Les actualités à Madagascar du Samedi 09 Novembre 2019

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Aux origines des Vazimba : Michaël Randriamaniraka – anthropologue passionné de l’histoire d’Amoronkay

Michaël Randriamaniraka a débuté ses recherches sur l’Amoronkay en 2007.

Rien de mieux qu’un originaire d’Amoronkay, Michaël Randriamaniraka, pour évoquer son histoire. Retour à l’époque des grands royaumes indonésiens, remontant l’Ikopa ou entrant par Maroantsetra pour finir dans le Fanongoavana.

De quelle époque date la présence Vazimba à Madagascar ?

Tout d’abord, l’expression « proto malgache » est inappropriée. Cela donne une idée de rabaissement, comme « protozoaire » par exemple. Quelque chose d’incomplet. Cela exprime la dégénérescence. Le mieux c’est de parler de peuple primaire ou premier habitant. Selon les recherches génétiques, on a découvert des peuplements au troisième siècle après Jésus-Christ. Là, il s’agit vraiment d’installation. On peut avancer qu’il y avait déjà des présences sporadiques auparavant. A mon avis, leur présence n’était pas due à la fuite.

Dans vos recherches, vous avancez que cette civilisation avait une intention strictement commerciale ?

Comment dire qu’ils ont fui si à Kalimantan, à Bornéo, il y a encore des forêts primaires. Ça aurait été plus facile de se cacher dans la forêt. Leur présence ici a été surtout motivée par d’autres choses. Au fond, cet intérêt a été commercial. On peut déjà parler de mondialisation. Il y avait un circuit entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie, notamment la Chine. Il y avait la « route de la soie », une route continentale. Existant depuis toujours, même du temps de l’empire romain. Bref, depuis l’existence de la civilisation. Elle passe par le désert de Gobi, au nord de l’Afghanistan et de la Turquie, en Europe de l’Est et l’Inde du Nord également.

La carte montrant l’entrée d’Andriantomara par la côte nord-est (JULLY, 1898. Origine des Andriana ou Nobles, et immigrations arabes, III, Notes, Reconnaissances et Explorations)

L’opportunité de la mer a ainsi toujours joué un second rôle dans le commerce mondial de cette époque, donc la « Route de la soie » a été décisive ?

Quand l’empire de Byzance a été renversé, alors la « Route de la soie » est devenue insécurisée. Elle a fini  par être abandonnée. Le circuit s’est réorienté vers la mer, au sud donc. Par Singapour, l’Indonésie, il a suivi les côtes de l’Inde du Sud, jusqu’en Arabie. Il est entré par l’Afrique et enfin par la Méditerranée pour atteindre l’Europe. Cette route est dénommée « Cinnamon road ». A cause de ce circuit, d’énormes opportunités se sont créées pour l’Asie du Sud-est. D’ailleurs, jusqu’à maintenant, Singapour abrite encore un des plus grands ports du monde. Mais, ce nouveau circuit a aussi ouvert le bassin Océan Indien, il est devenu une route.

Du coup, l’Indonésie a été un carrefour incontournable, mais à qui profitait-il ? 

Les Chinois ont également trouvé des opportunités en Afrique, surtout pour le commerce des esclaves. Cependant, ils ont vendu de la porcelaine dont on peut trouver des traces jusqu’au Ghana. C’est là que la civilisation des « Vahoaka » fait son entrée, les premiers « wak wak », puisqu’ils sont arrivés jusqu’à Madagascar. Ce sont des Austronésiens qui servaient d’intermédiaires. Les Chinois arrivaient en Indonésie pour acheter, les Indonésiens voyageaient jusqu’en Afrique. C’étaient de simples commerçants, et non des esclavagistes. Dans ce processus, il y avait deux choses importantes : les ports et les comptoirs commerciaux. Puisqu’il fallait sécuriser la navigation alors, il fallait mettre en place un comptoir, dénommé l’empire de Srivijaya très puissant au huitième siècle. La capitale était Palembang, à Sumatra en Indonésie.

Et c’est là que les premiers « Vazimba » sont entrés en jeu…

La logique veut que lors d’une expédition, il est impératif de sécuriser les cargaisons. Alors, il y a eu les Dayaks, ce ne sont pas des commerciaux, ni des navigants. Ce sont des farouches guerriers, vivant dans les terres centrales de Bornéo. Et les Iban, appartenant aux Dayaks, ils vivaient dans les régions côtières. En fait, « Iban » veut dire « bas » ou « iva » en malgache. Ils avaient deux qualités, savoir se battre et maîtriser infailliblement la forêt. Ils sont très efficaces et rapides pour percer la forêt. Alors, quand ils sont arrivés à Maroantsetra par exemple, les princes, les nobles, les navigants et les commerçants n’étaient pas capables d’entrer en profondeur dans la végétation. Mais ces Dayaks étaient aguerris pour cela, alors, ce sont eux les « Vazimba ».

Ce qui veut dire que les premiers migrants venus d’« Indonésie » étaient variés ?

En Indonésie, il y a une civilisation dénommée « Barimba », « rimba » veut dire forêt. Ici à Madagascar, on dit « mirimbarimba » ou « mikirimbarimba » pour dire vadrouiller en forêt. Ils étaient alors des « Barimba », ceux qui maîtrisent la forêt. Les Vazimba sont similaires au « vahoaka ». Cela vient du mot « wak », « lakana » en malgache. Le « vahoaka » est une civilisation basée par la pirogue et les Vazimba basée par la forêt. Il y a aussi les Vezo ou « Bajao ». Elles sont complémentaires, vivaient dans une même géographique. Elles étaient contemporaines de cette époque mais avaient leur civilisation distinctive. A un certain moment, ils ont été utilisés par Srivijaya suivant les besoins de ces derniers. Les Austronésiens arrivés à Madagascar appartenaient à plusieurs groupes humains. Pour la migration dans l’Océan Indien, ce sont les « wak wak », les « vahoaka » qui ont plus travaillé. Selon les écrits des historiens arabes, au douzième siècle, mille embarcations « wak wak » sont arrivés en Afrique et à Madagascar. Toutefois, quand il fallait pénétrer dans les terres, les Vazimba étaient sollicités, par exemple, pour entrer en Imerina. Et étonnamment dans tous les sites d’implantation Vazimba en Imerina, il y a des minerais. A Amoronkay, il y a du fer, exploité plus tard par Jean Laborde. En Imamo, il y a Ambatolahivy et son minerai de fer, à Antananarivokely, il y a de l’or.

Donc, qu’est-ce qui peut justifier en premier lieu leur arrivée à Madagascar ?

Dès lors, leur présence était pour des prospections minières pour leur « business ». Ce n’était pas pour le bois de rose, il y en a assez à Kalimantan.

Un certain Ratrimo, « émissaire des nobles » de Srivijaya, était le premier Vazimba noble connu de Madagascar ou  y avait-il quelqu’un d’autre ?

Bien sûr, les nobles qui commerçaient à Srivijaya restaient en Indonésie. Je ne sais pas le contenu du « deal » entre les princes, les nobles de là-bas et les Vazimba, les Wak, il n’y a pas de traces archéologiques pour avancer quoi que ce soit. En tout cas, il y avait une implantation et de l’exportation depuis Madagascar. Le plus connu est Ratrimo, il était le chef de ceux qui sont restés dans la Grande Île, des Vazimba. Ils ont suivi l’Ikopa pour entrer à l’intérieur en terre centrale.

Après, il y a eu la guerre et l’occupation indienne, qu’en est-il  comme  conséquences au sein du prospère Srivijaya ?

Au douzième siècle, les Chola, hindous de l’Inde ont attaqué Srivijaya. Peut- être cela expliquerait pourquoi nous n’aimons pas les Indiens, parce que c’est inscrit dans notre « adn » historique. Quand la noblesse de Srivijaya a été démantelée, les nobles sont alors venus à Madagascar. Ils ne se sont pas enfuis,  mais ils étaient en mal d’influence en Indonésie, remplacés  par les Chola. Par contre, ils avaient encore une forte influence dans leur comptoir malgache. Ces nobles indonésiens étaient menés par Andriantomara, ils sont entrés par Maroantsetra.

Et Fanongoavana s’est inscrit dans l’histoire…

Et c’est là le problème. Les nobles venus d’Indonésie ont exigé obéissance, puisque le comptoir leur appartenait. Alors que les Vazimba déjà installés à Fanongoavana, ayant réussi à faire fructifier leur commerce n’ont pas abdiqué. Il y a eu une guerre. Andriantomaro a réussi à vaincre Ratrimo et ses descendants. Voilà pourquoi, Fanongoavana veut dire, deux choses qui s’entrechoquent, qui s’opposent.

Recueillis par Maminirina Rado

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Jirama : 5 coupures en 30 minutes

Délestage ou coupure technique. Qu’importe le mot utilisé par la Jirama pour désigner la très mauvaise qualité du service fourni aux usagers. Le résultat est le même :  les abonnés souffrent énormément de la situation actuelle. Une tension très basse qui met de nombreux foyers dans la pénombre, doublée de coupures très fréquentes qui risquent d’endommager les appareils électriques, c’est le lot quotidien des abonnés. Hier, par exemple, entre 14 heures 30 et 15 heures, c’est-à-dire en seulement 30 minutes, le quartier des 67 Ha a connu 5 coupures. Avec ce que cela suppose bien évidemment de désagrément pour les usagers. Une nouvelle terminologie pourrait être utilisée dans un éventuel communiqué de la Jirama qui continue de noircir l’image du régime: « Délestage flash ».

R.Edmond

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Paix et sécurité publique : Déploiement des forces de l’ordre sur tout le territoire

Réunion du Gouvernement avec les partenaires techniques et financiers, hier au ministère des Affaires Etrangères à Anosy

Les partenaires techniques et financiers se sont engagés à appuyer Madagascar pour la réconciliation, ainsi que pour la restauration de la paix et de la sécurité. Trois projets seront menés dans ce cadre, avec un soutien supplémentaire de 7,5 millions USD.

