Les actualités Malgaches du Dimanche 08 Octobre 2017

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La peste continue de stopper la machine scolaire et universitaire

L’épidémie de peste continue d’alimenter les médias et les discussions au sein de la société, mais surtout, les mesures prises pour les désinfections des lieux publics à l’instar des écoles publiques et les salles de l’université bloquent la reprise des cours.
En effet, si la semaine dernière tous les établissements scolaires et les salles des universités ont dû fermer leurs portes avec les désinsectisations et les désinfections, cette mesure va encore continuer pour cette semaine. Pour l’université Ankatso, les cours ne reprendront qu’à partir de 11 octobre 2017. Selon une note de service de l’Université, l’efficacité de l’aspersion des produits requiert que les locaux qui ont en fait l’objet restent fermés pendant quelques jours.
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Premier ministre - Vers un retour de Monja Roindefo

Le dernier remaniement du Gouvernement n’aura pas apporté les résultats escomptés en haut lieu. L’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier montrerait toutes ses limites. A quelques exceptions près, les ministres brillent par leurs incompétences à trouver des solutions aux problèmes les plus cruciaux du pays, pour ne citer que la recrudescence de l’insécurité aussi bien dans les grandes villes que dans les brousses, la pauvreté alarmante touchant la majorité des Malagasy, les problèmes de coupure d’eau et d’électricité. Un tableau sombre aggravé par la gestion catastrophique de l’épidémie de peste qui sévit actuellement dans la Grande-île.

Conscient du fait, le Président de la République songerait de nouveau à mettre sur la table la question d’un changement de Gouvernement. Donc d’un changement de Premier ministre. Dans les salons huppés de la Capitale, un scénario en particulier est d’ores et déjà évoqué : Celui du retour d’un ancien Premier ministre. Premier Chef de Gouvernement durant la période transitoire en 2009, Monja Roindefo président national du parti Mouvement National pour l’Indépendance de Madagascar (Monima), pourrait en effet, revenir à la Primature 8 ans après, selon les discussions qui ont cours. Pour rappel, le fils de feu Monja Jaona avait été remplacé à la Primature par Eugène Mangalaza, à la suite des accords de Maputo négociés entre les quatre mouvances politiques en octobre 2009.

 En tout cas, l’éventualité même alimente les débats au sein du microcosme politique. Bon nombre d’observateurs se demandent en effet quel pourrait être encore le poids de l’ancien Pm sur l’échiquier politique actuellement. Depuis son départ  de Mahazoarivo, l’ancien Premier ministre du mouvement populaire de 2009 a été quelque peu discret de la scène politique malagasy. Le leader du Monima s’est surtout fait entendre dans l’actualité pour ses activités d’opérateur économique dans le domaine des cigarettes. Pour certains analystes, l’éventualité d’un retour de l’ancien Chef du Gouvernement, bien que surprenante, pourrait toutefois ne pas être fortuite. En nommant un des anciens hommes fort de la révolution orange, l’actuel Chef de l’Etat se mettrait dans la poche un des proches d’Andry Rajoelina. L’objectif serait-il d’ailleurs d’isoler encore un peu plus l’ancien président de la Transition sur l’échiquier politique ? Faut-il en effet rappeler que Monja Roindefo avait été nommé à la suite de la révolution orange. En tout cas, si d’ordinaire, le Chef de l’Etat procédait à un changement de Gouvernement il ne serait plus seulement attendu pour apporter des remèdes aux multiples maux qui gangrènent le pays mais serait surtout mis en place pour emmener Hery Rajaonarimampianina jusqu’à la présidentielle de 2018. Rumeur ou intox, pour un membre de l’opposition contacté, l’éventualité d’un changement de Gouvernement ne constituerait pas en soit un problème. Toutefois, il revendique l’application stricte de l’article 54 de la Constitution …

 Recueillis par  A.R.

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Non développement. Qui sont ceux qui foutent la merde en Afrique?

