Les actualités à Madagascar du Dimanche 08 Novembre 2020

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Princesse Fenosoa Ralandison Ratsimamanga - « Je suis une mère de famille et dirigeante d'entreprises »

Aux côtés des autorités depuis le retour du couronnement du dais royal de Ranavalona III jusqu'à la cérémonie d'inauguration du Rovan'iMadagasikara, jeudi et vendredi dernier. Beaucoup se sont posé des questions sur son identité. Après avoir résumé sa généalogie, elle a accepté de nous accueillir chez elle à Amboatavo Itaosy pour plus d'informations à son sujet. Elle, c'est la Princesse Ralandison Fenosoa Harivola Ratsimamanga.

 

La Vérité (+) : Etes-vous vraiment une princesse ? Si oui de quelle descendance ?

Princesse Ralandison Fenosoa Harivola Ratsimamanga (=) : Oui, je le suis même si je ne réclame pas ce titre dans la vie quotidienne. En fait, le fils du frère de Razafindrahety, connue de tous sous l'appellation de Ranavalona III, s'est marié avec la Princesse Razafindrazaka, une fille adoptive de Ranavalona II, Ramoma de son vrai nom. Ce couple royal a donné naissance au Prince Ratsimamanga, qui fut exécuté un 15 octobre par les colons. C'est mon arrière grand-père, le père du Prince RafaralahyRatsimamanga. Ce dernier étant le père de ma mère. Bref, je suis une descendante de Ranavalona II et Ranavalona III.

(+) : Vous étiez une « inconnue » du public pendant des années. Pourquoi cette discrétion ?

(=) : Je suis une mère de famille et dirigeante d'entreprises mais j'étais et je reste discrète dans la vie quotidienne. Ma famille était victime de persécutions, d'exil et d'exécution, notamment pendant la colonisation. Cette époque nous a traumatisés, non seulement mes ancêtres et ma famille mais aussi les employés du Palais qui en étaient victimes, ce qui explique notre discrétion. Mon grand- père, le Dr RafaralahyRatsimamanga, a été exilé à l'étranger, sous prétexte d'avoir obtenu une bourse d'études car il est issu des 2 dernières reines de Madagascar. Ma mère et sa sœur avaient respectivement 4 et 3 ans à l'époque. Même dans leur classe, les colons les cherchaient juste pour les prendre en photo, mais elles ont pris la fuite en étant traumatisées par les évènements dramatiques.

(+) : Les colons ont confisqué les richesses matérielles dès leur arrivée à Madagascar. Quels sont vos biens et héritages saisis à l'époque ?

(=) : D'abord, nos ancêtres ont été renvoyés du Rova à l'époque. Mon arrière-grand-mère, la Princesse Razafindrazaka qui est l'héritière directe de Ranavalona II, a pu emmener avec elle quelques documents et biens symboliques. D'ailleurs, les biens dans le Palais sont tous répertoriés, dont les chapeaux et vêtements. La majorité de nos propriétés à Andohalo et Antaninarenina ont été confisquées. Actuellement, elles servent de bâtiments administratifs et d'établissements scolaires. Personnellement, je n'y vois aucun problème d'autant plus que mon arrière- grand- père a laissé un héritage et richesses culturels considérables. A cela s'ajoutent les valeurs transmises de génération en génération, dont l'humilité, la foi et le courage.

(+) : Comment avez-vous fait pour pouvoir prendre la parole lors des 2 récents évènements dans le Rovan'i Madagasikara ?

(=) : Après avoir été informée du retour du couronnement du dais royal de Ranavalona III, j'ai tout de suite pensé à ma mère qui aurait pu être là pour l'accueillir. Pour l'honorer, je me suis proposé au ministère de tutelle de participer aux évènements dans le Rova, en montrant les images de ma généalogie. Ils ont surement mené leurs propres enquêtes avant de valider ma proposition. Au final, j'ai pu me présenter publiquement et exprimer directement ma reconnaissance envers le Président de la République, celui qui a pu relever le défi de réhabiliter et restaurer l'Anatirova, désormais Rovan'iMadagasikara. Je ne suis pas politicienne, mais je me base sur l'histoire.

(+) : A qui vous adressiez- vous quand vous avez encouragé la cessation des conflits et l'unité lors de votre discours durant cette cérémonie d'inauguration du Rova ?

(=) : Tout le monde est concerné. En fait, ma mère m'a toujours dit que j'ai tout mais je ne suis pas spéciale. « Tu n'es pas comme tous les autres « Andriana », tu es une « Andriana » de l'unité et de la réconciliation », m'a -t- elle fait comprendre. Je persiste à dire qu'il est maintenant temps de mettre fin aux divisions, prônées par les colons pour renforcer leur pouvoir. En promouvant l'amour, la solidarité et l'entraide, Madagascar connaîtra un vrai développement. Vous pouvez ne pas m'appeler « Princesse ». D'ailleurs, je suis et je me comporte comme une simple citoyenne. Pourtant, j'ai cette responsabilité de contribuer et promouvoir la réconciliation et l'unité nationales. Mes frères « Ampanjaka » partagent cette même vision…

Réalisé par Patricia Ramavonirina/ Photos E.F.

