Les actualités à Madagascar du Dimanche 08 Octobre 2017

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La peste continue de stopper la machine scolaire et universitaire

L’épidémie de peste continue d’alimenter les médias et les discussions au sein de la société, mais surtout, les mesures prises pour les désinfections des lieux publics à l’instar des écoles publiques et les salles de l’université bloquent la reprise des cours.
En effet, si la semaine dernière tous les établissements scolaires et les salles des universités ont dû fermer leurs portes avec les désinsectisations et les désinfections, cette mesure va encore continuer pour cette semaine. Pour l’université Ankatso, les cours ne reprendront qu’à partir de 11 octobre 2017. Selon une note de service de l’Université, l’efficacité de l’aspersion des produits requiert que les locaux qui ont en fait l’objet restent fermés pendant quelques jours.
La Vérité22 partages

Premier ministre - Vers un retour de Monja Roindefo

Le dernier remaniement du Gouvernement n’aura pas apporté les résultats escomptés en haut lieu. L’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier montrerait toutes ses limites. A quelques exceptions près, les ministres brillent par leurs incompétences à trouver des solutions aux problèmes les plus cruciaux du pays, pour ne citer que la recrudescence de l’insécurité aussi bien dans les grandes villes que dans les brousses, la pauvreté alarmante touchant la majorité des Malagasy, les problèmes de coupure d’eau et d’électricité. Un tableau sombre aggravé par la gestion catastrophique de l’épidémie de peste qui sévit actuellement dans la Grande-île.

Conscient du fait, le Président de la République songerait de nouveau à mettre sur la table la question d’un changement de Gouvernement. Donc d’un changement de Premier ministre. Dans les salons huppés de la Capitale, un scénario en particulier est d’ores et déjà évoqué : Celui du retour d’un ancien Premier ministre. Premier Chef de Gouvernement durant la période transitoire en 2009, Monja Roindefo président national du parti Mouvement National pour l’Indépendance de Madagascar (Monima), pourrait en effet, revenir à la Primature 8 ans après, selon les discussions qui ont cours. Pour rappel, le fils de feu Monja Jaona avait été remplacé à la Primature par Eugène Mangalaza, à la suite des accords de Maputo négociés entre les quatre mouvances politiques en octobre 2009.

 En tout cas, l’éventualité même alimente les débats au sein du microcosme politique. Bon nombre d’observateurs se demandent en effet quel pourrait être encore le poids de l’ancien Pm sur l’échiquier politique actuellement. Depuis son départ  de Mahazoarivo, l’ancien Premier ministre du mouvement populaire de 2009 a été quelque peu discret de la scène politique malagasy. Le leader du Monima s’est surtout fait entendre dans l’actualité pour ses activités d’opérateur économique dans le domaine des cigarettes. Pour certains analystes, l’éventualité d’un retour de l’ancien Chef du Gouvernement, bien que surprenante, pourrait toutefois ne pas être fortuite. En nommant un des anciens hommes fort de la révolution orange, l’actuel Chef de l’Etat se mettrait dans la poche un des proches d’Andry Rajoelina. L’objectif serait-il d’ailleurs d’isoler encore un peu plus l’ancien président de la Transition sur l’échiquier politique ? Faut-il en effet rappeler que Monja Roindefo avait été nommé à la suite de la révolution orange. En tout cas, si d’ordinaire, le Chef de l’Etat procédait à un changement de Gouvernement il ne serait plus seulement attendu pour apporter des remèdes aux multiples maux qui gangrènent le pays mais serait surtout mis en place pour emmener Hery Rajaonarimampianina jusqu’à la présidentielle de 2018. Rumeur ou intox, pour un membre de l’opposition contacté, l’éventualité d’un changement de Gouvernement ne constituerait pas en soit un problème. Toutefois, il revendique l’application stricte de l’article 54 de la Constitution …

 Recueillis par  A.R.

Madagate13 partages

Non développement. Qui sont ceux qui foutent la merde en Afrique?

African Revolution est une chaine youtube créée début août 2017. Sa raison d’être repose sur la phrase: «L’Afrique, le continent le plus riche du monde, est aujourd’hui sous-développé, avec une population très pauvre». Sa toute première vidéo s’intitule: «Qui sont ceux qui foutent la merde en Afrique?». Partant du fait que les paroles s’envolent et que les écrits, eux, restent, j’ai décidé, pour vous, amis lecteurs assidus, de prendre le temps de transcrire les commentaires de cette vidéo contenant des dessins en couleurs, faits en direct, et des photos de certains… concernés et même cons cernés.

La chute (mot prémonitoire) rejoint indéniablement le récent article de Rfi en ligne intitulé: «Madagascar: le président veut réformer la constitution, la société civile refuse». Vous allez voir: écouter c’est bien, mais lire et pouvoir relire immédiatement c’est mieux.

Qui sont ceux qui foutent la merde en Afrique? Les premières personnes à foutre la merde en Afrique, ce sont les présidents africains. Eh oui! Ce sont eux les premiers à créer les conditions d’instabilité économique, politique et sociale. Mais la majorité des Africains pensent que ce sont les Blancs. Quand on parle des Blancs, on indexe, évidemment, les anciens colonisateurs et leurs alliés, et en tête desquels la France. Mmmm, trop facile. Est-ce les Blancs qui ont tué Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Laurent Désiré Kabila…? Certains diront que l’Occident a commandité plusieurs assassinats. Oui, mais les exécutions ont été accomplis par les Africains ou avec leur accord. C’est le cas de Kadhafi dont l’acte de décès a été signé par plusieurs Chefs d’État africains.

Voyez-vous: il faut toujours un Africain pour laisser entrer le loup dans l’enclos. En plus, çà ne s’arrête pas là. Avec toutes les ressources qui gisent sur les terres africaines, plusieurs millions d’Africains vivent sous le seuil de pauvreté. Les présidents, eux, par contre, vivent comme des rois, s’offrant des voyages, des maisons et des voitures de luxe. Car, en plus de l’argent des contribuables qui, bizarrement, leur appartient, les entreprises extractives étrangères leur versent directement des revenus issus de leurs activités. Pendant ce temps, le peuple n’a même pas droit à de l’eau potable. Une dernière chose: le pouvoir leur monte tellement à la tête qu’ils sont prêts à tout pour le conserver. Même à tirer sur le peuple s’il le faut.

Parmi eux, il y a ceux qui modifient la constitution pour faire sauter le verrou de la limitation de mandats; ceux qui arrivent au pouvoir en se déclarant démocrates et progressistes mais ne se soucient pas d’insérer une clause de limitation de mandats dans la constitution; et ceux qui s’arrangent à ne pas organiser les élections à la fin de leur dernier mandat et se donnent du temps pour mettre en place des stratégies de conservation de pouvoir. Tant que les démocraties africanisées seront acceptées par la communauté africaine, il sera difficile de penser à un développement du continent.

Transcrit de la vidéo d’African Revolution

Port-Louis, 11 mars 2016. Signature d’un Mémorandum pour l’établissement d’une Zone Économique Spéciale à Fort-Dauphin

Concernant particulièrement Madagascar, en parlant d’«Africain pour laisser entrer le loup dans l’enclos» -hormis les exploitations sauvages effectuées par des Chinois venus d’on-ne-sait-où dans pratiquement tout Madagascar-, il y a cette histoire de Zones économiques spéciales ou ZES qui doit nous interpeler. Certes, lorsqu’un gouvernement veut créer une ZES, c’est dans le but d’attirer les investissements étrangers et de permettre la création d'emplois aux nationaux. Mais cessons de rêver les gars! Dans la réalité et la pratique, une ZES est un espace délimité administrativement, dans lequel la législation économique nationale ne s'applique pas. La plupart sont des zones qui bénéficient de dérogations de droits de douane ou de fiscalité et où les marchandises entrent et sortent librement. Et les Malgaches vont réellement connaître et vivre ce que signifie être étranger dans son propre pays sur la terre des ses ancêtres.