African Revolution est une chaine youtube créée début août 2017. Sa raison d’être repose sur la phrase: «L’Afrique, le continent le plus riche du monde, est aujourd’hui sous-développé, avec une population très pauvre». Sa toute première vidéo s’intitule: «Qui sont ceux qui foutent la merde en Afrique?». Partant du fait que les paroles s’envolent et que les écrits, eux, restent, j’ai décidé, pour vous, amis lecteurs assidus, de prendre le temps de transcrire les commentaires de cette vidéo contenant des dessins en couleurs, faits en direct, et des photos de certains… concernés et même cons cernés.

La chute (mot prémonitoire) rejoint indéniablement le récent article de Rfi en ligne intitulé: «Madagascar: le président veut réformer la constitution, la société civile refuse». Vous allez voir: écouter c’est bien, mais lire et pouvoir relire immédiatement c’est mieux.

Qui sont ceux qui foutent la merde en Afrique? Les premières personnes à foutre la merde en Afrique, ce sont les présidents africains. Eh oui! Ce sont eux les premiers à créer les conditions d’instabilité économique, politique et sociale. Mais la majorité des Africains pensent que ce sont les Blancs. Quand on parle des Blancs, on indexe, évidemment, les anciens colonisateurs et leurs alliés, et en tête desquels la France. Mmmm, trop facile. Est-ce les Blancs qui ont tué Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Laurent Désiré Kabila…? Certains diront que l’Occident a commandité plusieurs assassinats. Oui, mais les exécutions ont été accomplis par les Africains ou avec leur accord. C’est le cas de Kadhafi dont l’acte de décès a été signé par plusieurs Chefs d’État africains.

Voyez-vous: il faut toujours un Africain pour laisser entrer le loup dans l’enclos. En plus, çà ne s’arrête pas là. Avec toutes les ressources qui gisent sur les terres africaines, plusieurs millions d’Africains vivent sous le seuil de pauvreté. Les présidents, eux, par contre, vivent comme des rois, s’offrant des voyages, des maisons et des voitures de luxe. Car, en plus de l’argent des contribuables qui, bizarrement, leur appartient, les entreprises extractives étrangères leur versent directement des revenus issus de leurs activités. Pendant ce temps, le peuple n’a même pas droit à de l’eau potable. Une dernière chose: le pouvoir leur monte tellement à la tête qu’ils sont prêts à tout pour le conserver. Même à tirer sur le peuple s’il le faut.

Parmi eux, il y a ceux qui modifient la constitution pour faire sauter le verrou de la limitation de mandats; ceux qui arrivent au pouvoir en se déclarant démocrates et progressistes mais ne se soucient pas d’insérer une clause de limitation de mandats dans la constitution; et ceux qui s’arrangent à ne pas organiser les élections à la fin de leur dernier mandat et se donnent du temps pour mettre en place des stratégies de conservation de pouvoir. Tant que les démocraties africanisées seront acceptées par la communauté africaine, il sera difficile de penser à un développement du continent.

Transcrit de la vidéo d’African Revolution

Port-Louis, 11 mars 2016. Signature d’un Mémorandum pour l’établissement d’une Zone Économique Spéciale à Fort-Dauphin

Concernant particulièrement Madagascar, en parlant d’«Africain pour laisser entrer le loup dans l’enclos» -hormis les exploitations sauvages effectuées par des Chinois venus d’on-ne-sait-où dans pratiquement tout Madagascar-, il y a cette histoire de Zones économiques spéciales ou ZES qui doit nous interpeler. Certes, lorsqu’un gouvernement veut créer une ZES, c’est dans le but d’attirer les investissements étrangers et de permettre la création d'emplois aux nationaux. Mais cessons de rêver les gars! Dans la réalité et la pratique, une ZES est un espace délimité administrativement, dans lequel la législation économique nationale ne s'applique pas. La plupart sont des zones qui bénéficient de dérogations de droits de douane ou de fiscalité et où les marchandises entrent et sortent librement. Et les Malgaches vont réellement connaître et vivre ce que signifie être étranger dans son propre pays sur la terre des ses ancêtres.

