Les actualités à Madagascar du Samedi 08 Avril 2017

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Midi Madagasikara541 partages

Claudine Razaimamonjy : Evacuée sur une civière après son placement sous mandat de dépôt

Claudine Razaimamonjy a été évacué sur civière à l’hôpital HJRA.

A l’annonce de sa mise en détention préventive, la patronne de l’hôtel « AC » Ivato s’est évanouie.

La nouvelle a été reçue comme un coup de massue dans les rangs des partisans du « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara ». Les juges d’instruction au niveau de la Chaîne pénale anti-corruption ont prononcé le placement sous mandat de dépôt du Conseiller spécial du président de la République, Claudine Razaimamonjy. A l’annonce de sa mise en détention préventive, vers 17h30, la patronne de l’hôtel « AC » Ivato s’est évanouie. Elle n’a certainement pas supporté l’idée de séjourner à Antanimora. Les agents du  Bianco en charge de l’affaire ont donc décidé de faire appel à des médecins. Et ce, conformément aux textes en vigueur. Il était 18h15 minutes lorsque Claudine Razaimamonjy a été évacuée sur civière et sous forte escorte policière. Alors que les agents du Bianco ont exigé qu’elle soit d’abord présentée à Antanimora conformément à la procédure légale, ses avocats auraient décidé de l’amener tout de suite au service des urgences de l’hôpital HJRA. Elle aurait tout de suite passé un examen de scanner à l’Institut Médical de Madagascar (IMM). Une source médicale a fait savoir qu’elle a fait une hypertension artérielle.

« Bailleur de fonds ». A l’instant où nous mettons cet article sous presse (ndlr : 22h), Claudine Razaimamonjy est toujours à l’hôpital HJRA où l’on a aperçu quelques grandes figures du régime, telles que le Conseiller spécial à la Présidence, Nicole Andrianarivoson, l’ancien Directeur de Cabinet de la Présidence, Henry Rabary-Njaka, le Sénateur Riana Andriamandavy VII et le ministre des Postes et des Télécommunications, Neypatraiky  Rakotomamonjy. Connue et reconnue par les observateurs comme le « bailleur de fonds » du parti au pouvoir, Claudine Razaimamonjy semble avoir été lâchée par ses compagnons de lutte. Comme tous les prévenus qui bénéficient d’une évacuation sanitaire, la patronne de l’hôtel « AC » est également surveillée par des agents pénitenciers. De nombreux éléments de l’Emmoreg et des forces spécialisées de la police et de la Gendarmerie nationale ont également été mobilisés pour renforcer la sécurité de l’hôpital HJRA.

Subventions exceptionnelles. A noter que Claudine Razaimamonjy a été placé sous mandat de dépôt pour les deux premiers dossiers lui concernant. De sources bien informées, d’autres affaires sont encore en cours de traitement au niveau du Bureau indépendant anti-corruption. La clôture de ces dossiers ne serait pas encore possible pour des raisons purement techniques et opérationnelles car ils nécessiteraient des expertises et des vérifications sur terrain. D’autant plus que d’après nos sources, le Conseiller spécial du président ne répondait plus à aucune des questions posées dans le cadre de ces enquêtes. En ce qui concerne les dossiers déférés hier au parquet de la CPAC, le premier a été traité par la branche territoriale d’Antananarivo suite à une doléance reçue rapportant des faits suspectés de corruption et de détournement de deniers publics perpétrés par des responsables auprès du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation concernant l’octroi de subventions exceptionnelles d’un montant de près de 150 millions d’Ariary pour l’année 2014 et de 200 millions d’Ariary pour l’année 2015 à la Commune rurale d’Ialananindro, dans le District de Fianarantsoa II, Région Haute Matsiatra. Les investigations du Bianco ont permis de confirmer la véracité des faits dénoncés.

500 millions d’Ariary. Pour ce qui est du second dossier, il a été traité par la branche territoriale de Fianarantsoa suite à une doléance reçue en 2016. Un dossier identique au premier car il concerne également la gestion des subventions exceptionnelles de 150 millions d’Ariary destinées à la Commune de Mahasoabe, District de Fianarantsoa. Cette somme devait servir à la réhabilitation du bureau de la Commune. Rien que pour ces deux dossiers donc, Claudine Razaimamonjy est soupçonnée d’avoir détourné 450 millions d’Ariary. Avec 5 autres complices, elle est inculpée de favoritisme dans l’attribution de ces marchés publics, détournement de deniers publics, abus de fonction et blanchiment d’argent. A noter qu’une autre personne présentée hier devant le parquet de la Chaîne pénale a également été placée sous mandat de dépôt à Antanimora. Un autre individu est hospitalisé depuis jeudi mais il s’est fait représenter hier à la CPAC, tandis que trois autres personnes sont en cavale et recherchées dans le cadre de cette affaire. Selon les informations qui ont circulé depuis hier soir, les avocats de Claudine Razaimamonjy envisageraient de demander une évacuation sanitaire à l’étranger. Bon nombre d’observateurs soupçonnent une stratégie pour échapper à la Justice. Quoiqu’il en soit, cette affaire risque de diviser les partisans du « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara ». Les « zanak’i Fianara » seraient fâchés contre les tenants du pouvoir. Ils accusent ces derniers de n’avoir rien fait pour éviter cette incarcération.

Davis R

Midi Madagasikara406 partages

Chaine pénale : Torana avy hatrany Rtoa Claudine, raha vao nahare fa hadoboka am-ponja

Nilatsaka ny fanapahan-kevitr’ireo mpitsara mpanao famotorana tetsy amin’ny « Chaine pénale anti-corruption » 67ha, omaly, mahakasika ireo raharaha nahavoarohirohy an-dRtoa Claudine Razaimamonjy. Famonjàna vonjimaika eny Antanimora ! Torana avy hatrany tsy nahatsiaro tena ity mpanolotsaina manokanan’ny Filoha ity teo am-pandrenesana izany fanapahan-kevitr’ireo mpitsara izany.

Tsara ambina dia tsara ambina tokoa ity toeram-pitsaràna manokana mahakasika ny resaka kolikoly, tetsy 67ha ity omaly, nandritra ny fihainoana an-dRtoa Claudine. Raha tokony ho tamin’ny 11 ora sy sasany, ny fotoana nifanomezana nitondran’ireo olona avy ao amin’ny Bianco azy teny amin’ity toerana ity, dia tamin’ny 12 ora tany ho any vao nigadona teny an-toerana ny fiara nitondra azy, narahin’ireo fiarana mpitandro filaminana marobe. Naharitra ora enina mahery teo ny nihainoana an’ity tompon’ny hôtely AC ity teny an-toerana. Tamin’ny dimy ora sy sasany hariva teo no nanapa-kevitra ireo mpitsara ny hampiditra azy, vonjimaika eny Antanimora mandra-piandry ny fotoam-pitsaràna. Tamin’io fotoana io ihany koa no nitambotsotra ho azy teo am-pandrenesana izany Ramatoa Claudine. Iza tokoa moa no nanampo, ary mainka fa  ny tenany ! Teo anatrehan’izany dia nangataka ny mpisolo vava azy ny mba hitondràna azy maika any amin’ny hôpitaly. Nisy ny fifampiresahana teo amin’ny Bianco sy ity farany. Antsasak’adiny taty aoriana, mandra-piandry ireo mpitsabo sy ny fiara hitondràna azy, no niainga teny 67ha, ho any amin’ny hôpitaly Hjra Ramatoa, izay mbola tsy nahatsiaro tena. Manoloana ireo fihetsiketsehana, mitaky ny hamotsorana azy, teny an-toerana sy  ny fitandroana ny tsy hitaran’ny raharaha dia mpitandro filaminana marobe miatrana am-bava basy foana no miambina ity ramatoa iray ity. Hatramin’ny fotoana nanoratanay dia fantatra fa mbola nanaraka fitsaboana eny Ampefiloha Rtoa Claudine, izay efa nahatsiaro tena, araka ny angom-baovao voaray. Marihana fa vesatra efatra no anenjahana an’ity ramatoa mpandraharaha goavana ity. Ao anatin’izany ny resaka kolikoly, ny famotsiana sy ny fanodinkodinam-bola ary fanamparam-pahefana.

m.L

L'express de Madagascar296 partages

Monsieur le Président, je vous fais cette lettre

Monsieur le Président, avec des amis comme ceux-là, vous n’avez pas besoin d’ennemis. Des amis encombrants à souhait. Des amis qui ne savent pas se tenir. Des amis qui n’ont aucun sens de la mesure. Et c’est quoi ce ministre de la Justice que désavouent aussitôt ses pairs du Syndicat de la Magistrature ! Et c’est quoi ce Sénateur du parti au pouvoir qui prétendait entrer par effraction au siège du BIANCO avant qu’on lui signifie que son immunité parlementaire, dont manifestement les premiers intéressés ne savent ni la portée ni les limites, s’arrête en-deçà des limites du Bureau indépendant anti-corruption !Monsieur le Président, ce n’est certainement pas avec une telle armée d’éclopés moraux que vous allez espérer restaurer cette confiance dont la carence caricature chacune de vos actions auprès de l’opinion publique.Monsieur le Président, donnez l’ordre solennel que toutes les instances anti-corruption, ne parle-t-on pas de «chaîne» et n’envisage-t-on pas un «pôle», puissent travailler dans la stricte indépendance de leur mission et dans la sérénité de leur difficile sacerdoce. Ce ne serait, après tout, que la mise en conformité de vos actes à vos paroles du discours du Nouvel An quand vous parliez de «mpamosavy malemy», ces vers dans le fruit, ces traîtres structurels à l’intérêt général et au mieux-être de la population, ces courtisans qui ne militent que pour les prébendes (situation lucrative obtenue par faveur, dit le Larousse) et jamais pour les responsabilités envers le pays, dont c’est la condition avant d’en être la contrepartie.Monsieur le Président, que la procédure aille à son terme, que l’instruction suive son cours, et vous ne feriez qu’appliquer ce que nos constitutions successives ont hérité de la Constitution française de 1958 (je suis absolument rétif à cette vraie-fausse constitution malgache de 2010, adoptée dans les conditions que l’on sait), en son article 64 et ses alinéas 1 et 2 : «Le Président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire. Il est assisté par le Conseil supérieur de la magistrature».Monsieur le Président, vous pourriez profiter de ce sursaut, symbolique mais significatif du BIANCO, pour donner une impulsion décisive à des procédures en stand-by sur plusieurs autres affaires : trafic industriel du bois de rose, trafic quasi-quotidien d’or et de pierres précieuses, trafic tout aussi régulier de faune endémique, trafic sur les milliers d’hectolitres de carburant destinés à la Jirama, assassinats toujours non-élucidés de plusieurs officiers et soldats dans des actions contre le trafic de bovidés, extorsions «d’écolages» et trafics de diplômes dans les écoles administratives, appropriation privative du domaine public jusque et, y compris, les «tany miaramila tsy azo aleha». Et la liste, malheureusement, n’est pas exhaustive.Car, Monsieur le Président, les affaires remontent loin dans le temps. Jusqu’où peut-il y avoir prescription quand il s’agit de pillage systématique et d’appauvrissement méthodique de tout un pays   Pour des affaires qui avaient pu faire la Une des journaux (cargaison saisie à l’île Maurice à destination de la Chine, containeurs de bois de rose en partance pour l’Inde, filière transitant par Zanzibar), combien d’autres scandales fonciers, immobiliers, miniers, dont la résultante aura été la relégation de Madagascar, du rang de «pays d’avenir» à celui de PMA, pays les moins avancés, en l’espace de dix, vingt, trente, quarante, cinquante ansMonsieur le Président, je vous fais cette lettre, que vous lirez peut-être, parce que vous devez en avoir le temps. Tant qu’il est encore temps.

Par Nasolo-Valiavo Andriamihaja

L'express de Madagascar251 partages

Établissement scolaire – Cent soixante et onze écoles à fermer

Les 158 écoles privées irrégulières dans tout Madagascar, recensées en novembre 2016 augmentent à 171, actuellement. «Si certains d’entre elles ont déjà régularisé leur situation depuis, de nouveaux documents sont arrivés au niveau des circonscriptions scolaires (CISCO)», a informé le directeur de l’office national de l’enseignement privé (ONEP) du ministère de l’Éducation nationale, Fara Randrianan-toandro. Ces établissements seront sanctionnés. Ils ne pourront pas inscrire de nouveaux élèves, durant l’année scolaire 2017-2018, mais finiront l’année scolaire, pour ne pas pénaliser les élèves. «Nous allons afficher la liste de ces établissements, au niveau des fokontany, pour en aviser les parents d’élèves», explique-t-elle.Trente deux écoles privées dans la direction régionale de l’Éducation nationale à Analamanga, figurent dans la liste de ces établissements irréguliers, dont les neuf sont dans la CISCO de Tanà-ville.Ces écoles devront régulariser leur situation, avant de pouvoir redémarrer leurs activités. En attendant, l’ONEP continue ses descentes. Ses responsables ont visité un collège et un lycée aux 67 Ha, jeudi. Ils ont constaté que ce lycée n’avait pas d’autorisation d’ouverture, et le collège, en état de délabrement. Des mesures seront prises.

 Miangaly Ralitera

L'express de Madagascar245 partages

Football – Coupe de la CAF – Les Angolais débarquent

Les deux équipes, la CNaPS Sport de Madagascar et le Clube Recreativo Desportivo Do Libolo d’Angola ont procédé hier à Ampatsakana à la conférence de presse J-1.

Les Angolais sont là depuis mercredi, pour disputer le match aller des seizièmes de finale de la coupe de la CAF ce jour, face à la CNaPS Sport, au stade du complexe sportif de Vontovorona.Le coach de RDL, le Portugais Carlos Vaz Pinto a bien voulu démontrer à la presse malgache, qu’il connait bien la CNaPS Sport ou plutôt a eu beaucoup d’informations sur ce club multiple champion de Madagascar et de l’Océan Indien. « La CNaPS Sport est une équipe qui a de la qualité, de l’expérience, et a déjà gagné de nombreux titres nationaux, a beaucoup de joueurs dans l’équipe nationale, et a de l’expérience en compétition de la CAF », a énuméré sans hésiter Carlos Vaz Pinto.Ce club angolais débar­que sur le sol malgache avec ses quatre joueurs étrangers, en l’occurrence le gardien portugais Ricardo, l’attaquant brésilien Fabricio, le milieu congolais Kaya, le Sénégalais Mamadou Diawara, un Cap-verdien et un Camerounais. Son attaquant Mamadou Diawara, un des étrangers d’origine sénégalaise naturalisé français a, représenté hier son équipe, lors de la conférence de presse.Il a déjà évolué en France, en Turquie, à Chypre, et dernièrement au Portugal la où il a joué dans un club D2 qui vient d’accéder en D1 l’année passée. Concernant le RDL, le club a déjà joué six matchs du championnat angolais, et jusqu’ici remporté quatre victoires, a encaissé une défaite et un match nul. Ce club a déjà participé à deux matches de la CAF en 2016 et cette année 2017.

Moral à blocMalgré les atouts du club angolais sur papier, le coach de la CNaPS Sport, Patrick Andriambololona alias Tipeh, affirme être prêt, après une préparation intensive de deux semaines.« Après l’élimination en seizième de finale de la ligue des champions, on s’est plutôt préparé moralement et mentalement. Et là, on a le moral pour affronter les Angolais. C’est une équipe qui n’est pas du tout facile à battre, c’est un pays mondialiste, qui a un très bon niveau », a-t-il souligné.« On a travaillé la défense et la défaillance au niveau du gardien, l’efficacité devant le but qui était auparavant en dents de scie… Bref, ça ira mieux si les joueurs suivent bien les consignes », a-t-il conclu.

Serge Rasanda

Madagascar Tribune228 partages

Claudine R. : l’occasion du tie-break

Avec l’affaire Claudine Razaimamonjy, l’équipe actuelle au pouvoir a une occasion en or [1] de faire le tie-break. Autrement dit, de rompre avec l’image peu reluisante qu’elle traine depuis 2014 en matière de gouvernance. Si dans tous les pays du monde, la politique nécessite le renvoi d’ascenseur envers les sponsors de campagnes électorales, à Madagascar le manque de scrupules de certain(e)s parvenu(e)s depuis 2014 commence à rendre les choses beaucoup trop voyantes. Les frasques réelles et supposées de certaines cliques dans l’entourage du Chef de l’État nuisent aux efforts méritoires réels qui sont faits par d’autres conseillers de la Présidence, ou certains ministres qui font véritablement de leur mieux. Parmi le jeu des atouts présidentiels, une dame est donc actuellement menacée. Reste à savoir si cela va améliorer quelque peu la jugeote des trois autres, ou si elles vont continuer à faire les gloutonnes qui se croient invisibles.

L’action courageuse du Bianco (qui a engagé les poursuites et déféré l’affaire), renforcée par la non-moins décision courageuse de la chaîne pénale anti-corruption (qui a prononcé le mandat de dépôt), génère actuellement une large vague de soutien sur les médias sociaux. Et fait assez rare pour être souligné, cette vague réunit un large spectre qui va des opposants à la société civile, en passant par les simples citoyens, et même le Syndicat de la Magistrature. En fait, seul le parti présidentiel HVM affiche son soutien à Mme Razaiamonjy. Il est d’ailleurs très effarant d’entendre certains apparatchiks du parti exprimer leur « solidarité » avec elle. On aimerait bien comprendre : solidarité par rapport à quoi ? Avec ses actes sulfureux ?

Dans ce cirque délétère, on voit également apparaître tout et n’importe quoi. Comme ces « envoyés spéciaux » sur les chaines de télévision. Et surtout du n’importe quoi, comme cette militante des droits de l’homme qui a affirmé sans rire à la télévision que cette arrestation manu militari en public bafouait les droits de Mme Razaiamonjy. Mais dans la mesure où elle-même avait bafoué l’état de Droit en refusant de se rendre aux convocations du Bianco, de quel respect du Droit peuvent légitimement se prévaloir ses défenseurs ? Pour une fois, Madagascar a fait mieux que la France, où l’État n’arrive pas à amener Marine le Pen devant la justice....

Bien entendu, le summum du ridicule est cet appel à la fibre des Betsileo pour tenter de défendre l’indéfendable, par le verbe et les menaces d’action. Le sénateur Andriamandavy n’a pas hésité à titiller cette corde sensible pour faire pression sur le Bianco, qui heureusement n’a pas cillé, malgré l’importation de gros bras de Fianarantsoa pour des motivations obscures. Les Betsileo sont de manière générale des gens lettrés, instruits, dignes et intelligents. De ce fait, je suis donc convaincu que le sénateur Andriamandavy [2] n’a rien de Betsileo. Il faudrait d’ailleurs que l’on puisse désormais trouver les moyens de faire agir des leviers judiciaires devant tous ces paysans endimanchés qui se précipitent pour appeler à l’acharnement ethnique dès que l’un des leurs est menacé par les griffes de la Justice.

Les honorables lecteurs qui me lisent depuis 2009 connaissent mon absence de sympathie pour le DJ et sa secte orangée. Je ne puis donc être soupçonné d’indulgence avec le sénateur Lylison. Mais je m’étonne du mauvais procès que le pouvoir mène contre lui pour un appel à la ville morte que personne n’a suivi, tandis qu’un Sénateur mal élevé qui se permet d’outrager publiquement une institution comme le Bianco continue à se pavaner impunément.

Zèle nocturne.

Dans tout ce méli-mélo, l’intervention du Garde des Sceaux est loin d’avoir fait honneur à la Justice malgache. Non seulement il a déblatéré à partir d’une information fausse [3], agissant ainsi comme un Anandra-bis, mais en plus il a fait fi des textes règlementaires garantissant l’indépendance du Bianco. L’honorable Ministre aurait donc mieux fait de rester discret, car sa malencontreuse sortie n’a été qu’une occasion de se souvenir de son mutisme et de son inaction sur des sujets autrement plus importants, mais qui sans doute avaient le mauvais goût de ne pas menacer un hiérarque du parti présidentiel [4].

Le zèle de toutes ces personnes qui se succèdent pour défendre l’indéfendable est donc suspect. D’autant plus qu’aucun de ceux qui tentent maladroitement de supporter Mme Razaimamonjy ne donne d’argument solide, s’appuyant plutôt sur des raisonnements dont la connerie le dispute à la bêtise, du style « pourquoi le Bianco s’attaque à elle, alors que d’autres dossiers méritent également l’intérêt de la Justice ? ». Rappel : ce n’est pas parce que le voisin est adultère qu’il ne faut pas que votre conjoint soit en droit de vous demander des comptes.

L’affaire Claudine Razaiamonjy cristallise donc les passions. Hery Rajaonarimampianina et son entourage jouent gros. Pile, ils laissent la justice suivre son cours, et perdent une conseillère spéciale, un sponsor important et quelqu’un ayant un poids politique certain dans sa région. Face, ils font pression pour tenter de la sortir de ce guêpier, et vont perdre le peu de crédibilité qui leur reste. Comportement qui serait périlleux au moment où les bailleurs de fonds s’intéressent de près à sa gouvernance, quelques mois après la conférence de Paris. Mais finalement, au moment où 2018 devient le seul sujet de préoccupation majeure de la classe politique, qui se préoccupe encore de l’opinion des partenaires techniques et financiers à Madagascar ?

L’affaire Claudine est donc une occasion de faire le tie-break et de casser l’image peu reluisante d’une partie de l’entourage du Chef de l’État. Mais le Président Rajaonarimampianina aura-il la lucidité de faire le bon choix à l’approche des élections présidentielles, qui rendent nécessaires le plus grand nombre de soutiens financiers et politiques ? Les mauvaises langues rajouteront en outre que si la dame Claudine se sent « lâchée », elle pourrait être dangereuse du fait de sa connaissance de certains secrets du régime actuel, et qui ne devraient peut-être pas être mis au grand jour.

Mais sans doute le sacrifice de Mme Razaiamaonjy sur l’autel de la bonne gouvernance pourrait permettre de faire oublier quelques pêchés du régime actuel (à défaut d’être pardonnés) par l’opinion publique, et de regagner un semblant de virginité. Le Chef de l’État devrait donc capitaliser cette option. Ce n’est pas au fils de pasteur qu’il est qu’on va apprendre qu’il ne faut pas hésiter à se séparer d’un membre pour sauver le reste du corps [5]. Et il faudrait éviter de passer par des ruses cousues de fil blanc et de mallettes, à coups de maladie diplomatique, d’ambulance présente par hasard dans la cour de la chaîne pénale aux 67 ha, puis séjour à l’hôpital, suivi d’évacuation sanitaire etc... Car on glose beaucoup sur la corruption dans la justice, mais il ne faudrait pas oublier la collusion entre certains gardes pénitentiaires véreux et certains médecins, qui n’hésitent pas à monnayer leur signature pour permettre aux malfrats fortunés d’éviter Antanimora et Tsiafahy. Et a priori, la propriétaire d’AC n’est pas pauvre.

Mais au fait, où est Bekasy ? Car j’imagine que notre dynamique Ministre de la Justice, porte-flambeau du respect de la loi, a sans doute déclenché une enquête pour savoir comment ce trafiquant a-t-il réussi à quitter le pays.