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Ministre Vahinala Raharinirina - La souveraineté nationale avant tout

Le domaine de la foresterie relève de la souveraineté nationale. Une cérémonie en présence d’une équipe gouvernementale conduite par le Premier ministre Christian Ntsay à Angavokely Manjakandriana vendredi après-midi a été pour les autorités une occasion de le rappeler. Il s’agit de la sortie de promotion de 25 agents forestiers, six femmes et dix neuf hommes, au Centre national de formation de technicien forestier (CNTFT) qui a ouvert ses portes dans cette localité située à l’est d’Antananarivo dès l’époque coloniale.

 

C’est une grande première sous l’ère postcoloniale, suivant la ministre de l’Environnement et du Développement durable Baomiavotse Vahinala Raharinirina. « La dernière des promotions, ayant suivi des formations au sein de cette structure mise en place sous la colonisation, date de 1959 », devait-elle souligner. Ceci veut dire que Madagascar était incapable de former des agents forestiers après le départ des colonisateurs.

Manque d’effectifs

La donne doit changer dorénavant. La sortie de la promotion baptisée appelée « Santatra » dénote une fois de plus la volonté du pouvoir de prendre en main le destin du pays. « Nous ne pouvons plus attendre les autres pour former des techniciens œuvrant dans le domaine de l’environnement », a insisté la locataire d’Antsahavola. En effet, le milieu de l’administration forestière malagasy souffre d’un manque chronique d’effectifs.

« Pour un pays ayant la même préoccupation forestière que le nôtre, un ingénieur forestier travaille en moyenne avec quatorze techniciens forestiers. Cette proportion est ramenée à 0,8 technicien forestier pour un ingénieur forestier chez nous », a rappelé la ministre. Du coup, la Grande île a besoin de former 25 techniciens forestiers par an. Ce nombre pourrait être révisé à la hausse s’il est nécessaire de le faire.

Solution inhérente

La recrudescence des crimes environnementaux sur l’île est due en majeure partie à l’impossibilité pour l’administration forestière de tout contrôler. En moyenne, un agent du ministère s’occupe de 200 000 hectares de forêt. La comparaison de Guy Laurent Rakotondranony, ancien directeur général du CNTFT et non moins ancien DG de l’environnement, est éloquente.

Selon ses révélations, Madagascar et l’île de La Réunion possèdent le même effectif de techniciens forestiers. Pourtant, la Grande île dispose de superficie 262 fois supérieure à celle de son voisin réunionnais. Madagascar a aussi des blocs forestiers à superviser 74 fois supérieurs à ceux de l’île sœur qui a des terrains à reboiser 476 fois inférieurs à ceux des Malagasy. L’expert en foresterie regrette ainsi le manque flagrant de ressources humaines pour ce domaine au pays en mettant en exergue la solution inhérente à l’existence du CNTFT.

Incontournables

La redynamisation des activités de cette structure de formation avec les partenaires gouvernementaux et étrangers accompagne outre mesure le plan de reverdissement de l’île préconisée par le Président Andry Rajoelina. « Nous avons, pour la première fois après le Président Philibert Tsiranana, un Président qui aime la forêt. Il faut en profiter », a observé Paul Raonintsoa, un autre ancien DG du CNFTF et président en exercice de l’Association des ingénieurs des eaux et forêts de Madagascar (AIFM).

L’exécution de l’initiative présidentielle requiert une stratégie spécifique. L’intesectorialité et la promotion des filières respectant l’environnement sont incontournables. L’économie verte et l’économie bleue y tiennent une place de choix. La lutte contre la corruption liée à la gouvernance de l’environnement est aussi une composante essentielle. Ainsi est-elle créée une unité de lutte contre ce fléau au sein du département ministériel sous la férule de la jeune Vahinala Raharinirina depuis janvier.

M.R.

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Lutte contre la cybercriminalité - Plainte du maire de la CUA contre une conseillère municipale

Naina Andriantsitohaina porte plainte contre Clémence Raharinirina. Les coups bas perpétrés par la conseillère municipale envers le maire de la Commune urbaine d’Antananarivo constituent une plainte en bonne et due forme déposée à la lutte contre la cybercriminalité. C’est le maire de la ville qui s’est plaint auprès de ce service des faits et des écrits effectués par la conseillère municipale, non moins tête de liste de l’IRK, aux dernières élections municipales de la Commune urbaine d’Antananarivo. Une guerre interne, ressentie par les observateurs comme une trahison de la conseillère envers le maire de la ville sans qui, elle n’est jamais parvenue là où elle est actuellement.

Diffamation, diffusion ou propagation de fausses nouvelles, diffusion de message à caractère violent, tels sont entre autres les motifs évoqués par Naina Andriantsitohaina dans sa plainte contre Clémence Raharinirina. Cette dernière, très active sur les réseaux sociaux, est tombée ainsi sur la loi sur la cybercriminalité si les motifs évoqués sont retenus. En effet depuis des mois, Clémence Raharinirina n’a cessé de dénigrer le maire de la CUA sur les décisions prises par ce dernier sur les licences numériques pour les taxis-ville, la gestion de l’OMAVET et bien d’autres. Elle aurait poussé un peu le bouchon en incitant les taximen à débrayer et à les monter contre la CUA. Une incitation qui pourrait menacer l’ordre public dans la Capitale d’Antananarivo. Dans ses dérives, Clémence Raharinirina aurait même traité Naina Andriantsitohaina de menteur, meurtrier. Bref, des propos violents et insultants qui, sans l’ombre d’un doute, portent atteinte à la dignité du maire de la Capitale.