 Restaurer la paix et la sécurité publique dans un bref délai ! Il s’agit de l’un des défis du Plan pour l’Emergence de Madagascar (PEM), mis en avant par le Premier-ministre Ntsay Christian, hier. C’était lors de l’atelier de concertation entre le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers, qui s’est tenu dans les locaux du MAE (Ministère des Affaires Etrangères) à Anosy. D’après les explications, plusieurs ministères sont concernés par ces projets menés par le Comité de pilotage du Fonds de réconciliation et de la paix, en partenariat avec les Nations Unies. Selon le chef du Gouvernement, l’objectif fixé dans l’approche actuelle est d’élaborer des projets qui peuvent répondre aux besoins réels de la population malgache. « La politique pour la paix et la sécurité comprend déjà plusieurs éléments. Les forces de sécurité sont déployées partout à Madagascar, des investissements énormes sont réalisés pour renforcer cette présence sur tout le territoire national. Les équipements sont également priorisés. Nous avons mis en place des aires de repos sécurisées au niveau des routes nationales, des bases opérationnelles avancées dans les zones rurales prioritaires de sécurité, etc. Les partenaires techniques et financiers montrent qu’ils sont prêts à coopérer, mais nous devons exiger que les efforts menés conviennent aux besoins réels du pays », a déclaré le Premier-ministre Ntsay Christian. A noter que le Fonds a déjà bénéficié d’un financement de 11 millions USD pour la phase actuelle. La prochaine phase qui s’étalera sur la période 2020-2022 dispose également d’un financement de 7,5 millions USD.

Paix. La sécurité publique n’est pas le seul défi majeur qui s’impose, selon le chef du gouvernement. Questionné sur le projet Base Toliara, il a souligné que le Gouvernement doit prendre les décisions adéquates, lorsqu’il se rend compte que la population est contre ce genre de projet. « Pour ces grands projets comme celui mené dans le sud, il faut que la population ressente les retombées, les impacts positifs. Nombreux sont ceux qui s’opposent à Base Toliara, car les activités de cette firme, ainsi que les impacts de son projet, ne sont pas clairs. En effet, il faut connaître d’avance les avantages qui doivent en valoir la peine, les projets sociaux, les gains pour l’Etat, etc. Nous savons que les mines constituent des ressources non renouvelables. Leur exploitation appauvrit les richesses naturelles du pays. Il est normal que le pays exige des contre parties raisonnables », a soutenu le chef du gouvernement. Pour lui, les intérêts de Madagascar restent moindres par rapport à ceux des entreprises exploitantes, si l’on se réfère aux anciens projets miniers. Une situation qui doit changer…

 Antsa R.

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Plan régional de développement : Une riziculture sur une superficie de 5 000 ha en vue à Katsepy

Une commune reculée de Katsepy qui va bientôt devenir des rizières d’une superfivie de 5.000 ha.

Le président de la République l’a dit, il souhaite implanter à Madagascar une riziculture sur 100.000 ha. C’est pour cette raison que très prochainement, un projet de culture de riz moderne sur 5.000 ha est en cours de préparation à Analatelo, dans la commune de Katsepy, dans le district de Mitsinjo. A noter que le terrain en question figure dans le SAC ou Schéma d’aménagement communal, c’est-à-dire que c’est un endroit censé accueillir un projet de culture de riz ou de cannes à sucre.

Dans le cadre de la mise en place de ce projet, le ministre de l’Agriculture, Lantonirina Ramaroson a effectué une descente sur terrain mercredi dernier pour se concerter avec la population locale et voir les éventuelles répercussions positives ou négatives dudit projet que ce soit sur le plan social ou sur le plan économique. Et bien évidemment, c’était également l’occasion de vérifier certains points techniques sur la faisabilité du projet avec divers techniciens. A noter que c’est la société chinoise Longde Agri qui est le principal investisseur pour cette culture de 5.000 ha. Le lendemain de cette visite sur terrain, c’est-à-dire le 07 novembre, le ministre a également tenu une réunion avec le comité régional de l’aménagement du territoire mené par le chef de région Boeny par intérim, Clavelah Bazezy. Cette énième rencontre avait pour but de recueillir une nouvelle fois l’avis de tous concernant le projet. C’est à ce moment-là que le ministre a expliqué :  « La consultation de la population et de tous les acteurs concernés par ce projet a débuté au mois d’avril 2019. Ce grand projet de riziculture, outre la réalisation du plan régional de développement, vise également l’autosuffisance alimentaire pour la population malgache ».

Au profit des habitants. Interrogé sur ce que peut apporter un tel projet aux habitants, le chef de Région par intérim de Boeny, Clavelah Bazezy a déclaré suite à sa conversation avec les techniciens au niveau de la société Longde Agri : «  Ce sont plus de 500 emplois qui seront créés à travers ce projet et chaque employé sera formé sur toutes les techniques nécessaires pour la culture moderne de riz. Les premiers qui en profiteront et qui pourront travailler au sein de ce projet de culture seront les habitants du Fokontany Analatelo et de ses environs » a-t-il expliqué.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Foire économique de la SAVA : Franc succès pour la première édition

Les organisateurs promettent de l’innovation à la prochaine édition.

« La Foire économique de la SAVA du 24 au 27 octobre 2019 a ravivé à Sambava la mémoire d’un tel évènement qui existait pour la dernière fois en 1968 ». C’est ce qu’on peut lire dans un communiqué de presse publié par les organisateurs de l’évènement. Ainsi, « plus de 5.000 visiteurs venus de la même région, des acteurs économiques aussi bien que des touristes nationaux et internationaux s’y sont convergés pour visiter les 81 stands présentés par les exposants ». L’évènement a permis aux exposants – des groupements de petits producteurs jusqu’aux sociétés industrielles et commerciales – de révéler et de proposer au grand public des produits agricoles, artisanaux et d’équipements agro-industriels reflétant la thématique «  Assurer la qualité, garantir les ventes ». Outre les expositions, des ventes se sont également effectuées. Notamment, les produits phares de la SAVA qui sont la vanille et le  coco. D’ailleurs, les connaisseurs de la filière vanille n’ont pas manqué l’occasion de clamer haut et fort que la vanille malgache est de meilleure qualité. Par ailleurs, les discours des officiels comme le ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, du ministre de la justice, du président de la fédération des chambres de commerce de Madagascar n’ont fait qu’encourager les organisateurs et les exposants sur l’importance d’un tel évènement. Bref, la première édition de la foire économique de la SAVA était un succès collectif selon les organisateurs. La seconde édition quant à elle est prévue du 22 au 25 octobres 2020 prochains.

José Belalahy

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Académie malgache : Les érudits saluent le travail du couple Jean-Pierre et Bakoly Domenichini Ramiarama...

Pour Lucile Rabearimanana, « Jean-Pierre Domenichini est un historien de la longue durée…. ».

Une séance spéciale « hommage aux Domenichini » s’est tenue hier à l’Académie malgache . Linguistes, historiens, archéologues, et des étudiants de l’Université d’Antananarivo sont venus assister à l’évènement. Témoignages et débats ont animé la journée.

« J’ai connu le couple Bakoly et Jean-Pierre Domenichini à partir de l’année 1961 au début de ma vie estudiantine à Paris. En effet, au sein d’AEOM, (Association des Etudiants d’Origine Malgache), les Domenichini-Ramiarimanana étaient parmi nos aînés. De retour au pays, Bakoly évoluait surtout au sein de l’Académie malgache. Ensuite, elle est devenue présidente de la section I art littérature. J’ai fréquenté Jean-Pierre Dominichini à l’université d’Antananarivo où il travaillait en tant que historien et archéologue. On s’est rencontré souvent à l’Académie malgache au sein de la section moral et politique à partir de 1979 », a témoigné Francois Rajaoson lors de son allocution.

« J’ai eu l’honneur et le plaisir de connaître le couple lors de leur séjour à Madagascar en 1967. Jean-Pierre Dominichini était enseignant au Lycée de Fianarantsoa. Je le retrouve quelques années plus tard au département d’Histoire, il participait non seulement à l’enseignement, mais encore avec Bakoly Ramiaramanana, au colloque et séminaire de recherche organisé par le département dans les chefs-lieux des anciennes provinces…. Ils ont souvent travaillé ensemble. La complémentarité des spécialités, leur savoir-vivre et leur complicité à savoir travailler ensemble donnent naissance à des recherches fécondes » a souligné la Professeure Lucile Rabearimanana.

Historien, archéologue et ethnologue, Jean-Pierre Domenichini a participé activement à l’organisation du colloque sur l’histoire de Madagascar en collaboration étroite avec Manassé Esoavelomandroso et Lucile Rabearimanana. En plus de sa participation dans les réunions de l’académie par des présentations de communication, Jean-Pierre Dominichini s’est également impliqué dans l’organisation de colloques internationaux. En septembre 1996, est organisé à l’institut de civilisation Musée d’art et d’Archéologie un colloque international intitulé « l’esclavage à Madagascar aspect historique et résurgence contemporaine ». Du 30 au 31 mars 2017, l’Académie malgache  a organisé le 70e anniversaire du 29 mars 1947. Jean-Pierre Domenichini faisait partie du comité préparatoire de cette réunion. Mais, les actes du colloque ont été effectués en juillet 2018, après quatre mois de sa disparition. Par ailleurs, du 28 au 30 novembre 2017, Jean-Pierre Dominichini était le fer de lance du Symposium portant sur l’histoire, la civilisation et la culture, qui a eu pour thème Asie du Sud-est, Madagascar : l’odyssée des peuples de la mer. Ce symposium scientifique international a vu la participation de plusieurs chercheurs malgaches et étrangers. Quant à sa femme Bakoly Ramiaramanana, elle s’occupait non seulement de littérature mais aussi d’histoire. Ils ont traité des sujets d’anthropologie sociale, culturelle et politique. Le couple Dominichini-Ramiaramanana a contribué à l’étude de la culture malgache. La contribution du couple est monumentale et enrichissante.

Iss Heridiny

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Litchis : Crainte d’un boycott des exportations

Roland Ratsiraka et des exportateurs de litchis se trouvent indignés vu les dispositions prises par GELROL09D

Madagascar exporte des litchis vers l’Europe depuis le début des années 1970 par  avion en primeurs et par bateau. La « Campagne avion » est très importante car elle donne le ton sur la qualité, la fraîcheur et le début de saison. Ce déroulement considéré comme « normal » était appliqué jusqu’à présent par les exportateurs malgaches et ce avec l’accord de leurs importateurs en charge de la mise en marché. Ce que les professionnels de la filière n’arrivent pas à comprendre, du moins certains d’entre eux, c’est que le Groupement des Exportateurs de Litchi (GEL) impose à ses membres un boycott des exportations.