Midi Madagasikara196 partages

Maître Avoko : Non aux manœuvres de déstabilisation

« Le Kung-fu Wisa est contre toute tentative de déstabilisation visant à fragiliser le régime Rajaonarimampianina ». C’est ce qu’a déclaré Maître Avoko Rakotoarijaona. De retour à Antananarivo après avoir visité plusieurs districts dans le cadre de sa première tournée régionale, le numéro Un du Kung-fu réaffirme son soutien inconditionnel au régime actuel. Se disant prêt à défendre les efforts entrepris par le « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara » dans le cadre des actions au développement, il encourage tous les acteurs politiques et tous les citoyens à attendre l’élection de 2018 pour s’exprimer. Parmi les districts visités par l’équipe du Kung-fu figurent entre autres, les districts de Vavatenina, Fenerive-Est, Toamasina, Ambalavao, Fianarantsoa et Ambohimahasoa. « Durant les deux mois de descentes sur le terrain, nous avions pu constater de visu l’existence de nombreuses infrastructures réalisées, pour ne citer que les routes, les barrages, les écoles et les ponts », a-t-il soutenu. Maître Avoko Rakotoarijaona n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction par rapport aux réalisations du gouvernement. Durant ces déplacements, le staff du Kung-fu octroie des formations techniques pour les pratiquants au niveau des régions pour mieux préparer le prochain Championnat de Madagascar. Dans le cadre de son projet « Auto-Défense Locale », Maître Avoko continue également d’encourager les pratiquants du Kung-fu à soutenir les forces de l’ordre et les communautés villageoises dans la lutte contre l’insécurité. A noter que le président de la République a déjà signé la décoration de 21 maîtres Kung-fu qui ont participé activement au développement de cette discipline à Madagascar. « Une grande première depuis les 37 années d’existence du Kung-fu malagasy », selon Maître Avoko.

Davis R

Midi Madagasikara161 partages

Riana Andriamandavy : Le sénateur a « récidivé » hier

Mercredi, Riana Andriamandavy VII avait forcé le portail du Bianco à Ambohibao avant d’être refoulé manu militari vers l’extérieur. Il est revenu le lendemain à la Villa La Piscine avec des gros bras qui ont caillassé le même portail. Le vice-président du Sénat a « récidivé » hier en voulant forcer également le portail de la Chaîne Pénale Anti-Corruption (CPA) aux 67 ha, après s’être frayé le passage dans un embouteillage avec sa Limousine Mercedes, toutes sirènes hurlantes.

Piratage. Avant-hier, il avait fait le buzz sur les réseaux sociaux en tenant des propos outrageants et menaçants à l’endroit des forces de l’ordre.  « Est-ce en piratant de la sorte le compte d’autrui qu’on fait de la politique de haut vol ? Déplorable ». Une manière pour le beau-frère de la propriétaire de l’hôtel A C de signifier qu’il n’est pas l’auteur de ces propos qui constituent un véritable outrage et une menace aux forces de l’ordre. Seuls des spécialistes de la cybercriminalité pourront déterminer si le compte du sénateur HVM élu à Fianarantsoa a fait réellement l’objet d’un piratage.

Enquête. Touché par les « gros mots » qui ont affolé la toile, un haut responsable des forces de l’ordre aurait appelé sur son portable Riana Andriamandavy VII qui se serait montré assez énervé pour ne pas dire agressif. En tout cas, une enquête mérite d’être ouverte pour qu’il n’y ait pas une justice à deux vitesses par rapport à l’affaire de Hary Rapanoelina qui a été condamné pour des propos moins graves, à un an de prison. La même peine que pour le sénateur Lylison qui a appelé à une ville morte. Une infraction si c’en est une, qui est également plus légère qu’une « intifada » contre le portail du siège du Bianco. Reste à savoir si la Justice va jeter la …pierre au vice-président du Sénat afin de ne pas faire deux poids, deux mesures.

R. O

L'express de Madagascar150 partages

Chaîne pénale – Claudine Razaimamonjy sous mandat de dépôt

L’audition à la Chaîne pénale anti-corruption a décidé le mandat de dépôt pour Claudine Razaimamonjy. La décision a eu pour effet immédiat d’expédier le conseiller spécial du Président aux urgences.

La Justice a montré toute son indépendance. Malgré tous les préjugés affublant l’État, en particulier, d’une intention d’extirper le conseiller du Président, Claudine Razaimamonjy, de l’enquête sur une suspicion de corruption pour laquelle elle a été arrêtée dimanche à Mahamasina par le Bianco, la Chaîne pénale a décidé, hier, sa mise en détention préventive à la prison d’Antanimora.Sitôt la sentence annoncée, elle a perdu connaissance et a dû être évacuée aux services des urgences de l’hôpital Joseph Ravoa­hangy Andrianavalona, à bord d’une ambulance.Une décision qui a quelque peu surpris tout le monde. On s’attendait à une relaxation, à un arrêt des poursuites, vu la fonction du prévenu, et surtout l’intervention du ministre de la Justice qui a demandé sa remise en liberté après l’expiration de sa garde à vue. Sa mise en détention préventive, qui sera effective quand elle aura recouvré toutes ses capacités, prouve que l’État n’a pas donné des ordres ni fait des pressions auprès des juges.Ainsi, ni les perturbations causées par les Zanak’i Fianar conduits par le sénateur Riana Andriamandavy, ni la présence de plusieurs conseillers et ministres à la Chaîne pénale, n’ont fait trembler les juges.

SuiteC’est d’autant plus probable que le président du parti HVM, Rivo Rakotovao affirme s’incliner devant la décision du tribunal. « Nous sommes pour l’application de la loi, et nous avons confiance en la justice. Mais nous soutenons Claudine Razaimamonjy, conseiller du Président et membre fondateur de notre parti », a-t-il déclaré, commentant le sort réservé par la Chaine pénale à Claudine Razaimamonjy.On s’y attendait un peu, dans la mesure où la déclaration du syndicat des magistrats laissait planer une riposte à ceux qui voulaient écorner leur indépendance. Ils ont montré qu’ils peuvent bien décider ce qu’ils veulent, quelles que soient les circonstances et la conjoncture. Reste à savoir si l’indépendance vaut simplement dans leur relation avecl’État. Qui peut garantir que cette décision d’incarcérer le conseiller du Président n’a pas obéi à d’autres forces extérieures ?Vu l’enjeu de cette affaire et la soudaineté de l’action du Bianco, dont l’indépendance a été clairement établie, des doutes subsistent raisonnablement.Si tout le monde souhaite l’indépendance de la Justice, l’arrestation de tous les délinquants financiers et les auteurs de corruption, il faut que cela se fasse dans une totale autonomie sans relent politique. Si c’est pour épingler quelqu’un par rapport à sa fonction et son appartenance politique, on ne sera pas sorti de l’auberge de l’alternance manivelle.

La rédaction

Midi Madagasikara148 partages

Canal+ Madagascar : Le décodeur à 15 000 ariary à partir de lundi

Jean-François Duboy, le D.G de Canal+ Madagascar a présenté hier le décodeur à 15 000 ariary.

« A ce prix là, le meilleur de la TV s’installe chez vous ». Ce slogan de Canal+ Madagascar est plus que jamais de réalité, avec l’offre inédite que cette société de TV par satellite propose au public en ce moment.

En l’occurrence, une super promotion avec le décodeur à 15 000 ariary, au lieu de 50 000 ariary. Et ce, à partir de lundi. Jean-François Duboy, le Directeur Général de Canal+ Madagascar a annoncé la bonne nouvelle, hier lors d’une conférence de presse qu’il a donnée au siège de l’entreprise à Andraharo.

Avril sport

Une bonne nouvelle pour les actuels et futurs abonnés de Canal+ Madagascar, surtout en ce moment où les nombreuses chaînes proposent des programmes très alléchants. Un mois d’avril sport, avec notamment les quarts de finale de l’UEFA Champions League qui présente des affiches de rêve : Juventus – Barcelone, Juventus Bayern. Ou encore les grands championnats de foot européen : Manchester United – Chealsea en Premier League ; Real de Madrid – FC Barcelone en Liga ; Monaco – Lyon en Ligue 1. Les passionnés des films et séries seront également aux anges, notamment avec l’inévitable Telenovela qui présente à partir du 12 avril l’ivresse de l’amour, la nouvelle série racontant une jeune femme rebelle qui, après avoir été expulsée pendant des années de chez son père, revient en Californie pour retrouver sa famille propriétaire d’un vignoble à Los Angeles.

Mondial 2018

 Les grands films seront également au rendez-vous avec notamment, à l’affiche, « Alice de l’autre côté du miroir » ; X-Men Apocalypse, Versailles – Saison 2 ou encore « Le bureau des légendes 3 ». Canal + étant une entreprise qui travaille à Madagascar, les productions locales sont également en vedette, 9 films malgaches seront en lice en ce mois d’avril dans le cadre de la 12e édition de la Rencontre des Films Courts sur le canal événementiel des bouquets Canal+, canal 22. Mais le meilleur est à venir puisque Canal+ vient d’acquérir les droits de diffusion pour Madagascar de l’intégralité du Mondial 2018 en Russie. A ce prix là, le meilleur de la TV s’installe chez vous.

R.Edmond

L'express de Madagascar140 partages

Énergie – Madagascar Oil se désiste

La compagnie pétrolière n’a pas répondu à l’appel d’offres pour la livraison d’huile lourde à la Jirama. Même si elle souhaitait s’engager dans ce sens.

Un désistement. Madagascar Oil annonce sa non participation à l’appel d’offre lancée en mars pour l’approvisionnement en fioul de la Jirama. « Madagascar Oil regrette de ne pas avoir été en mesure de participer au récent appel d’offres pour l’approvisionnement en fioul de la Jirama. Cette décision a été prise suite à la réception de clarifications selon lesquelles le dossier d’appel d’offres ne prévoyait pas une soumission conjointe avec  un fournisseur partenaire », a déclaré la société dans un communiqué transmis à la presse.Pourtant, la société avait annoncé dans les colonnes de L’Express de Madagascar son ambition de participer à l’approvisionnement de fioul lourd aux centrales thermiques de la Jirama.« L’huile lourde de Tsimiroro-est ainsi prête pour alimenter la production d’électricité à Madagascar. Et Madagascar Oil est prête à livrer l’huile lourde de Tsimiroro sur le marché malgache et à répondre à cet appel d’offres pour l’approvisionnement en fioul », avait annoncé un responsable de la compagnie pétrolière.L’espoir nourri depuis des mois par les dirigeants de cette compagnie de devenir l’un des principaux fournisseurs de la Jirama s’est évaporé dans les termes de ces nouveaux appels d’offres en date du 1er mars.

IncompatibilitéPuisque la société comptait « recourir à une soumission conjointe » avec un fournisseur partenaire « afin d’atteindre le volume de fuel requis » alors que les termes de référence de l’appel d’offres ne le permettaient pas.La compagnie pétrolière dispose actuellement de près de 160 000 barils d’huile lourde stockés à Tsimiroro. Mais la livraison de ce produit pose problème. Un contrat avec la Jirama implique que la compagnie doit en plus réhabiliter la route nationale tout en poursuivant la production.En octobre 2016, la société annonçait avoir réalisé un test concluant avec la centrale thermique de Mandroseza. Ce qui démontre que l’huile lourde de Tsimiroro reste une source d’énergie fiable, pouvant être utilisée pour la production d’électricité.

Lova Rafidiarisoa

Tananews105 partages

Des luxueux hôtels d’Ivato à la petite cellule d’Antanimora

C’est donc ce qui attend Claudine Razaimamonjy.

Ou sinon un exil forcé, via un petit evasan salutaire ?

Et cette affaire Claudine est-elle un début ? La chasse à tous ceux qui ont mis la main dans le pot de confiture serait-elle enfin ouverte ?

Midi Madagasikara96 partages

Une première étape franchie, difficile de revenir en arrière

Le feuilleton de Claudine Razaimamonjy continue et il n’a pas connu de véritables rebondissements puisque le déroulement de la procédure s’est effectué comme prévu. Son dossier a été transmis à la chaîne pénale et elle a été mise sous mandat de dépôt. Cette affaire était un test aussi bien pour le régime que pour le Bianco dont l’attitude était observée par l’opinion publique et la communauté internationale.

Une première étape franchie, difficile de revenir en arrière

Les gesticulations des manifestants venus au siège du Bianco à Ambohibao et les pressions exercées par les soutiens de Claudine Razaimamonjy n’ont eu aucun effet sur l’attitude des membres de l’organisme. La conseillère spéciale du président de la République n’a pas été relâchée et a été traitée comme tous les prévenus dans les locaux d’Ambohibao. Elle devait passer hier soir sa première nuit en prison, mais fortement choquée par la décision de mise en détention, elle a été admise à l’hôpital. Normalement, la procédure va être suivie de manière rigoureuse. La dame Claudine attendra son procès en prison. C’est donc une première victoire du Bianco qui, depuis toujours, se plaignait de son impuissance face aux différents blocages rencontrés. Il s’agit d’une véritable revanche vis-à-vis de tous ceux qui le considéraient comme totalement inefficace. Le Bianco ne sert plus de caution aux dirigeants qui pouvaient parler de leur volonté de lutter contre la corruption. Après le Bianco, c’est maintenant le SAMIFIN qui va pouvoir s’engager dans la lutte contre le blanchiment d’argent. Tous les trafiquants et les maffieux vont à présent être mis sur la sellette et on espère que des poursuites seront engagées sans qu’il y ait d’interventions en hauts lieux. Pour le régime, c’est aussi l’occasion de se débarrasser de toutes les brebis galeuses qui ternissent son image. Nul ne sait cependant jusqu’où ces organismes pourront mener leurs investigations et si tous les dossiers permettront de condamner les prévenus. Une première étape a été franchie et il va être difficile de revenir en arrière.

Patrice RABE

Midi Madagasikara91 partages

Rajaonarimampianina à Ambositra : Un appel au respect de la loi !

 

Le chef de l’Etat Hery Rajaonarimampianina était à Ambositra hier pour inaugurer les nouveaux locaux de l’IST ou Institut Supérieur de la Technologie. Son discours métaphorique, en amont, se basait sur la formation universitaire des jeunes et aboutissait, en aval, à des messages à l’endroit de ses détracteurs et des citoyens.

Soumission à la loi. « Ce pays a besoin de personnes compétentes, patriotes, déterminées à lutter contre la corruption et prêtes à amorcer le développement », a-t-il lancé dans un premier temps. Et lui de poursuivre, dans un second temps que « les textes ne font pas défaut. Ce sont nous – concitoyens – qui  posons des difficultés quant à leur respect et à leur application ». Des personnes compétentes, il y en a à Madagascar mais le népotisme et le copinage gagnent du terrain au niveau de la répartition des « seza » clés. Il en est de même pour la corruption, et cela tombe bien dans la mesure où le passage du chef de l’Etat dans la capitale du Betsileo coïncide avec la brûlante affaire Claudine Razaimamonjy. Pour une fois que le bureau indépendant anti-corruption montre ses muscles, des responsables étatiques montrent leurs griffes et tentent ou mettent (c’est selon) la pression sur ceux devant qui cette affaire va passer. Quid du respect de la loi cité par Hery Rajaonarimampianina ? « Il faut que nous nous tournions vers les secteurs qui intéressent la plupart des Malgaches. C’est la raison pour laquelle les jeunes seront formés technologiquement mais surtout à avoir un bon raisonnement », a indiqué le président de la République.

En quête de solution. « Infrastructure de base, robuste, digne et qui respecte les normes. C’est ce dont méritent les Malgaches et c’est ce dont nous avons besoin pour le développement. Justement, les différents périples extérieurs que nous avons effectués et les appels aux investisseurs étrangers rentraient tous dans ce contexte », défend Hery Rajaonarimampianina. Personne ne rejette la volonté du chef de l’Etat et de son équipe à introduire le développement réel. Néanmoins, de nombreux défis prévus dans la Politique Générale de l’Etat et le Plan National du Développement restent à relever.

Aina Bovel

Midi Madagasikara80 partages

Baomba mandehandeha : Voasava avokoa ny môtô rehetra teo an-drenivohitra

Fa misy inona ? Tsy toy ny mahazatra fa nitombo tampoka tao anatin’ny ora vitsy ireo mpitandro filaminana nanao fisavàna teny amin’ireo lalana rehetra teto an-drenivohitra omaly hariva. Nitohy hatramin’ny alina. Ny mahagaga ny maro anefa dia tsy toy ny mahazatra ireto andiana mpitandro filaminana manao fisavàna ireto. Ny basy an-kelika ihany ary toy ireny mivonona amin’ny trangan-javatra mety hiseho ireny izy ireo. Nampametra-panotaniana ihany koa fa ireo kodiaran-droa ihany no niharan’izany fisavàna izany. Tsy nisy nandingana ireto mpitandro filaminana ireto izay môtô rehetra mandalo, na kely na lehibe ary tsy an-kanavaka na iza na iza. Fisavàna hafa kely ihany koa no notanterahina fa tsy toy ny isan’andro. Ambonin’ireo antontan-taratasy rehetra mantsy dia voajery avokoa izay faritra rehetra mety asiana zavatra, na ny sakaosy entina. Antony nampametra-panontaniana an’ireo mampiasa lalana maro. Raha ny fanazavàna azo avy tamina tompon’andraikitra iray eo anivon’ireo mpitandro filaminana dia hoe tsy maintsy misy ny fepetra raisina rehefa misy vaovao azo ary tafiditra ao anatin’ny asan’ny mpitandro filaminana ny misoroka mialoha ny zavatra mety hitranga. Inona ilay zavatra mety hitranga ? Tsilian-tsofina ary angom-baovao manakaiky ireo mpitandro filaminana no nahafantarana fa toa hoe « ahiana ho misy olona miketrika fanakorontanana sy mitondra baomba mandehandeha, miriaria eto an-drenivohitra. Ary io na ireo olona ireo dia mandeha môtô ». Vinavinaina ho izay araka izany no antony nisavàna manokana ireo mpitondra kodiaran-droa teo amin’ny tanàna. Saingy eritreritry ny maro ihany io fa tsy fantatra hatreto izay tena marina. Andrasana araka izany ny fanazavàna entin’ireo mpitandro filaminana manoloana iny trangan-javatra omaly iny.

m.L

L'express de Madagascar72 partages

Deux gendarmes grièvement blessés

L’accident, survenu mercredi dernier sur la RN7, a fait deux gendarmes grièvement blessés. Ils ont été immédiatement conduits à l’hôpital d’Ambohimahasoa. Leur véhicule s’est renversé dans un virage, selon le constat. Ils auraient escorté le convoi vers Toliara par peur des coupeurs de route.

Midi Madagasikara56 partages

Grandeur et décadence d’une dame proche du pouvoir

C’est une de ces personnalités du régime qui cristallise toutes les tares du système politique  malgache. Claudine Razaimamonjy  suscitait une certaine fascination mêlée d’aversion de la part du monde de la presse et du public en général. Celle qui a bâti sa  fortune durant la Transition et dont les affaires ont continué à prospérer sous le règne de Hery Rajaonarimampianina  n’a jamais été inquiétée malgré les multiples soupçons de malversations ces dernières années. Celle qui était réputée intouchable a été épinglée par le Bureau Indépendant  National de Lutte Anti Corruption ou Bianco  qui l’avait dans son collimateur depuis longtemps et qui a osé passer outre les différentes mesures d’intimidation pour faire son travail. L’arrestation  de la dame et sa mise en garde vue ont suscité l’approbation de l’opinion qui a salué le courage du DG du Bianco et sa ténacité. L’affaire a fait la une des journaux durant cette semaine, mais elle  a suscité beaucoup d’interrogations de la part des observateurs qui étaient partagés entre l’envie de croire à un véritable changement au niveau de l’Etat ou d’une manœuvre destinée à tromper une fois encore l’opinion publique. Certains  membres ont bien sûr réagi vigoureusement, au point pour certains comme le ministre de la Justice de déraper sérieusement. La dame Claudine n’a pas été libérée et sa garde à vue à été renouvelée pour boucler les  dossiers des affaires où elle est impliquée. Elle a été déferrée devant la chaîne pénale anticorruption, hier et a été placée ensuite sous mandat de dépôt. Les autres sujets d’actualité ont été  totalement éclipsés par cette véritable bombe qui a polarisé l’attention de toute la population. Retenons la vive réaction du secteur privé qui réfute avec la dernière énergie la mise en application de l’A.C.D.

 Sur le plan international, c’est encore et toujours le Moyen Orient qui préoccupe la communauté internationale. Le brusque raidissement de Donald Trump vis-à-vis de Bachar Al Assad, coupable d’avoir mené des attaques à l’arme chimique sur ses adversaires a surpris les parties prenantes au conflit. La série de frappes qui a presque totalement détruit  une base aérienne syrienne a été vivement condamnée par le raïs de Dama            s. Les russes ont bien évidemment protesté et les pays occidentaux en ont pris acte.  Le terrorisme international ne faiblit pas puisqu’une attaque menée par un camion fou a fait plusieurs victimes dans les rues de Stockholm en Suède.  La campagne présidentielle française qui entame sa dernière ligne droite n’a pas encore permis de deviner quel sera le classement des candidats.

Donald Trump opère un revirement au Proche Orient. Le président américain avait depuis son accession à la magistrature suprême préconisé une certaine collaboration avec la Russie dans la résolution du problème syrien et avait semblé ménager le dictateur de Damas. Est-ce la raison pour laquelle ce dernier s’est cru autorisé à utiliser des armes chimiques contre ses  adversaires? Le sang de Donald  Trump  n’a fait qu’un tour à  la vue des victimes et il a tout de suite ordonné aux forces américaines de frapper durement  l’armée syrienne. L’importance des bombardements est apparu comme un véritable revirement de la politique américaine dans la région.

Aucun changement  au premier tour de l’élection présidentielle. Le débat télévisé de mercredi dernier qui a mis aux prises les onze candidats à l’élection présidentielle française n’a pas fait bouger les lignes de la campagne. Le classement dans les sondages est toujours le même : Macron et Le Pen font toujours  la  course en tête, Fillon reste toujours à 17,8 %. Ce dernier a décidé d’attaquer Emmanuel Macron et de forcer son accusation sur le cabinet noir de l’Elysé.

C’est une semaine particulièrement mouvementée que le pays a connue cette semaine. Dame Claudine Razaimamonjy qui était régulièrement clouée au pilori par une certaine presse a été, cette fois, à la une de tous les journaux et est devenue une véritable star des médias. La puissante conseillère  du président de la République va connaître l’inconfort des geôles d’Antanimora.

Patrice RABE

Midi Madagasikara49 partages

Suspension de maires : Le PM joue l’apaisement

S’il s’est défendu de commenter hier l’affaire Claudine Razaimamonjy, il a accepté de recevoir à Mahazoarivo les maires de grandes villes représentés par Lalao Ravalomanana (Antananarivo-Renivohitra), Paul Razanakolona (Antsirabe), Elysée Ratsiraka (Toamasina), Mokhtar Andriatomanga (Mahajanga), Djavojozara Jean Luc Désiré (Antsiranana) et Mamy Randrianiaina (Fort-Dauphin). A l’issue de la rencontre, le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier a mis l’accent sur le fait que le pouvoir central et les Collectivités Territoriales Décentralisées dont les communes doivent se donner la main pour le développement du pays.

Statu quo.  Paul Razanakolona, porte-parole des maires de grandes villes, a souligné que les maires sont toujours prêts à coopérer avec le pouvoir central. « Nous sommes toujours déterminés à travailler avec le pouvoir central. », a déclaré le maire d’Antsirabe. A en croire ce dernier, les maires suspendus par les conseils municipaux restent toujours en place, c’est-à-dire que les arrêtés de suspension qui devraient être pris par Mahafaly Solonandrasana Olivier, à la fois en charge de l’Intérieur et de la Décentralisation, ne seraient pas imminents.  Une manière pour le pouvoir central de calmer le jeu en cette période où le régime est confronté à des événements qui sapent sa stabilité.

