Les actualités à Madagascar du Dimanche 09 Juillet 2017

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La Vérité11 partages

Tennis-Circuit mondial Kenya - Finaritra et Dina à la conquête des points Itf U18

Quand les parents donnent l’exemple. Avec le vent en poupe, Finaritra Andriamadison attaquera l’étape 2 à partir de ce jour, dans le circuit international U18 à Nairobi Kenya.  A l’issue de l’étape 1, avec une Zimbabwéenne, Vimbai Moyo, la Malgache a été éliminée en demi-finale double par Célestine Avomo (Gabon)  et Aicha Nyunkuru (Burundi). Elles ont remporté la finale du tournoi ce samedi face à l’Autrichienne Movie Osterreicher et la Tunisienne Sarra Ata (6/4, 7/5).

Une performance qui lui a permis de gagner ses premiers points dans le circuit mondial U18 grâce à cette première étape. En atteignant la demi-finale en double, Finaritra obtient 10 points au classement mondial 

des 18ans. Pour cette deuxième étape, Finaritra Andriamadison veut rectifier les tirs. En étudiant les handicaps et les points faibles de ses adversaires respectives, elle compte aller plus loin durant cette deuxième étape du circuit mondial U18 de Kenya.  Avec son entraineur, Dina Razafimahatratra, la délégation malgache a placé la barre très haute depuis 2ans. « Je reste confiant qu'elle va beaucoup s’améliorer au fil des tournois.  Son objectif aussi, c'est de figurer dans le top 4 des championnats d Afrique U16 en 2018. Pour cela, il lui faut des points en U18 pour espérer une qualification au sommet continental des U16. Pour la deuxième étape de ce circuit, elle devra atteindre le carré si le tableau est clément avec elle », confie Dina Razafimahatratra. 

Un exemple à suivre. Madagascar est un pays qui regorge de talents dans le sport. Mais ce sont les moyens qui manquent à la Grande île pour les dévoiler. Effectivement, sûr des talents de sa fille, son père Andriamadison, un célèbre avocat,  a décidé de mettre les mains dans la pâte. Ce sont les parents de Finaritra Andriamadison qui ont tout pris en charge sur tous les frais de déplacement et de séjour sur place.  L’ensemble du coût total atteint dans les environs de 7 000 dollars.

Dina Razafimahatratra  a commencé à l’entraîner il y a deux ans. Tout a commencé du côté de l’Asut Ankatso, passant par Motel Madagascar (Ex-Solimotel) puis maintenant à l’Acsa Ambohidahy.  Après, elle a pu gagner le titre de championne de Madagascar U14 en 2016.  Après, elle a pu défendre les couleurs de son pays durant les championnats d’Afrique australe U16 par équipe et individuel à Namibie en janvier. Avec Madagascar, Finaritra Andriamadison a terminé deuxième derrière l’Afrique du sud.

Sponsorisée par l’Ucodis et  l’Institut malgache de recherches appliquées de la fondation Ratsimamanga (Imra), après le Kenya elle mettra le cap sur l’île Maurice pour disputer deux autres tournois : un tournoi grade 5 et grade 4 qui se déroulera du 20 août au 1er septembre. Mais avant les tournois de Maurice, l’objectif de l’astre montant du tennis malgache sera le championnat de Madagascar du 7 au 13 août. Au mois de novembre, elle reviendra au Kenya pour disputer deux autres tournois de circuit mondial U18.

 

Elias Fanomezantsoa

Orange Madagascar6 partages

Le numérique pour tous en bonne voie sur l’île aux Parfums avec Smart Nosy Be et la 4G d’Orange

Le Directeur Général d’Orange Madagascar, Michel Degland, a procédé le 7 juillet 2017 au lancement officiel de la 4G d’Oange à Nosy Be, à l’occasion d’une cérémonie honorée par la présence André Neypatraiky Rakotomamonjy, Ministre des postes, des télécommunications et du développement numérique,  Louis Sabbatin Rabenandriamanitra, Préfet de Police de Nosy Be et Ali Aboudo, Maire de Nosy Be, étaient également présents à cette cérémonie, tout comme l’ensemble des opérateurs économiques de l’île aux parfums.

Classée dans le Top 3 des plus belles îles africaines par TripAdvisor, Nosy Be est une destination touristique reconnue mondialement. 75.000 touristes viennent en moyenne chaque année pour profiter des plages balnéaires, des parcs et des infrastructures touristiques de Nosy Be. L’autre activité économique de l’île est l’agriculture. Parmi les principales cultures, on trouve du café, de la vanille, du poivre, de l'ylang-ylang et de la canne à sucre.

L’arrivée de la 4G est une excellente nouvelle pour favoriser des usages innovants. C’est également une opportunité unique pour les entreprises malgaches, qu’elles soient petites, moyennes ou grandes, d’être présentes à l’international. Le numérique leur permettra de se positionner sur la carte des entreprises de ce monde, et ainsi d’avoir une vraie vie internationale. Un véritable atout, notamment, pour le tourisme. Orange Madagascar et l’Office Régional du Tourisme de Nosy Be ont, par ailleurs, saisi l’occasion pour signer une convention de partenariat portant sur la promotion du tourisme sur l’île.