Dès les premières mesures prises par l’Exécutif concernant l’assainissement, Clémence Raharinirina s’est levée pour faire obstacle. Des comportements qui ont emmené certains à se demander si elle est pour ou contre le programme élaboré par l’IRK dont elle fait partie et présenté par le maire aux électeurs. En effet dans la logique et dans le respect de l’éthique, elle devrait défendre les programmes du maire au sein du conseil municipal et l’aider dans la réalisation des projets pour la réhabilitation et l’assainissement de la Capitale. Bizarrement, tête de liste de l’équipe de Naina Andriantsitohaina aux élections des conseillers municipaux, elle est devenue leader de l’opposition une fois élue. Si ce n’est pas de la trahison, Dieu que ça lui ressemble. Pire, son nom figurait dans la liste des signataires pour la destitution du président du conseil municipal, Ndriana Ralitera, proposé pourtant à la Présidence par son propre parti. Il est évident pourtant que Clémence Raharinirina n’a jamais été élue conseillère municipale en dehors de la bannière de l’IRK de Naina Andriantsitohaina. Une ingratitude, envers non seulement le maire mais ses électeurs, qui ne dit pas son nom de Clémence Raharinirina.

Cet aspect éthique est une autre affaire, aujourd’hui elle est trainée devant le service de la lutte contre la cybercriminalité pour des dossiers qui n’ont rien à voir avec ce retournement de veste.

La rédaction

 

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Elections américaines - Victoire de Joe Biden avec un record historique de voix !

Après 4 jours de suspense intenable, le peuple américain connait finalement le nom de son 46ème Président, il s’agit du candidat démocrate Joe Biden. Sa victoire dans le combat contre Donald Trump a été annoncée dans la nuit de vendredi. La course entre les deux prétendants à la Présidence américaine a été très serrée jusqu’à ce que Joe Biden remporte la bataille en Pennsylvanie et dans le Nevada.  A l’issue d’un dépouillement des voix au compte – gouttes, l’adversaire du Président en exercice Donald Trump a pu finalement dépasser le cap des 270 voix des grands électeurs nécessaires pour la victoire. Dans un discours à la Nation américaine, Joe Biden se veut être un Président rassembleur en soutenant qu’il sera « le Président de tous les Américains».

 

Sa colistière Kamala Harris est aussi élue vice – présidente des Etats – Unis. Selon la Constitution américaine « le vice- président est élu par le même collège électoral qui élit le Président des Etats – Unis et pour la même durée de mandat de 4 ans ».

Ces élections présidentielles américaines ont surtout été marquées par la hausse du taux de participation des électeurs. D’après les médias internationaux, le nouveau Président élu a remporté un record historique de 74 millions de voix, soit environ 4 millions de voix supplémentaires à celles de son adversaire, Donald Trump. Ce dernier ne démérite pourtant pas puisqu’il est considéré comme le Président sortant qui compte le meilleur score dans l’histoire des élections américaines. Alors que le Président sortant Donald Trump est encore au stade de contestation des résultats électoraux, les messages de félicitations adressées par les personnalités politiques américaines (dont des républicains) et d’autres pays du monde affluent.

Messages du Président Rajoelina et de Didier Ratsiraka

Hier, le Président Andry Rajoelina a publié sur ses pages Twitter et Facebook, un message adressé au nouveau Président élu. Le Chef de l’Etat a adressé ses « chaleureuses félicitations au Président élu Joe Biden en tant que 46ème Président des Etats – Unis d’Amérique ainsi qu’à Kamala Harris qui, à travers cette victoire, devient la première femme à accéder à la vice – présidence ». Par la même occasion, le numéro un malagasy a félicité le peuple américain et les institutions américaines pour cette « mobilisation démocratique exceptionnelle ». Il n’a pas manqué de faire part de l’enthousiasme de l’Etat malagasy à travailler avec la nouvelle administration sous Joe Biden pour un renforcement de la coopération entre les deux pays. D’après l’analyse des spécialistes, ce changement à la tête du gouvernement américain n’aura aucune influence majeure sur les relations bilatérales qui lient la Grande île et le pays de l’oncle Sam.

L’ancien Président Didier Ratsiraka a également adressé officiellement ses félicitations au nouveau Président américain sur les réseaux sociaux. Outre sa qualité d’ancien Président, il a mis en avant son statut de « citoyen d’honneur » de l’Etat de la Nouvelle Orléans en adressant ses sincères et chaleureuses félicitations au nouveau locataire de la Maison Blanche. « J’espère que cette victoire exceptionnelle permettra à Madagascar et les Etats- Unis d’améliorer et de renforcer les liens d’amitié qui existent déjà entre le peuple américain et celui malagasy ».

Le nouveau Président américain devra effectuer sa prestation de serment le 20 janvier 2021 avant d’endosser officiellement sa nouvelle fonction.

Sandra R.

 

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Quid de la légitimité !

Le comportement, pour le moins perturbateur, de ceux qui prétendent descendre directement d’Andrianjaka, les Taranaky ny Andrianan’Imerina, fait débat. De quelle légitimité repose leur démarche. Et si la légitimité serait avérée, certains observateurs se demandent, ne sont-ils pas coupables d’abus ? Dans le code de la route, il existe une faute que l’on appelle « l’abus de priorité » C’est une faute comme une autre devant le code. L’abus de légitimité peut être interprété comme tel.

