Les actualités à Madagascar du Mercredi 09 Octobre 2019

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Boeny : Remise officielle du plan régional de développement

Signature du PRD par le chef de région par intérim Bazezy Vanombe Clavelah.

Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa a procédé lundi dernier à la remise officielle du plan régional de développement (PRD) à la région Boeny. A noter que le PRD est un plan qui vise le développement de chaque région selon la Politique générale de l’Etat (PGE). De nombreuses personnalités ont assisté à cet événement pour ne citer que les députés élus dans la région de Boeny, la vice-présidente de l’Assemblée nationale élue à Mahajanga, Lalao Rahantanirina ou encore le chef de région par intérim Bazezy Vanombe Clavelah. La réalisation de ce plan régional de développement  sur une durée de dix ans a été financée à hauteur de 58 millions d’Ariary par l’Allemagne.

Recueillis par Anja RANDRIAMAHEFA

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Tanamasoandro, Jirama, Seces : Tanamasoandro, Jirama, Seces

Les habitants de la haute ville haussent le ton face à la coupure de courant.

Différentes contestations surgissent ces derniers temps face à des situations que les gens n’arrivent plus à supporter. Pour faire pression, ils menacent de procéder à une grève générale.  

Les habitants de la ville haute, plus précisément Faravohitra, haussent le ton. Ils s’insurgent notamment contre la coupure d’eau qui sévit dans leur quartier. Ils ont tenu à cette occasion, une manifestation non loin du siège de la JIRAMA à Ambohijatovo pour montrer leur mécontentement.  Ils lancent ainsi un ultimatum de 72h à cette société d’Etat, passé ce délai, ils vont couper la route menant vers ce quartier. Un riverain n’a pas caché sa colère en déclarant qu’«on n’est plus gentils, on ne peut plus accepter cela. Il faut que cela s’arrête sinon on va enclencher la vitesse supérieure ».

Ultimatum. Les revendications ou contestations, c’est selon, ne s’arrêtent pas là. Ainsi, l’ultimatum du SECES qui a été également de 72h a pris fin, hier. A cet effet, ces membres ont tenu une Assemblée Générale pour prendre les dispositions qui s’imposent. Ils donnent ainsi deux semaines au pouvoir central pour apporter des solutions à leurs différentes requêtes. Citons entre autres, la dérogation spéciale et le maintien en activité des professeurs qui ont atteint l’âge de retraite. Au cas où, leur situation ne sera pas réglée, ils ont l’intention d’aller plus loin, à savoir la grève générale. Une menace à peine voilée. La balle est en conséquence dans le camp du pouvoir.

Arguments. Le cas des habitants d’Ambohitrimanjaka qui contestent le projet « Tanamasoandro », dans cette localité reste toujours d’actualité.  Ils s’opposent à la concrétisation de ce projet sur leurs propres terres. Ils avancent notamment comme arguments que ces rizières font vivre des briquetiers et des pisciculteurs, sans parler des riziculteurs. Ce projet prévoit notamment le remblayage des rizières, ce qui n’est pas du tout du goût de ces habitants. Ces derniers proposent par ailleurs, de délocaliser le projet en d’autres endroits sans rizières et qui appartiennent exclusivement à l’Etat. Et pour couronner le tout, les embouteillages monstres à Tana n’arrivent pas à détendre l’atmosphère tendue dans la capitale.

Dominique R.

 

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Gestion des risques et des urgences : Quid de l’intégration dans les politiques de développement ?

Toutes les parties prenantes devraient préparer la prochaine saison des pluies qui s’approche à grand pas.

De par son insularité, Madagascar s’expose aux risques des catastrophes naturelles et figure parmi les pays les plus vulnérables et les plus sensibles..

Qu’elles soient d’origines naturelles – tels que les cyclones, les inondations ou encore la sècheresse – ou d’origines humaines : les catastrophes constituent de véritable problématique pour la Grande île. Notamment, dans la gestion des urgences durant lesquelles la limitation des pertes – surtout humaines –constitue un véritable enjeu. La réduction des risques se trouve donc être une priorité pour les acteurs œuvrant dans le domaine de la GRC ou gestion des risques et catastrophes. Ce qui devrait se traduire par « la synergie des actions et activités entreprises par les parties prenantes ». Comme l’a noté le lieutenant-colonel Faly Aritiana Fabien, coordonnateur général des projets auprès du Bureau national de gestion des risques et catastrophes ou BNGRC, en marge du lancement de l’atelier d’information, de formation, d’échanges sur les bonnes pratiques de veille de catastrophes et sur l’évaluation des risques à Andrainarivo hier : «chaque entité dispose de missions et attributions qui lui soient propres. Si certaines s’occupent des politiques, normes et directives stratégiques, d’autres sont plus dans l’opérationnel et sur le terrain. La capacité pour les parties prenantes de mettre en place une synergie dans leurs actions et activités est la clé de voute permettant d’atteindre l’objectif de réduction des risques et catastrophes ».

Échanges. L’atelier qui se déroule durant trois jours sera l’opportunité pour les parties prenantes présentes – composées par divers services publics en charge de la gestion des urgences, de la planification stratégique des plans de développement et des représentants d’organisations de la société civile d’initier des échanges de bonnes pratiques, d’expériences ou d’acquis en matière de gestion des urgences. « Une occasion de capitaliser les acquis et de sensibiliser les divers participants sur les efforts menés dans le cadre de la réduction des risques, catastrophes et gestion des urgences », note le lieutenant-colonel Faly Aritiana Fabien. Financé par la Banque Africaine de Développement ou BAD, l’activité entendrait également interpeller les participants sur la nécessité d’intégrer la gestion des urgences dans les plans et politiques de développement. Ce qui rejoint en quelque sorte les propos du coordonnateur général des projets auprès du BNGRC : « on peut réduire les risques et catastrophes par des actions de développement ».

José Belalalahy

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Education nationale : Le PSE toujours d’actualités

Les divers acteurs de l’éducation nationale lors de l’atelier « retraite sur le PSE » à Toamasina.

Ces derniers temps, beaucoup se sont demandé si oui ou non, le Plan Sectoriel de l’Education (PSE) va être appliqué à Madagascar. En effectuant une retraite sur le PSE à Toamasina du 07 octobre au 09 octobre, le ministère en charge de l’Education nationale vient de confirmer que ce programme tient toujours la route.

Que ceux qui pensent le contraire se détrompent donc puisque l’application du PSE est déjà en vigueur même si des améliorations et des modifications sont encore à prévoir. D’ailleurs, la ministre de l’Education Nationale l’a dit lors de son discours de prise de fonction qu’il n’est pas question d’abandonner ce plan. Pour cette réunion à Toamasina qui va se tenir pendant trois jours, le ministère se fixe deux objectifs : faire connaître le plan sectoriel de l’éducation à tous les acteurs, et recueillir les avis de chaque partie sur ce qu’on doit enlever, modifier ou améliorer sur le programme initial. C’est ainsi que des représentants des sept régions (Atsinanana, Atsimo-Atsinanana, Analanjirofo, Alaotra Mangoro, Anosy, Sava et Vatovavy Fitovinany), quelques députés, la primature, les représentants des CISCO (Circonscription scolaire) et DRENETP (Direction régionale de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et professionnel), quelques enseignants et parents d’élèves, et bien d’autres encore ont été conviés à assister à cette retraite sur le plan sectoriel de l’éducation à Toamasina.

Après les trois jours de réunion à l’hôtel Neptune de Toamasina, le Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement technique et professionnel, projette de poursuivre cette retraite à Antsirabe et Tuléar. La réforme est donc en cours, « il faut juste l’adapter en fonction des besoins et de la réalité afin de faire de l’éducation, un moteur de développement », a expliqué le président de la commission de l’éducation de l’Assemblée nationale pendant son discours lors de l’ouverture officielle de cette retraite.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Grâce présidentielle : Le projet de décret remis à la Présidence

Andry Rajoelina persiste et signe dans sa démarche visant à désengorger les prisons de Madagascar. Le Chef de l’Etat a donné des consignes strictes aux ministres concernés afin de fournir tous les efforts pour le respect des droits humains et des droits des détenus. Aussi, le régime avance-t-il dans la mise en œuvre de nombreux projets liés à la construction de nouvelles prisons, notamment celle de Volamena dans la Commune d’Ambalakely à Fianarantsoa, et l’instauration de nouvelles infrastructures pour l’Administration pénitentiaire. Pas plus tard que la semaine dernière, le ministre de la Justice, Jacques Randrianasolo a assisté à la cérémonie d’inauguration et de pose de premières pierres pour la construction d’un nouveau bâtiment à l’Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire à Antetezambaro. Une occasion pour le Garde des Sceaux d’annoncer la tenue prochainement d’un concours pour le recrutement de 350 nouveaux agents pénitentiaires.

Validation. Dans le cadre du processus de désengorgement des prisons, l’équipe du Ministère de la Justice a déjà pu finaliser le projet de décret relatif à une grâce présidentielle, conformément à ce qu’a annoncé le président Andry Rajoelina durant sa dernière descente dans la Province de Fianarantsoa. Selon les explications, le texte en question, ainsi que la proposition y afférente, auraient déjà été déposés auprès de la Présidence de la République. Il ne reste plus donc que la validation du texte par le Chef de l’Etat qui est actuellement en voyage officiel à Lyon, France pour assister à une conférence mondiale sur la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Pour l’heure, le nombre des prisonniers bénéficiaires de cette grâce présidentielle n’a pas été dévoilé. Cependant, du côté du Ministère de la Justice, l’on affirme, conformément à ce qu’a déjà annoncé le président de la République, que ceux qui ont commis un crime de sang et ceux qui sont impliqués dans des affaires de détournement des deniers publics vont être écartés dans l’application de cette décision.

Davis R

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Dix ans de GoTeach : L’employabilité des jeunes au centre de la célébration

Cette année, DHL International Madagascar et SOS Village d’Enfants Madagascar célèbrent le 10e anniversaire du programme de responsabilité d’entreprise du groupe Deutsche Post DHL baptisé GoTeach. Et comme toujours, l’objectif reste le même : renforcer l’employabilité des jeunes malgaches. La célébration, annoncée dans nos colonnes le jour-J,  a donc débuté le 04 octobre dernier à l’hôtel Carlton Anosy en présence de 200 invités. La secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Aurélie Razafinjato n’a pas manqué de féliciter les initiateurs de ce programme : « Grâce au programme GoTeach, les expériences vécues par les jeunes de SOS Villages d’enfants, par l’intermédiaire de la mise en relation avec des employés DHL, sont inestimables. Grâce au mentorat, aux stages, aux visites d’établissements et aux programmes de formations tous organisés par les bénévoles DHL,  ces derniers ont été capables de montrer aux jeunes que le monde professionnel doit être un domaine de passion et de développement et pas seulement une manière de gagner de l’argent. Je salue DHL et SOS Villages d’enfants pour leur contribution au développement de Madagascar en favorisant l’avènement d’un avenir plus radieux pour ces jeunes. Félicitations aux deux parties pour leurs accomplissements. ».

Pour sa part, le responsable pays chez DHL Global Forwarding, Ny Riana Rasolofonjatovo a indiqué l’importance de la poursuite des efforts : « Avec un taux de pauvreté qui a reculé de 77,7 % en 2014 à 75,1 % en 2018,  nous devons être vigilants afin de soutenir le relèvement du niveau de qualification de nos jeunes. Le programme de DHL et SOS Villages d’enfants à Madagascar s’est montré très performant ces dix dernières années, nous ne pouvons toutefois pas nous reposer sur nos lauriers et nous devons continuer à opérer un changement, afin que les générations futures puissent contribuer à la croissance de l’économie grâce à des emplois valorisants. Cette dernière décennie, 30 jeunes ont rejoint DHL et nous espérons que de nombreux autres nous rejoindront grâce au programme. ».

Enfin, c’était également l’occasion de récompenser les jeunes qui ont participé aux divers concours lancés par GoTeach (Création de projet innovant, création d’objet innovant et Question pour un Champion). La suite donc pour l’année prochaine.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Conventions internationales sur le travail décent : Nécessaire imprégnation des parties prenantes

La signature des conventions internationales implique des actions concrètes pour Madagascar.

Madagascar s’est démarqué en signant cinq conventions et un protocole de l’OIT au mois de juin dernier.

La mise en place d’une paix sociale au sein de l’administration publique est la clé de voûte du processus d’amélioration des services publics d’un pays. Une paix sociale qui ne pourrait toutefois pas être acquise sans une bonne relation de travail dans la fonction publique elle-même. La signature par Madagascar de la convention C.151 sur les relations du travail dans la fonction publique et la convention C.154 sur les négociations collectives constituerait donc un grand pas pour le pays dans l’amélioration des conditions de travail des agents de l’administration publique, d’un côté. Mais également dans la promotion du développement socio-économique du pays, de l’autre. Comme l’a noté le Dr Coffi Agosso, directeur de pays de l’organisation internationale du travail pour Madagascar, les Comores, Maurice et les Seychelles lors de l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des dirigeants syndicaux, des agents publics et des responsables des ressources humaines de l’État sur les conventions de l’OIT C.151 et C.154 à Antaninarenina lundi dernier : « ces deux conventions vont permettre à Madagascar d’améliorer les relations entre le gouvernement et les employés, mais aussi améliorer l’offre des services publics ». En ce sens que la convention C.151 garantit la protection de la liberté syndicale et du droit d’organisation, de sorte à les permettre de participer à des négociations relatives à leurs conditions de travail. La convention C.154 quant à elle étant orientée plus dans le secteur privé.

Capacités. Le renforcement des capacités des dirigeants des syndicats d’agents publics et des responsables gestionnaire des ressources humaines de l’Etat entre donc dans le cadre de la procédure d’application des conventions C.151 et C.154 de l’OIT à Madagascar. Ledit renforcement des capacités devant permettre aux personnes cibles de « mieux comprendre les deux conventions. Et en même temps pour faire des propositions pour améliorer les lois qui vont accompagner les deux conventions ». L’atelier vise ainsi « à raffermir et à renforcer les capacités de négociation des syndicats et les responsables des ressources humaines, pour que ces derniers s’imprègnent des lois relatives aux lois du travail dans la fonction publique ». L’atelier a également permis de savoir que les parlementaires seront eux aussi formés sur les conventions C.151 et C.154. D’actualité, la réforme de la fonction publique serait un défi de taille pour le pouvoir actuel.

José Belalahy

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Affaire fuite de sujets du bacc : Huit candidats et trois enseignants écroués, des parents dénoncent l...

La décision du gouvernement d’ester en Justice les personnes impliquées dans l’affaire fuite de sujets du baccalauréat  risque de créer une nouvelle crise. Des voix s’élèvent chez des parents qui ont des enfants poursuivis et placés sous mandat de dépôt.  Le nombre des candidats écroués n’a cessé de croître. Depuis samedi jusqu’à hier, le bilan des résultats des trois tribunaux des districts (Miarinarivo, Fianarantsoa, Ambatondrazaka) qui ont déjà tranché sur le sort des suspects  dans cette affaire fait état de huit élèves et trois enseignants incarcérés. A Imerintsiatosika, un proviseur de Lycée et trois élèves. A Ambatondrazaka, un enseignant et cinq élèves dont une de sexe féminin. A Fianarantsoa, un enseignant en exercice à Alakamisy-Ambohimaha. Hier, des parents d’élèves se sont rassemblés devant la Prison d’Ambatondrazaka après avoir été informés que leurs progénitures y sont écrouées. Ils étaient là  pour essayer de trouver comment faire face à la situation. Ces parents qui affirment totalement être désespérés quant à l’avenir de leurs enfants. «Nos enfants sont partis de chez nous pour faire un examen mais ils ont fini en prison », déplore une mère de famille qui affirme être venue de la brousse. Raison pour laquelle, elle se demande comment peut-elle subvenir à son enfant. N’ayant pas réussi à trouver de solution vis-à-vis de l’Administration pénitentiaire, ce groupe de parents ont rejoint le bureau de la Préfecture de Police d’Ambatondrazaka pour tenter de s’entretenir avec ce haut fonctionnaire. Selon l’information, le procès des sept suspects d’Ambatondrazaka, dont un employé du DRENTP qui a bénéficié d’une liberté provisoire, est prévu au 5 novembre prochain.

En ce qui concerne Fianarantsoa, 18 personnes ont été déférées, hier. Mis à part l’enseignant qui a été placé sous mandat de dépôt, les 17 autres qui sont des candidats ont été remis en liberté provisoire. Pour Imerintsiatosika, une précision mérite d’être mentionnée sur les trois candidats écroués. Ils n’ont rien à avoir avec les deux établissements d’enseignement catholique rapportés dans notre édition du lundi 07 octobre 2019.