André Neypatraiky Rakotomamonjy, Ministre des postes, des télécommunications et du développement numérique, a tenu à féliciter l’engagement de l’opérateur : « le secteur des Télécommunications est le moteur du développement de ce pays. S’il appartient aux opérateurs de mettre en place les infrastructures, il appartient à l’administration de réguler le marché et de mettre en confiance ces opérateurs qui ont investis et qui vont continuer à investir. C’est le cas d’Orange Madagascar qui a investi durant la période compliquée de 2009, et continue aujourd’hui d’investir avec le déploiement de la 4G. C’est ce type d’engagement que l’Etat attend d’un investisseur. »

Pour sa part, Michel Degland a rappelé que « la qualité du réseau Orange est une vraie force qui offre la possibilité de continuer à proposer des solutions de qualité pour permettre l’intégration des nouvelles solutions numériques dans les activités des professionnels. »

Signature d’une convention de partenariat entre le MPTDN et Orange Madagascar

Le 8 juillet 2017, dans les locaux de mairie de Nosy Be, le ministère des postes, des télécommunications et du développement numérique (MPTDN) et Orange Madagascar ont signé une convention de partenariat portant sur la mise en œuvre de Smart Nosy Be. L’apport d’Orange porte sur fourniture d’abonnement internet afin de favoriser l’appropriation des TIC et de faciliter l’accès à l’information et aux savoirs universels des autorités publiques et de la population.

Ce partenariat répond à l’un des objectifs fixés par l’Etat malgache qui est d’améliorer et promouvoir le développement des nouvelles technologies à l’intérieur de Madagascar, ainsi qu’entre Madagascar et le reste du monde. Cette convention matérialise les vœux du Gouvernement malagasy qui souhaite que le secteur public et le secteur privé se mettent à travailler main dans la main afin de dynamiser le développement économique et social de Madagascar.

Smart Nosy Be est une initiative ambitieuse impulsée par le Président de la République de Madagascar, qui s’inscrit dans le cadre d’un renforcement des infrastructures de Nosy be, de la modernisation de l’administration publique, de l’amélioration sensible de la sécurité et dans l’accès du grand nombre au numérique.

Le Ministère des Postes, des Télécommunications et du développement numérique, en tant qu’appui institutionnel, tient un rôle de premier plan dans la réalisation de ce projet mené en partenariat avec la Commune urbaine de Nosy Be, le groupe Huawei, et désormais Orange Madagascar.

La Vérité1 partages

Prison d’Antsohihy - 4 morts et 10 blessés graves dans l’effondrement d’un mur

Drame à la maison centrale d’Antsohihy, samedi matin. 4 détenus ont perdu la vie tandis que 10 autres furent grièvement blessés lorsqu’un haut et vieux mur s’effondre brutalement sur eux. Si trois d’entre eux ont été tués sur le coup, un quatrième le fut après son admission dans un centre de soins de la région.

Le mur a brusquement cédé sous la pression car les prisonniers s’y adossaient ! Haut de ses 17 mètres, l’infrastructure en question a été prévue jouer le rôle de mur de séparation pour les quartiers dits inférieur et supérieur de cette prison.A l’origine du drame, la vétusté du mur, lequel a été construit en 1956. Or depuis, la prison entière a été laissée dans un état de délabrement avancé, une situation qui a été aggravée par une surpopulation carcérale où 276 prisonniers croupissent dans un entassement et une promiscuité malsaine, voire dangereuse. Ce drame serait un point très négatif pour le ministère de la Justice malagasy, qui a toujours promis de réhabiliter cette prison sans qu’il n’ait jamais honoré ses engagements. D’où ce drame. Face au caractère dramatique de l’affaire, les autorités locales, sans attendre le ministère en question, se sont mobilisées. Le préfet d’Antsohihy a présenté ses condoléances aux proches des victimes. Le drame survenu dans la prison de cette localité est un avertissement face à l’attentisme du pouvoir en place. D’autres bagnes du Nord-ouest dont celle de Befandriana-Nord connaîtraient également les mêmes problèmes liés à la vétusté de l’infrastructure.Franck R.

Madagate0 partages

ITEC Alumni Madagascar: des dons pour FIZOMA (Association des Personnes Agées)

Remise de dons aux personnes âgées et aux malvoyants de FIZOMA

L’Association des anciens boursiers de l’Inde dénommée ITEC Alumni Madagascar poursuit ses activités sociales. Après la remise des fournitures scolaires aux élèves de l’EPP d’Ambohimarina-Alasora (ICI), l’association a procédé à la remise de dons aux personnes âgées et aux malvoyants, le 7 juillet 2017, aux 67 ha.

Il s’agit des couvertures pour les personnes âgées de l’Association FIZOMA (Association des Personnes Âgées) et vêtements et des chemises cartonnées pour servir de livres en braille pour les personnes en défaillance visuelle de l’ONG Index Madagascar.

Une centaine de personnes ont bénéficié de ces dons dont 50 personnes âgées et 50 malvoyants. Les vêtements distribués à cette occasion ont été offerts par les membres actifs de l’association pour démontrer leur soutien aux personnes en situation d’handicap dans la société.

Cette remise de dons de l’Association ITEC Alumni Madagascar est le fruit d’une collaboration avec l’Ambassade de l’Inde, qui est d’ailleurs le parrain decette association des boursiers de Gouvernement Indien, le CIMA (Cercle Inde Madagascar), la société UnibiscAmborompotsy – Talatamaty.

