positionne dans l’antipode de la vieille école soumise aux étapes contraignantes des transferts des capitaux des institutions financières traditionnelles et au système des priorisations en termes sectoriels. Je crois que Madagascar, avant cette mise en œuvre de l’IEM a déjà observé suffisamment les expériences des autres pays d’Afrique pour pouvoir sagement éviter leurs écueils. Imaginez les bouleversements socioculturels  qui accompagnent la transformation  rapide de l’environnement  ou du visage urbain par exemple. Il y aura certainement une autre forme de perte de repère. Si on ne prend pas dès maintenant  les éventuelles mesures d’accompagnement, on risquera de favoriser une autre fracture sociale plus douloureuse par une éventuelle existence de développement à plusieurs vitesses. On ne doit pas faire le voyage d’une école à une autre mais on doit adopter des méthodes intermédiaires adaptables intelligemment aux réalités socioculturelles et économiques de la Grande île et en restant dans la déontologie  et l’éthique des systèmes de coopération internationale.

Qu’on le veuille ou non, pour éviter ces éventuels accidents de parcours, on devra prendre des mesures pour humaniser l’ensemble des processus. C’est dans cette optique qu’on doit avoir l’implication de l’ensemble des acteurs de développement et des acteurs politiques. Il faut toujours accepter l’idée selon laquelle, une innovation, même celle qui va dans le bon sens, croise toujours dans sa mise en œuvre, l’esprit qui a peur de l’inconnu. Personnellement, je souhaite l’existence d’un véritable  travail de sensibilisation dans différents niveaux. Je ne crois pas que durant les campagnes électorales, les gens ont vraiment saisi les véritables enjeux d’une politique de développement d’envergure.

 

Question : Personnellement, croyez-vous en l’avenir de l’IEM ?

Haingo Rasolofonjoa : Ce n’est plus à discuter. Par contre, il faut éviter la mauvaise intégration des acteurs nationaux en particulier et de la population en général dans l’ensemble du processus. C’est en négligeant cette politique de transparence, d’intégration et d’humanisation du processus et en bâclant la phase préparatoire que des pays d’Afrique rencontrent actuellement des difficultés sociales dans leur miracle économique. Au Rwanda par exemple, les usagers frappés par le système de péage sur les autoroutes se sentent étrangers dans leur propre pays et les genres des mesures pareilles mal expliquées au début du processus créent un véritable malaise social dans ce pays en ce moment.

 

Question : Comment faire coexister ce que vous appelez consensus national et pluralisme dans votre proposition ?

Haingo Rasolofonjoa : l’IEM en tant que programme politique de développement est une chose tandis que la mise en œuvre avec tous les paramètres qu’il faut gérer et les objectifs qu’il faut atteindre en sont une autre. L’IEM programme n’est plus discutable mais la mise en œuvre doit être un objet de véritables débats au niveau des Chambres parlementaires et des conseils des collectivités décentralisées.

 

Question : Si vous avez un souhait à partager ?

Haingo Rasolofonjoa : Qu’on ne fasse pas fausse route et que l’IEM soit le levier d’un vrai rêve de la population malagasy.

Propos recueillis par la rédaction

 

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ASA FANENDAHANA : Jiolahy dimy saron’ny polisy, ny 3 naiditra am-ponja vonjimaika

Nahazo antso ny Polisy miasa ao amin’ny PPA Ilanivato fa «  misy olona roalahy mampiahiahy eny an-toerana, mivezivezy sy mihodinkodina eo anelanelan’ny masera Ilanivato sy ny Trano dimy izy ireo  ». Maizimaizina rahateo io toerana io. Nidina teny an-toerana avy hatrany ny tompon’andrakitra ka tovolahy roa no voasambotra. Telolahy izy ireo no niaraka fa tafaporitsaka ny iray hafa raha vantany vao nahatazan-davitra ireo mpitandro filaminana. 

Nandritra ny fisavana natao azy ireo no nahitana antsy iray lehibe fampiasan’izy ireo rehefa manendaka. Fantatra fa eny Anosipatrana sy eny amin’ny Trano dimy no toerana fanatanterahan’izy ireo ny asa ratsy, eo anelanelan’ny amin’ny 8ora sy 30mn ka hatramin’ny 09ora sy 30mn alina ny ora fanaovan’izy ireo izany. Lehilahy 3  hafa, ankoatr’ireo kosa no voasambotry ny Polisy ao amin’ny CSP 3 Antaninandro teny amin’i Mascar ny 06 febroary 2019 lasa teo tokony ho tamin’ny 10 ora sy sasany alina, mbola resaka fanendahana hatrany. 