Pour votre culture personnelle, sachez que la première ZES a été installée à Shannon, en Irlande, en… 1959. La Chine, elle, a débuté dans ce domaine depuis les années 1980. La plus renommée des ZES, là-bas, se situe à Shenzhen dans la périphérie de Hongkong. Mais peut-on comparer Fort-Dauphin à Hong Kong? Enfin, sachez que, malgré leur popularité, les ZES constituent souvent des échecs. L'Inde a des centaines de ZES qui n'ont jamais décollé, y compris plus de 60 dans l'État du Maharashtra. Alors? On revient à la case: «Car, en plus de l’argent des contribuables qui, bizarrement, leur appartient, les entreprises extractives étrangères leur versent directement des revenus issus de leurs activités». Qui verse -et versera encore- combien à qui? En attendant une hypothétique réponse, admirez plutôt, à Antananarivo, les 4X4 et villas de ces Malgaches parvenus au pouvoir actuellement. Plus de nommés (choisis au sein des coquins et copains) que d’élus…

Jeannot Ramambazafy

 

 

 

Madagate7 partages

Madagascar Peste. Pas d'école du 9 au 13 octobre 2017

Madagascar: Lutte contre la peste (258 cas enregistrés et 36 décès au 6 octobre 2017). De manière officielle, il n’y aura pas encore d’école, pour la semaine du 9 au 13 octobre 2017, dans les Directions régionales de l’Éducation nationale (DREN) et les Circonscriptions scolaires (CISCO) suivantes (liste publiée par le ministère de l’Éducation nationale):

DREN ANALAMANGA

CISCO ANTANANARIVO RENIVOHITRA

CISCO ANTANANARIVO AVARADRANO :

• ZAP ANKADIKELY OUEST

• ZAP ANKADIKELY EST

• ZAP SABOTSY NAMEHANA

• ZAP AMBOHIMANGAKELY

• ZAP ANOSY AVARATRA

CISCO ANTANANARIVO ATSIMONDRANO :

• ZAP TANJOMBATO

• ZAP SOAVINA

• ZAP BEMASOANDRO

• ZAP ANKARAOBATO

• ZAP ANDOHARANOFOTSY

• ZAP ANDRANONAHOATRA

• ZAP ITAOSY

• ZAP AMBAVAHADITOKANA

• ZAP AMPITATAFIKA

• ZAP AMBOHIDRAPETO

• ZAP FENOARIVO

CISCO AMBOHIDRATRIMO :

• ZAP AMBOHIDRATRIMO

• ZAP TALATAMATY

• ZAP ANTEHIROKA

• ZAP ANOSIALA

• ZAP AMBOHITRIMANJAKA

• ZAP AMPANOTOKANA

• ZAP MAHITSY

• ZAP IVATO

• ZAP MAHABO

• ZAP ANTANETIBE MAHAZAZA

• ZAP MANJAKA AVARADRANO

CISCO MANJAKANDRIANA :

• ZAP RANOVAO

• ZAP AMBOHITROLOMAHITSY

DREN ANTSIRANANA

CISCO TOAMASINA I

CISCO TOAMASINA II :

• ZAP TOAMASINA AMBANIVOHITRA

DREN ANALANJIROFO

CISCO FÉNÉRIVE EST :

• ZAP FÉNÉRIVE VILLE

DREN BOENY

CISCO MAHAJANGA I

DREN ITASY

CISCO ARIVONIMAMO

• ZAP ARIVONIMAMO I

• ZAP ARIVONOMAMO II

CISCO MIARINARIVO

• ZAP MIARINARIVO I

• ZAP MANAZARA

CISCO SOAVINANDRIANA

• ZAP MAHAVELONA

• ZAP ANTANETIBE

DREN HAUTE MAHATSIATRA

CISCO LALANGINA

• ZAP ALAKAMISY AMBOHIMAHA

 

Madaplus.info0 partages

Nantes: le Consul Jerémie Ravahimanana invite les malgaches de France au Forum de la diaspora

Le mot du Consul à la diaspora en vue de la tenue du Forum de la diaspora à Tananarive.
La Vérité0 partages

Footbal l- Thb ligue des champions - Les « 4 As » identifiés

Cnaps Sport, Cosfa, Elgeco Plus, Hzam. Telles sont les équipes qualifiées pour la poule des As, dernière marche vers le titre de champion de Madagascar 2017. A l’exception du Herin’ny Zatovo Alaotra Mangoro (Hzam), les autres composants de la poule des As 2017 sont tous des habitués de cette dernière étape de la ligue des champions. Dans un passé récent pour la Cnaps Sport, tenante du titre, et Elgeco Plus (Analamanga)  contre un retour au devant de la scène nationale pour le Cosfa (Analamanga). 

 

Une issue sans surprise ainsi du 3e tour de la ligue des champions, disputé depuis une dizaine de jours à Fianarantsoa et à Mahajanga. En dépit d’un début de compétition timide, les favoris ont tenu finalement leur rôle en se qualifiant à la poule des As. La surprise de cette édition 2017 est venue de Mahajanga avec cette qualification inattendue du Hzam qui a surclassé au décompte final l’Ajesaia, championne de la ligue de Bongolava. Vaincu 5-0 par la Cnaps Sport à la dernière journée d’hier, Hzam garde toujours la seconde place du groupe grâce à un goal average favorable à celui de l’Ajesaia. Bien que vainqueur hier du Fc Maeva 4 à 0 à l’ultime rencontre de groupe, l’équipe championne de Bongolava possède le même point que Hzma, 10 unités, mais son goal average est de + 9 contre +11 pour la formation d’Alaotra Mangoro. Concernant l’autre groupe basé à Fianarantsoa, les carottes étaient cuites avant même le coup d’envoi du dernier match de la journée d’hier. La victoire du Jet Mada (Itasy) sur Top Dom (Amoron’i Mania), 2-1, a tué le suspens et a offert du coup les deux places qualificatives pour Elgeco Plus et Cosfa.

Place désormais à la poule des As qui cette année se disputera en aller et retour. Les premières joutes se dérouleront à Fianarantsoa du 22 au 29 octobre et les retrouvailles programmées à Mahajanga du 12 au 19 novembre. Le premier de la poule des As empoche le titre de champion de Madagascar et représente la Grande île à la ligue des champions de la Caf 2018.

Rata

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Agriculture-Industrie Une association très prometteuse

Avec une population active de 80% occupée par l’agriculture, l’industrie n’a pas vraiment sa place à Madagascar. Pourtant, l’association de ces deux secteurs peut être une vraie source de revenus pour tout le peuple malagasy. Il est vrai qu’industrialiser un pays n’est pas chose facile. Toutefois, un investissement dans ce milieu pourrait apporter un développement conséquent à l’économie du pays. En effet, pour l’application d’une industrialisation rapide, le secteur pourrait générer de nouveaux emplois mais également des dépenses sociales majeures qui devraient être soutenues par l’Etat.