T.M.

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Communales : L’Observatoire SAFIDY présent dans 112 Districts

L’Observatoire SAFIDY est pour la défense du …choix de l’électeur.

Le « Sampana Anarahamaso ny Fifidianana Ivon’ny Demokrasia Ifarimbonana » ou SAFIDY organise ce jour une conférence de presse en son siège à Ambatonakanga (ex-CITE) pour le lancement de l’observation des Communales du 27 novembre 2019.

Jamais deux sans trois. Après les Présidentielles et les Législatives, SAFIDY se lance dans l’observation des Communales. L’Observatoire compte couvrir 112 Districts et 778 Communes des 22 Régions de Madagascar. Ce qui représente les 2/3 des circonscriptions électorales, soit 67% de l’électorat. Ses observations concerneront toutes les étapes du processus électoral : la précampagne, la campagne, le déroulement du scrutin, le traitement et la proclamation des résultats, le contentieux, le cadre légal ainsi que la redevabilité des institutions électorales.

4100 observateurs. L’Observatoire va s’appuyer sur un dispositif combinant le travail de 4100 observateurs, d’un centre d’appel et d’envoi automatique de données par SMS, d’un centre de traitement des informations et des signalements. Il y aura aussi un centre de veille pour la prise de décision rapide engageant plusieurs acteurs électoraux, en l’occurrence, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), les forces de l’ordre et la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH).

520.000 euros. Dans un souci de promouvoir la transparence et la redevabilité des institutions électorales, SAFIDY mettra en place une cellule de conseil et d’assistance juridique accessible à tous les électeurs, aux organisations de la société civile et aux citoyens. L’Observatoire va travailler en collaboration avec l’Association pour la Justice Administrative (ANJA) pour la poursuite des infractions. A cet effet, 3 numéros verts seront opérationnels.  Avec le soutien de l’Union Européenne qui a alloué une enveloppe de 520.000 euros pour les Législatives et les Communales, SAFIDY entend apporter sa part de briques – au propre comme au figuré – à la tenue d’ « élections communales crédibles et acceptées par tous ».  Pour cela, l’Observatoire veut que l’électeur puisse exprimer librement son …SAFIDY.

Recueillis par R. O

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Football : Béatrice Atallah apporte plus de précisions sur les finances de la FMF

Béatrice Atallah  a parlé du retard de la subvention de la CAF.

Plus d’un mois après avoir quitté la tête du comité de normalisation de la Fédération malgache de football, Atallah Béatrice est sorti de son silence. Elle met les points sur les « i » sur la situation financière de la FMF et les difficultés auxquelles son équipe a fait face.

Il y a un temps pour se taire et un temps pour parler. L’ancienne présidente du comité de normalisation de la FMF, Atallah Béatrice, a décidé de briser le silence et parler de la vraie situation financière de la fédération. C’est suite après la réunion des anciens membres du comité de normalisation pour riposter face aux accusations et diffamations. Le comité de normalisation a été nommé le 27 novembre 2018 par la FIFA après la non-tenue des élections à Sambava et surtout face à l’inexistence des pièces justificatives pour les dépenses de 2018 à la FMF. Le CDN qui a hérité de 348.092 dollars de dettes de l’ancienne équipe dont des frais d’hôtel, les primes de qualification, les billets pour les Agences de voyage, les frais d’hôpital et la pharmacie. « Aucune passation n’a été effectuée. Nous nous contentons du budget 2019 premier semestre versé au mois de janvier pour couvrir toutes les dépenses, de payer les dettes surtout pour les agences de voyage pour permettre à notre équipe de participer aux compétitions dont le Beach-soccer, la COSAFA et le CHAN. La subvention du second semestre n’a pas été envoyée par la CAF, mais, les activités devront se poursuivre dont l’organisation des compétitions nationales masculin et féminin, le paiement des salaires, les subventions pour les ligues et les sections. On n’a rien reçu de subvention de l’Etat. Les fonds du premier semestre n’ont pas pu couvrir les dépenses lors de la préparation de la CAN, l’écoulement des dettes. Et c’est la raison pour laquelle on a lancé le basket-fund », a souligné Atallah Béatrice.

Primes. Cette histoire de primes a fait couler beaucoup d’encre et a créé l’indignation des footeux. « 214.000 euros ont été demandés par les joueurs pour la prime de qualification et nous avons jugé que c’est un peu trop élevé. Après négociation, il a été décidé que la fédération va payer 107.000 euros dont 90.000 euros pour les joueurs et 17.000 euros pour le staff technique. Et le président de la République a offert 170.000 euros et selon les dires des joueurs, le club des partenaires a payé 3000 euros aux joueurs », a-t-elle continué. Une fois à la CAN en Egypte, il a été convenu entre le CDN et les joueurs que les 78,1% des primes de performance d’un million de dollars seront alloués aux 23 joueurs et au coach. Les 21,9 % seront utilisés pour payer les primes du staff technique, les pertes de salaire, les primes pour le personnel de la FMF et les dépenses liées à la préparation de cette joute continentale. « On était surpris en voyant un article paru dans un quotidien français qu’aucune prime n’a été versée. Le 12 juillet 2019, après le paiement du 250.000 dollars par la CAF, 7000 dollars ont été envoyés aux 23 joueurs, et au coach Nicolas Dupuis. Et jusqu’à notre départ, les 750.000 dollars de primes sont déjà versés auprès de la CAF. On a signé un engagement avec les joueurs qu’en cas de retard de paiement, il sera effectué par la nouvelle équipe de la FMF », poursuit la présidente du CDN. Par rapport à Nicolas Dupuis qui s’est permis de luxe de laver les linges sales sur le plateau de Canal Plus. Elle se pose la question : qui est-il pour se permettre de parler au nom de Madagascar ? Lui qui avoue tout le temps avoir un amour particulier pour le pays. Actuellement, les fonds pour le second semestre commencent à arriver à la caisse de la fédération dont la subvention de  200.000 dollars de la CAF, 96.100 dollars de dettes pour les équipementiers et d’autres sommes 150.000 et 250.000 dollars de la FIFA. Outre l’audit interne, la FIFA a envoyé un cabinet de Londres pour effectuer un audit. « Nous demandons à la FIFA d’envoyer de nouveau un audit pour les années 2017, 2018 et 2019 pour voir qui a réellement détourner les fonds. Il faut toujours une double signature à la FMF et je ne suis pas la seule à pouvoir le faire. Tous les autres membres ont le pouvoir de signature », a-t-elle conclu.

T.H

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Madagascar : 7 personnes convoquées au parquet suite aux affaires de fuites de sujets au baccalauréat.

Suite aux enquêtes, un proviseur de lycée, 3 universitaires et 3 candidats aux examens du baccalauréat ont été suspectés d’avoir été responsables des fuites de sujets. Après les investigations, les 3 étudiants de l’université d’Antananarivo ont pu bénéficier de liberté provisoire. Quant aux proviseurs et les 3 candidats, ils ont été directement retenus par la police.
Les enquêtes sont en cours dans tout le pays. A Fianarantsoa, 17 personnes sont actuellement enquêtées. Pendant ce temps, il est à noter que les deuxièmes sessions du baccalauréat auront lieu du 23 jusqu’au 26 Octobre 2019. D’après les autorités, ces fuites de sujets ne sont que des manigances politiques pour semer la zizanie.
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Madagascar : Menace de grève et barrage des routes par les habitants de Faravohitra.

Cela fait plusieurs mois que les habitants de Faravohitra souffrent de pénurie d’eau. En effet, ils doivent attendre jusqu’à minuit pour pouvoir remplir leurs réservoirs d’eau pour une utilisation du lendemain. Les habitants se sont plaints de la longévité de cette situation et réclament une résolution immédiate.
Ainsi, ils donnent un ultimatum de 72 heures à la JIRAMA pour que l’approvisionnement en eau revienne normalement. Selon encore l’explication de l’un des habitants, malgré la coupure, le montant de la facture reste inchangé. D’après eux, la JIRAMA méprend parfaitement leur cas d’autant plus que cela fait des mois qu’ils demandent des explications. Ils menacent de barrer les routes qui mènent à Faravohitra.
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Lyon accueille Andry Rajoelina à la 6è conférence de reconstitution des ressources du Fonds Mondial

Tous les trois ans, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme organise une conférence de reconstitution de ses ressources financières. A cette occasion, tous ses donateurs gouvernementaux et du secteur privé annoncent leurs promesses de dons. Le Fonds mondial y invite également ses partenaires et la société civile, tous deux associés à la mobilisation et impliqués dans la mise en œuvre des programmes dans les pays. Les dons servent à financer directement des programmes de prévention et de lutte contre les trois grandes pandémies, qui tuent près de 2,5 millions de personnes chaque année.

Aujourd’hui, la communauté internationale fait face au risque de voir dévier la trajectoire actuelle d’élimination des grandes pandémies. Pour sécuriser les progrès déjà accomplis et relever les défis qui se posent, l’ensemble de la communauté internationale doit unir ses forces et accélérer le mouvement vers l’atteinte de l’Objectif de Développement durable n°3 (accès à la santé pour tous).

Objectif : sauver 16 millions de vies

La 6e conférence de reconstitution, qui se tient les 9 et 10 octobre 2019 à Lyon, France, a pour objectif de recueillir le plus de dons possible pour financer cette lutte pour les trois prochaines années, un montant supérieur à celui obtenu lors de la reconstitution précédente en 2016 (12.2 milliards de dollars). Cette somme -estimée à 14 milliards de dollars- devra permettre au Fonds mondial de soutenir les pays et populations touchés afin de sauver 16 millions des vies, d’éviter 234 millions de nouvelles infections et de continuer à financer l’innovation et l’amélioration des systèmes de santé. Cet engagement sera essentiel pour en finir avec les trois pandémies à l'horizon 2030.

Le Président français, Emmanuel Macron, a décidé d’accueillir la 6e Conférence de reconstitution afin de montrer toute la détermination de la France à atteindre cet Objectif de développement durable.

Présent parmi ses nombreux pairs de tous les horizons, le président malagasy, Andry Rajoelina, qui, au Centre de Congrès de Lyon, a fait de la santé publique, une de ses priorités de son mandat, n'a cependant pas hésité à faire un état des lieux de son pays qui a été plongé au rang de 5è pays le plus pauvre du monde en moins de 5 ans...: “ Le pays manque cruellement d'infrastructures médicales et celles qui existent sont vétustes. Avec seulement 2 lits d'hôpitaux pour 10.000 habitants, les malades doivent parcourir de longues distances pour atteindre un centre de santé. Par ailleurs, nous comptons 1.428 médecins sur l'île, soit 8,6 médecins pour 100.000 habitants en zone urbaine, et 1 médecin pour 350.000 habitants en zone rurale...”.

Face à cette réalité qui n'a rien d'enchanteresse, le chef d’État malagasy a démontré qu'il prendra les mêmes responsabilités que ses pairs: “La vie de chaque citoyen est sacrée. En tant que Chefs d’État, il est de notre devoir à tous de protéger, de soigner, d'apporter de soins décents et de sauver la vie de nos compatriotes. Nous sommes tous conscients qu'aucun développement durable et inclusif n'est possible sans un système de santé efficace et accessible à tous”.

Dévoilant alors ses batteries, le Président Andry Rajoelina a pris l'engagement de faire (enfin) de la “Santé pour tous” une réalité. Ainsi, d'ici à 2030, l’État malagasy augmentera le budget de la Santé publique pour qu'il soit conséquent, de manière à permettre à la population de bénéficier des soins de santé de qualité. Par ailleurs, tous les chefs-lieux de région et de district de Madagascar seront doté d'hôpitaux aux normes internationales. Dans le domaine de la santé préventive, le Président malagasy a annoncé la construction de centres de santé de base: “il s'agit de se rapprocher des communes. Des unités mobiles seront déployées avec des camions médicalisés qui permettront d'atteindre les zones enclavées”. Lors de la célébration du retour de l'Indépendance, le 26 juin 2019, ce genre de matériels a pris par au défilé militaire traditionnel.

En ce qui concerne les MST, le VIH, la tuberculose et la malaria (paludisme), l’État malagasy travaille étroitement avec plusieurs partenaires pour perfectionner les stratégies nationales de lutte contre ces maladies qui constituent de réels fléaux sociaux.

Voilà ce qu'il fallait retenir de cette première journée de cette 6ème conférence de reconstitution des ressources du Fonds Mondial de lutte contre Sida, Tuberculose et Paludisme, qui s'est achevée par un diner à l'hôtel de ville, offert aux Chefs d’État, Chefs de gouvernement et chefs de délégation présents à Lyon.

Le jeudi 10 Octobre 2019, le Président Emmanuel Macron s’entretiendra avec les président du Niger, de Madagascar et du Cameroun. Puis, il participera à un panel avec plusieurs participants à la Conférence. En début d'après-midi le Président français répondra aux questions des journalistes lors d’une conférence de presse conjointe avec Peter Sands, Directeur exécutif du Fonds mondial.

Qu'est-ce que le Fonds mondial ?

Le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été créé en 2002 sur proposition de Kofi Annan, alors Secrétaire général des Nations unies. En moins de 20 ans d’existence, les résultats obtenus grâce à son action sont impressionnants :

32 millions de vies ont pu être sauvées dans 142 pays

18.9 millions de personnes ont reçu un traitement antirétroviral contre le VIH

5.3 millions de personnes ont été traitées pour une tuberculose.

Le Fonds agit en canalisant des ressources dans le monde entier et investit dans des programmes de prévention, de traitement et d’accompagnement des personnes touchées. Il travaille au plus près du terrain, en partenariat avec les pays qui bénéficient de ces aides ainsi que les associations œuvrant au niveau local. Ce fonctionnement rend son action très efficace.

Dossier préparé par Jeannot Ramambazafy

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SeFaFi Madagasikara. Ny kolontsainan’ny tombontsoa manokana : fampianarana ambony sy fampitam-baovao

SeFaFi

SEHATRA FANARAHA-MASO NY FIAINAM-PIRENENA

Observatoire de la Vie Publique

Lot III M 33 K Andrefan’Ambohijanahary, Antananarivo 101

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Ny kolontsainan’ny tombontsoa manokana : fampianarana ambony sy fampitam-baovao

Tamin’ny toriteniny teny Soamandrakizay, tamin’ny 8 septambra teo, ny papa Fransoa dia nampitandrina antsika ny amin’ny « kolon-tsainan’ny tombontsoa manokana sy ny fanilikilihana », satria ny tombontsoa manokan’ny sasantsasany dia miafara amin’ny fanilikilihana ny besinimaro. Tena misy dia misy tokoa io kolontsaina io, ary misy ohatra roa vao tsy ela akory izay manamarina izany, ary tena manjopiaka :

Ny kolontsainan’ny tombontsoa manokan’ny mpampianatra eny amin’ny oniversite

Ny Fivorian’ny prezidà sy ny filohan’ny sampan-draharahan’ny Fampianarana ambony (Copries) dia nihaona tamin’ny 3 septambra 2019 tao amin’ny ministeran’ny Fampianarana ambony sy ny fikarohana siantifika. Nisy mpampianatra – mpikaroka nitarika fitokonana tsy voafetra ho fanoherana ny fehinkevitra noraisina tamin’izany.

- Ora famenony : Toherin’ny mpitokona ny vina hametra ny ora fanampiny tsy hihoatra ny adiny 1.500 mandritra ny taona oniversitera iray ho an’ny mpampianatra iray. Misy marina mantsy sasany amin’izy ireo no milaza ho nahavita adiny 3.000 isan-taona, ka mandraoka vola mahatratra Ariary am-polo tapitrisany maro ho famenon’ny karamany sy ny tambin’ny karamany samihafa. Kajy tsotra kely fotsiny anefa dia ampy ahitana fa hadisoana mihoapampana ny fihetsika tahaka an’io. Ny taona oniversitera iray dia ahitana herinandro 25. Tena tsy azo ialana araka izany ny famerana ny ora famenony hifanaraka amin’ny fitsinjarana azy am-pahendrena, satria ireny mpampianatra ireny dia efa tsy maintsy miandraikitra ny ora iasany ara-dalàna rahateo, miampy ny asam-pikarohana izay mibahana ny fotoanany raha ny tokony ho izy, araka ny satan-dry zareo.