Pour votre culture personnelle, sachez que la première ZES a été installée à Shannon, en Irlande, en… 1959. La Chine, elle, a débuté dans ce domaine depuis les années 1980. La plus renommée des ZES, là-bas, se situe à Shenzhen dans la périphérie de Hongkong. Mais peut-on comparer Fort-Dauphin à Hong Kong? Enfin, sachez que, malgré leur popularité, les ZES constituent souvent des échecs. L'Inde a des centaines de ZES qui n'ont jamais décollé, y compris plus de 60 dans l'État du Maharashtra. Alors? On revient à la case: «Car, en plus de l’argent des contribuables qui, bizarrement, leur appartient, les entreprises extractives étrangères leur versent directement des revenus issus de leurs activités». Qui verse -et versera encore- combien à qui? En attendant une hypothétique réponse, admirez plutôt, à Antananarivo, les 4X4 et villas de ces Malgaches parvenus au pouvoir actuellement. Plus de nommés (choisis au sein des coquins et copains) que d’élus…

Jeannot Ramambazafy

 

 

 

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Madagascar Peste. Pas d'école du 9 au 13 octobre 2017

Madagascar: Lutte contre la peste (258 cas enregistrés et 36 décès au 6 octobre 2017). De manière officielle, il n’y aura pas encore d’école, pour la semaine du 9 au 13 octobre 2017, dans les Directions régionales de l’Éducation nationale (DREN) et les Circonscriptions scolaires (CISCO) suivantes (liste publiée par le ministère de l’Éducation nationale):

DREN ANALAMANGA

CISCO ANTANANARIVO RENIVOHITRA

CISCO ANTANANARIVO AVARADRANO :

• ZAP ANKADIKELY OUEST

• ZAP ANKADIKELY EST

• ZAP SABOTSY NAMEHANA

• ZAP AMBOHIMANGAKELY

• ZAP ANOSY AVARATRA

CISCO ANTANANARIVO ATSIMONDRANO :

• ZAP TANJOMBATO

• ZAP SOAVINA

• ZAP BEMASOANDRO

• ZAP ANKARAOBATO

• ZAP ANDOHARANOFOTSY

• ZAP ANDRANONAHOATRA

• ZAP ITAOSY

• ZAP AMBAVAHADITOKANA

• ZAP AMPITATAFIKA

• ZAP AMBOHIDRAPETO

• ZAP FENOARIVO

CISCO AMBOHIDRATRIMO :

• ZAP AMBOHIDRATRIMO

• ZAP TALATAMATY

• ZAP ANTEHIROKA

• ZAP ANOSIALA

• ZAP AMBOHITRIMANJAKA

• ZAP AMPANOTOKANA

• ZAP MAHITSY

• ZAP IVATO

• ZAP MAHABO

• ZAP ANTANETIBE MAHAZAZA

• ZAP MANJAKA AVARADRANO

CISCO MANJAKANDRIANA :

• ZAP RANOVAO

• ZAP AMBOHITROLOMAHITSY

DREN ANTSIRANANA

CISCO TOAMASINA I

CISCO TOAMASINA II :

• ZAP TOAMASINA AMBANIVOHITRA

DREN ANALANJIROFO

CISCO FÉNÉRIVE EST :

• ZAP FÉNÉRIVE VILLE

DREN BOENY

CISCO MAHAJANGA I

DREN ITASY

CISCO ARIVONIMAMO

• ZAP ARIVONIMAMO I

• ZAP ARIVONOMAMO II

CISCO MIARINARIVO

• ZAP MIARINARIVO I

• ZAP MANAZARA

CISCO SOAVINANDRIANA

• ZAP MAHAVELONA

• ZAP ANTANETIBE

DREN HAUTE MAHATSIATRA

CISCO LALANGINA

• ZAP ALAKAMISY AMBOHIMAHA

 

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Nantes: le Consul Jerémie Ravahimanana invite les malgaches de France au Forum de la diaspora

Le mot du Consul à la diaspora en vue de la tenue du Forum de la diaspora à Tananarive.
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Footbal l- Thb ligue des champions - Les « 4 As » identifiés

Cnaps Sport, Cosfa, Elgeco Plus, Hzam. Telles sont les équipes qualifiées pour la poule des As, dernière marche vers le titre de champion de Madagascar 2017. A l’exception du Herin’ny Zatovo Alaotra Mangoro (Hzam), les autres composants de la poule des As 2017 sont tous des habitués de cette dernière étape de la ligue des champions. Dans un passé récent pour la Cnaps Sport, tenante du titre, et Elgeco Plus (Analamanga)  contre un retour au devant de la scène nationale pour le Cosfa (Analamanga). 

