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Les actualités à Madagascar du Mardi 09 Février 2021

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Tramway à Tana : La durée de l’installation est de 18 mois

Le régime enclenche la mise en œuvre du projet d’installation de trains urbains à Antananarivo. Le week-end dernier, des responsables au niveau du ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie ont procédé à la réception officielle d’un wagon de train de voyageurs au Port de Toamasina. Jusqu’ici, sept locomotives et wagons sont déjà arrivés et stockés au bureau de la Société SMMC à Toamasina, en attendant leur acheminement vers la capitale. L’installation de tramway ayant déjà obtenu le feu vert du Conseil des ministres, le ministère de tutelle va incessamment lancer les appels à manifestation d’intérêt relatifs aux différents chantiers qui vont être opérés. En effet, d’après les explications, les voies ferrées classiques existant à Tana ne sont pas compatibles car les  » tram-train  » nécessitent des voies ferrées à deux sens. La semaine dernière, le ministre des Transports, Joël Randriamandranto, a notamment annoncé que l’installation des barrières et des dispositifs de sécurité, ainsi que l’assainissement des voies ferrées figurent aussi dans la première phase des travaux à réaliser dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet. Il serait aussi question de la construction de nouvelles gares ferroviaires et de plusieurs passerelles pour piétons. Selon le ministre, la durée des travaux est de 18 mois et ils vont débuter cette année. À noter que les analyses et études de mise en œuvre du projet tramway à Tana ont débuté en 2019 et ont déjà été clôturées. Deux axes sont prévus. Une ligne de 12 km reliant Soarano – Gare de l’Est au By-pass et une seconde ligne de 3,5 km reliant Soarano – Ankorondrano. Pour ce qui est de la ligne Soarano – Gare de l’Est, elle comportera 10 arrêts. Le ministre a évoqué la possibilité d’une procédure d’expropriation concernant quelques maisons touchées par le projet.

Davis R

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Problème d’eau à Antananarivo : Robinets toujours à sec durant la journée

Les bidons jaunes s’amoncellent toujours autant devant des bornes fontaines pourtant à sec. (Photo d’archives)

Des habitants de la ville d’Antananarivo et des communes avoisinantes vivent la situation depuis trois ou quatre mois tandis que pour certains, l’eau n’a plus coulé des robinets depuis des années. D’autres zones de la ville, en revanche, n’ont jamais été touchées par le problème d’eau.

Les quartiers souffrant de problèmes d’eau voient toujours leurs installations non alimentées jusqu’à maintenant. Dans les localités concernées, les robinets restent à sec durant la journée, si ailleurs, ils le sont depuis bien plus longtemps. La situation subie par les usagers, privés d’eau, dure depuis des mois, voire des années pour certaines zones du grand Tanà comme à Itaosy, Ambatomaro, Ankadindramamy, pour ne citer que cela. Faut-il rappeler que la Jirama accuse actuellement un gap de 100 000 m3 d’eau par jour par rapport aux besoins des usagers dans la capitale.

Précipitations. Avec l’arrivée de la pluie, ces derniers jours, les usagers espèrent un léger mieux en matière de coupures d’eau. Car les quartiers concernés ne peuvent bénéficier de l’eau courante ou de l’eau auprès des bornes fontaines que vers minuit voire 1h du matin, pour être à nouveau coupée deux heures après. Dans d’autres localités, en revanche, les usagers doivent se lever à 3h du matin pour pouvoir remplir les réservoirs et autres récipients en vue de la consommation de la journée. Depuis quelques jours, dans plusieurs quartiers, les installations sont à nouveau alimentées vers 21h30 ou 22h, tandis que d’autres n’ont vu aucune amélioration de leur situation.

Quartiers épargnés. Force est, cependant, de constater que plusieurs quartiers ne sont jamais concernés par ce problème d’eau. Épargnés par la pénurie d’eau, ces quartiers sont, bien au contraire, victimes d’une trop forte pression de l’eau notamment la nuit. Une pression qui arrive, dans certains cas, jusqu’à faire éclater les tuyaux. Un comble pour l’usager concerné qui doit réparer dans l’heure les fuites car il s’agit de plusieurs dizaines de litres par minute, perdues dans les canalisations mais qui ne manqueront pas d’apparaître dans la prochaine facture. La situation a alors de quoi faire jaser le voisin qui, lui, subit à longueur de journée les coupures d’eau devenues quasi-permanentes. À quand donc le retour à la normale pour tous des usagers, lassés par une situation qui semble s’inscrire dans la durée ? Mystère et boule de gomme.

Hanitra R.

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Elevage à cycle court : MPE forme de futurs entrepreneurs

Outre la formation des éleveurs, le MPE facilite la recherche de débouchés à leurs produits, via la mise en place de ce « Tsenaben’ny mpiompy ».

L’élevage à cycle court ne doit plus être constitué comme étant une activité secondaire étant donné que c’est un secteur rentable.

Raison pour laquelle, bon nombre de gens se lancent actuellement dans ce secteur. Le MPE (Malagasy Professionnels de l’Elevage), développe des séries de formations pour pouvoir les encadrer à devenir de futurs entrepreneurs. La deuxième vague de formations concerne l’élevage porcin, l’élevage de poulets gasy amélioré, la pisciculture, l’élevage de poules pondeuses, l’élevage de canards pour la production de foie gras, l’élevage de poulets de chair et l’apiculture. Ces séries de formations se dérouleront à partir du 10 février jusqu’au 04 mars 2021 au siège de la MPE à Nanisana.

Meilleure conduite d’élevage. Rappelons que cette plateforme, regroupant tous les acteurs concernés en amont jusqu’en aval du secteur de l’élevage, dispose de plus de 26 ans d’expériences en matière de formations des éleveurs à être professionnels dans le secteur. Il s’agit notamment des formations techniques spécialisées en commençant par l’appui des futurs entrepreneurs au démarrage de leurs activités d’élevage. Il y aura ensuite un suivi de leurs exploitations avec des interventions particulières des techniciens du MPE en matière de débecquage, de désinfection et d’insémination artificielle porcine, entre autres. Mais avant tout cela, les promoteurs, qu’ils soient des particuliers ou des groupements d’éleveurs ou bien des entrepreneurs, doivent assurer une meilleure conduite d’élevage, y compris l’alimentation animale afin d’obtenir un meilleur rendement de productivité. Le Malagasy Professionnels de l’Elevage veille à ce que les promoteurs ne perdent pas leurs investissements alloués dans ces filières porteuses. Nombreux sont, d’ailleurs, les gens qui sont convaincus qu’investir dans ce secteur de l’élevage est désormais rentable, mais à condition qu’ils se professionnalisent. Cette plateforme s’engage entre-temps à offrir un service d’accompagnement en matière de montage de projet d’implantation d’une ferme d’élevage à toute personne désirant s’y lancer.

Recherche de débouchés. Force est également de reconnaître que le développement de certaines filières a été freiné depuis l’an dernier en raison des impacts de la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19. Mais le MPE commence actuellement à les redynamiser, pour ne citer que l’élevage de canards servant à produire du foie gras. En effet, ce foie gras est toujours considéré comme un produit gastronomique de luxe pour la population malgache. Quant à la recherche de débouchés aux produits de ces futurs entrepreneurs œuvrant dans le secteur de l’élevage, le « Tsenaben’ny mpiompy », a été mis en place dans l’enceinte du MPE à Nanisana. Ce marché a été modernisé grâce à l’appui du FEL (Fonds de l’Elevage). Les produits frais des éleveurs directs y sont exposés régulièrement. On y trouve également des produits agricoles, étant donné que l’élevage et l’agriculture sont deux secteurs interdépendants, qui forment également le principal « laoka » pour les consommateurs.

Navalona R.

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Extradition des trafiquants d’or : Le ministère de la Justice persiste

Depuis vendredi, MBS n’émet plus par satellite.

Le ministère de la Justice sort de son silence concernant le rebondissement dans l’affaire de trafic d’or en Afrique du Sud. « La cargaison est partie de Madagascar, les contrebandiers sont des ressortissants malgaches et le lieu de commission est à Madagascar », selon Johnny Andriamahefarivo. Le ministère de la Justice estime, en effet, qu’il est, de droit, saisi de cette affaire. Une enquête est donc ouverte. Depuis l’éclatement de l’affaire en début d’année, le ministère insiste à ce que le procès des trois trafiquants arrêtés en Afrique du Sud ait lieu au pays. Une demande d’extradition de ces trois suspects et de rapatriement des 73,5 kg a été déjà envoyée par voie diplomatique en Afrique du Sud. La justice cherche actuellement, selon Johnny Andriamahefarivo, des pièces à conviction pour prouver l’origine de cette cargaison et veut qu’elle soit restituée à la Grande île. « Et on saura de cette manière qui sont les véritables propriétaires de ces lingots », a-t-il poursuivi.

Pourtant, la partie malgache craint que les trois suspects échappent aux mailles du filet de la justice. Le fait que ces derniers demandent une liberté sous caution auprès de la justice sud-africaine interpelle l’État malgache. Surtout qu’en cas d’aboutissement de cette requête des trafiquants en Afrique du Sud, l’État peut être lésé. Ce dernier a donc engagé un avocat pour défendre sa cause dans cette affaire qui consiste à rapatrier les trois ressortissants interpellés au pays de l’arc-en-ciel. En tout cas, « la justice malgache est compétente pour juger cette affaire », a insisté Johnny Andriamahefarivo.

Lors d’une conférence de presse, hier, le ministre de la Justice a également abordé le sujet concernant le cas de la chaîne audiovisuelle de Marc Ravalomanana. « On a constaté qu’il y avait une velléité de déstabilisation, incitation à l’insurrection, incitation à la haine raciale », a-t-il déclaré, hier, pour justifier les mesures de suspension qui frappent la chaîne MBS depuis le weekend dernier. Cette chaîne n’émet plus par satellite. Les sociétés prestataires de diffusion des chaînes par voie satellitaire ont été signifiées par la justice pour suspendre le contrat de diffusion de la chaîne MBS qui la prive d’une couverture nationale. Cette suspension est « temporaire » selon Johnny Andriamahefarivo mais provoque déjà une vague d’indignations dans le camp de l’opposition, qui y voit un « coup bas ».

La semaine dernière, la virulence des propos des différents intervenants pendant l’émission « Miara Manonja » a interpellé les autorités. Alors que dans le camp de l’opposition, on ne baisse pas le ton. Les deux camps attisent la tension et la crainte d’une nouvelle crise politique devient de plus en plus réelle pour certains observateurs. Des voies s’élèvent pour appeler à l’apaisement de l’atmosphère morose. Pour les députés du groupe parlementaire républicain au sein de la Chambre basse, une nouvelle crise n’est plus opportune, selon Norbert Mamangy, élu à Sambava. La solution se trouve plutôt dans la refonte des membres du gouvernement, a, quant à lui, suggéré Jean Eugène Voninahitsy, député de Morafenobe et figure des mouvements politiques depuis 2002.

Rija R.

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Commerce de riz : Douze opérateurs convoqués au MICA

Suite aux descentes effectuées par le Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat(MICA) sur les marchés depuis le 3 février dernier, 12 opérateurs économiques ont été convoqués. Ce sont des gérants de points de vente de riz, notamment des grossistes et des commerçants détaillants de ce produit de première nécessité. Parmi ces commerçants, cinq gérants tiennent des boutiques au marché d’Andravoahangy, six autres au marché d’Ankaraobato, et le dernier opère au marché d’Ankadindratombo. Leurs points de vente ont été consignés provisoirement en attendant les résultats de l’enquête. Et ces douze gérants doivent se présenter en personne au ministère de tutelle en présentant les pièces justificatives manquantes, lors d’un contrôle effectué sur place, a-t-on communiqué.

Retracer le circuit. Concernant la manifestation de tous les commerçants de riz à Andravoahangy, le responsable du marché a soulevé que c’est dû à une incompréhension et une désinformation. Le directeur du cabinet du MICA, David Ralambofiringa, s’est rendu sur place pour dissiper tout malentendu. « Des mesures seront appliquées à tous ceux qui ne respectent pas la loi. Nous sollicitons tous les commerçants à collaborer avec nous pour retracer le circuit de distribution du riz afin de préserver les consommateurs et leur pouvoir d’achat en affichant les prix justes », a-t-il évoqué. Une baisse des prix du riz a été observée depuis hier dans certains marchés comme Ambohimanarina, Talatamaty et Andravoahangy. Le prix du kilo du « vary gasy » varie entre 2 400Ar et 2 600Ar tandis que celui du « Makalioka » s’affiche entre 2 600Ar et 2 900Ar, a-t-on appris.

Navalona R.