A vue d’œil, cette méthode pourrait ne pas fonctionner pourtant elle a bien fait ses preuves en Ethiopie qui est aujourd’hui classée parmi les cinq pays les plus dynamiques du monde par le Fmi alors qu’elle est considérée comme l’un des pays les plus pauvres de la planète. Elle a su se redresser même si elle ne dispose pas de ressources naturelles abondantes. Pour Madagascar donc, développer le secteur industriel par le biais de l’agriculture est un défi facile à relever vu toute sa richesse que ce soit au niveau de la main d’œuvre ou encore des ressources naturelles. L’association de ces deux secteurs pourraient alors améliorer de plus en plus la production des agriculteurs locaux afin qu’ils ne se limitent pas à la culture de subsistance mais aussi réduire les importations effectuées par les industries du pays étant donné que l’agriculture locale arrive déjà à subvenir à leurs besoins. Mais il faut préciser que cette association ne date pas d’hier parce que certaines industries locales y ont déjà recours dans le but d’améliorer leur rendement tout en contribuant au développement de la localité. Il y a par exemple la société Malto du Groupe Star qui fournit des matières premières brassicoles à la Brasserie d’Antsirabe. Elle s’occupe de la transformation industrielle de l’orge locale en agriculture contractuelle. La société Malto travaille donc avec plus de 9 000 pays sur pas moins de 900 ha. Dans cette collaboration, les paysans se sont engagés auprès de la société à fournir des produits de bonne qualité répondant aux normes requises tandis que la société s’engage à transmettre des techniques performantes et écologiques  à travers des réunions villageoises et des visites de parcelles d’essai. Un partenariat sur le long terme qui porte ses fruits malgré les quelques problèmes auxquels ils doivent encore faire face. A cet effet, pour développer l’économie de la Grande île donc, il faudrait développer l’industrialisation basée sur l’agriculture.

Propos recueillis par Rova R.

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Orange-Association des cybercafés et des internautes de Madagascar - Le renouvellement d’un partenariat ...

Une tarification préférentielle pour les membres de l’Association des cybercafés et des internautes de Madagascar (Acybimad).  Orange et l’Acybimad  ont renouvelé, mercredi dernier, leur partenariat. Un renouvellement qui a été signé par le directeur général d’Orange Madagascar, Michel Degland et le président de l’Acybimad, Rija Rakotonirina. Cela fait plus de 5 ans que les deux parties travaillent ensemble. Et depuis, Orange a apporté son appui afin que les membres de l’Acybimad puissent proposer une meilleure qualité de service à leurs clients tout en optimisant leurs revenus.

Comme l’explique le Dg d’Orange Madagascar : « Nous partageons une même vision, celle de donner l’opportunité à un maximum de personnes d’avoir accès à internet. L’Association des cybercafés et des internautes de Madagascar a également un rôle à jouer dans le développement économique de Madagascar, et nous sommes heureux de les accompagner en ce sens, notamment avec la puissance de notre réseau 4G ». Avec le soutien d’Orange, les membres de l’Acybimad bénéficient donc d’une meilleure qualité de connexion mais à moindre coût pour leurs activités professionnelles. Mise à part la connexion, des tarifs préférentiels sont également  appliqués sur leurs offres de communication mobile sans oublier les atouts de l’usage de la solution mobile banking, Orange Money.  

Rova R. 

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La déchéance

Impensable. Face à la recrudescence de l’épidémie de la peste, le Président de la République, père de la Nation et symbole de l’unité du pays, se terre dans un silence inouï voire troublant. Comme si de rien n’était, Hery Rajaonarimampianina ne croit pas à la nécessité de rendre visite auprès des « siens » dans la tourmente ni, au moins, piper un mot de réconfort  à l’endroit de ses « enfants », dans le malheur.  Un geste glacial indigne d’un Chef d’Etat, supposé avoir de la sensibilité et du cœur pour son peuple en difficulté.

L’épidémie qui sévit, en ce moment, se trouve en passe de devenir un drame national. La peste, pulmonaire ou bubonique, atteint une bonne partie des grandes agglomérations urbaines. Elle n’épargne pas, non plus, les régions rurales. A l’heure où l’on parle, le chiffre de la nécrologie avoisinerait bien  au-delà de la quarantaine et le nombre des cas suspects, plus de trois cents, à l’échelle nationale.  Et le bilan s’alourdit à une vitesse ahurissante. Les Centres de soins habilités à traiter le cas, du genre, Ambohimiandra affichent « complets » et ne  reçoivent plus d’autres. Pour le cas d’Antananarivo, les hôpitaux dignes de l’être sont débordés.  A Toamasina, c’est le cafouillage total ! Tous les analystes, sur le même banc d’observation, s’indignent du comportement du locataire d’Iavoloha traduisant une indifférence inédite. L’opinion publique, par la voix de la presse, s’insurge de ce mutisme choquant du « Raiamandreny » de la Nation. Complètement abasourdie, elle (l’opinion) ne s’en remet pas. Sur la place publique, le Président évite de croiser les journalistes. Jugés trop gênants ou non fréquentables, les professionnels du média locaux ne méritent pas, semble-t-il, un tel honneur ! Peut-être qu’il va attendre et profiter de son séjour à Rome, devant la presse internationale, pour enfin s’adresser à son peuple. Inimaginable ! C’est du jamais vu !  Pour les observateurs avisés ou habitués, c’est selon, des agissements de l’homme fort du régime Hvm, il ne pourrait s’agir, rien d’autre, qu’une démission de la raison. Selon certains qui tentent de contourner le problème, l’homme à qui nous avons affaire, sur la tête, ne s’était pas préparé à la haute charge voulue par la magistrature suprême de l’Etat. Une responsabilité jugée trop supérieure, sinon trop compliquée par rapport à ses compétences techniques ou à ses aptitudes morales et intellectuelles. D’autres n’hésitaient pas d’avancer, carrément,  l’hypothèse d’un orgueil mal placé tout court. Sinon, le fait d’oser snober la souffrance de la famille dont il est le chef, relève d’un caractère manifestement odieux et osé. Tel un déserteur, le Chef de l’Etat fuit le combat. En vrai froussard, il n’a pas le courage d’affronter l’ennemi. Au front, quand un Général, commandant en chef des opérations abandonne sur terrain, il mérite la dégradation, sinon pour certain cas, au moment le plus fort de la bataille, la sanction extrême, à savoir, le…poteau. Le commandement suprême des Alliés, durant la Grande Guerre, ne transigeait point.  Les traîtres avaient été fusillés tout au moins radiés définitivement et ne pouvant plus exercer une fonction publique quelle qu’en soit la nature.Un Président de la République qui, ouvertement pris en flagrant délit d’abandon de ces charges, devrait en toute logique subir la sanction suprême, la déchéance. 

Ndrianaivo

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Antalaha - Des terres des services publics détournées

Des responsables  des services publics du District d’Antalaha animés par une cupidité dévorante et d’un égoïsme forcené n’ont pas hésité à s’approprier des terres de leurs départements respectifs. Une grande partie des terres de la direction régionale de la communication de la Région Sava aurait été ainsi détournée par un haut responsable de celle-ci selon nos sources. Le responsable en question et sa famille dont son épouse et ses deux enfants, toujours selon nos sources, ont pris possession de ces terres  en dépit de l’opposition  du personnel de ladite  direction régionale.

Des employés de celle-ci qui requièrent l’anonymat,  avec qui nous avons eu un entretien, ont affirmé les agissements de ce haut responsable. Ils ont toutefois fait savoir qu’ils ne comptent pas se laisser faire et qu’ils vont saisir le ministère de tutelle. On croit savoir qu’une pétition est déjà signée à cet effet et qu’une délégation montera bientôt à Antananarivo pour la remettre aux responsables du ministère de la Communication. Mais maintenant que ceux-ci sont au courant de la situation, la logique veut qu’ils mènent sans tarder leur propre enquête sur cette affaire. A moins que ce soit le cadet de leurs soucis.