- Ny fifehezana ny dingana arahina rehefa hamita iraka any ivelany. Ny asan’ny mpampianatra–mpikaroka dia midika ho fandraisana anjara amina fihaonana iraisam-pirenena, noho izany fandehanana any ivelan’ny firenena. Mpiasam-panjakana ny mpampianatra, mitaky fahazoan-dalana daholo rehefa mety ho fivoahana any ivelany ary tsy maintsy arovan’ny Fanjakana ny mpiasany mandeha any. Na izany na tsy izany, noho izy mpiasam-panjakana fotsiny dia tsy maintsy itakiana an’io fahazoan-dalana mialoha io. Saingy tsy mankatoa izany ny mpampianatra-mpikaroka sasany : tiany harovana ny tombontsoa handeha any ivelany araka izay itiavany azy, tahaka ireny olona miasa ho an’ny tenany ireny, nefa mbola miampy ny fiantohana avy amin’ny sata maha mpiasam-panjakana azy.

- Ny fametrahana lehiben’ny fitantam-bola any amin’ny oniversite. Afa-tsy raha hoe nisy fanovana fitsipika,rehefa mety ho orinasam-panjakana dia tsy maintsy manaiky hanana fitantanam-bola hentitra manamarina ny nampiasana ny volam-bahoaka. Koa nahoana moa ny oniversitem-panjakana – izay misitraka ny tetibolam-panjakana na dia amin’ny ampahany ihany aza, no handà hampiseho ny fitantanam-bolany amin’ny lehiben’ny fitantanam-bola ? Fandavana mampiahiahy, avy amin’ny toeram-piasana ahitana mpampianatra misahana ny fampianarana momba ny volam-panjakana !

Ny mpampianatra amin’ny ambaratonga ambony dia tokony ho tandindon’ny olomanga avara-pianarana eto amin'ny firenena, ary amin'ny alalan'ny fihetsiny dia tokony ho fakan-tahaka izy ireo amin'ny fiaraha-miezaka mba hanatsarana ny fomba fanao eny anivon’ny asam-panjakana

Ny kolontsainan’ny tombontsoa manokan’ny fampitam-baovao

Nisy zava-niseho lasa ambentin-dresaka. Ny 28 aogositra, ny CUA (Kaominina Antananarivo renivohitra) dia nisakana ny hidiran’ny iraka nahitana injeniera sinoa roa tao amin’ny kianjaben’i Mahamasina, nalefan’ny Prezidansa handinika ny tetika hanavaozana ny kianja. Ny 30 aogositra dia nisy angidimbỳ an’ny tafika nipetraka teo amin’ny kianja. Niverimberina tany amin’ny tambajotram-pifandraisana ilay raharaha ka nifangaro tao na ny vaovao tsy marina na ny ompa sy ny fanalàm-baràka ny tafika. Ny ampitson’iny dia nisy gazety nanamafy fa ny Fanjakana dia tsy niraharaha ny fandraràna nataon’ny CUA ka nandefa angidimbỳ an’ny tafika nisy Sinoa tao anatiny.

Ny 1° septambra ihany dia nisy mpanao gazety izay namoaka ireny vaovao ireny nampiantsoin’ny zandary misahana ny heloka bevava noho ny fitarainan’ny Filohan’ny etamazaoro jeneraly. Namita iraka hitsirika ny toerana mifandraika amin’ny fiarovana ny papa Fransoa mandritra ny fitsidihana hataony atsy ho atsy kosa no nambaran’ny tafika ho anton-dian’ilay angidimbỳ teny.

Niaiky ireo mpanao gazety ny 19 septambra fa tsy nanamarina ny loharanom-baovao azony, ka nosazian’ny tribonaly handoa lamandy 10 tapitrisa Ariary avy ny mpanao gazety roa noho ny famoahana vaoavao tsy marina sy fanalam-baraka, araka ny lalàna manan-kery. Dia nirehitra indray ny tambajotram-pifandraisana ary nirefodrefotra ny vava be, miantsoantso ny fanitsakitsahana ny fahafahana maneho hevitra sy ny fanampenam-bava ny gazety. Saingy na ohatra aza ka tsy isalasalana fa mihoa-pampana ilay sazy, moa ve izany no tsy hampitombina azy ?

Tsy dia tsotra loatra mantsy ny raharaha. Avy hatrany ianao dia ho resy lahatra raha vao mamaky gazety fotsiny, na mihaino fampielezampeo, na mijery ny fahitalavitra isan-karazany. Moa ve tena marina ny « vaovao » ampitain’ireny filazam-baovao ireny, sa mifanohitra amin’izany, boriborina, tsy feno, miangatra, nodisoina – izany hoe tsy nohamarinina tsara ? Nihanahazo vahana be, taona vitsivitsy lasa izay, ny fake news (vaovao tsy marina), fantatsika rehetra izany. Rariny loatra noho izany raha manontany tena hoe azo itokisana tokoa ve ny vaovao miely ?

Tsy tokony ho vata fanamafisam-peo ho an’izao honohono rehetra izao fotsiny ny gazety satria te hamoaka zava-manaitra. Zo ny fahafahan’ny gazety nefa mitaky andraikitra koa izany. Tsy maintsy hentitra ny mpanao gazety, na amin’ny fomba fisainany na amin’ny fomba fiasany.

Mba hahavitany izany dia tsy maintsy manamarina ny loharanom-baovaony ary mampitaha azy amin’ny loharano hafa ny mpanao gazety. Mahamenatra ve raha tsy matoky azy ho mpandala ny marina isika, na tsy matoky ny fahaizan’ireo mpanao gazety mampahalala vaovao antsika ? Tsy manitsakitsaka ny fahafahana maneho hevitra ny mitsikera ny mpanao gazety miandany na manao rainazy na mitandrevaka. Tena tsy manimba ny fahafahan’ny gazety mihitsy fa mainka koa aza manamafy azy ny fanasaziana ny famoahana vaovao tsy tena marina na mifono hevitra ambadika : izany no manery ny mpanao gazety hanamarina ny vaovaony ary tsy ho resin’ny kolikoly sy ny fanafenam-baovao na ny fanosoram-potaka.

Tsy lavina aloha fa misy mpanao gazety tsy mankasitraka ny hanoherana ny zavatra nosoratany. Raha manao izany izy dia resin’ny kolontsainan’ny fitadiavana tombontsoa manokana, ilay hahatonga ny fanaovan-gazety ho tsy maty manota – izany anefa dia tsy ho azo ekena na oviana na oviana. Mitondra mankany amin’ny zavatra iray hafa miharihary koa io zavatra tsikaritra io dia ny tsy fahampian’ny fitaizan-tsaina azon’ny mpanao gazety sasany eto amin’ny Nosy. Matetika loatra ny gazety no miresaka raharaha ara-pitsarana, ara-toekarena, ara-toebola, ara-piarahamonina, ara-pinoana, na zavatra hafa dia mampalahelo fa miharihary ny tsy fifehezany an’ilay izy, ary ny iafarany matetika dia manjary milaza lainga na zavatra hita miharihary fa diso. Ny kianina etoana dia ny fifanohanan’ny mpiray asa na amina zavatra tsy mandeha amin’ny laoniny aza, izay manjary fitsipika tsy maintsy arahina raha vao misy fitsikerana ny mpikambana amin’ny vondron’asa, toy ny fianakaviamben’ny mpitsara, ny mpitandro ny filaminana, ny mpiasan’ny fahasalamana... ary ny asa fanaovan-gazety!

Manana adidy, noho izany, ny tontolon’ny fanaovana gazety hieritreritra kokoa ny fari-pifehezana sy ny fepetra fototry ny asa, mba hanandratana ny hasin’ny mpanao gazety sy ny fahatokisana ny fampitam-baovao malagasy[1].

Antananarivo, 27 septembra 2019

 

[1]. « Loharano telo no niavian’ny olan’ny fanaovan-gazety malagasy ankehitriny. Voalohany, ny tsy fahampian’ny fanofanana ny olona zavon-tany tonga ao amin’ilay asa satria tsy te ho tsy an’asa fotsiny, na voasariky ny fiandrandrana felaka [vola omena tsimoramora ny mpanao gazety], noho izany izy ireny dia tsy mahay afa-tsy tazan-davitra fotsiny ny fitsipiky ny asa sy ny ethìka. Faharoa, tsy misy ny toromarika : ny Holafitry ny mpanao gazety sady lany daty no tsy mba hita, ary mihavitsy hatrany ireo tranainy afaka manery ny andiany vaovao hanana fitondran-tena tsara na dia ny faran’izay bitika indrindra aza, izany no mahatonga an’ireo “ lasan-ko vavany ” hanjary mpitondra ny fanilon’ny fahafahan’ny fanaovan-gazety, nefa dia zara raha misy mpihaino izy ireny rehefa jerena ny lalana nodiaviny. Ary fahatelo, noho ny zava-misy ara-piarahamonina sy ara-toekarena ny mpanao gazety dia lasa manaiky ny fanao izay ifandaminan’ny mpanome kolikoly sy ny mpandray kolikoly amin’ny alalan’ny “ valopy kely” », Ndimby A., les droits et les devoirs, Madagascar Tribune, 18 aogositra 2014.

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SeFaFi Madagascar. La culture du privilège : enseignement supérieur et médias

SeFaFi

SEHATRA FANARAHA-MASO NY FIAINAM-PIRENENA

Observatoire de la Vie Publique

Lot III M 33 K Andrefan’Ambohijanahary, Antananarivo 101

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La culture du privilège : enseignement supérieur et médias

Dans son homélie à Soamandrakizay, le 8 septembre dernier, le pape François nous mettait en garde contre « la culture du privilège et de l’exclusion », les privilèges de quelques-uns aboutissant à l’exclusion du grand nombre. Cette culture est bien présente, comme le prouvent deux exemples récents, et limpides :

La culture du privilège des universitaires

La Conférence des présidents et recteurs d’institution de l’Enseignement supérieur (Copries) s’est réunie le 3 septembre 2019 au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Contestant les résolutions adoptées, des enseignants-chercheurs ont déclenché une grève illimitée.

- Heures complémentaires : les grévistes s’élèvent contre un projet de limitation des heures complémentaires à 1.500 heures par année universitaire et par universitaire. Certains d’entre eux, il est vrai, vont jusqu’à déclarer 3.000 heures par an, empochant des pactoles de plusieurs dizaines de millions d’Ariary en complément de leurs salaires et autres indemnités. Un simple calcul suffit pourtant à constater l’aberration d’une telle posture. Une année universitaire nominale dure 25 semaines. Dès lors, la limitation des heures complémentaires à une portion raisonnable s’avère inéluctable compte tenu du fait que ces mêmes enseignants doivent assurer leurs heures normales de travail ainsi que des travaux de recherches normalement prenants dont se réclame leur statut.

- La réglementation des procédures de sortie en mission. Le métier d’enseignant-chercheur implique de participer à des rencontres internationales, et donc des sorties du territoire. Les enseignants sont des fonctionnaires, toute sortie nécessite une autorisation car l’État doit protéger ses agents en déplacement. Quoiqu’il en soit, le seul fait d’être fonctionnaire entraine cette obligation d’autorisation préalable. Mais certains enseignants-chercheurs s’y refusent : ils veulent garder le privilège de voyager à l’extérieur à leur convenance, à l’instar d’une personne travaillant pour son compte mais avec la sécurité du statut de fonctionnaire en plus.

- La mise en place d’agents comptables dans les universités. Sauf modification des règles,tout établissement public doit se soumettre à une comptabilité rigoureuse justifiant l’usage des deniers publics. Pourquoi donc une université publique, bénéficiant même partiellement d’un budget émanant de l’État, refuserait-elle d’ouvrir ses comptes à un agent comptable ? Un refus suspect, de la part d’une profession qui compte des professeurs de finances publiques !

Les enseignants du supérieur devraient représenter l’élite intellectuelle du pays, ils se doivent ainsi par leur comportement, d’être exemplaire dans l’effort commun pour l’amélioration des pratiques au sein du secteur public.

La culture du privilège des médias

Un fait divers qui a défrayé la chronique. Le 28 août, la CUA (Commune urbaine d’Antananarivo) avait refusé l’accès du stade municipal de Mahamasina à une délégation comportant deux ingénieurs chinois, mandatée par la Présidence pour étudier un projet de rénovation du stade. Le 30, un hélicoptère de l’armée se pose sur le terrain. L’affaire est reprise en boucle par les réseaux sociaux, mêlant fausses nouvelles, insultes et diffamation de l’armée. Le lendemain, des organes de presse affirment que l’État a contourné l’interdiction de la CUA en dépêchant un hélicoptère militaire avec des Chinois à bord.

Suite à la plainte du Chef d’état-major général, des journalistes qui ont repris ces informations sont convoqués par la Brigade criminelle dès le 1er septembre. Et l’armée indiquait que l’hélicoptère avait procédé à une mission de reconnaissance du site, dans le cadre de la sécurisation de la visite prochaine du pape François

Le 19 septembre, les journalistes inculpés reconnaissent qu’ils n’ont pas vérifié les sources de leurs articles, et le tribunal condamne deux journalistes à une amende de 10 millions d’Ariary chacun pour diffusion de fausses nouvelles et diffamation, conformément aux textes en vigueur. À nouveau, les réseaux sociaux s’enflamment et les commentaires fusent, invoquant une atteinte à la liberté d’expression et de la presse. Mais si la peine est incontestablement excessive, est-elle sans fondement pour autant ?

Car les choses ne sont pas aussi simples. Il suffit de parcourir la presse, d’écouter les radios et de regarder les diverses chaines de télévision pour s’en convaincre. Les « nouvelles » régulièrement véhiculées par ces médias sont-elles vraies ou, au contraire, approximatives, fragmentaires, partiales, déformées – bref, insuffisamment vérifiées ? Nous le savons tous, le phénomène des fake news (fausses nouvelles) a pris de l’ampleur ces dernières années. Il est donc légitime de s’interroger sur la fiabilité des informations diffusées.

La presse n’a pas à être la caisse de résonance de toutes les rumeurs pour faire du sensationnel. La liberté de la presse est un droit mais suppose également des obligations. Le journaliste doit faire preuve de rigueur intellectuelle et professionnelle.

Pour ce faire, le journaliste se doit de vérifier la fiabilité de la source et de recouper l’information. Est-il inconvenant de mettre en doute la véracité, voire la compétence des journalistes qui nous informent ? Dénoncer la partialité, la complaisance ou l’amateurisme d’un journaliste n’est pas attentatoire à la liberté d’expression. Sanctionner la diffusion d’informations inexactes ou tendancieuses, loin de nuire à la liberté de presse, la conforte : elle oblige les journalistes à vérifier leurs informations et à ne pas céder à la corruption, à la dissimulation ou à la diffamation.

Reconnaissons-le, certains journalistes n’acceptent pas de voir leurs écrits contestés. Ce faisant, ils cèdent à la culture du privilège, celui de l’impunité pour les médias - ce qui est totalement inacceptable. Mais ce constat renvoie à une autre évidence, qui est l’insuffisante formation intellectuelle d’une partie des journalistes de la Grande Île. Trop souvent, les médias traitent des questions juridiques, économiques, financières, sociales, religieuses ou autres avec un amateurisme affligeant, qui dérive souvent en contre-vérités ou en erreurs manifestes. Ce qui est en cause, ici, c’est le réflexe corporatiste qui semble devenir la règle face aux critiques à l’endroit des membres de tout groupe professionnel tels que la magistrature, les forces de l’ordre, le personnel médical… et la profession de journaliste !

La profession gagnerait plus à se soucier davantage des questions de compétence professionnelle et de déontologie, afin de rehausser l’image des journalistes et la crédibilité des médias malgaches[1].

Antananarivo, 27 septembre 2019

 

[1]. « Le problème de la presse malgache actuelle a une triple source. Primo, le manque de formation de toute une flopée de gens qui sont venus dans le métier juste pour ne pas être chômeurs, ou attirés par les perspectives de felaka [somme d’argent discrètement offerte au journaliste], et qui n’ont donc qu’une perception lointaine des règles de professionnalisme et de l’éthique. Secundo, le manque de repères, avec un Ordre des journalistes périmé et absent, et de moins en moins d’anciens capables d’imposer un minimum de bonne conduite aux nouvelles générations, ce qui laisse aux "grandes gueules" le soin de jouer aux porte-flambeaux de la liberté de la presse, mais avec bien peu de crédibilité quand on étudie leur propre parcours. Et tertio, un contexte socio-économique qui rend les journalistes ouverts aux sollicitations d’un système où la "petite enveloppe" arrange corrompus et corrupteurs », Ndimby A., Médias : les droits et les devoirs, Madagascar Tribune, 18 août 2014.