 

Ndriana Rabarihoela, président des Taranaky ny Andrianan’Imerina, s’oppose sur toute la ligne contre tous les actes entrepris par les autorités étatiques touchant de près ou de loin l’Anatirova. Il condamne catégoriquement toute initiative ayant comme objet le Palais de Manjakamiadana sans avoir pris la peine de les consulter au préalable. D’où la question « ont-ils la légitimité sinon le droit d’agir ainsi ? » Autrement dit « le Palais de Manjakamiadana resterait-il, en plein dans un régime républicain, un bien privé de tous ceux qui prétendent être des descendants des Rois et des Reines merina ? ».

Depuis la nuit des temps, la Grande île est morcelée en petits ou grands royaumes. Ni Andrianampoinimerina ni Laidama, son fils, dans les œuvres d’unification de pays, n’avaient aucune intention de réduire à néant ces royaumes. Le but recherché consistait à créer une Nation unie. Une unité dans la diversité où chaque région ou localité gardait leur Ampanjaka. Mais, il devait exister un pouvoir central dont le siège se trouvait à Antananarivo.

La loi d’annexion de Madagasikara du 6 août 1896, abolissant la royauté d’Antananarivo, n’entendait pas toucher les structures traditionnelles éparpillées à travers l’île. Les Ampanjaka continuaient d’exister en tant qu’autorité traditionnelle. Tandis qu’à Antananarivo, les familles royales et leurs descendants durent s’incliner totalement devant les nouveaux conquérants, les Vazaha. Le pouvoir colonial central gérait directement à sa guise le Palais de Manjakamiadana. Gallieni signa un décret transformant le Palais de la Reine en musée. Et il n’en jugeait même pas nécessaire à consulter les descendants des souverains.

En 1958-60, Madagasikara recouvre son indépendance et accède au statut de République. La royauté cède définitivement la place à un régime républicain et démocratique. Le Palais royal reste un monument historique national géré par le département de la Culture.

En 2018, Rajoelina Andry Nirina gagna, haut la main, l’élection à la magistrature suprême de l’Etat. Dès l’entame de son mandat, le Président fraichement investi s’engagea solennellement à Mahamasina qu’il va restaurer, les yeux braqués en haut, le Palais de Manjakamiadana.

Promesse due, chose faite. Le 6 novembre 2020, le Chef de l’Etat et son épouse, en présence d’un parterre de hautes personnalités civiles et militaires et les dignitaires traditionnels de toute l’île inaugurent le Palais d’Anatirova entièrement rénové et suivant scrupuleusement les normes imposées en la matière. Un cadeau à la Nation, en plus, le couronnement de dais de Ranavalona III a été remis à sa place. Qui aurait fait mieux ?

Et voilà, les Taranaka Andriana remettent tout en cause. En vertu de quel droit ou de quelle légitimité ? A moins qu’ils s’aventurent sur le terrain glissant de la politique, ils ne sont pas habilités à émettre des remarques désobligeantes du moment qu’on ne détruise ni défigure pas le « Rovan’i Madagasikara » qui cimentera l’unité nationale.

Ndrianaivo

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Or - La marche vers la légalisation du secteur

Près de deux millions d’orpailleurs dans le secteur informel. La gabegie domine en ce moment dans le secteur aurifère. En dehors des activités inégales, l’exportation illicite entraine un manque à gagner considérable dans la caisse de l’Etat.  En 2018, l’Agence nationale de l’or (ANOR) a enregistré 3,0517 kg d’or exportés officiellement mais le ministre des Mines et des Ressources Stratégiques(MMRS) FidiniavoRavokatra a tout de même annoncé que la quantité réelle exportée atteint 20 tonnes. Des dispositions ont ainsi été prises afin de faire le secteur un levier du développement de l’économie.

 

Suspension temporaire. Aucun opérateur n’a le droit d’exporter de l’or en ce moment selon le ministère de tutelle face à la vente illicite de notre ressource. LaBankyFoiben’iMadagasikara (BFM) et le MMRS travaillent en ce moment en collaboration avec seize opérateurs pour redonner une image positive du secteur. L’objectif étant de développer une filière d’exportation formelle et traçable. Ces opérateurs s’engagent à rapatrier la totalité des devises. Mais cela n’exclut pas pour autant les autres exploitants. « Ces opérateurs sont simplement prioritaires sur le marché parce qu’ils se sont engagés à rapatrier leur devise et de mener leurs activités dans un cadre formel. Ils ne sont pas obligés de vendre la totalité de leur produit à la banque. Cela ne signifie pas non plus que ces seize opérateurs vont monopoliser le marché. Les autres exploitants peuvent encore poursuivre leursactivités à condition qu’ils respectent la loi en vigueur. Il n’y aura pas de monopole. Nous montrons seulement qu’il est possible de mener des activités en toute légalité » explique Henri Rabarijohn, gouverneur de la BFM.