Recueillis par R. Eugène

Midi Madagasikara43 partages

Itaosy : Rastà nangalatra bisikileta saika matin’ny olona

Amin’ny andro antoandro be no nangalatra bisikileta i Rastà. Saron’ny olona ary niharan’ny daroka avy hatrany. Omaly no nitrangan’izany. Efa saika nizotra nankany amin’ny fitsaram-bahoaka ny zava-nisy saingy mba nisy olona tsara sitra-po nanakana ireo olona maro ary nitondra an’i Rastà nankany amin’ny pôlisy. Nosokafana omaly ihany ny fanadihadiana azy ary notazomina ao amin’ny violon izy nanomboka io fotoana io. Kely sisa dia lasa fanao ny fitsaram-bahoaka ary efa mizotra mankaty am-povoan-tany aza izany. Eo ihany ny hoe tsy fahatokisana intsony ny mpitandro ny filaminana sy ny fitsarana, fa ny antony voalohany dia heverina fa ny famoahan’ny olona ny hatezerany noho ny fahantrana mihoapampana. Misy ny milaza fa raha izao no mitohy dia mizotra any amin’ny adin’ny samy sivily ny zava-misy eto amintsika. Moa tsy efa endrika isehoany ireny fitsaram-bahoaka ireny raha tena zohina ?

 

D.R

L'express de Madagascar41 partages

Les maires des grandes villes à Maha­zoarivo

Les maires des grandes villes de Madagascar ont été reçus par Solonan­drasana Olivier Mahafaly, Premier ministre, hier au palais d’État de Maha­zoarivo. La question de la collaboration entre le pouvoir central et les grandes villes, ainsi que les décisions de suspension des maires ont été discutées durant cette rencontre. La réussite des communes est aussi celle de l’État, a soutenu le chef du gouvernement, selon le communiqué de presse de la Primature. La missive rapporte également que pour le Premier ministre, personne n’a intérêt à créer une instabilité en mettant des bâtons dans roues des maires.

Midi Madagasikara33 partages

Anciens militaires : Grand rassemblement le 22 avril

L’association des anciens militaires s’et donné rendez-vous pour la deuxième fois hier à Andrefan’Ambohijanahary. Cette fois-ci, ils ont annoncé une rencontre décisive dans le cadre de leurs revendications. En effet, les anciens militaires et réservistes organiseront le 22 avril prochain un grand rassemblement dans la Capitale. Une occasion pour eux non seulement de faire entendre leurs doléances relatives aux avantages salariaux, mais aussi et surtout d’annoncer leur position par rapport à l’évolution de la situation politique dans le pays. Hier, l’association des anciens militaires ont dénoncé les échecs des dirigeants  sur tous les plans, notamment dans la restauration de l’Etat de droit et  la lutte contre la corruption.

Eugène
Midi Madagasikara25 partages

Ambondrolava Toliara : 32.214 nouveaux plants de mangrove

La reforestation de la mangrove d’Ambondrolava, dans la Commune de Belalanda, à Toliara est lancée avec l’appui du projet PASSAT de la Welthungerhilfe (WHH), en partenariat avec l’ONG Honko, Reef Doctor et la communauté locale. 32.214 plants de mangroves ont été plantés, le 31 mars dernier. En effet, l’augmentation de la résilience de la population de Toliara et ses alentours, face au changement climatique, figure parmi les principaux objectifs du projet PASSAT. A noter que les mangroves ont un pouvoir de séquestration de carbones, plus important, que les arbres. Ils contribuent de manière exceptionnelle à la réduction des gaz à effet de serre. « C’est dans cette optique que pour la campagne 2017, WHH va appuyer la plantation de 5 ha de mangroves. La première étape a été franchie car environ 3 ha ont été plantés par les membres de communauté de base, qui s’est engagé, encore une fois, dans le renouvellement de la mangrove de la baie de Ranobe, au Nord de Toliara sur la RN9 ». Cette baie possède une des plus grandes mangroves de Madagascar puisqu’elle s’étend sur 130ha dans la zone humide de Belalanda.

 

Antsa R.

News Mada24 partages

Nitsoaka, mbola karohina ny voampanga telo : MD, torana ka naiditra hopitaly Razaimamonjy Claudine

Nivoaka ny fanapahan-kevitry ny Fitsarana mijirika ny kolikoly (CPAC) etsy 67 ha, taorian’ny fakana am-bavany an-dRazaimamonjy Claudine, omaly hariva. Fampidirana am-ponja vonjimaika (MD) ny saziny, saingy amin’ny raharaha iray ihany aloha. Torana teo am-pandrenesana izany ity mpanolotsain’ny filoham-pirenena ity, ka nentina eny amin’ny HJRA avy hatrany.

 

Vao ny antontan-taratasy voalohany. Anisan’ny vesatra iampangana ity mpandraharaha ity ny fanodinkodinam-bolam-panjakana sy fanamparam-pahefana ary koa famotsiam-bola. Misy dimy hafa koa anefa mpiray tendro aminy. Niakatra fitsarana niaraka taminy omaly ny iray raha mbola tsy voasambotra kosa ny telo. Iray hafa eny amin’ny hopitaly. Vola fanampiana ny kaominina 150 tapitrisa Ar ho an’ny taona 2014 sy 200 tapitrisa Ar ho an’ny taona 2015, ho an’ny kaominina Ialananindro, Fianarantsoa izao nahodinkodina izao. Niainga avy amin’ny tompon’andraikitra eo anivon’ny minisiteran’ny Atitany avokoa izany.  Tsy nifanaraka amin’ny vola nomena anefa ny asa vita. Sazy tamin’io raharaha iray io izany izao nilatsaka izao. Mbola misy antontan-taratasy faharoa koa, tsy mifanalavaitra amin’io mbola tokony hanadihadiana ity mpanolotsain’ny filoha ity. Nalefa eny amin’ny HJRA anefa izy izao aloha, rehefa torana taorian’ny nivoahan’ny didy.

Mbola baraingo ireo olobe sy atidoha

 Tsiahivina, vita ny omaly atoandro ny fanadihadian’ny Bianco azy teny Ambohibao. Nentina teny amin’ny CPAC izy ireo tamin’ny 12 ora. Nentin’ny fiaran’ny Bianco narahin’ny fiara 4×4 roa an’ny Emmo/Reg. Efa niatrana niandry teny an-toerana ny Emmo/Reg. Teo koa ireo fianakaviana sy andiana olona avy any Fianarantsoa, nahitana depiote sy senatera. Nohidina avy hatrany ny vavahadin’ny CPAC ary tsy nisy nahazo niditra tany.  Naharitra ora maromaro ny famotorana… Niditra ny « ambulance » tamin’ny 6 ora hariva ary namoaka ny filanjana, nitondrana an-dRazaimamonjy Claudine narahin’ny fiaran’ny Emmo/Reg.

Araka izany, andrasana ny ho tohiny. Na izany aza, mbola baraingo ny amin’ny tena olobe sy atidoha ao ambadik’izao kolikoly avo lenta izao ?

Synèse R.

 

News Mada23 partages

Corruption : Claudine R. placée sous MD

Les juges ont tranché, la conseillère principale du président Claudine Razaimamonjy est placée sous mandat de dépôt. Après avoir entendu le verdict, l’ opératrice économique aurait subi un malaise et a été évacuée à l’hôpital HJRA.

Jusqu’à hier soir, Claudine Razaimamonjy est suivie à l’hôpital HJRA Anosy. Il semblerait qu’elle aurait subi un scanner et que deux conseillers du président se soient déjà déplacés sur place. Son malaise a débuté dès la sortie du verdict vers 17 h bien que son défèrement à la Chaîne pénale ait commencé vers midi.

Son avocat demande l’évacuation immédiate de sa cliente à l’hôpital, mais le Bianco a refusé au départ. L’ambulance est arrivée vers 18 h et la femme d’affaires a été dirigée à l’hôpital vers 18 h 15. Toutes les charges ayant été retenues contre elle, Claudine Razaimamonjy est placée sous mandat de dépôt.

A sa sortie d’hôpital, elle devrait donc être transférée à Antanimora. Au final, deux dossiers ont été transmis par le Bianco à la Chaîne pénale. Les autres dossiers n’ont encore pu être finalisés pour des raisons purement techniques et opérationnelles et devraient se faire ultérieurement.

Des détournements de millions d’ariary

Le premier dossier concerne une doléance sur des faits suspectés de corruption et de détournement de derniers publics perpétrés par des responsables auprès du ministère de l’ Intérieur et de la décentralisation. Il s’agit de l’octroi de subventions exceptionnelles d’un montant de près de 150.000.000 d’ariary en 2014 et de 200.000.000 d’ariary en 2015 à la commune d’Ialananindro, district de Fianarantsoa II.

Le Bianco suspecte ainsi des faits de favoritisme dans l’ attribution de ces marchés publics, de détournement et de recel de derniers publics, d’abus de fonction et de blanchiment d’argent. Deux personnes ont ainsi été déférées, trois en fuite et une hospitalisée mais représentée. Le deuxième dossier relève du Bianco Fianarantsoa lorsqu’il reçoit une doléance de faits de corruption dans la gestion des subventions exceptionnelles d’un montant de près de 150.000.000 d’ariary allouées à la commune rurale de Mahasoabe, Fianarantsoa. Une somme devant servir à la réhabilitation du bureau de la commune qui a été à peine retouché. Quatre personnes ont été inculpées de favoritisme, d’abus de fonction et de blanchiment d’ argent dans ce dossier. Deux ont été déférées, une en fuite et une hospitalisée et représentée.

Au final, on s’interroge sur le commanditaire des opérations. En effet, les infractions liées aux passations de marchés publics impliquent normalement plusieurs personnes à la fois. Les enquêtes étant encore en cours, on s’attend à ce que de nouvelles personnes soient interpellées.

Tahina Navalona

 

Midi Madagasikara22 partages

Ambondrona : Nitsoaka pôlisy ilay nandratra olona

Tonga teny an-toerana ny pôlisy nitady azy, saingy tsy hita izay nanjavonany. Io lehilahy io dia nikasi-tànana mpandalo tsy amin’antony tamin’ny herinandro lasa teo. Natorony ny toeram-piasany taorian’izay ary nasehoany ihany koa ny fiarany. Izany dia nentiny nanaovana vava fa tsy misy afaka manao na inona na inona aminy raha mbola eto Antananarivo. Ny nahatalanjona anefa, asa raha mitombina tokoa izay noteneniny, fa nilaza ho tsy nisy nahafantatra azy daholo ny izay olona nanontanian’ny pôlisy tetsy Ambondrona. Soa fa azon’ny mpitory ny laharan’ny fiara ary izay no hiompanan’ny fikarohana ankehitriny. Tsy tokony hanano sarotra izany raha tena misy ny finiavana hanao fikarohana eny anivon’ny « Centre Immatriculateur ». Raha tsy hoe angaha tena tsy azo kasihina tokoa ilay rangahy…

D.R

Madagascar Tribune20 partages

Claudine Razaimamonjy sous mandat de dépôt à l’hôpital !

La propriétaire du grand hôtel AC est mise sous mandat de dépôt mais n’a pas passé une seule heure à la prison mais tout de suite emmenée à l’hôpital. Soupçonnée de favoritisme dans l’octroi de marchés publics, de détournement de biens publics, de recel de biens publics, de blanchiment et de corruption, la femme d’affaires risque d’entraîner beaucoup de monde dans sa chute d’où sûrement un autre favoritisme dans son traitement en tant que prisonnière.

Pourtant cette milliardaire proche du HVM est entrée souriante quand elle a été déférée devant la chaîne pénale anti-corruption ce 07 avril 2017 en fin de matinée. Quelques heures après une ambulance est venue sur le lieu et la milliardaire a été transportée à l’hôpital public HJRA, sous la pression de son avocat, car elle a fait un malaise. Ce qui n’est pas du tout du goût des responsables du BIANCO (bureau indépendant anti-corruption) qui exigent qu’elle soit examinée par le médecin de la prison avant toute chose, et ce sera au personnel médical de la prison de décider de l’hospitaliser ou non. Il s’agit d’une violation de la procédure s’offusque le Bianco. Mais elle est tout de suite passée de la case chaîne pénale anti-corruption au lit de l’hôpital HJRA. La date de son jugement n’est pas encore connue.

Rappelons que le seul baron de bois de rose appréhendé par le Bianco, Bekasy, était également mis sous mandat de dépôt mais des personnalités haut placées l’ont fait sortir et il a disparu dans la nature depuis. Claudine Razaimamonjy prendrait-elle le même chemin ? De toute façon, beaucoup de barons HVM actuellement au pouvoir, n’ont pas du tout intérêt à ce qu’elle tombe car elle ne tomberait pas seule, bon nombre de ces barons tomberaient sûrement avec elle !

Midi Madagasikara20 partages

Njila et Poopy : Concert très attendu ce dimanche

Njila et Poopy, en concert ce dimanche.

Cela fait des semaines que le groupe Njila et Poopy se préparent pour retrouver leurs fans au Palais des Sports de Mahamasina ce dimanche à partir de 15h. 

 

Alors que dans les années 80, le groupe Njila apportait un souffle nouveau à la variété locale, leur succès fulgurant a marqué toute une génération. Le groupe a révélé la timide chanteuse Poopy, qui a imposé sa touche dans le groupe. De 1983 à 1989, elle partage toutes les scènes du groupe, puis prend son envol pour une carrière solo en 1989. Son succès est immédiat, avec sa voix langoureuse, sa musique mélodique, et des paroles qui touchent de près la vie amoureuse des filles, Poopy a conquis le cœur des fans de Njila et tout un autre public. Quelques années après le split, Njila s’éclipse de la scène locale et part s’installer dans l’Hexagone. Poopy, elle, continue son épopée dans le pays.

Retrouvailles. Alors que durant plus d’une décennie, Poopy s’écarte du showbiz, la chanteuse renoue avec la scène et retrouve son public. La magie est restée intacte, et Poopy égale à elle-même. C’est donc très légitimement qu’elle retrouve ses anciens camarades de Njila pour un grand concert inédit. Déjà, les billets se sont vendus comme des petits pains. Au Palais des Sports dimanche prochain, les chaudes retrouvailles avec les fans s’annoncent émouvantes, sinon mémorables.

Anjara Rasoanaivo 

Midi Madagasikara20 partages

Journée mondiale de la santé : Combattre la dépression

Une séance de démonstration de tai chi chuan durant la célébration de la journée mondiale de la santé hier.

« Il faut avoir la vie en rose si l’on veut éviter la dépression ». C’est le message relayé par le ministre de la Santé publique et du président du Sénat lors de la célébration officielle de la journée mondiale de la santé hier à l’HJRA Anosy. Un message difficilement réalisable avec des kapoaka de riz atteignant les 600 ar, le litre de carburant avoisinant les 4000 ar et la fréquence des cas de vindictes populaires (la moindre suspicion pourrait en effet causer la mort par lynchage populaire)… ces faits étant l’une des causes entraînant les dépressions nerveuses. Ces maladies gagnent en effet du terrain dans la Grande-Île actuellement. Il n’y a qu’à voir la hausse du nombre des aliénés dans les rues et ruelles de la capitale et des autres régions.

Sérénité. Etant donné que la dépression est une maladie liée à l’état émotionnel des personnes, avoir une bonne santé mentale requiert une vie sereine. Ce qui, d’après le ministre de la Santé publique, « doit se traduire par une alimentation saine, une vie loin du négativisme ou une capacité à voir les choses du bon côté ». L’une des façons d’évacuer le stress du quotidien consisterait également à pratiquer un art martial tel que le tai chi chuan. Par ailleurs, la célébration  de la journée mondiale de la santé d’hier se conjuguait également avec  la célébration de la 69e année de l’organisation mondiale de la santé.

José Belalahy

Midi Madagasikara19 partages

Groupe Midi : Gazetiko souffle ses 19 bougies

7 avril 1998 – 7 avril 2017. Le journal « Gazetiko » a soufflé, hier ses 19 bougies. Cette publication, entièrement en malgache, qui fait partie de la grande famille de Midi Madagasikara S.A a célébré cet anniversaire, hier, dans une ambiance conviviale aux côtés de leurs collègues de Midi et autour d’un gâteau d’anniversaire aux couleurs du journal : bleu et blanc ! Les fidèles de la première heure parmi ceux qui ont composé la toute première équipe de Gazetiko, étaient bien sûr là. La jeune génération qui apporte dynamisme et enthousiasme vient également serrer les rangs. Gazetiko s’achemine maintenant vers ses 20 ans d’existence, et reste fidèle à sa devise : entretenir l’esprit d’équipe qui a toujours primé au sein de sa Rédaction. Longue vie donc, à Gazetiko.

Hanitra R.

Midi Madagasikara17 partages

FMF : Vers une assemblée générale élective

Une partie des ligues à Iavoloha lors de la décoration d’Ahmad.

Moins de quinze jours après la tenue de l’assemblée générale ordinaire de la fédération malgache de football (FMF), bon nombre de ligues veulent convoquer une AG extraordinaire. Encore le silence radio quant à la déclaration de candidature des futurs présidents de la fédération. L’AGO à Carion a confié la gestion de la FMF au premier vice-président, Doda Andriamiasasoa selon le statut. Des voix se lèvent concernant la gouvernance de la FMF qui tend vers une transition « bis »en attendant les élections. Actuellement, les choses se bousculent au sein de la fédération et notamment du côté des présidents des vingt-deux ligues.Dans la capitale depuis plusieurs jours dans le cadre de la décoration du président de la CAF, Ahmad par le président de la République, plusieurs présidents de ligues sont dans la capitale. Et toujours dans le cadre de leur séjour dans la capitale, une réunion avec les membres du comité exécutif est prévue et ce lundi 10 avril, ils vont féliciter et saluer le nouveau président de la CAF.Et au vu de l’évolution de la situation, beaucoup craignent que l’actuel comité exécutif ne veuille garder un rythme identique au mandat précédent avec une transition bis. Et pour ce faire, la grande majorité tente d’inverser la tendance et sollicite vivement la tenue d’une assemblée générale extraordinaire. Une AG extraordinaire qui devrait anticiper un dénouement rapide pour sortir la FMF d’une trop longue latence transitoire. La réunion de ce lundi est très attendue par les présidents des ligues et les férus du ballon rond et répondra à la bonne volonté de l’ensemble des dirigeants des ligues qui veulent un changement rapide.En attendant tout cela, les tractations ont déjà commencé au niveau des sections et des ligues pour les futurs candidats à la présidence pour espérer ses pions.

T.H

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Education financière : Vers une bancarisation des jeunes et des enfants

4 000 jeunes ont été ciblés directement lors de la campagne de sensibilisation sur l’éducation financière, entreprise dans le cadre de la célébration du Global Money Week (GMW) ou semaine mondiale de l’argent, qui s’est tenue du 27 mars au 2 avril. Plus de 150 000 jeunes ont également été sensibilisés indirectement, d’après les organisateurs. A noter que c’est la deuxième fois que le GMW est célébré à Madagascar, sur les six éditions initiées à travers le monde par la CYFI (Child and Youth Finance International). Pour les porte-paroles des étudiants, présents lors des cérémonies de célébration du GMW, les jeunes et les enfants sont aussi concernés par la finance. « L’éducation financière doit être incluse dans les programmes scolaires. Les enfants doivent être concernés par les sensibilisations et les actions pour l’inclusion financière, afin qu’ils puissent apprendre à gérer leurs moyens et à préparer leur avenir. Le Global Money Week nous a permis d’apprendre des choses, raison pour laquelle, cet événement doit être organisé tous les ans », ont soutenu Tsinjo Miranto Raveloarison et Holy Lalaina Razafindrainibe, du CEG Antanimbarinandriana.

School bank. Cette requête formulée par les porte-paroles des étudiants sera étudiée de près par le Gouvernement, d’après le ministre des Finances et du Budget, Gervais Rakotoarimanana, lors de la clôture officielle du GMW. En effet, l’éducation financière pour les jeunes sera intégrée dans la stratégie nationale d’inclusion financière. En outre, des discussions sont déjà en cours, avec les institutions financières, pour définir des offres de services financiers dédiés aux jeunes et aux étudiants. Pour sa part, le ministre de l’Education Nationale, Paul Rabary a noté que les questions liées à l’éducation financière sera intégrée dans le plan sectoriel de l’éducation.

Antsa R.

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Pétanque championnat du monde doublette : Dolys revient aux commandes de l’équipe nationale

Dolys reste à la tête de la sélection nationale.

Prévisible, le retour de Dolys Randriamarohaja comme entraîneur de l’équipe nationale malgache au championnat du monde en doublette l’était après la déroute de nos portes fanions au dernier Trophée L’Equipe où la meilleure performance était une finale perdue en doublette hommes avec Nanou et un certain Mahefa.

Comme la Fédération a certainement retenu la leçon, elle a décidé de confier l’équipe malgache à Dolys Randriamarohaja. 

Mieux encore, elle a consenti à faire des tests à l’issue desquels sont sortis Rams, le champion de Mada en tête-à-tête et le champion du monde 1999, Jean Randrianandrasana. 

Un nouveau challenge pour Dolys qui va faire parler son  savoir-faire qui lui a permis de devenir vice-champion du monde en 2010 à Izmir et champion d’Afrique en 2009 où il était déjà l’entraîneur-joueur de cette formation.

Comme il fait de sa philosophie que seul le travail paie,  il a fait venir à Antsirabe Jean et Rams  pour peaufiner la préparation. 

Les trois hommes vont quitter Madagascar pour un transit à Paris puisque le Sommet de Belgique aura lieu du 13 au 16 avril.

Évoquant nos chances de pouvoir gagner le titre, Dolys se montre prudent en avançant qu’en pétanque,  l’état du terrain est déterminant. Il revient d’ailleurs sur la victoire malgache à Mahamasina pour dire que le boulodrome en terre rouge n’était  pas du tout du goût des Européens. Ce qui explique cette finale entre Madagascar et le Bénin. Sacré Dolys !

Clément RABARY

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Métier hors-du-commun : Réparateur de téléphone mobile

Une gamme de tournevis, un fer à souder, un voltmètre, quelques pièces enlevées des téléphones usés, une vieille voiture qui sert d’atelier et ils font presque des miracles à Analakely. Ces réparateurs de téléphones mobiles pullulent au centre-ville sans pourtant s’acharner sur les clients. Ils ont déjà chacun leurs clients fidèles. Du changement d’écran à la réparation de la carte mère en passant par le changement des touches tactiles, ils sont justes incroyables. En quelques minutes, comme un tour de magie, le téléphone redevient comme neuf. Sur la question s’ils ont suivi ou non des formations spécialisées en électronique, leurs réponses sont divisées. « Oui, il faut quand même une base en la matière pour pouvoir exercer en toute quiétude ce métier. Pour mon cas, je suis diplômé en électrotechnique et par la suite j’ai fait beaucoup de recherches pour  arriver à mon stade actuel. Autrement, le risque est toujours élevé car décortiquer des téléphones portables nécessite une certaine technicité » a expliqué Eric, la vingtaine mais déjà une référence sur place. Doda, un autre réparateur de téléphone, a avoué qu’il est autodidacte. « Mon oncle a fait le même boulot et j’ai beaucoup observé la manière dont il travaille. C’est de la sorte que j’ai pu maîtriser le dépannage électronique, essentiellement les téléphones mobiles » argue-t-il. A Analakely, bien que ce soient des « entreprises » concurrentes, les réparateurs s’entraident surtout quand il y a des opérations compliquées.  Sur le plan commercial, la création de ces petits ateliers mobiles au centre-ville a généré un autre marché qui est la vente des pièces de rechange. Les sud-africains et les chinois ont senti l’affaire et sont les premiers à ouvrir leurs boutiques à Analakely et ses parages. Dans l’avenir, Eric, le jeune réparateur téléphonique, rêve de travailler dans une usine d’assemblage en téléphone. « Ce que les chinois et les indiens peuvent faire, je pourrais lancer le défi que ces réparateurs de téléphone à Analakely peuvent mieux faire. Dommage que les investisseurs n’y ont jamais pensé », explique-t-il avec un air désolant. Rien ne se perd, tout se répare, termine-t-il.