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Légumineuses : Journée internationale, demain

Des systèmes alimentaires durables et un monde libéré de la faim. C’est la contribution qu’apportent les légumes secs, mis en avant durant la Journée internationale des légumineuses. Une cérémonie officielle, suivie d’une discussion en panel et d’une séance de sensibilisations se tiendra en ligne. D’après les promoteurs de l’événement, la salle de réunion du MAEP (Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche) sera disponible et équipée d’une connexion Internet pour permettre aux médias de suivre et interagir avec les panélistes, durant l’événement, qui commencera à 9 heures 15. Les légumineuses sont un atout indispensable pour relever les défis liés à la pauvreté, à la sécurité alimentaire, à la santé humaine et à la nutrition, ainsi qu’à la santé des sols et à l’environnement. Durant l’événement, le premier panel de discussion se penchera sur le thème « Améliorer la filière légumineuse à Madagascar – le menu de mesures à mettre en œuvre ». Ensuite sera diffusée une vidéo de sensibilisation à la consommation de légumineuses. Nous en reparlerons.

Antsa R.

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Formation Professionnelle : La réforme de la politique vise l’autonomie pédagogique des établissements

La revue de la PNEFP s’est tenue à Andrainarivo.

« Avec la réforme de la politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle, on ambitionne de donner l’autonomie pédagogique aux établissements afin qu’ils puissent répondre aux besoins des régions mais également dans le but de permettre une meilleure collaboration entre les établissements et les divers partenaires ». Ce sont là les propos de Tsikel’Iankina Ernest, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle lors de la revue de la Politique nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ou PNEFP. Une réforme qui se veut être l’une des bases de l’émergence du pays dans la mesure où elle entend renforcer les compétences des Malgaches et servir de fer de lance au processus de développement. L’une des premières étapes de la réforme consisterait à scinder, en deux politiques distinctes, la politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle. Les propos du ministre Tsikel’Iankina Ernest de donner plus de précision dans cette démarche « l’éducation et la formation professionnelle sont les piliers de l’émergence d’un pays et cela doit passer par une politique d’enseignement technique et de la formation professionnelle bien réfléchie, visant l’employabilité des jeunes, des travailleurs en quête de reconnaissance de leur acquis professionnels, des femmes et des personnes en situation de handicap ». La revue de la PNEFP consistait d’ailleurs à mettre en place les bases d’une « politique nationale de la formation professionnelle et de développement des compétences ».

Recueillis par José Belalahy

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Grève à l’Université d’Antsiranana : Trois étudiants arrêtés

Le torchon brûle à l’Université d’Antsiranana.

Ce n’est pas fini ! Après la manifestation du 26 janvier dernier, les étudiants à l’Université du Nord de Madagascar n’ont pas baissé les bras. « Le combat continue ! »

Hier à 10 heures 30, une sonorisation a résonné au campus universitaire d’Antsiranana. « La bourse, le départ des forces de l’ordre du campus universitaire, la libération de nos amis emprisonnés, la réhabilitation des infrastructures du campus universitaire… », telles sont les revendications des étudiants. Près de deux cents universitaires ont manifesté. Ils se sont regroupés vers 11 heures 15. Immédiatement, les éléments des forces de l’ordre leur ont ordonnéd’éteindre la sonorisation « pour ne pas perturber certains étudiants qui passent leurs examens » mais les jeunes manifestants ont refusé. Résultat, trois arrestations. Ces derniers feront l’objet d’une enquête au camp de la gendarmerie d’Antsiranana.

Divergence. Selon les étudiants, ils ont effectué une grève pacifique « on ne nous a jamais écoutés ! Les autorités font la sourde oreille … Nous n’avons pas d’armes. Pourtant, cela fait un mois qu’on nous envoie des hommes armés pour nous faire taire. Nous en avons assez. Ici c’est une Université mais pas un camp militaire. On se sent oppressé. Nous voulons que ces hommes en treillis partent», a clamé un étudiant. Les éléments des forces de l’ordre ne voyaient pas la situation sous cet angle. Selon eux, ces étudiants grévistes perturbaient leurs camarades en période d’examen. « Nous allons rester ici jusqu’à ce que tout se calme. Notre devoir est de garantir l’ordre », a affirmé l’un d’entre eux. Dès lors, la tension monte! Le dialogue de sourds s’installe.

Même si la ville d’Antsiranana est affaiblie, elle est agitée ces derniers temps. La cherté de la vie, la crise sanitaire, le problème d’eau sont les sources d’irritation des habitants en général et des étudiants en particulier. Ces derniers sont les porte-voix de la ville puisqu’ils disent à voix haute les problèmes que subissent les habitants locaux, voire le problème du pays qui ne cesse de dégringoler depuis deux ans.

Iss Heridiny

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CHU JRA : Face-à-face tendu entre paramédicaux et forces de l’ordre

Ils s’assoient à même le sol afin de prouver que leur mouvement est pacifique. (photo yvon ram)

Les paramédicaux ont effectué un sit-in devant le portail du CHU JRA. Ils en sont venus aux mains avec les forces de l’ordre après l’aspersion de gaz lacrymogènes à leur encontre.

La tension est montée d’un cran entre les membres du Syndicat des infirmiers et des sages-femmes de Madagascar (SISFM) et les forces de l’ordre. Comme cela a déjà été annoncé, les agents paramédicaux ont maintenu leur grève. Ils se sont ainsi donné rendez-vous au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) mais les forces de l’ordre les attendaient déjà de pied ferme. Très tôt dans la matinée d’hier, cet établissement hospitalier a été déjà quadrillé par des éléments à bord de trois véhicules « pick-up » et un camion de l’Emmo-Reg. Les grévistes ont voulu entrer dans l’enceinte de l’hôpital mais ont été repoussés à maintes reprises.

Pacifique. Bien qu’ils n’aient pas pu y accéder, ils ont tout de même tenu un sit-in devant le portail du CHU JRA. Le président du SISFM, Jerisoa Ralibera, accompagné de quelques membres du syndicat s’asseyaient à même le sol, les bras en l’air pour montrer qu’ils étaient inoffensifs. « Cet hôpital est notre lieu de travail et nous avons voulu y entrer pour l’organisation des services minimums », s’indigne le leader de ce mouvement. Ils ont insisté mais les forces de l’ordre étaient claires, les agents paramédicaux ne sont pas autorisés à manifester dans l’enceinte de l’hôpital pour le maintien de l’ordre. Pour les rappeler à l’ordre, les forces de l’ordre les ont aspergés de gaz lacrymogènes mais les professionnels de santé n’ont pas cédé facilement et les deux parties en sont venues aux mains. « Nous ne savons pas quel produit ils ont utilisé mais j’ai des démangeaisons dans le coin interne de mon œil. Cependant, je ne suis pas autorisé à y entrer pour être ausculté par les médecins », se plaint Soavina Andriambololona, membre du SISFM

S.O.S à l’international. Après les tensions avec les forces de l’ordre, les agents paramédicaux prévoient encore d’intensifier leur mouvement. Ils envisagent ainsi d’observer une grève générale sur tout le territoire national, ce jour. Le SISFM pointe également du doigt le non-respect de leurs droits de grève et de liberté syndicale. Un appel de détresse à l’international a ainsi été lancé à cet effet. « Nous avons déjà alerté le « Front Line Defenders » région Océan Indien et « Women Human Rights Defenders » South Africa pour soutenir notre cause. Nous avons tout à fait le droit de manifester dans notre lieu de travail. Non seulement ils nous en ont empêchés mais ils nous ont violentés en même temps », conclut Jerisoa Ralibera.

Narindra Rakotobe

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Sénat : Le nombre des conseillers et attachés parlementaires revu à la baisse

Le nouveau président du Sénat a soumis à la HCC la version corrigée de sa copie jugée trop budgétivore.

Dans sa Décision du 21 janvier 2021, la HCC a invité la nouvelle Chambre haute à revoir sa copie, en révisant à la baisse l’effectif jugé pléthorique des conseillers (spéciaux et techniques) et des attachés parlementaires.

256 membres. L’article 16 alinéa 3 du nouveau règlement intérieur stipule que « le Président dispose d’un cabinet composé de : un Directeur de cabinet, quatre Attachés de cabinet, six Conseillers spéciaux permanents, quatorze Conseillers techniques permanents, des Conseillers techniques bénévoles, deux Attachés de presse, un Aide de camp, dix Assistants permanents, deux Jurisconsultes, un Secrétaire particulier ». Pour sa part, « chaque vice-président dispose d’un cabinet de dix Assistants parlementaires permanents », d’après l’article 18. Quant au simple sénateur, il « dispose de dix Assistants parlementaires permanents et de trois Conseillers techniques permanents », selon l’article 19 in fine. En somme, l’entourage du président, des deux vice-présidents et des 15 autres sénateurs compte au total 256 membres.

Fonds spéciaux. Cet effectif pléthorique et budgétivore ne comprend pas les Conseillers techniques bénévoles qui ne sont pas en principe, rémunérés, sauf s’ils perçoivent des indemnités payées à travers « les fonds spéciaux qui sont des dotations globales mises à la disposition des chefs d’Institution qui les utilisent librement, en dehors de toute spécialisation des crédits ». Le décret y afférent d’ajouter même que « s’il est constaté en cours d’année que ces crédits sont insuffisants, ils peuvent être complétés par une Loi de Finances Rectificative ou par décret d’avance pris en conseil des ministres ».

Capacités budgétaires. Contrairement à son prédécesseur, le nouveau président du Sénat ne risque pas de se voir couper les fonds spéciaux par le ministère de l’Economie et des Finances quand bien même ce dernier devrait également tenir compte des « capacités budgétaires de l’Etat », comme l’a souligné la HCC dans sa Décision du 21 janvier dernier. Ce qui a amené le juge constitutionnel à émettre des réserves sur les articles 16 (alinéa 3), 18 et 19 (in fine) du nouveau règlement intérieur concocté par le Sénat entrant. Après s’être concerté avec l’Exécutif tel que l’a ordonné la HCC, le président du Sénat a saisi cette dernière le 05 février 2021 aux fins de contrôle de constitutionnalité des trois articles amendés. Les nominations des membres de cabinet et des attachés parlementaires au Palais d’Anosikely sont suspendues à la Décision de la HCC. Il appartiendra à cette dernière de considérer si la (légère) diminution du nombre des conseillers et attachés parlementaires apportée par le Sénat tient compte du « souci d’austérité budgétaire et de préservation des deniers publics ».

R.O

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Talenta School Ampahimanga - L’association souffle sa première bougie

L’association sportive Talenta School Ampahimanga vient de souffler sa première bougie, le 7 février dernier. Cette association caritative à but non lucratif réunit les enfants dans les zones rurales dans le but de dénicher des jeunes passionnés du football.

L’association s’active dans la Commune rurale d’Ampahimanga, située à 50km de la Capitale sur la RN 1. La cérémonie de première célébration a été honorée par la présence du directeur régional de la jeunesse et des sports à Itasy, Hanitriniainaharilala Ratsimbazafy. Accompagnée par d’autres représentants de la DRJS, cette dernière a offert des trophées aux gagnants des tournois U13 et U15 organisés par l’association dans le cadre de ce premier anniversaire. Diverses activités étaient au programme durant la festivité. Un repas amical et diverses animations menées par les enfants membres étaient au programme. Le club F.F.T Alarobia, dirigé par l’ancien international Jimmy Randafison dit Jimmy Koundé a été invité dans un match amical, permettant aux enfants de 5 à 13ans d’y participer durant la journée du samedi 6 février. Le dimanche, la formation de Talenta School Ampahimanga (T.S.A) remportait la finale U13 (1-0) contre l’équipe d’un Fokontany près d’Alakamisikely mais a perdu le titre chez les U15 (3 buts à 2) face au club Top Sport.  A l’issue des animations, des trophées et des jouets ainsi que des sacs de riz venant de la DJRS Itasy, de l’association caritative F.S.I et  de Cap Madagascar, ont été distribués aux meilleurs de la compétition. Le public n’était pas en reste car des tirages au sort de nombreux lots ont été tenus en leur faveur. Cette année 2021, dirigée par son président Miora Rajaonesa, l’association Talenta School Ampahimanga éduque 97 enfants membres venant des Communes environnantes dont 40 membres supplémentaires, tous des enfants de 5 à 17 ans, viennent d’être inscrits.Elias Fanomezantsoa

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Volleyball- Championnat d’Afrique U16 - Dans l’attente de la décision de l’Etat malagasy

Madagascar abrite l’édition 2021 du championnat d’Afrique U16. Ce tournoi est qualificatif à l’édition 2021 du championnat du monde, organisé par la Fédération internationale de volleyball (FIVB).

Le championnat africain de volleyball masculin des moins de 16 ans (U16) se tiendra du 20 au 28 février à Antananarivo, capitale de Madagascar. L’information a été annoncée par la Confédération africaine de volleyball (CAVB), dont le siège se trouve à Rabat, au Maroc.Le vainqueur représentera le continent africain au championnat de la FIVB, a-t-on souligné.Jusqu’à présent, quatre pays ont confirmé leur participation à cet événement : Madagascar, le Cameroun, la République démocratique du Congo (RDC) et la Tunisie. Les équipes participantes devraient arriver à Antananarivo le 20 février. Les compétitions se dérouleront du 22 au 27 février.La décision finale concernant l’organisation de cet évènement continental dépendra encore du Gouvernement malagasy. En effet, le Conseil des ministres de ce mercredi 10 février décidera si Madagascar peut abriter ou pas la compétition, selon une source auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports. Elias Fanomezantsoa

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Football - Ibrahim Amada signe avec Al Markhiya

Sans club depuis quelques mois, le milieu de terrain des Barea de Madagascar évoluant à Qatar, Ibrahim Amada est officiellement un joueur d’Al-Markhiya Sporting Club.