Surveillance du rapatriement de devise

Selon le gouverneur, la majorité des exportateurs ne rapatrient pas la totalité de leur devise. D’ailleurs, le poids du secteur minier peine ainsi à contribuer à l’économie restante comprise entre 4.41% et 4.84% depuis 2015. Il est alors impératif de promouvoir l’exportation de l’or pour que la filière contribue, au même titre que les revenus traditionnels d’exportation, au soutien à la balance des paiements. « Vous n’imaginez pas les pertes de l’Etat depuis toutes ces années. Notre or s’envole vers Dubaï sans que la population malagasy en tire les bénéfices. Des commerçants dans ce pays des Emiratsarabesunis affirment avoir reçu près de 10 tonnes d’or venant de Madagascar », se désole le gouverneur. Dorénavant, la surveillance sera renforcée étant donné que le rapatriement effectif des devises issues de l’exportation et leur cession sur le Marché interbancaire des devises (MID) contribueront à raffermir l’ariary.

Consolidation des réserves nationales d’or

Ces trente dernières années, le prix de l’or n’a cessé d’augmenter, jouant ainsi parfaitement son rôle de valeur refuge. L’or étant un élément de réserve des banques centrales au même titre que les devises fortes. Grâce au partenariat avec les seize opérateurs, la BFM constituera progressivement une réserve nationale d’or à travers un canal d’approvisionnement régulier. Quant au processus d’achat, l’institution financière achètera de l’or non monétaire à plus de 950 millièmes de pureté. « Le prix sera conforme au cours mondial », précise le gouverneur.

Un crédit bancaire destiné aux opérateurs

Une grande faille dans le développement des activités. Les opérateurs aurifères ont du mal à accéder aux crédits bancaires. Le comité monétaire de la BFM a alors conçu une ligne de crédit spécialement dédiée aux exploitants menant des activités dans le domaine. L’objectif étant d’inciter les opérateurs informels à entrer dans le cadre légal vu que les banques exigent la formalisation des activités avant d’octroyer un financement. « Afin d’affranchir les opérateurs informels, nous avons mis en place une ligne de crédit à leur endroit. Cela les poussera ainsi à se formaliser. Rappelons que le taux à la source de la BFM s’élève à 4,97%. Par mécanique, le taux d’intérêt des banques commerciales ne doit pas être élevé »,annonce Henri Rabarijohn.

Solange Heriniaina

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Pollution des océans - Les masques comme nouveau fléau

Madagascar n’est pas épargné. Avec la lutte contre la propagation de la pandémie de coronavirus, l’utilisation des masques et des gants à usage unique s’est particulièrement intensifiée. Sauf que ces produits menacent aujourd’hui nos océans. « Avec la pandémie de coronavirus, au niveau mondial, environ 75 % des masques utilisés ainsi que d'autres déchets liés à la pandémie se retrouvent dans les décharges ou flottent dans les mers », rapporte le ministère de l’Environnement et du Développement durable sur sa page Facebook.

De plus, faits de plastique, ces produits prendront plus de 400 ans à se dégrader, ce qui pourrait nuire considérablement à la population marine. Après les déchets en plastique et les produits pétroliers, les masques sont désormais devenus la nouvelle menace qui pèse sur les océans. Aussi, le secteur de l’environnement ne sera pas le seul concerné et l’économie bleue sera considérablement touchée. Alors qu’à Madagascar, la survie de près d’un million de personnes dépend de ce secteur. 

Gestion des déchets 

Face à cette situation, il est important pour tous, et pas seulement pour les autorités locales, de prendre des initiatives pour une meilleure gestion de ces déchets. « L’utilisation des masques lavables et réutilisables constitue une alternative plus respectueuse de l’environnement, mais toujours dans la préservation de notre état de santé », soutiennent les responsables au niveau du ministère. Outre cela, chaque citoyen doit également veiller à ne pas jeter leurs masques réutilisables ou non n’importe où, au risque de contaminer nos concitoyens et de polluer davantage notre environnement. Dans ce sens, chacun devra veiller à détruire ou incinérer ces déchets afin de lutter contre d’éventuels risques de propagation de maladies. Une organisation de collecte des masques usagés pourrait également être créée pour permettre un meilleur traitement de ces déchets. Des solutions doivent être multipliées pour préserver l’environnement et la santé de tous. 

Rova Randria 

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Baccalauréat  2020 - 10 248 nouveaux bacheliers à Fianarantsoa

44,85 %. Tel est le taux de réussite à l’examen du baccalauréat, session 2020 à Fianarantsoa, soit une baisse de 13, 46 % par rapport à l’année dernière. Effectivement, l’année scolaire 2019-2020 a permis à 10 248 candidats de décrocher ce premier diplôme universitaire dans cette ex-Province de Madagascar. Les 12 599  inscrits restants n’ont pas pu obtenir la moyenne générale de 9,75 sur 20 décidée lors de la délibération. « Avec 22 847 candidats inscrits toutes séries confondues, Fianarantsoa affiche un taux de réussite de 44,85 %.

Soit 10 248 candidats admis dont 9 654 issus de la série générale, 544 du baccalauréat technique et 51 de la série technologique », a partagé le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique  (MESUPRES) hier sur sa page Facebook. Il est à noter que l’année dernière, Fianarantsoa a détenu le record en matière de réussite avec un taux de 58,31 % .

Un taux de réussite de 45,21 % à Toamasina

 Vendredi dernier, la Province de Toamasina a également ouvert le bal en matière de publication des résultats du baccalauréat 2020. D’après les informations communiquées par le ministère de tutelle, 10 206 des 22 574 candidats inscrits dans la série générale ont décroché leur premier diplôme universitaire. D’une manière générale, un taux de réussite de 45,21 % est ainsi enregistré. Rappelons que les deux sessions du baccalauréat de l’année dernière ont donné un résultat de 44,89 %.