L’Ambassadeur de l’Inde, SEM Subir Dutta a honoré de sa présence cette remise de dons au siège de FIZOMA. Il a dit qu’il affiche toujours sa volonté d’appuyer l’association ITEC Alumni dans ses activités. Les membres de l’ITEC Alumni sont les ambassadeurs de l’Inde à Madagascar car ils veillent toujours à renforcer les relations d’amitié Inde-Madagascar et partager les expériences qu’ils ont vécues en Inde.

L’ambassadeur de l’Inde a fait savoir qu’environ une centaine de professionnels issus du secteur public et privé et étudiants malgaches bénéficient de bourses d’études en Inde pour leur renforcement de capacités dans le domaine professionnel, dans le cadre des programmes du Gouvernement Indien dont ITEC (Coopération technique et Économique), ICCR (Conseil Indien pour les relations culturelles), IIAFS (Forum Inde Afrique).

Pour le programme ITEC, près de 700 professionnels ont suivi des cours issus de divers domaines dans des institutions et universités indiennes. Les anciens boursiers de l’Inde sont regroupés dans l’association dénommée ITEC Alumni Madagascar.

L’objectif de l’association étant de maintenir et développer les relations amicales entre l’Inde et Madagascar, promouvoir les cultures des deux pays et mettre en réseau les anciens stagiaires de l’Inde afin de renforcer leur solidarité. Outre les activités culturelles en partenariat avec l’Ambassade de l’Inde, l’association participe également aux activités sociales et économiques.

Le président de l’Association ITEC Alumni, Andon’ny Aina Ramarojaona a tenu à souligner que les activités sociales de l’Association se poursuivent. il y aura des consultations médicales gratuites, les 20 et 21 juillet 2017, en collaboration avec le Cercle Inde Madagascar et l’Institut Médical de Madagascar.

Nivo Tiana Andrianarijaona

SG d’ITEC Alumni Madagascar

***********Les photos du jour de Haja Randria - www.madagate.Org

 

 

 

 

 

 

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Organisation professionnelle - Pour une meilleure gestion du travail

Le vrai problème des travailleurs malgaches est la gestion du temps. La plupart des gens opérant dans les petites entreprises comme les artisans ou les couturières ne respectent jamais le délai de livraison. Par conséquent, ils perdent de nombreux clients. En plus, avec le temps qui file à toute allure, les travailleurs gèrent mal leur travail. Ils ne savent pas exploiter le meilleur d’eux-mêmes et contre-balancer tous les domaines qui requièrent leurs compétences et leur présence. Au final, ils finissent par délaisser certains domaines.

Pourtant, cette mauvaise gestion du temps peut être fatale pour une entreprise. Du côté de l’employeur, une mauvaise gestion des employés peut dériver à un retard au niveau de la production journalière minimale. Pour l’employé, il y aura une exposition incessante au stress, ce qui engendrera des problèmes professionnels ou des soucis de santé. C’est dans ce sens qu’une formation se fera le jeudi 13 juillet au centre Arrupe Faravohitra à partir de 9 heures. Cette formation sera dirigée par Andrianirina Mamy Eric qui est un coach et formateur en développement personnel. Il est également un économiste et statisticien de formation et est diplômé en management et développement d’entreprise.  Cette formation ne durera qu’une journée mais sera tout à fait profitable parce qu’elle apportera des approches techniques adaptées aux réalités quotidiennes des employés pour qu’ils puissent mieux gérer leur temps. Il est évident qu’une meilleure gestion du temps sera tout autant bénéfique pour le travailleur que pour son travail. Cela lui permettra de trouver un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée. L’amélioration de l’économie malgache dépend en effet de plusieurs critères et la gestion du temps en fait partie. Cette gestion du temps repose sur plusieurs compétences comme la planification, la priorisation et la délégation. Ces points ne sont pas uniquement réservés aux grandes entreprises. Au contraire, tout type d’entreprise pourra les appliquer pour faire évoluer son affaire. Cette formation a pour buts d’améliorer la capacité de planifier, de prioriser le travail, d’aider à réduire le temps perdu avec les distractions et d’encourager l’emploi des outils simples et modernes pour gagner du temps. Rejoignant ces objectifs, il serait judicieux que le travailleur sache que le temps peut être un allié précieux quand il est utilisé à bon escient. Ainsi, une meilleure organisation améliorera non seulement le rendement mais également les revenus. Il n’est pas ici question d’augmenter le volume horaire des travailleurs mais plutôt d’élaborer un emploi du temps adapté à la fois pour l’employé et l’employeur.Rova R.

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Incendie au « Kianjan’ny kanto Mahamasina » - Les matériels de sonorisation de Rossy réduits en cendres

Scène de désolation samedi dernier vers 7h du matin au « Kianjan’ny Kanto Mahamasina » à l’issue du fameux rendez-vous des noctambules. Un incendie ravageur a complètement détruit à 75% les matériels de sonorisation du célèbre artiste-chanteur Rossy. La veille, ce dernier venait d’offrir un cabaret à un ami qui allait quitter la Grande-île.  Etant donné la haute qualité de l’ensemble du matériel de fabrication allemande, le préjudice s’élève à des milliards d’ariary, selon ses estimations.