Produits. Toutefois, l’approvisionnement en litchi sur les marchés de l’Union européenne est caractérisé par une concurrence commerciale très forte entre les pays producteurs de l’Océan Indien (Afrique du Sud, Ile Maurice, La Réunion, Mozambique). Cette concurrence est très marquée durant le démarrage de la campagne avec la commercialisation des produits par avion car tous les pays producteurs exportent par ce mode de transport.

Réservations. Du coup cette année, on laisse la place aux autres et la « campagne bateau » risque d être mauvaise car nous sommes absents du marché primeurs. Beaucoup de pertes sont annoncées à cause des réservations de cartons, avancées pour la collecte mais également pour le Fret Aérien. « Au moins un million d’euros de manque à gagner pour le pays, à qui profite le crime », se demandent des professionnels de la filière. En outre, Roland Ratsiraka et quelques exportateurs sont indignés et trouvent cette décision  unilatérale, inacceptable et contre l’intérêt du pays.

Recueillis par Dominique R

Madaplus.info0 partages

Madagascar : Réduction des infractions des taxi-be pour une ligne suburbaine.

Dans le cadre du projet de normalisation des transports urbains, il y a un mois, la ligne D reliant Vassacos et Ivato a servi de ligne pilote. En effet, plus de 40 taxi-be ont reçu des GPS pour un suivi régulier et continuel de leurs trajets. Ainsi, on a constaté une baisse considérable des infractions surtout au niveau du respect du cahier de charges.
Depuis le temps où l’on a installé ce système de surveillance à distance, les taxi-be respectent à nouveau les terminus et primus des arrêts bus. Ils ne transportent également plus de passagers en debout. Tous les mois, une remise de trophée aura lieu pour récompenser les taxi-be ayant respecté les règlements.
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Farafangana : Le maire d’Antseranambe mort fusillé sous les yeux de son fils mineur

S’agit-il d’une opération préméditée ou d’un acte de banditisme purement et simplement. C’était dans une profonde consternation que les habitants de la commune rurale d’Antseranambe, district de Farafangana ont appris le décès tragique de leur maire survenu la nuit du mercredi à jeudi. Ce maire a été tué par balle durant son séjour dans la ville de Farafangana. Cette nuit-là, une escouade d’individus au nombre indéterminé a attaqué le local  qu’il louait dans le fokontany d’Ambalanomby, dans le chef-lieu de ce district. Les malfrats auraient déjà bien planifié leur attaque, à entendre le témoignage de la personne occupant une pièce mitoyenne de celle où dormaient le maire et son fils. Ce témoin affirme que pour investir la maison, la bande de malfaiteurs a fait sauter sa porte tout en brandissant des fusils pour obliger les personnes qui se trouvaient dans la pièce à baisser la tête. Puis, l’un des assaillants a frappé à la porte d’accès au compartiment occupé par leur cible en demandant à haute voix : « Qui est à l’intérieur ?». Tout d’un coup, la porte s’est brusquement ouverte et des bandits  y ont pénétré alors que le fils du maire a tenté de répondre à leur question. Une fois à l’intérieur, ils s’en sont pris au père de famille tout en demandant où se trouve son argent. N’ayant rien à donner ce dernier a tenté de résister en se battant contre ses agresseurs, explique le gamin. C’était à ce moment-là qu’il a affirmé avoir entendu un coup de feu. Blessé à la tête, son père est tombé à terre avant de succomber. Après l’acte dont le mobile reste à déterminer, les meurtriers ont pris la fuite. Quoi qu’il en soit, des proches de la victime avancent la thèse d’un règlement de compte suite à des conflits entre familles.

T.M.

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Ivato : Un poseur d’affiches de propagande agressé

Le principe de non-agression entre les candidats et leurs partisans, préconisé par la Commission électorale nationale indépendante et le « Komitin’ny Fampihavanana Malagasy pour préserver la paix durant ces communales, a été bafoué à dans la commune d’Ivato, district d’Ambohidratrimo. Le candidat du parti TIM, Penjy Randrianarisoa se plaint d’être victime d’un sabotage dans la conduite de sa campagne électorale. Actuellement, son poseur d’affiches est admis à l’hôpital Joseph Ravoahangy-Andrianavalona à Ampefiloha suite à l’agression dont il a été victime la nuit du jeudi 8 novembre. Il a le bras fracturé, sans parler les traces de bleus couvrant son dos et des blessures à la tête. Cette nuit-là vers 21 heures 30, il était en train de remplacer des affiches de ce candidat, enlevées par des personnes malintentionnées, quand trois individus l’ont attaqué. Sans sommation, ces derniers l’ont frappé à plusieurs reprises avec un morceau de bois. Selon le témoignage de la victime, ses individus ont pris et déchiré la seule affiche qui lui restait avant de prendre la fuite. Pour le candidat concerné, ces individus auraient agi à la solde d’un adversaire. Ayant manifesté son amertume vis-à-vis de cet acte, il estime que cela ne devrait pas se produire si les candidats sont disposés à faire régner la démocratie en se mesurant par leurs idées au lieu de s’adonner à la violence.

T.M.

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Voyage : L’Amoronkay des mythes, et des Vazimba

La région historique d’Amoronkay, communément dénommée le Fanongoavana, recèle encore de ces légendes et de ces mythes séculaires. Présence morale et identitaire. Dernière demeure de Rapeto, terre d’appel de Ranavalona III… l’histoire d’Analamanga y a installé ses coulisses.

Coincée entre les forêts de l’Est, la grande plaine jalonnant jusqu’à l’Ankaratra, Amoronkay est une région idéale pour s’inspirer de mythes et de légendes. Le grand John Ronald Reuel Tolkien, auteur des romans « Lords of the Ring » et « The Hobbit », y aurait probablement fait une halte. Il aurait sans doute été émerveillé par sa forêt verte et dense, ses ramifications territoriales, De là jusqu’à Moramanga,le trajet se ferait en une journée à pied tandis que Tsiazompaniry en seulement six heures, ses sommets exposés aux vents purs, ses personnages mystiques et conquérants …

Une visite dans l’Amoronkay, c’est comme être bercé par l’esprit de la « terre du milieu ». Les hommes y sont rustiques mais espiègles, les femmes quelque peu corsées et fougueuses. Un lieu où l’histoire se reflète dans cette citation, « ceux qui disent ne savent pas, ceux qui savent se taisent ». C’est dire des secrets qui seraient encore bien gardés par les dignitaires et les descendants « Tamoronkay ». « Même nos parents ne veulent pas encore livrer les véracités de notre région », avoue Frédéric Randrianjafy, un jeune actif du village de Merimanjaka.

Une tonalité ancrée dans le lointain, l’Asie du  Sud-est, source des premiers arrivants à Madagascar. « Fanongoavana représente, sur les Hautes Terres , le “point de chute” des immigrants qui vont former la dynastie des souverains de l’Imerina, qu’il s’agisse de “Zaffiramini” arabisés comme le pense Jully, de “Malais” selon Rainitovo, de “Hova” ou d'”Andriana” comme le suggère Savaron ou de “Néo-Indonésiens” d’après les écrits de Ramilison cartographiés par Mille. Partant de la côte Est, lieu du débarquement, leurs itinéraires de pénétration vers l’intérieur de l’ Ile, après la traversée de la zone forestière, aboutissent tous à Fanongoavana. Ce “carrefour” seul point commun des versions divergentes des migrations évoquées auparavant, attire sans aucun doute la curiosité historique », écrivait David Rasamuel dans sa thèse intitulée « L’ancien Fanongoavana » présentée à l’université de Paris I.

Fanongoavana du temps des Vazimba, c’est l’autre appellation d’Amoronkay. Si cette première dénomination semble rappeler un aspect plutôt civilisationnel. « Ce mot veut dire deux choses qui s’opposent, supposant ainsi un choc », affirme Michaël Randriamaniraka, anthropologue et originaire de la région. Tandis qu’Amoronkay dénote plutôt un aspect géographique. « Ses limites se trouvent en équilibre sur le “hay”, désignant une terre désertique, sans végétation », explique Frédéric Randrianjafy, le père, descendant d’un régent fondateur d’une dynastie royale.

Aujourd’hui, la région se trouve enclavée, certes accessible, mais manque de regard pour en faire une potentielle destination touristique pour Analamanga. Avec ses hauteurs, le plus haut point culminant atteint les 1 600 km, des points de vue imprenables à dégager comme à Antsampy. « D’ici, on peut voir la mer quand le ciel le permet », évoque fièrement le jeune actif de Merimanjaka.

Maminirina Rado

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Congrès national du HVM : 350 participants attendus

Les leaders de ce parti sauront-ils motiver ses partisans ? (Photo d’archives)

Est-ce un nouveau départ pour ce parti de l’ancien Président ? Force est cependant de constater que le HVM s’est éclipsé de l’échiquier politique ces derniers temps.

Comme son Secrétaire Général, Rachidy Mohamed, l’a déjà annoncé  le parti « Hery Vaovao ho an’ i Madagasikara » (HVM) tiendra son congrès national ce jour, en son siège, à Andraharo. En principe, deux représentants par district dont un homme et une femme vont assister à ces assises nationales. Ils seront au nombre de 350. Selon le Secrétaire Général, l’objectif de ce congrès national est d’élaborer une charte pour la conduite du parti.

Echiquier politique. La question qui se pose est : « Le fondateur de ce parti, Hery Rajaonarimampianina va-t-il répondre présent à ce congrès national ? » Dans tous les cas, on  aura plus d’informations ce jour sur ce qu’il en reste des dirigeants de ce parti. Toujours est-il que ce parti s’est éclipsé de l’échiquier politique, durant un certain temps après sa défaite au premier tour de l’élection présidentielle de 2018.

Aucun candidat. Toujours d’après Rachid Mohamed, « ce congrès n’a rien à voir avec la campagne électorale actuelle ». Et lui de continuer sur sa lancée que le parti HVM ne soutient aucun candidat pour ces élections municipales et communales. Faut-il rappeler que ce parti n’a aligné aucun candidat, ni aux législatives ni aux communales. Une stratégie si on peut l’appeler ainsi que bon nombre d’observateurs n’arrivent pas à comprendre.

Recueillis par Dominique R

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Football- Barea : Romain Metanire est là !

Incroyable mais le joueur le plus éloigné  évoluant aux Etats-Unis au sein du club du Minnesota est le premier arrivé au pays en vue du regroupement qui débute ce lundi.

Romain Metanire, car il s’agit de lui ,a encore rallongé son parcours puisqu’il est aujourd’hui à Toliara sur une invitation de la Fondation Siteny.