D.R

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Toliara : L’universite de Maninday obtient sa franchise

Grâce au passage de la ministre de l’Enseignement supérieur le 03 avril, la crise à l’université de Toliara semble se dénouer pacifiquement pour le moment. Plusieurs résolutions ont été prises, dont une feuille de route avec chronogramme pour achever le processus de délogement et d’expulsion des intrus en six mois. Plusieurs entités et responsables civils et militaires de la ville de Toliara sont concernés pour que la feuille de route se déroule correctement en respectant la légalité et le temps. Déjà le 5 Avril, une audience a été tenue au tribunal de Toliara. Le personnel de l’université y était. Les responsables du service de domaine ne sont pas venus. L’audience est reportée pour le 3 mai. Il y aura des dédommagements pour ceux qui ont acheté des terrains de bonne foi à la SEDEFITA (ancienne concession de 350 ha pour la plantation de coton) entièrement octroyée à l’université de Toliara. Interrogés sur la fin prochaine de la grève des enseignants de Maninday, les étudiants sont ravis de l’heureux dénouement. Ils pensent que des profiteurs de l’extérieur ont voulu instaurer la zizanie. La combine a échoué, disent-ils.

Charles RAZA, correspondant à Toliara

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Centrale de Mandroseza : Un 3e groupe opérationnel

Le 3e groupe de la centrale de Mandroseza est désormais opérationnel, après les derniers tests effectués. Alimenté en fioul lourd. Il apportera une puissance de 10 Mégawatts. Trois sur les quatre groupes mis en concession par la société Symbion Power sont ainsi fonctionnels. Et selon les prévisions, le 4e groupe sera opérationnel à la fin de ce mois-ci, a-t-on communiqué. En outre, cinq unités de moteurs sont déjà acheminées vers la nouvelle centrale d’Ambohimanambola mise en place en partenariat avec Aksaf Power, et qui est en phase de construction. Les six autres unités seront acheminées d’ici le 13 avril 2017. Cette centrale est prévue fonctionner à compter du mois d’août. Chaque unité de moteur a une puissance de 6 Mégawatts. La centrale fournira en tout 66 Mégawatts pour le Réseau Interconnecté d’Antananarivo, a-t-on conclu.

Navalona R.

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Palais des Sports : Kiaka et Tselatra animent le Bikers Show

Kiaka animera le Bikers Show !

Les affiches qui ont circulé depuis quelques temps annoncent un concert de Kiaka et de Tselatra au Palais des Sports ce dimanche à partir de 14h, alors que le concert unique de Njila et de Poopy se déroulera au Palais des Sports le même jour à 15h. Beaucoup se demandent alors si les deux dates sont exactes, ou si l’un des deux organisateurs s’est trompé dans la communication, sachant que le public de ces deux spectacles n’est pas vraiment le même. En réalité, que chacun se rassure, car les deux représentations se dérouleront bien au Palais des Sports. Si le groupe Njila et Poopy donneront leur concert dans la grande salle du Palais des Sports, les rockers, eux, feront leurs prestations dehors, dans le cadre du Bikers Show. Du rock, et des deux roues, quoi de plus pour passer un bel après-midi !

Anjara Rasoanaivo

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AFD : PIAA contre l’inondation des bas-quartiers de Tanà

Les bas-quartiers complètement innondés.

Le moins qu’on puisse dire c’est que ce problème d’inondation de certaines zones d’Antananarivo ne date pas de la dernière pluie. En effet, la capitale de la Grande Île y est confrontée chaque année depuis aussi longtemps qu’on puisse s’en souvenir. Face à cela, le gouvernement tente une nouvelle fois d’y remédier avec l’aide des partenaires financiers.

PIAA ou Programme Intégré d’Assainissement d’Antananarivo est un projet qui vise l’amélioration de la situation par rapport à ces inondations en effectuant des études précises permettant d’identifier et de réaliser les investissements prioritaires. Ce programme est financé par l’Agence Française de Développement (AFD). Ainsi, il s’agit d’un appui tout autant technique que financier. Dans le but de partager les résultats des études avec le public, une conférence-débat a été organisée jeudi dernier à l’Institut Français de Madagascar. On y a vu les représentants des institutions concernées comme le Ministère de l’Aménagement du Territoire, le Ministère de l’Assainissement, la CUA, l’APIPA, la BNGRC…

Causes de l’inondation. Selon les techniciens, la première et principale cause est l’emplacement même de la ville. Effectivement, celle-ci est bâtie sur une plaine marécageuse qui était auparavant une zone touchée par le débordement d’Ikopa pendant les saisons de pluie. La construction de digues pour contrôler les fleuves et permettre l’urbanisation du secteur ne suffit pas pour protéger la ville de l’inondation car elles ne peuvent pas gérer les pluies périodiques particulièrement fortes. Certes, après les inondations catastrophiques de 1958-1959, le gouvernement a construit de grands canaux d’évacuations dont le canal d’Andriantany et le canal C3. Cependant, avec le temps, ceux-ci ont été endommagés à cause des ordures ménagères qui les envahissent, des constructions illégales qui diminuent leurs capacités…

Solutions. D’après le PIAA qui a débuté il y a trois ans déjà, le premier pas vers la résolution de ce problème est l’étude approfondie des causes et des enjeux. Etant donné que le programme ne prend en charge que les investissements majeurs, il ne s’occupera généralement que de la réhabilitation d’infrastructures telles que les grands canaux d’évacuation. En parallèle, le gouvernement devra maîtriser l’expansion des constructions illégales ou autres comportements de la population qui pourraient aggraver le problème. Sachant que c’est un problème qui date, pour être aussi efficace que possible, le PIAA s’étend sur 15 ans et a mobilisé 9 millions d’euros dans un premier temps puis envisage de mobiliser 11 autres millions par la suite. Toutefois, quel que soit l’effort mis dans un projet, le développement commence toujours par un changement de la mentalité.

Maeva Andriamisai (Stagiaire) 

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URBAN TRAIL : Dans les 2 000 coureurs inscrits hier

L’ambiance sera au rendez-vous pour les coureurs de dimanche.

Les dernières inscriptions sont attendues au New Print ce jour jusqu’à 18 heures tout comme au Jumbo Score Ankorondrano. Les dossards aussi sont disponibles sur place

 

C’est la dernière journée d’inscription pour les retardataires ce jour jusqu’à 18heures pour l’Urban trail. Les rotariens les attendent de pied ferme du côté de New Print. Le départ sera donné demain dimanche à 8h.

L’Urban trail des Rotary club pour innover. Les coureurs amateurs comme ceux d’un jour peuvent s’adonner à ce parcours de 6km ou de 13km en pleine ville. Les Rotary club de Tana et d’Ivato ont organisé la 3e édition pour ces coureurs donc avec ce trajet facile, et qui vous montre aussi les facettes des ruelles de la capitale. La sécurité sera assurée par une trentaine de policiers. Les 70 techniciens de la Fédération d’athlétisme baliseront aussi le parcours. Quant aux Rotariens, en famille ils donneront de l’ambiance tout comme ils donneront des coups de main pour l’organisation de cette course contre la polio. « Les clubs sont à pied d’oeuvre pour ce grand événement du Rotary. Le ministère de la Santé est là tout comme le ministère de l’Education Nationale. Des écoliers vont courir », a précisé Rado Ravoavahy, rotarien chargé des inscriptions et de la logistique.

Les dernières inscriptions sont attendues au New Print ce jour jusqu’à 18heures tout comme au Jumbo Score Ankorondrano. Les dossards aussi sont disponibles sur place. Le droit d’inscription a été fixé à 5 000 ariary plus un avis médical favorable à la pratique du sport pour vous inscrire. Et vous courez ou marcherez pour votre santé ainsi que pour la santé publique étant donné qu’il s’agit de la lutte contre la polio. Ceux qui visent les podiums savent qu’il y aura des primes pour les 3 premiers. Sinon, les autres seront là pour le fun !

Anny Andrianaivonirin

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African Business Connect : La BCME prête à financer des projets d’infrastructures

Des rencontres B to B ont lieu entre les 80 entreprises marocaines et plus de 140 opérateurs malagasy.

La 2e édition de l’African Business Connect se tient à l’hôtel Carlton. C’est initié par BMCE Bank Of Africa, la maison mère de la BOA Madagascar, avec Maroc Export, une agence de promotion des exportations marocaines depuis 2015. « L’objectif vise à renforcer les échanges commerciaux entre Madagascar et le Maroc, via le développement des partenariats entre les secteurs privés des deux pays, et ce, dans un esprit gagnant-gagnant », a évoqué le Premier ministre, Mahafaly Solonandrasana, lors de l’ouverture de cet événement hier. De son côté, la BMCE Bank Of Africa, qui accompagne près de 80 entreprises marocaines, se dit prête à financer des projets d’infrastructures, et ce, dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé.

Principal défi. « Nous ne sommes pas ici pour vendre des produits ni pour commercer mais pour investir et co-investir avec des opérateurs malgaches. C’est le gage de la pérennité de la coopération entre les deux pays. Et ce joint-venture est aussi le gage de la pérennité du développement socio-économique d’un pays », a expliqué Fadel EL Halaissi, Directeur Général BCME-Bank of Africa. Durant cette African Business Connect, des rencontres B to B sont organisées afin d’identifier des projets d’investissement couvrant plusieurs secteurs. Il s’agit entre autres, de l’agri-business, les énergies renouvelables et les infrastructures. Cette première banque marocaine implantée en Afrique de l’Est et en Afrique Australe, insiste sur le financement des projets d’infrastructures. En fait, « c’est le principal défi des pays africains. Et le montant des investissements ne doit même pas se poser », a assuré le directeur général de la BMCE. Par ailleurs, l’Etat s’engage à jouer un rôle de facilitateur car le pays a besoin des investissements pour booster l’économie nationale.

Navalona R. 

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Basket – Coupe du président : Une finale majungaise SBBC-ASCB !

L’ASCB est en train de réaliser le triplé inédit.

Une affiche plus ou moins prévisible depuis le début du Top 8. Les deux équipes de la Cité des Fleurs se retrouveront en finale de la Coupe du président.

C’est la dernière ligne droite de la 3e édition de la Coupe du président de basket-ball. Les grandes finales se disputeront ce jour à partir de 14 h 30 au Palais des Sports de Mahamasina. Une chose est sûre, le titre va changer de main chez les hommes. Une finale cent pour cent majungaise entre le Soma Beach Basket-ball Club (SBBC) et l’Association Sportive et  Culturelle de Boeny (ASCB). La ville de Mahajanga a encore justifié qu’elle est maitresse dans cette discipline. C’est vrai que les deux équipes ont souffert pour accéder en finale, mais, elles ont mérité leur qualification. La bande à Thierry du SBBC s’est offerte de l’équipe du MB2All sur le score de 55 à 50. De leur côté, la mission des jeunes joueurs de l’ASCB n’a pas été facile, car, il a fallu passer aux prolongations pour départager les deux équipes. A la pause, les policiers du Cospn emmenés par Jules (25 points) et Ricky (18 points) ont mené par 58 à 36 à la pause. L’écart était conséquent, mais, la bande à Livio (34 points), l’homme de la situation ne lâche pas prise. A la fin du troisième quart-temps, le score se rapproche de 70 à 60 toujours à l’avantage des policiers. Bénéficiant d’une meilleure individualité et d’un jeu collectif bien huilé, Bila (27 points), Monja (15points) enchaînent les points, ce qui ont mis à mal leurs adversaires. Au coup du sifflet final, le tableau électronique du Palais des Sports affichait un score de parité de 83 partout. En marquant 16 points contre 12 points pour leur adversaire, l’ASCB s’est qualifiée pour la finale. Ainsi, les Bila, Livio, Elly et camarades peuvent encore espérer un triplé inédit, vainqueur des éliminatoires zonales, du play-off et du Top 8. Chez les dames, pas de surprise avec la qualification de MB2All et de Fandrefiala pour la finale. Un remake de la finale du championnat national et de la CCCOI. Présent depuis les éliminatoires zonales, Telma  a partagé les grands moments de la Coupe du Président 2017. Avec Ye’low 100 by Telma, on accède à tout l’Internet et on suit les dernières actualités. Les billets pour les finales de cet après-midi peuvent être achetés via MVola.

 T.H

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Guide du week-end

# Vahombey au BC Blues. En novembre dernier, Ikaky Ravaho a sorti « Blues ». Depuis, il a multiplié concerts et apparitions publiques et renoué avec ses inconditionnels. Cette année, le programme reste le même : faire le plus de scène possible. Vahömbey continue d’investir la scène. Ce soir, il invite donc les amateurs de bonne musique à se joindre à lui pour le découvrir, apprécier ses nouvelles compositions, ou se remémorer le bon vieux temps, tout simplement. Sa prestation sera précédée du vernissage de l’expo de Zandina que le public retrouvera pendant toute la soirée ainsi que la projection de « Wrong connection », le court métrage d’Ando Raminoson Colin Dupré.

# AmbondronA au Saint Etienne Ambanidia. Pour remercier ce public qui ne cesse de le soutenir, AmbondronA se produit aussi souvent que possible. Pas seulement au Palais des Sports ou à Antsahamanitra, mais partout où se trouve son public. Cette fois-ci, c’est au Saint Etienne Ambanidia qu’il va se produire. Avis aux amateurs !

# Festival de guitare au Louvre. La fête continue, au bonheur des amoureux de guitare, de Brassens en particulier. Ce soir, Xavier Gonon, Narimanana et Bertrand Ficini, dans le cadre du festival de la guitare, vont en effet reprendre les grands tubes de cet artiste français. La gastronomie française sera également à l’honneur.

# Poa-tsatroka ho an’i Fidimalala au CCesca. Un après-midi kalon’ny fahiny ! C’est ce que concoctent R’Imbosa et Angolan’Imerina demain à 15 heures. Un concert en hommage à Fifimalala, guitariste et membre du groupe Barijaona. Un rendez-vous qui replongera les spectateurs dans les années 60.Mahetsaka

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Vie de famille ; Garderie pour les grandes vacances : Les réservations commencent dès maintenant

Les vacances des enfants et les congés des parents coïncident rarement. La garde des petits devient un véritable casse-tête pour leurs parents. Heureusement que les garderies existent, mais il faut réserver des mois à l’avance pour être sûr d’avoir une place.

Pour certains parents, le problème de garde durant les vacances ne se pose même pas ; parce qu’il y a la nounou, ou la mamie…Mais pour beaucoup d’autres, il est plus que jamais d’actualité. D’une part, parce que l’insécurité qui règne fait qu’il est compliqué de trouver une « mpitaiza » et « mpanampy » de confiance. D’autre part parce que les mamies sont de plus en plus jeunes et actives professionnellement-ce qui est plutôt une bonne chose-donc elles n’ont plus de temps pour le « taizan-drenibe » dans les jours ouvrables.

Réservations. Les garderies présentent l’avantage de pouvoir accueillir les écoliers durant les jours ouvrables et parfois même le samedi de 8h à 18h (voire 19h). Les parents ont donc une marge de temps pour déposer et récupérer leur progéniture avant et après leur travail. Du fait de leur praticité, nombre de parents optent pour les garderies. Les places viennent donc souvent à manquer, parce que la plupart des familles réservent à l’avance, vers le mois d’avril comme dans le cas d’un établissement privé de la capitale que nous avons consulté. Les frais s’élèvent en moyenne à 120 000 ar, déjeuner compris et goûter en sus. Attention, il ne s’agit que d’une moyenne. Le prix peut facilement doubler d’un endroit à un autre.

Avantages. Les garderies sont souvent effectuées par des établissements scolaires, des activités ludiques de qualité et adaptées à leur âge seront donc proposées aux écoliers : initiation aux arts plastiques, au jardinage, au chant, petit atelier de cuisine, classe verte et éducation environnementale adaptée à leur âge, etc. Une éducatrice au sein de l’établissement consulté confirme : « Notre but durant les grandes vacances est d’aider les enfants à s’épanouir en leur proposant des activités ludiques et propices à la détente-leit-motiv des vacances- Ils ne sont donc pas là pour « apprendre » comme durant les jours de classe, mais pour s’amuser et découvrir. Les enfants trouvent également leur bonheur, car ils peuvent dépenser leur énergie tout en s’amusant, au lieu de se tourner le pouce à la maison et en faire un joli bazar…En attendant les « vraies vacances » avec papa et maman !

LUZ R.R

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Incendie à Soavimasoandro – Trois maisons calcinées

Le feu aurait été causé par un court circuit, selon les premiers éléments de l’enquête. Une vieille femme ensommeillée s’est trouvée à l’intérieur d’une maison, d’où provenaient lesflammes.Le chef de fokontany a immédiatement alerté les pompiers pour maîtriser la propagation du feu. Ces derniers se sont déjà préparés, en matière de réserve d’eau. «Nous voulons éviter les éventuels problèmes de manque d’eau comme celui qui est arrivé, dernièrement, à Andraharo », selon un sapeur-pompier sur les lieux.Quatre pompiers sont arrivés à Soavimasoandro. Leur arrivé a permis d’éteindre le feu au bout d’une demi-heure, d’après les témoins. « Nous avons dû forcer les serrures des deuxautres maisons car les propriétaires étaient absents. Notons que les voisins ont participé aux déblaiements », a fait savoir le chef sapeur-pompier interrogé sur place, en pleine action. Aucun blessé ni mort n’a été signalé.« Les salons, les lits, les tables et d’autres appareils électroniques sont partis en fumée. Heureusement, les brigades du feu sont arrivées à temps », a précisé un voisin des victimes. «Autrement, le feu aurait infecté le quartier entier », continua-t-il. L’enquête sur cet incendie est ouverte.

Hajatiana Léonard

Madaplus.info4 partages

Claudine Razaimamonjy s’évanouit en entendant le verdict

Coup dur pour cette proche du couple Rajaonarimampianina et non moins la conseillère du président. En effet, elle est placée sous MD, décision qui l’a fait tomber dans les vapes.
En effet, le verdict semblait être inattendu pour cette conseillère de Rajaonarimampianina. Elle était une des personnalités intouchables du pouvoir. Après le verdict, une ambulance l’a emmené à l’hôpital HJRA pour recevoir les soins nécessaires. Ce sont les gardes pénitenciers qui s’occupent de sa garde à l’hôpital.
Questionné sur cette affaire, Le PM Solonandrasana Mahafaly affirme ne pas vouloir apporter ses commentaires pour éviter toutes formes d’ingérences. De son côté Rivo Rakotovao, le numéro un du HVM parti du pouvoir, soutient Claudine Razaimamonjy comme cette dernière est membre de ce parti. Les HVM, dit-il, apportent leur solidarité à Claudine Razaimamonjy. Lui de continuer que le verdict est le verdict, on doit faire confiance à la justice.
On entend par ailleurs que cet évanouissement brusque pourrait s’agir d’un cinéma : pourquoi ? Parce qu’une fois à l’hôpital, ces proches vont demander une évacuation sanitaire à l’étranger et disparaitre après. En effet, jusqu’à maintenant, elle ne fait pas l’objet d’une interdiction de sortie du territoire. Cette dernière est émise par le Ministère de l’Intérieur dont le ministre responsable est le premier ministre qui est très copain-copain avec Razaimamonjy. En tout cas, on est impatient de vous rapporter la suite de cette histoire qui devient de plus en plus intéressante.
Tananews4 partages

Suspension de maires : marche arrière toute

L’autre nouvelle de la semaine, mais quasiment éclipsée par l’affaire Claudine Razaimamonjy, a été l’annonce du maintien des maires menacés de destitution à leur poste.

Maires de Majunga, Toamasina, Port Bergé restent donc en poste.

Tout ceci nous amène à penser que les « mpamosavy malemy » qui entourent Hery Rajaonarimampianina semblent bien décidés à agir.

Le karcher dans la porcherie devrait donc en toute logique s’intensifier. A commencer par le beau-frère de sénateur mpamadika palitao.

 

L'express de Madagascar4 partages

Filière rizicole – Combler la période de soudure

Face à la hausse du prix du riz, le ministère du commerce et de la consom­mation va prendre des mesures. Afin de maintenir un équilibre.

Hausse des prix, des rizières asséchées, autant de signes avant-coureurs qui présagent une situation alarmante quant à l’approvisionnement en riz au niveau national pour cette année. Sur les étals, certains types de riz se vendent déjà à près de 3000 ariary le kilo dans des localités reculées. Par ailleurs, pour ce qui est de la proximité, notamment sur les marchés de la capitale, le riz local ou encore le makalioka se vendent en ce moment aux environs de 2.200 ariary le kilo. En somme, ce principal produit de première nécessité est présent sur le marché, c’est sur le prix que le problème se pose.Après plusieurs descentes sur terrain effectuées par le staff du ministère du commerce pour voir au plus près les réalités de ces flambées de prix, ces derniers ont constaté que la production de riz au niveau national est stable, c’est surtout au niveau des méthodes de distribution que réside le facteur de blocage.En effet, « c’est après les différents changements climatiques, notamment les périodes cycloniques, que les fréquences d’acheminement du riz se sont fait au compte goutte », souligne Armand Tazafy, Ministre du commerce et de la consom­mation en enchaînant que« c’est ce phénomène qui entraîne le plus souvent un effet de psychose chez les consommateurs. Poussant ces derniers à stocker de plus en plus et s’en suit logiquement une pénurie fictive ». Ainsi, c’est surtout pour cette raison que le staff du ministère a convenu avec certains importateurs afin que ces derniers augmentent le volume de leur importation jusqu’à plus de deux ou trois fois par rapport à ce qu’ils importent habituellement.

Refonte« Une solution temporaire qui pourra assurer une stabilité du marché, au moins jusqu’à l’arrivée du riz de la dernière moisson sur le marché locale, c’est-à-dire d’ici deux à trois semaines ». Une façon quelque peu radicale visant à freiner cette flambée du prix de ce produit présentement.À long terme, il serait judicieux d’étudier une refonte du circuit de distribution de manière à équilibrer, tant la quantité que le prix de ce produit sur tous les marchés de la Grande île afin d’éviter les périodes de soudure, durant lesquelles les importations de riz augmentent à un taux avoisinant les 20.000 à 24.000 tonnes mensuelles afin que les stocks de sécurité soient bien assurés alors que les besoins annuels du pays se situent aux environs de 2.230.000 tonnes tandis que la production peine à dépasser les deux millions de tonnes annuelles.