Les terres du Caps aussi 

 Il n’y a pas que les terres de la direction régionale de la communication. Plus de 3 ha des terres du Capj (Centre d’animation et de promotion de la jeunesse) d’Antalaha situées dans le Fokontany Antsolasola de source proche du service de la jeunesse et des sports ont été vendues à des particuliers par un responsable de celui-ci.  « Ces terres étaient occupées par des gens auparavant. Le responsable dont il est question sous prétexte d’y construire un foyer des jeunes les a délogés. Mais contre toute attente, ces terres une fois libérées, ont été vendues par ce même responsable à d’autres personnes », ont expliqué nos sources. En somme à Antalaha certains directions ou services publics sont devenus les propriétés privées de quelques responsables lesquels se permettent de s’approprier et de vendre des patrimoines de l’Etat.                                                      

A.Lepêcheur

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Ambilobe - Une femme décapitée, son conjoint retrouvé pendu

 Samedi matin, les habitants d'Ambarakaraka, un quartier d'Ambilobe ont découvert avec horreur une scène d'une extrême violence chez un foyer. La maîtresse de maison a été décapitée et la partie détachée du reste de son corps placée non loin de là, donc dans son propre foyer. Les riverains ont découvert la victime dont le buste était penché vers le bas.  

 

Quelques mètres plus loin, le corps d'un homme, qui n'est autre que le conjoint de la précédente, a été retrouvé pendu  sur la branche d'un manguier. Il est complètement dénudé. Une bonne partie de son corps portait les traces de blessures comme ayant été provoquées par des sévices, notamment  au niveau du bras ou de ses côtes. Alors que la population locale ne trouvait encore rien à dire face à ce double meurtre horrifiant, les hypothèses afin de tenter de porter la lumière sur le drame, abondent.

L'une d'elles privilégie un crime passionnel doublé d'un suicide et dont le principal suspect ne serait autre que le mari. « Il se serait donné la mort en se pendant après avoir décapité sa femme », assure-t-on sur place. Mais avant que les choses n'en fussent arrivées à ce stade, l'on soupçonne que les époux se seraient battus à mort car la femme aurait essayé de se défendre. Une autre avance un double assassinat prémédité mais on ignore le mobile, ni surtout les auteurs. Ce qui amène donc à croire que les malheureux auraient été les cibles d'un règlement de compte meurtrier. Pour le moment, les Forces de l'ordre se contentent tout simplement de poursuivre  leurs investigations et préfèrent ne pas se prononcer encore  sur cette affaire. Un détail qui intrigue beaucoup dans cette affaire, c'est que les voisins du couple affirment n'avoir entendu de rumeur suspecte vendredi soir, moment où l'horreur était censée être consommée. D'autant plus qu'on ignore les antécédents des victimes, du moins selon notre source sur place. Seule donc l'enquête permettrait d'élucider le fond de ces homicides qui n'en finissaient pas 

Franck Roland

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Epidémie de peste - Dix morts pendant le week-end

Les chiffres s’alourdissent de jour en jour. Le dernier bilan officiel du 7 octobre, émanant du ministère de la Santé publique (Msp) concernant l’épidémie de peste à Madagascar, fait état de 42 morts sur les 343 cas enregistrés depuis le mois d’août. Pourtant, ces chiffres étaient de 36 morts sur les 258 cas vendredi dernier. Ainsi, l’on note 85 nouveaux cas et 6 décès de plus, rien que pour la journée de samedi dernier. Pour le Grand Tanà (ville d’Antananarivo, Avaradrano et Atsimondrano), les chiffres avancent 14 cas et 3 décès, selon toujours le bilan de samedi dernier. Mais le Bureau municipal d’hygiène (Bmh) auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo (Cua) a avancé 4 morts liés à la peste, survenus hier. « Un enfant de 10 mois a succombé à l’hôpital des enfants et 2 patients ont perdu la vie au Chapa à Ambohimiandra, aujourd’hui (ndlr dimanche). De plus, l’on nous a signalé un décès de la peste à Andohatapenaka, au domicile de la victime. Les résultats du Tdr post-mortem  étaient positifs », avance Durand Derys Herivonona, premier responsable du Bmh. Bref, l’on enregistre 10 nouveaux décès rien que pour le week-end dernier. Apparemment, cette épidémie continue de faire ravage malgré les mesures de prévention et de riposte adoptées.

 

 L’Oms débloque 1,5 million de dollars de fonds d’urgence

 Arrivée d’une partie de cargaisons. L’Oms fournit 1,2 million de doses d’antibiotiques, des matériels de protection individuelle tels que des masques, combinaisons, gants et lunettes pour les agents de santé ou encore des insecticides et des produits de désinfection pour lutter contre la peste à Madagascar. « Une première livraison de ces dons de médicaments et consommables médicaux a été effectuée cette semaine », rapporte « Le Monde », samedi dernier. « Dans les prochains jours, 244 000 doses devraient être encore acheminées. Ces quantités seraient suffisantes pour  soigner 5000 personnes infectées et prévenir 100 000 cas », détaille ledit quotidien français. Dans son site web, l’Oms communique que « les médicaments sont distribués aux établissements de santé et aux dispensaires ambulants dans tout le pays, avec le soutien du ministère de la Santé et des partenaires ». «Si elle est détectée à temps, la peste est une maladie curable. Nos équipes font en sorte que toutes les personnes à risque aient accès à des moyens de protection et à un traitement », a déclaré le Dr Charlotte Ndiaye, représentante dudit organisme onusien. L’Oms a, notons-le, débloqué rapidement 1,5 million de dollars de fonds d’urgence pour aider dans l’immédiat le pays jusqu’à réception d’un financement plus important. Cette organisation lance un appel afin de recevoir 5,5 millions de dollars pour riposter efficacement à la flambée et pour sauver des vies.

  Patricia Ramavonirina

Madagascar Tribune0 partages

C’est parti pour 30 jours de campagne électorale

La campagne électorale pour le premier tour de l’élection présidentielle est ouverte à partir de ce lundi 8 octobre. Elle dure 30 jours, conformément à la Constitution en vigueur dans le pays. Elle prendre fin alors le 6 novembre, c’est-à-dire la veille du scrutin. Chacun des 36 candidats a sa manière de l’entamer. Mais les yeux se tournent notamment vers les quatre anciens présidents candidats donnés favoris pour cette élection : Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Hery Rajaonarimampianina et Didier Ratsiraka.

Le service de communication de l’ancien président de la Transition confirme que le candidat N°13 lancera sa campagne électorale à Antsiranana, sur la place Ritz dans l’après-midi. Il était hier au jardin d’Andohalo pour présenter et dédicacer son ouvrage "Andry Rajoelina, le destin exceptionnel d’un homme d’État", sorti il y a quelques semaines en France.

L’ancien président Marc Ravalomanana débutera sa campagne à travers une rencontre avec la presse à son quartier général à Bel’Air Ampandrana. Hier, Marc Ravalomanana a fait une séance de prière avec ses partisans à la place du Magro à Behoririka.

Le président sortant, Hery Rajaonarimampianina a pour sa part prévu un grand rassemblement à Antanikatsaka Itaosy à partir de 8 h 30 ce jour. L’Amiral Didier Ratsiraka qui s’est faisait plus discret durant la précampagne lancera par contre en trombe sa campagne éléctorale au terrain de foot d’Ankazomanga.