Un club qui est actuellement classé 5ème de la deuxième division du championnat du Qatar. Il s'est engagé jusqu'à la fin de la saison en cours. L'international malagasy arrive en provenance d'Al Khor, club évoluant dans la première division du championnat du Qatar. Il a évolué au sein du club de 2019 à 2020.  L’essentiel c’est que l’international malagasy a trouvé un club, car les amoureux du football malagasy ont eu un doute sur sa présence pour les prochaines échéances internationales de l’équipe nationale malagasy. Rappelons qu’avant de rejoindre le Qatar, Ibrahim Amad évoluait en Algérie, mais à cause des lois de ce pays maghrébin, interdisant aux clubs de faire jouer des joueurs étrangers plus de 26 ans au sein de leur effectif, l’international malagasy était contraint de quitter l’Algérie avant d’atterrir à Qatar.
E.F.

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Opposition - Un mouvement anti – progrès !

Une opposition dépourvue de patriotisme. Tel résume les gesticulations de ces politiciens qui agissent à contre – courant en ce moment.

Les intentions des membres de l’opposition, qui enchaînent les actes de déstabilisation ces derniers jours, sont aujourd’hui plus que flagrantes. A seulement deux années de mandat du Président Andry Rajoelina et alors que la période de mi – mandat n’est pas encore atteinte, les partisans de Marc Ravalomanana et consorts osent déjà parler d’un échec du régime. Qui plus est, un échec utopique puisque les promesses de l’homme fort du pays sont déjà en cours de concrétisation. L’on peut notamment citer la réhabilitation et le bitumage du légendaire RN44 menant vers Ambatondrazaka qui est déjà praticable, la construction du stade « Barea » à Mahamasina dont les travaux approchent de leur terme et l’endroit pourra accueillir un match international dès le mois de mars prochain. Il n’en reste pas moins pour les multiples projets à venir.« 2021 sera une année d’efforts et de réalisations ». Ces propos du Président Andry Rajoelina lors de son discours dans la nuit du réveillon du Nouvel an sont annonciateurs des grands chantiers liés aux fameux « Velirano » du Chef de l’Etat. Une fois que lesdits projets seront achevés, l’opposition sera littéralement à court d’arguments. Craignant ainsi de ne pas faire le poids lors du prochain rendez – vous présidentiel en 2023, l’opposition préfère brûler les étapes en accumulant les manœuvres anti – progrès.

Des projets impressionnants

Parmi les principaux projets pour cette année figure, par exemple, l’installation de « Tramway » comme nouveau moyen de transport. Un projet innovant qui permettra de révolutionner le monde des transports à Madagascar. A cela s’ajoute la mise en place d’une grande autoroute reliant Antananarivo et Toamasina. La construction de la nouvelle ville « Tana-Masoandro » s’inscrit aussi parmi les projets phares du régime et dont le coup d’envoi est normalement prévu cette année. Une cité qui sera finalement implantée à Imerintsiatosika et qui pourra être une solution à la surpopulation d’Antananarivo, classée comme l’une des villes les plus peuplées du monde avec près de 3 millions d’habitants.  Il va sans dire de la menace permanente d’inondation qui guette la Capitale à chaque période de pluie.Le Président de la République a aussi insisté sur l’amélioration des interventions et surtout la transparence dans l’utilisation des ressources destinées à venir en aide à la population locale. Pour éradiquer définitivement le Kere, l’installation de forages pour un meilleur accès à l’eau potable ainsi que la mise en place d’une usine de production de compléments alimentaires s’inscrivent parmi les mesures à long terme. Le principal objectif est que la population du Sud soit la plus autonome possible à l’horizon 2021.La Rédaction

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Commune urbaine d’Antananarivo - Les conseillers municipaux corps et âme avec le maire

Les rumeurs sur un quelconque désaccord entre les conseillers municipaux et le maire Naina Andriantsitohaina balayées d’un revers de main.

Hier, les conseillers issus de la plateforme IRK ont déclaré haut et fort leur soutien indéfectible au maire élu de la Capitale. Dirigés par le président du conseil municipal, Ralitera Andriamparany, et le coordonnateur IRK et non moins conseiller municipal, ces élus IRK de la Commune urbaine ont fait une déclaration là où le candidat Naina Andriantsitohaina a présenté ses « Veliranon’Iarivo » lors de l’annonce officielle de sa candidature pour diriger la ville des mille. Le choix du PK0, pour faire cette déclaration, n’est pas ainsi fortuit.                                                                                                                                                            « Cela faisait un an du choix de la majorité des électeurs que nous avons dirigé la Commune urbaine d’Antananarivo avec le maire Naina Andriantsitohaina. Depuis et jusqu’à maintenant, les conseillers municipaux IRK épousent la vision du maire qui donne la priorité à l’intérêt de la population. Les efforts commencent à porter leurs fruits et nous renouvelons notre engagement à travailler avec le maire et le soutenir. Les actions entreprises ont été faites dans le strict respect des lois en vigueur. Et c’est dans cet esprit qu’on va continuer à réaliser ensemble les projets présentés aux électeurs et dont la réalisation est fortement attendue par la population tananarivienne », tient à rappeler les conseillers municipaux de l’IRK. Eux qui condamnent les dénigrements à l’endroit du maire Naina Andriantsitohaina et ce « d’où ils viennent ». Une allusion certainement à la brebis galeuse de l’IRK qui contrairement à ses colistiers semble avoir perdu la notion de la redevabilité envers la population qui aspire à ce que la ville d’Antananarivo retrouve son lustre d’antan, loin de la gabegie. Cette élue brille en effet ces derniers temps par ses coups bas envers le premier magistrat de la ville et paraît oublier à jamais l’intérêt de la population…La rédaction

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Programme « Fihariana » - 80 bénéficiaires en cours de recouvrement

40 millions d’ariary. C’est le montant à recouvrir dans le cadre du programme « Fihariana ». Apparemment, il y a toujours des débiteurs qui ne paient pas leurs créances en matière de financement.

Selon les statistiques fournies, hier, par Zafindravaka Valérie, secrétaire exécutif du programme, 26 d’entre eux ont déjà remboursé leurs prêts après relance. 49 ont payé suite à un rééchelonnement. Force est de constater qu’une grande partie des opérateurs ont rencontré des problèmes de débouchés durant la pandémie. « Les aviculteurs se trouvaient en difficulté durant la crise. Ils n’arrivaient pas à vendre leurs poulets faute de client. Nous avions dû intervenir dans la recherche de débouchés. On a négocié auprès des grandes surfaces. Par ailleurs, les entreprises les plus impactées comme le tourisme et autres secteurs ont bénéficié un rééchelonnement de prêts. Les banques ont accepté un différé de deux mois dans certains cas », explique la dame à Ibis Ivandry.Le rapport indique également que cinq bénéficiaires sont actuellement en procédure de recouvrement. Ils représentent un portefeuille à hauteur de 20 millions d’ariary. L’un d’entre eux a obtenu un financement dans le cadre du produit « Akoho nakà » mais le chef de l’entreprise a été assassiné. C’est l’hériter qui s’est, par la suite, engagé au paiement. Un autre, opérateur de girofle, est tout simplement de mauvaise foi et refuse sans raison d’honorer ses dettes. Malgré tout cela, la majorité des contractants ont fait preuve de solvabilité. Le fonds a mobilisé jusqu’à ce jour 85 milliards d'ariary au profit de 7 550 entrepreneurs. 20% des bénéficiaires ont remboursé entièrement le financement. Cette année, « Fihariana » ne se limite pas aux 22 Régions et ambitionne de couvrir les 119 Districts. La réception de dossiers continue toujours. Solange Heriniaina

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Hassan Ali Bakshi, chargé d’affaires de l’Iran à Madagascar - « Les Iraniens, des clients potentiel...

Les Iraniens fêtent aujourd’hui le 42ème anniversaire de la Révolution iranienne selon leur calendrier solaire. Il se tient demain pour le calendrier grégorien.

Dans le cadre de cette célébration, notre presse a rencontré, hier, à Antsakaviro, Hassan Ali Bakshi chargé d’affaires de l’Iran à Madagascar. Même si cette communauté musulmane représente une minorité dans le pays, l’Iran a beaucoup à apporter dans le développement économique de l’île, surtout dans le contexte de la relance et la mise en œuvre du Plan émergence Madagascar (PEM). Interview.  La Vérité (+) : Comment se manifeste la relation entre l’Iran et Madagascar ?Hassan Ali Bakshi (-) : Au 16ème siècle, les Iraniens sont venus dans l’océan Indien. Nous avons des relations séculaires avec Madagascar et d’autres pays. On avait même une route de la soie à l’époque puisque les Iraniens marchandaient avec la population qui y vit. Outre cet aspect historique, le tapis mohair que les Malagasy utilisent vient aussi de l’Iran. Tout cela n’est qu’une partie mais les deux pays ont beaucoup de choses en commun. (+) : Le Gouvernement malagasy élabore actuellement le PEM. Quelles pourraient être les contributions de l’Iran dans la mise en œuvre de ce programme ?(-) : Nous sommes disposés à accompagner le Gouvernement. D’ailleurs, il faut que l’Exécutif s’ouvre à d’autres opportunités et partenaires pour accélérer le développement. J’ai déjà proposé une feuille de route détaillant les possibilités de coopération entre les deux pays. Je me suis déjà approché aux ministères concernés et de la Commune urbaine d’Antananarivo. On peut citer entre autres la formation agricole, la mécanisation de l’agriculture, l’importation des matériaux de construction, le logement, le tourisme, les médicaments, les bourses d’études, le recyclage de déchets et bien d’autres domaines. Et ce, toujours dans un partenariat gagnant-gagnant. En plus, les opérateurs iraniens s’intéressent à la Grande île. Normalement, une délégation aurait dû arriver l’année dernière à Madagascar mais la pandémie a modifié le programme. (+) : Quand vous parlez de partenariat gagnant-gagnant, quelles sont les opportunités d’affaires des opérateurs malagasy en Iran ?(-) : Les Iraniens représentent des clients potentiels du café, du girofle, du curcuma, de la cannelle et tous les épices malagasy. Nous l’avions toujours été d’ailleurs. Quand je parle de clients, il s’agit de 83 millions d’habitants. C’est pour cette raison que nous sommes prêts à soutenir l’agriculture puisque Madagascar possède le potentiel. J’en ai déjà parlé à des hommes d’affaires iraniens. Cela les intéresse beaucoup d’importer des produits venant d’ici. S’il est aussi possible d’exporter de la viande en Iran, notre porte reste grande ouverte. (+) : Comment rassurer les opérateurs vu que l’image de l’Iran est négative aux yeux du monde entier ?(-) : Les médias essaient toujours de nous diaboliser. Il est vrai qu’une partie des produits, comme le pétrole, a été sanctionnée par les Etats-Unis mais d’autres marchés sont encore ouverts et exploitables. On peut établir une relation d’affaires directe entre les deux pays sans passer par les intermédiaires. La nomination d’un ambassadeur malagasy à Téhéran s’avère aussi essentielle pour s’occuper de cette relation. (+) : Vos mots de la fin ?(-) : Les Iraniens ne sont pas tous des « terroristes ». Nous sommes prêts à soutenir Madagascar pour atteindre l’émergence puisque l’Iran est un pays émergent. Je regrette de voir beaucoup de Malagasy vivre dans la misère. Madagascar a tous les moyens de faire décoller son économie. Propos recueillis par Solange Heriniaina

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Premier ministre Christian Ntsay - Haro sur la provocation et la diffamation

Au cours d’une descente dans le District de l’Atsimondrano hier, pour visiter les chantiers de construction d’infrastructures initiés par l’Etat, le Premier ministre Ntsay Christian a réagi à l’actualité brûlante du pays, notamment les appels et les provocations incessantes de l’opposition.