Harilalaina Rakotobe

L'express de Madagascar4 partages

Centrale Mandroseza – Le troisième groupe opérationnel

La solution au délestage en marche. Un nouveau groupe vient d’être réhabilité pour renforcer la production en énergie du réseau interconnecté d’Antana­narivo. « Après des tests effectués le 31 mars dernier, le troisième groupe de la centrale de Mandroseza est désormais fonctionnel, avec une alimentation par huile lourde », a annoncé la Jirama dans un communiqué. Ce qui lui permettra d’avoir une puissance supplémentaire de 10 mégawatts.

Remise en étatLa centrale de Mandro­seza, fonctionnant avec de l’huile lourde est dotée de quatre unités. Elle a été mise en concession en juillet 2015 à la société Symbion Power. Mais le contrat n’entrait officiellement en vigueur qu’une année après. Le gouvernement avait estimé à l’époque que la remise en état de ces quatre groupes serait prévue pour le mois d’octobre 2016, après la réhabilitation du premier groupe en août 2016. L’idée était de réhabiliter un groupe par mois. Ce qui n’était pas le cas.Actuellement, la Jirama prévoit la remise en état totale des groupes à la fin de ce mois d’avril, ce qui permettra à la centrale de fournir au total 40 mégawatts en électricité. La centralefonctionnerait ainsi avec de l’huile lourde. La politique du gouvernement vise àlimiter les dépenses de la Jirama, misant sur un plus faible coût de production de l’énergie.

Lova Rafidiarisoa

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A l’annonce de son mandat de dépôt, Claudine tombe dans les pommes

Contrairement à toute attente, Claudine écope d’un mandat de dépôt à l’issu de son deferement devant le Parquet, hier en début de soirée.

Bon, sa Seignhery semble donc enfin décidée à passer le karcher dans ses porcheries d’Augias ?

A qui le tour ? Elle doit être sympa l’ambiance en ce moment chez les « conseillers » de sa Seignhery.

Bah si vous n’avez pas (trop) pioché dans la caisse ça devrait aller. Sinon il est encore temps de filer loin, très loin.

Faut pas finir comme Claudine, « tratra farany » teo.

Et on attend également la contre-attaque des natifs de monbled, alefa ampamoaka.

Règlement de comptes à Barbarie Land, Pâques risque d’être saignant.

 

Tananews2 partages

« La pollution cause le VIH Sida »

Affirmation de l’Express de Madagascar.

Lire : Environnement – La pollution menace Madagascar

Nous serions bien curieux de connaître comment ça marche ?

Le malade du sida fait caca, le caca va dans la nappe phréatique et le barbare  boit la nappe phréatique et du coup le barbare a le sida ?

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African Business Connect – Les Marocains impressionnent

Les opérateurs économiques du pays de Mohammed VI conquièrent l’Afrique. Ils apportent surtout de l’expertise dans la coopération Sud-Sud

Logistique, timing et organisation sont proches de l’impeccable à cette rencontre hautement économique à l’hôtel Carlton. Une manière de démontrer du coté marocain qu’ilsmisent fort sur cette deuxième édition de l’African Business Connect pour réussir dans l’internationalisation des entreprises marocaines.  Les diverses allocutions officielles ont mis l’accent sur la construction d’une Afrique prospère et solidaire. La directrice générale de Maroc Export, Zahra Maafiri, le secrétaire général du ministère marocain chargé du Commerce extérieur marocain, Mohammed Benayad, le premier ministre malgache, Mahafaly Olivier Solonan­drasana veulent tous remédier à la faiblesse des échanges entre Maroc et Madagascar et favoriser les business opportunities.« Cette rencontre a pour objectif de créer de la richesse dans les deux pays », souligne le représentant du ministère du commerce extérieur.« L’État malgache veut démontrer encore ce jour, sa volonté de faciliter la mise en oeuvre de tout projet du secteur privé, créateur d’emplois et de valeur ajoutée », précise le premier ministre malgache.

ContactLes rencontres ont été organisées toute la journée entre 350 opérateurs malgaches et une centaine de représentants du secteur public et du secteur privé marocains.« Nous avons de l’expertise en textile, en TIC, en agro-industriels, en transformation agricole, en BTP, en énergies renouvelables », font savoir les Marocains. « Ils ont les moyens et surtout la connaissance technologique », indique Chabani Nourdine, ministre de l’Industrie et du secteur privé, ayant effectué une rencontre au préalable à Casablanca il y a un mois. Rabii Baghaz de Cap Holding par exemple a vanté la capacité de l’une de ses sociétés à répondre aux besoins des secteurs agricoles, agro-alimentaires et industriels par les emballages de sac en propyéthylène, sacs  léno et toiles tubulaires. Un opérateur en distribution de l’électricité explique à des Malgaches que la société Console de Maroc peut apporter des connaissances et du savoir- faire dans la manière de construire des pylônes, des poteaux en béton armé pour distribuer l’électricité. Masen, une entreprise spécialisée en énergie solaire a intéressé plus d’un. Cette société marocaine possède une technologie sur l’énergie solaire à concentration, en utilisant des miroirs. « J’ai remarqué que les Malga­ches sont intéressés par ce qui concerne l’énergie », témoigne Sadate Gueye. « Les Marocains misent également sur le développement des NTIC, ils sont forts dans le domaine. J’ai moi-même été formé par des Marocains pour développer mon entreprise de TIC », dit un autre professionnel en technologie. La société Tsaravintana, spécialisée dans les BTP s’est dit plutôt satisfait des échanges qu’elle a eus avec la partie marocaine.

Mémorandum d’accord

Un protocole d’accord entre le Centre marocain des exportations, Maroc Export et l’lnternational Trade Board of Madagascar (ITBM), agence de promotion de l’exportation, a été signé hier en marge de l’African Connect Business au Carlton. Une collaboration formelle pour développer et dynamiser les relations d’affaires entre les entreprises malgaches et marocaines. « Maroc Export a beaucoup plus d’expériences vu qu’il existe depuis 37 ans, alors que l’ITBM n’en est qu’à sa sixième année d’exisitence », indique Herintsalama Rajaonarivony, président de l’ITBM. « Il est question d’échanges d’informations et de connaissances dans cette collaboration », précise-t-il. « Le Maroc n’ a ni gaz ni pétrole mais mise beaucoup sur le capital humain », apprend-on du directeur général de la chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA), Lantomanana Andriamahery. Le Royaume a une grande vision sur l’éducation et la formation, qui produisent des compétences et des spécialités reconnues. « Faut-il savoir également que derrière les missions économiques marocaines, il y a toujours une banque de soutien. Ce qui est exemplaire », souligne le DG. La CCIA et l’ITBM se chargent du follow-up, c’est à dire du suivi des rencontres et échanges qui ont eu lieu entre les opérateurs malgaches et marocains lors de cette rencontre pour des opportunités business.

Mirana Ihariliva

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Football-CAF-Ahmad – « Pas d’interférence politique »

Le nouveau président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad, assure qu’il s’érigera « contre l’interférence politique » dans le football du continent.

Tombeur surprise en mars de l’ino­xydable Issa Hayatou à la tête de la Confédération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad assure qu’il s’érigera contre l’interférence politique dans le football du continent, hier dans un entretien à l’AFP en marge d’une visite à Johannesburg.

Qu’est ce qui va changer avec vous à la tête de la CAF, après des décennies sous la présidence Hayatou  ?Déjà j’ai un programme, c’est un premier changement. Il y aura des changements au niveau de la gestion administrative et financière car la CAF n’est plus aux standards. Elle manque de transparence, sa gouvernance est mauvaise car il y a des interférences dans le processus de décision. Tout ça va s’arrêter très vite. Vous jugerez la différence.

Allez-vous revenir sur la suspension du Mali de toutes compétitions internationales pour ingérence politique ?Je vais être tranchant: on ne peut pas se permettre d’accepter ce genre d’interférences car ça nuit au développement du football dans la région. Il faut protéger le football. J’ai vécu ça dans ma carrière de président de fédération: un chef d’État s’est immiscé pour annuler mon élection mais j’ai tenu tête. Je serai un président de la CAF qui suivra surtout le développement du football pour discuter avec les gouvernements. On ne peut pas développer le football en Afrique sans les gouvernements mais on ne peut pas accepter l’interférence gouvernementale. Car l’objectif c’est pas seulement la performance, c’est aussi l’éducation de la jeunesse africaine à travers le football.

Êtes-vous hostile à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations en été et non plus en hiver pour satisfaire les clubs ?Pas du tout! Mes premiers gestes seront d’écouter les gens et d’ouvrir le débat de manière officielle. Tout ce qui touche à la CAN est une priorité pour nous. On doit évoluer. Il faudra prendre une décision qui sera bonne pour la confédération, pas juste ce qui arrange son comité exécutif.

D’anciennes stars africaines se plaignent de ne pas avoir de rôle dans les instances de la CAF. Allez-vous changer cela  ?J’ai eu des contacts déjà avec Drogba, Abedi Pelé, Patrick M’Boma. D’ici peu on va organiser une réunion avec des représentants de ces stars africaines pour discuter de futures collaborations avec la CAF. Par exemple lors de la prochaine CAN des moins de 17 ans (du 21 mai au 4 juin, au Gabon) j’aimerais mettre en place un parrainage pour que des joueurs viennent discuter avec les jeunes, donner des motivations et des conseils.

L’Afrique va avoir au moins 9 places au Mondial à partir de 2026. Est-ce que ce sera suffisant pour permettre à une nation du continent d’enfin passer les quarts de finale ?Il y a la loi du nombre, c’est sûr. Mais on parle beaucoup du Mondial seniors, alors qu’on oublie le Mondial des jeunes où l’Afrique excelle. Il faut qu’on revoie le développement du football en Afrique pour comprendre pourquoi on peut gagner des titres chez les jeunes et pourquoi ça s’arrête au niveau des quarts en senior.

Propos recueillis par Pierre Donadieu

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Madagascar Oil : Non participation à l’appel d’Offre

Madagascar Oil regrette de ne pas avoir été en mesure de participer au récent appel d’offres pour l’approvisionnement en fioul de la Jirama. Cette décision a été prise suite à la réception de clarifications selon lesquelles le dossier d’appel d’offres ne prévoyait pas une soumission conjointe avec un fournisseur partenaire. Madagascar Oil comptait recourir à une soumission conjointe afin d’atteindre le volume de fioul requis, tout en augmentant les livraisons à partir des 30 000 m3 d’huile lourde stockés à Tsimiroro. La compagnie assure également la reprise de la production, la poursuite des travaux de réparation sur la route nationale et l’augmentation de la production pétrolière à long terme à partir du site pétrolier géant de Tsimiroro à l’Ouest de Madagascar.

Partenariat énergétique. Elle félicite et soutient le récent processus d’appel d’offres qui a permis avec succès la participation élargie des fournisseurs, avec une amélioration de la transparence. « Nous soutenons les efforts continus de la Jirama et de l’État malgache pour offrir une sécurité énergétique à long terme, abordable et fiable à la population Malgache. Et la compagnie demeure engagée dans notre partenariat énergétique avec Madagascar pour un développement responsable du site pétrolier de Tsimiroro, afin d’apporter un soutien continu aux communautés où nous travaillons et opérons, de conduire nos activités en toute sécurité et d’approvisionner le marché local en fioul à faible teneur en soufre, abordable et fiable. L’objectif est de concourir aux priorités nationales en matière d’énergie et de croissance économique « , a exprimé John P. Claussen, Administrateur Délégué de Madagascar Oil. 

Recueillis par Navalona R.

Tananews1 partages

Ministre de la Justice : la moindre des choses serait de présenter sa démission

Après sa conférence de presse folklorique nocturne et surtout son désaveu public cinglant suite à ce mandat de dépôt de Claudine Razaimamonjy, dans les pays civilisés le concerné aurait déjà présenté sa démission.

Mais ça c’est dans les pays civilisés.

Pas chez les barbares.

Tananews1 partages

Bianco, l’Eliot Ness et le monsieur Propre que tout le monde attendait ?

Vous êtes plus de 95% à le penser en tout cas.

Tout n’est donc pas pourri dans ce pays, enfin une lueur d’espoir ?

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Amboasary-Sud – Des troupes de dahalo sévissent

Munis  d’armes de guerre, des bandits de grand chemin ont tué deux personnes et dérobé une centaine de zébus à Amboasary-Sud.

Les attaques de dahalo dans le district d’Amboa­sary-Sud reprennent. Les forces de gendar- merie ont arraché au forceps la reddition de près de 4000 prétendus bandits de grand- chemin, fin 2014. La paix s’est rétablie dans les 26 communes. Ensuite, un regain de violence a été signalé.Pas plus tard que la semaine passée, des bandits  munis de deux fusils Kalachnikov et de tout un arsenal de chasse ont sévi  dans la commune rurale de Marotsiraka Amboasary-Sud. Deux Kalony, aussi appelés Jado (NDLR : membres du comité d’auto-protection villageois rassemblant les hommes en état de se battre), ont trouvé la mort. En outre, 35 zébus ont été dérobés, dont 15 récupérés après accrochage.Il y a trois semaines, une autre horde de dahalo s’est emparée d’un troupeau de 24 têtes de bovidés, celui du président des Jado. Le bétail errait à Ambario, zone tampon de la frontière de la  commune rurale de Mahaly  avec Marovitsika  Midondy du Sud. Ces faits ont été relayés avant-hier par Maka Alphonse, natif et ancien parlementaire  d’Amboasary-Sud.«Ces deux attaques ont été  effectivement perpétrées à Amboasary-Sud », a affirmé Théodule Ranaivoarison, lieutenant-colonel et commandant du groupement de la gendarmerie de la région Anosy, joint au téléphone, hier.«Ce sont des cas isolés mais des mesures ont été prises. Nos recherches de renseignements et nos investigations ont révélé les refuges des dahalo.»,poursuit-il. Ils se réfugient dans les frontières montagneuses de l’Anosy, districts de Befotaka-Sud, Midongy du Sud ainsi que des communes rurales de Ranotsara et de Marovitsika. Ce sont les zones névralgiques des vols de zébus.

OpérationIl indique que les malfaiteurs, qui ont frappé, sont sortis des zones indiquées pour s’abattre dans le district d’Amboasary-Sud avec  l’aide de complices sur place.« Les comités d’autoprotection  des villages ont serré la vis. Des gendarmes, conduits par le capitaine Fanevarison Onimihary (commandant de la compagnie territoriale de la gendarmerie nationale à Taolagnaro) ont été dépêchés sur les lieux» informe le colonel. Et lui de continuer: «Ils ont révisé le système de sécurisation, dynamisé l’autodéfense villageoise et informé les collectivités locales sur les dispositions à prendre en cas d’attaque».En 2012, lors du phénomène Remenabila, les dahalo ont fait une première percée dans la commune de Mahaly avant que leurs sévices meurtriers ne se soient répandus. Onze gendarmes ont été tués, à Iabohazo Befotaka. Des gendarmes et des militaires ont été ,par la suite, laminés par des dahalo à Betroka. Entre autres, le capitaine Jonah Tsiresindahy- commandant de la compagnie de la  gendarmerie à Ihosy- et un capitaine de l’armée malgache ont trouvé la mort.En septembre 2015, le capitaine Rafalihery Andriatiana, commandant de la compagnie de lagendarmerie à Betroka, a partagé leur triste sort.En 2016, le capitaine Fanevarison Onimihary, a été lui aussi déclaré mort. ll a été porté disparu dans une opération de sensibilisation virant en fusillade meurtrière. Il a, ensuite, refait surface avec une tenue de combat criblée de trous et couverte de brûlures.La gendarmerie annonce que d’autres mesures à long terme, basées sur des actions administratives, seront prises.

Andry Manase

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Mécénat – « BMOI Amie des arts » honore la bande dessinée

Un tremplin pour les artistes professionnels et amateurs de la Grande île. Le concours « BMOI Amie des arts » revient cette année en promouvant cette fois le neuvième art.

Il s’ouvre à tous les artistes sans distinction d’âge, fédérateur et contribuant à une meilleur visibilité des artistes de tous horizons. Le concours « BMOI Amie des arts » rempile en mettant en avant la bande dessinée dans toute sa splendeur. Après avoir fait la promotion de la peinture, la sculpture et la photographie, la Banque Malgache de l’Océan Indien (BMOI) relance ainsi son prestigieux concours. Il fédèrera, pour cette fois, les férus du neuvième art.Constamment, il maintient l’optique de nourrir l’appétit du public pour l’art en général. Il promeut la créativité et le talent des artistes nationaux, et accorde une grande place aux découvertes de nouveaux talents.« BMOI Amies des arts » se joint ainsi au festival de bande dessinée Gasy Bulles, qui en est à sa 13ème édition cette année à travers le thème « Madagascar de demain ».Alain Merlot, directeur général de la BMOI, affirme « On tient particulièrement à mettre en valeur les jeunes talents de la bande dessinée malgache, une discipline artistique qui mérite plus de visibilité. On convie les bédéistes confirmés et amateurs, tout le monde peut participer et laisser la part belle à leur imagination ».

Fédératrice et solidaireTrois catégories bien distinctes sont à découvrir dans le cadre de ce concours dès aujourd’hui jusqu’au 25 mai, date limite de dépôt des dossiers de candidature. « C’est une occasion particulière d’éveiller la créativité au sein de chacun, on espère bien déceler une nouvelle génération de bédéistes talentueux au-delà de ce concours », souligne Rindra Razafindrabe de l’association Tantsary, et coordinateur du festival Gasy Bulles.Chaque concurrent est ainsi invité à participer à travers la catégorie « Professionnel » où il devra fournir cinq ou six planches de BD, la catégorie « Espoir » pour deux à trois planches et la catégorie « Dessin de presse » pour une planche de BD. Dix œuvres par catégories sélectionnées par le jury, composé des représentants des institutions culturelles partenaires (Alliances française, IKM à Antsahavola, Librairie Mille Feuilles et l’ADMC / Craam) et des bédéistes professionnels feront l’objet d’une exposition au jardin d’Antaninarenina du 7 au 16 juin.Des lots importants seront, comme à l’accoutumée, distribués aux meilleures créations de la part de « BMOI Amies des arts ». En outre,  des votes publics se tiendront aussi en amont, du 7 au 13 juin. Les œuvres des concurrents se doivent d’être remises avant la date limite auprès de l’Institut français de Madagascar, le réseau des Alliances françaises dans la Grande île et les institutions partenaires, ainsi que les agences de la BMOI dans tout le pays. Les détails du règlement sont à découvrir sur la page facebook de la BMOI Groupe BCPE.

Andry Patrick Rakotondrazaka

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Baie de Ranobe – Reboisement de la mangrove

Reboiser constitue une des actions permettant d’atténuer les effets du changement climatique. Le Sud de l’Île est fortement concerné.

Un reboisement sortant de l’ordinaire. Les membres de la communauté de base VOI Mamelo Honko, au nombre de 300, ont mis en terre plus de30 000 plants de palétuviers sur une superficie de 3 ha dans la baie de Ranobe, district de Toliara II, le 31 mars dernier. Il s’agissait de régénérer la mangrove à Ambondro­lava dans la commune rurale de Belalanda. Cette campagne entre dans le cadre du projet Passat de la Welthungerhilfe (WHH) allemande, initié dans le Sud de l’Île afin de renforcer l’assainissement et la sécurité alimentaire de Toliara et ses environs.Deux espèces ont été plantées, le Rhizophora mucronata et le Ceriops tagal. Plus tard, vers le mois de juillet prochain, quelque 20 000 plants provenant d’autres espèces seront utilisés pour atteindre l’objectif de 5 ha de mangrove reboisée. Le suivi est confié aux ONG Honko et Reef Doctor. En fait, ces deux organismes interviennent dans le développement d’activités de conservation et d’activités génératrices de revenus (pisciculture, apiculture, association de femmes, …).

DésertificationUn pacte social, « dina », a été élaboré pour réduire la pression sur la mangrove en encadrant l’utilisation et le renouvellement des ressources de la zone humide. En fait, 30 ha de mangroves ont été reboisés jusqu’ici, sur les 130 ha que compte la zone humide de la baie de Ranobe.Toutefois, un des problèmes rencontrés au niveau de cette zone est l’avancée des dunes. Le sable tend à asphyxier les racines des palétuviers. Or, l’avancée des dunes est le résultat de la déforestation qui entraîne la désertification.« Le milieu terrestre et le milieu marin sont fortement liés. Ce qui justifie les actions du Passat dans ces deux domaines », fait remarquer un responsable du projet.Les mangroves ont un pouvoir de séquestration du CO2 plus important que les forêts. Aussi, contribuent-elles de manière exceptionnelle à la réduction des gaz à effet de serre.

Prosper Rako

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Jean Émilien – « Une fierté nationale, un grand talent, de l’humilité »

Une personne modeste, mais tout autant artiste de renommée internationale. Jean Émilien Rakotonandrasana laisse en héritage son art et reste immortel dans la mémoire collective.

Des personnalités de tous âgeset de tous horizons étaient nombreuses à avoir honoréune dernière fois Jean Émilienau Tranom­pokonolona Analakely.

Sa musique, il a toujours tenu à la partager et à la faire connaître au monde entier. Un objectif et un rêve qu’il a tenu à réaliser à tout prix et qui ont constamment animé sa créativité, depuis sa tendre jeunesse jusqu’à sa mort.Dans la matinée du 5 avril, Jean Émilien Rakotonandrasana a rejoint le panthéon des plus grandes étoiles de la musique dans un monde meilleur. Une soudaine disparition qui a tout simplement laissé en émoi le milieu culturel et artistique national, que Jean Émilien a toujours égayé de sa générosité, ainsi que de sa modestie intemporelle. Laissant toujours de bons souvenirs auprès de tous ceux qui ont eu le plaisir et le privilège de collaborer avec lui et de croiser son chemin.Ce virtuose de l’accordéon, du kabosy et de l’harmonica, dont il en est champion du monde, a marqué de son empreinte la musique malgache et toute une génération de mélomanes. Illustres personnalités de la scène culturelle de divers horizons, ils sont nombreux à avoir tenu à lui rendre un vibrant hommage. Champion du monde de l’harmonica en 1991 aux États-Unis, Jean Émilien est également Officier de l’Ordre national.

Les milieux politique et artistique ont tenu à rendre hommage au musicien-chanteur.

Témoignages

Paul Bert Rahasimanana dit Rossy« Un fervent défenseur de la culture malgache, je lui serai éternellement reconnaissant de tout ce qu’il a fait et entrepris pour valoriser notre pays. Fort de cette fierté et de cette passion, qui l’a toujours animé, Jean Émilien était un porte-voix exceptionnel de notre art et de nos valeurs ».

Tantely Rasoanaivo dit Bamb’s« Je me rappellerai toujours de cette simplicité et de cette générosité exemplaire dont il a toujours fait preuve. Un champion du monde de l’harmonica, il nous a toujours dit qu’il importe plus que tout de prioriser l’art, les artistes et la culture de notre patrie ».