Le feu a démarré vers 6h30 du matin dans une semi-remorque où le matériel de sonorisation en question a été stocké, menaçant ainsi de déborder sur le chapiteau servant de lieu de concert, mais aussi sur le grand autobus jaune de tournées du groupe artistique « Sôma ». Heureusement, le chapiteau serait ininflammable, réduisant ainsi les dégâts. « J’ai l’habitude de ne pas rentrer chez moi à chaque fois que l’on fait un cabaret ici. Vers 5h, nous avons fini de nettoyer les lieux avant d’aller dormir. Seul le gardien était parti. Une heure après, un jeune aide de camp était venu m’alerter qu’il y a le feu dans la semi-remorque. En me rendant sur place, les flammes étaient déjà très hautes et l’on ne pouvait presque plus rien faire », déclare Rossy, qui garde toute sa sérénité malgré l’ampleur du désastre.Le court – circuit écartéPour ce dernier, il ne devrait avoir aucune raison pour qu’un incendie éclate dans la semi-remorque. « Dans ce camion à bord duquel nous avons projeté de le transformer en bar, il n’y a aucune source ou alimentation susceptible de provoquer un court-circuit. D’autant plus que nous n’utilisons pas l’électricité de la Jirama mais plutôt un groupe électrogène. Donc, l’origine de ces flammes reste encore pour moi un mystère », s’indigne-t-il.  N’empêche, il a été très reconnaissant envers les sapeurs-pompiers mais également les Forces de l’ordre qui l’ont aidé à évacuer rapidement les autres matériels ou mobiliers des lieux du sinistre, entre autres l’autobus. Même Rossy ne put s’empêcher de se poser la question sur le probable lien ou non entre cet incendie et les brûlants évènements politiques, lesquels ont marqué la Capitale. « Une enquête a déjà démarré. Malgré la situation, cela ne va pas nous faire fléchir ! Nous tiendrons le coup ! », déclare-t-il.  L’on se demande alors quelle raison pourrait expliquer ce sinistre au « Kianjan’ny kanto ».Franck Roland 

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Régime sauvage

En pleine obscurité de la forêt vierge d’Afrique, dans la jungle où la vie sauvage règne dans toute sa splendeur et de tous ses méfaits. Il n’y a qu’une loi qui régit la « communauté », la loi du plus fort, la loi de la jungle. Le lion est le roi. Il a sa loi : « la raison du plus fort est toujours la meilleure  ». Il est l’Etat et sa volonté s’érige en loi d’Etat. Le monde existe selon son bon vouloir, tandis que tout s’opère selon ses désirs ! 

 

Le même schéma, à quelques variantes près, se reproduit dans une République bananière ! En fait, la République fonctionne en vertu de l’humeur et du caprice du grand chef : le Président. L’appareil de l’Etat agit selon sa propre volonté. Il personnifie et incarne l’Etat. En tant que Chef suprême, il trône au-dessus de la loi. En effet, le « roi-président » s’assoit sur la Constitution de la République. Bref, c’est la vie sauvage dans la jungle ! Malheureusement, le pays n’est pas loin de cette République dite de bananière !

Le régime Hvm montre, sans le moindre scrupule, que le pouvoir l’appartient et il le conduit selon ses « amours ». Aucune loi d’Etat ne puisse le contredire ni l’empêcher de faire ce que bon lui semble.

Dès le début, en janvier 2014, la couleur fut annoncée. Le bleu de l’indifférence et de l’insolence donnait le ton. La Constitution, en simple sale torchon, voyait son sort jeté à la poubelle. La nomination du Premier ministre, de la première jusqu’à la dernière cuvée d’aujourd’hui, viole l’Art. 54 du Texte de la Constitution. Et depuis, ce Gouvernement fonctionne dans une parfaite illégalité et illégitimité constitutionnelle.

En 2015, les représentants du peuple à l’Assemblée, conscients de la situation, ont voté, à une large majorité, la déchéance du Chef de l’Etat. Mais par la magie du truquage et du traficotage, le président de la Haute Cour constitutionnelle réussit à démonter la tentative « malheureuse » des députés. Il proposa l’idée d’établir ensemble les contrats de responsabilité et de stabilité. Finalement, ce ne furent que des manœuvres dilatoires pour mener en bateau les élus… frondeurs. Et le grand Chef est maintenu à son poste pour de bon. Ce genre de « cinéma » continue allègrement.

Le Tribunal administratif (TA), cette haute juridiction de la Justice, statuait à plus d’une fois des Arrêts que les tenants du régime doivent respecter, au nom de l’Etat de droit, mais ils refusent carrément d’obtempérer. Un refus d’exécution traduisant, réellement, l’état d’esprit du « roi-président » qui  ne se soumet jamais à n’importe quelle pression ou injonction d’où qu’elle vienne !

Deux cas précis suffisent d’étayer la triste assertion. D’abord, le cas de ce pilote, Rado Rabarilala, leader syndical d’Air Madagascar, ayant gagné cause auprès du TA, suite à un licenciement dont il était victime. La Compagnie nationale refuse, jusqu’à présent, de le réintégrer. Ensuite, le cas du parti Tim ce samedi où le TA lui a donné raison pour que la célébration de son 15e anniversaire se tienne au stade de Mahamasina en dépit du refus de la Préfecture. Mais, le pouvoir en place n’en avait cure. Le site restait hermétiquement fermé. Au final, on y peut rien face à un régime sauvage !