 

Une issue sans surprise ainsi du 3e tour de la ligue des champions, disputé depuis une dizaine de jours à Fianarantsoa et à Mahajanga. En dépit d’un début de compétition timide, les favoris ont tenu finalement leur rôle en se qualifiant à la poule des As. La surprise de cette édition 2017 est venue de Mahajanga avec cette qualification inattendue du Hzam qui a surclassé au décompte final l’Ajesaia, championne de la ligue de Bongolava. Vaincu 5-0 par la Cnaps Sport à la dernière journée d’hier, Hzam garde toujours la seconde place du groupe grâce à un goal average favorable à celui de l’Ajesaia. Bien que vainqueur hier du Fc Maeva 4 à 0 à l’ultime rencontre de groupe, l’équipe championne de Bongolava possède le même point que Hzma, 10 unités, mais son goal average est de + 9 contre +11 pour la formation d’Alaotra Mangoro. Concernant l’autre groupe basé à Fianarantsoa, les carottes étaient cuites avant même le coup d’envoi du dernier match de la journée d’hier. La victoire du Jet Mada (Itasy) sur Top Dom (Amoron’i Mania), 2-1, a tué le suspens et a offert du coup les deux places qualificatives pour Elgeco Plus et Cosfa.

Place désormais à la poule des As qui cette année se disputera en aller et retour. Les premières joutes se dérouleront à Fianarantsoa du 22 au 29 octobre et les retrouvailles programmées à Mahajanga du 12 au 19 novembre. Le premier de la poule des As empoche le titre de champion de Madagascar et représente la Grande île à la ligue des champions de la Caf 2018.

Rata

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Agriculture-Industrie Une association très prometteuse

Avec une population active de 80% occupée par l’agriculture, l’industrie n’a pas vraiment sa place à Madagascar. Pourtant, l’association de ces deux secteurs peut être une vraie source de revenus pour tout le peuple malagasy. Il est vrai qu’industrialiser un pays n’est pas chose facile. Toutefois, un investissement dans ce milieu pourrait apporter un développement conséquent à l’économie du pays. En effet, pour l’application d’une industrialisation rapide, le secteur pourrait générer de nouveaux emplois mais également des dépenses sociales majeures qui devraient être soutenues par l’Etat.

A vue d’œil, cette méthode pourrait ne pas fonctionner pourtant elle a bien fait ses preuves en Ethiopie qui est aujourd’hui classée parmi les cinq pays les plus dynamiques du monde par le Fmi alors qu’elle est considérée comme l’un des pays les plus pauvres de la planète. Elle a su se redresser même si elle ne dispose pas de ressources naturelles abondantes. Pour Madagascar donc, développer le secteur industriel par le biais de l’agriculture est un défi facile à relever vu toute sa richesse que ce soit au niveau de la main d’œuvre ou encore des ressources naturelles. L’association de ces deux secteurs pourraient alors améliorer de plus en plus la production des agriculteurs locaux afin qu’ils ne se limitent pas à la culture de subsistance mais aussi réduire les importations effectuées par les industries du pays étant donné que l’agriculture locale arrive déjà à subvenir à leurs besoins. Mais il faut préciser que cette association ne date pas d’hier parce que certaines industries locales y ont déjà recours dans le but d’améliorer leur rendement tout en contribuant au développement de la localité. Il y a par exemple la société Malto du Groupe Star qui fournit des matières premières brassicoles à la Brasserie d’Antsirabe. Elle s’occupe de la transformation industrielle de l’orge locale en agriculture contractuelle. La société Malto travaille donc avec plus de 9 000 pays sur pas moins de 900 ha. Dans cette collaboration, les paysans se sont engagés auprès de la société à fournir des produits de bonne qualité répondant aux normes requises tandis que la société s’engage à transmettre des techniques performantes et écologiques  à travers des réunions villageoises et des visites de parcelles d’essai. Un partenariat sur le long terme qui porte ses fruits malgré les quelques problèmes auxquels ils doivent encore faire face. A cet effet, pour développer l’économie de la Grande île donc, il faudrait développer l’industrialisation basée sur l’agriculture.