Fiaraha-miasa tamin’ny fokontany eny toerana no nahafantarana fa nisy andian-jatovo manendaka eo amin’ny fiatsonan’ny taksibe eo amin’ny Mascar rehefa manomboka amin’ny 8 ora sy amin’ny 10 ora alina ary efa maro ireo lasibatra tamin’izany. Nijery akaiky ny zava-nisy ny Polisy tao amin’ny CSP3 tamin’ny alalan’ny fisafoana iny toerana voalaza fa be mpanendaka iny. Vokany, tovolahy telo no tra-tehaka nihaodihaody teny. Ny roa tamin’izy ireo efa nigadra ary nivoaka ny fonja ny volana novambra taona 2017. Naiditra am-ponja vonjimaika moa izy 03 lahy ireto rehefa natolotra ny Fitsarana, omaly zoma 08 febroary 2019.

Tatianà R.

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JEUNES ROCKERS MAHAJANGA : Nankalaza ny faha-29 taona niorenany

Olo-manan-kaja maro no nanatrika ny fotoana notarihin’ny lehiben’ny sampan-draharahan’ny  kolotsaina ao amin’ny kaominina, ny talem-paritry ny foiben’ny kolotsaina sy ny talen’ny tranoben’ny kolotsaina. Nanotrona izany ihany koa ny consul des Comores. Klioba namolavola ny ankamaroan’ny mpampianatra dihy eto Mahajanga ankehitriny ny jeunes rockers. I Jerome na i jeune homme antsoina koa hoe Sheo no mpitarika ny klioba sady mampianatra no manabe ireo tanora hatramin’izao. 

Nandritra ny lahateniny moa dia niangavy ny mba hampianarana ny dihy avy eto Mahajanga toy ny dihy sakalava,  ny baoejy,  salegy i jean de Dieu izay nisolo tena ny ben’ny tanàna. Ny talem-paritry ny kolotsaina kosa dia nanambara fa tsy ny dihy ihany no kolotsaina fa hatramin’ny fomba fipetraka fiakanjo sy fisakafo. Tokony hatao lohalaharana ny dihy avy eto an-toerana rehefa misy hetsika atao eto Mahajanga, hoy hatrany izy. Ny talen’ny tranoben’ny kolotsaina kosa dia niangavy ny ray aman-dreny handefa ny zanany  hobeazina any amin’ny club jeunes rockers, indrindra rehefa tsy mianatra ny alarobia hariva mba tsy hirenireny. Naneho dihy isan-karazany ireo mpikambana ao amin’ny jeunes rockers izay ahitana ihany koa ny fikambanana jeunes mamans. Nahafinaritra ny fety satria dia nandefa solotena avokoa ny ankamaroan’ny klioba eto Mahajanga. 

Vanessa

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FIKAMBANAN’NY MPAKA SARY AN-GAZETY CRIMAD : Niaraka nifety

Tetsy amin’ny corporate advantures Ambohimanambola no nanaovana izany ka vory lanona ny rehetra niaraka tamin’ny orianasa vidzar. Maro ny zavatra hita teny an-toerana satria ankoatra ny maha fifampiarabana dia nisy koa fifanankalozana tsotsotra teo amin’ny rehetra. Nandritra ny fandraisam-pitenenana nataon’ny filohan’ny olafitry ny Mpanao gazety no nampahatsiahivany ny anjara toeran’ny mpakasary eo amin’ny tontolon’ny asa fanaovan-gazety. 

Tsy toy ny mpaka sary mariazy ny mpaka sary an-gazety, hoy izy fa manana ny zo maha mpanao gazety feno ary mitaiza ny mpiara-belona toy ireo mpanao gazety  an-tsoratra sy radio. Izany hoe mpanao gazety manafeno ny fepetra satria voafonon’ny sary avokoa ny vaovao rehetra rehefa mitombona tsara ny maha sary an-gazety ilay sary nalaina. Taorian’izay dia nitsodrano ireo mpanao gazety rehetra ny tenany fa indrindra ny mpaka sary mba ho tratry ny taona manaraka indray. Fa nitondra fanazavana ihany koa ny filoha mpitantana ny fikambanana ny amin’ny antony nanaovana ny fety ho andro zoma izay fiasana ho an’ny rehetra.