Ndrianaivo

 

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Rugby Silver Cup - Madagascar reste dans le groupe B

Finalement, les Makis de Madagascar n’ont pas déçu le public. L’équipe malgache en lice à la Coupe d’Afrique des Nations groupe 1B actuellement baptisée « Africa Silver Cup », a réussi son maintien dans cette catégorie. Le Botswana s'est incliné face à Madagascar, 26 à 47 et sera relégué en Bronze Cup. Madagascar a déjà mené (26-12) à la pause. Après cette victoire contre le Botswana, le score laisse des doutes par rapport au match contre le Maroc (55-33).

Les mordus du rugby soupçonnent les Makis de Madagascar d’avoir vendu le match pour donner la victoire aux Marocains. La performance des joueurs durant la rencontre peut confirmer le doute. Quant à la finale, le Maroc remonte dans l’Afrique Gold Cup la saison prochaine après avoir battu la Côte d’Ivoire sur un petit score.  Les Ivoiriens n'ont rien lâché mais ce sont finalement les Marocains qui l'emportent, 8 à 3. Ils seront promus en Gold Cup pour la saison 2018 et auront une chance de se qualifier pour la Coupe du monde 2019. Les Makis de Madagascar restent donc dans le groupe B mais ne disputeront pas la qualification au mondial de Tokyo 2019, la principale ambition de sa fédération. Mais les choses se sont déroulées autrement dans cette « Africa Silver Cup ». Le Kenya se rapproche du titre  sur le toit de l ‘Afrique. Du côté du Rugby Africa Gold Cup, c'est l'hécatombe ! Le Kenya a remporté la rencontre de la quatrième journée sur un score fleuve de 100 à 10 contre la Tunisie. A domicile, ce dernier était déjà battu par la Namibie qui vient d’enchaîner avec une belle victoire sur un score sans appel de  (95 à 0) face au Sénégal. Les prochains matchs auront lieu dans une semaine. Le dernier choc mettra aux prises le Kenya à la Namibie .E.F.

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Conjoncture actuelle - Le régime joue avec le feu

Un juge administratif n’a pas manqué de faire part de sa déception et de son inquiétude quant à la conjoncture au pays. La situation actuelle est trop délicate pour être rassurante et le régime joue avec le feu, à son avis.

 

Le refus de la Préfecture d’Antananarivo et celui des Forces de l’ordre de se ranger derrière le jugement numéro 59 du 7 juillet 2017 rendu par le Tribunal administratif concernant l’occupation du stade municipal de Mahamasina par le parti Tiako i Madagasikara constituent une énième occurrence à même de fragiliser encore davantage plus les relations déjà tendues entre les différents appareils d’Etat.

Le dernier développement s’y rajoute outre l’imbroglio juridico-administratif soulevé par la brûlante affaire Claudine Razaimamonjy qui est loin de se dissiper jusqu’ici. Cette affaire à elle seule combinée avec d’autres subséquentes comme l’arrogance des parlementaires, dont le jeune sénateur Riana Andriamandavy VII, a motivé l’observation des deux journées d’indignation fin mai.

Les membres du tout puissant Syndicat des magistrats de Madagascar (Smm) menacent de revenir à la charge à partir de cette semaine. Sa présidente, Faniry Ernaivo, a d’ailleurs eu à Genève, Suisse, la semaine passée une avenue pour faire connaître au monde entier le cas malgache. Le risque est donc gros de voir cette entité durcir sa position dorénavant, ce qui ne sonne pas bon du tout pour le régime.

Le règne de Marc Ravalomanana s’est vite effondré comme un château de cartes en 2009 après qu’une faction de l’Armée, ralliée par tout le reste, s’est permise de passer outre l’ordre juridico-administratif de l’époque. L’histoire est un éternel recommencement et les expériences vécues doivent servir de leçon à toute personne ayant du bon sens.

M.R.

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Mouvement pour la liberté d’expression - L’émission « Rendez-vous » parodiée

 

Alors qu’elle éprouve les pires peines du monde à attirer des spectateurs, un autre grain de sable vient se glisser dans les rouages de l’émission « Rendez-vous,  Fotoambita » du Président de la République malgache Hery Rajaonarimampianina. L’émission dans laquelle le Président donne son point de vue sur l’actualité se trouve en effet parodiée. Les journalistes au sein du Mouvement pour la liberté d’expression ont en effet décidé de diffuser l’épisode numéro un de leur émission intitulée « Tsy mahaleo ny sampona » samedi dernier.