Particulièrement pour l’enseignement technologique, le pourcentage de réussite est de 62,04 %, c’est-à-dire que 67 candidats sur 108 ont réussi les épreuves, contre 80 admis sur les 148 inscrits enregistrés en 2019. Quant aux séries techniques, le taux de réussite est de 47,59 %.  Plus précisément, 623 candidats sur les 1 309 inscrits ont obtenu une moyenne générale supérieure ou égale à 9,75 sur 20.  

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique adresse ses vifs remerciements à tous les acteurs qui ont assuré le bon déroulement de cette session du baccalauréat. Pour Antananarivo, la publication officielle des résultats sera attendue samedi prochain.

Recueillis par K.R. 

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Escroquerie - Un businessman s’enfuit avec 70 millions d’ariary

Actuellement, Andry Ravelosoanirina domicilié à Mangarano, lot Car C1 Parcelle 11/46 Toamasina, est recherché par la Police pour escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux.  L’homme, qui est encore introuvable, se serait enfui avec 70 millions d’ariary, le montant total des préjudices qu’il aurait détournés à la faveur d’une affaire qu’il a montée avec des investisseurs locaux. Cette information émane d’une source auprès du service central des affaires réservées à Anosy.

 

L’affaire dont on incrimine le fugitif, un ancien employé d’une grande société minière, remonte à une période bien avant le confinement au pays.  “Sans le besoin de nous entrer dans les détails, gageons que ce business qu’il a traité avec ces investisseurs plaignants, comporte plusieurs volets. Ces derniers se plaignent donc du fait que le fuyard a empoché une partie du fonds engagé, alors que sur le terrain rien n’a jamais été réalisé concrètement comme les deux parties se sont convenues dans le contrat. D’où la décision de la partie plaignante de saisir la Police pour qu’elle mène une investigation sur le dossier, leur partenaire s’étant d’ailleurs volatilisé depuis”, commente cette source policière. Et ce fut chose faite. Car, dès que le pays s’est déconfiné, les enquêteurs s’étaient aussitôt penchés sur le dossier.

A vrai dire, les Forces de l’ordre n’arrivent toujours pas à mettre la main sur le suspect, du moins pour le moment. Et pourtant, plusieurs auraient avancé l’avoir vu circuler en toute liberté à Toamasina même.

Ce businessman en fuite pour diverses infractions, constitue la cinquième personne recherchée en l’espace de deux semaines dans la ville portuaire de l’est. Les deux dernières sont ces employés de microfinance de Toamasina, un chef d’agence et une caissière, qui se sont volatilisés également dans la nature. Mais bien avant tous ces gens, il y avait le couple mixte d’importateurs qui aurait réussi à quitter la Grande-île après que tout un cortège de commerçants, des grossistes de certaines villes du pays le poursuivent pour également de vol, d’abus de confiance et d’escroquerie.

Franck Roland

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Traitement de la Covid-19 - Tous les cas positifs désormais hospitalisés

Fin du traitement à domicile ! Après la levée de l’état d’urgence sanitaire, les autorités sanitaires ont mis en œuvre de nouvelles stratégies pour endiguer la propagation du coronavirus. L’une d’entre elles consiste à l’arrêt du traitement à domicile. Joint au téléphone hier, le directeur de la communication auprès du ministère de la Santé publique, Andry Raharison a avancé que toutes les personnes testées positives à la Covid-19 sont obligatoirement admises à l’hôpital. « Si auparavant, seul les cas développant une forme grave dela pandémie ont été pris en charge au niveau des établissements sanitaires, désormais même les patients infectés ne présentant pas des formes symptomatiques vont être hospitalisés afin de suivre le traitement », a-t-il précisé. Et d’ajouter que le traitement peut être réalisé dans des  établissements sanitaires publics ou des cliniques privées.

 

En outre, la prévention d’une éventuelle deuxième vague du coronavirus constitue une priorité à Madagascar. Samedi dernier, le ministère de la Santé publique s’est entretenu avec les médecins libres afin de rappeler aux personnels de santé que le pays n’est pas encore épargné   de cette maladie virale. Dans le cadre d’un atelier, les personnels de santé du secteur privé ont été mobilisés sur l’application des gestes barrières sanitaires et leur rôle dans la prise en charge des patients infectés. Le renforcement de la collaboration entre les deux entités a été aussi au programme. Cela a été une occasion pour le docteur Eric Andrianasolo, président de l’Ordre des médecins de mobiliser et d’impliquer davantage les médecins libres dans ce combat.  

Il est à rappeler que les grands hôpitaux ainsi que les laboratoires d’analyse à Antananarivo continuent d’effectuer des prélèvements pour déterminer la contamination de quelconque cas suspects. Les résultats des analyses s’obtiennent toujours dans les 72 heures.

122 nouvelles contaminations en une semaine

Effectivement, la Covid-19 sévit toujours dans la Grande île. Du 31 octobre au 7 novembre dernier, 2 495 tests PCR ont été réalisés et les résultats des analyses en laboratoire ont révéléde nouveaux patients infectés par le coronavirus. Les statistiques officielles indiquent 122 nouvelles personnes testées positives dont 17 cas importés, faisant ainsi un total de 17 223 cas positifs depuis le début de la contamination. La Région de Haute-Matsiatra a répertorié 20 nouveaux cas confirmés. Alaotra-Mangoro a recensé 19 porteurs du virus, sans oublier Analamanga qui en compte 17. La partie Nord de Madagascar a de son côté découvert 21 individus infectés. Les nouveaux cas positifs restants sont répartis dans d’autres Régions telles queVatovavy-Fitovinany, Ihorombe, Boeny, Atsimo-Andrefana, Anosy, Menabe, Vakinankaratra et Atsinanana.