Les prix en hausse. Comme rien n’a filtré de la rencontre entre les deux hommes, c’est plutôt Mamy Gotso qui s’affiche avec l’ancien joueur de Reims et qui va jusqu’à confier une possibilité de partenariat entre le professionnel et le club COSTM.

Pour le match de samedi 16 novembre de 16h à Mahamasina, la FMF a mis la barre très hauten misant sur l’engouement du public et ce que cela suppose de mesures de sécurité qui s’appliquent en pareille occasion.

Ce qui explique les prix d’entrée affichés puisqu’une place dans la tribune centrale est vendue à 80.000 ariary contre 30.000 ariary pour les tribunes latérales et 10.000 ariary pour les gradins.

Une première en fait mais qui se justifie dans la mesure où les frais d’approche des expatriés coûtent déjà une petite fortune. Si on y ajoute les primes de match devenues une tradition chez les Barea, alors on comprend pourquoi la FMF se voyait dans l’obligation de répercuter les dépenses sur les recettes.

Pour les beaux yeux de Melvin. Une chose est certaine, le match des Barea contre l’Ethiopie se jouera à guichets fermés car les fans de l’équipe nationale viendront en masse pour soutenir cette sacrée formation qui s’est hissée jusqu’en quart de finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations.

Au risque de décevoir une frange des mordus de football, Nicolas Dupuis ne va pas changer une équipe qui, à ses yeux, a gagné. Le forfait de Bapasy servira tout juste à intégrer dans le groupe Jeremy Morel qui a retrouvé ses jambes de 20 ans.

Théodin, Jean Yves, Baggio et le gardien Fabrice de Fosa Juniors n’ont qu’à faire preuve de patience car pour l’instant, les dames n’ont d’yeux que pour…Adrien Melvin.

Clément RABARY

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Footbal – Pro League : JET-CNaPS, le choc de la 3e journée

Il n’y a pas à dire, le match opposant JET Mada à la CNaPS Sport aujourd’hui à 12h et non dimanche comme cela a été annoncé par erreur dans notre colonne, constitue la principale affiche de cette troisième journée même si le derby tamatavien entre Tia Kitra et le Club M Mananara ne manque pas lui aussi d’attrait.

Et si l’AS JET Mada a choisi le complexe sportif de la CNaPS pour ses matches à domicile, ce n’est pas sans raison car Joma et ses camarades sont tout aussi à l’aise sur une pelouse en synthétique.

Sur le papier donc on a envie de donner l’avantage à JET Mada car l’arrivée de Martial a stabilisé la défense obéissant aux doigts et à l’œil à un Tsalo toujours aussi décisif dans ses interventions malgré son handicap au niveau de la taille. Comme le gardien Joma est appelé chez les Barea, on comprend pourquoi ce JET Mada version 2019 affiche la meilleure défense du Pro League.

Mais attention car la CNaPS Sport désormais privée des services de l’entraîneur Tipe, a retrouvé un Niasexe très incisif au point d’occuper seul la tête du classement de buteur avec 5 réalisations.

Vivement donc ce rendez-vous de 12h à Vontovorona. Un choc à ne pas rater.

Clément RABARY

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Une campagne électorale : sans incident majeur

C’est une campagne électorale différente de celle des consultations précédentes qui se déroule actuellement. Cela tient certainement de la personnalité des candidats qui briguent les suffrages des électeurs. Il n’y a pas eu d’incident majeur jusqu’à présent mis à part cette agression d’un partisan de Penjy, le maire sortant d’Ivato par trois individus. Il n’y a pour l’instant aucune attaque pernicieuse vis-à-vis d’adversaires, chacun se chargeant de convaincre par des arguments solides. L’espoir est donc permis que les électeurs puissent enfin choisir en connaissance de cause.

Une campagne électorale : sans incident majeur

C’est une nouvelle génération qui brigue le suffrage des électeurs. La majorité de ceux qui vont arriver aux affaires a une mentalité différente de celle des anciens ayant failli dans les mandats leur ayant été confiés. Ils ont une idée précise des problèmes qu’ils vont devoir résoudre s’ils sont élus. A Antananarivo et dans beaucoup d’autres grandes villes, la tâche du redressement est immense. Ce sont bien sûr les infrastructures qui doivent être reconstruites et les promesses ont commencé à être lancées par certains candidats. Mais ceux qui s’y hasardent ne le font pas à grand renfort de placards publicitaires car les citoyens se méfient des annonces tonitruantes. D’autres en appellent au bon sens de ceux qu’ils rencontrent. C’est la discipline et le respect des règles qu’ils prônent avant tout. Cette fois-ci peut-être, la donne pourrait changer si les relations entre la commune urbaine et l’Etat n’étaient pas conflictuelles. L’un des candidats au poste de maire d’Antanarivo en fait un de ses arguments principaux dans ses discours. Ses adversaires ne lui en font cependant pas grief. Les priorités sont cependant les mêmes : offrir un cadre décent aux Tananariviens, régler le problème de la circulation, réorganiser les marchés de la Capitale

Patrice RABE. . . .

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Logistique Pétrolière : Sursis à exécution rejeté par le Conseil d’Etat

Négatif. Le Conseil d’Etat a rejeté la demande aux fins de sursis à exécution de l’amende de 120 millions d’ariary infligée à la société Logistique Pétrolière S.A. En effet, le Conseil d’Etat a statué hier sur le recours en annulation assorti d’une demande de sursis à exécution de la sanction que l’Office Malgache des Hydrocarbures lui a infligée, suite à l’affaire de la pénurie de carburants survenue au mois d’octobre dernier. Ce verdict confirme donc l’exécution de la sanction et force la société Logistique Pétrolière S.A à payer l’amende annoncée. Et ce, en attendant le verdict sur la requête en annulation de la décision incriminée.

Amende. Pour rappel, les résultats des investigations menées par le Ministère de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures ont révélé l’existence d’anomalies au niveau du stockage et de transport de la part de Logistique Pétrolière S.A. C’est ce qui lui a valu cette amende. Tout comme les entreprises TOTAL et VIVO Energy qui ont également écopé chacune d’une amende de 60 millions d’ariary. Le gouvernement a estimé que les pétroliers n’ont pas respecté le cahier des charges qui les incite à assurer un stock de réserve de 21 jours. Pourtant, durant la période de la pénurie, le stock disponible était de 8 jours seulement dont 4 jours encore en phase d’acheminement.

Limogeage. Un mois, ou enfin presque, après la panique générale causée par la pénurie de carburants ayant frappé Antananarivo, l’affaire est en train de connaître un nouveau rebondissement. Bon nombre d’observateurs estiment qu’après le rejet de la demande de sursis à exécution par le Conseil d’Etat, la chance pour Logistique Pétrolière S.A, d’obtenir gain de cause concernant la requête aux fins d’annulation est minime. Il convient de rappeler que cette affaire était à l’origine du limogeage de l’ancien ministre de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures, Vonjy Andriamanga, mais aussi de la démission de l’ex-Directeur général de l’Office Malgache des Hydrocarbures, Laurent Rajaonarivelo.

Davis R

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Sortie de la promotion « Santatra » : Une grande première pour l’INTH

Les nouveaux cadres et dirigeants dans le secteur du tourisme. (crédit photo : Princy)

C’est dans la cinémathèque Canal Olympia à Andohatapenaka que l’Institut national du Tourisme et de l’Hôtellerie (INTH) a décidé d’organiser la cérémonie de remise de diplôme de sa première promotion pour le nouveau cursus « Master II en management du tourisme et de l’hôtellerie ». L’événement s’est déroulé hier matin, en présence de toute l’équipe de l’institut, des représentants du ministère du Tourisme, de l’ambassadeur de l’Indonésie ainsi que de quelques personnalités bien connues dans le milieu de l’hôtellerie pour ne citer que Chef Lalaina, également parrain de cette promotion baptisée « Santatra ».

Une forte demande. Il s’agit bien d’une grande première pour l’INTH, puisque cette promotion est la première depuis l’ouverture de la formation ‘Master II en management et du tourisme et de l’hôtellerie’. « C’est d’une importance capitale parce que le secteur du tourisme à Madagascar manque de cadres et de dirigeants » a déclaré la directrice de l’Institut lors de son discours avant d’ajouter : « La multitude de sociétés et de complexes hôteliers à Madagascar fait que la demande en professionnel dans ce secteur ne cesse d’augmenter ces derniers temps ».

Attirer les touristes. Pour sa part, le Directeur général du ministère du Tourisme représentant du ministre est particulièrement fier de ces étudiants et souhaite que ces derniers contribuent à l’atteinte de l’objectif gouvernemental qui est d’attirer plus de 500.000 touristes à Madagascar à l’horizon 2023. Pour cela, « le ministère a adopté cinq axes stratégiques : l’amélioration de la capacité d’hébergement ; la diversification des secteurs du tourisme (écotourisme, tourisme de luxe, tourisme balnéaire, etc.) ; l’augmentation du budget pour la promotion des destinations malgaches à l’étranger ; l’optimisation des moyens de transport et la répartition des richesses nationales pour valoriser le tourisme dans chaque région » a-t-il expliqué.

Après la série de discours des diverses personnalités ayant honoré la cérémonie, les étudiants ont prononcé quelques mots de remerciements avant de recevoir leur diplôme tant attendu depuis cinq ans.

Anja RANDRIAMAHEFA

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11e Forum du secteur privé africain : De nombreux partenariats conclus

Des entrepreneurs malgaches et africains ont partagé leurs expériences durant ce Forum.

La 11e édition du Forum du secteur privé africain, organisée par la Commission de l’Union Africaine avec l’Etat, pendant trois jours, au Centre de Conférences International à Ivato, a pris fin hier.

Des échanges d’expériences ont eu lieu entre les opérateurs malgaches et les opérateurs africains, dans le cadre de cet événement. A titre d’illustration, les meilleures pratiques de certains pays africains qui ont réussi à transformer leurs économies tout en luttant contre la corruption y ont été présentées. Cinq entreprises dont une entreprise malgache, trois autres chinoises et une société mauricienne, y ont également participé pour raconter leurs « success stories ». Mais ce n’est pas tout ! « De nombreux partenariats ont été conclus entre des entreprises malgaches et africains, à l’issue des rencontres B to B organisées durant ce Forum du secteur privé africain », a expliqué le Pr Victor Harison, Commissaire aux Affaires Economiques de la Commission de l’Union africaine à la presse hier.

