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Les actualités à Madagascar du Dimanche 10 Janvier 2021

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Année 2021 : Départ définitif de trois présidents

La nouvelle année marque la fin de mandat de Rivo Rakotovao, Jean-Eric Rakotoarisoa et Hery Rakotomanana. Trois départs définitifs sans possibilité de retour.

Le président du Sénat Rivo Rakotovao va quitter le perchoir le 21 janvier au plus tard, à l’issue de la passation avec son successeur. Lequel sera connu lors de la session spéciale du 19 janvier prochain consacrée à la Constitution du bureau de la Chambre haute et à la formation des commissions. En réalité, Rivo Rakotovao n’a pas effectué le mandat constitutionnel de cinq ans au Sénat car sa nomination remonte au 17 octobre 2017. Il ne faisait pas partie du quota initial de 21 sénateurs nommés le 1er février 2016 par le président Hery Rajaonarimampianina.

Trois ans à Anosikely. Après la démission de l’ancien homme fort des « Cravates bleues » pour cause de candidature à l’élection présidentielle, Rivo Rakotovao – élu à la tête du Sénat le 31 octobre 2017 – devait quitter provisoirement la Chambre haute pour exercer les fonctions de président de la République par intérim le 7 septembre 2018 jusqu’à l’entrée en fonction du nouveau président de la République le 19 janvier 2019. Hasard du calendrier, ce sera le jour de l’anniversaire des 2 ans de l’investiture d’Andry Rajoelina que Rivo Rakotovao va partir, après avoir passé en tout et pour tout, 3 ans à Anosikely.

Sept ans à Ambohidahy. Le second chef d’Institution à partir prochainement est le président de la Haute Cour Constitutionnelle, Jean-Eric Rakotoarisoa. Installé officiellement dans ses fonctions le 12 mars 2014 en même temps que les 2 autres Hauts Conseillers nommés par le président Hery Rajaonarimampianina, l’actuel numéro Un de la HCC bouclera la boucle le 12 mars 2021. Après « un mandat de 7 ans non renouvelable » à Ambohidahy. La Constitution prime effectivement sur la Délibération portant révision du règlement intérieur de la HCC qui dispose que « le mandat est de 7 ans à compter de la date de prise de fonction des Hauts Conseillers dernièrement désignés afin d’éviter le remplacement partiel des membres ». Comme il est inconcevable de considérer pour repère, le 9 février 2018, date de l’entrée en fonction de la remplaçante de la défunte Haute Conseillère Yvonne Raharison, on pourrait à la limite, prendre pour point de départ, la prestation de serment du dernier Haut Conseiller désigné en avril 2014 par le Sénat. Ce qui donnerait un bonus d’un mois à Jean-Eric Rakotoarisoa et son équipe qui devraient, de toute façon, passer la main en 2021.

Six ans à Alarobia. La troisième personnalité en fin de parcours cette année, est le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Hery Rakotomanana. En effet, « le mandat des membres de la formation permanente de la CENI est de 6 ans non renouvelable ». Ayant prêté serment le 29 octobre 2015 au même titre que d’autres membres, il sera en fin de mandat à Alarobia le 29 octobre 2021. La loi relative à cette structure nationale chargée de l’organisation et de la gestion des opérations électorales stipule même que « le Bureau permanent de la CENI, 60 jours avant la fin de son mandat, invite chaque entité (…) à désigner ou à élire son représentant pour le prochain mandat. Chaque entité adresse le procès-verbal d’élection, dans les 7 jours, après la réception de la lettre d’invitation, au président de la République ». Ce dernier désigne lui-même une personnalité pour faire partie de la CENI, en plus de nommer trois Hauts Conseillers et six sénateurs, et de peser indirectement dans le choix des présidents respectifs du Sénat, de la HCC et de la CENI, en remplacement des trois « Rakoto ».

R.O

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Football - Orange - Pro League Five FC surprend Fosa Juniors

La première journée du championnat de Madagascar de football division Elite Orange Pro league a apporté son lot de surprises ce weekend. Les éliminatoires pour le tournoi Orange Pro League débuteront ce samedi 9 janvier.  Trois matchs ont été tenus dans la Capitale dont deux pour la conférence Sud et un pour celle du Nord. Le coup d’envoi a été donné à Antananarivo, au stade Elgeco Plus avec le choc As Adema- FC Ilakaka. Première surprise de la journée, car la formation d’Ihorombe a montré sa volonté de faire quelque chose en gagnant son premier match extérieur (1-2) au score final. Samedi, FCA Ilakaka menait déjà au score lorsque dame pluie a interrompu la rencontre à la 60e mn. La rencontre a été reprise hier dimanche et le FCA a su maintenir son avantage.  Comme la compétition affichait déjà complet le dimanche, la rencontre Ajesaia CS DFC est reportée pour un autre jour.Toujours pour le compte de première journée, ce dimanche, 3FB Toliara s’est incliné (1-2) face à Zanak’Ala FC sur son terrain au stade d’Ampasambazaha sur un doublé de Tinho (22e mn et 83e mn) A Antananarivo, Jet Kintana a fait l’essentiel en battant par 1 but à 0  Tia Kiatra avec le plus petit écart dans la conférence Nord.  Les militaires de Cosfa ont été domptés par Elgeco Plus sur un but de Zola à la 75eme minute de jeu. A Mahajanga, Fosa Juniors FC a débuté la compétition sur un mauvais pied. L’équipe de Boeny a été surprise (0-1) par l’équipe du 5e Arrondissement de la Capitale, Five FC, sur un but de Vévé à la 51e après une première période stérile.  Five FC affrontera Jet Kintana à la 2eme journée au stade d’Elgeco Plus By Pass, tandis que Fosa Juniors se déplacera dans la Capitale pour faire face au Cosfa le samedi 16 janvier prochain.Elias Fanomezantsoa