Rehefa natao, hoy izy ny fanatonana ireo mpiara-miasa akaiky, rehefa nojerena ihany koa ny andro mety hahafahan’ny rehetra dia io andro zoma io no tsara sady mety amin’ny rehetra. Tsy afaka nahemotra intsony izany noho ny fahamaroan’ny asa izay tsy azo avela ka nifandamina ny rehetra mba hahatomombana antsakany sy andavany izany fety efa fanao isan-taona izany. “Aoka ho mafy orina toy izao ny fiarahana sy fifankatiavana eo amintsika mpaka sary mba tsy hataon’ny olona fitaovana politika fotsiny ihany amin’ireo sary mitahiry fahatsiarovana ho an’ny tantaram-pirenena”.   

Nisy ny fiaraha-misakafo, fialamboly maro toy ny fiakarana amin’ny karazana havoana, tsipy kanetibe niaraha-nanao. Tao koa ny fitsidihina sy fanmpahafantarana ireo karazana fialamboly ao an-toerana. Na somary sarotsarotra aza ny lalana mankany amin’io toerana io dia tsy nahasakana ny rehetra izany fa mba te hiala voly sy hifampizara hafaliana toy ireo olon-drehetra ihany koa ny mpaka sary an-gazety.

Zouzie

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MPANAKANTON’I MAHAJANGA : Nifarana tamin’ny fifandonana ny fifampiarahabana nahatratra ny taona

Niakatra ny fihetseham-pon’ny tarika Fito sy iray raha nahita an’ andriamatoa Martin nandray fanamafisam-peo nihira nandritra ny ampaham-potoanan’i Max Exception. Mpanakanto no sady filoham-pokontanin’i Mangarivotra i Martin, izay voaasa nandritra io lanonana fifampiarahabana nahatratra ny asaramanitra io ny harivan’ ny zoma 08 febroary lasa teo tao amin’ny tranoben’ny kolontsaina teto Mahajanga.

Teny vahiny  hoe "sauvage" no nandikan’i Max Exception ny fihetsik’i Martin fito sy iray, raha nandray ny fanamafisam-peo nihira ny hiran’ny tarika Kaiamba nandritra io fotoana io, ka nitabataba izy nanao io teny tsy voahevitra io, ary niampy fiantsiana hiady ihany koa. Niravina ihany avy eo io disadisa io, rehefa niditra an-tsehatra ny mpanakanto sasany naman’izy ireo nanelanelana ny raharaha.

Minitra vitsy taorian’izay dia raikitra indray ny an’ny tarika " Eli", filohan’ny mpanakanto eto Mahajanga sy " Soara", avy ao Tsararano, izay samy mpanakanto avy eto an-toerana  avokoa ny roa tonta. Nanaovan’i Soara teny manivaiva teo imason’ny rehetra ity filohan’izy ireo ity noho ny tsy fisian’ny fangaraharahana ny vola nolaniana tamin’ity fetin’izy ireo ity. Nisy, hoy izy, ny latsakemboka fandraisan’ireto mpanakanto ireto anjara,  mbola nisy koa ireo tolo-tanana nataon’ireo mpanampy azy ireo tamin’ny resaka ara-bola "le raha", ary mbola nanome ihany koa ny prefen’i Mahajanga. Tsy nazava tamin’ireo mpanakanto sasany ireo ny nikirakirana ireo vola ireo sy nanodinana ny ondry roa natao tsaky. Raikitra ny sahotaka ary saika niafara tamin’ny fifampikasihan-tanana mihitsy aza.

Azo lazaina fa diso fanantenana ny raiamandreny eto an-toerana tonga nanatrika iny fotoana iny dia Andriamasimbelo Tina, talem-paritry ny kolontsaina eto Boeny sy i Tony Christophe, talen’ny tranoben’ny kolontsaina raha nitafa taminay. Ho fampivondronana sy ho firaisankina ny mpanakanto no anton’ity lanonana natao ity, saingy nifanohitra tamin’izay tanteraka ny fety natao.  Eo aminy fotodrafitrasa kosa dia hisy ny fanavaozana ny " banja ny toalaza", izay ao anatin’ny fefy ny tranoben’ny kolontsain’i Mahajanga ity ihany atsy hoa atsy, araka ny fanambaràn’ireo tompon’andraikitra taminay. Na misy aza izany ezaka ataon’ny tompon’andraikitra izany, tokony hiezaka hanova ny toe-tsaina sy ny fomba fifandraisana ireo mpanakanto eto Mahajanga satria natao hanabe ny vahoaka ary fitaratra amin’izao atao.

INVMGA.