Frein et blocage. « Ces partenariats sont entre autres, axés sur la recherche des débouchés des produits d’origine malgache sur les marchés des pays africains concernés », a-t-il enchaîné. Notons que des entreprises membres du FIVMPAMA (Groupement du Patronat Malagasy) exportent déjà en Afrique des engrais biologiques et des huiles essentielles. Cependant, « le coût élevé de  l’énergie et la volonté des opérateurs malgaches à saisir des opportunités face à l’entrée en vigueur de la Zone de Libre Echange Continentale (ZLEC) par le biais de ses avantages comparatifs, constituent un frein ne leur permettant pas d’attaquer le marché africain. Si Madagascar ne transforme pas son système productif pour pouvoir exporter davantage, le pays devient preneur de tous les produits africains, et ce, au détriment de son économie », a-t-il souligné. De son côté, le Président du FIVMPAMA, Andrianavalomanana Razafiarison, a également évoqué que le manque de compétences des techniciens spécialisés dont des ingénieurs et des agronomes, constitue un autre blocage pour le développement du secteur privé malgache.

Projets viables. Par ailleurs, des institutions financières comme Standard Bank de l’Afrique du Sud, Trade Development Bank of COMESA et la BADEA (Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique, sont prêtes à financer des projets porteurs, lors de ce 11e Forum du secteur privé africain. A part cela, le Pr Victor Harison, a déclaré que 80 jeunes dont une vingtaine de Malgaches ont été formés en entrepreneuriat en vue de les soutenir à monter leurs propres projets. « L’accès au financement n’est plus un problème. Mais il faut que les promoteurs réalisent une étude de marché tout en identifiant leurs concurrents, afin que leurs projets soient viables », a-t-il conclu.

Navalona R.

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Baie d’Ambodivahibe : Une centrale solaire pour accompagner les activités des pêcheurs

La centrale solaire alimente la chambre froide et fournit en électricité 65 habitations.

Les activités de pêche, principalement la pêche aux poulpes  des communautés des environs de la Baie d’Ambodivahibe, ont connu un essor exponentiel lorsque les pêcheurs ont commencé à adopter les méthodes de pêche durable respectant les périodes de fermeture de la pêche. Soutenues par Conservation International, ces communautés viennent de bénéficier d’un projet d’électrification, permettant d’améliorer les capacités de conservation et de stockage des produits de pêche et améliorer ainsi leurs prix et par ricochet, améliorer les revenus des communautés de pêcheurs.

 Et la lumière fut. Pour les communautés d’Ampondrahazo et d’Ambavarano, faisant partie des populations des environs de la Baie d’Ambodivahibe, dans le Nord de Madagascar, l’électrification devient une réalité avec la remise officielle, hier, d’une  centrale solaire par Conservation International, au profit des communautés de ces villages dans l’aire marine protégée d’Ambodivahibe.

Car l’électricité qui arrive dans les habitations n’est qu’un avantage de plus pour ces communautés. La centrale solaire qui produit l’électricité est avant tout un moyen permettant de développer les activités de pêche durable dans cette localité, et d’améliorer le niveau de vie des communautés, tout en préservant les ressources marines. En effet, les activités de pêche – principalement la pêche aux poulpes – de ces communautés ont connu une évolution spectaculaire. En quelques années, leur niveau de vie a radicalement changé, après avoir adopté les principes de régulation des périodes de pêche, permettant ainsi  aux ressources marines de se régénérer.Les effets n’ont pas tardé à se refléter sur les productions de poulpes : de 670 kilos, il y a encore quelques années,  les premières prises au premier jour de l’ouverture de la campagne de pêche, sont passées à 8 tonnes. Ces bonnes pratiques adoptées par les communautés de pêcheurs ont, toutefois, été quelque peu victimes de leur succès. Les productions, devenues fort abondantes, nécessitent dorénavant la mise en place d’infrastructures de conservation. Raison pour laquelle Conservation International – qui intervient dans cette zone depuis plus de 10 ans – a accepté de financer et de mettre en place, à la demande des communautés, une chambre froide (et une machine à glace) fonctionnant à l’énergie solaire. Remises officiellement, hier, aux communautés de pêcheurs, ces nouvelles infrastructures d’une valeur de 240 millions d’ariary, permettent d’améliorer à la fois la qualité des produits de pêche et leurs prix, si auparavant, les pêcheurs sont contraints de revendre leurs productions au jour le jour, faute de moyens de conservation et de stockage. Par la même occasion, 65 habitations ont accès à l’électricité domestique et ce, 24h/24.

Dix fois plus. « Avant, nos poulpes sont vendues à 6.00 ariary le kilo. Maintenant, on peut les vendre à un prix dix fois plus élevé : 6.000 ariary,  parce que nous ne sommes plus obligés de les écouler sitôt revenus de nos sorties en mer »,se réjouit Jaoravo, président de la plateforme MITAFA, regroupant des associations de pêcheurs de la localité. Et d’ajouter : « avec les régulations des périodes de pêche, la production a fortement augmenté. Chaque pêcheur revient avec au moins 40kg, voire 100kg le jour de l’ouverture de la campagne de pêche, si auparavant, dans les années 2000, certains rentraient avec seulement 5kg au maximum ». Cette évolution n’a pas tardé à avoir des impacts positifs sur la vie des communautés. « Nous avons largement de quoi envoyer nos enfants à l’école, les familles mangent à leur faim, et peuvent acquérir des biens qu’ils n’auraient jamais eu accès avant », affirme toujours Jaoravo, pas peu fier de la transformation dont il est témoin au sein de sa communauté.

Outre la centrale solaire les et la chambre froide, les communautés d’Ampondrahazo et d’Ambavarano ont également reçu d’autres dons, en soutien à leurs activités. Le plus important est, certainement l’embarcation dotée de deux moteurs hors bords de 15 et 30 chevaux, fournie par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) et destinée à la surveillance de la zone de pêche des communautés et lutter contre le pillage des ressources. Les associations féminines, dont celle des femmes pêcheurs, elles aussi fortement actives, ont reçu des soutiens matériels destinés au développement de leurs activités écotouristiques.  Faut-il rappeler que la superficie de  l’Aire marine protégée d’Ambodivahibe est de 39.794ha.

Hanitra R.

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Municipales à Tana : Ravalomanana et Rajoelina sur le terrain de campagne

A l’époque où Marc Ravalomanana était président de la République et Andry Rajoelina maire d’Antananarivo.

On assiste actuellement au troisième duel électoral à distance entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina.

La commission électorale nationale indépendante interdit sur les affiches d’un candidat toute photo autre que celle du candidat. Ce qui n’empêche pas des chefs politiques de prêter mains fortes aux candidats de leurs partis politiques. C’est le cas notamment pour le TIM et l’IRK. En effet, on constate durant les quatre jours de campagne qui se sont écoulés que le président national du TIM Marc Ravalomanana et le président de la République Andry Rajoelina occupent le terrain de campagne dans la Capitale. Mais, les formes sont différentes. Si le statut de Marc Ravalomanana lui permet de s’afficher à côté du candidat de son parti Rina Randriamasinoro, celui d’Andry Rajoelina l’interdit de faire de même avec le poulain de l’IRK Naina Andriatsitohaina. Là où il passe, le tandem « Dada-Rina » n’hésite pas à défendre sa cause auprès des électeurs d’Antananarivo. Aucune disposition légale n’empêche d’ailleurs le président national du TIM d’appeler directement les électeurs à voter pour Rina Randriamasinoro. Quant au président de la République Andry Rajoelina, il était descendu ces derniers jours dans des EPP des bas -quartiers pour distribuer des kits scolaires et des « Rakibolana » aux élèves démunis de la Capitale. Ne pouvant pas emmener avec lui Naina Andriatsitohaina, force est de reconnaître qu’Andry Rajoelina veut faire jouer ses actions et l’autorité de l’Etat en faveur du candidat de l’IRK.

Nouveau duel électoral à distance. Pour bon nombre d’observateurs, les Municipales d’Antananarivo s’apparentent à un nouveau duel électoral à distance entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana. Ce duel électoral à distance avait eu lieu pour la première fois en 2007 lorsqu’Andry Rajoelina s’est présenté à l’élection du maire d’Antananarivo. Marc Ravalomanana était président de la République à l’époque. Après ce premier duel électoral à distance, les deux personnalités se sont directement affrontées au second tour des présidentielles de 2018. Un deuxième duel électoral à distance entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina a eu lieu lors des Législatives du 27 mai 2019. Et on assistera au troisième le 27 novembre prochain. Les deux personnalités politiques connaissent la bataille électorale à laquelle ils se livrent actuellement. Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina étaient déjà élus maires de la Capitale, le premier en 2001 et le second en 2007. Les Municipales d’Antananarivo du 27 novembre prochain peuvent être considérées comme un nouveau test de popularité pour les deux personnages politiques qui continuent de dominer l’échiquier politique à Madagascar. En tout cas, la campagne électorale pour les deux scrutins du 27 novembre est à son cinquième jour aujourd’hui. L’ambiance reste généralement calme. L’indifférence de la population risque d’avoir d’impact négatif sur le taux de participation. Les partisans des candidats se livrent pourtant à des escalades verbales dans les réseaux sociaux. A Tana, la journée d’hier a été marquée par la tenue du « Donakafon’Analakely », un débat public organisé par et à l’attention des employés de la commune urbaine d’Antananarivo. Les cinq candidats ont tous répondu à l’invitation.

Eugène
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Sambava : Rongony 227 kilao ihany koa sarona, efa-dahy nosamborina

Tsy any amin’iny tapany Atsimon’ny Nosy iny ihany akory no mirongatra ity fiparitahan’ny zava-mahadomelina ity fa na any amin’ny tapany Avaratra ihany koa aza. Ny alakamisy lasa teo tokoa mantsy dia rongony nafatratra tao anaty gony miisa 14 indray no saron’ny zandary tao Antsahalalina, kaominina Ambohimalaza, distrika Sambava. Mitontaly eo amin’ny 277 kilao teo ho eo ny lanjan’ireto zava-mahadomelina ireto rehefa nolanjaina. Niaraka tamin’ireto rongony ireto moa dia nisy olona efatra, izay mpilanja azy ireo ihany koa no nosamborina sy nanaovana fanadihadiana. Fantatra anefa nahatratra teo amin’ny valo lahy teo izy ireo nilanja ireto gony feno rongony ireto saingy tafaporitsaka ireo sasany.