Il martèle la nécessité du respect de la démocratie et de ses principes. « Madagascar est classé parmi les pays démocratiques dans le monde. L’alternance démocratique par la voie des élections en est la preuve. (…) Les acteurs politiques doivent respecter les décisions et le choix du peuple. Ils doivent respecter et accepter la confiance accordée par la population envers les dirigeants actuels », a-t-il répliqué aux détracteurs du régime, au cours d’une interview accordée aux membres de la presse.  Le chef du Gouvernement estime que la majorité doit savoir écouter et prendre les idées de la minorité qui peuvent être bonnes pour le pays. Toutefois, la démocratie ce n’est pas écouter seulement la minorité, mais également la majorité. « Ces deux voies seulement, permettront à notre pays d’éviter les crises cycliques. Ce que je peux dire, c’est que les provocations et les diffamations en tout genre doivent cesser, car cela n’est bénéfique pour personne », lance le locataire de Mahazoarivo, que l’opposition avait affirmé avoir démissionné en fin de semaine dernière. Par rapport à l’affaire du trafic des 73,5 kilos d’or, le Premier ministre a réaffirmé hier la tolérance zéro du pouvoir dans le cadre de ce dossier. « Toutes les personnes, qui qu’elles soient, concernées dans cette affaire doivent être présentées devant la Justice », a affirmé le Premier ministre, renforçant ainsi la position étatique dans cette affaire.  La rédaction

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Glissade verbale !

Les acteurs politiques du pays joueraient-ils sur un terrain glissant ? Sur une pente raide et dérapante, certains leaders ou animateurs des mouvements politiques ne réalisent même pas du danger qu’ils encourent en entraînant la Nation vers le chaos.

Le syndicat des paramédicaux, un groupe professionnel au sein du personnel médical, persiste et signe. Ils revendiquent le paiement immédiat et sans condition de leurs dus, du moins ce qu’ils considèrent comme tels. Jusque-là, l’opinion n’a rien à commenter du moment qu’ils ne fomentent pas de trouble à l’ordre public. C’est une affaire qui devrait se régler autour d’une table entre syndicalistes et responsables publics de tutelle. Mais quand lesgrévistes crient sur le toitque « même les prostituées ont touché de l’argent (à titre de soutien) et pourquoi pas nous… ». Du coup, les observateurs, simples citoyens y compris, s’interrogent : « les paramédicaux se prendraient-ils à un étage supérieur par rapport aux professionnels du sexe ? ». Est-ce que les prostituées ne méritent-elles pas de l’assistance matérielle ou autre dans leur « métier » ? Quelle erreur d’approche ! Certes, les paramédicaux font partie du Corps médical dans son ensemble, sans être précisément des médecins traitant les malades et seuls habilités à prescrire par ordonnance les remèdes nécessaires. En réalité, ils assistent les médecins. En tout cas, c’est un noble métier ! Mais cela ne leur permet pas de s’adjuger un statut professionnel ou social supérieur par rapport aux autres Corps de métier. On doit se respecter ! Une glissade verbale de ce genre envenime gravement l’ambiance sociale et politique déjà délétère en soi.Les leaders du MFM sortent de leur silence sinon de leur léthargie et déballe sur la place publique « qu’il est temps de tourner la page ! » Mais quelle « page » ? S’il s’agirait de tourner la page de l’histoire de leur parti et en écrire sur une nouvelle, il en faudra effectivement. Les rares « analyses » des ténors des « Mpitolona ho an’ny Fanjakan’ny Madinika » publiées ne cadrent plus au contexte. On est loin des analyses percutantes d’un certain feu Germain Rakotonirainy dit « Lynx », un éminent sociologue dont les explications ou déclarations percent toujours. Rien d’étonnant si le MFM perd de vitesse, se trouve en retard et se trompe d’époque. Personnellement, je garde en mémoire la belle époque du parti de feu Manandafy. Le temps des « Experts rouges » des années 70-80 est révolu. A partir des années 90, les grands maîtres-penseurs ou idéologues du parti n’ont pas pu stopper la décadence sinon la descente aux enfers. Le parti ne dispose plus aucun élu à tous les niveaux. Alors, il va falloir réellement tourner la page ou se… taire à jamais. Les Rajao ou autres ne sont plus là (au pouvoir) pour les dépanner. Parce qu’ils sont vraiment « en panne ».Ainsi, si Olivier Rakotovazaha croit bon de dire qu’il faut tourner la page à l’intention des autres, il s’agit là d’une glissade verbale très grave. Et que dire des dérapages verbaux des meneurs de l’Opposition qui scandent à tout moment des provocations et des propos vexatoires. Mais dans le camp du régime, la menace d’une glissade verbale se fait sentir aussi. Attention, prenez garde chacun ! Ndrianaivo

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Covid-19 à Madagascar - Le pays maintient l’alerte !

« Nous sommes en pleine guerre ! ». Cette phrase culte du Professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, numéro 1 de la Santé publique, face à la crise sanitaire à Madagascar, a été encore entendue hier.

Aux dernières nouvelles, 295 nouvelles contaminations à la Covid-19 - dont 38 patients atteints de difficultés respiratoires - ont été comptabilisées en une semaine sur tout le territoire malagasy. Et c’est toujours la Région d’Analamanga qui enregistre le plus de cas positifs, suivie par les Régions de Haute-Matsiatra, Atsinanana et Menabe. D’après les statistiques, chaque jour, une quarantaine de personnes sont testées positives au coronavirus depuis le début de cette année. C’est pour dire que le virus continue de circuler et de faire des morts. Faut-il rappeler que 285 patients victimes du syndrôme de détresse respiratoire aigüe ont été emportés par le Sars-Cov 2 depuis le début de cette épidémie. Le pays n’a jamais connu une semaine sans avoir déploré un décès lié à la Covid-19. Cependant, les autorités sanitaires malagasy ont remarqué dernièrement une évolution encourageante de la pandémie dans le pays. Dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère de la santé Publique, le Professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao a avancé que moins de nouveaux porteurs du virus ont été répertoriés au cours des trois derniers jours. « Nous avons atteint le pic le 21 janvier avec 131 cas confirmés en une journée. Par la suite, ce chiffre s’est réduit à 50 voire 60 contaminés par jour. Actuellement, nous sommes arrivés à une dizaine de cas positifs déclarés en 24 heures », a précisé ce premier responsable de la santé publique de la Grande île. Une bonne raison pour son département de recommander l’application des gestes barrières sanitaires. En outre, le ministère se prépare déjà à la saison hivernale durant laquelle le virus se propage davantage.Notons que depuis le 19 mars 2020, date de la première contamination du coronavirus dans la Grande île, on a recensé 19 360 individus infectés par le SARS-Cov 2. 18 490 patients ont déjà recouvré la santé. Malheureusement, depuis son apparition à Madagascar, cette maladie virale a emporté 285 patients victimes du syndrôme de détresse respiratoire aigüe.Recueillis par K.R.

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Campus universitaires régionaux - Les travaux avancent à grands pas

Environ 60 % de l’ensemble des travaux sur quatre sites universitaires en cours d’édification dont celui d’Itasy, Antsirabe, Fénérive-Est sont actuellement achevés.

La dernière information communiquée par Tambiniaina Michelle Rakotoarivony, premier responsable des marchés publics (PRMP) auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES), en rapport avec les travaux de construction des universités régionales, annonce l’avancement dudit projet. « La construction de l’université d'Itasy est complètement achevée. La réception provisoire a été effectuée au mois de novembre dernier. Les travaux sont en cours pour le campus universitaire d’Antsirabe dont la réception provisoire est prévue pour le mois de mars prochain. Pareil cas pour le campus universitaire de Fénérive Est qui devrait être réceptionnée de façon provisoire en ce mois de février », a expliqué ce responsable. Et d’ajouter que les nouvelles constructions sont conçues suivant le même style architectural aussi bien au niveau de la modernité que de la fonctionnalité. Ainsi, tous les nouveaux campus devront comprendre des amphithéâtres, de salles de cours, des laboratoires, des bibliothèques, des dortoirs, des cafétérias, des centres de santé, etc.En outre, des projets de mise en place de campus universitaires à Antsohihy, Taolagnaro, Antalaha et Maintirano sont en cours. La conception des projets en question a été effectuée en 2020. Ensuite, les marchés publics ont étés attribués, et l’on attend l’implantation sur les lieux des entreprises responsables des travaux. Il est à noter que Madagascar compte environ 80 000 nouveaux bacheliers chaque année. Malheureusement, les universités existantes ne peuvent accueillir qu’environ 20 000 étudiants. Pour les 60 000 nouveaux étudiants restants, suivant la politique du MESUPRES qui consiste à promouvoir des formations adaptées au contexte actuel, comme c’est inscrit dans le quatrième point du « Velirano » présidentiel, la construction de nouvelles universités représente la solution. Recueillis par K.R.

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Sécurisation de l’ensemble du pays - Le CEMA prône une « Armée de proximité »

Actuellement, c’est désormais le chef d’Etat-major de l’Armée ou CEMA qui prend les commandes, en remplacement de l’ancien chef d’Etat-major général de l’Armée malagasy ou CEMGAM. Cette révision du fond au comble dans le commandement s’inscrit d’ailleurs dans le cadre de la rénovation, sinon la refonte au niveau du ministère de la Défense nationale.

Sitôt le ministère concerné installé, cette refonte a été parallèlement mise sur les rails. Il y eut alors une tournée effectuée par le chef d’Etat-major de l’Armée, histoire de voir de visu le fonctionnement du quotidien des militaires au sein du commandement de la Région de Bongolava. Cette innovation répond à la directive du Chef de l’Etat en matière de sécurisation de l’ensemble du pays, et ce, d’après le fameux slogan d’une « Armée de proximité ». Lors de ses rencontres avec les commandants d’unités dans cette Région, le CEMA s’est montré ferme pour leur donner les instructions nécessaires dans l’accomplissement de leurs missions et de leurs devoirs envers la Nation. A preuve, certains d’entre eux ont été sanctionnés allant jusqu’à leur radiation, une mesure stricte qui devait accompagner leur mise en détention après un constat d’irrégularité venant de leur part. Rappelons que trois différentes branches composent l’Armée Malagasy : l’Armée de terre ou 1ère RFI comportant un bataillon parachutiste. Vient ensuite la Marine ou la 2ème RFI, et enfin l’Aviation ou la BAS 213.A part ces branches, différentes structures ont été mises en place. Citons la Base operation avancée ou BOA employant 80 militaires. Il y a aussi les détachements spéciaux de sécurité, au nombre de 20.  Si neuf d’entre ces derniers avaient été installés en 2020, les onze restants le seront dans le courant de cette année. Et sur les 1 200 nouvelles recrues, 900 intégreront d’office la BOA. Par ailleurs, le chef d’Etat-major de l’Armée a offert 5 tonnes de riz ainsi que 75 kg de grains pour le commandant d’unité de Bongolava, lors de son passage dans la Région, le 9 février dernier.F.R.

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Légalisation de l’avortement à Madagascar - La révision de la loi de nouveau sur le tapis des parlemen...

Les articles relatifs aux pratiques de l’avortement thérapeutique ont été supprimés de la loi sur le planning familial, lors de son passage au Sénat en décembre 2017.