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ANTOKO TGV - BORIBORITANY V : Nitohy tao amin’ny fokontany Ambatobe ny fifampiarahabana

Tahaka ny mahazatra dia nasain’ ireo mpitarika ny Tgv ao amin’ity fokontany ity hanatrika ity lanonam-pifaliana sy fiaraha-mitotorebika ity ihany koa ny «  Prezida Hary  », filoha mpitarika  ny Antoko TGV eny amin’iny boriboritany fahadimy iny. Tonga mavitrika namaly ny antso ny «  Prezida Hary  » ary tahaka ny efa nataony tamin’ireo fokontany enina nifampiarahaba nahatratra ny taona, nanasa azy talohan’io tamin’ny sabotsy lasa teo io dia nanome «  toromarika  » sy nitondra «  tsipy hevitra  » ho an’ny mpikatroka Tgv ao amin’ity fokontanin’Ambatobe ity ihany koa ny tenany.

Vita iny ny fifidianana Filoham-pirenena, tafavoaka ho mpandresy tao anatin’ny hazakaza-pifidianana ny Filoham-pirenena, Andry Rajoelina izay notohanana ka araraotina ny fihaonana tahaka izao, hoy izy, ifampizarana sy ifanomezana toromarika amin’ny fiatrehana ny fifidianana mbola ho avy. Nohamafisin’ny Prezida Hary ihany koa fa tsy mbola mifarana hatreo ny tolona sy ny fanomezan-tanana ny Filoha satria vao ny fototra izay no mijoro fa ny vovonana iadian’ny lohany, tsy mbola tafapetraka tsara ka ilaina hatrany ny manambatra ny hery ary tompon’antoko tanteraka amin’izany ny antoko Tgv.

Nandritra ity fifampiarahabana  ity ihany koa no nilazan’ny «  Prezida Hary  » fa mila tazonina ny maha antoko laharana voalohany ny antoko Tgv amin’ny fifidianana rehetra mbola ho avy ka isan’izany ny fifidianana ben’ny tanàna sy ny fifidianana solombavambahoaka. Notsindriany manokana ny mahakasika ny fifidianana solombavambahoaka  ary nohazavainy fa mila maka ny maro an’isa eny anivon’ny antenimieram-pirenena ny antoko Tgv mba hahamarim-pototra ny fitondrana satria ny datin’ny fifidianana solombavambahoaka dia efa navoakan’ny vaomiera mahaleo tena misahana ny fifidianana na ny Céni ka ilaina hatrany ny miomana amin’izany.

Ny Ami  

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ANTOKO TGV : Vonona tanteraka hampandroso an’i Madagasikara ireo mpikambana

Ny mpikambana no mametraka ny olona izay tokony hitarika ny antoko any amin’ny Faritra tsirairay ary izany dia ankatoavin’ny mpitarika ao amin’ny foibe. Mifanome toromarika sy mifampita hafatra hatrany ny mpitarika rehetra amin’ny fibanjinana ny tanjona iraisana dia ny fampandrosoana an’i Madagasikara izany. Firaisankina tanteraka no manjaka ao anatin’ny antoko ary mifanohana sy mifampitsinjo ny mpikatroka rehetra.

An-teny ierana no andraisana ny fanapahan-kevitra rehetra eo anivon’ny antoko ary izany dia iarahan’ny mpikambana rehetra manapaka.  

Azo disoina avy hatrany araka izany ny filazan’ilay olom-boafidy iray any amin’iny Faritra avaratry ny Nosy iny fa «  miady ny mpitarika ny Antoko TGV ». Tsorina etoana fa tsy mbola nisy fifandirana na dia indray mandeha monja aza teo amin’ity antoko ity fa ireo olona malailay fonosana, nanohana ny Filoha Andry Rajoelina, fony izy mbola kandida sy ireo izay nitetika ny hahazo seza tamin’ity fitondrana ity no manely tsaho sy milaza vaovao tsy marina ary koa manoso-potaka ny antoko. Ny Filoha Andry Rajoelina izay natolotry ny antoko rahateo dia efa nanipika mazava na dia natolotry ny antoko aza fa  tsy kandidan’Antoko izy, raha nilatsaka hofidiana ho Filoham-pirenena fa ho kandidan’ny vahoaka malagasy rehetra. Voaporofo io teniny io. Hita taratra izany nandritra ny fandrafetana ny mpikambana ao amin’ny governemanta ka tsy ilaina resa-be na hararaotina intsony angamba.