« Fanaraha-maso nataon’ny zandary avy ao amin’ny État-major Groupement SAVA izay nanao « barrage routier » ka nahazo fanomezam-baovao avy tamina olona tsara sitra-po anelanelan’ny CR Morafeno sy Ambohimalaza no nahazoana ny vokatra », hoy ny fampitam-baovao azo avy amin’ny zandary. Tamin’ny famotorana nataon’ireto olona nitondra ireto rongony dia fantatra fa avy any amin’iny faritra Diana iny ireto « entana », ka nokasaina haparitaka sy hamidy any amin’iny distrikan’Antalaha iny. Tsy mijanona hatreto ny famotorana mahakasika ity raharaha bizina rongony ity fa mbola mitohy hatrany ny ezaka. « Manentana hatrany ny vahoaka ny zandarimaria mba tsy hisalasala hanome vaovao fa izany no ahafahana miady amin’ny zava-mahadomelina sy mametraka fandriam-pahalemana maharitra ».

m.L

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UbuntuNet-Connect 2019 : La technologie numérique à l’honneur

« Faciliter la collaboration en matière de recherche et d’éducation dans l’espace numérique ». Tel est le thème de la 12e conférence annuelle d’UbuntuNet-Connect 2019 qui s’est tenue au Carlton du 31 octobre au 1er novembre dernier. L’UbuntuNet-Connect est le réseau régional de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur de l’Afrique orientale et australe. La conférence Ubuntunet-Connect est une réunion importante, en particulier pour les réseaux nationaux de la recherche et de l’enseignement (NREN). La conférence a été accueillie par RENALA (Research and Education Network for Academic and Learning Activities), le NREN de Madagascar.

Cette série de conférences revêt une importance particulière dans le domaine de la technologie numérique dans la mesure où elle réunit des chercheurs, des universitaires, des spécialistes en TIC, des décideurs politiques, des fournisseurs d’infrastructures et autres. Ce rassemblement représente l’occasion d’effectuer des présentations, de partager des idées et de corréler des approches permettant de tirer parti des TIC dans le but d’améliorer la qualité de l’enseignement, de l’apprentissage et de la recherche dans les institutions africaines de recherche et d’enseignement.

La mission des NREN en Afrique se limitait à la fourniture d’une bande passante Internet haut débit dédiée et à prix abordables aux institutions membres. Désormais, les NREN s’orientent vers la pleine utilisation de la connectivité et de l’infrastructure en fournissant des services numériques mutualisés facilitant la collaboration en matière de recherche et d’enseignement. Les NREN ont présenté les résultats et l’impact de leurs réseaux de recherche et d’enseignement. Ceci, en montrant comment les réseaux et les services ont permis à leurs institutions membres de collaborer numériquement avec leurs homologues à l’intérieur et à l’extérieur de leurs zones géographiques. En somme, le thème d’UbuntuNet-Connect 2019 appelait les utilisateurs des réseaux des NREN (universitaires, chercheurs et étudiants) à présenter des projets communs et collaboratifs ainsi que des initiatives prises à distance par des institutions ou des individus via un réseau de recherche et d’enseignement.

R.Edmond

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Rugby – Victoire des Springboks : « L’honneur de toute l’Afrique était sauvé », dit Marcel Rakoto...

Le président du Malagasy Rugby, Marcel Rakotomalala est de retour au pays. Il vient d’assister à l’Assemblée générale du World Rugby, lors de la finale de la Coupe du Monde au Japon, la semaine dernière. Plusieurs points ont été discutés et le plus important était centré sur la subvention de la compétition et du développement du rugby en Afrique, selon ses explications hier à Ankorondrano, lors d’une conférence de presse. « Et à compter de cette saison sportive, tous les matches qui vont se dérouler dans la Grande Ile devraient avoir une autorisation auprès du Malagasy rugby. L’assistance aussi a parlé des plaquages dangereuses, qui étaient trop fréquentes sur le terrain ces derniers temps, provoquant des blessures des joueurs et parfois des blessures mortels. En effet, des décisions relatives à ces problèmes ont été prises. Si un joueur est blessé, il devrait avoir un certificat médical justifiant son aptitude auprès d’un médecin avant de pouvoir continuer le match», a-t-il fait savoir.Ainsi, la finale opposant l’Afrique du Sud à l’Angleterre avait inspiré le président. « C’est l’honneur de toute l’Afrique qui était sauvé, grâce à cette troisième victoire de l’Afrique du Sud. Cependant, les Springboks ont remporté définitivement la Coupe. La finale avait attiré des foules, plus que la finale de la coupe du Monde de football » a-t-il dit. Puisque Madagascar est déjà à la troisième place sur le continent africain, on a une chance de participer à la coupe du Monde. « Mais d’abord, les Malgaches devraient revenir à la solidarité et au fihavanana, la base du développement durable », a-t-il ajouté. La prochaine Assemblée extraordinaire du World Rugby est prévue en mai 2020.

Sur un même sujet, la France arbitrera la Coupe du Monde en 2023. Avec ses expériences en relation internationale, Marcel Rakotomalala avait déjà discuté avec le président de la Fédération française du rugby. Une convention de collaboration sera signée entre les deux fédérations. D’ailleurs, des projets sont déjà en vue, comme un stage de performance pour les Makis dames en France, qui va durer 7 semaines et 10 jours, avant leur match de repêchage aux Jeux Olympiques au Japon en 2020. Des techniciens français seront à la rescousse des Makis au centre de formation à Andohatapenaka. Ainsi, l’équipe malgache aura la possibilité d’aller en France pour une compétition ou formation. En marge de la coupe d’Afrique à VII, le Malagasy Rugby se concentre actuellement sur le match éliminatoire avant la poule, opposant les XV  Makis aux Nigérians le 1er décembre à Mahamasina.

Manjato Razafy

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Conseil de gouvernement : Prime pour les OPJ

Le Conseil de gouvernement du 6 novembre dernier a adopté au titre du Secrétariat d’Etat auprès du ministère de la Défense Nationale chargé de la gendarmerie, un décret portant octroi des primes spéciales pour les fonctionnaires, officier et agent de police judiciaire. Pour ce qui est des communications, au titre du ministère des Affaires Etrangères, accord pour l’abrogation de l’arrêté n°002/2019-AE du 3 janvier 2019 fixant les conditions et modalités de délivrance des visas spéciaux (diplomatique et de courtoisie).

Recueillis par Dominique R.

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Campagne électorale : Un partisan du TIM agressé à Ivato

« Hary Kely » sur son lit d’hôpital à Ampefiloha.

La campagne électorale a dégénéré avant-hier dans la commune rurale d’Ivato. En effet, « Hary Kely », un partisan du candidat du TIM Penjy Randrianarisoa, a été gravement tabassé par trois hommes, alors qu’il venait de placarder ses affiches de propagande. L’ayant intercepté dans la rue, les malfaiteurs ont en même temps déchiré les affiches qui se trouvaient encore entre les mains de la victime. Le bras droit de « Hary Kely » a été grièvement fracturé. Il a été immédiatement admis à l’hôpital HJRA à Ampefiloha. Face au drame que vient de subir son partisan, le candidat Penjy Randrianarisoa demande à la CENI de prendre ses responsabilités. Il a en même temps interpellé ses adversaires et a appelé ces derniers à ne pas recourir à la violence. « C’est avec vos programmes que vous devez convaincre les électeurs et non avec la force. », a affirmé Penjy Randrianarisoa.

Recueillis par R. Eugène

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Afrobasket 3 x3 : Madagascar qualifié pour les quarts

Ils terminent premiers de leur poule. Les Elly, Arnold, Fabrice et John ont réussi un parcours sans faute hier lors de la journée éliminatoire de la 3e édition du Championnat d’Afrique 3 x 3. Opposés aux Burundais, les Malgaches étaient en promenade de santé où ils ont vite bouclé la partie à 21 à 7. Pour leur dernier match de poule, Elly et consorts se sont imposés sur le fil par 19 à 18 au terme d’une rencontre âprement disputée et serrée. Madagascar se qualifie ainsi pour les quarts de finale de la compétition prévus pour demain au Lugogo Hockey Ground de Kampala, Ouganda.

T.H

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Haltérophilie – Championnat d’Afrique zone 3 : Madagascar décroche sept médailles d’or

Les haltérophiles malgaches règnent en maître à Ankorondrano en raflant tout sur leur passage.

Razzia. C’est ce qu’on peut qualifier de la récolte des Malgaches au Championnat d’Afrique zone 3 disputé actuellement au Gymnase d’Ankorondrano. 7 médailles d’or ont été remportées par les haltérophiles malgaches lors de la première journée de compétition. Sept pays sont représentés à savoir Maurice, Cameroun, Lesotho, Botswana, Afrique du Sud, Comores et Madagascar, hôte.

Au firmament. Fidèle à sa réputation, Rosina Randafiarison a une fois de plus fait parler d’elle sur le plateau. Engagée chez les 45 kg, Rosina remporte la médaille d’or au total olympique avec 156 kg. Elle vient d’améliorer son propre record d’Afrique à l’arraché en passant de 70 kg à 71 kg. A l’épaulé-jeté, elle a réalisé une levée à 85 kg. Pour cette joute continentale, la confédération africaine d’haltérophilie a décidé de n’accorder qu’une médaille d’or pour le total olympique. Ny Hasina Sabrina chez les 49 kg avec 68 kg à l’arraché, 85 à l’épaulé-jeté pour un total olympique de 140 kg et Sarah Angeline dans la catégorie de 59 kg avec 70 kg à l’arraché, 80 kg à l’épaulé-jeté et un total olympique de 150 kg ont offert deux autres médailles à la Grande-Ile. Seule Sarika Bakoliharison a raté l’or chez les dames chez les 55 kg avec un total olympique de 155 kg contre 176 kg pour la Mauricienne d’origine malgache, Hanitra Ranaivoarisoa en soulevant la barre à 176 kg au total olympique. Lors de la cérémonie d’ouverture de l’évènement, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Tinoka Roberto a rappelé que l’organisation de ce championnat par Madagascar est un signe de reconnaissance et une récompense pour les efforts méritoires de la fédération de la part de la confédération. Et de continuer « Je félicite la fédération qui a su transformer l’haltérophilie,  une discipline presque inconnue en une étoile qui brille au firmament sur la scène régionale, continentale et je suis certain au niveau mondial ».