Propos recueillis par Rova R.

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Orange-Association des cybercafés et des internautes de Madagascar - Le renouvellement d’un partenariat ...

Une tarification préférentielle pour les membres de l’Association des cybercafés et des internautes de Madagascar (Acybimad).  Orange et l’Acybimad  ont renouvelé, mercredi dernier, leur partenariat. Un renouvellement qui a été signé par le directeur général d’Orange Madagascar, Michel Degland et le président de l’Acybimad, Rija Rakotonirina. Cela fait plus de 5 ans que les deux parties travaillent ensemble. Et depuis, Orange a apporté son appui afin que les membres de l’Acybimad puissent proposer une meilleure qualité de service à leurs clients tout en optimisant leurs revenus.

Comme l’explique le Dg d’Orange Madagascar : « Nous partageons une même vision, celle de donner l’opportunité à un maximum de personnes d’avoir accès à internet. L’Association des cybercafés et des internautes de Madagascar a également un rôle à jouer dans le développement économique de Madagascar, et nous sommes heureux de les accompagner en ce sens, notamment avec la puissance de notre réseau 4G ». Avec le soutien d’Orange, les membres de l’Acybimad bénéficient donc d’une meilleure qualité de connexion mais à moindre coût pour leurs activités professionnelles. Mise à part la connexion, des tarifs préférentiels sont également  appliqués sur leurs offres de communication mobile sans oublier les atouts de l’usage de la solution mobile banking, Orange Money.  

Rova R. 

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La déchéance

Impensable. Face à la recrudescence de l’épidémie de la peste, le Président de la République, père de la Nation et symbole de l’unité du pays, se terre dans un silence inouï voire troublant. Comme si de rien n’était, Hery Rajaonarimampianina ne croit pas à la nécessité de rendre visite auprès des « siens » dans la tourmente ni, au moins, piper un mot de réconfort  à l’endroit de ses « enfants », dans le malheur.  Un geste glacial indigne d’un Chef d’Etat, supposé avoir de la sensibilité et du cœur pour son peuple en difficulté.

L’épidémie qui sévit, en ce moment, se trouve en passe de devenir un drame national. La peste, pulmonaire ou bubonique, atteint une bonne partie des grandes agglomérations urbaines. Elle n’épargne pas, non plus, les régions rurales. A l’heure où l’on parle, le chiffre de la nécrologie avoisinerait bien  au-delà de la quarantaine et le nombre des cas suspects, plus de trois cents, à l’échelle nationale.  Et le bilan s’alourdit à une vitesse ahurissante. Les Centres de soins habilités à traiter le cas, du genre, Ambohimiandra affichent « complets » et ne  reçoivent plus d’autres. Pour le cas d’Antananarivo, les hôpitaux dignes de l’être sont débordés.  A Toamasina, c’est le cafouillage total ! Tous les analystes, sur le même banc d’observation, s’indignent du comportement du locataire d’Iavoloha traduisant une indifférence inédite. L’opinion publique, par la voix de la presse, s’insurge de ce mutisme choquant du « Raiamandreny » de la Nation. Complètement abasourdie, elle (l’opinion) ne s’en remet pas. Sur la place publique, le Président évite de croiser les journalistes. Jugés trop gênants ou non fréquentables, les professionnels du média locaux ne méritent pas, semble-t-il, un tel honneur ! Peut-être qu’il va attendre et profiter de son séjour à Rome, devant la presse internationale, pour enfin s’adresser à son peuple. Inimaginable ! C’est du jamais vu !  Pour les observateurs avisés ou habitués, c’est selon, des agissements de l’homme fort du régime Hvm, il ne pourrait s’agir, rien d’autre, qu’une démission de la raison. Selon certains qui tentent de contourner le problème, l’homme à qui nous avons affaire, sur la tête, ne s’était pas préparé à la haute charge voulue par la magistrature suprême de l’Etat. Une responsabilité jugée trop supérieure, sinon trop compliquée par rapport à ses compétences techniques ou à ses aptitudes morales et intellectuelles. D’autres n’hésitaient pas d’avancer, carrément,  l’hypothèse d’un orgueil mal placé tout court. Sinon, le fait d’oser snober la souffrance de la famille dont il est le chef, relève d’un caractère manifestement odieux et osé. Tel un déserteur, le Chef de l’Etat fuit le combat. En vrai froussard, il n’a pas le courage d’affronter l’ennemi. Au front, quand un Général, commandant en chef des opérations abandonne sur terrain, il mérite la dégradation, sinon pour certain cas, au moment le plus fort de la bataille, la sanction extrême, à savoir, le…poteau. Le commandement suprême des Alliés, durant la Grande Guerre, ne transigeait point.  Les traîtres avaient été fusillés tout au moins radiés définitivement et ne pouvant plus exercer une fonction publique quelle qu’en soit la nature.Un Président de la République qui, ouvertement pris en flagrant délit d’abandon de ces charges, devrait en toute logique subir la sanction suprême, la déchéance. 