Ny Ami

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FIKARAKARANA FIFIDIANANA : “Fitaratra ho an’ireo firenen’i Afrika i Madagasikara

Dingana lehibe no efa vita tamin’ny fahatanterahan’ny fifidianana Filoham-pirenena. Dingana izay tsy nampitsanga-menatra an’i Madagasikara fa azon’ireo firenena Afrikanina atao fitaratra, raha ny nambaran’ny teo anivon’ny Céni. “Ny Céni eto Madagasikara dia sahiko ny miteny amin’izao fotoana izao fa tokony ho fakan-tahaka. Jereo daholo ny trangan-javatra rehetra manodidina ny fifidianana manerana an’i Afrika dia jereo ny antsika”, hoy ny filohan’ny Céni, Hery Rakotomanana raha nanamafy izany. 

Nambarany kosa anefa fa mbola misy hatrany ny lesoka dia ny tsy fahatsapan’ny vahoaka izany zavatra izany, ary eo ihany koa ny tsy fahamatoran’ireo mpanao politika sy ny fitiavan-tena ananan’izy ireo. Ireto farany matetika dia tsy mikatsaka afatsy ny tombotsoany manokana hatrany rehefa misy ny fifidianana hany ka lasa miteraka korontana sy disadisa rehefa tsy mifanaraka amin’ilay tranga andrasany no miseho. “Ny mampalahelo dia ny tsy fahamatoran’ny mpanao politikantsika. Sahiko ny miteny fa raha, ohatra, ka matotra ny mpanao politika malagasy dia mandroso i Madagasikara. 

Ny fahamatoran’ny mpanao politika dia ny fanajana ny fahamarinana, tsy ny tombotsoa an’antoko no marina na ny tombotsoa an’antok’olona fa ny tombotsoan’ny vahoaka Malagasy”, hoy hatrany ny nambarany. Ny faran’ny herinandro lasa teo, tonga tany Ambatondrazaka nitokana ny trano natao hikirakirana ny fifidianana any an-toerana ny filohan’ny Céni. Nambarany tao anaty fandraisam-pitenenana nataony fa anisany tsangam-bato hipetraka ho an’ny Faritra Alaotra Mangoro io fotodrafitrasa natsangan’ny Céni io. Io trano io ihany koa no fotodrafitrasa voalohany naoriny izay miteti-bidy hatrany amin’ny roapolo tapitrisa Ariary.  “Sivy taona izay no nisian’ny Céni dia ity trano ity no fotodrafitrasa voalohany”, hoy ny filohan’ny Céni.

Avotra Isaorana

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DISADISAM-PIARAHAMONINA TAO AMBATO BOENY : Olona miisa 2 naratra mafy, iray maty

Nisahotaka   ny fokonolona tao an-toerana nanoloana ny zava-niseho no sady tsy nisy nahalala izay tena fototry ny ady.  Raha ny tatitra voaray, omaly teo am-panoratana ny lahatsoratra dia samy naratra mafy avokoa izy telo ireo noho ny fifampikasihan-tanana sy fampiasana zava-maranitra. Niezaka nanasaraka azy ireo ny mponina saingy nananosarotra izany ka tsy maintsy nampandre haingana ny mpitandro filaminana nandamina ny raharaha. Ny zandary avy ao amin’ny Borigadin’ Andranomamy no tonga haingana nisahana izany.

Efa samy  vaky ra avokoa ireto mpifanandrina ary tsy nahazaka tena intsony. Ny  iray tamin’izy ireo no fantatra fa nindaosin’ny fahafatesana   satria    voaporofo fa  voakapoka tamin’ny famaky ny  lamosiny, feno mangana ny vatany iray manontolo, hany ka maty tsy tra-drano teo noho eo ihany  ity farany. Ireo roa hafa kosa nalefa nitsabo tena  ao amin’ny CsbII ao an-toerana. Aorian’izay dia hatao famotorana izy ireo alohan’ny hiakaran’ny raharaha eny anivon’ny Fitsarana.  Manoloana ny tsy fandriam-pahalemana any amin’ity Faritra ity indray dia mangataka  fiaraha-miasa  amin’ny  mponina ireo zandary mba  hanome loharanom-baovao marim-pototra raha sendra ka  mahita trangan-javatra hafahafa mampiahiahy.

Tatianà R.

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TANAMBAO-VERRERIE : Olona efatra voasambotra,Kalaky 3, basy PA 1 ary bala 153 sarona

Nahazo loharanom-baovao ny polisy ao amin’ny boriborintany voalohany Toamasina tarihin’ny Kaomisera Rakotovao Jean Christian fa misy tokantrano iray mitahiry fitaovam-piadiana mahery vaika fampiasan’ireo jiolahy amin’ny fanafihana mitam-piadiana ao Toamasina renivohitra. 