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Quid d’une trahison !

L’ancien Président Rajaonarimampianina se plaint. Interrogé par Jeune Afrique, Rajao se dit victime d’une trahison. En cause, l’actuel Chef de l’Etat. Sans ambages, Rajaonarimampianina Hery, le Chef de l’Etat de 2014 à 2018, accuse son prédécesseur Rajoelina Andry de l’avoir abandonné seul sur terrain, ce qui explique ajoute-t-il l’échec de son mandat.Mais, qui trahit qui ? En 2013, lors des préparatifs pour l’élection présidentielle, les partenaires techniques et financiers (PTF), les vrais patrons des pays pauvres, dictaient une loi irrévocable : « Ni Rajoelina ni Ravalomanana ne pouvaient pas se porter candidats ! » Le fameux « ni…ni » auquel les deux éternels protagonistes doivent se soumettre sinon… Une « loi » insolite, inique et désolante.Dans le camp de Rajoelina, on avait dû trouver d’urgence une solution de rechange. Il fallait impérativement pondre un candidat de substitution. Et ce fut dans de telle circonstance embarrassante et humiliante que le nom d’un certain Rajaonarimampianina Hery Martial apparut sur l’échiquier. Etant ministre des Finances, il fut l’un des hommes de confiance du président de la Transition, Rajoelina Andry Nirina, au même titre qu’un certain Rahajason Harry Laurent, alias Rolly Mercia, ou d’un certain Hajo Andrianainarivelo ou bien d’autres. En tout, ils étaient cinq qui formaient le cercle rapproché et restreint autour du leader de la révolution Orange. D’ailleurs, ce qui explique en fait l’orientation du choix vers Hery.La candidature du Grand argentier de la Transition, entièrement soutenue ou à bloc par le MAPAR (la formation politique de Rajoelina), a été logiquement soumise sinon assortie d’une deal pour ne pas dire d’une condition précise entre les deux hommes (Rajoelina et Rajaonarimampianina) comme quoi Rajao accordera, en cas de réussite, à la formation MAPAR une place de choix dans le régime. C’est une requête légitime de la part de celui qui l’a fait roi.Coup de théâtre, voire de tonnerre à Mahamasina le 24 janvier 2014, au moment de la cérémonie d’investiture, le Président élu et investi annonça, urbi et orbi, qu’il allait se démarquer de la famille politique, le MAPAR, dont il est issu et qui l’avait triomphalement soutenu. Il renonçait à nommer le Premier ministre dans les rangs du MAPAR étant donné que ce parti avait obtenu la majorité à l’Assemblée nationale. Tout simplement, le Président Rajaonarimampianina délaissait au… quai le MAPAR. Si ce ne fut pas une trahison, que cela ressemblait trop ! Durant tout le temps de son mandat, Rajao a magistralement ignoré Rajoelina et son MAPAR. Un certain moment, on avait l’impression que le régime Bleu du HVM traquait des membres influents du MAPAR ou certains proches de Rajoelina.Alors, qui trahit qui ? On se fait tomber des nues quand on entend Rajaose plaindre quelque part. Il accusait Rajoelina de l’avoir trahi en le laissant tout seul. Autrement dit, il imputait à Rajoelina l’échec, à plate couture, de son mandat. Jamais dans l’histoire de l’élection présidentielle dans le continent noir qu’un Chef d’Etat, en exercice, qui se portait candidat à sa propre succession avait obtenu un score aussi dérisoire : huit pourcent et quelques miettes.  Un triste record et qui fit la honte au concerné.Quid de la trahison ! En tout état de cause, le traître se reconnait lui-même !Ndrianaivo

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ENS : tout est bien qui finit bien

On peut donc dire que tout est rentré dans l’ordre. Les étudiants de l’ENS qui étaient inquiets pour leur avenir sont sortis rassurés de la réunion qu’ils ont tenue avec des responsables de la présidence et de différents ministères concernés. La réaction des autorités a été salutaire et le dialogue entrepris a permis de lever tous les doutes qui existaient. Les échanges ont dû être francs, mais la volonté d’aboutir l’a emporté. Un foyer de tension a été éteint après que la justesse des revendications des étudiants de l’ENS ait été reconnue. Le pouvoir a réussi à lever un écueil qui pourrait envenimer une atmosphère déjà tendue en ce début d’année 2021.