Jean Jacques Rabenirina, ministre de la Culture, de la promotion de l’artisanat et de la sauvegarde du patrimoine« Jean Émilien était et restera à jamais un exemple à suivre pour nous tous. Par sa passion, il a su porter haut l’étendard de la culture malgache, et on lui en sera toujours reconnaissant »

Désiré Razafindrazaka, président du comité d’organisation du festival Madajazzcar« Un musicien et un chanteur au talent immense parmi ceux qui ont fait connaître le kabosy à travers la planète. Il est devenu une fierté nationale, dont l’humilité n’a d’égal que son immense talent. On se rappellera toujours de sa gentillesse, sa bonhomie et son ouverture musicale »

Honoré Rabekoto dit Bekoto, du groupe Mahaleo« Il était quelqu’un de fraternel et prônait constamment cette ouverture aux autres. Çà a toujours été un grand plaisir pour nous que de partager la scène avec lui, particulièrement quand il nous a rejoint pour rendre hommage à notre frère Raoul, c’était un véritable honneur pour nous »

Hanja Ranjarivo, président de l’Office malgache des droits d’auteurs« C’est une grande perte pour la scène culturelle nationale. Il laissera un grand vide qu’on aura du mal à combler, mais son talent et sa musique se perpétueront de génération en génération »

Textes : Andry Patrick RakotondrazakaPhotos : L’Express de Madagascar

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Inauguration de l’ISTA Ambositra

Hery Rajaonarimam­pianina, président de la République, a procédé à l’inauguration de l’Institut supérieur de technologie d’Ambositra (ISTA), hier. Le Chef de l’État a également inauguré le nouveau pont qui mène à Ankorombe, où se trouve l’ISTA. Dans son allocution, le locataire d’Iavoloha a soutenu que la jeunesse est une priorité nationale. Faisant le rapprochement de l’inauguration avec ses voyages à l’étranger, le Président Rajaonarimam­pianina a soutenu qu’il s’agit de rechercher les financements nécessaires pour mener des projets de développement et construire des infras­tructures. Il a, par ailleurs, mis l’accent sur la persé­vérance dans le travail, pour remédier aux effets des errements durant des décennies.

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Y’en a marre

«LU ËPP TURU » phrase en wolof qui signifie « tout ce qui est plein va se verser ».Ils ont en marre de l’instrumentalisation de la justice qui est devenue partiale au profit de ceux qui sont proches du pouvoir. Ils prennent conscience que de plus en plus la restriction des libertés fondamentales est tout à fait réelle et permet à la classe politique de museler progressivement le peuple. Annonce de la fin des décennies de dictateurs à vie en Afrique. Les mouvements de contestation dans les Nations conscientes se multiplient mais il semble que la patrimonialisation du pouvoir veut reprendre de la place au pays après Wade. Les terres sont bradées au profit de ceux qui peuvent se payer le « luxe » de la belle vue du littoral. Monsieur et madame tout le monde peuvent aller voir ailleurs s’ils espèrent profiter de l’environnement que Dieu a donné gratuitement. Car la nature se vend également à coup de milliards et n’est plus un bien commun. Ce pouvoir prêté par le peuple monte à la tête des gouvernants au point d’entretenir une arrogance et une surdité démocratique.« LU ËPP TURU, tout ce qui est plein va se verser ». Un million de citoyens sur la place de l’obélisque tel est le mot d’ordre lancé par le mouvement citoyen sénégalais « Y’en a marre » pour mettre fin à cette justice partiale qui sert ceux qui ont de quoi payer et protègent ceux qui vampirisent les biens du pays. Ils sont prêts, ils ont demandé l’autorisation et ils l’ont obtenu malgré la réticence des dirigeants. Et les coups bas sont attendus. Gros bras pour faire tourner la manifestation pacifique en un mouvement de violence afin de discréditer et tuer l’initiative. Appel à toutes les forces citoyennes engagées dans le combat pour la Démocratie et l’Etat de Droit. Car la bataille pour dénoncer les dérives de Maky Sall et ses acolytes ne sera pas facile.Y’en marre. « Toa tsy miraraka izay feno   » pourquoi ce qui est plein ne se déverse-t-il pas en terre malgache   Il suffit de quelques valises, d’une mise en scène de passe-passe dans le circuit judiciaire pour qu’un prévenu s’évapore comme de l’eau sous le soleil. Quand les manipulations au nom des ethnies ne marchent plus, quand les gros bras n’ont pas pu faire leur sale boulot et quand un Ministre de la justice n’a pas eu raison de ses soi-disant craintes, il suffit de s’évanouir pour bluffer et essayer de recouvrer la liberté sous le nez de tout le monde.Il y a des moments où on en a marre de tout cela. Lassé de voir les espoirs de justice, d’État de droit et d’une gouvernance propre et citoyenne, s’effriter à chaque effort. Et des fois, on serait tenté de dire que si le langage de la non-violence ne parle plus, n’est-il pas « normal » que des personnes aient envie d’en finir directement avec les présumés coupables ?  Loin de nous l’idée d’être d’accord avec ce genre de pratique mais le fait est que celui qui veut s’exfiltrer peut le faire et retourner dans la nature, blanc comme une colombe.Quand les citoyens Sénégalais criaient « LU ËPP TURU » hier à quinze heures sur la place de l’obélisque pour défier le pouvoir de Maky Sall de se remettre en question, au même moment, nos concitoyens Malgaches poussaient des soupirs de « Y’en a marre » face au tour de magie des détenteurs du pouvoir en place pour échapper au juste retour de leurs actes. Oui, « Y’en a marre ».

Par Mbolatiana Raveloarimisa

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« Apostoly Tsara Tsara » : Spéciale délivrance pour Claudine Razaimamonjy

Selon Apostoly Tsara Tsara, « il y aura un miracle le vendredi 7 avril (hier). Nous avions reçu les suppliques des Zanak’i Fianarantsoa. Ainsi, nous avions décidé de tenir une spéciale délivrance pour celle qui a fait l’objet d’une arrestation. Jésus-Christ est notre libérateur ». La situation a cependant évolué par rapport à cette spéciale délivrance de « Apostoly Tsara Tsara » (lire article par ailleurs).

Recueillis par Dominique R.  

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Raharaha Antsakabary : “Mbola mandeha ny famotorana…”, hoy ny kaomisera Eric Michel

Notontasaina teny Anosy, omaly ny famindram-pahefana teo amin’ny sekretera jeneralin’ny polisim-pirenena izay nisolo tena ny tale jeneraly teo aloha, ny contrôleur général de police, Rajaobelina Joachim sy ny tale jeneraly vaovao, ny kaomisera Eric Michel. Tamin’izany no nilazany fa mbola mandeha ny famotorana momba ny raharaha Antsakabary…

 

Nitondra fanazavana manokana ny tale jeneralin’ny polisim-pirenena vaovao, ny Commissaire divisionnaire Eric Michel, raha nanontanian’ny mpanao gazety momba ny raharaha Antsakabary. “Nisy ny baiko nomen’ny lehibe isan’ambaratonga momba iny raharaha iny. Mbola mandeha ny famotorana iarahan’ny zandary sy ny polisy ka ho fantatra miandalana eo ihany ny tohin’ny raharaha”, hoy izy.

Notanterahina, omaly tao amin’ny biraon’ny tale jeneralin’ny polisim-pirenena araka izany, ny famindram-pahefana teo amin’ny tale jeneralin’ny polisim-pirenena teo aloha, ny contrôleur général de police, Rajaobelina Joachim tamin’ny alalan’ny sekretera jeneralin’ny polisim-pirenena, ny contrôleur général de police, Andrianomenjanahary Jacques izay nisahana manokana ity andraikitra ity. Voatendry hamita iraka eo anivon’ny Firenena Mikambana ny tale jeneraly teo aloha ka ny sekretera jeneralin’ny polisim-pirenena no nitantana izany mandra-pahavoatendry ny tale jeneraly vaovao.

 

Mba hahafahan’ny rehetra manao Paka ao anatin’ny filaminana ny tanjona napetraky ny teo anivon’ny polisim-pirenena. “Hisahana ny fandrindrana ny fifamoivoizana, fiarovana ny olona indrindra any amin’ireo toerana misy lanonana sy toeram-pivavahana ireto polisy handrindra manokana ny filaminana mandritra ny fetin’ny Paka ho avy izao”, hoy ny tale jeneralin’ny polisim-pirenena, omaly nandritra ny lanonana famindram-pahefana teo aminy sy ny sekretera jeneralin’ny polisim-pirenena izay nisahana izany andraikitra izany.

Nohamafisiny hatrany fa miezaka manakaiky ny vahoaka hatrany polisim-pirenena mba hananan’izy ireo fahatokisana ny polisy. Tsy ambanin’ny fitandroana ny filaminana eto an-dRenivohitra koa ny amin’ny faritra satria efa misy ny lamina manokana momba ny fitandroana ny filaminana any amin’ireny faritra ireny.

J.C

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Pérégrinations hebdomadaires : mélange de boue et de paille humide

Les poursuites judiciaires menaçant d’un long séjour derrière les barreaux une personnalité « protégée » ont cette semaine davantage retenu l’attention que le torrent de boue dont la violence des ravages outre les dégâts matériels sur son  passage a provoqué la perte de huit vies humaines. Le scandale fait plus recettes que ne  réussissent à le faire les spectacles des déchainements de dame nature de plus en plus vengeresse des maltraitances qu’elle a subie. Le bilan des victimes ensevelies de boue soulève certes des émotions, mais passagères et très discrètes à l’arrière plan derrière la boue que remue le scandale d’une éventuelle chute d’une personne bien en cour, précédée par une garde à vue dans les locaux de l’organe chasseur des corrompus. A l’échelle des actualités mondiales, ces faits qui font ici événements n’ont que dimensions réduites, mais  suffisent à mériter que l’on y accorde réflexion.

La terre se dérobe

sous les pieds pour

se déverser sur la tête

D’intensités différentes, à des moments presque simultanés, en Colombie et dans le Nord-est du pays ici, se déroulent des scènes de même nature, faisant là-bas quelques 280 victimes, 8 du côté de Maroantsetra. D’eux-mêmes les chiffres parlent d’une inégale manifestation du fléau, mais les éboulements de terrain et les volumes de boue charriés par des torrents, phénomènes qui sans être nouveaux présentent des factures de plus en plus lourdes d’année en année, suffisent à alarmer et à charger d’urgence aigüe les responsabilités des pouvoirs publics. La déforestation, en considération de ces désastres, constitue l’un des plus dangereux ennemis publics. Depuis longtemps les activités considérées naturelles par la population malmènent les forêts, servant de sources des combustibles autant que de surfaces à défricher par le feu pour gagner du terrain cultivable.

L’épidémie d’effectuer des coupes sauvages en vue d’alimenter de coupables trafics de bois précieux réputés hautement juteux, a contribué à gager à grande vitesse le sort des réserves forestières. Un dynamisme inégalé dans les entreprises légales caractérise les activités de cette filière destructrice qui n’est clandestine que pour les autorités publiques, enclines à fermer les yeux  soit en raison de leur impuissance face au fléau avançant tel un bulldozer, soit à cause de la puissance exercée par les profits dans l’art d’aveugler. De ce créneau, seule une petite minorité a tiré gros et gras profits, alors que ces activités  dévastatrices de l’environnement menacent de péril une grande majorité des habitants des régions jadis boisées de forêts primaires.

Le changement climatique menace la planète, les causes primaires du péril ne viennent pas nécessairement d’ailleurs, le danger se cultive parfois chez soi et expose les populations locales à subir en premier les chocs immédiats. Seul un Etat fort et responsable peut organiser de vrais remparts en organisant une discipline conforme au droit. Etat fort et application égale d’un droit imposé à tous sont des garants contre les troubles, que ces troubles soient ceux de la nature ou qu’ils émanent des agitations de la population.

Transition en douceur

à Séoul

Le bouleversement dans les sphères dirigeantes aurait pu secouer la Corée du Sud. Des événements à haute teneur d’éclatement de brutalités, étaient suspendus au-dessus du processus ayant conduit à la déchéance la Présidence sud-coréenne. Le peuple a manifesté sa colère contre la mauvaise gouvernance, sans éprouver le besoin d’en faire davantage, laissant à la loi le soin de prendre le relais. Contre de mauvais gouvernants le mécanisme du droit a suffi pour faire fort au « dégagez ! ». La plus haute personnalité, une transition de quelques mois a suffi à transformer le paysage, entre l’image d’une Présidente résidant dans les palais de l’Etat, et cette semaine son renvoi à être locataire de cachot humide de cet Etat, sans que l’on n’ait eu à enregistrer le moindre cahotement du pays.

 Malgré des manifestations de résistance ici ou là-bas, avec détermination une tendance générale oriente vers une tolérance zéro à l’endroit des turpitudes perpétrées par des gens du pouvoir. Dans le pays à ce propos les us témoignent encore d’un éloignement de la coupe aux lèvres, quoique des réactions du public manifestent aux incartades des gens du pouvoir de moins en moins d’indifférence et n’accordent aucune compréhension aux comportements déviants. La population n’est pas prête à se rebeller certes, mais on se tromperait à ne voir ni entendre la propension d’une bonne partie de l’opinion à être critique, ainsi qu’apparaissent des commentaires peu favorables à l’intervention du ministre de la Justice qui a volé au secours d’une justiciable privilégiée, allant presque à condamner  le cours normal (celui du droit commun) d’une procédure de poursuite judiciaire. Déjà que l’opinion réclame une révision du principe des immunités, nombreux décèlent dans l’initiative du patron de la Justice une volonté d’ajouter aux privilégiés couverts d’immunité une catégorie jouissant d’impunité. Pour en revenir à la Corée du Sud, la Justice a mis sous les verrous le grand patron du plus grand groupe du pays, entreprise de première influence, sans que forces politiques et monde des affaires   n’aient eu maux à dire ni à redire mot.

Le ridicule ne tue pas, en accumuler risque d’être parfois fatal. Aussi les ministres gagneraient à se méfier, malgré la tentation à vouloir se faire entendre afin de ne pas tomber dans l’anonymat, de ne pas courir le danger d’être éjectés des postes de rente pour faute de s’être cantonnés dans l’ombre. Trop heureux d’une occasion de jouer le premier rôle, le ministre de l’Education a négligé

l’idée que tous les défauts qu’il a repérés dans une école privée et que d’une morgue suffisance il s’est plu à citer au débotté, étaient autant de clous enfoncés dans le système des octrois d’autorisation, prérogative réservée à une direction de son ministère, engageant ipso facto sa pleine responsabilité. Courageux de s’adonner à l’exercice d’autocritique si tant est que ça en fut ici la cause, ridicule à l’inverse d’y avoir procédé sans s’être assuré des conclusions procédant d’une logique primaire.

Léo Raz

 

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Claudine R. : l’occasion du tie-break

Avec l’affaire Claudine Razaimamonjy, l’équipe actuelle au pouvoir a une occasion en or [1] de faire le tie-break. Autrement dit, de rompre avec l’image peu reluisante qu’elle traine depuis 2014 en matière de gouvernance. Si dans tous les pays du monde, la politique nécessite le renvoi d’ascenseur envers les sponsors de campagnes électorales, à Madagascar le manque de scrupules de certain(e)s parvenu(e)s depuis 2014 commence à rendre les choses beaucoup trop voyantes. Les frasques réelles et supposées de certaines cliques dans l’entourage du Chef de l’État nuisent aux efforts méritoires réels qui sont faits par d’autres conseillers de la Présidence, ou certains ministres qui font véritablement de leur mieux. Parmi le jeu des atouts présidentiels, une dame est donc actuellement menacée. Reste à savoir si cela va améliorer quelque peu la jugeote des trois autres, ou si elles vont continuer à faire les gloutonnes qui se croient invisibles.

L’action courageuse du Bianco (qui a engagé les poursuites et déféré l’affaire), renforcée par la non-moins décision courageuse de la chaîne pénale anti-corruption (qui a prononcé le mandat de dépôt), génère actuellement une large vague de soutien sur les médias sociaux. Et fait assez rare pour être souligné, cette vague réunit un large spectre qui va des opposants à la société civile, en passant par les simples citoyens, et même le Syndicat de la Magistrature. En fait, seul le parti présidentiel HVM affiche son soutien à Mme Razaimamonjy. Il est d’ailleurs très effarant d’entendre certains apparatchiks du parti exprimer leur « solidarité » avec elle. On aimerait bien comprendre : solidarité par rapport à quoi ? Avec ses actes sulfureux ?

Dans ce cirque délétère, on voit également apparaître tout et n’importe quoi. Comme ces "envoyés spéciaux" sur les chaines de télévision. Et surtout du n’importe quoi, comme cette militante des droits de l’homme qui a affirmé sans rire à la télévision que cette arrestation manu militari en public bafouait les droits de Mme Razaimamonjy. Mais dans la mesure où elle-même avait bafoué l’état de Droit en refusant de se rendre aux convocations du Bianco, de quel respect du Droit peuvent légitimement se prévaloir ses défenseurs ? Pour une fois, Madagascar a fait mieux que la France, où l’État n’arrive pas à amener Marine le Pen devant la justice....

Bien entendu, le summum du ridicule est cet appel à la fibre des Betsileo pour tenter de défendre l’indéfendable, par le verbe et les menaces d’action. Le sénateur Andriamandavy n’a pas hésité à titiller cette corde sensible pour faire pression sur le Bianco, qui heureusement n’a pas cillé, malgré l’importation de gros bras de Fianarantsoa pour des motivations obscures. Les Betsileo sont de manière générale des gens lettrés, instruits, dignes et intelligents. De ce fait, je suis donc convaincu que le sénateur Andriamandavy [2] n’a rien de Betsileo. Il faudrait d’ailleurs que l’on puisse désormais trouver les moyens de faire agir des leviers judiciaires devant tous ces paysans endimanchés qui se précipitent pour appeler à l’acharnement ethnique dès que l’un des leurs est menacé par les griffes de la Justice.

Les honorables lecteurs qui me lisent depuis 2009 connaissent mon absence de sympathie pour le DJ et sa secte orangée. Je ne puis donc être soupçonné d’indulgence avec le sénateur Lylison. Mais je m’étonne du mauvais procès que le pouvoir mène contre lui pour un appel à la ville morte que personne n’a suivi, tandis qu’un Sénateur mal élevé qui se permet d’outrager publiquement une institution comme le Bianco continue à se pavaner impunément.

Zèle nocturne.

Dans tout ce méli-mélo, l’intervention du Garde des Sceaux est loin d’avoir fait honneur à la Justice malgache. Non seulement il a déblatéré à partir d’une information fausse [3], agissant ainsi comme un Anandra-bis, mais en plus il a fait fi des textes règlementaires garantissant l’indépendance du Bianco. L’honorable Ministre aurait donc mieux fait de rester discret, car sa malencontreuse sortie n’a été qu’une occasion de se souvenir de son mutisme et de son inaction sur des sujets autrement plus importants, mais qui sans doute avaient le mauvais goût de ne pas menacer un hiérarque du parti présidentiel [4].

Le zèle de toutes ces personnes qui se succèdent pour défendre l’indéfendable est donc suspect. D’autant plus qu’aucun de ceux qui tentent maladroitement de supporter Mme Razaimamonjy ne donne d’argument solide, s’appuyant plutôt sur des raisonnements dont la connerie le dispute à la bêtise, du style "pourquoi le Bianco s’attaque à elle, alors que d’autres dossiers méritent également l’intérêt de la Justice ?". Rappel : ce n’est pas parce que le voisin est adultère qu’il ne faut pas que votre conjoint soit en droit de vous demander des comptes.

L’affaire Claudine Razaimamonjy cristallise donc les passions. Hery Rajaonarimampianina et son entourage jouent gros. Pile, ils laissent la justice suivre son cours, et perdent une conseillère spéciale, un sponsor important et quelqu’un ayant un poids politique certain dans sa région. Face, ils font pression pour tenter de la sortir de ce guêpier, et vont perdre le peu de crédibilité qui leur reste. Comportement qui serait périlleux au moment où les bailleurs de fonds s’intéressent de près à sa gouvernance, quelques mois après la conférence de Paris. Mais finalement, au moment où 2018 devient le seul sujet de préoccupation majeure de la classe politique, qui se préoccupe encore de l’opinion des partenaires techniques et financiers à Madagascar ?

L’affaire Claudine est donc une occasion de faire le tie-break et de casser l’image peu reluisante d’une partie de l’entourage du Chef de l’État. Mais le Président Rajaonarimampianina aura-il la lucidité de faire le bon choix à l’approche des élections présidentielles, qui rendent nécessaires le plus grand nombre de soutiens financiers et politiques ? Les mauvaises langues rajouteront en outre que si la dame Claudine se sent « lâchée », elle pourrait être dangereuse du fait de sa connaissance de certains secrets du régime actuel, et qui ne devraient peut-être pas être mis au grand jour.

Mais sans doute le sacrifice de Mme Razaimamaonjy sur l’autel de la bonne gouvernance pourrait permettre de faire oublier quelques pêchés du régime actuel (à défaut d’être pardonnés) par l’opinion publique, et de regagner un semblant de virginité. Le Chef de l’État devrait donc capitaliser cette option. Ce n’est pas au fils de pasteur qu’il est qu’on va apprendre qu’il ne faut pas hésiter à se séparer d’un membre pour sauver le reste du corps [5]. Et il faudrait éviter de passer par des ruses cousues de fil blanc et de mallettes, à coups de maladie diplomatique, d’ambulance présente par hasard dans la cour de la chaîne pénale aux 67 ha, puis séjour à l’hôpital, suivi d’évacuation sanitaire etc... Car on glose beaucoup sur la corruption dans la justice, mais il ne faudrait pas oublier la collusion entre certains gardes pénitentiaires véreux et certains médecins, qui n’hésitent pas à monnayer leur signature pour permettre aux malfrats fortunés d’éviter Antanimora et Tsiafahy. Et a priori, la propriétaire d’AC n’est pas pauvre.

Mais au fait, où est Bekasy ? Car j’imagine que notre dynamique Ministre de la Justice, porte-flambeau du respect de la loi, a sans doute déclenché une enquête pour savoir comment ce trafiquant a-t-il réussi à quitter le pays.

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Deux morts, vingt-un maisons incendiées, un policier blessé

La ville de Maroantsetra était à feu et à sang samedi dernier. Deux jeunes hommes âgés de 19 ans y ont trouvé la mort, 22 maisons réduites en cendres, trois autres vandalisées et un policier blessé. Une foule en furie, excédée par le décès d’un jeune homme qui était détenu au violon du commissariat de Maroantsetra, a voulu s’en prendre aux fonctionnaires de police.

Une source auprès de la gendarmerie nationale rapporte que le jeune homme a été victime d’agression physique, et de coups violents d’après le rapport du médecin légiste. Il a été transporté à l’hôpital par les policiers mais il a malheureusement succombé à ses blessures. Indignée par cette situation, la famille de a victime, a emmené le corps du défunt devant le commissariat pour demander des comptes auprès des policiers.

La foule s’est alors agglutinée devant le commissariat à l’intérieur duquel les policiers se sont déjà retranchés craignant une vindicte populaire. Les jets de pierres ont commencé lorsque les gendarmes et un responsable du district sont intervenus. Après des négociations, la famille de la victime a décidé d’emmener le corps dans le « Tranompokonolona ». Mais pendant ce moment d’accalmie une autre bande de jeunes s’est ruée vers le commissariat, voulant forcer les portes pour s’en prendre aux policiers.

Lors de cette tentative d’assaut, les policiers à l’intérieur du commissariat ont ouvert le feu et ont tiré sur un autre jeune homme qui y a laissé la vie. Un autre policier a également été blessé. La colère de la population s’est alors décuplée. La foule a voulu par la suite s’en prendre aux familles des policiers, mais les gendarmes sont parvenus à les sécuriser en les transférant dans leur camp.

Vers 17h, la foule a attaqué les domiciles des policiers dont la plupart se trouvent en plein centre-ville de Maroantsetra. Elle y a mis le feu. L’incendie a touché 19 maisons où habitaient des policiers, deux autres à des particuliers dont la relation avec les policiers reste à déterminer. Trois autres maisons ont également été vandalisées, essentiellement des magasins. Malgré tout, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer dans les incendies. Les dégâts matériels restent néanmoins importants.