Les autres candidats qui pourront faire la surprise dans le cadre de cette élection, à l’instar du pasteur Mailhol, Olivier Solonandrasana Mahafaly ou encore Roland Ratsiraka restent un peu discret pour le lancement de leur campagne électoral. L’ancien Premier ministre du régime HVM effectuera un déplacement à Fianarantsoa, puis à Mahajanga dans les jours à venir. L’ancien ministre du Tourisme, pour sa part, vient d’effectuer un grand show sur la place de l’indépendance à Antsiranana, là où Andry Rajoelina se rendra ce jour.

Pour la plupart des candidats donnés favoris, il s’agit plutôt d’une démonstration de force que d’une propagande pour convaincre les électeurs à voter pour eux. Spectacles gratuits avec des stars de la musique malgache, bain de foule… Ils préfèrent dans l’ensemble une campagne à l’américaine dans laquelle on cherche à influencer les électeurs qui tergiversent encore à travers l’affluence lors de leur meeting.

Comment et qui choisir ?

Dans l’ensemble, les programmes et projets de société des candidats ne se différencient pas trop. C’est dans leur capacité à les mettre en œuvre que la différence se situe. Mais comme la plupart des électeurs l’ont déjà constaté depuis des années, la majorité des candidats promettent monts et merveilles. Ceux qui étaient déjà au pouvoir déclarent avoir trouvé, enfin, le moyen qu’ils n’ont jamais su lorsqu’ils étaient dirigeants pour mettre en œuvre le vrai développement du pays, les nouveaux prétendants au poste annoncent qu’ils apporteraient le vrai changement et s’appuient sur les échecs des autres pour faire campagne.

Pour la population lasse de la politique et qui se bat pour survivre, il n’y a qu’un seul critère qui s’impose : celui qui arrive à subvenir à leur besoin immédiat aura leur faveur. Beaucoup de candidats l’ont compris et s’apprêtent déjà à faire le nécessaire pour séduire cette frange de la population. Dans ce cas de figure, les candidats les mieux nantis ont largement la cote.

Les électeurs les plus avisés souhaitent suivre des débats d’idées télévisés entre les candidats sur les sujets pendants de la vie publique, à savoir l’insécurité, le développement économique, l’éducation et la santé. Cependant, ils risquent aussi de tomber sur les beaux parleurs et volubiles-nés

La question la plus évidente à poser reste lequel d’entre ces candidats pourrait être digne de confiance ? Pour s’en convaincre, il fallait revenir sur leur passé et leur réalisation, sinon on risque de tomber sur un incognito et s’exposer à une nouvelle déception. Mais là encore, il n’y a pas beaucoup d’espoir, car chacun d’entre les candidats connus, potentiel ou non, traine des casseroles et est loin d’être « Mr ou Mme Propre ». Le mieux serait alors de procéder par élimination et de choisir entre deux maux celui qui sera le moindre. Mais 30 jours suffiront-ils pour bien faire le choix ?

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Des retraités interpellent sur la transparence des opérations financières de la CNAPS

Le 4 octobre dernier, l’association Vondron’ny Mpiasa Misotro Ronono Tsy Miankina eto Madagasikara (VMMR) ou groupement des retraités du secteur privé à Madagascar a diffusé un communiqué (voir ci-dessous) dans lequel il revendique la transparence sur les opérations financières effectuées par la CNAPS (Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale).

L’association, dont les membres sont des adhérents/cotisants de la Caisse, s’inquiète dans l’utilisation des fonds gérés par les dirigeants de la CNAPS. Le VMMR a eu vent de participations et/ou placements financiers engageant les avoirs de la Caisse. Il soupçonne la Direction Générale de la CNAPS de prêter de l’argent à de sociétés locale et étrangère sans que les actionnaires minoritaires en quelque sorte les travailleurs et encore moins l’organe décideur ne soient consultés. Le VMMR se joint aux interpellations du Conseil d’Administration de la CNAPS qui réclame à la Direction Générale de « fournir un état des investissements des cinq dernières années avec les autorisations de la Commission patrimoine et du Conseil d’administration ».

Les retraités et travailleurs cotisants de la CNAPS se sentent floués au vu des investissements immobiliers et des campagnes de publicité que développe la CNAPS depuis quelques années déjà ; alors que les retraités de la CNAPS pataugent dans la misère des maigres pensions qu’ils touchent tous les trois mois. Si investissements devaient être conduits, se disent-ils, il aurait été judicieux et conforme au principe de la redevabilité et de prévoyance sociale de mettre en œuvre d’abord la révision des décomptes de la pension allouée aux retraités ensuite la périodicité des paiements des pensions et enfin la construction de logements sociaux et non de lotissements de luxe qui jusqu’ici apparaissent comme de la thésaurisation.

Le Conseil d’Administration de la CNAPS, approché par le VMMR déclare n’avoir pas été informé d’une récente « prise de participation dans des sociétés étrangères, et n’a à fortiori donné aucune autorisation en ce sens. Sa responsabilité ne serait donc engagée, d’autant que le directeur général affirme avoir obtenu l’autorisation du ministère de tutelle financière ». Dès lors le Conseil d’Administration et le VMMR demandent davantage d’informations de la part de la Direction Générale de la CNAPS et en même temps de la part des ministères de tutelle particulièrement financière le Ministère chargé des Finances ; si besoin est, l’association VMMR fait appel à la Direction Générale du Trésor soit d’organiser un audit, soit de faire mandater l’Inspection Générale de l’État (IGE) pour s’enquérir des réalités de la gestion des caisses de retraite.

Recueilli par Fanambinantsoa

Communiqué de l’association VMMR
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C’est parti pour 30 jours de campagne électorale

La campagne électorale pour le premier tour de l’élection présidentielle est ouverte à partir de ce lundi 8 octobre. Elle dure 30 jours, conformément à la Constitution en vigueur dans le pays. Elle prendre fin alors le 6 novembre, c’est-à-dire la veille du scrutin. Chacun des 36 candidats a sa manière de l’entamer. Mais les yeux se tournent notamment vers les quatre anciens présidents candidats donnés favoris pour cette élection : Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Hery Rajaonarimampianina et Didier Ratsiraka.

Le service de communication de l’ancien président de la Transition confirme que le candidat N°13 lancera sa campagne électorale à Antsiranana, sur la place Ritz dans l’après-midi. Il était hier au jardin d’Andohalo pour présenter et dédicacer son ouvrage « Andry Rajoelina, le destin exceptionnel d’un homme d’État », sorti il y a quelques semaines en France.

L’ancien président Marc Ravalomanana débutera sa campagne à travers une rencontre avec la presse à son quartier général à Bel’Air Ampandrana. Hier, Marc Ravalomanana a fait une séance de prière avec ses partisans à la place du Magro à Behoririka.

Le président sortant, Hery Rajaonarimampianina a pour sa part prévu un grand rassemblement à Antanikatsaka Itaosy à partir de 8 h 30 ce jour. L’Amiral Didier Ratsiraka qui s’est faisait plus discret durant la précampagne lancera par contre en trombe sa campagne éléctorale au terrain de foot d’Ankazomanga.

Les autres candidats qui pourront faire la surprise dans le cadre de cette élection, à l’instar du pasteur Mailhol, Olivier Solonandrasana Mahafaly ou encore Roland Ratsiraka restent un peu discret pour le lancement de leur campagne électoral. L’ancien Premier ministre du régime HVM effectuera un déplacement à Fianarantsoa, puis à Mahajanga dans les jours à venir. L’ancien ministre du Tourisme, pour sa part, vient d’effectuer un grand show sur la place de l’indépendance à Antsiranana, là où Andry Rajoelina se rendra ce jour.

Pour la plupart des candidats donnés favoris, il s’agit plutôt d’une démonstration de force que d’une propagande pour convaincre les électeurs à voter pour eux. Spectacles gratuits avec des stars de la musique malgache, bain de foule… Ils préfèrent dans l’ensemble une campagne à l’américaine dans laquelle on cherche à influencer les électeurs qui tergiversent encore à travers l’affluence lors de leur meeting.