Malgré cela, les pratiques clandestines de l’avortement ne cessent de se multiplier, notamment durant le confinement lié à la Covid-19 l’année dernière. D’un autre côté, la lutte pour dépénaliser l’interruption volontaire de grossesse s’enchaîne à Madagascar, avec le renforcement des activités de sensibilisation et d’enquête.Bloqués par les sénateurs. Les articles 22 et 23 sur l’interruption médicale de grossesse ont été supprimés de la proposition de loi y afférente. Les sénateurs ont avancés à l’époque que l’avortement n’est pas conforme à la culture malagasy. Ainsi, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) reste punie par la Loi, même en cas de viol, inceste ou pour des raisons médicales. D’ailleurs, l’article 28 de la loi N° 2017-043 souligne que désormais, « toute personne physique qui aura pratiqué l’interruption de la grossesse pour motif médical au mépris des conditions prévues par la loi sera punie par les peines prévues par le Code pénal, dans son article 317 ». Toutefois, les pratiques de l’avortement médicalisé seront de nouveau remises sur le tapis auprès des parlementaires, selon les informations recueillies. Une députée s’engage…« En tant que mère de famille, députée et présidente de la Commission "Genre" auprès de l’Assemblée nationale, je pense que Madagascar aurait dû légaliser l’avortement depuis longtemps. Même chose pour la promotion des méthodes contraceptives. Réviser la loi y afférente, en tenant compte du contexte actuel, s’avère indispensable », s’exprime Masy Goulamaly, parlementaire élue à Tsihombe. « Les démarches devraient être entamées pour la dépénalisation de l’avortement, face à la peur persistante tant au niveau du personnel médical que des femmes qui la pratiquent. Toutefois, il faudrait renforcer les arguments à proposer aux députés. Tout dépend de la manière de les convaincre, comme le cas de la Loi sur les violences basées sur le genre », ajoute la députée. Cette élue a d’ailleurs exprimé son soutien pour ce faire, lors de la présentation du film documentaire sur les pratiques de l’avortement à Madagascar, le 6 février dernier à l’IFM Analakely.Une question de santé publique« Je suis catholique mais je suis aussi le Président de tous les Argentins. C’est une question de santé publique et il faut y répondre par la Loi ». Ce propos d’Alberto Fernandez, actuel Président de l’Argentine, a été rapporté par le leader du mouvement « Nifin’Akanga », en prenant comme exemple la dépénalisation de l’avortement dans ce pays catholique, le pays du Pape. « Il ne s’agit pas de remettre en question des croyances. Nous faisons bien la différence entre les croyances religieuses, philosophiques et personnelles et la Loi qui doit s’appliquer à tous les citoyens », souligne ce leader en la personne de Kemba Ranavela. « Avec ce film et les témoignages des femmes, nous avons acquis la certitude que la cause est juste. Nous disposons des données et des arguments y afférents », ajoute t-elle.« Nifin’Akanga » s’activePour la dépénalisation de l’avortement dans le pays, « Nifin’Akanga » a mis en œuvre une initiative sur le renforcement des plaidoyers et du réseau national entre novembre 2019 et février 2021. Avec le soutien du fonds PISCCA de l’Ambassade de France, cette action a été menée dans les Régions de SAVA, Boeny et Atsinanana. Les 15 récits collectés auprès des 3 Régions sont mis en exergue dans le film documentaire de 30 minutes. Ce dernier sert d’outil de plaidoyer, en mettant en exergue les réalités que vivent les femmes et la société malagasy en termes de pratique de l’avortement. Le film sera diffusé auprès des décideurs et des parlementaires  D’un autre côté, un théâtre radiophonique de 6 épisodes constitue un travail de fond dans le cadre de la campagne contre la stigmatisation et les préjugés. Un recueil des données ou « Data book » a aussi vu le jour à travers l’initiative. Dans tous les cas, les activistes dudit mouvement sont convaincus qu’ « il est temps de changer de discours, vu son décalage avec la réalité concernant l’avortement. Le réglementer pourra éviter que les femmes le pratiquent clandestinement, ce qui pourrait nuire à leur santé ».Une pratique punie par la LoiSelon l’article 317 du Code pénal malagasy, « quiconque, par aliments, breuvages, médicaments, manœuvres, violences ou par tout autre moyen, aura procuré ou tenté de procurer l’avortement d'une femme enceinte ou supposée enceinte, qu’elle y ait consenti ou non, sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 90 000 francs à 1 800 000 francs. L’emprisonnement sera de cinq ans à dix ans et l’amende de 900 000 francs à 3 600 000 francs s’il est établi que le coupable s’est livré habituellement aux actes visés au paragraphe précédent. Sera punie d’un emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende de 18 000 francs à 360 000 francs la femme qui se sera procuré l’avortement à elle-même ou aura tenté de se le procurer, ou qui aura consenti à faire usage des moyens à elle indiqués ou administrés à cet effet ». Cette législation malagasy sur l’IVG qui date des années 1960 est l’une des plus restrictives au monde. Toutefois, elle favorise les cas d’avortement clandestins. « Une loi qui ne colle plus aux réalités de la société n’en est pas une. Elle doit accompagner l’évolution de la société, sinon elle perd tout son sens », s’exprime une activiste.  Des femmes en témoignent !75 000 cas par an. Tel est le nombre d’avortements réalisés à Madagascar, selon les estimations du ministère de la Santé publique. Des femmes célibataires, en couple ou déjà mariées, optent pour cette pratique pour diverses raisons. « J’ai pratiqué 4 avortements en quelques années. Outre le manque de moyens pour subvenir aux besoins de mes enfants, la non-utilisation des méthodes contraceptives ou encore la grossesse fréquente font partie des raisons pour laquelle je me suis fait avorter. J’ai déjà fait face à l’utilisation de médicaments, le curetage, la mise sous sédatif ou autres pour l’IVG », avance une mère de famille de 5 enfants, âgée de 43 ans. « Je l’ai fait deux fois, et le second a failli me coûter la vie. En fait, je me suis fait avorter chez une matrone, faute de moyens de le pratiquer dans une clinique. Après quelques heures, j’ai ressenti des douleurs atroces dans le bas du ventre. Je me suis évanouie et s’est retrouvée dans les urgences de l’hôpital. J’ai fait une hémorragie suite à des complications », se désole H.A., une étudiante de 19 ans résidant à Itaosy. Pour leur part, des personnels médicaux acceptent de pratiquer l’avortement, après avoir examiné chaque cas. « 20 à 25 femmes par mois viennent, seules ou accompagnées, dans ma clinique pour un avortement. L’utilisation des médicaments est le plus demandée, mais certains cas nécessitent d’autres méthodes, dont le curetage. En le pratiquant, j’aide les femmes à résoudre leurs problèmes », confie l’un de ces agents de santé. Dans tous les cas, ces derniers ainsi que les femmes qui pratiquent l’avortement se taisent ou gardent leur anonymat, non seulement à cause de la stigmatisation au sein de la communauté, mais aussi par peur d’être trainés en justice et emprisonnés.

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Prévention des catastrophes - Le BNGRC doté d’un camion de télécommunication

La réduction des risques de catastrophe est un élément essentiel dans le processus de développement social et économique durable. La plupart des aléas qui se présentent sont liés à l’instabilité des phénomènes météorologiques.

Madagascar figure parmi les pays qui présentent une vulnérabilité élevée face aux catastrophes. Au cours des 5 dernières années, le nombre de catastrophes comme la sécheresse et la désertification ne cesse d’augmenter et de s’intensifier. Pourtant, elles appauvrissent le peuple et la Nation. C’est un obstacle grave à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement.Pour renforcer les interventions en cas d’urgence et faire face aux catastrophes, le Gouvernement allemand, à travers le Programme alimentaire mondial (PAM), a octroyé un camion de télécommunication ou « Mobile operational vehicle » pour le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). D’une valeur de 120 000 dollars, ce véhicule permet de bien se préparer à d’éventuelles catastrophes naturelles qui s’amplifient en raison du changement climatique à Madagascar. Il est équipé de sources d’énergie indépendantes avec des outils et technologies de télécommunication de haut standard permettant d’assurer la chaîne de communication nécessaire en cas d’urgence. « Cela va dans les deux sens : En cas de catastrophe, il est primordial dans un premier temps de savoir ce qui s’est passé sur place, les différentes zones affectées, le nombre de personnes touchées et ce qu’on a besoin le plus. Puis, dans un deuxième temps, la communication doit être assurée depuis la centrale vers la zone d’intervention afin de mieux coordonner les forces de réponse sur place », soutient l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Michael Derus, durant la remise de ce don, hier. Ainsi, un nouvel engagement pour pallier la crise actuelle dans le Sud est en cours d’étude.La réception officielle de ce camion NTIC s’est tenue hier au siège du BNGRC, sis à Antanimora.Recueillis par Anatra R.

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Concert : Tovo J’hay sur scène à l’occasion de la Saint-Valentin

(Photo d’archives)

La star des années 2000 qui a fait fondre des cœurs avec ses tubes est annoncée sur la scène de Serendipity Co. Ce samedi 13 février 2021 à 19 heures, Tovo J’hay jouera les chansons qui ont fait sa renommée pour le plus grand plaisir des amoureux qui font partie de ses fans. « Ho Anjarako » et « Teny Mamy » à souhait pour ceux et surtout celles qui n’ont jamais oublié le chanteur à lunettes et aux chemises à motifs. A noter que cette fois, il s’agit d’un cabaret, donc avec une ambiance intime bien loin du Palais des Sports rempli à ras bord d’autrefois.

Anja RANDRIAMAHEFA

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« Miara-manonja » : Andrianjato Vonison convoqué par la gendarmerie

Réponse du berger à la bergère ? Au lendemain de la sortie récréative, l’ancien ministre de la Communication, notamment durant le régime bleu de Rajaonarimampianina, a reçu sa convocation hier par la gendarmerie. Il sera entendu par la police judiciaire de la brigade des recherches criminelles, à Fiadanana, ce jour. Aucune information ne filtre pour l’instant mais il est certain qu’il pourrait s’agir de ses propos durant l’émission commune « Miara-manonja » qui en est le motif. Le fait que la gendarmerie ait notifié l’ordre professionnel des journalistes afin d’assister à l’audition laisse penser à un éventuel délit de presse. Une des ferventes figures de l’opposition, Andrianjato Vonison Razafindambo fait partie des animateurs et chroniqueurs de l’émission politique « Miara-manonja », diffusée sur plusieurs chaînes, au même titre que les députés Hanitra Razafimanantsoa et Fidèle Razara Pierre. Cette émission devenue un rendez-vous phare de l’opposition, plusieurs dossiers y sont dénoncés et parfois avec des preuves inattendues. Les trois mousquetaires du « Miara-manonja » n’ont pas mâché leurs mots pour révéler, selon eux, un dysfonctionnement total du système de gouvernance du pays. Des propos qui gênent, surtout quand l’émission devient un moyen de communication pour les organisations événementielles de l’opposition, dont récemment la sortie récréative à Imerinkasinina. Après sa fonction ministérielle, Vonison Andrianjato est redevenu journaliste auprès de la chaîne Soa Radio dont il est également le légataire de la licence d’exploitation. Il est le second ministre de la Communication à être sur la sellette depuis l’année dernière. Alors que son prédécesseur Harry Laurent Rahajason alias Rolly Mercia se bat bec et ongles pour sa libération par la Cour d’appel, une saga judiciaire commence pour Andrianjato. Ceci dit, le fait d’avoir été porte-parole officiel du gouvernement a aussi ses revers politiques, une fois qu’on ne l’est plus. Dans le pays, les deux franges (pro et contre le régime) ont maintenant chacune son émission politique, majoritairement animée par des journalistes. S’agit-t-il d’une nouvelle forme de liberté de presse ou d’un pure mercenariat politique via le journalisme ? Les avis restent divisés sur ce sujet…

D.R

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Akaiky Banky : Un nouveau modèle bancaire innovant chez Société Générale Madagasikara

En choisissant d’adapter son modèle d’agence dans un format plus allégé, Société Générale Madagasikara entend jouer son rôle d’acteur de l’économie en stimulant la croissance et l’emploi dans les zones à potentiel.

Proximité. La banque Société Générale Madagasikara lance son nouveau format d’agence « Akaiky Banky » pour se rapprocher de sa clientèle. Ce format d’agence « light » a été déployé afin de faciliter l’accès aux produits et services bancaires en dehors des agences classiques.

Maîtres-mots

Deux nouveaux Akaiky Banky ont ainsi été déployés depuis le 15 décembre, le premier à Ambatolampy à la sortie Sud de la capitale et le second à Anosiala. A travers ce nouveau concept, Société Générale Madagasikara met en avant l’accompagnement, la disponibilité et le conseil comme maîtres-mots. En effet, « Akaiky Banky se veut être une réponse adaptée aux besoins réels de la population, à savoir des services essentiels et de proximité. Concrétisant ainsi pour les populations desservies la raison d’être du groupe Société Générale qui est de construire ensemble avec ses clients un avenir meilleur et durable en apportant des solutions financières responsables et innovantes ». Grâce à ces services essentiels « Akaiky Banky », les clients pourront notamment ouvrir un compte, souscrire à des produits, demander un crédit, réaliser des retraits sur DAB, faire des retraits et des mises à disposition aux guichets, remettre des chèques et des ordres de virements domestiques et internationaux, acheter ou vendre des devises

Inclusion financièreCe nouveau dispositif montre clairement la volonté de Société Générale Madagasikara d’accompagner la croissance économique en favorisant l’inclusion financière à travers de nouveaux modèles de distribution qui tiennent compte des enjeux RSE. Tout ceci est en phase avec la stratégie de notre Groupe à travers le programme Grow with Africa. « L’objet de cette initiative est de soutenir nos clients dans leurs projets, prendre en compte les besoins importants de la population, notamment celle en zone éloignée, soutenir l’économie locale au travers d’un dispositif innovant », témoigne Tina Dreyer, Directeur de la Clientèle de Particuliers et de Professionnels de la Société Générale Madagasikara. Le déploiement des « Akaiky Banky » fait partie intégrante de la stratégie de la banque orientée vers la satisfaction client et l’innovation au service des clients. Elle s’additionne aux différents dispositifs de transformation mis en place par la banque pour favoriser l’accès aux services financiers de ses clients et futurs clients. Parmi ceux-ci, l’ouverture d’une Agence Prêt Immobilier, dédiée à l’accompagnement des projets immobiliers, la Maison de la PME et l’extension des horaires d’ouverture des agences.

R.Edmond.

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ACM : Le personnel en grève

L’industrie aérienne est en danger. Une partie du personnel de l’Aviation Civile de Madagascar est actuellement en grève. Il s’agit plus exactement des agents et cadres de l’ACM au niveau des bureaux de Tsimbazaza et d’Ivato. A l’origine de cette contestation se trouve le non-paiement des salaires du mois de janvier. Cette affaire démontre, une fois de plus, le malaise au sein de cet organisme chargé des opérations aériennes.

R.Edmond.

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Conférences budgétaires : La loi de finances rectificative 2021 et la LFI 2022 en cours de préparation  

Lancement des conférences budgétaires régionales à Maintirano.

Plus aucune région ne sera délaissée en matière de développement. Les actions se mettent en place pour parvenir à cette nouvelle façon de gouverner.