En cet intervalle de temps, 107 porteurs du virus ont recouvré la santé. Depuis le 12 avril, date du premier cas de guérison, le pays a répertorié 16 516 patients remis. Malheureusement, ces 8 derniers jours, 5 patients ont rendu l’âme après avoir été victimes de syndrome de détresse respiratoire aiguë. Aux dernières nouvelles, 249 décès dus au coronavirus ont été signalés à Madagascar. A la date d’hier, 468 individus infectés suivent toujours le traitement.

En comparaison à la dernière évolution de l’épidémie communiquéehebdomadairement, les chiffres annoncés hier en matière de contamination et de guérison ont connu une légère baisse. Par contre, le nombre de patients emportés par le coronavirus est passé de zéro à 5. Ces statistiques démontrent que le virus persiste toujours et que l’application des gestes barrières sanitaires reste très importante pour maintenir la propagation de cette pandémie dans le pays.  

K.R. 

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Qualif CAN 2022-Côte d'Ivoire vs Madagascar - Quatre Barea manqueront à l'appel

Si les joueurs évoluant en France ont déjà quitté l'Hexagone pour rejoindre leurs compatriotes  venant de Madagascar à Abijdan ce lundi, c'est irrémédiable. Quatre joueurs de la sélection nationale malagasy manqueront à l'appel. Pour le cas de Romain Métanire, défenseur de Minnesota United, son arrivée reste encore incertaine. Actuellement, il est attendu pour le match décisif de son club prévu ce lundi soir, et cela malgré les problèmes liés à la fermeture des frontières aériennes et la pandémie. L'amour de la patrie passe avant tout pour le défenseur international malagasy. Sauf un éventuel changement, il est donc attendu à Abidjan ce soir même.

 

Ibrahim Amada, milieu du club Al Khor Qatar et Carolus Andriamahitsinoro du club Al Qadiysiah Arabie Saoudite. Ces deux autres joueurs sont bloqués dans leur lieu de club respectif, tandis que le jeune gardien de but du PSG Mathyas Randriamamy, appelé pour la première fois en sélection, ne sera pas libéré par son club. L'information a été dévoilée samedi dernier par un membre de commission au sein de l'Instance nationale du football, en attendant la déclaration officielle du coach Nicolas Dupuis. Ce dernier se trouve déjà à Abijdan depuis hier, avec les deux gardiens de but, à savoir Nina et Melvin. Un accueil chaleureux leur a été réservé par la diaspora.

L'équipe des Barea devra donc composer sans ses deux pièces maîtresses, notamment son attaquant Nani Andrea et son milieu de terrain pour la double confrontation (12 et 17 novembre 2020) dans le groupe K, contre les Ivoiriens, comptant pour les éliminatoires de la Coupe d'Afrique 2021.

Malgré cela, le moral de l'équipe est au beau fixe et celle-ci compte ramener des points de la victoire à l'issue de cette double confrontation.

Changement de dernière minute : la rencontre opposant la Côte d'Ivoire et Madagascar de ce jeudi aura lieu finalement à 16h et non à 19h GMT. La Confédération africaine de football (CAF) vient de confirmer l'information relayée par la suite par la Fédération malagasy de football (FMF). Ce match débutera ainsi donc à 19h, heure malagasy et sera retransmis en direct sur Canal + Madagascar.

Elias Fanomezantsoa

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Rovan’i Madagasikara, 06.11.2020. Visite expresse d’un Musée d’Histoire exceptionnel

Dans la nuit du 6 novembre 1995, un incendie s'est déclaré dans l'enceinte de Rova de Manjakamiadana, détruisant ou endommageant gravement tous ses bâtiments. Une fois les flammes éteintes, il ne restait plus que les coquilles de pierre de la chapelle royale et du Palais de la Reine. Les pompiers sont arrivés avec trop de retard sur les lieux.

Alors qu’ils luttaient contre les flammes, des riverains se sont précipités dans les bâtiments pour récupérer des objets d'importance historique et culturelle. Environ 1.675 objets ont été sauvés sur un total estimé à 6.700. Certains avaient été exposés, pour un temps, dans le Palais du Premier ministre à Andafiavatra, en contre-bas du Rova.

Dans la matinée du 6 novembre 2020, soit 25 ans après le drame, le Palais de la Reine, tel un phoenix, a pu renaître de ses cendres grâce à la détermination du Président Andry Rajoelina. Que les incapables et incompétents continuent de brailler, ils n’arriveront jamais à faire le 100è de ce qui a été fait. Je m’en porte témoin en vous offrant des photos inédites sur ce qui est devenu, depuis ce 6 novembre 2020, le Rova de Madagasikara (« Rovan’i Madagascar »).

Mais je ne vais pas tout vous montrer. Ce qui suit n’est qu’un petit aperçu, une visite expresse d’un musée qui engrangera bien des sous pour le Trésor public de Madagascar et non pas pour payer les études des enfants du couple présidentiel.