Comment et qui choisir ?

Dans l’ensemble, les programmes et projets de société des candidats ne se différencient pas trop. C’est dans leur capacité à les mettre en œuvre que la différence se situe. Mais comme la plupart des électeurs l’ont déjà constaté depuis des années, la majorité des candidats promettent monts et merveilles. Ceux qui étaient déjà au pouvoir déclarent avoir trouvé, enfin, le moyen qu’ils n’ont jamais su lorsqu’ils étaient dirigeants pour mettre en œuvre le vrai développement du pays, les nouveaux prétendants au poste annoncent qu’ils apporteraient le vrai changement et s’appuient sur les échecs des autres pour faire campagne.

Pour la population lasse de la politique et qui se bat pour survivre, il n’y a qu’un seul critère qui s’impose : celui qui arrive à subvenir à leur besoin immédiat aura leur faveur. Beaucoup de candidats l’ont compris et s’apprêtent déjà à faire le nécessaire pour séduire cette frange de la population. Dans ce cas de figure, les candidats les mieux nantis ont largement la cote.

Les électeurs les plus avisés souhaitent suivre des débats d’idées télévisés entre les candidats sur les sujets pendants de la vie publique, à savoir l’insécurité, le développement économique, l’éducation et la santé. Cependant, ils risquent aussi de tomber sur les beaux parleurs et volubiles-nés

La question la plus évidente à poser reste lequel d’entre ces candidats pourrait être digne de confiance ? Pour s’en convaincre, il fallait revenir sur leur passé et leur réalisation, sinon on risque de tomber sur un incognito et s’exposer à une nouvelle déception. Mais là encore, il n’y a pas beaucoup d’espoir, car chacun d’entre les candidats connus, potentiel ou non, traine des casseroles et est loin d’être « Mr ou Mme Propre ». Le mieux serait alors de procéder par élimination et de choisir entre deux maux celui qui sera le moindre. Mais 30 jours suffiront-ils pour bien faire le choix ?

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Des retraités interpellent sur la transparence des opérations financières de la CNAPS

Le 4 octobre dernier, l’association Vondron’ny Mpiasa Misotro Ronono Tsy Miankina eto Madagasikara (VMMR) ou groupement des retraités du secteur privé à Madagascar a diffusé un communiqué (voir ci-dessous) dans lequel il revendique la transparence sur les opérations financières effectuées par la CNAPS (Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale).

L’association, dont les membres sont des adhérents/cotisants de la Caisse, s’inquiète dans l’utilisation des fonds gérés par les dirigeants de la CNAPS. Le VMMR a eu vent de participations et/ou placements financiers engageant les avoirs de la Caisse. Il soupçonne la Direction Générale de la CNAPS de prêter de l’argent à de sociétés locale et étrangère sans que les actionnaires minoritaires en quelque sorte les travailleurs et encore moins l’organe décideur ne soient consultés. Le VMMR se joint aux interpellations du Conseil d’Administration de la CNAPS qui réclame à la Direction Générale de « fournir un état des investissements des cinq dernières années avec les autorisations de la Commission patrimoine et du Conseil d’administration ».

Les retraités et travailleurs cotisants de la CNAPS se sentent floués au vu des investissements immobiliers et des campagnes de publicité que développe la CNAPS depuis quelques années déjà ; alors que les retraités de la CNAPS pataugent dans la misère des maigres pensions qu’ils touchent tous les trois mois. Si investissements devaient être conduits, se disent-ils, il aurait été judicieux et conforme au principe de la redevabilité et de prévoyance sociale de mettre en œuvre d’abord la révision des décomptes de la pension allouée aux retraités ensuite la périodicité des paiements des pensions et enfin la construction de logements sociaux et non de lotissements de luxe qui jusqu’ici apparaissent comme de la thésaurisation.

Le Conseil d’Administration de la CNAPS, approché par le VMMR déclare n’avoir pas été informé d’une récente « prise de participation dans des sociétés étrangères, et n’a à fortiori donné aucune autorisation en ce sens. Sa responsabilité ne serait donc engagée, d’autant que le directeur général affirme avoir obtenu l’autorisation du ministère de tutelle financière ». Dès lors le Conseil d’Administration et le VMMR demandent davantage d’informations de la part de la Direction Générale de la CNAPS et en même temps de la part des ministères de tutelle particulièrement financière le Ministère chargé des Finances ; si besoin est, l’association VMMR fait appel à la Direction Générale du Trésor soit d’organiser un audit, soit de faire mandater l’Inspection Générale de l’État (IGE) pour s’enquérir des réalités de la gestion des caisses de retraite.

Recueilli par Fanambinantsoa

Communiqué de l’association VMMR
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Une trentaine d’entrepreneurs français du Medef dans nos murs

Une délégation d’une trentaine d’entrepreneurs français regroupés au sein du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) [*] est dans nos murs depuis hier. Après la rencontre avec le président Andry Rajoelina à Iavoloha, la délégation était reçue à Mahazoarivo par le Premier ministre, Christian Ntsay et quelques membres du gouvernement.

La délégation dirigée par Momar Nguer, président du comité Afrique de MEDEF international, est composée d’entreprises issues de différents secteurs : production et fourniture d’énergie et énergies renouvelables, services urbains, infrastructures et transport, BTP et construction, numérique et télécommunications, tourisme, santé ou encore services financiers.

En marge de cette visite qui durera jusqu’au 9 octobre, une rencontre avec les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux est programmée ainsi qu’un forum d’affaires organisé par le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM), homologue et partenaire du MEDEF. Les entrepreneurs français visiteront également plusieurs sites industriels.

« Nous sommes ouverts aux relations économiques et posent toutes les conditions nécessaires pour améliorer l’environnement des affaires comme la lutte contre la corruption et la facilité des procédures » », a lancé Andry Rajoelina lors la rencontre avec cette délégation. Christian Ntsay s’est également exprimé dans le même sens à Mahazoarivo : « Dans l’optique d’émergence, le pays maintient ses engagements dans la lutte contre la corruption pour stabiliser les climats des affaires et politique afin d’accroitre l’attractivité de l’île dans le domaine  ».

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Quels sont les principaux intérêts économiques français à Madagascar ?

Historiquement, la France possède une position prépondérante dans le paysage économique malgache. Selon les chiffres du FMI, la France a pourtant perdu sa part de marché diminuer en devenant en 2017 le 3ème fournisseur de la Grande Ile (6,4% de ses importations) derrière la Chine (18,6%) et l’Inde (9,3%). Elle demeure cependant le 1er client de Madagascar en étant destinataire de 24,9% de ses exportations en 2017, suivie de près par les États-Unis (16,5%), du fait de la réintégration de Madagascar dans l’AGOA en 2015.

Selon la Banque Centrale (BCM), avec un stock d’IDE (Investissement direct étranger) estimé à 712 MEUR en 2014 (dernière année disponible), la France se situe en 4ème position parmi les investisseurs étrangers ce qui la place devant le Japon (440 MEUR) et les États-Unis (138 MEUR), mais toujours derrière les grands investisseurs miniers (Royaume-Uni, Canada) et l’Ile Maurice (816 MEUR). Les investissements français se concentrent essentiellement dans le secteur financier, le commerce, les services et les activités extractives.

Selon un article du site de la direction générale du Trésor français, " La présence économique française à Madagascar" publié en début d’année, on recense à peu près 700 entreprises françaises installées dans le pays avec une concentration géographique dans la capitale et les zones urbaines limitrophes. Seules 19% des entreprises recensées se situent dans les autres régions.