Une manière à eux de marquer le premier anniversaire de l’adoption par le Parlement de la loi portant code de la communication médiatisée liberticide. Retransmise d’une part sur les mêmes canaux des réseaux sociaux que l’émission produite par l’équipe de la Présidence, et d’autre part sur les chaînes de télévision locales, l’émission est, selon le Mle, destinée principalement à répondre aux déclarations faites par le Président de la République Hery Rajaonarimampianina dans son « Rendez-vous, Fotoam-bita ». D’ailleurs, l’émission produite par les journalistes membres du Mle a largement repris tous les codes de l’émission de l’équipe de la Présidence qui, depuis quelques semaines, permet au Chef de l‘Etat  d’apporter son point de vue sur un sujet « d’actualité » chaque semaine. Ainsi, le logo choisi par l’équipe du Mle ressemble à peu de choses près à celui élaboré par l’équipe de la Présidence. Le plateau sur lequel l’animateur est débout est également une caricature de celui sur lequel Hery Rajaonarimampianina s’était présenté lors du numéro 7 de son émission « Rendez-vous,  Fotoam-bita », focalisée sur « ses voyages à l’étranger ». Les postures de l’animateur sont également calquées sur celles du Chef de l’Etat… Pour leur premier épisode qui dure un peu plus de 6 minutes, les membres du Mle ont choisi d’aborder un sujet d’actualité. Le choix des journalistes s’est en effet porté sur l’affaire Claudine Razaimamonjy. On peut ainsi entendre dans l’émission une parodie de l’enregistrement téléphonique, qui a défrayé la chronique ces derniers jours, entre cette opératrice économique avec un agent du Bureau indépendant anti-corruption. Un passage dans lequel la voix de l’employé du Bianco est remplacée par celle de l’animateur, lequel répond avec dérision à l’opératrice économique. La seconde partie de ce premier épisode adopte un ton plus sérieux en faisant un rappel du dossier sulfureux d’Ambohimahamasina. Il s’agit pour rappel d’une affaire de détournement de deniers publics dans lequel la richissime opératrice économique est pointée du doigt. En tout cas, cette parodie signée par le Mle va faire certainement beaucoup parler, avant le prochain « Rendez-vous, Fotoam-bita » de Hery Rajaonarimampianina, prévu vendredi. L’émission « Tsy mahaleo ny sampona » sera quant à elle diffusée tous les mercredis. 

Recueillis par L.A.

 

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Mouvement de la refondation de Madagascar : Marc Ravalomanana devient partisan

L’idée d’une refondation totale de la Nation continue de faire son chemin au sein de la classe politique et gagne de plus en plus de partisans. Dernièrement, ce fut au tour de l’ancien président Marc Ravalomanana, de se positionner pour cette refondation. Une refondation totale de la Nation qui devrait selon lui intervenir avant la tenue des élections. Une position qui en surprend plus d’un étant donné que ce dernier a accepté l’adhésion de membres de son parti au gouvernement de consensus sensé préparé les élections avant de finalement se positionner pour cette refondation.

Avant Marc Ravalomanana, l’ancien PDS d’Antananarivo, à la tête du parti ADN, Edgar Razafindravahy et des personnalités politiques bien connues comme Omer Beriziky, Pety Rakotoniaina, Regis Manoro, Eliane Bezaza avaient signé il y a quelques jours un acte dénommé « Convention d’Andohalo » avec le Hetsika ho an’ny Fanorenana ifotony ho an’i Madagasikara (HFI) ou Mouvement pour la refondation de Madagascar. Selon cette convention, les élections au niveau des Fokontany devraient se dérouler avant toute autre élection et que la révision constitutionnelle des textes électoraux doivent se faire avant les présidentielles.

Idée commune ou non

La question est de savoir si ces politiciens qui revendiquent cette « refondation de la Nation » conçoivent une idée commune de celle-ci. Pour certains observateurs politiques, il s’agit d’un concept creux et sans aucune réelle intention d’apporter des solutions. Plus qualifié de tergiversations politiques afin de surseoir aux élections le plus longtemps possible et basé sur des calculs politiques.

L’échec cuisant qu’a connu le Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM) qui a pourtant été érigé en tant qu’institution de la République, rend dubitatif quant à la recherche d’une refondation par la même classe politique. Celle-ci ayant à maintes reprises prouvées qu’elle cherchait avant tout ses intérêts. Le positionnement de Marc Ravalomanana est d’autant plus étonnant qu’il y a quelques semaines de cela, avant de lâcher les manifestants du 13 mai, le TIM s’est déclaré déjà prêt pour les élections.

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Christian Ntsay effectue sa déclaration de patrimoine ce lundi

Le Premier ministre Christian Ntsay effectuera ce lundi sa déclaration de patrimoine auprès de la Haute cour constitutionnelle. L’article 41 de la Constitution indique que « Préalablement à l’accomplissement de fonctions ou de missions et à l’exercice d’un mandat », le Premier ministre doit déposer « auprès de la Haute cour constitutionnelle une déclaration de patrimoine ». Les membres du gouvernement, notamment les nouveaux membres doivent également procéder à cette obligation. Ce, pour mieux lutter contre la corruption.

Faut-il rappeler que jusqu’au 31 décembre 2017, la Haute cour constitutionnelle a reçu 258 déclaration de patrimoine sur le 266 assujettis. Parmi les récalcitrants, il y avait eu deux membres du gouvernement, quatre députés et deux sénateurs. Le Bureau indépendant anti-corruption pour sa part avait reçu 9 976 déclarations sur les 13 139 assujettis et a donc enregistrés 3 163 récalcitrants.

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Quand Rajaonarimampianina parle de « métamorphose » et de « changement »

« Madagascar est au cœur de la métamorphose du monde », a déclaré Hery Rajaonarimampianina lors de la troisième et dernière journée de la 18ème édition des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, en France. Ce pour rejoindre surtout au thème de ce sommet économique. D’après le chef de l’Etat malgache la métamorphose de la Grande île concerne divers plans, gouvernance et politique.

Un peu plus de deux mois plus tôt, Madagascar a été secoué par une nouvelle crise politique ayant contraint le président élu à changer son gouvernement et à collaborer avec les forces majeures de l’opposition. Lors de son intervention dans le cadre de cette rencontre, le Chef de l’Etat malgache a lancé que « la situation que traverse le pays témoigne de ce changement sous diverses formes ».