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Hôpital Ravoahangy Andrianavalona - Revendication des bénévoles et lifting à la morgue

Les membres du personnel d’appui ou les bénévoles de tous les services existant de l’HJRA Ampefiloha, notamment ceux qui sont dans les urgences, estiment que le temps est venu pour reconsidérer leur statut. D’après leurs représentants, ils souhaitent que l’Etat officialise désormais le recrutement de ces bénévoles comme agents permanents, c’est-à-dire des fonctionnaires, comme le reste des employés de centre hospitalier universitaire à Ampefiloha. « Notre situation actuelle est trop précaire au point que nous craignons d’être abandonnés.

Or, notre tâche est la plus ingrate. Non seulement, on assure le nettoyage des locaux mais on transporte les malades. Ces nettoyages se déroulent dans les pires conditions avec les déjections ou le sang des malades », déplore M., cette jeune bénévole dont la jovialité semble n’être pas affectée par sa dure condition.

Par ailleurs, le service de la morgue de l’HJRA fait peau neuve. Cela date de l’arrivée de deux jeunes médecins aux commandes. Partout de la peinture fraîche, et de surcroît à l’huile. De plus, les mobiliers ont été restaurés ou également repeints, avec en sus des nouveaux rideaux pimpants, donnant une atmosphère plus saine et proprette, alors qu’auparavant, ces locaux étaient souvent sales, mornes et résolument sinistres. Ces changements notables s’observent notamment dans les deux bureaux administratifs de la morgue dont celui des médecins chargés de l’autopsie et celui prévu pour l’accueil du public. La salle des cours, pour les futurs médecins légistes et anatomistes, a également fait l’objet d’un sérieux lifting. L’un des médecins est un homme sec et assez sévère, aux yeux de certains, certes. Mais c’est un perfectionniste avec un tantinet artiste qui n’accepte pas le désordre et la relâche. « Le savez-vous que tout ça venait de nos propres moyens ? », a-t-il annoncé fièrement. Enfin, il est le pionnier dans la sensibilisation du public visitant la morgue en matière de civisme.

Franck R.

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Naina le rassembleur !

Il est dit quelque part « Celui qui divise vient du diable ». Incontestablement vrai, toute volonté de créer une division au sein de la société ou à l’intérieur de la communauté porte toujours préjudice grave à l’épanouissement de l’individu en même temps du groupe. La division anéantit la force et détruit tous les efforts de développement. C’est l’œuvre du mal.

 

Par contre, celui ou celle qui unit s’inspire de la bonté divine ou nanti de la vertu céleste. Une communauté faisant preuve d’union grâce à l’initiative d’un bon leader est capable de concrétiser de grandes réalisations pour le bien de tous et en mesure de braver tous les défis. Nos ancêtres les Ntaolo ont bien dit « Ny firaisankina no hery ». Un adage vérifié et admis dans toutes les communautés humaines qui se traduit en ces termes « l’union fait la force ».

Rares sont les dirigeants qui se sont succédé au pouvoir dans ce pays ayant pu manifester la ferme volonté de fédérer les Malagasy autour d’une idée-force positive. Les clivages ethniques ou politiques partisanes diaboliquement entretenus remportèrent souvent au détriment de l’unité nationale.

Le nouveau régime qui vient de s’installer à l’issue des élections libres et démocratiques en l’occurrence l’Initiative pour l’émergence de Madagasikara (IEM) sous la houlette de Rajoelina Andry Nirina affiche la ferme volonté de remettre la pendule à l’heure. L’unité nationale n’est pas un choix, c’est une obligation. Pour redresser le pays, profondément embourbé dans la misère, il va falloir que tous les Malagasy se donnent la main. Le concept de « Tagnamaro » ne relève pas uniquement d’une initiative d’un seul ministère ou une aventure d’une personnalité donnée seulement, il entre dans le cadre global de la mise en œuvre de l’IEM ainsi que la traduction en actes du Velirano.

Le pays en ces temps-ci s’apprête à renouveler les responsables élus au niveau des Communes. L’occasion à jamais de rassembler les citoyens autour d’une conception révolutionnaire mettant au centre des idées innovatrices et porteuses d’espoir pour l’essor du pays. La nouvelle démarche fait son chemin. Rajoelina Andry concentre ses efforts à rallier tous les citoyens à la cause de l’unité nationale, le seul garant pour un progrès pérenne, continu et soutenu du pays.

Naina Andriantsitohaina, le candidat portant le n°4 de l’IRK à l’élection communale à Antananarivo fait sien de ce noble principe. Il met le paquet dans l’initiative de rassembler toutes les forces vives de la Capitales en créant une puissante synergie et redoutable force capable de renverser la vapeur. Naina lance donc un « appel » solennel à l’endroit de tous pour se mobiliser à « sauver » Antananarivo, « notre ville » (tanànantsika). Les dégâts qui pèsent sur la ville sont tellement énormes qu’il faut la contribution de tous les concitoyens. Société civile, mouvement associatif, collectif des opérateurs et toutes les gens de bonne volonté se doivent nécessairement d’unir leurs forces. Notre ville se trouve dans de mauvaise passe ! L’équipe sortante dirigée par Mme le Maire Lalao Ravalomanana a détruit littéralement la Ville des Mille. Elle est en ruine. Tout est à refaire !

Naina Andriantsitohaina, le rassembleur et porte flambeau de la majorité présidentielle, rassure de sa volonté à relever le défi quoique épineux pour redresser notre Ville.  

Ndrianaivo

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Baccalauréat 2019 - Dernier jour pour la correction

Quatrième journée. Les enseignants, à qui les milliers de feuilles de copies d'examen du baccalauréat ont été remis, achèvent actuellement leur tâche. Ayant débuté lundi dernier, la correction va prendre fin ce jour, selon l'estimation des correcteurs. D'après les explications des enseignants rencontrés à Ankatso, le nombre de copies pour chaque correcteur ne dépasse plus une centaine.  « Nous sommes 130 enseignants à assurer la matière « anglais ». Et chacun de nous corrige  400 copies soit 8 paquets de 50 feuilles. Nous prévoyons ainsi de les finir ce matin même. Il nous reste à peu près un paquet par enseignant », indique un  professeur d'anglais.

 

Les candidats séries « A » faibles en matière de base

Ils ont déshonoré leur choix au baccalauréat. Le bilan demeure négatif pour les candidats des séries littéraires. En général, les correcteurs sont sidérés devant le niveau des candidats en séries « A1 et A2 ». Les matières de base à savoir l'histoire-géographie, français, malagasy, philosophie et anglais n'ont pas été bien traitées.

« En anglais, entre autres, ils sont nombreux à obtenir des notes en dessous de la moyenne. Par contre, ce sont les séries scientifiques qui ont décroché les meilleures notes. 40 sur les 50 feuilles de copies pour la série D ont, par exemple, eu de bonnes notes », confirme un correcteur. Ces propos ont été repris par un groupement d'enseignants d'histoire-géographie ayant bien remarqué que le niveau des candidats a baissé pour cette session.

Des notes catastrophiques

Certes, aucun candidat n'a obtenu la note éliminatoire « zéro », mais nombreux ont reçu une note moins de 5 sur 20. « Le procès-verbal nous requiert de longues procédures et d'engagements qu'il nous a été préférable de mettre 0.5 jusqu'à 2  sur 20 au lieu d'en coller 0. En effet, quelques-uns des candidats n'ont même pas pris la peine de répondre aux questions. Ce que j'ai trouvé également étonnant a été les questions copiées sans avoir mis des réponses », confirme un enseignant. Selon un professeur de mathématiques, un élève  en série A2 a fini de répondre aux questions mais n'a trouvé aucune bonne réponse. Il a été obligé de lui mettre 0.25 sur 20.

KR.

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Culture du privilège - Le mauvais exemple de certains enseignants-chercheurs pointé du doigt

« La culture du privilège et de l'exclusion, les privilèges de quelques-uns aboutissant à l'exclusion du grand nombre (…) est bien présente [à Madagascar] ». Dans un communiqué datant du 27 septembre 2019 et publié hier seulement, le Sehatra fanaraha-maso ny fiainam-pirenena ou SEFAFI pointe du doigt, à titre d'exemple, le mauvais exemple donné par certains enseignants-chercheurs en matière de bonnes pratiques dans le domaine du secteur public. « Les enseignants du supérieur devraient représenter l'élite intellectuelle du pays, ils se doivent ainsi, par leur comportement, d'être exemplaire dans l'effort commun pour l'amélioration des pratiques au sein du secteur public », écrit l'Observatoire de la vie publique dans son communiqué. A lire les précédentes lignes du communiqué, cependant, cela ne semble pas être le cas, selon le SEFAFI.

Cette organisation de la société civile rappelle en effet que le 3 septembre dernier, des résolutions avaient été adoptées lors de la Conférence des présidents et recteurs d'institution de l'Enseignement supérieur (COPRIES) au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Des résolutions contestées par des enseignants-chercheurs ont déclenché une grève illimitée, pour des raisons parfois déraisonnables, remémore le SEFAFI.

L'entité de la société civile cite notamment « Les grévistes s'élèvent contre un projet de limitation des heures complémentaires à 1.500 heures par année universitaire et par universitaire. Certains d'entre eux, il est vrai, vont jusqu'à déclarer 3.000 heures par an, empochant des pactoles de plusieurs dizaines de millions d'Ariary en complément de leurs salaires et autres indemnités. Un simple calcul suffit pourtant à constater l'aberration d'une telle posture ». Etant donné qu'une année universitaire nominale dure 25 semaines, « dès lors, la limitation des heures complémentaires à une portion raisonnable s'avère inéluctable compte tenu du fait que ces mêmes enseignants doivent assurer leurs heures normales de travail ainsi que des travaux de recherche normalement prenant dont se réclame leur statut ». Le SEFAFI revient également sur les revendications concernant la règlementation des procédures de sortie en mission. Certains enseignants-chercheurs refusent en effet l'obligation préalable pour les enseignants, qui sont des fonctionnaires, de demander des autorisations avant toute sortie du territoire. « Ils veulent garder le privilège de voyager à l'extérieur à leur convenance, à l'instar d'une personne travaillant pour son compte mais avec la sécurité du statut de fonctionnaire en plus », soutient le SEFAFI. Cette organisation de la société civile met également à l'index le refus par certains responsables de la mise en place d'agents comptables dans les universités. « Sauf modification des règles, tout établissement public doit se soumettre à une comptabilité rigoureuse justifiant l'usage des deniers publics. Pourquoi donc une université publique, bénéficiant même partiellement d'un budget émanant de l'Etat, refuserait-elle d'ouvrir ses comptes à un agent comptable ? Un refus suspect, de la part d'une profession qui compte des professeurs de finances publiques ! », conclut le SEFAFI. Nul doute, que le message sera entendu. Reste à savoir quelle sera la réaction des concernés.

La Rédaction

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Construction de box au parking « Voninkazo » - Par qui et pour qui ?

Outre ceux qui sont déjà occupés, quelques box sont en cours de construction devant le parking « Voninkazo » sis à Anosy, allant jusqu'à l'hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) situé à Ampefiloha. D'après les commerçants qui exercent dans les kiosques mobiles longeant la clôture du Plan à Anosy, le nombre de ces box ne cesse de se multiplier depuis quelques semaines. Face à cette situation, les commerçants et clients du « Voninkazo » n'ont plus d'espace pour exercer ou garer leurs véhicules. Cet endroit a été, depuis l'existence du marché, réservé à la décoration des têtes de cortège, l'emplacement des corbillards. Il a également servi comme parking pour les clients.

 

Cependant, les commerçants victimes ne connaissent ni les propriétaires, ni les employés qui bâtissent ces infrastructures durant la nuit où personne n'est là pour surveiller ces derniers. « Peut-être qu'ils savaient déjà que nous, les commerçants, en s'acquittant régulièrement de nos droits et taxes, n'acceptent pas ce genre de situation que nous décrivons comme illégale. Et cela détruit aussi nos activités professionnelles », avance Randrianasolo Hugues, l'un des  commerçants qui y exercent depuis 1998. D'après toujours son explication, tout d'abord ces derniers construisent les box. Et une fois que les travaux sont terminés, leurs occupants n'apparaissent sur les lieux qu'après une semaine et commencent à y travailler illico.

Les commerçants « légaux » ont déjà effectué un compte-rendu et déposé une plainte au sein de la CUA, mais jusqu'à maintenant, leur requête reste vaine. Or, si ces box sont déjà construits, c'est que leurs propriétaires ont déjà reçu une autorisation de la part des responsables concernés. Une question se pose ainsi : à qui profite la construction de ces infrastructures ? Et comme d'habitude, les commerçants riverains ne sont toujours pas concernés par ce projet.

Anatra R. 

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Président Andry Rajoelina à Lyon - « Pas de développement sans système de santé efficace »

Une condition sine qua none. Le Président de la République Andry Rajoelina a prononcé un discours lors de la Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme au Centre des congrès de Lyon (France). Un discours au cours duquel il a signifié l’importance d’avoir un système de santé efficace pour le développement d’un pays. Indiquant que Madagascar, comme ses frères africains, n’est pas épargné par ces fléaux et soulignant le manque d’infrastructures médicales et la vétusté de celles existantes, le numéro Un du pays Andry Rajoelina affirme d’emblée que « depuis le début de son mandat, la santé est un chantier prioritaire ».

 

Soulignant que « Nous sommes tous conscients qu’aucun développement durable et inclusif n’est possible sans un système de santé efficace et accessible à tous », Andry Rajoelina indique que, l’Etat malagasy a pris des engagements forts et novateurs pour faire de la santé pour tous une réalité.

Parmi ces engagements, Andry Rajoelina annonce une augmentation « de façon conséquente » du budget de la Santé d’ici 2023. Selon le Président de la République malagasy, « Cette augmentation du budget consacré à la santé permettra à toute la population malagasy de bénéficier des soins de santé de qualité. De ce fait, les chefs-lieux de chaque région et district vont être dotés d’hôpitaux aux normes internationales dans l’optique d’offrir des soins de bonne qualité à tous les malades ».

Le Gouvernement malagasy prévoit également de « rendre accessibles à toute la population malagasy les soins préventifs, dont la vaccination de tous les enfants », indique le Chef de l’Etat, qui affirme que l’objectif est « de se rapprocher des communes par la construction de Centres de santé de base. Nous déploierons des unités mobiles avec des camions médicalisés pour atteindre les zones reculées et enclavées. La vaccination est une condition primordiale à l’élimination des maladies épidémiques. C’est pour cette raison que je me suis personnellement engagé dans une campagne nationale aux côtés des partenaires pour sensibiliser les familles à cette bonne pratique ».

Parlant des maladies transmissibles, le Président malagasy affirme que « en collaboration avec les partenaires, nous améliorons les stratégies nationales de lutte contre ces maladies, dont celle de l’infection du VIH, la tuberculose et le paludisme ». Concernant la tuberculose, la stratégie nationale est orientée « vers le dépistage de tous les sujets atteints de cette maladie mais également par la mise en place d’appareil de diagnostic fiable dans tous les hôpitaux de district de l’Ile. Car jusqu’à maintenant, seulement 60% des tuberculeux sont diagnostiqués et traités », dit-il.  

En rappelant que 10% des enfants malagasy sont affectés par le paludisme, une stratégie de dépistage progressif de masse est en cours de conception afin d’identifier et de traiter les porteurs sains des parasites, car ce sont eux qui entretiennent sa transmission. Parlant du traitement de l’hépatite C, le Président Rajoelina affirme que cela est un « enjeu de santé publique », étant donné que cette maladie « perturbe le système de santé en touchant la population active. Nous nous engageons à mener un dépistage national afin de traiter les personnes affectées ».

Des solutions pour lutter contre la malnutrition et protéger la santé de la mère et de l’enfant ont enfin été évoquées par le Chef de l’Etat, à l’occasion de sa prise de parole, avant de conclure quelques instants plus tard son intervention, par un appel aux partenaires français et internationaux à soutenir cette noble cause de la santé pour tous et à répondre à l’appel du Fonds mondial pour doter chaque pays des ressources indispensables à notre combat.

La Rédaction

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MEDEF International - « Madagascar remplit les critères attendus »

Rassurés. C’est avec ce sentiment que les représentants de 30 entreprises françaises, issus de la délégation de MEDEF International venue pour une visite de prospection, ont quitté la Grande île. Effectivement, ces trois jours de rencontre avec le  secteur privé mais aussi public, sans oublier les sociétés françaises déjà bien implantées à Madagascar, ont permis d’éclaircir la lanterne des investisseurs,surtout en matière de conditions d’investissements et d’opportunités exploitables dans le pays. Chaque entrepreneur a ainsi eu la possibilité d’échanger avec les autorités locales rattachées à leurs activités respectives, lors de la rencontre avec le Président de la République, Andry Rajoelina et les membres du Gouvernement.