Les intérêts économiques français couvrent des domaines très diversifiés. On observe cependant une forte concentration dans les secteurs suivants :

Avec 710,4 MEUR de chiffre d’affaires, le secteur de la fourniture d’énergie et de produits pétroliers occupe la première place, riche d’entreprises à capitaux français actives dans ce domaine : Jovena et EDM (Groupe Axian), Galana et Vitogaz (Groupe Rubis), Schneider Electric, First Energy (Groupe SMTP), Total ; Le secteur de l’industrie de transformation occupe la 2ème place avec 408,1 MEUR de chiffre d’affaires . On remarque une forte domination de la branche agro-industrielle comme JB (Groupe Basan), Socolait, Agrivet (Groupe SMTP), FoodBeverage. D’autres branches industrielles sont également représentées : Holcim-Lafarge (ciment) ; Makiplast, Sacoplast, Technopet et la SMTP (industrie du plastique) ; Air Liquide (gaz industriel) ; Nivo S.A, SICD-Groupe Sipromad (produits ménagers) ; A la troisième position, le secteur des communications et télécoms (296,0 MEUR) regroupe essentiellement les opérateurs téléphoniques : Telma (Groupe Axian), Orange ; la revente de contenus audiovisuels (Canal +) ; les installations d’infrastructures de télécoms (Camusat) ; le conseil en communication (Novo-Comm, France Pub) ; ainsi que la presse économique (Eco Austral) ; Le commerce forme le quatrième secteur d’activités des entreprises françaises avec 287 MEUR de chiffre d’affaires. On y retrouve les principaux acteurs de la grande distribution comme la Société Malgache de Magasins (Groupe Casino) et Leader Price ; les concessionnaires automobiles : Madauto, Sicam (Groupe CFAO), Ocean TradeCo ; les distributeurs grossistes : Soredim (Groupe Taloumis), Netter, Sanifer ; les revendeurs de matériels spécialisées : MC3, Regitech (informatique), HG (médical) ; Enfin, la présence dans le secteur des services financiers (171,8 MEUR) est assez diversifiée. Les banques occupent l’essentiel du paysage avec la BNI, BFV-SG (Société Générale), BMOI et Banque des Mascareignes (Groupe BPCE), Microcred (devenu Baobab Bank en 2018). Viennent ensuite les activités d’assurance : Saham Assurances (ex-groupe Colina) , Allianz, Active Assurances. Les services de financement des investissements prennent une importance croissante avec des entreprises comme Solidis Garantie, Miarakap, ou encore Investisseurs Partenaires. Enfin, des entreprises comme le cabinet Lexel occupent la branche du conseil juridique et fiscal.

D’autres secteurs accueillent des sociétés françaises solidement implantées localement : C’est le cas du transport et de la logistique (78,8 MEUR) : CMA-CGM, AGS Frasers (Groupe Mobilitas), Air France, Bolloré Africa Logistics, Ariva Logistics. Mais également du BTP et matériels de BTP (83,6 MEUR) : Eiffage, Colas, Cimelta (Groupe Rajabali), Sogea-Satom, OTI, Madecasse.

Ces dix dernières années, il y eu également une percée des entreprises françaises dans deux secteurs en pleine croissance comme :

L’industrie textile : une branche constituée d’entreprises bénéficiant du régime des zones franches , avec des sociétés comme Akanjo dont les clients opèrent dans le secteur du prêt-à-porter de luxe et haut de gamme, ou Epsilon, qui fournit les tenues des agents de la Gendarmerie Nationale et de la SNCF ou d’autres exemples comme Ultramaille, Wild, Cottonline (Groupe Socota) et Antana Production. Le domaine du BPO (Business Process Outsourcing), où on recense des sociétés comme Vivetic, Numen, EasyTech, Ariane Etudes, Ibonia. Des sociétés, qui interviennent dans des activités diverses (call center, externalisation comptable, recueil d’informations, internet en back-office…) constituent un relais auprès de grands groupes internationaux qui y sous-traitent certaines activités de back office à des prix compétitifs.

On retrouve également des entreprises du CAC 40 (côtées à la bourse de Paris), implantées à travers leurs filiales ou participations. Elles sont au nombre de 9 dans le pays et pèseraient 397,1 MEUR de chiffre d’affaires : Air Liquide, Colas (Bouygues), Orange, Lafarge-Holcim, BFV-Société Générale, Total, Sogea-Satom (Vinci), Canal + (Vivendi), Schneider Electric (bureau de représentation). Le groupe Accor est quant à lui présent à Madagascar via les enseignes IBIS et NOVOTEL (hôtel en cours de construction dans la capitale) à travers un contrat de franchise détenu par l’entreprise CIMELTA (Groupe Rajabali).

Enfin, l’essentiel de la présence économique française se manifeste au sein des entreprises locales à capitaux français (1,47 Mds d’euros) dont les grands groupes locaux (1 Mds d’euros). Ces derniers sont majoritairement contrôlés par des dirigeants d’origine indienne présents dans la Grande Ile depuis plusieurs générations et qui sont par ailleurs des ressortissants français.

(Source : Site de la Direction générale du Trésor, Ministère de l’économie et des finances française)

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Les Chroniques de Ragidro : Kere en Androy, de la honte et de l’engagement

La confrontation à ces terribles images de famine dans le Grand Sud de Madagascar est un de ces moments où se réveillent ma mauvaise conscience et ma culpabilité. Ces images me sont insoutenables où je vois nos frères et nos sœurs perdre leur dignité et leur humanité même dans la plus horrible des misères et la faim. Je vis en honte mon incapacité à ne pouvoir protéger les plus faibles d’entre nous face à ces cataclysmes.

Et je consolerai provisoirement mon malaise d’un coup de transaction carte bleue. Ou lancerai un programme de soutien d’une organisation locale. Et puis je rêverai un « plus jamais ça »… Et puis j’oublierai, noyé dans mon tourbillon de la vie… Je redonnerai attention à des choses « plus importantes et plus quotidiennes » avec l’extinction progressive du buzz entretenu un temps par les médias qui en auront fait leur UNE avant qu’ils ne considèrent que le bouton de fièvre de Trump est plus essentiel que la faim de millions de personnes.

Mais aujourd’hui viennent aussi la colère et l’indignation. Parce que ce sentiment de honte évoqué, que devrait éprouver tout être humain, me semble-t-il normalement constitué, parait bien loin de ce que l’on perçoit de nos dirigeants.

S’ils vivaient, eux aussi, ce sentiment de honte prélude à un possible engagement responsable, la déclinaison du « plus jamais ça, plus jamais ces images de corps d’adultes et d’enfants décharnés » devrait s’instaurer en fonds de la définition de l’action politique et de l’action gouvernementale. On fait face au contraire à la faillite d’un Etat qui échoue encore une fois dans l’exécution de son premier rôle : la sécurité alimentaire, sociale et sanitaire de ses citoyens… Alors même que des fortunes se bâtissent sur fonds d’aides internationales.

Cela suffit, désormais. On n’en peut plus de cet habillage d’actions humanitaires. On n’en peut plus des images compassionnelles de ces enfants malnutris dans les mains d’un dirigeant qui les vêt complaisamment d’un tee-shirt du Programme Alimentaire Mondial…Constat violent de carence.

Dans la liste des situations d’urgences du Programme Alimentaire Mondial, on énumère : Nigéria, cause : conflits armés ; RDC, cause : conflits armés ; Sahel, cause : conflits armés ; Sud Soudan, cause : conflits armés ; Syrie, cause : conflits armés ; Yemen, cause : conflits armés

A quel conflit devons-nous cette crise récurrente du Kere et son million de personnes touchées dans le Grand Sud malgache ?