Réelle chance. Dans les hostilités masculines, Madagascar a réalisé le hold-up parfait. Les quatre haltérophiles qui sont montés sur le plateau hier soir ont été médaillés d’or. Ce n’était qu’une simple formalité pour les Eric Andriantsitohaina (61 kg), Tojo Andriantsitohaina (67g), Tiana Michel (73 kg) et Jean Louis Ricardo (55 kg). Si la médaille d’or revenait à Tiana Michel en 73 kg, Ravo Cadeau a pris la médaille d’argent. « Avec l’absence des Egyptiens sanctionnés pour cause de dopage, nous aurons une forte chance de qualifier plusieurs haltérophiles pour les Jeux Olympiques de Tokyo dont cette compétition à domicile fait partie des étapes qualificatives » a souligné le président de la fédération malgache d’haltérophilie, Harinelina Randriamanarivo. Six autres haltérophiles entreront en lice ce jour avec une réelle chance de médaille.

T.H

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Flore séculaire : Antsapia, la pharmacie à ciel ouvert de Merimanjaka

: La forêt « primaire » d’Antsapia selon les natifs de Merimanjaka.

Située dans la partie Est de Merimanjaka, la forêt protégée d’Antsapia est la pharmacie de la région, surtout dans le versant oriental du Fanongoavana. « Il est possible d’en faire un parcours touristique », reconnaît Fréderic Randrianjafy. Au bout des allées entre les monts et les bois se trouve un endroit sacré, le tombeau d’Andrianefitany. « Lors des fêtes liées au calendrier lunaire, des demandeurs de bénédiction viennent ici. Il arrive qu’ils font la veillée festive ici, le tsimandrimandry », ajoute le natif d’Amoronkay, également spécialiste des plantes médicinales qu’il conserve jalousement dans un cahier.

.« Même moi, il ne me donne pas le droit de fouiller dans son cahier », ironise son fils . Quand on lui pose la question, quand il va léguer tout ce savoir et à qui, Fréderic Randrianjafy répond d’un ton solennel. « Je suis encore en train d’y réfléchir ».

Maminirina Rado

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Zandarimariam-pirenena : Notsirihana ara-teknika avokoa ireo fiara ampiasain’izy ireo

Nentina natao fitsirihana ara-teknika avoka ireo fiara ampiasain’ny eo anivon’ny zandamariam-pirenena, nanomboka omaly tetsy amin’ny ivon-toerana fitsaràna fiarakodia tetsy By-pass Alasora. Araka ny voalazan’ny  didim-panjakana (décret) laharana faha 71-138 ny 23 marsa 1971, andininy R.124 andalana faha-5 sy ao amin’ny andininy R.260 fizarana (paragraphe) faha-3 izay  nohamafisin’ny filankevitry ny Governemanta ny Alarobia 18 septambra 2019 teo fa tsy maintsy entina atao fitsirahana ara-teknika avokoa ny fiarakodiam-panjakana rehetra (véhicules administratifs). Nanao ny anjara tandrify azy ny teo anivon’ny zandarimariam-pirenena. Fanombohana ihany izao fa araka ny baiko dia tsy maintsy hovitaina fitsirihana ara-teknika avokoa ireo fiara rehetra ampiasain’ny zandarimariam-pirenena manerana ny Nosy.

Izao no natao dia mba ho fisorohana ireo loza mety hiseho, indrindra fa hialana amin’ny tsy fahatomombanana ara teknika mandritra ny fampiasana ireo fiaram-panjakana. Mbola manentana hatrany ny eo anivon’ny foibe fitsaràna fiarakodia hoan’ireo tompon’andraikim-panjakana mba hanao fitsirihana ara-teknika ireo fiaram-panjakana ampiasainy fa tsy an-doavam-bola ny fanaovana izany ary indray mandeha isan-taona ihany.

nangonin’i m.L

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Ambohidratrimo : Trano telo indray voatafika

Nasesin’ireo jiolahy ny tokantrano telo tetsy Ambohitsaratelo, tao amin’ny tanàna antsoina hoe Fiadanana. Manodidina ny tamin’ny 12 ora sy sasany alina no tonga ny valo lahy izay mitazona basim-borona roa sy antsy. Mitovy avokoa ny nanatontosan’ireo ny fanafihana : novakiana ny varavarana dia niditra an-keriny tao an-trano. Rehefa tafiditra dia nambanana basy ny olona ary norahonana ho faty raha vao manohitra. Sady maro ireo jiolahy no mbola mitazona fitaovam-piadiana koa. Tsy nisy azo natao araka izany ankoatra ny nanaraka ny baikon’ireo. Nitaky vola ireo ary dia navoaka izay nisy. Tao amin’ny tokantrano voalohany izay trano fonenana tsotra dia lasa ny vola izay mitentina 300.000ariary sy ny kojakoja izay nanintona ny mason’ireo olon-dratsy ka mora nobataina. Torak’izany koa ny tao amin’ny tokantrano faharoa fa kosa nitentina 1,3 tapitrisa ariary ny vola lasa. Io dia sady trano fonenana no toeram-pivarotana enta-madinika. Tao amin’ny fahatelo indray izay tsy nisy nalain’ireo jiolahy ankoatra ny piesin’ny bisikileta iray. Nitsoaka nilamina tao anatin’ny haizina ny mpanafika ary tsy nisy sahy nanaraka noho ny tahotra sao ho voatifitra. Horohoro toa izany hatrany no iainan’ny olona any amin’ny tanàna izay misintaka kely an’andrenivohitra. Toa izany koa ny etsy Ambalavao sy Ambohijanaka, etsy Antsimondrano. Amin’ny dimy ora hariva dia efa mihidy an-trano ny olona noho ny tahotra ny asan-jiolahy. Misy akony amin’ny asa fitadiavan’ny olona izany satria lasa mihena koa izany ny fotoana tokony hitadiavam-bola. Midika hatrany izany rehetra izany fa mbola tokony hamafisina ny fanapariahana ny biraon’ny mpitandro ny filaminana ary toraka izany koa, omena lanja ny andrimasom-pokonolona. Mora loatra amin’ny jiolahy ny manafika ary porofon’izany, trano telo ao anatin’ny tanàna iray no indray asesiny ao anatin’ny alina iray.

D.R

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Migration v : Un vent séculaire d’Afrique souffle sur Amoronkay

Le centre de Merimanjaka, situé à l’Est de l’aire géographique et historique d’Amoronkay.

La présence bantoue dans le centre de Madagascar serait le fait d’un refus d’une l’islamisation imposée. Difficile à accepter, mais l’Afrique coule dans les veines de l’Amoronkay.

« J’ai vingt-six pour cent de gènes bantous », fait savoir Michaël Randriamaniraka, spécialiste de l’Amoronkay, ayant déjà effectué des recherches sur cette aire géographique et historique depuis 2007. Si les explications les plus avancées parlent du commerce des esclaves, il est assez difficile de supposer que la traite africaine était destinée à un marché peu rentable comme Madagascar.

Un autre postulat met plutôt en lumière la présence des gènes bantous dans les descendants d’Amoronkay, il est encore impossible de parler de généralisation, à cause des premières migrations. Que Roger Blench a souligné dans « Bananas and Plantains in Africa : Re-interpreting the linguistic evidence » – 2009, les austronésiens sont arrivés en Afrique vers –500 avant J.C. Des études génétiques sur les bananes, apparemment introduits par les indiens, sont finalement reconnus comme d’origine austronésienne.

Vers le cinquième siècle, l’expansion islamique touche l’Est africain. « Les austronésiens et les bantous étaient installés le long de la côte Est africaine, notamment au Mozambique. Quand la civilisation arabe, sous le sceau de l’islamisation s’y est développée, les Bakongo se sont déplacés vers le centre du continent tandis que les Austronésiens se sont dirigés vers Madagascar, dans les terres centrales. Sûrement, les descendants des deux peuples se sont mariés. Voilà pourquoi il y a présence africaine dans nos gènes », développe Michaël Randriamaniraka.

Quelque part, « c’est la raison pour laquelle le protestantisme est adopté comme religion d’Etat dans le Centre de la Grande île. Il suffit de voir les collines et les monts à travers l’Imerina. Il est plus facile de voir une église chrétienne y trôner qu’une mosquée », ajoute-t-il.

La présence bantoue en terre centrale, dans une aire où l’influence culturelle et sociale de l’Asie de l’Est est solide, relate ce qui prévaut dans tout Madagascar. Les dernières recherches génétiques affirment que tous les Malgaches, sans exception, possèdent deux fonds de base, africain et asiatique. Auxquels s’agrippent des gènes européens, arabes… C’est le taux de répartition qui différencie chaque région.

Dans son mémoire, « Étude exploratoire sur les origines du peuplement de l’île de Madagascar : Une approche de craniométrie comparative appliquée sur des populations modernes », présenté à l’Université de Montréal, Caroline Deswarte affirme que « l’origine double (Afrique/Asie) semblerait plus égale pour les hommes que pour les femmes (où l’Asie semble prédominée ) ceci pourrait s’expliquer par de nombreux facteurs culturels et démographiques (par ex: composition des vagues migratoires, grande mobilité des hommes),mais difficiles à identifier précisément ».

« Ici, à Amoronkay, le respect de la religion traditionnelle reste encore vivace », révèle le spécialiste de la région. Entre le maintien d’un patrimoine ancestral et outil politique contre l’islamisation et la christianisation, la croyance malgache est devenue également une revendication identitaire.

Maminirina Rado

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Jean Félicien Ratefy. Nindramiko hametrahana hafatra am-pitiavana

Jean Félicien Ratefy

Asa aloha ny fijerinareo mpamaky hajaina fa dia mbola tsy nigadona akory ity volana Novembra 2019 ity dia rahona mainty ny nandrakotra ny tontolon'ny kolontsaina malagasy. Satria tokoa mantsy rehefa nandao an-tsika i Fafah Mahaleo, ny 20 Oktobra, dia nanara-dia azy i Dadah, ny 03 Novambra. Enjana tokoa izany lahatra izany ka nalehoko, androany sabotsy 09 Novambra 2019, nametraka hafatra am-pitiavana amin'ny alalànan'ny fahatsiarovana ny namana iray nahavita be teo amin'ny andro fahavelomany. Araho tsara ny tantara, hoy Dama Mahaleo izay.