« En tout cas, les entreprises françaises sont déjà présentes à Madagascar. Ce n’est pas quelque chose de nouveau. Toutefois, actuellement, cet intérêt pour le pays ne cesse de s’accroître. Et la venue de cette délégation du MEDEF International dans la Grande île le prouve bien. L’idée étant d’élargir les relations économiques entre les deux pays pour un partenariat gagnant-gagnant », a soutenu Christophe Bouchard, ambassadeur de France à Madagascar, avant-hier à la Résidence à Ivandry, durant une rencontre de la délégation des entrepreneurs français avec les opérateurs locaux.

« La défaillance historique de Madagascar en termes d’investissements fait que certaines entrepreneurs français ont toujours hésité à investir dans le pays. Cependant, au cours de cette visite, nous avons ressenti le début d’un nouvel air, avec une véritable volonté à évoluer. Ce qui fait que nous sommes confiants pour l’avenir des investissements. En plus, des entreprises françaises comme Orange ou Canal+ sont présentes dans le pays depuis plusieurs décennies déjà. Si elles sont encore présentes aujourd’hui, c’est que Madagascar remplit les critères attendus par les investisseurs. Il faudra juste dépasser cette peur psychologique », s’enthousiasme Vincent Bigaud, représentant d’Aggreko, une entreprise spécialisée dans le secteur énergétique. Il ne faut pas oublier que le choix des investisseurs repose sur un ensemble de critères, allant du foncier au taux d’inflation, de même que les différentes garanties d’investissement. Et c’est en fonction de ces critères qu’ils choisissent un pays ou un autre. « Mais le plus important pour un entrepreneur reste le retour sur investissements. Telle est la question fondamentale. Mais pour nous, les opportunités sont bien présentes. Nous avons par exemple déjà répondu à un appel d’offres d’une industrie minière du côté de Toliara pour la construction d’une centrale hybride », ajoute-t-il.  

D’un autre côté, le contexte culturel coïncide aussi avec les besoins de ces entreprises. « Ce serait difficile pour nous de nous installer dans un pays parlant l’anglais ou une autre langue. Mais c’est plus simple dans des pays francophones comme Madagascar, vu que l’environnement culturel mais aussi linguistique nous sont plus familiers », soutient un représentant d’une entreprise. En tout cas, le Chef de l’Etat a déjà promis la révision du cadre juridique dans le pays pour une meilleure sécurisation des investissements, quelles que soient les entreprises concernées.

Rova Randria

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« Paositra Malagasy » - Réouverture de l’agence à Vasacoss après des décennies

Aux oubliettes. L’agence de la poste à Vasacoss était fermée pendant des années. Des rumeurs circulent même que l’endroit est devenu un cimetière. Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la Poste, le 25ème anniversaire de « Paositra Malagasy », la clôture du 15ème anniversaire du produit « Tsinjo lavitra » et du 145ème anniversaire de l’Union postale universelle (UPU), cette agence d’institution financière  a profité de l’occasion pour redonner vie à son bureau sis à Vasacoss. L’événement s’est tenu hier au sein de l’établissement. 

Toute l’équipe de « Paositra Malagasy » avait le sourire sur le visage et la joie au cœur durant l’inauguration puisqu’il s’agit du 255ème bureau de la poste à Madagascar.  « Notre équipe a eu l’idée de créer un nouveau bureau situé entre la poste d’Antanimena et celle de 67ha il y a sept mois. Les travaux ont par la suite démarré après trois mois. Aujourd’hui, nous sommes ravis d’inaugurer notre 255ème bureau à Madagascar et en même temps la 15ème  agence pour Antananarivo. "Paositra Malagasy" possède ainsi le plus grand nombre d’agences d’institution financière dans la Grande île. A noter que nous ouvrirons pour bientôt un nouveau bureau pour les colis à Alarobia », se réjouit Ranarison Richard, directeur général de la poste, durant son discours. Cette nouvelle agence emploie quotidiennement deux contrôleurs et possède sept caisses fonctionnelles.

Un redressement

La rénovation des bâtiments ainsi que l’amélioration de la structure de la poste figurent parmi les stratégies pour redresser ce département rattaché au ministère des Postes, des Télécommunications et du Développement numérique. En effet, au cours des dernières années, le résultat financier de « Paositra Malagasy » à la fin de son exercice comptable était déficitaire. Cette année, l’institution prévoit une amélioration de son compte. « Nous prévoyons déjà un budget excédentaire cette année à la fin de notre exercice », avance le directeur général. « Paositra Malagasy » contribue ainsi à l’inclusion financière. Elle offre les mêmes services que les banques primaires à travers les retraits, dépôts, épargnes et les transferts d’argent, que ce soit au niveau national ou international. En ce moment, la banque mobile « Paositra Money » compte 12 000 utilisateurs dans toute l’île. Quant au produit « Tsinjo lavitra », la poste a déjà distribué 500 000 livrets jusqu’à ce jour.

Solange Heriniaina

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Ambondrona : « Pilote » sandoka nidoboka eny Tsiafahy

Basy, jiromanga, odigasy, taratasy hosoka isan-karazany no entiny miasa.

Misandoka ho mpanamory fiaramanidina eo anivon’ny kaompania Arabo « Fly Emirates » ary milaza ho mahatafiditra « hôtesse » sy « steward » any Dubaï. Misandoka ho olona ambony no sady mpandraharaha ary milaza ho manana vinam-piarahamonina matotra. Io kasikety farany io aza dia nahafahany niditra tany an-dapa, raha araka ny fanamarihan’ny polisy misahana ny raharaha heloka bevava (brigade criminelle) ; izay nisambotra sy nanadihady azy. Manana fanamiana mpanamory izy, mitazona koa basy poleta izay miendrika ho tena izy saingy fanairana no tena asany. Tsy vitan’izay, fa mbola manana ireny jiromanga « gyrophare » ireny izy, ataony amin’ny fiarany. Mbola nisy koa « carte de visite » izay maha-mpanamory, io rahateo no aparitany etsy sy eroa amin’ny asa ratsy izay hataony. Mbola tanora ny lehilahy ary mahay miresaka no mikoja tanteraka ny fijery ivelany koa. Vetivety arak’izany dia betsaka ny roboka sy manaiky azy.  Eo aminn’izay no manomboka ny asa fisolokiany. Angalany vola ny olona, indrindra ireo maika ny hiasa amin’ny kaompania lehibe na koa ireo maika ny hiala eto Madagasikara mba hila ravinahitra any an-toeran-kafa. Betsaka koa anefa no voafandriny amin’ny filazany fa mpandraharaha izy ary afaka manafatra fiara tsara tarehy avy any Dubaï. Maro koa ny roboka teo. Notsipihan’ny polisy mpanao fanadihadiana, fa manana fahaizana amin’ny fandrebirebena izy ary koa amin’ny fanova-maso ka izany no mety ho nanamora ny fanatontosany ny fandresen-dahatra nataony. Betsaka arak’izay voalaza etsy ambony ny roboka. Tao ny zatovolahy sy vavy, tao koa ny olona manana ny maha-izy azy. Nitontona teny amin’ny polisy misahana ny heloka bevava ny fitoriana ary nanomboka teo ny fanadihadiana. Ny fanaraha-maso azy sy ny fisavana ny tranony. Sarona tao ny taratasy maro karazana izay hosoka avokoa kanefa mahakasika asa ambony. Tao koa ny odigasy maro izay entina manao fandraikirekena. Efa namoahana didy fampisamborana niaraka tamin’ny taratasy fikarohana izy tamin’ny taona 2010 ary voasambotra tany Toamasina ny taona 2017. Roa taona taty aoriana, dia efa niriaria sahady ary asa indray amin’ity indray mitoraka ity. Betsaka ihany ny voasambotra dia fotoana fohy dia miverina eny amin’ny fiarahamonina indray ary mamono ireo farany. Natolotra ny fampanoavana omaly ilay lehilahy ary nidoboka eny amin’ny fonjaben’ny Tsiafahy.

D.R

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Is’art Galerie : Oloblaky se déplace dans son jardin

Oloblaky finit son année en beauté avec ce concert à l’Is’art Galerie.

Oloblaky, un groupe de musique contemporaine mêlant plusieurs sonorités allant du traditionnel aux jazz, rock, soul… sera sur la scène de l’Is’art Galerie vendredi à 19 heures. Une musique qu’il serait difficile de qualifier, cependant possède une identité propre. Les inconditionnels de cette formation pourront le temps d’une soirée s’évader vers des cieux de découverte. Quelque part, Oloblaky se retrouve plus ou moins dans son jardin en chantant à l’Is’art Galerie. Cette formation est montée dans l’estime des amateurs de musiques nouvelles depuis les années 2014. Le message qu’elle porte est d’autant plus contemporains.

Les titres tels « Tsy fantatro » parle de cette jeunesse résignée mais toujours prête à avancer. En 2009, le groupe sortait « Ranomaloto », un morceau signature qui allait démontrer l’engagement de Oloblaky. Les jeunes de la génération des membres du groupe se retrouvent dans des appels à la solidarité, à agir pour le futur… Cependant, si la musique de ce groupe peut avoir quelques atouts pour titiller les festivals internationaux, Oloblaky n’a pas encore pu fouler ce genre d’évènement. L’année à venir réservera sans doute des surprises pour ce band.

Maminirina Rado

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Imeritsiatosika : Lehilahy nanolana vehivavy marary saina tao amin’ny hôpitaly

Vehivavy iray nitsabo tena tao amin’ny hôpitalin’ny marary saina tao Imeritsiatosika no niharan’ny fanolanana, ny faran’ny herinandro teo. Ny nanao ny asa ratsy teto dia tsy iza fa vadina mpitsabo miasa ao amin’io hôpitaly io, araka ny fanazavàna nomen’ny pôlisy izay misahana ny raharaha. Nosamborina avy hatrany moa ity farany.

Araka ny loharanom-baovao azo hatrany dia sendra irery niaraka tamin’ity vehivavy ity io lehilahy io. Tamin’izay no nitsiry ny hevi-dratsin-dranamana ny hanampatra ny filan-dratsiny amin’io vehivavy, izay fantatra fa manana aretin-tsaina io.

« Araka ny fantatra dia miasa ao amin’io hopitaly io ny vadin’ity lehilahy ity ka tonga maka ny vadiny any foana izy. Nisy fotoana anefa taraiky ilay rangahy naka ny vadiny ary efa lasa nody ity farany. Tamin’izay fotoana izay no sendra tafaraka samy irery tamin’ilay vehivavy manaraka fitsaoboana tao amin’ny hopitaly ity lehilahy ity ka notereny nanao firaisana taminy ilay vehivavy » hoy ny fampitam-baovao azo. Noheverin’ilay rangahy angamba fa marary saina ilay vehivavy ka hanadino ny nihatra taminy sy tsy afaka hitantara izany. Diso hevitra tanteraka anefa ny anao lahy. « Notantarain’ity vehivavy ity tamin’ny mpitsabo azy ny zavatra nanjo azy tao ary ireto farany no niantso ny polisy ». Satria moa mora ny nahafantatra ity rangahy ity ka dia noraisim-potsiny ny lehilahy. Ny alatsinainy teo izy no natolotra teny anivon’ny Fampanoavana ary nampidirina am-ponja vonjimaika.

m.L

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Rugby – Championnats d’Afrique : Les Makis dames dans la poule C

Elles sont prêtes. Les Makis dames à VII ont quitté le pays hier soir pour participer au Championnat  d’Afrique qualificatif pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 en Tunisie les 12 et 13 octobre. Les Malgaches évolueront dans la poule C et affronteront respectivement les Marocaines, les Mauriciennes et les Tunisiennes le 12 octobre pour la phase de poule. Deux équipes par poule et les deux meilleures troisièmes se qualifieront pour les quarts de finale prévus pour le 13 octobre. Hier après-midi, la délégation malgache a transité à Ambohijatovo au ministère de la Jeunesse et des Sports pour le traditionnel « Tso-drano ». Elles ont été reçues par le secrétaire général, Lovatiako Ralaivao, représentant le ministre, Tinoka Roberto. A cette occasion, un argent de poche de cinq millions d’Ariary a été offert à l’équipe. « Nous allons améliorer la 3e place de l’année dernière. Notre objectif est d’intégrer le circuit mondial mais non plus le niveau continental et tout passe par un meilleur résultat. Si l’Afrique du Sud sera sacrée championne, elle qui est déjà qualifiée pour les JO de Tokyo, l’équipe finaliste remportera le ticket », a souligné Marcel Rakotomalala, président du Malagasy Rugby. Ce dernier qui n’a pas pu partir avec l’équipe car il est en attente du renouvellement de son visa de circulation pour la France.

En effet, c’est la seconde fois que Rugby Afrique organise des événements de qualification pour les Jeux Olympiques sur le continent depuis les débuts du rugby à sept aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Tous les regards sont désormais tournés vers les douze des meilleures équipes africaines qui attendent impatiemment cette occasion de se qualifier pour les prochains Jeux Olympiques d’été de Tokyo en 2020. Les médaillées d’argent et de bronze auront une possibilité supplémentaire de se qualifier en participant à un tournoi mondial de repêchage qui aura lieu en juin 2020. Les équipes classées première et deuxième pourront participer au tournoi de qualification du World Rugby Sevens Series.À l’approche des Jeux Olympiques et des World Rugby Sevens Series, de nombreuses équipes ont beaucoup investi dans leur programme Sevens, ce qui signifie que les enjeux sont importants pour les joueuses et que les matchs du tournoi seront âprement disputés. Les équipes participantes sont (dans l’ordre du classement africain actuel) : le Kenya, l’Ouganda, la Tunisie, Madagascar, le Zimbabwe, le Sénégal, le Botswana, la Zambie, le Maroc, l’Île Maurice, l’Afrique du Sud et le Ghana. L’Afrique du Sud qui s’est retirée de l’édition 2018, est désormais classée au 11e rang des 12 équipes. L’équipe ghanéenne, qui participe au championnat africain pour la première fois, se classe donc au 12e rang.  Il convient de noter que l’équipe d’Afrique du Sud ne participera que pour tenter de décrocher sa qualification au tournoi des World Rugby Sevens Series. En effet, le règlement intérieur de la Confédération des Sports et du Comité Olympique sud-africains ne permet pas d’être sélectionné pour les Jeux Olympiques directement à partir du tournoi régional africain qualificatif.

T.H

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MEDEF : Délégation de 35 entrepreneurs de la France, en visite à Madagascar

Rencontre des représentants du MEDEF avec le ministre Hajo Andrianainarivelo.

Les représentants du Mouvement des Entrepreneurs de France (MEDEF) sont en visite officiel à Madagascar, à la recherche d’opportunités d’affaires et de partenariats. Lundi dernier, la délégation de 35 entrepreneurs a fait une rencontre avec le président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, et les membres du Gouvernement. Après que les dirigeants malgaches ont présenté leurs visions, ainsi que les projets de développement global, des échanges ont eu lieu entre les deux parties. Dans l’après-midi du 7 octobre, ces entrepreneurs français ont mené des discussions avec les ministres malgaches, en vue d’une collaboration, dans le cadre de la réalisation des projets gouvernementaux. En effet, cette délégation du MEDEF est à la recherche de marchés, et voudra apporter de l’expertise. C’est ce qu’ont indiqué les membres du Mouvement, lors de leur rencontre avec le ministre de l’Aménagement, de l’Habitat et des Travaux Publics, Hajo Andrianainarivelo et son équipe, qui ont présenté les différents projets et le Programme quinquennal liés à leur département. Sept entrepreneurs français du MEDEF ont assisté à cette rencontre, représentant entre autres, le Groupe Eiffage, la Société Générale et la POMA. Par ailleurs, une soirée de réseautage a été organisée hier, à la Résidence de France, à Ivandry.

Antsa R.

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Cris de Paris à Madagascar : Vers une professionnalisation des artistes lyriques  malgaches

Geoffroy Jourdain  et ses équipes prêts pour le voyage musical.

Concert, créations, rencontres sont les trois mots qui résument les allocutions des cinq intervenants de la conférence de presse qui s’est tenue  hier à l’IFM,  lors du lancement officiel de l’évènement  Les Cris de Paris à Madagascar. Compagnie dédiée  à l’art vocal,  Les Cris de Paris    est fondé  par Goeffroy Jourdain en 1998.  A part les concerts qu’ils  effectueront  dans la capitale malgache, ils collaboreront avec les artistes malgaches.  