1928, 1930-1931, 1941-1944, 1956, 1980, 1982, 1989 -1990, 1991-1992, 2000-2004, 2009-2012, 2014-2015, 2016 … sont les années qui ont caractérisé des périodes de famine dramatiques. Les populations de l’Androy semblent n’avoir de fait connu que peu d’années de répit. Mais pourquoi diable ce problème n’a t il pu jamais être pris en charge de manière globale par les gouvernements successifs ? Pourquoi diable doit on se satisfaire de l’aide des organisations internationales et des programmes d’aide alimentaire pour poser un sparadrap sur une hémorragie ?

Alors oui, le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC), les ONGs de terrain, l’Office Régional de la Nutrition, le groupe SAMS (Sécurité Alimentaire et Moyens de Subsistances), soutenus par le Programme Alimentaire Mondial en particulier sont sur le coup en soutien urgent des populations … Mais …

Les stratégies mises en œuvre ne semblent être que des stratégies de réponse à l’urgence. On est dans le court terme et, encore une fois, dans l’humanitaire et la réaction. Il serait temps de fonder l’intervention des acteurs, la nôtre, acteurs de la société civile, comme celle de l’Etat, sur des logiques de résilience qui sauraient se préoccuper avant tout d’un : « Et après la crise, on fait quoi pour ne plus revenir en crise ? ».

Selon l’Office national de la Nutrition (ONN) de Madagascar, organisme rattaché à la Primature qui a la charge de mettre en œuvre la Politique Nationale de Nutrition , 42% des enfants de 0 à 5 ans souffriraient de carence alimentaire chronique et de retards de croissance. 8% seraient en état de malnutrition. Comment peut-on vivre avec cela, comment peut-on tolérer cela face au constat simultané de la gabegie généralisée ?

Oui, il existe de longue date des programmes de développement de longue date sur ces territoires. Oui les difficultés économiques, géographiques, climatologiques, structurelles, infrastructurelles, géologiques, hydrologiques, culturelles, humaines même, sont immenses… Ici comme sur d’autres territoires de la Grande Ile… Mais on n’en peut plus de ces images qui reviennent régulièrement.

En février 2020, le chef de l’Etat malgache entendait vouloir être le champion toute catégorie dans le combat contre la sous- alimentation. Qu’est ce serait à moins ? En février 2020 on disait tout faire pour lutter contre le Kere et on déclarait « le temps de l’action est aujourd’hui venu ». 8 mois après, on décrit 1,4 million de personnes en insuffisance alimentaire, dont 850 000 dans un état grave à cause d’un déficit de pluie dû à El Nino. Ne pouvait-on pas l’anticiper ? Etait-il vraiment plus urgent de bâtir des laboratoires pharmaceutiques pour produire un CVO à l’efficacité non prouvée ?

Mais encore une fois, il ne suffit pas de dénoncer et de nous indigner. Il va falloir qu’on arrive à agir SIGNIFICATIVEMENT de manière collective, et non pas de manière éparse à travers des micro-projets locaux, certes louables, mais qui sont autant de minuscules sparadraps sur l’hémorragie que vit le pays.

Il va bien falloir qu’on arrive à mobiliser de manière massive cette fameuse GASYPORA à la hauteur de son potentiel, de sa responsabilité et à la hauteur de ce que méritent le pays et nos compatriotes.

Pour autant nous avons ce devoir de dénoncer et de nous indigner des carences de gouvernance. Qu’on ne vienne pas nous dire « ne tirez pas sur l’ambulance, il fait ce qu’il peut ». Parce que je ne suis pas sûr qu’il fasse tout ce qu’il peut… Ni qu’il le fasse bien… Et cette capacité à vouloir monopoliser et s’approprier, à travers son ONG, tout ce qui traite de l’action humanitaire pour ce qui me semble ne relever que d’enjeux d’image me choque profondément.

Patrick Rakotomalala (Lalatiana PitchBoule)

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L’Etat malgache veut rapatrier les 25,5 kg d’or saisis à Maurice

En attendant la mise en place de la réserve de l’or auprès de la Banque centrale de Madagascar (BCM), l’Etat malgache a pris la décision de rapatrier les 25,5 kilos d’or saisis à Maurice à l’issue d’un trafic de haut niveau au début de l’année 2019. Le rapport du conseil des ministres du mercredi 7 octobre indique que l’Etat va commencer une concertation diplomatique avec l’île Maurice concernant le rapatriement de cette quantité de métal jaune à la Banque centrale.

Une décision de justice est déjà sortie concernant la nécessité de rapatrier ces 25,5 kilos d’or à Madagascar. Elle fixe également l’amende que devrait payer les auteurs de ce trafic. Cette fois-ci, quatre départements ministériels dont le ministère des mines et des ressources stratégiques et le ministère des affaires étrangères devraient se concerter pour assurer leur rapatriement à Madagascar.

Lors du conseil des ministres du 30 septembre, l’exécutif malgache a décidé de saisir et de considérer comme biens de la Banque centrale l’or et les richesses nationaux saisis à l’extérieur à l’issue d’un trafic.

Ces 25,5 kilos d’or ont été saisis à l’aéroport de Maurice le 10 janvier 2019 par les officiers de la Mauritius Revenue Authority, l’équivalence de l’administration fiscale à Madagascar, à l’issue de l’interpellation de trois voyageurs malgaches en transit à l’île Maurice. Deux d’entre eux devaient se rendre à Mumbai et le troisième à Dubaï. Les fonctionnaires mauriciennes avaient également découvert 60 000 euros et 7 000 dollars avec eux.

Lors de l’enquête, les trois hommes avaient déclaré que le métal et l’argent devaient servir à la fabrique des bijoux en Inde et à Dubaï et qu’ils prévoyaient de les revendre à Madagascar par la suite. Mais aucun d’entre eux ne disposait de documents pouvant soutenir leurs dires d’où la décision de autorités mauriciennes de saisir l’or et l’argent.

Pour rappel, l’appel à manifestation d’intérêt lancé par la Banque centrale de Madagascar dans le cadre de la constitution de la réserve d’or sera clôturé ce jeudi 8 octobre. Les opérateurs miniers qui vont contribuer à la mise place de celle-ci devront être connues à l’issue du dépouillement des dossiers dans la journée même.

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La délimitation des îles malgaches va être lancée

La délimitation des iles malgaches dans l’océan Indien a été évoquée lors du conseil des ministres du mercredi. Il est notamment indiqué que les travaux de relevés sismiques marins permettant de délimiter les frontières maritimes de Madagascar vont commencer. Cette procédure devrait permettre à l’Etat malgache de confirmer l’appartenance des îles Eparses qui le met en conflit depuis plusieurs dizaines d’années à la France.

La Commission des limites du plateau continental des Nations Unies aurait exigé que la réalisation de ces travaux de délimitation devrait s’effectuer avant la fin de l’année. Ce, dans l’objectif de réétudier le dossier de Madagascar et des îles dans l’océan Indien.

Il s’agit en effet, pour l’Etat malgache d’une occasion en or à saisir pour relancer auprès de la France sa requête concernant le retour des îles Eparses à Madagascar dont les négociations se trouvaient au point mort depuis plusieurs mois. Ce, malgré les innombrables initiatives annoncées par les deux parties, par le biais des deux chefs des deux Etats. De son côté, les dirigeants malgaches se font laminer par les critiques de l’opposition à cause de leur immobilisation dans cette affaire.

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Madagascar Economie. 6ème réunion de l’APE avec l’UE

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