Effective. La décentralisation n’est plus un simple slogan. Le gouvernement actuel multiplie les actions concrètes pour concrétiser les objectifs de développement régional fixés par le Président de la République. Et l’une des meilleures façons d’y parvenir est justement d’impliquer les régions dans la préparation de la loi de finances.

Participation citoyenne

En effet, dans son souci de prioriser le développement des collectivités territoriales décentralisées, le ministère de l’Économie et des Finances organise depuis l’année dernière des conférences budgétaires régionales. Pour cette année, c’est la région Melaky qui a été choisie pour lancer ce processus qui constitue une preuve de plus de la rigueur avec laquelle le gouvernement entend préparer la loi de finances. Deux membres du gouvernement, en l’occurrence, le ministre de l’Économie et des Finances, Richard Randriamandrato et celui de l’Intérieur et de la Décentralisation, Razafimahefa Tianarivelo, ont fait le déplacement à Maintirano pour le lancement officiel de ce processus qui mise sur la participation citoyenne de toutes les entités concernées par le développement régional. Dans son discours inaugural, le ministre Richard Randriamandrato a invité, tous les participants à évoquer les priorités de leurs localités d’origine. Un message bien reçu par les participants constitués, entre autres, d’ une forte délégation comprenant des techniciens en matière d’élaboration de budget et les autorités locales, des élus locaux, des membres de la société civile et du secteur privé.

Célérité et efficacité

Les techniciens de l’élaboration de la loi de finances qui forment l’essentiel de cette forte délégation ont ainsi collecté toutes les données pour constituer une bonne base régionale dans la conception de la loi de finances. Plus précisément la loi de finances rectificative 2021 qui sera probablement élaborée en fonction du Plan Emergence de Madagascar, qui est, lui aussi, actuellement en cours de finalisation. La préparation de la loi de finances 2022 est également en cours. « Il n’y a plus de place à la tergiversation et le gouvernement fait preuve de célérité et d’efficacité dans ses actions », a ajouté le Grand Argentier. Pour sa part, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa, a réitéré qu’aucun district ne sera plus laissé pour compte en matière de développement. En effet pour le régime actuel, le développement doit se faire à partir de la base que sont les collectivités territoriales décentralisées. Les conférences budgétaires régionales visent ainsi à collecter des propositions et les souhaits des régions en vue de la préparation de ce budget rectificatif 2021 et de la future LFI 2022. Des lois qui prennent de plus en plus en compte les réalités et les besoins régionaux. Quand on sait par exemple, on peut noter que les 99% du budget des Programmes d’Investissement Public (PIP) du MID sont dédiés au développement local. Une grande première.

R.Edmond

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Stabilité et développement : Rôle déterminant de l’éducation, selon HWPL  

Une crise socio-économique cyclique. C’est ce qui marque l’évolution de l’économie malgache, depuis plusieurs décennies. En effet, le pays subit une crise, à chaque fois que le taux de croissance atteint un certain niveau considérable. Et pourtant, aucun développement ne peut se faire sans la paix et la stabilité. Cette idée a été discutée dans le cadre de la conférence intercontinentale en ligne, à laquelle, des élites malgaches ont participé. Organisée par HWPL (Paix mondiale et Restauration de la Lumière), une ONG de paix internationale basée en Corée, cet événement a rassemblé plus de 2 400 participants pré-inscrits, issus de 70 pays, pour discuter du rôle de l’éducation dans l’instauration de la paix. Un événement sous la direction de la DGC et de l’SCOSOC des Nations Unies, pour célébrer le 7e anniversaire de la Journée de la paix HWPL, le 24 janvier dernier. « La Journée de la paix HWPL déclarée par la province de Maguindanao aux Philippines est commémorée chaque année depuis que l’Accord de paix de Mindanao a été conclu par le gouvernement local et les dirigeants de la société civile le 24 janvier 2014. Elle a été nommée d’après HWPL puisque l’accord a été suggéré par le président de HWPL, Man Hee Lee, connu comme un vétéran de la guerre de Corée, afin de surmonter les 50 années de conflit qui ont fait environ 120 000 victimes dans la région », ont indiqué les responsables de l’organisation.

Bon exemple. Ayant pour thème « Le rôle de l’éducation à la paix dans la construction d’un monde pacifique », la célébration de cette année visait à sensibiliser à l’éducation à la paix dans le monde et à créer une plateforme mondiale pour les éducateurs de paix afin d’intégrer l’éducation à la paix dans le système éducatif de chaque pays, selon ses promoteurs. « Aujourd’hui, Mindanao n’est plus un lieu de conflit, mais c’est plutôt devenu un modèle de paix sur lequel le monde entier a les yeux fixés. Il fut un temps où les habitants de cette région pointaient leurs armes les uns sur les autres, mais maintenant, ils partagent leur nourriture, assis à la même table, malgré leurs différences de croyances et d’idéologies. Les étudiants qui ont été formés à tuer autrefois, apprennent maintenant la valeur de la vie et de la paix grâce à l’éducation à la paix d’HWPL », a-t-il déclaré,

Antsa R.

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Faravohitra : Noraofin’ny pôlisy ireo mpianatra tratra nampiaraka

Ankizy tsy ampy taona am-polony maro, mpianatra amin’ireo sekoly manodidina eny amin’iny faritra Faravohitra iny no noraofin’ny polisy avy eo amin’ny « brigade feminine de proximité » (BFP) omaly. Hita nampiaraka sy nilalao « jeux » amin’ny ora fianarana izy ireo ka naterina avy hatrany tany amin’ny sekoly misy azy ireo tsirairay avy. Tafiditra ao anatin’ny asan’ny polisim-pirenena, hoy ny vaovao ny fiarovana ny ankizy tsy ampy taona. Misy ireo toerana izay azon’ireo ankizy, indrindra fa ny mpianatra handehanana mihitsy, toy ireo toeram-pilokàna, toerana fisotrona zavam-pisotro misy alikaola ary ireo toeram-pilanonana toy ny « boite de nuit ». Tamin’io omaly io anefa, dia tsikaritr’ireo mpitandro filaminana fa misy ireny karazana « salle de jeux» , teny Faravohitra teny no mampiditra ankizy manao « tablier » amin’ny ora tokony hianarana. Mazana hoy ny vaovao dia amin’ilay ora babangoana (heure creuse), na fakan-drivotra na ilay ora firavana iny izy ireo no miditra amin’ireny toerana ireny. Ary tsy vitan’izay fa ny sasany dia lasa mampiaraka sy mirenireny eran’ny tanana. Misy mahavita mingitrika fianarana mihitsy aza, mba hanaovana izany zavatra izany, hoy hatrany ny eo anivon’ny pôlisy. Nahatratra teo amin’ny roapolo teo izy ireo, raha ny omaly fotsiny no noraofina ary nentina naverina tany amin’ny sekoly misy azy tsirairay avy tany ireo mbola tokony hianatra, ary nalefa nody kosa ireo efa nirava. Araka izany manao antso avo amin’ireo ray aman-drenin’ny mpianatra ny eo anivon’ny pôlisy mba hijery akaiky ny fandaraham-potoan’ny zanany any an-tsekoly. Ary ho an’ireo sekoly kosa dia tsy tokony havela hivoaka ny faritry ny sekoly ireo mpianatra amin’ny ora fakan-drivotra sy « heure creuse. Tokony ho hentitra ny fiaraha-miasa eo amin’ny Ray aman-dreny sy ny tompon’andraikitry ny sekoly ka tokony hosoratana amin’ny carnet de correspondance raha misy ny firavana na fodiana alohan’ny fotoana voatondro ». Izany moa, hoy izy ireo dia mba entina hiarovana hatrany ireo sombiniantsika amin’ireo loza maro samihafa mety hitranga, indrindra fa imason’ireo herisetra ara-nofo manao sesilany tato ho ato izay. Marihana fa nampiantsona teny anivon’ny pôlisy ilay tompona trano filalaovana « hampahafantarina azy ny fahadisoany ary nomena fampitandremana mba tsy hamerina izany intsony ».

m.L

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Fandravana ny kianja monisipalin’i Toamasina : Haverina eo anivon’ny filankevitra Monisipaly ny raharaha

Nandritra ny fitsidihana nataon’ny minisitry ny tanora sy ny fanatanjahantena teto Toamasina ny 29 janoary teo no nahalalana fa hamboarina ilay kianja mitafo vaovao eto Toamasina ka eo amin’ny toerana misy ny kianja monisipalin’i Toamasina ankehitriny io no hokasaina hanamboarana izany kianja mitafo izany. Efa nolanian’ny mpanolotsaina teto Toamasina taorian’ny fivoriana ara-potoana faharoa, tapitra ny 08 janoary 2020, anefa ny tsy fanekena ny fandravana ity kianja filalaovam-baolina monisipaly ity, amin’ny maha-kianja fanaovan’ny rehetra fanazaran-tena azy, indrindra fa ireo mpianatra. Raha iverenana ity fivoriana ara-potoana nanaovana ny safidy nyfandavana ny fandravana ny kianja monisipalin’i Toamasina ity, dia mpanolotsaina 11 tamin’ireo 19 no nandany izany tsy fanekana ny tetikasan’ny filoham-pirenena hanangana kianja mitafo vaovao izao. Ny 08 kosa no nanaiky izany. Vokatr’ izany, ny zoma 28 janoary teo dia niezaka tamin’izay fantany fa mety ny minisitry ny tanora sy ny fanatanjahan-tena, nandresy lahatra ireo mpanolotsaina azo ahodina handany ity fandravana kianja monisipaly ity. Raha ny angom-baovao aza dia tonga hatramin’ny fanambazana vola ireo mpanolotsaina mihitsy ny raharaha, mba handany ny fanapahana monisipaly amin’ny fandravana ilay kianja monisipalin’i Toamasina. Ao anatin’izany dia milaza ny hitory ireo mpanolotsaina monisipaly eny amin’ny fitsarana miady amin’ny fanjakana ny prefen’i Toamasina noho ity fanapahana-kevitra nataon’izy ireo ity, ary aorian’izay dia hampiantso fivoriana tsy ara-potoana, ka lahadinika amin’izany ny momba ity fandravana ny kianja monisipaly ity. Mazava anefa ny an’ireo mpanolotsaina fa tsy azo ekena mihitsy ny fandravana ity kianja ity, satria efa tsy manana kianja fanaovana fanazaran-tena intsony ny mpitia izany eto Toamasina. Raha izay no tanteraka dia holanian’izy ireo mora foana izany. Ankoatra izany anefa dia misy ireo mpanolotsaina monisipaly miandry ilay vola be nolazaina ho sandan’ny fandaniain’izy ireo ny fanapahana fandravana ity kianja ity.

Malala Didier

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Fitsarana Anosy : Niakatra fampanoavana ilay ramatoa izay efa nokarohina ela

Niakatra fampanoavana teny Anosy ilay raharaha fisolokiana sy fivadiham-pitokisana rehefa avy natao famotorana tetsy amin’ny polisy ekonomika ilay ramatoa antsoina Edmonde, izay namoahana didy fampisamborana sy filazam-pikarohana. Voasambotra tany Toamasina izy io ary nentina niakatra taty Antananarivo nanaovana ny fanadihadiana. Nilaza ny avy ao amin’ny Fampanoavana Anosy fa tsy mahefa hitsara ka nalefa any amin’ny Tribonalin’Arivonimamo ny raharaha. Notazomina eny anivon’ny zandary eny amin’ny Toby Ratsimandrava ity ramatoa ity, amin’izao.