En tant que centre culturel, l’IFM a  un  but précis, la  professionnalisation et la  valorisation  du savoir-faire des chanteurs  des artistes lyriques  malgaches.  Il s’agit également d’élever leurs niveaux à travers une confrontation de compétence avec Les Cris de Paris.  L’objectif est de mener cette collaboration plus loin.  Pour pouvoir  construire ensemble,  faire en sorte  qu’à travers  la propre identité culturelle et  artistique  malgache, les artistes doivent   atteindre   un   niveau assez élevé. Ainsi, ils pourront voyager  dans différents pays    et de représenter  la musique lyrique malgache dans le monde. D’après le directeur de l’IFM, Didier Montagné  « il est important de préciser le positionnement de  l’Institut Français  Madagascar  qui reçoit et accueille   les manifestations de Madagascar Mozateum. Ce dernier,  depuis une dizaine d’années,  a fait un travail  d’appui  de l’éducation et de diffusion  de la musique classique dans la Grande Ile…  L’idée de cris de Paris à Madagascar est de pouvoir initier, de  familiariser et  faire découvrir  ce qui en est de l’esthétique de la musique baroque ». De son coté, Antsa Nirina Rakotoarimino, le coordinateur de Madagascar Mozarteum a souligné que « Madagascar manque d’effectif de professeurs de musique.  Les Malgaches n’ont  pas la  possibilité de poursuivre  les études.  La musique  est  quelque chose d’abstrait pour bon nombre de personnes. Certains composent des mélodies  parce qu’ils sont passionnés. Alors,  ce genre de rencontre nous permet vraiment de  nous approfondir  dans notre  passion.  C’est une   occasion pour les artistes de se réunir, et  de s’ouvrir  sur d’autres  horizons ».

Connue par sa musique percutante et dansante, la musique malgache  regorge de nuances aussi différentes que surprenantes. Toujours désireuse de s’ouvrir et de s’élever culturellement, la Grande Ile ouvre ses portes à la musique classique. Cette musique qualifiée par certains comme une  musique des élites, musique ancienne ou encore  musique des grands auteurs de la tradition musicale occidentale. Si auparavant  elle se faisait entendre dans des chapelles de la capitale, la musique classique sort de la porte des églises et s’invite dans des centres culturels.  La musique est un langage humain de toutes les sphères et de tous les âges : de l’intime au public et de l’enfance au soir de la vie, elle accompagne tous les moments de l’existence.

Programme.  Ce jour, en partenariat avec Madagascar Mozarteum, le  Concert de midi prendra la forme d’une répétition commentée du programme Amore, Amore par Les Cris de Paris à la salle Albert Camus. Vendredi 11 octobre à 19 heures, dans la même salle  Geoffroy Jourdain et son équipe offriront  un concert  classique exceptionnel.

Iss Heridiny

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Musique : L’histoire du jazz est indissociable de celle de Blue Note Records

Le légendaire label new-yorkais fête en 2019 son 80e anniversaire. Fondé en 1939 par Francis Wolff, Alfred Lion et Max Margulis, Blue Note Records perd de sa superbe à partir de 1967.

Parfois, les fanatiques de jazz tombent sur des perles au gré de leurs vagabondages sur le web, en quête de captations d’une époque révolue. Ainsi de cette version par la formation d’Art Blakey and The Jazz Messengers de «A Night in Tunisia», composition de 1942 signée Dizzy Gillespie et Frank Paparelli, devenue très tôt un standard.

La vidéo offre un son étonnamment puissant, des plans superbes. Cette véritable réalisation de concert offre un parfait écrin à la performance, époustouflante.

Pendant près de deux minutes d’introduction, Art Blakey, l’un des batteurs les plus déterminants de l’histoire du jazz, se lance dans un swing endiablé à la caisse claire, aux contretemps colorés d’héritage africain. Puis il passe aux cymbales, et les autres membres amènent les sonorités caribéennes aux maracas et calebasses.

On se croirait sur les routes du vaudou, malgré le décor de théâtre et les costards, jusqu’au moment où Benny Golson au saxophone ténor, et Lee Morgan à la trompette, font entrer le morceau dans une véritable épopée hard bop durant quelques six à huit minutes, alternant bordel et moments de bravoure mélodique –à l’image de ce que sont les nuits tunisiennes, comme le savent les gens qui se sont imprégnés de leurs ambiances.

Mais d’où ça sort, un tel bijou? Aucune indication, ni date, ni lieu, juste la composition du quintet. The Jazz Messengers accueilleront quelques-uns des maîtres les plus incontestés de leurs instruments respectifs au cours des trente-six années d’existence de la formation, jusqu’en 1990, à la mort d’Art Blakey.

Ce soir de 1958, en plus du batteur surdoué et des deux soufflants, on trouve Bobby Timmons au piano et Jymie Merritt à la basse, sur une scène de Scheveningen, aux Pays-Bas. Seulement deux semaines auparavant, le prêche profane des Messengers avait littéralement enflammé la scène de l’Olympia en livrant un concert mythique.

Cette captation est sortie des placards à l’occasion d’une réédition en novembre 2018 chez Fondamenta, une filiale de Sony. Mais en 1958, Art Blakey est bien une signature de l’écurie Blue Note Records. C’est alors l’âge d’or du label, dont il contribuera à façonner la légende.

Musique de parias

En 2019, Blue Note fête ses 80 ans et nous régale, depuis le début de l’année, avec une série de rééditions de pressages de luxe, et un nom à coucher devant la porte de son disquaire: «The Tone Poet Audiophile Vinyl ReissueSeries».

Tadam! Un standard de Wayne Shorter en février, Sam Rivers en mars, Gil Evans en avril et, le 6 septembre, Hustlin’ de Stanley Turrentine, sorti en 1964.

L’album est crucial dans l’évolution du jazz moderne, notamment grâce aux possibilités infinies offertes avec l’arrivée de l’orgue Hammond. L’instrument est en l’occurrence tenu par son épouse, Shirley Scott, l’une des rares femmes à avoir intégré dès les années 1960, des formations en tant que musicienne, et non comme chanteuse, choriste ou potiche.

Où que se situe votre boutique habituelle, vous aviez plutôt intérêt à installer votre couchage dès le 5 septembre au soir: cet album-là, vous ne le trouverez même pas en streaming.

Mais la légende Blue Note Records n’est pas seulement un kiff de puristes, elle ne doit pas l’être. Si le jazz s’est finalement paré d’une image de hobby bourgeois et classieux, il ne faut pas oublier qu’il s’agit, à l’origine, d’une musique de parias.

L’histoire du label en atteste. Pour annoncer la couleur: l’aventure commence à New York avec deux immigrés juifs allemands ayant fui le nazisme; elle est financée par un écrivain communiste à la morale déviante, pour produire de la musique de descendants d’esclaves, de la musique de Noirs. En 1939, ce n’est pas exactement ce qui fait de vous une figure proprette de l’establishment.

Francis Wolff, photographe issu d’une grande famille berlinoise de personnalités lettrées et d’esthètes, prend le bateau en 1938 pour la Suède. L’offensive nazie contre l’«art dégénéré» qui ravage l’espace culturel allemand depuis plusieurs mois ne laisse aucun espoir à la communauté juive, pas plus qu’aux cercles progressistes du pays.

Francis finit par rejoindre son ami d’enfance, Alfred Lion, installé dans la Grosse Pomme depuis une dizaine d’années. Ces deux-là ont en commun un amour précoce du jazz et une collection de 78 tours amassée dans leur jeunesse.

Dans la ville d’adoption de Charlie Parker, Art Tatum, Dizzie Gillespie, le poumon du beat bat à plein régime: c’est la naissance du bebop, qui explose les carcans classiques des big bands sudistes.

Alfred a déjà eu cette idée un peu dingue de produire la musique qu’il aimerait écouter –dénicher des talents, fabriquer ses propres disques. Il a convaincu un écrivain aux idées politiques un brin dissidentes de mettre le pognon sur la table.

Max Margulis est un amoureux du jazz, un touche-à-tout foutraque, peut-être aussi peintre, socialiste, éditeur. Quoi qu’il en soit, à New York, c’est un influenceur avant l’heure; si Instagram avait existé, il en aurait été une star.

Alchimie inédite

Les premières séances de studio ont eu lieu fin 1939, et Margulis quitte très tôt l’aventure. Il n’existe que peu d’archives sur ces débuts plutôt classiques. C’est véritablement la réunion des deux amis Lion et Wolff, au début de ces années 1940 bouillonnantes, qui lance Blue Note sur la piste de la modernité.

Ils décident de signer le jeune Thelonious Monk en 1947, un pianiste aussi bien décrié par la critique qu’adoré par le public fréquentant les clubs. Le musicien joue tellement vite qu’il donne l’impression d’un swing déconnant; Coltrane dira qu’en jouant avec lui, «si on rate un accord, c’est comme si on tombait dans une cage d’ascenseur». Ambiance.

L’arrivée en 1952 d’un troisième homme aux doigts de fée complète l’attelage qui fera du label un chapitre incontournable de la mythologie jazz. Rudy Van Gelder est un jeune ingénieur du son, avec une tête de premier de la classe. Il vit encore chez ses parents lorsqu’il croise la route d’Alfred Lion.

Celui-là tombe sur une maquette réalisée par l’étudiant en optométrie, probablement enregistrée dans le salon familial transformé en studio d’expérimentation. Soufflé par la complexité et la qualité du son, la profondeur du champ, il sort le gamin de son bled du New Jersey pour commencer une collaboration de plus d’un demi-siècle.

C’est bien simple: pour chaque grand classique Blue Note, quand on regarde sur la pochette, on trouve le nom de Van Gelder à la console.

Ainsi s’ouvrent les années dorées, qui fileront jusqu’en 1967. La décennie voit éclore le hard bop, le soul jazz puis le free jazz… Cette soif d’expérimentation est aussi à l’écoute des évolutions technologiques de la prise de son et de l’édition, et attire les noms qui comptent: tous sont passés, à un moment de leur carrière, par les studios new-yorkais de Blue Note.

Un label, un producteur, une signature artistique: voici l’alchimie qui permet la naissance d’un grand disque de jazz, comme pour toute la famille des musiques noires américaines: rhythm and blues, soul, funk…

À cette combinaison magique, Francis Wolff, devenu Frank, ajoute son talent de photographe. Toujours présent en studio avec son Rolleiflex, il constitue l’une des archives les plus importantes des génies en studio.

Le label impose son identité graphique et visuelle, avec des pochettes élégantes, un logo simple et reconnaissable entre tous.

Déclin et renaissances

Que se passe-t-il en 1967 pour que Blue Note perde son catalogue, son lustre et son optimisme? La marche de l’histoire. Kennedy est assassiné, les États-Unis s’enfoncent dans la guerre du Vietnam, l’ère hippie et psychédélique arrive, tandis que le jazz, sous le lead de John Coltrane, se radicalise autant qu’il se politise.

Le label est vendu à un autre groupe, Liberty Records, dont le patron, Al Bennett, ne comprend strictement rien à ce que l’on fait dans cette maison de fous. Fin du conte de fées.

Blue Note connaîtra des renaissances, au gré des reventes et des intuitions des dirigeants successifs. Don Was, l’actuel, a cet avantage d’être un musicien ayant joué avec les plus grands: Bob Dylan, Iggy Pop, les Stones.

Passé sous pavillon Universal, car l’époque est aux majors, le label a encore quelques belles signatures dans son catalogue, Norah Jones ou Gregory Porter. Il faut néanmoins reconnaître que l’épopée du jazz comme manifeste de liberté, d’authenticité et de conquête sociale est derrière nous.

Que retenir de cette odyssée, pour en communiquer la passion aux non-initié·es? Le jazz et ses rejetons sont fondamentalement une musique américaine, issue du melting-pot racial et culturel de ce continent, comme le rappellera Art Blakey à son retour de voyage en Afrique de l’Ouest.

L’histoire de Blue Note entremêle le destin européen du XXe siècle et les réalités sociétales des États-Unis –dont certaines restent d’actualité, parfois même ravivées, sous l’ère du populisme ségrégationniste de Trump et ses soutiens.

Dans ses expérimentations modernes, le jazz n’a cessé d’opérer un retour aux sources pour explorer ses racines africaines. C’est la route des esclaves qui parsème ses rythmes hybrides, des côtes béninoises aux champs de coton du delta du Mississippi. Quelque part, le jazz est ce grand livre d’histoire qui raconte la facette de la mondialisation la plus précoce de l’ère contemporaine.

D’ailleurs, ne dit-on pas, chez les musicien·nes, que la note bleue, qui caractérise ce demi-ton mélancolique, ravive la mémoire oubliée de racines inconnues? Techniquement, elle est issue du système musical pentatonique africain, avant d’être intégrée au diatonisme occidental. La plus belle raison d’être du jazz: le métissage.

Recueillis par Zo Toniaina

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Concert : Basta Lion rugira au Bonara-be

Il y a  20 jours, Basta Lion a effectué une tournée  en France où il a fait transpirer près de 1000 spectateurs.  Après cette prouesse remarquable, il rentre au pays. La semaine dernière, il a livré un concert à ses fidèles au Jao’s Pub Ambohipo.  Ce vendredi,  le jeune  prince du ragamuffin  offrira  un showcase   au Bonara-be  67 ha à partir de 21 heures.  La fête « manal’azy vita bac » est bel et bien prolongée. Ceux qui n’ont pas pu assister à son live  à Ambohipo, auront l’occasion de le voir aux 67 ha.  Ankombalahy, mangilikitiky, Big Nosy City,  mila malandy, seront interprété.

Iss Heridiny

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Tsy  filaminana eto Toamasina : Mpitondra posy miray tsikombakomba amin’ ireo mpanendaka

Saron’ny polisy ireo andiana tanora manendaka mpandeha tratra hariva amin’iny lalana canada sy anjoma ambony ary androranga sy lalana SKT iny. Mpiray tsikombakomba amin’ireo andian-tanora mpanendaka ireto ny mpitondra posy manao izany zotra izany, raha mihevitra ny olona fa voaaro raha mandeha posy. Efa-dahy ireto tratra aloha hatreto izay tena mampikolahy ireo olona tratra hariva mody mampiasa ireo lalana ireo mihintsy izy efa-dahy ireto sy ny antsiny. Fitoriana mpiasan’ny seranan-tsambo nandeha nody nisy nanendaka teo akaiky ny trano fandihizina « escale » Anjoma no nitarika ny fisamborana azy efa-dahy ireto. Very nandritra izany ny ampahan’ny karaman’ilay mpiasan’ny seranana mitentina 500.000 ariary sy ny findainy ary izay rehetra teny aminy tamin’io fotoana nanendahana azy io. Voatsindron’antsy izy nandritra izany saingy tsy nahafaty azy ny tsindron’antsy nahazo azy. Vao nipetraka ny fitoriana satria fantatra ilay mpiasan’ny seranana ny iray tamin’ireo nanendaka azy, ka iny iray tratra iny no nitarika ny fahatrarana azy efa-dahy tamin’izao raharaha noho izy ireo nifanoro. Ankilan’izany tao amin’ny andranomadio fampitobian’ireo tantsaha avy any ambanivolo ny entana entiny amidy eto Toamasina. Very lava ireo entan’ireto tantsaha ireto raha isaina hoy ireo tantsaha dia efa in-11 izay ny fahaverezana, izao vao tratra ireo mpangalatra ireo entan’ny tantsaha ireo. Izany Hery izany ny anarana voantonontonona tany amboalohany, hay i Dada no tena mpangalatra izany satria tratra tao aminy avokoa ireo entana ireo raha nosavaina ny tranony ao andranomadio, isan’izany ireo arina anaty gony maro be, ireo karazana anana anaty garaba maro be ary ireo fitaovana samy hafa famarotra ireto tantsaha ireto eto Toamasina. Ankaotra izany ny 05 oktobra teo tokony tamin’ny 07ora sy sasany hariva teo akaikin’ny Tama-Pièce Ambolomadinika, tovolahy nivoaka ny trano ividy sigara voatsatoka antsy saingy tsy maty, lasan’ireo jiolahy ny finday sy ny vola teny aminy. Voalaza fa telo lahy ireo nanao izany saingy ny iray no mbola voasambotra izao araka ny fanazavan’ny polisy taorian’ny fitorian’ilay niaharam-boina.