Ny Talata 1 Novambra 2017 dia nodimandry ny namana sy zoky mpanao gazety Jean Félicien Ratefy, rehefa nivahiny 73 taona teto amin’ity tany fandalovana ity. Ny nofony dia nentina tao amin'ny EKAR Antanimena ny Zoma 03 Novambra 2017, nisaorana An'Andriamanitra, nialoha ny nitondrana azy ao amin'ny fasan-drazany ao Merimandroso-Ivato...

Ity ny Tantarany nalaina ta amin’ny bokikelin'ny CJD (“Club des Journalistes Doyens”): “Fantaro ireo Mpanao Gazety Zokiolona”.

Teraka ny taona 1944 tany Manjakandriana I Jean Félicien Ratefy.

Nahatontosa ny sampan’asa rehetra ao amin’ny Radio sy Télévision Malagasy.

1964: Nanao concours hidirana ho technicien tao amin’ny RNM Anosy

1968: Niaraka tamin’ireo mpanorina ny Televizion malagasy voalohany teny Antaninarenina. Ankoatry ny maha-mpandray feo (soundman) dia cameraman malagasy voahohany nampian’ireo frantsay koa izy. Nanao sary hoso-doko hatao fond de cadre raha hiseho télé ny speakrine. Nanao fandaharana reportage koa izy, AINA VAO momba ny asa nataon’ny mpianatra St Joseph Mahamasina nankany Ambatomanoina, niasa niaraka tamin’ny tantsaha sy ny 107è Compagnie Service Civique. Izy no nitarika ny Chorale AKON’I IARIVO avy tao Antanimena tamin’ny fandaharana Krismasy voalohany 1968 atao hoe FARIBOLAN’NY ANKIZY, ary mpianany vitsivitsy milalao piano.

1974: Affecté tao amin’ny Discothèque RNM tao Anosy izy.

1975: Nangataka hiasa any Mahajanga izy ka dia niofana ho chef de Centre teny amin’ny Emetteurs teny Fenoarivo. Nandritra ny folo taona niandrasany teny dia nandray anjara tamin’ny fanorenana centre émetteurs maro amin’ny faritany izy.

1985: Niverina tao Anosy izy nanao animateur d’antenne sy producteur ka nanatontosa fandaharana efatra isan-kerinandro amin’ny teny malagasy sy teny frantsay: famakafakana momban’ny mozika musicologie tao amin’ny chaîne 1, SEHATRA sociomusicologie fihaonana, MIKALOA RY TANIKO grapho ethno musicologie ny karazan-kira iarahana amin’ny mpanakanto, tao amin’ny chaîne 2, CHANTE MA VALIHA, ary KALEIDOSCOPE ny vaovao ara-kolontsaina.

1991: Grève National. Nanangana ny SAARM, Syndicat Autonome des Agents de Radio de Madagascar izy, nifampirahahara tamin’ny Praiminisitra Guy Willy RAZANAMASY ary namerina ny mpiasa sy ny RNM tao Anosy rehefa noroahan’ny MMSM ho eny an-dalambe ny mpiasa.

1993: Nangataka hiasa ao amin’ny sampana "Journal parlé" izy, ary dia tsy navela hanao izany tao amin’ny CH 1, amin’ny teny Malagasy, fa ny CH frantsay ihany.

Septembra 2003: Natao Talen'ny RNM izy raha mba hikasa hamita 40 ans tamin’izany asany izany.

Eo amin’ny sehatry ny Mozika.

1953:Nanomboka ho mpitendry orgue niaraka tamindrainy tao Antanimena ST Fr. Xavier.

1954: Nianatra tao amin’ny Ecole Provinciale de Musique de Tananarive.

1959: Nanorina ny Chorale AKON’NY IARIVO niaraka amin’ny mpiray tampo aminy.

1964: nanomboka ny fiainana professionnelle eo amin’ny radio sy ny fampianarana mozika.

1974: mpampianatra tao amin'ny CNEM ("Centre National d’Éducation Musicale").

1978: Nanangana ny sekoly CMR na Cours de Musique Ratefy ao Ankadifotsy hatramin'izao, izay nanandrana ny fifaninanana tany amin’ny CONCOURS PANAFRICAIN 95 de musique tao Afrique du Sud, nanomboka ihany koa tany amin’ny CNR de La Réunion ny Concours PIAN’AUSTRAL 98 izay nitohy isan-taona.

1999: Nanangana ny CONCOURS de LA VILLE DES MILLES, niaraka tamin’ny CUA. Tao Ambohitsorohitra ny andininy voalohany no notontosaina tamin'io taona io. avy eo dia natsangany ny fikambanan’ny API, “Les Amis du Piano” niaraka tamin'i Mireille Mialy Rakotomalala, mpitendry piano fanta-daza maneran-tany, mikaroka momba ny mozika ary ministry ny Kolontsaina sy ny Serasera teo aloha.

2002: Consultant nalefan’ny ministera hanampy ny mpianatra any Seychelles hiatrika ny fanadinana ABRSM na Associated Board of the Royal Schools of Music. Izay efa tafajoro ihany koa eto amintsika eritaona taty aoriana ka misy ny taranja Solfège ary ny pratique.Tsy fifaninanana akory io fa dingana hitsapana ny fahaizana aorian'ny fianarana mozika nianarana ("examen")

2003: Fiofanana tany amin’ny ACADEMIE INTERNATIONAL D’ETE DE NICE.

Eo amin’ny lafiny Sosialy: vao tafiditra erin-taona tao amin’ny RNM dia nanorina ny AMTRAM, Amicale des Techniciens de Radio de Madagascar.

1970: Nanorina ny KAM, Koperativan’ny Artiste Malagasy.

1990: Namorona ny SYMPROMU, Syndicat des Professeurs de Musique.

1991: SAARM, Syndicat Autonome des Agents de Radio de Madagascar. Solontenan’ny FFS, Fiaraha-miasan’ny Foibe Sendikaly tao amin’ny Departemanta Politikan’ny Hery Velona Rasalama. Sekretera Jeneralin’ny Syndicat FMM Antananarivo…

Momban’ny fiofanana:

1987: momba ny COOPEC, Coopérative d’Epargne et de Crédit, nataon’ny Coopération Afro-Américain du travail, tany Maurice.

1989: formation au sein des organisations Syndicales sur le BIT et l'OIT, tany Guinée Konakry.

1992: momban’ny CEE/ACP –PAS tany amin’ny CGT/FO tany Frantsa.

Inona moa no antony nanoratako ity lahatsoratra ity? Vao tamin'ny alakamisy 06 Novambra aho no nandeha nandevina an'i Dadah Mahaleo rehefa avy nandevina an'i Fafah teny Rangaina Ilafy, ny 23 Okotobra. Tany an-dalàna teny amin'iny RN7 iny (satria niala maraim-be teto Antananarivo) no reko fa io 06 Novambra 2019 io dia lasa ihany koa i Andriamilisoananahary Jacques Florian na Jacques Nanahary, sisa tavela tamin'ny mpikambana tao anatin'ny tarika “Les Nanahary”, ary nalevina tamin'ny fotoana nandevenanay an'i Dadah tany Betafo. 01 Novambra : nandalo ny fetin'ny Masina rehetra (Toussaint); ny 02 Novambra niserana ny fetin'ny maty rehetra (“Fête des défunts”). Havako daholo ireo toa maha havako ireo artista, mpanao zava-kanto sy mpanao malagasy rehetra eto Madagasikara. Toa maha havako anareo rehetra mpamaky ity gazety ity, ankoatra ny tena havako tamin'ny razambe nipoirana. Eny, havako daholo rehefa Malagasy e! Na dia i Fleury Rakotomalala, vazaha taratasy monina ao Frantsa nitsaoka trosa, mirediredy andro aman'alina manary tena aza... Izao no teny hita tao amin'ny fereparan'i Jean Félicien Ratefy, mpanao gazety nampiana-tena tokony halainareo tanora malagasy tahaka:

Mba tsofy rano tsara e 'ty mpivahiny ity e! Fa lavitra ny làlana ka mila tso-drano aho, hanambina ny diako”.

Betafo, 06 Novambra 2019, teny amin'ny fasan-drasan-dry Nono sy Dadah tao amin'ny tarika Mahaleo

Tany fandalovana ihany ity tany ity fa maro no manadino izany rehefa “metimety” ny fiainany. Fa na ela na ho aingana dia tsy maintsy halain-dRafahafatesana ianao io, na tianao na tsy tianao. Ary ho voadonam-pahoriana ny havanao iray manontolo. Tsotra ary ny hafatro aorian'io fahatsiarovana an'ny namana mpanao gazety Jean Félicien Ratefy : dieny mbola velona mahaiza mizara fitiavana, mahaiza mifankatia amin'ny mpiara-monina tsy an-kanavaka. Mariako anefa fa hatreo aloha, raha mandinika ny manodidina rehetra eny dia teny an'efitra ihany ireo. Kanefa “'Zaho tsy kivy”, hoy ilay hira iray izay. Tsy kivy toa an'i Jean Félicien Ratefy nanomboka tamin'ny tsy misy sy tsy ny hay tambolohany nefa nangana sy namela foto-drafitrasa mampidi-bola izay nodimbiasan'ny zanany. Izany, Tompoko, no lova tsara indrindra : mampiampita ny fahaizana sy ny anaran-draiamandreny niteraka ho an'ny taranaka fara aman-dimby. 41 taona izao no nisy izany sekoly CMR na “Cours de Musique Ratefy” izany. Mbola ao Ankadifotsy ao ihany izy hatramin'izao. Tsy dokam-barotra akory ity leiretsy fa fampahatsihivina fa izany no tena hoe mitsinjo taranaka a! Ka asa raha izaho indray no “mivaha” fa maro aloha ireo mivovo manaratsy mpiara-belona noho ny fialonana fotsiny izao nefa hivadika... vovoka ihany. Dia hindramiko ny ampahan'ny tonon'ny hiran-dry Mahaleo hoe “Voakazo voarara” na dia hisy hilaza indray ry devoly isany fa mitomany ho mpitandrina indray aho (fa inona moa no tokony hahataitra amin'izany? “Il faut de tout pour faire un monde”) :

(…) Soloy fitiavana ny andronao sisa. Ny fotoana anie ka efa voaisa, efa voafetra sy efa voafaritra, ka anjaranao sisa miharitra. Mifankatiava raha mbola velona, f'izany indrindra no maha-olombelona, mifanapia mifanasoava (…)”.

Jeannot Ramambazafy