ENS : tout est bien qui finit bien

Le pouvoir ne pouvait pas se permettre de laisser cette situation prendre de l’ampleur. Ce n’était pas des fauteurs de trouble décidés à semer la pagaille qui étaient descendus dans la rue, mais des jeunes gens qui voulaient se faire entendre. Ils ont montré leurs banderoles, mais des pneus ont quand même été brûlés. La réaction des forces de l’ordre a été immédiate. Les jets de grenade lacrymogène et les arrestations n’ont cependant pas fait baisser l’ardeur des manifestants décidés à aller jusqu’au bout. En fait, ce sont toutes les ENS de l’île qui ont décidé de coordonner leurs actions. Antsiranana a pris le relais et des violences ont été commises. Dans les autres villes, les étudiants des établissements locaux étaient déjà décidés à se joindre au mouvement devenu national. Le pouvoir a pu mesurer la gravité de la situation et c’est certainement au plus haut niveau que la décision a été prise d’engager le dialogue et de répondre dans la mesure du possible aux revendications des étudiants. C’est à dessein donc que de nombreux responsables ont participé à cette réunion d’ hier. Un comité interministériel va être chargé d’élaborer un projet de loi sur le recrutement des sortants de l’ENS. Tout est bien qui finit bien. La situation a été parfaitement maîtrisée.

Patrice RABE

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Une semaine particulièrement tendue aux USA

C’est une poussée de fièvre qui, si le pouvoir n’y prend pas garde, peut déboucher sur embrasement. Les manifestations des étudiants de l’ENS sont pour le moment localisées à Antananarivo et Antsiranana. Ces derniers sont très remontés contre les responsables du MEN (Ministère de l’Education Nationale) car à la fin de leurs études, ils n’ont aucun poste dans l’enseignement. La réaction des forces de l’ordre a été assez vigoureuse et a abouti à des arrestations. Si le dialogue s’est établi à Tana, à Antsiranana, il y a eu des actes de violences. L’incendie d’une voiture et le saccage du bureau du président de l’université ont été les faits les plus marquants de ces journées de tension. La gestion de la situation a été laissée par le régime à la charge du ministère de tutelle qui ne veut pas envenimer les choses. Dans le contexte actuel, seule la souplesse dont vont faire preuve les autorités peut permettre de faire baisser la tension. Pour le moment, les étudiants sont d’une détermination sans faille. Ce durcissement est le signe d’un malaise qui est perceptible depuis le début de l’année. C’est tout un ensemble de signaux qui montrent la détérioration du climat social. Cette atmosphère s’est encore alourdie depuis l’annonce de l’arrestation à Johannesburg d’individus ayant transporté 73,5 kg d’or dans leurs bagages. Le trafic s’est certainement déroulé au vu et au su des autorités aéroportuaires malgaches, police, douane et ACM confondus. Le scandale est immense et la réaction des responsables étatiques a été à la mesure de l’ampleur prise par cette affaire. L’opinion attend que toute la lumière soit faite et qu’aucun des éléments de cette chaîne mafieuse ne glisse entre les mailles du filet. Tout le monde attend la suite qui sera donnée à cette affaire, le pôle anticorruption ayant reçu la plainte déposée par l’Etat malgache. En tout cas, l’enquête diligentée par les autorités sera suivie avec attention par l’ensemble de la communauté nationale qui ne tolérera aucune échappatoire. Cependant, la semaine ne peut pas se résumer à ces faits, la proclamation officielle des résultats des sénatoriales clôt la série d’élections de la première moitié du mandat du président Andry Rajoelina. L’IRD s’est taillé la part du lion avec dix sièges , n’en laissant que deux au MMM.

Sur le plan international, c’est la certification de l’élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis qui a dominé l’actualité de la semaine. C’est dans un climat de guerre civile que l’événement a eu lieu, les partisans de Donald Trump décidés à ne pas accepter l’inéluctable. Le monde entier a suivi avec effroi l’assaut lancé contre le Capitole par les dizaines de milliers de partisans fanatisés de Trump. Le monument qui est le siège de la démocratie américaine a été envahi par des hommes et des femmes décidés à ne pas laisser les élus proclamer la victoire du nouveau président des Etats-Unis. Après une confusion sans nom, les services de sécurité ont réussi à faire reculer la foule qui était entrée. Quatre personnes sont mortes. Donald Trump a fini par demander à ses partisans de se calmer et de quitter les lieux. Il a affirmé vouloir mettre en place une transition aménagée. Les observateurs ont l’impression qu’il est revenu à la raison et que la cérémonie d’investiture se déroulera sans incident.

C’est une semaine particulièrement agitée tant sur le plan national qu’international. Aux Etats-Unis, une nouvelle page est en train de s’écrire avec l’arrivée à la Maison Blanche de Joe Biden. L’épisode troublé de la présidence de Donald Trump est définitivement clos. A Madagascar, la situation est encore tendue après la succession d’évènements de ces derniers jours. Aux Etats-Unis et à Madagascar, c’est la recherche de l’apaisement qui est prônée

Patrice RABE