« Face à la haine et à la politique politicienne détractrice de développement du pays, la seule solution c’est de toujours prôner le "Fihavanana’"", le dialogue et de répondre aux détracteurs par l’action qui ne vise que le bien et l’amélioration du quotidien du peuple malgache », lance-t-il en véritable donneur de leçon politique dans un sommet purement économique.

Pour le chef de l’Etat Malgache « Rien est impossible quand on fait des pas en avant, et de faire des concessions, de façon à faire primer l’intérêt supérieur de la Nation ». Pour rester dans le thème des rencontres, la métamorphose, il a déclaré que « le temps est venu pour Madagascar de connaître le changement, de montrer qu’il y de meilleures façons d’arriver au pouvoir, par la voie des urnes autrement que par la rue ». Une pique lancée à l’endroit de ses « détracteurs ».

Enfin, pour marquer un pas dans ce sommet économique autour de la métamorphose du monde, le président malgache qui sera probablement candidat à sa propre succession à la présidence du pays n’a pas manqué d’évoquer sa fameuse « Fisandratana », une vision du changement sur le long terme, en 2030, pour partir et continuer sur de bonnes et fortes bases. A quelques mois de l’élection présidentielle, l’heure est effectivement pour les éventuels candidats d’évoquer leurs programmes de développement de la nation.

Lors de cette rencontre économique en Aix-en-Provence, le Chef de l’Etat malgache a pu rencontrer avec le coordonnateur du cercle des économistes, Pierre Jacquet, et a partagé sa position face aux problèmes et à la situation instable auxquels le pays a fait face très récemment. Hery Rajaonarimampianina a également rencontré le personnel du consulat de Marseille lors de laquelle le consul général de Madagascar, le médecin général de division Pascal Rajaonarison a remercié le chef de l’Etat de cette visite.

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Hery Rajaonarimampianina fustige les campagnes avant l’heure

Les agissements de certains candidats déclarés ou pressentis durant cette période de précampagne commencent à irriter le régime actuel. Bien qu’aucune mesure stricte n’est prise ou du moins ne peut être prise faute d’existence de loi devant régir cette période, les interventions se multiplient du coté des tenants du pouvoir.

Dans son émission hebdomadaire « Le Rendez-vous du Président » sur sa chaine YouTube, le président Hery Rajaonarimampianina a abordé la question. « Personne ne peut déjà se proclamer vainqueur et avoir séduit le cœur de la population. Ce ne sont que des gesticulations, les élections jugeront tout un chacun (…) Cela pose problème, certains se pensent déjà vainqueur en approchant la population avant la campagne ». « Donnons leurs valeurs aux élections, qu’on ne dise que la vérité à la population pour qu’elle ne prenne pas de décision qui pourrait nous faire régresser mais pour qu’on poursuit nos avancées (…) Ceci afin que nous n’affrontions pas les élections dans un désordre politique et des provocations », a-t-il déclaré.

Dans cette émission, le président a surtout d’emblée visé Andry Rajoelina et le Mapar qui enchainent des tournées dans les provinces ces derniers temps, ce dernier ne lésinant pas sur les moyens alors que la campagne électorale n’est même pas encore officiellement lancée. D’un autre côté, si Hery Rajaonarimampianina maintient la suspense sur son éventuelle candidature, les inaugurations qu’ils effectuent un peu partout dans le pays, sont déjà considérées par beaucoup comme de la propagande électorale.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait déclaré que des mesures pouvaient être prises sur cette période de pré-campagne. L’on attend donc une certaine fermeté de la part de l’Administration envers tout ceux qui ont pris le départ trop tôt pour équilibrer les égalités de chance dans cette course à la présidentielle.

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La Ceni disposée à une révision spéciale de la liste électorale

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) est prête à réparer les erreurs de la liste électorale avant la tenue des élections communales et municipales prévues le 28 octobre prochain. « Techniquement, la révision spéciale de la liste électorale est faisable avant cette date », a déclaré le vice-président de cette commission, Thierry Rakotonarivo. En effet, c’est la seule solution idoine aux problèmes rencontrés relatifs à la liste électorale utilisée dans les deux tours de l’élection présidentielle et les élections législatives. 

La révision spéciale de la liste électorale consiste à réinscrire les électeurs qui ne figurent pas dans la liste ; à retrancher ceux qui sont décédés et à supprimer les doublons dans une période extérieure à la date fixée par la Constitution pour la révision annuelle de cette liste, entre 30 décembre et le 15 mai. Ainsi, cette nouvelle disposition permettra de corriger la liste électorale utilisée dernièrement dans le cadre des élections législatives et de répondre aux nombreux critiques à l’encontre de la Commission électorale sur sa capacité à bien organiser les élections. 

La Ceni, dotée d’une équipe bien rodée et des moyens techniques adéquats, dans le cadre des différentes opérations de révisions annuelles de cette liste électorale, peut ainsi se permettre de réviser dans le plus bref délai la liste. Mais reste à savoir si elle dispose des moyens financiers pour réaliser ce défi de taille qui s’avère pourtant être nécessaire pour que les élections tenues sur le sol malgache aient davantage de crédibilité et que tous les citoyens en âge de droit de voter puissent accomplir sans difficulté leurs devoirs. Malgré la bonne volonté de la Ceni, procéder à une révision spéciale de la liste électorale nécessiterait pourtant une décision gouvernementale pour que l’opération puisse être menée en toute légalité et légitimité. La balle est ainsi dans le camp de l’Exécutif.