Les policiers pourtant ne seraient que des locataires dans ces maisons incendiées. Ainsi, les propriétaires qui n’ont rien à voir dans cette affaire haussent le ton, sans savoir pour autant vers qui se tourner dans cette situation. En tout cas, ils n’envisageraient pas de rester les bras croisés et prévoient de porter plainte au moins contre une tierce personne.

A cause du manque d’effectif, les gendarmes de Maroantsetra qui ont dû protéger leur camp, les policiers et leurs familles, en même temps maintenir l’ordre public se sont parvenu à faire régner le calme que le dimanche, vers 2h du matin. Quelques heures plus tard, les ministres de l’Intérieur, de la Sécurité publique et le secrétaire d’État chargé de la gendarmerie se sont rendus dans la ville de Maroantsetra pour constater de visu la situation.

Le directeur de cabinet du ministère de la Sécurité publique indique qu’il ne pourra affirmer ou infirmer quoi que ce soit. Une enquête est ouverte. « Le ministère apportera sa version officielle des faits au plus tard, lundi, au retour du ministre », assure-t-il. Le responsable de communication de la gendarmerie rapporte pour sa part que les membres du gouvernement arrivés sur place ont pu rencontrer la population et les policiers ainsi que les familles des victimes à qui ils ont présenté leurs condoléances. La famille de la victime aurait notamment demandé à ce que la lumière soit faite concernant le décès de leurs proches. Elles souhaiteraient également établir la vérité sur l’incendie qui s’est produit dans la ville, car elles n’auraient pas donné l’ordre à qui que ce soit de commettre ces crimes. En tout cas, les membres du gouvernement ont promis de faire le nécessaire pour que la lumière soit faite dans ce affaire.

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Milieu carcéral : Les nouveaux détenus mis en quarantaine

Comme les audiences sont maintenues dans certaines juridictions, la réception des détenus reste également d’actualité au niveau des prisons, a confirmé hier le ministre de la Justice. Malgré tout, des mesures ont été prises pour préserver les maisons d’arrêt et les maisons de force contre la propagation du coronavirus. Ainsi, les détenus fraîchement arrivés sont placés dans un autre endroit, mis à l’écart des autres détenus, pendant une quinzaine de jours. Autrement dit, ils sont placés en quinzaine pour éviter d’éventuelle contamination.

Pour l’instant, le coronavirus n’est pas encore entré dans le milieu carcéral malgache et le ministère tient à ce que ce soit toujours le cas d’où ces mesures de prévention.

Le ministère de la Justice doit travailler, il en est de même pour les services pénitenciers, a déclaré Johnny Richard Andriamahefarivo, lors d’une remise de don de la commune urbaine d’Antananarivo pour les administrations pénitentiaires. Crise sanitaire rime avec État de droit, voilà pourquoi, le ministère et ses services doivent ouvrir leurs portes pour veiller au respect de la loi en vigueur dans le pays et les appliquer au fur et à mesure, affirme ce dernier.

L’on a également appris lors de cette cérémonie de remise de don pour les administrations pénitentiaires que les prisons traversent actuellement des difficultés assez particulières à cause du confinement. C’est la raison pour laquelle la Commune urbaine d’Antananarivo, qui a reçu ces derniers temps de nombreux dons en vivres a tenu à offrir des sacs de riz pour les prisons. Et ces aides vont se poursuivre, selon Naina Andriantsitohaina, maire de la capitale.

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Appel à la libération d’Arphine Rahelisoa par des associations de journalistes

Après l’ordre des journalistes malgaches (OJM), l’Union internationale de la presse francophone (UPF), section Madagascar et l’association des femmes journalistes de Madagascar (AFJM) montent au créneau. Dans un communiqué, ces deux associations réclament la libération de la journaliste et directrice de publication du journal « Ny Valosoa Vaovao ».

« La loi sur la communication médiatisée a consacré la dépénalisation des délits de presse, si délit il y a, à l’égard des journalistes ; Arphine Rahelisoa fait partie des journalistes membres de l’association et la détention provisoire ne doit pas être généralisée, surtout à l’encontre de journalistes et dans l’état d’urgence sanitaire actuel », déclare l’association des femmes journalistes.

Pour sa part, l’Union internationale de la presse francophone de Madagascar n’a pas caché ses inquiétudes par rapport à la décision de la justice dan cette affaire. Elle se dit « préoccupée que le parquet ait choisi d’appliquer les dispositions du Code pénal pour qualifier l’infraction et pour poursuivre la journaliste, et ainsi de délivrer un mandat de dépôt le samedi 4 avril, sans la possibilité de connaître la date du procès ».

L’UPF rappelle également que « depuis 2016, avec l’adoption de la communication médiatisée actuellement en cours de révision, Madagascar a choisi de mettre fin à l’emprisonnement des journalistes pour des délits de presse. »

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Des cas de peste signalés

La peste continue de sévir dans le pays. Des cas de peste ont été enregistrés à travers le pays a indiqué le ministère de la Santé publique.

« Des cas pesteux nous ont été signalés dernièrement dans les districts et régions, surtout dans les foyers pesteux tels Tsiroanomandidy, Ankazobe, Manandriana, et bien d’autres. Suite à la propagation du coronavirus, les malades de la peste rechignent à aller se faire soigner aux centres de santé par crainte d’être contaminés par le Covid-19. Pourtant tous les centres de santé de base et les hôpitaux des districts et des régions continuent de fonctionner et poursuivent leurs activités mais depuis l’existence de la pandémie, peu de gens les fréquentent  », selon le Dr Solofoniaina Armand Rafalimanantsoa, directeur auprès de la Direction de la Veille sanitaire et de la surveillance épidémiologique et de la riposte (DVSSER) au ministère de la Santé publique.

Les statistiques recueillies montrent que depuis le début de la saison pesteuse, du mois d’août jusqu’au 29 mars dernier, le pays a enregistré quatre vingt-treize (93) cas de peste avec trente-deux (32) décès dont trois décès de peste pulmonaire, et vingt-neuf (29) par la peste bubonique. Ces décès ont eu lieu à Tsiroanomandidy, Ankazobe, Manandriana, Ambositra, Ambohimahasoa, Arivonimamo...

Le directeur auprès de la DVSSER rappelle que le pays est encore en pleine saison pesteuse jusqu’à la fin du mois d’avril. Il appelle ainsi la population à se rendre immédiatement dans les centres de santé en cas de symptômes de la maladie pour éviter toute complication et prévenir sa propagation.

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Dépression – Une douzaine de « suicides » en mars

Le nombre d’individus mineurs suicidaires est alarmant. Quatorze sont passés à l’acte, en mars.

Des adolescents suicidaires. Treize mineurs sont passés à côté de la mort, durant le mois de mars. Après avoir tenté de se suicider, ils s’en sont sortis indemnes, grâce à des prises en charge au service de la réanimation médicale et de toxicologie clinique du centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) à Ampefiloha, selon le Dr Christian Rakotonirina, médecin traitant dans ce service, en consultant le registre des patients, hier. Les secours sont arrivés trop tard pour une adolescente de 17 ans. Travaillant en tant que femme de ménage dans la capitale, elle aurait mis fin à ses jours, et aurait déjà été décédée lors de son arrivée à l’hôpital.Parmi ces jeunes suicidaires figurent des jeunes de 17-18 ans, deux garçons de 15 ans, une adolescente de 14 ans, et la plus jeune est âgée de 13 ans. «Les problèmes familiaux, à savoir la séparation des parents, pour les moins jeunes, et les problèmes sentimentaux pour les plus âgés, englobent les motifs des tentatives de suicides», explique le Dr Christian Rakotonirina.

Seconde cause de décèsLes statistiques révèlent que les jeunes sont très nombreux à se donner la mort. En 2013, l’âge moyen des suicidaires est de 17,61 ans. Le suicide est par ailleurs, la deuxième cause de décès, chez les jeunes de 15 à 29 ans. Selon le professeur Bertille Rajaonarison, psychiatre, la dépression peut conduire au suicide. Nombreuses sont les causes de la dépression, à savoir le stress, la consommation d’alcool et de drogue, l’automédication, mais les problèmes quotidiens, comme le chômage, la pauvreté, le décès d’un proche, la rupture sentimentale, la maladie peuvent aussi la déclencher. Elle se présente par la perte d’énergie, la modification de l’appétit, l’augmentation ou la diminution du sommeil, l’anxiété, la baisse de concentration, l’indécision, l’agitation, le sentiment de dévalorisation, de culpabilité ou de désespoir, des pensées autodestructrices ou suicidaires.Durant la célébration de la journée mondiale de la Santé à Ampefiloha, un test d’évaluation de la dépression a été effectué. Les résultats du test ont révélé que nombreux sont les personnes touchées par cette maladie mentale.

Une quarantaine de suicidaires

Une quarantaine de personnes ont tenté de mettre fin à leur vie, durant le mois de mars, selon le chiffre du CHU JRA. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à être passées à l’acte. Elles ont été 20 à avoir tenté de mettre fin à leur vie et les hommes de la même tranche d’âge ont été six.

Miangaly Ralitera

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Peinture – R. Dzery expose « T’Art-Tasy »

Un artiste peintre qui a dessiné depuis son enfance. Il a passé sa jeunesse à Antsirabe depuis l’âge de dix ans, et réside à Ambatolampy depuis la fin de l’année 2008. R. Dzery a choisi de peindre des portraits, mais cela ne l’empêche pas de produire paysages et autres. L’un des premiers membres de l’association des artistes peintres et dessinateurs « SARIKANTO » à Antsirabe, il est actuellement membre des associations Roses et Baobab et Hay Kanto.R. Dzery excelle dans les jeux de couleurs, influencé par la pensée de Cézanne affirmant que ce ne sont pas la lumière et l’ombre qui engendrent le volume, mais c’est la couleur. Autrement dit, il faut modeler avec les couleurs. « Je dois dire que l’art est une aventure, le chemin le plus long pour voyager », précise l’artiste.Il a commencé par peindre des portraits à l’huile sur des toiles, en passant par le post impressionnisme, puis retour à la palette limitée.R. Dzery, en autodidacte par l’aquarelle basée sur le style pointillisme, devient aussi un aquarelliste depuis 2015. Par ailleurs, en plus d’être peintre, il incarne aussi un artiste digital. Le digital painting est l’un de ses terrains de jeux. Par l’aquarelle, Dzery a découvert l’aptitude de ses mains à jouer les papiers. Ainsi, il a décidé de mettre sa peinture à l’huile sur le carton.Il expose alors ces trois matières au Pause Café (Degriffe B) à Antsahavola tout le long du mois d’avril sous le thème T’art-Tasy, qui veut tout simplement dire papier.

Ricky Ramanan

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Région DIANA – Des enseignants équipés d’outils de formation

Cent douze enseignants dans la région Diana ont reçu leurs outils de formation, hier, lors de la rentrée solennelle de la Formation à distance des enseignants du primaire à Madagascar (Fadep). D’après Paul Rabary, ministre de l’Éducation nationale, qui est venu honorer de sa présence la remise de ces outils, « l’objectif de cette formation à distance, c’est la responsabilisation ».Chaque package d’outil est constitué de tablettes, de carte SD, de mini haut-parleurs, et de chargeurs solaires, fournis par Orange Madagascar dans le cadre d’une convention de partenariat signée le 22 avril 2016. « Notre ambition est d’accélérer la diffusion de la révolution numérique et de soutenir l’innovation, dans une optique de progrès économique, social et environnemental. Le soutien à l’Education est un soutien à la génération future, et une contribution sociale pérenne », explique Michel Degland, directeur général d’Orange Madagascar.Huit régions bénéficient de ces formations dont  Analamanga, Vakinankaratra, Amoron’i Mania, Alaotra Mangoro, Diana, Sava, Ana­lanjirofo et Atsimo An­dre­fana de Madagascar. Au total, 1 126 packages seront attribués à 1 000 enseignants dans les classes du primaire et 126 formateurs régionaux.Un regroupement sera organisé à partir du 10 au 14 avril dans les huit centres régionaux de l’Institut de national de formation pédagogique (CRINFP).Des tests de connaissance systématique par quiz vocal et un lancement du programme via SMS figureront dans ce regroupement. En rappel, le Fadep est un projet d’amélioration de la qualité de l’enseignement initié et financé par l’Agence Univer­sitaire de la Franco­phonie (AUF) et l’Agence française de développement (AFD) à travers l’amélioration des conditions d’apprentissage et le développement de la formation, de la motivation et de l’encadrement pédagogique des enseignants.

Mamisoa Antonia

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Arivonimamo – Un litige foncier tourne en assassinat

Les dépouilles ensanglantées de deux héritiers de deux hectares de terres dans le fokontany d’Ambohitrambo, district d’Arivonimamo, ont été découvertes près de leur foyer.La découverte a eu lieu hier dans l’après-midi. Jeudi matin, ils ont encore discuté avec trois individus avec lesquels ils étaient en litige, au bureau de fokontany, selon les explications de la famille.Les deux frères, âgés de 32 et de 35 ans, n’avaient donné aucun signe de vie après ce face à face arbitré par le chef fokontany. Les victimes ont été poignardées à plusieurs reprises au niveau du cœur, d’après le constat du médecin.Les trois personnes, avec lesquelles ils venaient de discuter, ont quitté les lieux. Après, les deux gendarmes diligentés par la brigade d’Arivonimamo, sont arrivés sur les lieux.Une série d’enquêtes ont révélé qu’il s’agissait d’une tentative de dépossession par le biais de documents falsifiés. « Les trois hommes sont actuellement recherchés. L’un d’entre eux s’est passé pour un huissier de justice. Il avait obligé les deux propriétaires légaux, depuis l’année dernière, à céder les deux hectares de terres à ses complices», a fait savoir une source auprès de la gendarmerie locale.

H.L.

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Bemiray – « Pour que la mer ne soit plus la limite de notre rizière »

Le jubilé à l’occasion du 500è anniversaire du placardage des 95 « thèses sur les indulgences » de Martin Luther  est une occasion à ne pas rater pour l’économie et le tourisme allemands. Par ailleurs, la marina de Nosy Be n’a rien à envier  à celles sous d’autres mers. Enfin, la rétrospective de Tom Andriamanoro mentionne un certain Président qui a eu recours à un interprète pour traduire en français son message oral, exprimé en malgache : suivez mon regard.

La commémoration du 500è anniversaire de la Réforme par Martin Luther a débuté par un service religieux au Schlosskirche (l’Église de tous les Saints) de Wittenberg, le 31octobre 2016.

Commémoration – Ce très cher Martin Luther…

Le 31 octobre 1517, une main anonyme affichait sur la porte de l’église de Wittenberg en Saxe-Anhalt les 95 « thèses sur les indulgences » d’un professeur de théologie local, du nom de Martin Luder. Des  imprimeurs passant là par hasard flairèrent tout de suite l’affaire du siècle, s’ils parvenaient à les diffuser dans tout le monde germanique. Ce fut chose faite avec, au bout, une longue querelle avec la Papauté romaine.  L’Église occidentale était désormais divisée. Quant à Martin Luther sorti de son anonymat, il devenait à jamais une figure de l’histoire universelle.C’était il y a très exactement un demi-millénaire, et on se souvient bien d’évènements moindres, comme la Fête de la bière ! L’année du jubilé a donc commencé le 31 octobre dernier à Berlin, pour se terminer tout naturellement à Wittenberg en octobre prochain, après une année entière riche en évènementiels en tous genres. Cinq cents ans après l’affichage par qui tout est arrivé, Luther est toujours très cher, au sens littéral du terme. Le budget établi pour les seules manifestations programmées à Wittenberg s’élève à 50 millions d’euros, tandis que le Land de Saxe-Anhalt s’engage pour environ 100 millions d’euros. La ministre fédérale de la Culture, pour sa part, est parvenue à débloquer plus de 40 millions d’euros pour différents projets. À tout cela s’ajoutent le développement d’infrastructures, la restauration de bâtiments historiques comme la gare ou le château de Wittenberg, les campagnes de communication, la remise en état des rues… Même l’Union européenne y est allée de ses subventions, et pas avec le dos de la cuillère. Au bout du compte, les investissements cumulés doivent atteindre le montant astronomique d’un demi-milliard d’euros. Très cher Luther !

L’Église luthérienne malgache FLM présidée par le Dr David Rakotonirina, fêtera sûrement le jubilé.

 

Méga-pèlerinageComme d’habitude, l’Office central du tourisme allemand y va de son sempiternel refrain : « Cet évènement doit attirer l’attention du monde entier sur l’Allemagne en tant que destination touristique ». Selon les professionnels du marketing, les centaines de millions de protestants dans le monde vivent, pour la plupart, dans des pays où le goût des voyages, et les moyens de les réaliser, sont très développés. Luther superstar, une figurine à son effigie s’est déjà vendue à plus de 400 000 exemplaires avant même que ne débute l’année du jubilé…Les sites qui bénéficieront directement de la commémoration ne se comptent plus. Beaucoup se trouvent dans des régions où l’économie tarde à décoller : Wittenberg bien sûr, mais aussi Eisleben, lieu de naissance et de mort de Luther. Mansfeld où vécurent ses parents. La Thuringe, où Luther a traduit la Bible. La Saxe qui fut la puissance protectrice du mouvement pendant les moments difficiles. Leipzig par l’entremise des œuvres de Jean-Sébastien Bach sur qui l’influence de Luther a été très forte. L’Ouest n’est pas oublié pour autant, à commencer par Augsburg où fut publiée la profession de foi devenue la véritable Constitution de l’Église luthérienne, ou Worms, immortalisé par l’intervention de Luther au Reichtag, sans oublier La Veste Coburg où il trouva temporairement refuge. Tout ce qui touche au grand homme est sur le marché, depuis les thèses, et antithèses sur la Réforme jusqu’aux « chaussettes de Luther » et autre merchandising habituel.Le 28 mai prochain, un méga-pèlerinage reliera Berlin à Wittenberg où se tiendra la grande célébration officielle. Ce jour-là, plus de 200 000 visiteurs sont attendus sur les rives de l’Elbe, dont très certainement une forte délégation de la Fiangonana Loterana Malagasy. Les organisateurs tiennent à ce que, dans cette Rome de la Réforme, tout se passe dans une ambiance décontractée et conviviale pour au moins deux raisons : la première est que le nombre des membres des Églises protestantes allemandes a fortement chuté depuis la réunification. Luther ne peut donc arriver à meilleur moment. La seconde est que pendant seize semaines il s’y tiendra une exposition mondiale où il sera beaucoup question de spiritualité, d’œcuménisme, de paix, et de mondialisation. Encore faut-il que tous ces ingrédients soient« enrobés » à bon escient pour être digestes. Ulrich Schneider, un des organisateurs et spécialiste de l’évènementiel, ne cache pas ses ambitions : créer une atmosphère de « fan zone » qui n’ait rien à envier à celle du… Mondial 2006. Espérons que ce cher Luther et sa doctrine connue pour son austérité parviendront, à s’y retrouver.

La « sharing economy » pèse plus lourd que les réseaux sociaux comme Facebook.

Société – Le quotidien en chiffres

On peut tout faire dire aux chiffres, même l’indéchiffrable. Affirmer par exemple que tous les paramètres (chiffrés  ) sont réunis pour que le pays le plus pauvre du monde entame son émergence, alors que le « un, deux, trois, émergez ! » paraît plus que jamais à l’eau … Toujours est-il que les chiffres restent la lecture la plus rapide, à défaut d’être la plus fiable des réalités du quotidien. Dans certains pays développés par exemple, il semblerait que les jeunes de 13 à 19 ans passent treize heures par semaine sur Internet. Que 50 % surfent le soir dans leur lit et, conséquence logique, 30% peinent à se réveiller le matin. On les appelle les enfants numériques…Pour passer du coq à l’âne sans vague à l’âme, les Français sont-ils, à ce point, brouillons   Six Hexagonaux sur dix ne savent pas gérer leur budget, et leur mauvaise connaissance des principes élémentaires de la finance expliquerait certaines situations de surendettement. Aux États-Unis, la « sharing economy » ou économie du partage, a le vent en poupe. En 2015, elle pesait déjà 17 milliards de dollars et employait 60 000 personnes. Beaucoup de ces start-up sont devenues des entreprises multimilliardaires en l’espace de quelques années. Encore à ses prémices, cette économie collaborative réussissait à lever quelque 15 milliards de dollars de capitaux, davantage que l’ensemble de la sphère des réseaux sociaux qui a pourtant vu l’émergence de géants comme Facebook ou Twitter.D’une vaste enquête d’opinion initiée par l’ONU, et qui pouvait ,de ce fait, être considérée comme le plus grand débat citoyen jamais organisé sur le changement climatique, il est ressorti que 80% des sondés se disaient « très préoccupés » par les conséquences du dérèglement climatique. Un pourcentage démenti par les chiffres sortis de France, où le quart de la population se désintéresserait royalement des problématiques environnementales.Parole de banquière qui a su compter avant même de zézayer, l’électricité ne concerne dans ce pays que 14% de la population. Quels ont été ses paramètres, elle seule le sait. Toujours est-il que selon l’Africa Progress Panel, le think tank de Koffi Annan, 621 millions d’Africains subsahariens, Afrique du Sud excepté, ne sont pas reliés à l’électricité. Il faudrait huit années à un Tanzanien pour en consommer autant qu’un Américain en un mois. Cinquante-cinq milliards de dollars par an seront nécessaires pour garantir l’accès au réseau électrique à tous les Africains d’ici 2030. Où trouver tout cet argent, je vous le demande   Mais auprès de la Banque mondiale, parbleu !

Les eaux calmes de Nosy Be accueillent des voiliers de tous types.

Nautisme – La marina de Nosy Be

On ne le sait pas toujours, mais une centaine de voiliers monocoques et multicoques croisent à Nosy Be, dont certains pratiquent une activité commerciale entre les différentes îles de l’archipel. Véritable paradis de la navigation à voile, la région Nord-Ouest offre en effet tous les atouts d’une destination idéale pour les amoureux du nautisme.Au fil des ans, les croisières en voiliers se sont organisées et professionnalisées, les attentes sont devenues de plus en plus exigeantes, et c’est tout naturellement qu’une marina a vu le jour. Née de l’initiative de Rudy et Geneviève Larcher du prestataire spécialisé Madavoile en 2008, le port du Cratère est ainsi devenu la base opérationnelle des yachts. Un ponton de 20 mètres a été construit en 2010, et les services aux bateaux se sont progressivement mis en place.

Un catamaran ayant jeté l’ancre à Nosy Be.