Ny zoma 8 febroary tokony ho tamin’ny 11 ora sy sasany antoandro, dia sarona tao amina tokantrano iray tao Tanambao-Verrerie ny kalaky 3, basy PA iray, bala kalaky miisa 122, bala PA miisa 31, sabatra 2. Mbola nahitana kojakoja halatra ihany koa tao amin’ilay trano. Toy ny baffle roa , lecteur roa, finday,… Olona efatra no voasambotra niaraka tamin’ireto fitaovam-piadiana mahery vaika ireto ka vehivavy ny telo amin’izany.

Mbola misy olona efatra eo ho eo karohina amin’izao raharaha izao. Nandritra ny fiantsoana mpanao gazety nataon’ny teo anivon’ny polisim-pirenena, nitondra fanazavana ny Kaomisera Rakotovao Jean Christian fa mitovy laharana amin’ireo balana kalaky sarona ireo ilay bala nitifiran’ny jiolahy an’ilay polisy tao Tanamborozano ny maraimben’ny alahady 6 janoary lasa teo iny. Azo ambara fa goavana izao vokatra azon’ny polisy tao Toamasina izao. Nanambara moa ny polisim-pirenena Toamasina fa mitohy ny fanadihadiana lalina amin’izao raharaha izao. Hofantarina ny toerana nivoahan’ireo bala sy fitaovam-piadiana mahery vaika ireo. Mitaky ny fivoahan’ny marina ny vahoaka. Ny vahoaka ao Toamasina izay miaina andriran’antsy isan’andro.

Mbola maro ireo jiolahy mandehandeha any

Ny alin’ny zoma 8 janoary io ihany, dia tokantrano iray tao Tanambao-Verrerie parisela 21/71 no nidirana jiolahy an-keriny. Efa-dahy nisaron-tava nirongo basy kalaky miisa efatra no nandroba tao amin’ilay tokantrano. Ilay ramatoa ihany no tao an-trano tamin’io fotoana io, ka afaka naka izay tian’izy ireo nalaina ny jiolahy. Nandrahona ny hamono ireo olon-dratsy raha niantso vonjy ny tompon-trano. Naharitra 15 mn teo ho eo izy ireo tao anaty trano. Vola 3 300 000 Ar sy vola vahiny manodidina ny 250 euros no lasa tamin’izany. Alohan’ny handeha dia mbola niteny ireo jiolahy hoe  : " lasa izahay fa amin’ny manaraka indray miverina". Porofo io tranga tao Tanambao-Verrerie io fa na dia teo aza ny fahatraran’ny polisy ireo kalaky sy Pa ary bala marobe ireo, dia mbola misy fitaovam-piadiana mahery vaika maro eny am-pelatanan’ireo jiolahy ao Toamasina amin’izao fotoana izao. Mbola asa goavana arak’izany ny miandry ny mpitandro filaminana ao an-toerana.

Kamy

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Madagascar. Plus jamais de répression entrainant mort d’homme pour des idées

7 février 2009-7 février 2010. Dix ans ont passé depuis le massacre devant le palais d’État d’Ambohitsorohitra qui a fait 48 morts -dont un jeune reporter cameraman- et des dizaines de blessés. Mais qu’est-ce qui a réellement conduit à un tel ras-le-bol populaire ayant amené toute une population à manifester au prix de leur vie ? Comme en 1972, en 1991 et en 2002 ? Le 3 février 2009, j’avais rédigé un article pour expliquer les vraies raisons de ce qui n’a jamais été un coup d’État. Non, il ne s’agit pas d’accabler encore plus le perdant du deuxième tour de l’élection présidentielle malgache de 2018. Il a d’ailleurs reconnu sa défaite immédiatement.

Mais il s’agit d’ouvrir les yeux de l’esprit (« masom-panahy ») des fanatiques membres du GTT et MCM -Malgaches vivant à l’extérieur Madagascar qui plus est- pro-Ravalomanana, aveuglés par une simple jalousie morbide de « tsalo malama loha mahasosom-po » (Personnage aux cheveux lisses faisant mal au cœur. Les vrais Malagasy comprendront vraiment…) vis-à-vis d’Andry Rajoelina, un jeune self-made-man patriote qui a réussi à faire tomber de son piédestal un personnage imbu de sa personne (expression de connotation péjorative qui s'applique aux personnes prétentieuses, qui sont remplies d'amour-propre et d'autosatisfaction) qui a démontré les limites d’un populisme d’après lui le déluge.