Mangataka amin’ny fitondram-panjakana mba hijery akaiky ity raharaha ity. « Mangataka ny bianco mba anaraka akaiky izao fisolokian goavana izao. Mirehareha tokoa mantsy io ramatoa io fa mis olona ambony miaro azy ary tsy ijanon eny Antanomora izany ny tenany. Matahotra ihany koa ireo rehetra lasibatr’ity ramatoa ity satria dia mampihorohoro foana ny ataon’io vehivavy io », hoy ny fitarainan’ireo mpitory. « Matoky ny fitondram-panjakana mahefa izahay ary mino izahay fa mba handray ny valin’ny asa ratsiny tokoa. Mahatoky ny fahendrena ambaratonga rehetra voakasik’ zao raharaha izao izahay », hoy ny fanamafisan’ireo mpitory izay efa tonga maro nametraka fitoriana.  Raha tsiahivina, nokarohin’ny polisy ekonomika fatratra, nanomboka ny 30 janoary 2020 ilay ramatoa voarohirohy io. Fisolokiana sy fivadiham-pitokisana no fiampangana azy, izay nipetraka tao amin’ny Villa Diamondra, Kianjamalaza Andriantompoiray, Kaominina ambanivohitra Ambatomirahavavy. Nambaran’ireo fianakaviana lasibatra tamin’ity fisolokiana sy fivadiham-pitokisana nataon’ity olona ity, fa niditra tao amina hotely iray tany Toamasina izy io no hitan’izy ireo ka avy hatrany dia niantsoana polisy tao an-toerana,ary voasambotra

Yv Sam

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Excursion Miara-manonja : 27 voitures mises en fourrière pour non-respect de la loi

Hier, les dirigeants de l’Etat-major-mixte opérationnel de la province d’Antananarivo (Emmo-Far) ainsi que ceux de l’Emmo de la région Analamanga (EMMO-REG) ont tenu une réunion d’évaluation des résultats de l’opération de maintien de l’ordre qu’ils ont réalisée durant la manifestation organisée par le mouvement Miara-manonja, le samedi 6 février dernier. A l’issue de cette réunion, le général de division Andry Rakotondrazaka, commandant de la circonscription interrégionale de la gendarmerie de la province d’Antananarivo (CIRGN), a dressé devant la presse le bilan de cette rencontre dont l’ordre du jour était à la fois stratégique et technique. Pour commencer son rapport, le général, qui a parlé au nom de ses confrères des forces de l’ordre (armée malgache et police nationale) regroupées au sein de l’Emmo, a félicité la sagesse de la population de la ville d’Antananarivo et ses environs, d’avoir respecté les dispositifs mis en place par les forces de l’ordre durant cette journée du samedi. Cela nous a beaucoup aidés dans l’accomplissement de notre mission, à savoir le maintien de l’ordre ainsi que la protection des personnes et de leurs biens. Il a également remercié les éléments des forces de l’ordre qui ont fait preuve de professionnalisme car cela a permis d’éviter toute éventualité de dérive et de débordement durant cet événement. Il l’a mentionné en admettant l’existence de mesures qui n’étaient pas du tout favorables à tout le monde si l’on ne parle que des embouteillages monstres qui ont bloqué presque toutes les rues menant à la sortie de la capitale, notamment sur les axes prévues être empruntés par les pèlerins de Miara-manonja. Plus d’un a estimé que ce problème a été créé pour perturber cette excursion, voire pour empêcher les pèlerins de rejoindre Imerinkasinina. Acte que les initiateurs de cette manifestation qualifient d’entrave aux droits de l’homme, dont la liberté de circuler librement dans son pays. A ce sujet, le CIRGN affirme que les forces de l’ordre n’ont pour objectif que de faire respecter la loi. Il a avoué que des véhicules transportant des pèlerins ont été arrêtés et ordonnés de rebrousser chemin parce qu’ils étaient en infraction. C’est pourquoi, les forces de l’ordre ont pris les dispositions y afférentes dont la mise en fourrière des véhicules incriminés. Le conférencier affirme alors que 27 véhicules ont été mis en fourrière durant ce samedi. 21 ont été poursuivis pour violation d’itinéraire parce qu’ils ne disposaient pas d’autorisation spéciale émanant de l’Agence des transports terrestres qui est la seule habilitée à la délivrer. Six ont été sanctionnés pour transport illicite de marchandises.

Vigilance. En bref, le CIRGN à tenu à souligner que les forces de l’ordre ont agi ainsi dans le seul but de prévenir tout désordre et des actes de vandalisme. Ainsi, la réunion des responsables de l’Emmo d’hier a été orientée sur la manière de maintenir les acquis de samedi dernier à travers le renforcement du déploiement des éléments dans tous les coins et les points sensibles dans la ville d’Antananarivo et ses environs, annonce cet officier général. Concernant les agissements des leaders de l’opposition qui risquent de créer du mécontentement chez la partie adverse, le premier responsable de l’Emmo avertit que cela doit être observé de près et des mesures devront être prises. Mais la même procédure devrait être mise œuvre dans le camp d’en face pour qu’il y ait une égalité de traitement entre les deux parties. L’objectif est de permettre à tout un chacun de vivre en paix et d’assurer son quotidien. Mais le CIRGN affirme que cela ne se réalisera pas sans la collaboration de l’ensemble de la population. Cette dernière qu’il invite à ne pas hésiter à signaler aux forces de l’ordre tout agissement suspect au sein de la société.

T.M.

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Antsohihy : Tovolahy tratra nanaparitaka vola sandoka

Vola sandoka roa alina ariary miisa valo no tra-tehaka ny pôlisy teny an-tanan’ity tovolahy iray 32 tao tao Antsohihy, ny sabotsy teo. Raha ny fampitam-baovao azo dia nandritry ny fividianany zavatra tao amin’ny mpivarotra enta-madinika iray, tao amin’ny fokontany Ambalambe Andrefana, faritra Ambalafary, distrika Antsohihy no voatsikaritry ny mpivarotra ny vola nomeny fa sandoka. Notazomin’ireo mpivarotra teo no ho eo avy hatrany ity tovolahy ity ary niantsoana mpitandro filaminana. Nentina natao fanadihadiana avy hatrany tany amin’ny biraom-paritra ny Filaminam-bhaoaka ny tenany. Tamin’ny fisavàna natao azy no mbola nahitàna ireo « ravim-bola manga malagasy » vitsivitsy ireo tany aminy, izay mbola tsy voaparitaka. Tsy fantatra hatreto araka izany na efa nisy maromaro tany ka efa niparitaka tany an-toerana na vao nikasa ny hanaparitaka toa izao ity tovolahy ity. Mampametram-panotaniana ihany koa ny loharano niavian’izany vola sandoka izany teny aminy. Marihana fa efa maromaro tamin’ity tovolahy ity izay no tratra nanaparitaka vola sandoka tany amin’iny faritra iny. Mbola mitohy moa ny famotorana eny anivon’ny pôlisy.

m.L

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Vatofotsy Antsirabe : Deux bandits échappent à la vindicte populaire

La nuit de samedi dernier, des individus non identifiés ont volé un bœuf à Soanimpoizana, Antsirabe. Face à cet acte, le hazolava (le chef coutumier) a été alerté dans ce fokontany. Une poursuite a été engagée par les membres du fokonolona de cette localité et les traces de pas retrouvées se dirigeaient vers les domiciles de deux personnes dénommées Rado et Sadam, habitant à Vatofotsy Antsirabe. Le fokonolona, dans une colère noire, a voulu infliger une correction afflictive et a réclamé une vindicte populaire à l’égard des suspects. Les éléments du commissariat central de la brigade territoriale d’Antsirabe et l’équipe d’intervention rapide du groupement de Vakinankaratra, tenus de maintenir l’ordre public sur les lieux, ont empêché le fokonolona de commettre l’irréparable. Les éléments des forces de l’ordre ont tout de suite arrêté les auteurs fortement soupçonnés. La police nationale est alors saisie de l’affaire. La justice populaire reste d’actualité au pays face à la recrudescence de l’insécurité. Une enquête menée par l’Afrobaromètre à Madagascar montre que quatre Malgaches sur 10 approuvent l’application des vindictes populaires. En effet, les ruraux, les répondants de niveau primaire et les non-scolarisés sont pour cette pratique. La population a, vraisemblablement, recours à la justice populaire à cause de son manque de confiance envers le système étatique. Elle se sent livrée à elle-même et pour se faire justice, elle tend vers la vindicte populaire. Des efforts doivent être déployés afin de prévenir ce phénomène et la radicalisation violente au sein de la société.

Yv Sam

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La Teinturerie : De la musique vezo avec Belongo

Belongo, un autre ambassadeur de la musique vezo.

Si Belongo n’est pas un nom familier dans la capitale, la bande à Hermann est plutôt connue par les noctambules de Toliara. Vendredi, la formation donnera le ton à la Teinturerie Tsiadana. Des mélodies tropicales, teintées de la couleur du Sud, mélangeant rythmes traditionnels « vezo »basés sur le tsapiky et le Belongo, et prônant toujours la richesse culturelle, artistique et musicale dans ses chansons comme « Toliara » et « Mikofoha ». Belongo est un groupe issu du Sud de la Grande île qui a trouvé sa genèse grâce à Hermann, le lead vocal. Avec José à la guitare acoustique et Djamila à la percussion, à eux trois ils constituent le groupe Belongo. Ayant commencé en tant que danseur au sein du groupe Masy, c’est dans le milieu qu’il avait découvert le « marovany ». « À L’époque, je ne savais pas jouer de cet instrument, pourtant la passion l’a remporté. Ce n’est qu’en 2007 que j’ai pu me procurer mon premier marovany et ai commencé l’aventure. Comme le marovany est dur à maîtriser, j’ai dû prendre les bases avec une kabosy d’abord, en même temps, et ce n’est qu’au fur et à mesure que j’ai évolué. A notre tour, nous avons constitué un groupe appelé Belongo », raconte-t-il. Initialement, le « marovany » est utilisé dans les rituels du « tromba », cependant le « marovany » est un instrument comme les autres, adapté à d’autres styles dont le « tsapiky » qui fait par ailleurs le renom du groupe. Progressivement, le groupe fait des apparitions dans les petites scènes de la ville du soleil. Entre deux cabarets, ils investissent les centres culturels.

Zo Toniaina

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Us et coutumes : Le zébu et le bois chez les Tandroy

Les Tandroy occupent un territoire limité par le Mandrare à l’Est, le Menarandra à l’Ouest et le Manambovo au centre. (crédit photo: Avizara Manitra)

La culture est une notion vague et large à définir dans le cadre des sciences humaines. Elle est désignée comme ensemble des caractères spécifiques au groupe social. La tradition fait partie intégrante de la vie de ces groupes de personnes. Jusqu’à nos jours, elle est jalousement conservé dans la région.

Le patrimoine sacré. « L’animal, bien loin d’être un bien utilitaire, serait d’abord pour l’Homme un être étroitement associé aux rituels qui accompagnent sa propre naissance, son mariage, sa mort et auquel il ne saurait être attaché qu’émotionnellement, voire mystiquement ». Le nom malgache aomby, aombe et omby sont le dérivé du mot swahili ngombe. A Madagascar, le zébu est une préoccupation principale de l’homme de la campagne. Il constitue l’essentiel cheptel de l’île. Pour les Tandroy, avant d’être cultivateurs, ils étaient avant tout des pasteurs.

Généralement, le zébu est nommé selon la couleur de son pelage ou volon’aombe. Chez les Tandroy, les zébus mâles sont beaucoup plus estimés qu’une vache en raison de leur importance dans des cérémonies rituelles et les sacrifices cérémoniels. Il est non seulement considéré comme une richesse, mais également un animal de sacrifice matérialisant les liens des vivants avec les divinités et le sacré. En effet, les rituels se déroulent devant le poteau sacrificiel hazomanga. Le sacrifice s’impose.

Le « Hazomanga », dans le système de représentation des Tandroy un sacrifice ou sorone, est à la fois une « prière », « une bénédiction » ou une « offrande » pour demander la bienveillance de Dieu ou Zagnahare et aussi des ancêtres. Une cérémonie rituelle est considérée comme une « renaissance du monde ». Et c’est après un rituel que les lignages peuvent entrer dans un nouveau monde.

Le groupe Tandroy relève des mêmes Karaza et/ou Famosora. Famosora qui est considéré comme le lignage patrilinéaire qui a une origine ou un ancêtre bien défini connu comme famosora, Maromainte ou encore Tebanake. Le famosora regroupe des personnes qui résident dans un même village. Dans un rituel, le chef du lignage détient une unité juridico-politique religieuse. Le chef de lignage est le détenteur du « poteau sacré » Hazomanga. Ce bois a un symbole religieux, moral et culturel. Un des éléments principaux de la vie communautaire qui crée chez l’individu un lien très fort l’attachant à son univers social. Le Hazomanga est planté près de la maison du plus âgé du lignage. On l’appelle mpisoro ou Mpitaka Hazomanga qui a une autorité morale, sociale, politique et économique dans le village.

Iss Heridiny

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Journée Internationale de la langue maternelle : Un événement 2 en 1 proposé par l’Havatsa-UPEM

Ny Avana Ramanantoanina est une grande figure de la poésie en langue malgache.

Sur initiative de Havatsa-UPEM (Union des Poètes et Ecrivains Malgaches), la journée internationale de la langue maternelle du 21 février 2021 sera célébrée le mercredi 24 février à partir de 14 h à Nosy-Tv Behoririka. Mais comme l’événement coïncide avec le 130ème anniversaire de l’écrivain Ny Avana Ramanantoanina [né le 26 février 1891], sa vie et ses œuvres seront également mises à l’honneur à l’occasion de cette célébration. Pour le programme, la première partie sera consacrée à la langue malgache à travers le temps, une conférence présentée par Fanja Razah. Ensuite, Jacynthe prendra le relais pour un exposé sur Ny Avana Ramanantoanina. La journée se terminera ensuite avec une lecture des poèmes du poète malgache. Un événement qui va toujours dans le sens de la promotion de la langue et de la littérature malgache. Une langue sur le point de renaître de ses cendres face à l’arrivée massive de langues étrangères au pays.

Recueillis par Anja RANDRIAMAHEFA

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Météo : Une semaine de pluies à prévoir dans plusieurs localités

La montée des eaux est à craindre dans plusieurs localités pour les sept jours à venir.