Malala Didier

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Ikalamavony : Omby 70 lasan’ny dahalo, tompon’omby iray maty voatifitra

Nitrangana fanafihan-dahalo namoizana ain’olona tsy manan-tsiny indray, tany amin’ny Distrikan’ Ikalamavony, Faritra Matsiatra Ambony, afak’omaly naraina, tao Ambatovory, Fokontany Matsiatra, ka omby 70 ny lasan’ny malaso nitam-piadiana tamin’izany. Raha ny fanazavana azo, dia efa nanafika tao amin’io tanàna ireo ireo dahalo, ny alin’ny asabotsy teo. Nony naraina ny andro, tokony ho tamin’ny dimy ora tany ho any, dia mbola niverenan’ireo malaso notafihana indray ny tanàna, ary trano maromaro no may kila forehitra nodoran’ireo tsy mataho-tody. Tompon’omby iray teo an-tanàna izay niaro mafy ny fananany tsy horobaina no maty voatifitra. Noho ny ezaky ny mpitandro filaminana sy ny tomponandraiki-panjakana any an-toerana, ary ireo Fokonolona nanara-dia tsy nandry andro, tsy nandry alina tamin’ny fanenjehana an’ireo fahavalom-bahoaka, dia latsaka (tota) omaly naraina ireo omby 70 ; izay fantatra ankehitriny fa efa tafaverina soa aman-tsara amin’ny tompony avokoa, raha ny tati-baovao voaray tamin’ny fotoana nanoratana ny lahatsoratra.

Eric Manitrisa

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Ambovombe Androy : Dahalo roalahy mitam-basy ikoizana, voasambotra tao anaty « bar »

Noho ny fanomezan’ny olona tsara sitrapo loharanom-baovao marim-pototra ny mpitandro filaminana, dia voasambotry ny Zandary tao amin’ny « bar » iray nisotroany, tao an-tampon-tanànan’ Ambovombe Androy, afak’omaly, ny roa tamin’ireo folo lahy mitam-basy nanafika toeram-pivarotana iray tao Maroanaka, ny alin’ny asabotsy teo. Rehefa nofotorana ireto dahalo tra-tehaka dia niaiky ny heloka vitany, ary namboraka fa izy ireo ihany koa no nanafika tao Magnevarova, mbola ny alin’ny asabotsy teo. Ary mbola ny ekipan-dry zareo hatrany no nangalatra ombin-tsarety roa tao Ambaro, ny 01 oktobra lasa teo, izay tratran’ny Zandary sy ny Fokonolona mpanara-dia tao Ankaramena ny ampitson’ io ihany ireo omby very, raha tafaporitsaka nandritra ny fifadonana kosa ireo mpangalatra. Raha ny fanazavana azo hatrany, dia efa misy fantatra anarana ny amin’ireo dahalo mbola any ampandosirana, ary efa manao hazalambo sy savahao azy ireo ny mpitandro filaminana ankehitriny.

Eric Manitrisa

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Vol d’électricité de la Jirama : 207 cas de fraudes et 110 cas de vols constatés cette année 

La Jirama a découvert hier, un cas de vol à Mandroseza.

Les causes de l’énorme perte de la Jirama sont multiples. Parmi les plus importants figurent les branchements illicites constituant un vol d’électricité. Alors que la JIRAMA poursuit son opération de ratissage dans la capitale, un cas de branchement direct au poteau, d’un « Vulca service » à Mandroseza, a été découvert, hier par les Auditeurs de la société productrice d’eau et d’électricité. Selon les explications, le local est en situation CNP (Coupure pour Non-paiement des factures) depuis 2017. « Son propriétaire reconnaît avoir commis l’infraction, mais ce serait, seulement, depuis deux semaines. Pourtant, son service n’a jamais cessé de fonctionner depuis 2017 jusqu’à aujourd’hui. C’est grâce à l’audit effectué par la JIRAMA auprès de ses clients en situation CNP que cette infraction à Mandroseza a été démasquée. Après le constat d’un Huissier de justice, la JIRAMA a, tout de suite, déposé le compteur électrique arrêté en 2017 et a coupé le courant volé dans le local en question. Le propriétaire est appelé à s’engager au paiement du rappel de consommation, sinon l’affaire sera traduite en justice », ont affirmé les représentants de la Jirama. Pour cette année 2019, cette société enregistre 426 nouveaux dossiers de ratissage. 334 ont été traités entre janvier et septembre dont 207 cas de fraudes, 110 cas de vols et 17 autres cas. Le montant des factures qui doit revenir à la JIRAMA s’élève à 532 900 003Ariary, durant la même période.

Antsa R.

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Finale Miss Sava : J-17  pour les prétendantes à la couronne

Esmeralda Malleka , lors de la finale de Miss Sava en 2017.

Lancée  en septembre dernier, la caravane Miss Sava a sillonné quatre districts de la région. Sur 50 candidates,  seulement dix ravissantes jeunes filles entre 18 et  24 ans   sont retenues. Elles défileront   samedi le 26 octobre, au  resto-Grille Le Capricorne à Sambava à 21 heures.

L’information a été livrée hier par le président du comité  de l’organisation Docteur Paul Edhino Marinjara. Les  dix prétendantes à la couronne   sont respectivement originaires des  quatre districts dont   Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa. Hormis le défilé  en tenue traditionnelle et olympique, les candidates  passeront à l’épreuve  de culture générale. La beauté et l’éducation sont deux choses complémentaires. C’est pour cette raison que les organisateurs ont  proposé « La beauté au service de l’éducation des jeunes de la Sava » comme thème. « Au fait, comme nous savons tous, le taux de réussite dans les examens officiels est très bas ces derniers temps dans la Sava. Tout le monde est donc appelé à redresser ce cas. Étant une personne devenue influente et jeune, la Miss aura une place aussi importante dans la conscientisation des jeunes à faire plus d’efforts sur l’apprentissage. Elle sera aussi appelée à faire des plaidoyers ou des séances d’éducation environnementale ou sur la santé des jeunes », ont-ils soulevé.   En effet,  à  travers cette élection, la région Sava  a une opportunité de plus pour se faire représenter au niveau national, voire internationale.

Qui succèdera Malleka ! La Sava a été déjà  représentée par Esméralda Malleka lors de l’élection Miss international. « Nous sommes fiers de notre lauréate de 2017, elle a défendu la couleur de notre pays à l’élection Miss International au Japon en 2018 », a avancé le président du comité de l’organisation. Dans le top 15 des plus belles femmes au monde, Malleka est devenue l’idole de la jeune fille de la Sava. Effectivement,  la prochaine miss va devoir surpasser son aînée. Mais la tâche n’est pas facile.  Il faudra qu’elle devance  les  représentantes des autres  régions à l’élection Miss Madagascar qui se tiendra  à la fin de l’année.

En étroite collaboration avec le comité Miss Madagascar, l’ONG COFSAT (Collectif des Organisateurs du Festivanille-Satrahagna) organise pour la 4e année consécutive l’élection Miss SAVA. Cet évènement, avec la foire économique de la Région SAVA, marquera le début de plusieurs programmes de la 10e édition du Festival de la vanille dont la célébration se fera pendant une année pleine et s’achèvera avec des spectacles inédits.

Iss Heridiny

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La Jirama de nouveau sur la sellette

Le problème de l’approvisionnement en eau et les fréquents délestages continuent de nourrir la grogne de nombreux usagers de la capitale. Les habitants de certains quartiers ne cachent plus leur exaspération et sont parfois au bord de la révolte. C’est à une Jirama impuissante qu’ils demandent maintenant des  comptes. Les années de laisser-aller et d’imprévoyance se paient très cher et  provoquent ces crises à répétition.  Le redressement de la société nationale est, nous dit-on, en cours, mais en attendant, une  partie non négligeable des consommateurs est obligée de subir les pires difficultés.

La Jirama de nouveau sur la sellette

On ne reviendra pas sur la vétusté des infrastructures de la société nationale, mais les usagers sont en droit de demander un minimum de services de sa part. Les responsables avaient trouvé des solutions alternatives dans le temps lors des coupures d’eau dans certains quartiers. La  mise en place, alors, de camions citernes pour approvisionner les habitants avait permis de résoudre le problème.   Ceux qui habitent à Itaosy ont depuis longtemps cessé de  se plaindre   , mais aujourd’hui, ceux de Faravohitra sont  tellement excédés qu’ils  risquent  de ne plus se cantonner à la simple protestation. Le ton utilisé par certains d’entre eux  devrait  alarmer les responsables de la Jirama. Les  solutions à long terme  ont été envisagées, mais  elles ne  seront fonctionnelles  que dans plusieurs  mois. Pour le moment, il faut venir tout de suite en aide à des consommateurs qui  ne savent plus à, quels saints se vouer. C’est peut-être une  fois de plus vers le chef de l’Etat qu’ils vont se tourner pour résoudre leurs problèmes. Il est monté au créneau la semaine dernière pour désamorcer des débuts de crise. On sait cependant qu’il est à l’extérieur en ce moment. Il faudra donc attendre son retour pour éteindre ce nouveau foyer de tension.

Patrice  RABE

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Taekwondo ITF MASS – TKD Family : Une promesse tenue pour Patrick Rado

La relève du quartier Ambodivonkely en taekwondo ITF dirigée par Patrick Rado.

Il y a quelques mois, Dax de l’équipe nationale des Barea et Patrick Heriniaina Andriamirado, qui avait remporté une médaille d’or lors des championnats d’Asie 2019 en taekwondo, ont été accueillis chaleureusement à Iarivo Hôtel Ambohimanarina. Par la même occasion, ces deux stars du sport d’Ambodivonkely avaient promis la mise en place d’un club dans ce quartier pour aider les jeunes. Aujourd’hui, Patrick Rado annonce l’ouverture officielle de son propre club qui porte le nom de TKD Family. Il a reçu sa lettre de conformité de la part de la DRS le 25 septembre dernier. Le Club s’est affilié à l’ITF MASS, de l’African Taekwond-do Federation et à l’ITF Monde dirigé par Paul Weiler 9e Dan. « Il y en a déjà plus de trente combattants qui font de l’entraînement chaque week-end. Le chef du quartier nous a donné gratuitement la salle car il était convaincu que cette discipline est une vraie éducation pour les jeunes », a-t-il expliqué. Entre autres, l’association l’ITF Madagascar se prépare actuellement à la sixième Coupe d’Afrique, qui se déroulera à Dar- es -Salam Tanzanie du 22 au 27 octobre prochain. Quelques athlètes sont désormais présélectionnés pour cette rencontre continentale à savoir Patrick Rado chez les séniors -70kg, Tahina Rasamijaona chez les -53kg, Tafita Rakotoarisoa chez les -70kg, Charlie Delliot chez les -63kg et Orima Rasolonjatovo chez les dames -50kg. En 2020, Madagascar participera aussi à la Coupe du Monde de Slovenie du 5 au 11 octobre.

Manjato Razafy

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Hery Rasomaromaka : Descente à Besarety, hier

Le gouverneur d’Analamanga Hery Rasoamaromaka est descendu à Besarety, hier, pour constater de visu la réalité.

Avec la venue de la saison pluvieuse, et pour prévenir à la montée des eaux, dans le quartier de Besarety, le gouverneur d’Analamanga, Hery Rasoamaromaka a mis à la disposition de cette localité, des engins. Il n’a pas manqué ainsi de procéder à une descente sur terrain, hier, pour constater de visu la réalité. Il n’était pas seul car des techniciens l’ont accompagné. Il s’agit plus précisément de curage des canaux dans ce quartier populaire. Le gouverneur d’Analamanga a ainsi déclaré que « rien que pour des pluies de faible précipitation les bas-quartiers sont inondés. C’est la raison pour laquelle, on a envoyé ces engins afin que ces Fokontany soient à l’abri d’éventuels désastres ». Le gouverneur était également au marché d’Andravoahangy pour être à l’écoute des doléances des marchands. Il compte ainsi remettre de l’ordre dans ce marché de la capitale.

Recueillis par Dominique R.

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Concert : Lalatiana et Rija Ramanantoanina enfin au Palais des Sports

Lalatiana et Rija Ramanantoanina, une complicité installée depuis des dizaines d’années.

Entre Rija Ramanantoanina et Lalatiana, la complicité s’est apparemment installée dès la première fois que ces deux artistes ont chanté ensemble. Les inconditionnels vont alors pouvoir se délecter du duo le 18 octobre au Palais des sports de Mahamasina à partir de 20 h. Il faut se l’avouer, c’est un concert pour quinqua révolu. Mais les trentenaires peuvent également y survivre. Ceux qui préfèrent les belles mélodies, les textes conceptuels à l’eau de rose… Sinon, pour ceux qui recherchent le rythme effréné, les paroles franches et l’ambiance sans complexe, ce rendez-vous sera plutôt anesthésique. Depuis tout ce temps que Lalatiana fait des va-et-vient dans le pays, il était sans doute temps qu’un concert soit consacré à ce duo. C’est dans les années 80 qu’elle a débuté. Tout le monde se souviendra des chansons, « Mahery ny fitia » qui est devenu un titre culte dans les mariages. Ou encore « Tsara hiafarana », un titre ayant fait chavirer le cœur de toutes les demoiselles, voulant devenir des Lalatiana en puissance. Le style vocal de cette chanteuse a été copié par toute une génération à partir des années 2000 avec l’avènement des concours de chants à la radio ou à la télévision. Lalatiana et Rija Ramanantoanina sont apparus à une époque où dans l’entourage musicale se trouvait des noms comme Tôty et d’autres légendes. La créativité de Lalatiana collait au contexte de ces années folles, où les femmes arboraient des épaulettes énormes et les rouges à lèvres scintillaient comme des guirlandes. Par ailleurs, la musique ne reflétait pas cette période un peu « olé olé » du vestimentaire tananarivien. Dans les années 90, la carrière de la chanteuse a atteint quelque peu les sommets et ses duos avec Rija Ramanantoanina sont devenus des titres cultes dans le paysage musical local.

Maminirina Rado

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Farafangana : Taolam-paty tao anaty « sachet », hita teo an-tokontanin-dry Mompera

Very ny hasina maha malagasy, ary simban’ny vola tanteraka ny toe-tsain’ny olona sasany ankehitriny. Tranga nahavalalanina ny maro no niseho tao amin’ny Fokontany Mahatsara Atsimo, ao an-tampon-tanàn’i Farafangana, renivohitry ny Faritra Atsimo Atsinanana, omaly. Taolam-paty izay taolan-dava avokoa miisa valo nafatratra tao anaty harona « sachet » miloko mainty no nisy nanipy ka hita tao an-tokontanin-dry Mompera. Raha ny vaovao voaray, dia hanavao ny fefy ny tompon’andraikitra tamin’io ka notapahina ireo lobolobo, nefa ireo taolam-paty ireo no hita tao. Nampafahantarina ny zava-misy avy hatrany ny teo anivon’ny Fokontany sy ny mpitandro filaminana, ka tonga nizaha ifotony. Nalaina avy hatrany moa ireo taolam-balo ireo ka nogiazana ao amin’ny Kaominina, ary efa miroso amin’ny fikarohana ireo nahavonon-doza ny Polisim-pirenena izay mandray an-tànana ny fanadihadiana. Etsy andaniny, efa mandeha ihany koa ny fampilazana ny besinimaro izay manana fasana vaky dia manantona Kaominina ambonivohitra sy mampandre ny mpitandro ny filaminana. Raha tsy misy mamaly kosa ny filazana, dia halevina any amin’ny fasam-bahiny ireo taolana ireo, ary atao imasom-bahoaka eo anatrehan’ny manampahefana ny fanitrihana izany, araka ny fampitam-baovao voaray hatrany.

Eric Manitrisa

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Fondation Tany Meva : 104 projets financés à travers le CEPF

Cette rencontre entre les bénéficiaires du fonds CEPF se tient tous les deux ans.

Le CEPF est une initiative conjointe de plusieurs partenaires financiers tels que l’Agence Française de Développement, Conservation International, l’Union Européenne, le Fonds Mondial pour l’Environnement, le gouvernement japonais, la Banque Mondiale et la Fondation Leona M. and Harry B. Helmsley Charitable Trust.

Son objectif est de renforcer la participation de la société civile aux actions de conservation de la biodiversité dans les Hotspots dont celui de Madagascar et les autres îles de l’Océan Indien comme Maurice, Comores, Seychelles et Rodrigues. Cette entité a mandaté la Fondation Tany Meva pour gérer ses fonds tout en facilitant la mise en œuvre des projets de conservations dans 79 zones clés de la biodiversité mais très menacées. Depuis 2015, celle-ci a financé jusqu’ici 104 projets à travers le CEPF au niveau de ces îles de l’Océan Indien. Ce sont notamment des projets soumis par les communautés de base, les ONG, les associations, les universités et les centres de recherche ainsi que le secteur privé afin de contribuer à la conservation de la biodiversité de ces 79 écosystèmes critiques ou influencer les décisions y afférentes.