Les entités GTT (« Gasy tia tanindrazana » - Malgaches patriotes) et MCM pour (Mouvement des citoyens malagasy de Paris), regroupent la diaspora malgacheen France, surtout, -et en Suisse (GTT « International »)- qui soutiennent Marc Ravalomanana. Ils sont les auteurs de toutes les campagnes de désinformation concernant ce qui s’est réellement passé à Madagascar, de 2009 à nos jours. « Coup d’État », « putsch » et « putschiste » sont des mots systématiquement appliqués à la révolution orange de 2009 menée par Andry Rajoelina. Dix ans après, le verdict des urnes a été impitoyable mais, vu leurs publications sur Facebook, il semble qu’ils ne baisseront les bras qu’à leur dernier souffle, laissant en héritage à leurs descendants, la haine et la vengeance. Déjà, plus jamais ça également. Mais… Passons.

Le texte qui suit a été rédigé le 3 février 2009, c’est-à-dire quatre jours avant le massacre cité plus haut. Voilà pourquoi les verbes sont au présent, pour la plupart. Il était grand temps aussi de réaffirmer mon intime conviction que l’élection d’Andry Rajoelina, en tant que président de la république, face à Marc Ravalomanana, n’a été ni le fruit d’un hasard hasardeux ni l’aboutissement de soi-disant manipulations inventées par des « confrères » mercenaires qui, pour le moment, démontrent que leur crime d’incitation à la haine, paie… Allons-y, tout de go.

Ce qui se passe à Madagascar, dépasse, comme certains voudraient trop le laisser entendre (ou résumeraient), à une guéguerre entre deux hommes riches et avides de pouvoir.

Depuis l’accession au pouvoir du Président Marc Ravalomanana, celui-ci n’a eu de cesse d’éliminer autour de lui toute forme d’opposition, en faisant incarcérer ou tuer par ses séides ceux qui le gênent. On ne compte plus les exilés politiques, ni ceux qui croupissent en prison dans l’anonymat le plus total. D’autre part, Marc Ravalomanana, dans un premier temps, n’a fait que s’approprier des biens d’État, et dans un deuxième temps s’approprier des territoires entiers en déportant massivement des populations de leurs régions ancestrales, par la force, faisant fi des droits coutumiers propres au continent africain de manière globale. Pour ce faire, et pour mieux peaufiner un plan machiavélique, à deux reprises il a gelé le cadastre sur des périodes de six mois à un an, afin de spolier un grand nombre de ses compatriotes et leur voler leurs biens dans le silence complice de toute une cour de miracle à son bottillon de pas 7 lieues, son chiffre fétiche.

Le niveau de vie des Malgaches, sous le Président Didier Ignace Ratsiraka, était, certes, faiblard, mais le peuple pouvait manger plus ou moins à sa faim, les produits de base étaient alors abordables pour la majorité au pouvoir d’achat très bas. Avec le Président Marc Ravalomanana, s’est carrément l’inverse qui s’est produit, avec la flambée des prix et l’éradication de toute forme de liberté de commerce et de concurrence loyale. En effet, il a éliminé toute la concurrence agro-alimentaire à travers les menaces ou les contrôles fiscaux qui se terminaient invariablement par la disparition de l’opérateur économique en le jetant secrètement en prison, les familles découvrant six mois, voire un an après, dans le meilleur des cas, que leur parent était incarcéré dans des conditions inhumaines. On ne compte plus le nombre de touristes qui ont été grugés puis obligés de sauter dans le premier avion trop contents d’avoir sauvé leur peau ; le nombre d’investisseurs -nationaux et même étrangers- qui étaient pourtant parties prenantes dans un semblant d’essor économique malgache, mais qui ont dû, sous les intimidations et les menaces, céder leurs commerces (établissement hôtelier ou industrie) à ce qui s’apparentait déjà à un empire dirigé un président réélu qui a oublié toutes ses promesses. C’est dans ces conditions du « ôte-toi de là que je m’y mette » (se dit pour qualifier la conduite de gens qui veulent sans droit occuper la place d’un autre, qui n’ont pour mobile qu’une ambition impatiente), que la société familiale d’Imerikasinina, « Tiko », a pu se développer. Elle est devenue une pieuvre qui a étendu son contrôle à tous les secteurs économiques en y plaçant ses « tiko boys », véritables tentacules qui ont envahi tous les rouages de l’Etat : justice, politique, économie, diplomatie, presse, armée.