Braillez, braillez mais faites mieux si vous pouvez ! Place aux photos sans commentaires !

Jeannot Ramambazafy

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Rovan’i Madagasikara, 06.11.2020. Les Palais renaissant de leurs cendres

Rova de Manjakamiadana, 06 novembre 2020. Dans cette partie de la cérémonie officielle du jour, , le couple présidentiel inaugure le Lapa Besakana, ravagé par les flammes le 06 novembre 1995. Puis le Président Andry Rajoelina plante un arbre dénommé "Aviavy", répondant au nom scientifique de Ficus trichopoda (de la famille des figuiers). Enfin, il découvre la plaque commémorative concernant la renaissance du Palais de la Reine à marquer d'une pierre blanche dans l'Histoire de Madagascar. Place aux photos destinées à la postérité !

Jeannot Ramambazafy – Harilala Randrianarison – Andry Rakotonirainy

 

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Rovan’i Madagasikara, 06.11.2020. Merci Mialy et Andry Rajoelina au nom du peuple Malagasy

No comment ! Regardez les photos inédites. L'équipe de Madagate était au Rova pour laisser des traces d’un évènement exceptionnel à la postérité : la renaissance du Lapa Besakana et du Palais de la Reine. Les  séquences qui n'apparaissent pas ici sont dans un autre album à venir mais aussi dans les vidéos qui suivront. Pour le moment, ouvrez les yeux sur cette cérémonie aussi solennelle qu'officielle !

Jeannot Ramambazafy – Harilala Randrianarison – Andry Rakotonirainy

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Rovan’i Madagasikara, 06.11.2020. Photos des témoins vivants d’un jour exceptionnel

Dans la matinée du 6 novembre 2020, soit 25 ans après le drame, le Palais de la Reine, tel un phoenix, a pu renaître de ses cendres grâce à la détermination du Président Andry Rajoelina.

Toutes les personnalités et personnes que vous verrez sur les photos suivantes auront été les témoins d’un jour exceptionnel : la cérémonie précédant l’inauguration du Lapa Besakana et du Palais de la Reine devenu un Musée d’Histoire depuis ce jour à graver dans les annales de l’Histoire de Madagascar.

Place aux photos, sans commentaires, des arrivées avant la cérémonie proprement dite !

Jeannot Ramambazafy – Harilala Randrianarison – Andry Rakotonirainy

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Joe Biden Président. Et la troisième aura été la bonne !

Le nouveau Président des États Unis -le 46è depuis George Washington-, Joseph «Jo» Robinette Biden Junior, est né le 20 novembre 1942 à Scranton en Pennsylvanie. Son père, Joseph R. Biden Senior, était vendeur de voitures et sa mère, Catherine Finnegan, ménagère. Joe est l'aîné de cinq enfants. Son enfance est marquée par un bégaiement qu’il parviendra à surmonter à force de récitations de poésies face à un miroir. Adolescent, Joe Biden suit des études de droit à l'université de Syracuse d'où il sort diplômé en 1968.

A 30 ans, en novembre 1972, il est élu sénateur dans le Delaware et devient ainsi, le plus jeune sénateur des États-Unis, issu du Parti Démocrate. Voici son parcours au Sénat américain : de 1987 à 1995, il préside le Comité judiciaire et criminel du Sénat : à partir de 2002, Joe Biden est à la tête du Comité des Affaires étrangères.

Il ne faut pas perdre de vue le fait qu’en 1987, il est candidat à la course à la Maison-Blanche, pour l'élection présidentielle de novembre 1988. Mais Joe Biden est contraint d'abandonner sa candidature face à la polémique concernant son plagiat de Neil Kinnock, leader du parti travailliste britannique, dans l'un de ses discours de campagne. Puis, un double anévrisme cérébral le contraint à s’éloigner momentanément de la scène politique.

En 2007, il est à nouveau candidat à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2008. Mais il se retire de la course en janvier 2008 et est choisi le candidat Barack Obama, comme colistier. Le 4 novembre 2008, lorsque Barack Obama est élu à la présidence des Etats-Unis de Barack Obama, Joe Biden devient vice-président. En janvier 2009, avant sa prestation de serment, il démissionne de son mandat de sénateur du Delaware après 36 ans de services. En novembre 2012, il est réélu à la vice-présidence des États-Unis.

Son association avec Barack Obama -un homme qu'il appelle très souvent son « frère »- aura indéniablement contribué à lui faciliter le soutien auprès des électeurs afro-américains. Les données des sondages sorties des urnes en 2020 ont montré que les électeurs noirs ont soutenu le candidat démocrate Joe Biden à une écrasante majorité. Ce qui a pu lui donner un coup de pouce dans des États-pivot tels que la Géorgie, le Michigan et la Pennsylvanie. Ainsi, jamais deux sans trois, 2020 aura été la troisième et bonne tentative pour Joe Biden.

Le Président-elect Jo Biden est marié à Jill Tracy Jacobs depuis 1977. A première épouse, Neila qu’il a épouse en 1966 est décédée dans un accident de voiture, le 18 décembre 1972. Il a deux enfants : un garçon issu de son mariage avec Neilia et une fille avec Jill.

Joe Biden entrera officiellement en fonction à la Maison-Blanche, le 20 janvier 2021.

Congratulation, Mister Président-elect !

Jeannot Ramambazafy - Infographie : BBC News