Ndrianaivo

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Antalaha - Des terres des services publics détournées

Des responsables  des services publics du District d’Antalaha animés par une cupidité dévorante et d’un égoïsme forcené n’ont pas hésité à s’approprier des terres de leurs départements respectifs. Une grande partie des terres de la direction régionale de la communication de la Région Sava aurait été ainsi détournée par un haut responsable de celle-ci selon nos sources. Le responsable en question et sa famille dont son épouse et ses deux enfants, toujours selon nos sources, ont pris possession de ces terres  en dépit de l’opposition  du personnel de ladite  direction régionale.

Des employés de celle-ci qui requièrent l’anonymat,  avec qui nous avons eu un entretien, ont affirmé les agissements de ce haut responsable. Ils ont toutefois fait savoir qu’ils ne comptent pas se laisser faire et qu’ils vont saisir le ministère de tutelle. On croit savoir qu’une pétition est déjà signée à cet effet et qu’une délégation montera bientôt à Antananarivo pour la remettre aux responsables du ministère de la Communication. Mais maintenant que ceux-ci sont au courant de la situation, la logique veut qu’ils mènent sans tarder leur propre enquête sur cette affaire. A moins que ce soit le cadet de leurs soucis.

Les terres du Caps aussi 

 Il n’y a pas que les terres de la direction régionale de la communication. Plus de 3 ha des terres du Capj (Centre d’animation et de promotion de la jeunesse) d’Antalaha situées dans le Fokontany Antsolasola de source proche du service de la jeunesse et des sports ont été vendues à des particuliers par un responsable de celui-ci.  « Ces terres étaient occupées par des gens auparavant. Le responsable dont il est question sous prétexte d’y construire un foyer des jeunes les a délogés. Mais contre toute attente, ces terres une fois libérées, ont été vendues par ce même responsable à d’autres personnes », ont expliqué nos sources. En somme à Antalaha certains directions ou services publics sont devenus les propriétés privées de quelques responsables lesquels se permettent de s’approprier et de vendre des patrimoines de l’Etat.                                                      

A.Lepêcheur

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Ambilobe - Une femme décapitée, son conjoint retrouvé pendu

 Samedi matin, les habitants d'Ambarakaraka, un quartier d'Ambilobe ont découvert avec horreur une scène d'une extrême violence chez un foyer. La maîtresse de maison a été décapitée et la partie détachée du reste de son corps placée non loin de là, donc dans son propre foyer. Les riverains ont découvert la victime dont le buste était penché vers le bas.  

 

Quelques mètres plus loin, le corps d'un homme, qui n'est autre que le conjoint de la précédente, a été retrouvé pendu  sur la branche d'un manguier. Il est complètement dénudé. Une bonne partie de son corps portait les traces de blessures comme ayant été provoquées par des sévices, notamment  au niveau du bras ou de ses côtes. Alors que la population locale ne trouvait encore rien à dire face à ce double meurtre horrifiant, les hypothèses afin de tenter de porter la lumière sur le drame, abondent.