Que dire des aides extérieures en tous genres systématiquement détournées au seul profit du Président Ravalomanana ? Que dire des mœurs, des détournements de mineures institutionnalisés ? Que dire des « promotions canapé » considérées comme de la bienséance civique (physique ?)… Que dire des bourses scolaires et/ou d’études qui ne s’obtenaient pas au mérite, mais revenaient au clan familial présidentiel en exclusivité ? Que dire de ce pays où le domaine de la santé publique -ayant eu, jadis un sens- qui, en devenant un terrain privilégie de tous les détournements des programmes des soins médicamentaires, a réussi à transformer les hôpitaux en mouroirs ? Pourquoi s’étonner alors, devant la faillite de ce système, de la fuite systématique des cerveaux ? Car, au milieu de ces conditions, une foule de médecins impuissants, a préféré chercher un mieux-être en désertant Madagascar pour exercer sous des cieux plus cléments.

Dans le domaine de la religion, ayant effacé la laïcité de l’Etat de la loi fondamentale, Marc Ravalomanana, face à un peuple très croyant où les églises chrétiennes ont toujours un fort ascendant spirituel, a agi en seigneur et maître sur ses sujets, se comportant en un despote pas éclairé du tout mais avide de profits. Mais ce qui a mis le feu aux poudres, c’est ce bail sur 99 ans, une vente en règle de Madagascar mais sans aucun contrôle et sans aucune concertation populaire, portant sur 1.300.000 hectares de terres arables ou non, au profit de la société sud-coréenne DAEWOO. C’est, en fait donc, la somme de tout ce qui a été décrit ci-dessus qui a amené tout un peuple à se soulever face à un tyran.

Le Président Marc Ravalomanana, comme tous ses prédécesseurs, a largement pêché, une fois réélu. Il a oublié qu’en 2002 il avait été élu par un peuple qui vivait dans une misère assez relative et qui avait espéré unchangement, un mieux-être dans sa vie au quotidien. En regard de cette situation, chaque Malgache de la diaspora à travers le monde, devrait mesurer la chance qu’il a d’être libre et de manger à sa faim, et que, c’est vivant que l’on peut aider ses semblables, car mort, on ne sert plus à grand-chose. Chaque Malgache, s’il est honnête avec sa conscience, devrait surmonter sa peur des représailles et expliquer le sinistre de la réalité de tout un peuple muselé, qui a cru en Marc Ravalomanana. Mais ce dernier, au lieu de tenir parole et de conserver les espoirs qu’il avait fait naître, s’est transformé en un parjure sourd et aveugle. Il est plus que temps, que le monde connaisse et sache qu’en ce XXè siècle, il existe à Madagascar un tyran prévaricateur de la pire espèce qui mène et pousse son peuple au génocide.

Ses dérives à présent découvertes, Marc Ravalomanana doit être considéré tel qu’il est : un président de la république capable de faire venir des mercenaires étrangers pour mater une révolution populaire qui, déjà, le dépasse. Il veut tenter d’obtenir par la terreur ce qu’il n’a pas pu obtenir par la force et/ou l’imposture. Mais tôt au tard, il devra rendre des comptes au peuple malgache et à la communauté internationale pour sa forfaiture, ses forfaits et ses multiples trahisons. Alors là, une page sera enfin tournée et ce peuple malgache, en majorité composé d’une jeunesse dynamique attendant son heure, pourra enfin vivre pleinement dans le respect de l’État de droit et des droits de l’Homme.

Pour l’heure, que ceux qui soufflent le chaud et le froid à l’Union africaine -mais qui bafouent sans vergogne leurs propres constitutions, la modulant au gré des courants d’air politiques-, et qui conspuent un Andry Rajoelina plutôt soucieux d’établir une transition équitable ; ceux-là seraient mieux inspirés en faisant leur examen de conscience./. Ce texte, je le rappelle, a été rédigé le 3 février 2009

Le 7 février 2009, des membres de garde présidentielle tire sans sommation sur une foule désarmée. On connait la suite et le dénouement dix ans plus tard. Andry Rajoelina est devenu président de la république élu. Le 7 février 2019, lors de la commémoration des dix ans de cette étape douloureuse de l’Histoire de Madagascar, son crédo a été : « Plus jamais ça ! ». Honneur aux martyrs de tous les mouvements populaires à Madagascar, depuis les Menalamba avant la colonisation française de 1896, en passant par la révolte de 1947, le soulèvement estudiantin de 1972, le combat des forces vives de 1991, la lutte contre l’injustice anticonstitutionnelle et la révolution orange de 2009. Oui, plus jamais de morts à chaque fois que le peuple malgache entendra s’exprimer sur son avenir et celui de ses descendants. Oui : plus jamais de répression entrainant mort d’homme pour des idées.

Jeannot Ramambazafy – Egalement publié dans « La Gazette de la Grande île » du samedi 09 Février 2019