Echanger des expériences. Une 2e rencontre des bénéficiaires du fonds CEPF, se tient depuis hier jusqu’au 10 octobre à Nosy-Be, en tant que première destination touristique à Madagascar et un archipel considéré comme un sanctuaire de la nature et le berceau d’espèces endémiques du pays. « Le but est de partager les bonnes pratiques et échanger des expériences entre ces bénéficiaires. On sollicite également leur dynamisme et leur engagement à apporter des réponses réalistes face aux défis liés à la gestion des ressources naturelles ainsi qu’à la conservation de la biodiversité dans les écosystèmes critiques de Madagascar et les autres îles de l’Océan Indien », a expliqué le Pr Joelisoa Ratsirarson, le PCA de la Fondation Tany Meva, lors de l’ouverture de cet atelier hier à l’hôtel Orangea. Ce sera également une session de concertation entre les participants, afin de formuler des recommandations visant à améliorer les interventions de cette organisation de société civile qui sont basées sur trois directions stratégiques, et à orienter les futurs investissements du CEPF à l’échelle régionale. Ces trois directions stratégiques sont la conservation de la biodiversité, le renforcement de capacité de la société civile et l’amélioration du bien-être et des conditions de vie des communautés de base.

Fonds additionnel. Par ailleurs, « les bénéficiaires du fonds CEPF sont sollicités à mettre en place une plateforme crédible et fonctionnelle qui sera une source d’informations de référence et d’échange d’expériences pour toutes les parties prenantes à l’issue de cet atelier », a-t-il enchaîné. En revenant sur les projets financés par la Fondation Tany Meva via le CEPF, « 55 sur les 104 projets sont en cours de mise en œuvre avec des petites subventions à moins de 20 000 USD chacun. Et compte tenu des indicateurs de résultats et des impacts de la mise en œuvre des projets soutenus, le Secrétariat du CEPF basé à Washington a accordé un fonds additionnel de l’ordre de 3 millions usd de la part de l’AFD, afin d’étendre le programme jusqu’en 2022 au lieu de 2020 », a annoncé Fanohiza Claude, le directeur exécutif de la Fondation Tany Meva. De son côté, le directeur général de l’Environnement et Forêt, le Dr Herizo Rakotovololonalimanana a soulevé qu’il faut concilier le social, l’économie et la durabilité de la biodiversité pour le bien-être de la population.

Navalona R.

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Ambatondrazaka : Famonjàna mpianatra, niaka-pofona ny ray aman-dreny

Mpianatra efatra mirahalahy sy ankizivavy iray ,miaraka amin’ny mpampianatra amin’ny sekoly tsy miankina iray no nampidirina amponja vonjimaika  ny Alatsinainy  07 Oktobre 2019 rehefa avy nohadihadiana lalina tao amin’ny polisim-pirenena Ambatondrazaka . Raha olona 7 no voarohirohy amin’ny fanaparitahana laza adina  Bac 2019 sy ny fakan-tahaka amin’ny  antontan-taratasim-panadinana efa vita  valiny, dia olona 6 no nampidirina amponja, satria tao no namoaka laza adina tao  ireo  mpampianatra nanao ny valiny fotsiny, ka nahafahan’ireto mpianatra  nandika  ireo  valiny ,izay marihana fa mpianatra sokajy A2 ireo voarohirohy ireo. Araka ny fantatra dia mpampianatra  miasa   amin’ny fanjakana ity mpampianatra iray izay nahazo fahafahana vonjimaika ity. Nahoraka ity fampidirana amponja mpianatra  ity teto Ambatondrazaka , satria ranomaso notovozina no nahazo ny ray aman-dreny miaraka amin’ireo mpianatra ka nalaky nahoraka  ny raharaha ,teo ihany koa ireo  nambaran’ny mpianatra sasany  fa  maro no nanao hosoka fa ireo ihany no voasazy  . Ny  marainan’ny  8 Oktobra 2019 dia nirohitra nitangorina teo amin’ny fonjaben’Ambatondrazaka ireo ray aman-dreny sy ny fianakaviana mba hitady vahaolana sy hikarakara ireto kilonga niditra amponja, nirohitra nihazo ny biraon’ny prefekitiora izy ireo rehefa tsy nahita mangirana ka handrasana ny  valin’ny lahadinika tao. Maro no malahelo sy latsa-dranomaso amin’ireo mpianatra ireo, nisy ihany koa anefa nanambara fa mendrika ny mpangalatra laza adina izao fandraisana andraikitra izao. Araka ny  fantatra  dia ny faran’ny volana Oktobre 2019  any  no hiakatra fitsarana izy ireo ka samy miandry ny  tohiny ny rehetra.

Janus R

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Prévision météorologique : Fort contraste entre l’Est et l’Ouest

Un temps nuageux pour la journée du mardi 08 octobre dans la capitale. (crédit photo : Anja)

L’Alizé influencera encore le temps d’aujourd’hui surtout pour la partie Est de l’île d’après les spécialistes du service de la météorologie. Ainsi, pendant la matinée, il pleuvra sur l’ensemble de la côte Est tandis qu’à l’opposé, c’est-à-dire à l’Ouest, le temps sera très ensoleillé, voire brûlant puisque la température maximale sera de 36° C.  Le contraste entre l’Est et l’Ouest se fera donc beaucoup ressentir. Pour la partie centrale, les nuages empliront le ciel du matin jusqu’au soir, et la température minimale sera de 12° C à 13° C. La température ne cessera de monter jusqu’à la fin de la semaine pour arriver à une moyenne de 27° C toujours selon Météo Madagascar.

Pour cet après-midi, les nuages sont présents sur l’ensemble de la Grande Île. Ils seront très volumineux à l’Est et s’alterneront avec le soleil sur les Hauts Plateaux et à l’Ouest. Enfin, concernant le temps en dehors du territoire malgache, la pluie sera intense aux Seychelles alors que le soleil sera au rendez-vous dans les autres îles.

Recueillis par Anja RANDRIAMAHEFA

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Football – Jean Marie Claude Aimé :« Rien ne vaut le gazon naturel ! »

Jean Marie Claude Aimé, la star des années 80, défend le choix d’une pelouse naturelle.

Récompensé par la Ligue de football du Vakinankaratra pour ses dix ans, de 1980 à 1990, au sein du Club M, l’équipe nationale de football de l’époque, Jean Marie Claude Aimé , en a profité pour faire part de son choix sur l’utilité du gazon naturel.

En marge de la soirée de gale, Claude Aimé s’est confié pour plaider les avantages d’une belle pelouse naturelle. Certes il ne nie pas les avantages d’une pelouse synthétique plutôt utile pour les entraînements intensifs et plus spécialement pour les centres techniques, mais celui que l’Allemand Peter Schnittger utilisait au milieu du terrain dans un rôle plus d’essuie glace que de sentinelle dont l’appellation n’est venue que plus tard avec des joueurs comme Pogba, Verrati et autre N’Golo Kanté, ne cache pas sa préférence pour une pelouse naturelle.

Bicyclette. Le gazon permet, selon Claude Aimé, d’exceller dans la technique pour une meilleure maîtrise du ballon avec des gestes évidemment plus osés dont la fameuse bicyclette où la chute est plus amortie. D’ailleurs, poursuit-il, une pelouse naturelle est moins coûteuse qu’une pelouse synthétique avec ce net avantage de donner de l’emploi à ceux qui l’entretiennent.

Le climat à Madagascar, même à Toliara, permet d’avoir une très belle pelouse pour peu qu’on l’entretient quotidiennement, et dont l’utilisation est rationnée pour la maintenir en bon état à raison d’une fois par semaine. Il faut donc mettre à côté un stade d’entraînement en couverture synthétique. C’est le cas de tous les grands stades en gazon naturel dans le monde entier, explique encore Claude Aimé en citant le Maracana à Rio de Janeiro, l’Allianz Arena à Munich, le Stade de France et le Parc des Princes à Paris, le San Siro à Milan, le Stade Bernabeu à Madrid sans oublier le Camp Nou à Barcelone. L’idée d’agrandir le stade de Mahamasina plaît bien à Claude Aimé mais en spécifiant qu’une pelouse naturelle ferait le plus beau des effets. Et il y tient…

Clément RABARY

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Jimmy Rakotofiringa. Dernier baroud d'horreur d'un homme sans honneur

Jimmy Rakotofiringa alias Bebey alias le Chinois

J'aurai vraiment aimé le laisser pourrir tout seul dans le placard des sinistres zombies menteurs et voleurs, en attendant que la main de la Justice divine s'abatte sur lui -le temps n'effaçant jamais les crimes commis-, mais il semble aussi être écrit qu'on a beau chasser le naturel, il revient au galop dans un réflexe parfois indépendant de sa volonté. Malheureusement, pour le cas de Jimmy Rakotofiringa -alias Bebey alias le Chinois-, éternel président incompétent de la Fédération malagasy du sport automobile ou FSAM, c'est sa volonté de nuire à autrui, surtout lorsqu'il s'agit d'argent, qui prend le dessus.

Ainsi, sans crier gare, voilà-t-il pas qu'il a envoyé, le 03 octobre 2019, une lettre truffée de fautes à l'équipage de la Foton (et non Fonton, mais Jimmy confond tout et et se confond lui-même), Davonjy et Tsilavo, à propos d'une histoire d'inscription qui date de plus de trois mois. En effet, il s'agissait du rallye organisé par le club TASAMM (“Tanjaky ny Spaoro Auto Moto Malagasy”) à Moramanga les 11,12 et 13 juillet 2019. Cela aurait pu passer pour un simple rappel de la part du président de la FSAM. Mais connaissant le bonhomme, ce n'est pas un hasard, surtout à la veille du départ de RIM (Rallye international de Madagascar) qui va boucler la saison 2019.

Depuis plus d'une décennie qu’il a été élu et réélu président de la FSAM (dans cette élection, ce sont les noms des clubs, hélas, qui représentent les milliers de membres), Jimmy Rakotofiringa jongle avec les sous des pilotes et licenciés mais aussi de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) dans quatre comptes bancaires différents mais tous au nom de la FSAM. La banque se nomme BFV et voici le numéro de ces comptes: (1) 21000124632; (2) 0500400716433; (3) 05074000527; (4) 04503000699. Qui est sa ou son complice à partir du moment où ce genre de compte bancaire associatif exige une double signature ? Et alors, diriez-vous.

Alors, tout simplement, il faut que vous sachiez que Davonjy et le mari de Sandy celle qui, avec Teddy, Solo et Yachine, a été suspendue de compétition pour deux ans. Why? Tout simplement, encore, car ils ont osé dénoncer les détournements d'un récidiviste. Cela concerne les fonds envoyés par la FIA (Fédération internationale de l'automobile). Même que Yachine y a perdu la vie. Cela prouve qu'il est extrêment dur d'être puni pour avoir voulu faire respecter la loi à Madagascar. Les deux ans de suspension achevés, Jimmy le récidiviste a encore frappé Sandy de “sanction administrative”. La FIA doit bien jurer en anglais quelque part...

Mais pourquoi récidiviste? J'avais déjà rédigé un dossier à ce sujet mais je préfère ici, vous donner les références et les motifs d'un jugement que ce Jimmy Bebey a perdu en appel. Il s'agit d'une affaire pour abus de confiance (n° 127946-RP/12/FAMB/3851/S.14) et selon la décision du tribunal de 1ère instance d'antananarivo portant le numéro 2061-FD/B du 16 octobre 2012. Jimmy Rakotofiringa a été jugé coupable d'abus de confiance, condamné à huit mois de prison avec sursis et au paiement de 10 millions d'ariary de dommages et intérêts.

Après avoir fait appel, Jimmy a vu sa condamnation confirmée par la chambre correctionnelle de la cour d'appel d'Antananarivo (arrêt n°1566 du 27 septembre 2013 du dossier n°362/13/CO/V)en dernier ressort. En la forme: donne défaut contre le prévenu et reçoit l'appel; au fond: le déclare non fondé et confirme le jugement entrepris en toutes ses dispositions (...).

Avec la complicité de politiciens du régime Hvm, il a réussi à suspendre, pour deux ans donc, Sandy et les autres. Deux ans de sanctions sportives. Mais passé le délai (2016-2018), voilà qu'il a inventé une “sanction administrative”, sorti de sa pochede bonhomme adorant les abus d'autorité. Ainsi, actuellement Sandy est inéligible pour un poste de dirigeant au sein de la FSAM et/ou de son club, FMMSAM (“Firaisana Malagasy Mpanao Sport Automobile sy Moto”, fondé par le pharmacien Ramaroson en 1968). Et pour une période de quatre (04) années, ni plus ni moins! Bravo! Mais lui, qui a réussi à détourner plus de 200.000 euros émanant de la FIA, en quatre ans, il dort tranquillement. Jusqu'ici... Car il existe un audit prouvant qu'on ne retrouve aucune trace de ce pactole dans les rubriques de la comptabilité de la FSAM.

Pour en revenir à sa lettre du 03 octobre 2019, elle prouve sa mauvaise foi manifeste, son incompétence et sa soif de fric (qui n'est pas chic). Jimmy est vraiment au “faite” de sa bêtise:

Paiement que nous vous demandons de régler en ESPÈCES ou par chèque certifié AU NOM DE LA FSAM”. Écrit en gras dans sa lettre.

Heureusement que la planète Terre n'est pas uniquement peuplée de créatures démoniaques. Un chèque d'un montant de 200.000 ariary a été rempli par Davonjy et Sandy au nom du président du TASAMM, Solohery Christian Charles dit Bekoto, qui en a accusé réception, hier 08 Octobre 2019, en faisant, toutefois, allusion au précédent chèque “perdu”, selon Bebey.

 

En effet, au sujet du premier chèque adressé au club TASAMM, en juillet 2019, il faut vraiment dire que Jimmy Rakotofiringa prend les gens pour des cons finis. Pour pouvoir faire opposition à un chèque, il faut présenter, à la banque, une pièce justificative comme une attestation de déclaration de perte. Qui a perdu le chèque? Davonjy, peut-être? Est-ce que le dénommé Naina Fanomezantsoa (coursier, chauffeur, officiel de course, bref homme à tout faire de Jimmy) a parlé de ce chèque au nom du TASAMM lorsqu'il a rédigé l'incontournable déclaration de vol de son scooter, s'il l'a fait et en a donné un copie certifiée à Davonjy pour que celui-ci puisse faire la démarche d'opposition ? Certes, non. Et le Jimmy, au lieu de régler le problème en s'occupant et en se préoccupant de ce qui est advenu du premier chèque -qui était en sa possession via homme de main interposé-, relance cette histoire d'inscription comme si Davonjy, pilote de rallye depuis plus de 20 ans, était un mauvais payeur... d'inscription. Un authentique baroud d'horreur. Cela s'appelle aussi diffamation, môssieur Bebey. Cessez donc vos chinoiseries! Car il s'avère clair que cette démarché de cornard avait pour but d'empêcher Davonjy et l'équipage Foton d'Ocean Trade de participer au 40è RIM à Moramanga, les 11, 12 et 13 octobre 2019.

Concernant les malversations de Jimmy Rakotofiringa, à propos de l'argent de la FIA (et non Mafia), le régime Hvm déchu, j'ai transmis son dossier, au mois de mai 2019, au nouveau ministre des Sports, Tinoka Roberto. Jusque-là, Bebey le Chinois était sous très haute protection, avec entre autres, le sénateur Berthin qui croupit en taule pour “mauvaise gestion”. On dit que qui se ressemble s'assemble. A Madagascar, en tout cas, c'est devenu une habitude d'attendre qu'un responsable ne soit plus en fonction pour le poursuivre. Il faut casser cette très mauvaise habitude. Cela fait chasse aux sorcières. Oui, le ministre Tinoka avait été très occupé par la CAN 2019 en Egypte et les JIOI à Maurice. Ce que je lui suggérerai, maintenant, dossier Jimmy Rakotofiringa à l'appui, c'est de lire attentivement et d'appliquer à la lettre les articles 61 à 64 du chapitre V de la loi n°97-014 relative à l'organisation et à la promotion des activités physiques et sportives. Nous verrons alors, primo: si Madagascar est bien un état de droit; secundo: si Jimmy Rakotofiringa, homme sans honneur, est vraiment intouchable, invulnérable et bénéficie, encore et toujours alors, de protection(s) de très haut niveau au sein de ce nouveau régime.

Jeannot Ramambazafy - Dossier également publié dans " La Gazette de la Grande île " du mercredi 09 Octobre 2019