L'une d'elles privilégie un crime passionnel doublé d'un suicide et dont le principal suspect ne serait autre que le mari. « Il se serait donné la mort en se pendant après avoir décapité sa femme », assure-t-on sur place. Mais avant que les choses n'en fussent arrivées à ce stade, l'on soupçonne que les époux se seraient battus à mort car la femme aurait essayé de se défendre. Une autre avance un double assassinat prémédité mais on ignore le mobile, ni surtout les auteurs. Ce qui amène donc à croire que les malheureux auraient été les cibles d'un règlement de compte meurtrier. Pour le moment, les Forces de l'ordre se contentent tout simplement de poursuivre  leurs investigations et préfèrent ne pas se prononcer encore  sur cette affaire. Un détail qui intrigue beaucoup dans cette affaire, c'est que les voisins du couple affirment n'avoir entendu de rumeur suspecte vendredi soir, moment où l'horreur était censée être consommée. D'autant plus qu'on ignore les antécédents des victimes, du moins selon notre source sur place. Seule donc l'enquête permettrait d'élucider le fond de ces homicides qui n'en finissaient pas 

Franck Roland

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Epidémie de peste - Dix morts pendant le week-end

Les chiffres s’alourdissent de jour en jour. Le dernier bilan officiel du 7 octobre, émanant du ministère de la Santé publique (Msp) concernant l’épidémie de peste à Madagascar, fait état de 42 morts sur les 343 cas enregistrés depuis le mois d’août. Pourtant, ces chiffres étaient de 36 morts sur les 258 cas vendredi dernier. Ainsi, l’on note 85 nouveaux cas et 6 décès de plus, rien que pour la journée de samedi dernier. Pour le Grand Tanà (ville d’Antananarivo, Avaradrano et Atsimondrano), les chiffres avancent 14 cas et 3 décès, selon toujours le bilan de samedi dernier. Mais le Bureau municipal d’hygiène (Bmh) auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo (Cua) a avancé 4 morts liés à la peste, survenus hier. « Un enfant de 10 mois a succombé à l’hôpital des enfants et 2 patients ont perdu la vie au Chapa à Ambohimiandra, aujourd’hui (ndlr dimanche). De plus, l’on nous a signalé un décès de la peste à Andohatapenaka, au domicile de la victime. Les résultats du Tdr post-mortem  étaient positifs », avance Durand Derys Herivonona, premier responsable du Bmh. Bref, l’on enregistre 10 nouveaux décès rien que pour le week-end dernier. Apparemment, cette épidémie continue de faire ravage malgré les mesures de prévention et de riposte adoptées.

 

 L’Oms débloque 1,5 million de dollars de fonds d’urgence

 Arrivée d’une partie de cargaisons. L’Oms fournit 1,2 million de doses d’antibiotiques, des matériels de protection individuelle tels que des masques, combinaisons, gants et lunettes pour les agents de santé ou encore des insecticides et des produits de désinfection pour lutter contre la peste à Madagascar. « Une première livraison de ces dons de médicaments et consommables médicaux a été effectuée cette semaine », rapporte « Le Monde », samedi dernier. « Dans les prochains jours, 244 000 doses devraient être encore acheminées. Ces quantités seraient suffisantes pour  soigner 5000 personnes infectées et prévenir 100 000 cas », détaille ledit quotidien français. Dans son site web, l’Oms communique que « les médicaments sont distribués aux établissements de santé et aux dispensaires ambulants dans tout le pays, avec le soutien du ministère de la Santé et des partenaires ». «Si elle est détectée à temps, la peste est une maladie curable. Nos équipes font en sorte que toutes les personnes à risque aient accès à des moyens de protection et à un traitement », a déclaré le Dr Charlotte Ndiaye, représentante dudit organisme onusien. L’Oms a, notons-le, débloqué rapidement 1,5 million de dollars de fonds d’urgence pour aider dans l’immédiat le pays jusqu’à réception d’un financement plus important. Cette organisation lance un appel afin de recevoir 5,5 millions de dollars pour riposter efficacement à la flambée et pour sauver des vies.

  Patricia Ramavonirina

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Madagascar Economie. 6ème réunion de l’APE avec l’UE

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