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Le gouvernement mise sur la protection des zones littorales

La première réunion sur la mise en place d’une stratégie pérenne et efficace pour le renforcement de la sécurité maritime à Madagascar a eu lieu hier au palais de Mahazoarivo. Cette réunion a vu la présence des membres du gouvernement qui sont concernés par le domaine de sécurité. En sont particulièrement concernées la protection des zones littorales et la sauvegarde de la zone économique spéciale de Madagascar. Ainsi, la réunion s’est-elle focalisée sur l’amélioration de la capacité de l’Etat malgache à s’organiser efficacement et à intervenir en cas d’infractions maritimes.

L’état des lieux du domaine a permis d’identifier des failles dans la coordination des actions menées par les différentes entités concernées. On a également constaté l’insuffisance, voire le manque d’équipements adéquats pour la surveillance et la protection des zones maritimes de Madagascar face aux différentes menaces telles que l’immigration clandestine, le trafic de drogue, l’exploitation illicite des ressources marines, le trafic des richesses naturelles ainsi que le déversement en mer des hydrocarbures. En sorte, un changement de méthodologie s’impose.

« Certaines de nos richesses situées dans les zones littorales ont été exploitées illicitement par des inconnus ou des groupes de personnes », a révélé le Premier ministre Christian Ntsay. Cette situation a eu des répercussions négatives assez lourdes pour l’économie du pays. Pour un développement tangible, le gouvernement a décidé de mettre en place un nouveau concept de mutualisation des ressources et une nouvelle coordination des actions à entreprendre qui feront l’objet d’une autre concertation interministérielle. S’en suivra la centralisation des moyens de surveillance, humains et matériels, le tout pour aboutir à des résultats d’efficience.

La prochaine réunion sera axée sur l’élaboration d’une politique nationale pour la sécurité maritime qui mettra en place une stratégie intégrée initiée avec la concertation de tous les acteurs concernés.

Toujours sur cette question de sécurité, le Premier ministre s’est rendu auprès du Noyau d’anticipation stratégique du ministère de la Défense nationale. Il y a rappelé l’importance de la mutualisation et de la collaboration entre tous les éléments de la force de l’ordre, voire les institutions telles que la Présidence de la République et la Primature, ainsi que tous les ministères.

Des exercices d’assimilation ont été effectués avec les nouveaux dispositifs qui permettent de suivre en temps réel les patrouilles sur terrain, et d’identifier les éventuelles alertes ainsi que les mesures immédiates y afférentes. Le Premier ministre a également avancé que de telles innovations pourraient très bien s’appliquer dans d’autres domaines qui touchent directement la vie de la population.

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Le député de Morombe inhumé au cimetière municipal d’Anjanahary

Le député, Lucien Rakotomalala, élu à Morombe, région Atsimo-Andrefana a été inhumé hier au cimetière municipal d’Anjanahary. Son enterrement survient moins de 24h après son décès. Le rapatriement des corps des personnes décédées dans la région Analamanga étant désormais interdit, aucune exception n’a été faite pour cet élu.

La cause réelle du décès de député élu sur la liste de l’IRD aux dernières législatives reste floue. Les premières informations que sa famille aurait reçues faisait état d’un décès suite à des problèmes pulmonaires. Le rapport obtenu par la suite auprès du Bureau municipal d’hygiène (BMH) aurait fait toutefois mention d’un « décès au Covid-19 ». Le corps entreposé au morgue de l’Hôpital militaire a été en effet emporté par un véhicule tout terrain avec l’inscription lutte contre le Covid-19. Les obsèques se sont déroulées par la suite dans la plus stricte intimité, puisqu’il n’y a eu que la veuve du défunt, ses enfants, un proche et un assistant parlementaire qui ont pu y assister.

Les informations à la télévision du mardi soir confirmaient que le député était décédé du coronavirus. De l’autre côté, le bilan quotidien de l’évolution de la maladie, diffusé par le Centre de commandement opérationnel Covid-19 mercredi ne faisait aucun état de décès lié au coronavirus. L’incompréhension est totale. Les proches de ce parlementaire demandent ainsi la transparence concernant les informations liées à son décès. Les citoyens lambda, et surtout les internautes, demandent quant à eux, la transparence dans les statistiques officielles émises par le CCO-Covid-19. Les données des sources officielles font-ils état des décès ou des contaminations recensés hors des centres de référence mis en place par les autorités ?

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Gel des élections communales partielles ?

Près de six mois après la proclamation des résultats officiels des élections municipales, et une semaine après l’élection du nouveau vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), représentant de l’Assemblée nationale, la tenue des communales partielles dans le pays n’est pas encore connue.

Les textes précisent pourtant qu’elles devront se tenir dans un délai de 120 jours après la proclamation des résultats officiels. Ce délai est actuellement largement dépassé. Au total, 24 communes sont concernées par ses élections spéciales qui vont permettre d’élire de nouveaux maires et 15 communes pour de nouveaux conseillers municipaux.

L’organisation de ces élections municipales partielles était pratiquement tombée aux oubliettes suite à la crise sanitaire. Le 15 mai dernier, la CENI a clôturé officiellement la révision annuelle de la liste électorale nationale sans évoquer ces élections. Le président de la CENI aurait proposé un calendrier à l’exécutif mais ce dernier n’a pas encore donné suite. Au vu de la conjoncture actuelle, la tenue de ces élections risque de ne pas avoir lieu de sitôt.