De fortes précipitations sont à prévoir dans plusieurs localités du pays, selon le service de la météorologie. Il s’agit, entre autres, de la partie Ouest, notamment Melaky et Menabe, ainsi que de la partie Nord-Ouest dans le Boeny, Sofia et Sambirano. La partie Est et Analamanga ne sont pas non plus épargnées. Des pluies abondantes seront enregistrées dans ces régions pendant sept jours à cause de la prédominance de la Zone de convergence intertropicale (ZCIT) au pays. Le service de la météorologie fait ainsi appel à la vigilance de tout un chacun face aux risques d’inondations surtout dans les zones les plus vulnérables à la montée des eaux. Les sorties en mer dans la partie Ouest et Nord Ouest du pays sont également à éviter, annonce toujours le bulletin de la météorologie. Les techniciens auprès du service d’Ampandrianomby n’écartent pas non plus une éventuelle cyclogenèse à la fin de cette semaine.

Narindra Rakotobe

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Rugby : La reprise des compétitions entre les mains du ministère

Lors de la distribution des aides alimentaires hier au stade Maki.

Le Malagasy Rugby attend encore le feu vert du ministère de la Jeunesse et des sports concernant la reprise des compétitions. Pourtant, la préparation bat son plein pour les Makis qui participeront aux tournois internationaux.

« Ce n’est pas le Malagasy Rugby qui fait du blocage dans la reprise des compétitions mais c’était un ordre du ministère ». C’est ce qu’a annoncé le président Marcel Rakotomalala, hier, au stade des Makis Andohatapenaka. En effet, l’instance nationale a déjà adressé une lettre au ministère de tutelle pour pouvoir commencer les championnats fédéraux, comme dans les autres disciplines, mais elle n’a pas obtenu de réponse favorable. Ce retour implique des contraintes importantes puisque le rugby n’est pas comme les autres disciplines, c’est un sport de contact et populaire. Ce sera très difficile de gérer les gestes-barrière et de respecter les mesures sanitaires. « Pourtant, une compétition à huis clos ne serait pas envisageable. Avec zéro ariary de recettes, alors qu’organiser un tournoi s’élèvera jusqu’à 2 000 000 d’ariary avec les frais d’arbitrage, de sécurité, etc. Cela pourrait nous causer une perte financière. Mais on va renouveler notre demande et se concerter avec le ministère pour redémarrer le championnat », a-t-il ajouté. C’est pour cela que les férus de ballon ovale dans la capitale devraient encore mettre leur mal en patience. En revanche, les autres ligues régionales ont déjà obtenu l’aval de Malagasy Rugby et avaient commencé leurs championnats, comme c’est le cas d’Atsinanana. D’autant plus que les spectateurs potentiels sont peu nombreux par rapport à ceux de la capitale.

Une bouffée d’oxygène. Par ailleurs, les Makis Dames entameront leur troisième regroupement cette semaine. Leurs entraînements qui se focalisent sur le travail physique sont de plus en plus intenses au temple du rugby. C’est la raison pour laquelle le Malagasy Rugby ne cesse de les appuyer en apportant aux joueuses des aides alimentaires. C’est la septième fois que la fédération distribue des paniers garnis aux joueuses membres de l’équipe nationale et aux encadreurs techniques depuis le confinement. Hier, ils ont reçu chacun un pack de PPN composé de riz, d’une bouteille d’huile, de savons, de paquets de spaghettis. Selon les explications, les protégées d’Eric Sefo auront encore deux sorties internationales, à savoir en Espagne et au Japon, avant le tournoi final de qualification du 19 au 20 juin à Monaco où elles disputeront le tournoi de repêchage, l’ultime chance pour se qualifier aux J.O de Tokyo.

Manjato Razafy

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Football : Le stade Vélodrome opérationnel

Le stade Vélodrome d’Antsirabe retrouve des couleurs.

Grand soulagement pour les férus de football de tout Vakinankaratra avec la pose du tapis synthétique du stade Vélodrome à Antsirabe.

C’était déjà il y a trois semaines. Ce qui signifie que l’on peut déjà l’utiliser pour les matches à domicile de la CNaPS Sport-Disciples FC dans le cadre de Pro League.

Il reste en effet des détails selon l’adjoint au maire d’Antsirabe puisque ce stade est déjà clôturé et qu’il a les vestiaires capables d’accueillir des matches locaux.

Le problème est assez urgent pour CS-Disciple FC qui a sa base arrière à Betafo mais comme le stade dans cette ville n’est pas encore opérationnel car ne comportant pas d’une clôture extérieure, le choix du Vélodrome permettrait au club de faire de l’économie voire plus car avec ce sentiment d’appartenance à la grande famille du Vakinankaratra, le club peut s’attendre à un stade bien rempli. Un plus incontestable car les recettes iront entièrement au club contrairement aux matches au By Pass où la moitié des recettes est versée à Elgeco Plus à titre de location et que l’autre moitié ira aux clubs notamment à la CS-Disciples FC et à l’AS Adema comme ce fut le cas dimanche dernier.

L’homologation du Stade Vélodrome s’impose donc comme une priorité, ne serait-ce que dans le cadre du développement de cette discipline. Mais il y a encore plus et comme le CFEM n’offre aucune subvention aux clubs, c’est un moyen pour alléger les charges de l’équipe locale.

Des charges conséquentes si on tient compte du fait que le club doit se prendre en charge pour son déplacement de ce dimanche à Fianarantsoa où il doit affronter le FCA Ilakaka dans un duel fort prometteur.

Clément RABARY

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Omnisports :  Le ministre Tinoka en visite à Betafo

Le ministre Tinoka Roberto en compagnie du député Lova Fiarovana.

Journée à marquer d’une pierre blanche qu’est dimanche dernier à Betafo avec la première visite d’un ministre des Sports en exercice. Une première mise à profit par les autorités locales conduites par le député Lova Fiarovana pour remercier vivement Tinoka Roberto pour sa volonté d’aider cette ville en matière de sport.

La visite du stade synthétique a ainsi permis de voir ensemble non seulement la clôture à faire mais également la pose d’une piste synthétique afin de permettre aux élèves d’y disputer les examens d’EPS du BEPC et du Baccalauréat. Chemin faisant, le ministre a aussi rappelé cette promesse faite par le président Andry Rajoelina concernant la construction d’un boulodrome. Logique car Betafo est devenu une pépinière de la pétanque avec plusieurs joueurs déjà champions du monde.

Après le stade, le ministre a également visité le chantier du gymnase de 1 000 places, à Ambalavato, dont les travaux sont prévus prendre fin au mois de septembre.

Juste à un kilomètre de ce gymnase, se trouvait également la piscine du Riverside malheureusement ravagée par le cyclone Ava. C’était pourtant un bassin de 25m dans lequel se disputait déjà une épreuve de triathlon organisée par la fédération. Cette piscine, alimentée par les eaux thermales, a aussi servi à la préparation des nageurs du Vakinankaratra durant les débuts de l’actuelle championne de Madagascar, Tendrinavalona Idealy. La restauration de ce beau projet est en attente car l’association qui le gère n’a pas les moyens. Il suffirait pourtant de pas grand-chose pour remettre à flot ce bassin de 25 m. La balle serait alors dans le camp du ministre Tinoka Roberto.

Clément RABARY

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Karaté- Section Tana-ville : Andry Ramaroson élu président

Andry Heriniaina Ramaroson est le nouveau président de la section Tana-ville de karaté.

La section Tana-ville de karaté à son nouveau patron. Il s’agit de Andry Heriniaina Ramaroson qui briguera un premier mandat de quatre ans, notamment jusqu’en 2024. En effet, la section a procédé à l’élection du nouveau président, samedi dernier, au bureau du Comité olympique malgache (Com) à Ivandry. Ce candidat présenté par le club Akka Ankorondrano a remporté la majorité des suffrages avec huit voix contre trois face au sortant Modeste Randriambololona. Onze clubs sont allés aux urnes. Le duel s’est déroulé dans la transparence et le fair-play, en présence du délégué régional des sports, des représentants de la fédération et de la ligue. Andry Ramaroson aux commandes de la section. C’est désormais chose faite. Comme son amour pour le karaté n’est plus à présenter, c’est le président idéal pour une section qui réunit plus de 60% des karatékas à Madagascar. Nombreuses sont les tâches qui attendent le nouveau président mais il mettra en priorité la dotation de matériels pour tous les clubs de la section. « Chaque mois, on envisage d’équiper les clubs de matériels. Je suis dans le karaté Wado-ryu, mais il n’y aura pas de discrimination. Tout le monde va être sur le même pied d’égalité, que ce soit les Wado-ryu ou les Shotokan. On travaille ensemble pour le bien de cette discipline. On mettra aussi en valeur la formation des combattants et la régularisation des clubs ». Les futurs membres du bureau seront constitués dès cette semaine.

Manjato Razafy

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Voninahitsy Jean Eugène : Pour la dissolution du gouvernement

Les Autres Sensibilités (Les AS) de Voninahitsy Jean Eugène ont aussi leur mot à dire quant à la situation politique qui prévaut au pays actuellement. Selon l’ancien député de Morafenobe, « il faut dissoudre le gouvernement ». A l’endroit du Président de la République « je vous préviens ainsi. Cela fait deux ans que vous êtes à la tête de l’Etat, il vous reste trois ans ». L’ancien président Marc Ravalomanana n’a pas non plus été épargné. « Il ne pourra mais surtout ne devra plus revenir au pouvoir », a-t-il soutenu. Il a, par ailleurs, annoncé que les AS se positionnent en tant que parti centriste.

Recueillis par Dominique R.

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Hery Rasoamaromaka : Contre les descentes dans la rue

Le gouverneur d’Analamanga, Hery Rasoamaromaka, essaie de temporiser la situation. (Photo Kelly)

Le gouverneur d’Analamanga, Hery Rasoamaromaka, s’est exprimé sur l’opposition lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier à son bureau à Ambohidahy. Concernant l’excursion de l’opposition de samedi dernier, le camp du contre-pouvoir a le droit de s’exprimer, notamment sur ce qui ne marche pas mais les mensonges et l’incitation au coup d’Etat devraient être exclus de son langage politique, a-t-il soutenu. Toutefois, il est contre les descentes dans la rue. Et d’enchaîner que « le pouvoir va prendre les dispositions qui s’imposent. Il y aura des convocations. La loi s’applique à tout le monde. Cependant, cela ne va pas finir par des emprisonnements sauf si c’est vraiment très grave». Il estime, toutefois, que la tolérance a des limites. A la question des journalistes si le pouvoir a peur de l’opposition, le gouverneur de répondre tout simplement que « l’on craint qu’il y ait des affrontements ». D’ailleurs, a-t-il dit « on a temporisé les partisans du pouvoir». Le numéro Un de la région Analamanga de déclarer également que « 2021 est l’année du travail. Les tenants du pouvoir devraient savoir écouter et en tirer des leçons». Notons que lors de cette rencontre avec la presse, il n’a pas pour autant oublié les réalisations dans la région Analamanga en citant, notamment, la construction et la réhabilitation des routes surtout pour les intercommunales. Des engins sont ainsi entrés en action, entre autres, des niveleuses et des compacteurs.

Dominique R.

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La manifestation de la : démocratie, ce week-end

Après le week-end politique très riche qui a eu lieu, la vie quotidienne a repris ses droits. Le régime a retrouvé ses esprits et a essayé de relativiser la portée de l’offensive de l’opposition. La communication a été judicieuse et est presque arrivée à faire oublier la portée de l’événement. A présent, c’est la réalité qui prend le pas sur les questions politiques. La population est de nouveau confrontée à sa lutte pour la survie.

La manifestation de la : démocratie, ce week-end

C’est le rejet des troubles et de la déstabilisation qui a été véhiculé par les médias favorables au régime après le succès de l’excursion meeting organisé par l’opposition. Le rappel de l’affliction causée par la tuerie du 7 février a donné le ton après la cérémonie d’Ambohitsorohitra. Puis, tous les journaux d’information ont vu défiler les témoins de cet événement malheureux, soulignant la nécessité de ne plus retomber dans les mêmes erreurs. Néanmoins, aujourd’hui, l’opinion dans sa grande majorité n’est pas favorable à un retour de cette période mouvementée qui l’a marquée. Elle est favorable à l’expression d’une critique constructive. C’est cet aspect que le régime doit considérer à présent. Les excès de langage de l’opposition ne doivent pas empêcher le pouvoir de voir le malaise qui existe et qui doit être dissipé. Les défis à relever par le pouvoir sont nombreux et se situent à plusieurs niveaux. De la réponse qui sera apportée à tous les maux minant la vie quotidienne des Malgaches dépendra le retour de la confiance de ces derniers envers leurs dirigeants. Ce qui s’est passé le week-end dernier est la manifestation de la démocratie. L’opposition a su cristalliser tous les mécontentements, mais ce n’est pas pour autant qu’elle va arriver à renverser le régime en place par la force. Le message adressé au régime est cependant clair. Ce dernier doit essayer de redresser la situation au pays.

Patrice RABE