Coté terre, le quai disposait de vieux wagons réformés et abandonnés par la Sirama. C’est ainsi qu’est née l’idée d’aménager ce train d’une autre époque en bar restaurant. Comme quoi rien ne se perd, il suffit d’y penser… Le « Quai 13-48 » – son nouveau nom – est ainsi rapidement devenu le rendez-vous incontournable des navigateurs et des résidents. On y déguste d’excellentes  pizzas, des salades, un plat du jour autour d’une bière, et on y refait le monde avec de nouvelles connaissances de tous horizons dans un décor original. L’espace est aussi utilisé pour l’organisation d’évènements  mémorables comme les projections de film, les soirées musicales, ou des essais de « cuisines du monde » peut-être pas toujours réussies…

JumelageC’est en octobre 2010, que la délégation du Gard se rend à Nosy Be dans le cadre d’un partenariat entre le Comité du tourisme de ce département et l’Office du tourisme de l’Ile aux Parfums. Le directeur de Port Camargues découvre ce qu’il qualifiera d’un des plus beaux plans d’eau qu’il ait jamais visités, et une activité en pleine expansion. Conscient des retombées économiques et sociales que peut engendrer la création d’une marina dans ce site du bout du monde, il décide d’apporter son soutien. C’est ainsi qu’est signé, en mars 2011, le jumelage entre la plus grande marina d’Europe et la plus petite marina de l’océan Indien. Une coopération en matériel, en formation de personnel, en gestion et conseils techniques est mise en place.Le premier conteneur, chargé de passerelles et de toute une gamme d’équipements, débarque en novembre 2011. L’installation débute en fin de saison des pluies. En même temps, un stagiaire part pour une formation de trois mois afin de se familiariser avec tous les secteurs d’une marina. Parmi les services proposés figurent l’accès au ponton, la location de mouillage, le parking fermé et sécurisé, la plateforme de carénage et le quai de mise à sec, l’eau et l’électricité, les informations météo. L’accès à ces services se fait moyennant une cotisation annuelle ou mensuelle. Les bateaux de passage bénéficient, pour leur part, d’une semaine gratuite. Last but not least, le premier Salon du nautisme de Madagascar a porté la signature de cette marina de Nosy Be. C’était lors de la Fête nationale de 2011.

Le couple Ravalomanana à Dakar en 2002.

Retro pêle-mêle

En cet après-midi du 29 avril 2002, et dans l’attente de sa deuxième investiture, le Président reçoit la presse avec, au programme, ses commentaires à chaud après la proclamation des résultats par la Haute cour constitutionnelle. Quelque chose de très important se passe ce jour-là, qui remet en question un usage vieux de plus de quarante ans. Pour la première fois depuis l’Indépendance en effet, un Président malgache a recours aux services d’un interprète, au lieu de s’exprimer lui-même dans la langue de Molière pour les parties de son message qui le requièrent.La chose peut être mise sur le compte des limites linguistiques de l’élu – peu importe désormais la manière dont il l’a été -, lequel est resté foncièrement Malgache, pour ne pas dire paysan, dans sa pensée comme dans son expression. Toujours est-il que la nouveauté est une réussite, l’orateur se sentant plus libre car débarrassé des embûches d’une langue qui non seulement n’est pas la sienne, mais qui n’a joué aucun rôle dans son cursus. Les journalistes étrangers, pour leur part, peuvent couvrir tout le point de presse grâce à la traduction intégrale.L’interprète de service est un intellectuel qui maîtrise cinq langues, en l’occurrence Elie Rajaonarison, secrétaire général du ministère de la Communication. Mais comme on dit, « traduction, trahison », quand bien même ce ne serait pas intentionnel. À la phrase « nanontany tena toa anareo koa aho » concernant le décompte contradictoire, l’interprète donne une traduction totalement erronée : « car j’ai suivi la chose de très près ». Une bévue confortant la thèse, fondée ou non, selon laquelle le vainqueur a la mainmise sur cette HCC, simple montage à sa solde.

Textes : Tom AndriamanoroPhotos : L’Express de Madagascar – AFP

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Handball – Mada Cadets-Juniors – Coup d’envoi des championnats

Après les formations et stages pour arbitres et dirigeants ainsi que la promotion du « Handball at School» en début de cette semaine dans la région de Bongolava, la fédération ouvrira la saison de compétition version 2017, par les championnats de Madagascar catégories cadettes et juniors.La compétition se déroulera au gymnase couvert d’Ankorondrano, du dimanche 9 au samedi 15 avril. Dans le but de créer de nouvelles ligues et promouvoir la discipline dans les proximités, l’équipe de la fédération malgache de handball dirigée par son président, Fidel Razafintsalama a doté des matériels comme des ballons et remis quarante licences, aux équipes de la ville de Tsiroanomandidy.Le nombre des équipes engagées au sommet national n’est pas encore confirmé jusqu’à présent, car l’engagement se poursuit toujours à la veille du coup d’envoi.« Nous avons envoyé un peu tard le calendrier auprès des ligues, car nous avions dû attendre la confirmation de la réservation du gymnase», a expliqué le président de la fédération, Fidel Razafin­tsalama de cette précipitation de derniers jours.« Mais cette fois, le nombre des participants devrait augmenter, car on attend à ce championnat des jeunes, les représentants des quatorze ligues existantes, ainsi que le retour de Diana et Analanjirofo, grands absents de l’année passée et l’intégration de deux nouvelles ligues à savoir celles de Bongolava et Menabe», a-t-il poursuivi.Les titres de la précédente édition ont été départagés par quatre ligues différentes, celui des cadets remporté par l’Élite Anala­manga, et celui des cadettes par Iho­rombe. Chez les juniors, le titre des juniors filles est revenu à Sofia et celui des garçons ravi par Atsimo Andrefana.

S.R.

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Engagement – Don de sang rime avec RSE

Cent donneurs de sang ont été attendus, hier, sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Analakely. Cela entre dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) du groupe Filatex. Cette contribution en est à sa troisième édition. L’idée est de combler le manque de catégorie de sang au sein du Centre national de transfusion sanguine (CNTS). «Nous avons compris l’insuffisance de certaines catégories de sang au sein de la CNTS. C’est la raison pour laquelle nous avons consacré une journée pour donner le sang que ce soit pour le stock mais surtout pour la diversification », explique Tanteraka Rakotoarisoa, responsable RSE au sein du Groupe Filatex.Les donneurs bénévoles ayant effectué un don de sang sont toujours motivés dans des activités comme celui-ci.

Mamisoa Antonia

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Bodybuilding – Big Tana tremplin pour le Big Mada et le Mondial

L’événement Big Tanà refait surface. Ce championnat d’Analamanga de bodybuilding  se tiendra ce samedi 8 avril, au Dome Rta à Anko­rondrano. Les concurrents seront répartis en trois catégories, la grande taille pour ceux qui mesurent plus 1,70 m, la moyenne pour ceux qui font entre 1,65 m et 1,70 m et la petite pour ceux qui ont moins de 1,65 m.« Ce Big Tanà servira de tremplin pour les body builders de la capitale au cham­pionnat de Madagascar ou le Big Mada », a précisé le président de la commission de bodybuilding, au sein de la fédération d’haltérophilie, de musculation et du culturisme, Vernier Georges. Une vingtaine de concurrents sont engagés au championnat régional d’Analamanga.Cette année, le sommet national aura lieu à Toliara, les 22 et 23 avril. Une quinzaine de clubs venant des six ligues existantes y sont attendues, celles d’Anala­manga, Vakiankaratra, Menabe, Amoron’Imania, Boeny et Itasy.Le cham­pionnat national servira, pour sa part, de sélection du ou des porte-fanions de la Grande Ile, au championnat du monde en Thaïlande en décembre.

S.R.

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Arnaque à la fonction publique

Des rumeurs d’un éventuel recrutement dans la fonction publique circulent à Tsiroanomandidy. Un homme aurait tenté d’arnaquer 4 100 000 ariary sur deux hommes, mercredi dernier. L’escroc dispose d’une certaine carte professionnelle de conseiller spécial et de chargé de mission auprès de la présidence. Il a été arrêté suite à la plainte des victimes.

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Développement – Un projet pour améliorer la productivité agricole

Initié dans les régions Vatovavy-Fitovinany, Atsimo-Atsinanana, Alaotra-Mangoro et Vakinankaratra, le projet d’amélioration de la productivité agricole à Madagascar (PAPAM) vise à relever la production des paysans, tant en quantité qu’en qualité, avec le moindre coût possible pour pouvoir ensuite couvrir les marchés interne et externe. Afin d’atteindre cet objectif et dans le cadre de la réalisation de la politique du ministère auprès de la Présidence en charge de l’Agriculture et l’élevage (MPAE), ce projet, lancé officiellement à Antsirabe, va donc s’activer dans l’appui au développement des services agricoles et à l’intensification agricole. Il s’agit, entre autres, de réhabiliter, de construire ou de créer des  bassins versants et des périmètres irrigués.« Le PAPAM vise aussi à renforcer la capacité des exploitants agricoles à développer la production et leurs revenus en intégrant les opportunités liées à l’agro-écologie. Nos paysans ne devraient plus se contenter de produire pour leur seule consommation », a précisé Pierrot Serge Randria­naritiana, secrétaire général du MPAE lors de son discours de lancement de ce projet, à l’hôtel des Thermes Antsirabe, mercredi dernier.Avec un financement de sept millions d’euros pour une durée de quatre ans, par l’Agence française de développement, le PAPAM  vise ainsi à accroître les revenus de 150 000 agriculteurs à partir de l’amélioration de la productivité et l’accès à des marchés locaux et internationaux.« Des identifications des besoins des exploitants agricoles seront effectuées car le plus important c’est de pouvoir donner le maximum d’appui au plus grand nombre de paysans ressentant le besoin de s’améliorer et qui sont convaincus de la nécessité du changement en matière technique et matière de productivité », a noté le secrétaire général du MPAE.

Angola Ny Avo

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Les « mensonges » de Radama envers les Vazaha

Alors que la finition du palais de Soanierana tarde- il ne sera d’ailleurs jamais terminé-, Radama s’attaque à la colline d’Ambohijanahary jusqu’à Fiadanana, pour en faire une vallée où construire de belles maisons et où créer un beau champ. Raser une colline aussi haute, sans matériels techniques est tuant. Le comprenant, un jour Radama remet de l’argent aux hommes qui y travaillent et leur accorde la permission de rentrer chez eux « pour laver vos vêtements et rejoindre vos épouses ». Il leur suggère aussi de demander aux gens ce qu’ils ne supportent pas en leur souverain.Quand ils reviennent, ils rapportent ce que le peuple pense. « Les Vazaha ont pris notre force… Ils nous obligent à rabaisser des hauteurs et nous devons creuser dans le roc. Si nous n’y arrivons pas, les Vazaha évalueront nos forces. Nous ne pouvons nous arrêter, mais en aurons-nous la force  … Ce sera bien si nous y arrivons, mais y parviendrons-nous  … Mais qu’a donc fait Laidama de l’argent qu’il a collecté auprès de nous ?  Rémunérer les Vazaha qui ne font rien  …» Certains estiment que les travaux d’Ambohi­janahary doivent cesser.En entendant ces doléances que nul sujet n’osera jamais lui dire en face, Radama décide de suivre cette dernière idée, car « le peuple a raison, il est fatigué ». Mais il ne va pas le faire d’un seul coup pour ne pas éveiller les soupçons des Vazaha. Il rassemble ses sujets et se montre en colère, affirmant que l’arasement de la colline se fera quoiqu’il arrive, puisqu’il a des milliers d’hommes forts. Accusant les uns de vouloir mettre les hommes vigoureux sur les genoux en les faisant trimer, il reproche aux autres d’interdire à leurs chefs et hauts responsables de participer aux travaux… Il termine son kabary en les renvoyant tous chez eux, chaque territoire ayant une semaine pour donner sa part de main-d’œuvre.Le délai écoulé, le roi réunit à nouveau son peuple et lui annonce qu’il va procéder au recensement de ses hommes en les regroupant par 1 000, 100 et 10 par territoire, « pour mieux organiser le travail afin qu’il se fasse de manière plus rationnelle et plus rapide ». Mais en fait, il s’agit de donner le change aux Vazaha, car les travaux d’arasement de la colline d’Ambohi­janahary ne dureront pas.Au bout de cinq jours, Radama offre un repas à tous les responsables des travaux pour leur expliquer toutes les décisions qu’il vient de prendre. D’abord, la taxe « ilaiventy sykirobo » qu’il a collectée par esclave au service de chaque sujet, aurait dû servir à acheter diverses marchandises qu’il a commandées aux Vazaha, mais elles tardent à arriver. Il décide de remettre cette somme aux différents chefs territoriaux qui se chargeront de la conserver jusqu’à l’arrivée des produits commandés.Ensuite, « vous annoncerez à vos hommes que les travaux d’Ambohijanahary vont cesser ». Mais comme les Vazaha ne doivent pas connaitre cette décision, « l’arrêt se fera progressivement, à raison de 100 hommes par jour et par territoire ».Quinze jours plus tard, le souverain rassemble une fois de plus son peuple, à Andohamandry, pour lui remettre officiellement l’argent des marchandises commandées, en lui précisant « publiquement » qu’il le reprendra dès que les produits seront sur place. Il lui annonce par la même occasion les activités urgentes à entreprendre telles couper du bois dans la forêt de l’Est pour accélérer la construction du palais de Soanierana.Quand la foule se disperse, le roi invite à nouveau les différents chefs au Rova pour leur indiquer qu’il ne reprendra pas l’argent rendu et qu’il paiera lui-même les prix des marchandises commandées. « Je ne peux offrir au peuple les zébus qu’il est en droit d’attendre de moi pour les travaux accomplis ». Et ce, pour ne pas mettre la puce à l’oreille des Vazahapuisqu’offrir des zébus signifie que tout est terminé.À Legros, maître d’œuvre, le roi déclare : « J’ai déjà réparti les travaux à accomplir par mes sujets à Ambohijanahary. Mais auparavant, je les envoie couper du bois pour accélérer la construction du Palais de Soanierana. Car si je ne suis pas sur place, ils feront trainer les travaux à Ambohijanahary. »Finalement, c’est Legros qui arrête tout. Jugeant qu’il perd son temps, il décide derentrer en France, laissant son adjoint Casimir surveiller la construction d’un Palais qui ne verra jamais le jour.

Texte : Pela Ravalitera – Photo : Agence nationale Taratra

 

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Rugby – Top 16 – Le groupe B à l’honneur

La deuxième journée du Top-16, le championnat d’Analamanga division élite, aura bel et bien lieu ce week-end, a confirmé le président d’Analamanga Rugby, Andry Ravelojaona. Quatre matches dont trois du groupe B seront au programme, ce dimanche 9 avril, au stade de Malacam à Antanimena.La rencontre entre JST Ambondrona et COSFA ouvrira le bal à 8 heures 30, et sera suivie du duel Savon­nerie Tropicale Milalao contre UIRC. Ce dernier est un des clubs qui viennent d’accéder en Top-16.Le troisième match de la journée est encore du groupe A, un duel entre quartiers, US Ankadifotsy contre US Ikopa. Et le dernier choc de ce dimanche sera une affaire entre TFM Ankasina et le Stade Olympique de l’Emyrne.Lors de la première journée de ce week-end, trois clubs ont effectué un bon début à savoir XV Family, FT Manjakaray et UAS Che­minots, en arrachant chacun une victoire d’entrée. Les éliminatoires s’étaleront pendant plus de cinq mois et les deux meilleurs à l’issue des matches de poules se qualifieront en quarts de finale.

S.R.

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Basketball – Coupe du président – Finale hommes 100% Boeny, dames 100% Analamanga

Place aux finales après des mois d’étapes dans différentes régions de l’île. La finale de la troisième édition de la coupe du président chez les hommes sera une affaire de Boeny, entre SomaBeach basketball (SBBC) et l’association sportive et culturelle de Boeny (ASCB).Les Majungais ont éliminé les clubs hôtes, lors des demi-finales d’hier. ASCB a tout de même souffert, pour écarter Cospn en demie. Les deux équipes se sont encore séparées sur un score de 83 partout à la fin du quatrième quart temps.À l’issue de la prolongation, les Majungais remportent la victoire par 99 à 95. Lors de l’autre demie, les Majungais de Soma Beach ont validé son ticket pour la finale, en écartant Mb2all par 55 à 50. L’équipe de Boeny a mené 33 à 28 à la pause.La logique a été respectée chez les dames, une finale cent pour cent Analamanga. La finale des dames sera le remake de la dernière journée de phase de poule entre deux rivales qui se connaissent bien, Fandrefiala cham­pion de Madagascar N1A et son dauphin, Mb2all. La victoire a été, lors de ce match, remportée par les protégées du coach Andry Rakotomanantsoa.En première demi-finale, Fandrefiala a éliminé Tamifa d’Amoron’Imania sur un score de 59 à 41. Et de son côté, Mb2all a battu JEA de Vakinankaratra par 77 à 57.

S.R.

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Tampons officiels et grigris saisis

Des tampons officiels et des grigris ont été saisis sur trois dahalo lors d’un affrontement violent. Cela a eu lieu mardi dernier dans la commune rurale d’Antanambao, district de Marovoay. Les bandits ont pu s’échapper malgré les renforts venus en aide auprès des fokonolona.

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Fisolokiana ho mahatafiditra mpiasam-panjakana : Lehilahy mitonona ho mpanolotsaina manokana ny Filoham-pir...

Dia raharaha tokoa ity te-hiditra ho mpiasam-panjakana ity ! Lehilahy roa samy mipetraka eny an-drenivohitr’i Bongolava no voasoloky vola efatra tapitrisa ariary tamina lehilahy izay mitonona ho mpanolotsaina manokan’ny Filoham-pirenena. Nametraka fitoriana avy hatrany ireto olona lasibatra ireto ary niroso avy hatrany tamin’ny fisamborana ireto zandary tao Tsiroanomandidy. Ny alarobia teo no voasambotra ilay rangahy mpisoloky. Tamin’ny fisavàna natao azy dia nahitàna izay karatra maha-mpanolotsaina manokan’ny Filoha izay izy tany aminy tany. Raha ny zava-nitranga : ny volana novambra lasa teo dia nilaza ity rangahy ity fa mahatafiditra olona ho mpiasam-panjakana, noho izy akaiky kokoa ny fitondrana. Tsy maintsy misy vola aloa anefa ny amin’izay, ka eo amin’ny iray hetsy sy efatra tapitrisa ariary eo ho eo no totalin’ilay vola. Olona roa no tafaresaka taminy ary dia « nijoboka » araka ny tenin’ny tanora, satria dia nanome ilay vola. Efa somary avo lenta tokoa ilay fisolokiana, satria nomen’ity farany “convocation” izy roalahy ho setrin’ny vola noraisina ary nampanantenaina fa ny voalohan’ny volana febroary lasa teo no hiditra hiasa. “Ny 7 febroary 2017 dia tonga tany indray io mpisoloky io ary nilaza fa mbola misy olana ilay taratasy mikasika ny “information” fa mihemotra ilay fidirana”, hoy ny fampitam-baovao avy amin’ny zandary. Taorian’izay vao tonga saina ireo roalahy fa tratran’ny fisolokiana ary nanapa-kevitra ny hametraka fitoriana tany amin’ny zandary, ary dia izao niafara tamin’ny fisamborana azy izao. Nentina nanaovana fanadihadiana avy hatrany moa ity olona ity, araka ny vaovao hatrany, ary hatolotra ny fitsaràna tsy ho ela.

m.L

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Antsahamaina Famonjena : Handatsaka ny vato fehizoron’ny 150 taona !

« Ary ambonin’ity vatolampy ity no haoriko ny fiangonako, ary ny vavahadin’ny fiainan-tsy hita tsy haharesy azy… »  ( Matio 16/18). Izany no teny fanevan’ny faha-150 taonan’ny Fjkm Antsahamaina Famonjena ao anatin’ny Synodamparitany Antananarivo Atsinanana . Handatsaka ny vato fehizoron’izany taon-jobily izany ny Fkm Antsahamaina Famonjena ny alahadin’ny 16 aprily 2017, alahadin’ny Paska 2017 io, ka miantso sy manasa ny taranaka rehetra ho tonga eny an-tanindrazana amin’io andro io. Hanomboka amin’ny 9 ora maraina ny fanompoam-pivavahan. Hitondra ny hafatry ny Tompo amin’izany ny Filohan’ny FJKM ny Mpitandrina Irako Andriamahazosoa Ammi. Ezaka amin’izao jobily faha-150 taona izao ny fanitarana ny fiangonana.

H.R.

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Ambohimanga Rova : Razana lena iray sy karandoha iray sisa navelan’ireo mpangalatra taolam-paty

Fongana ! Lasa avokoa ireo taolam-balo rehetra tao amin’ity fasana iray teny amin’iny faritra Ambohimanga Rova iny. Raha ny filazan’ny fianakaviana tonga teto aminay dia am-polony maro ireo razana very tao amin’io fasana io. Razana lena iray, izay vao nalevina tsy ela akory izay ary karandoha iray sisa navelan’ireo tsy mataho-tody. Omaly tokony ho tamin’ny 9 ora sy sasany maraina tany ho any no nisy nahatsikariktra ny fahavakisan’ity fasana ity. Fasàna, izay anatina tanàna ary feno trano manodidina. Tsy vitan’izay anefa fa mbola lalana fandalovana ihany koa manakaiky azy. Olona sendra nandalo teny no nahatsikaritra fa nivoha ny varavaram-pasana kanefa tsy nisy mpandevina. Nantsoina avy hatrany ireo tompon’andraikitra isan-tsokajiny avy, niampy ireo fianakaviana nijery akaiky ny zava-nisy. Indrisy anefa fa efa nanjavona avokoa ireo taolambalo rehetra tao. « Nikorontana ny tao anaty fasana, ary niparitaka teny ho eny avokoa ireo lamba nifonosan’ireo razana rehetra tao », hoy izy ireo. Tsy fantatra hatreto na ny andro nanaovan’ireo olon-dratsy ity asa ratsiny ity na izay mety nahavita izao heloka izao. Ny vinavinan’ireto fianakaviana ireto dia hoe, tsy ho olona iray no nahavita an’io fa mety ho andiany maro mihitsy. « Efa nohamafisina tanteraka mantsy ny hidim-pasana ary somary sarotsarotra izay ny manala ny vato varavaram-pasana ». Fantatra moa fa efa eny am-pelatanan’ireo mpitandro filaminana eny an-toerana ny raharaha. Ary manantena tanteraka ireo tompon’andraikitri-panjakana isan-tsokajiny avy izy ireo amin’ny fanadihadiana. Etsy andanin’izay dia manao antso avo ihany koa ny mba hijerena akaiky ity tranga vaky fasana sy halatra taolam-paty ity. Vao herinandro vitsy tokoa mantsy izay no nisy fasana roa vaky ihany teny amin’iny faritra Ambohitradrimo iny. Taolam-balo an-jatony maro no very tamin’io fotoana io.

m.L

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Antsirabe : Sinoa norabain’ny mpiambina azy, voasambotra ny telo, karohina ny roa ambiny

Tsy niandry ela akory fa andro vitsy monja taorian’ny namonoana sy nandroban’ireo mpiambina ilay teratany sinoa mpampiasa azy dia voasambotry ny polisy ny telo mianadahy tamin’ireo jiolahy. Marihina moa fa ilay vehivahy, vadin’ilay mpiambina azy dia voasambotra tamin’ny andron’ny fanafihana ihany, tratra teny an-dalana   nibata ilay fahitalavitra raitra izy io ary noraisim-potsiny. Ny roa lahy kosa dia nifanaraka ny andro nisamborana azy rehefa fantatra ny toerana nisy azy. Ny iray tamin’izy roa lahy ireo dia mbola mpianakatra, kilasy fahatelo amina fianarana ambaratonga ambony tsy miankina eto Antsirabe. Mbola karohina fatratra kosa ny vadin’ilay ramatoa voalaza etsy ambony sy mpiambina iray hafa, efa fantatra ny toerana nandehanany ary eo andalam-pikarohana azy ny polisy amin’izao. Raha tsiahivina fohy moa ny zava nitranga dia mpiambina natao hiaro ilay teratany Sinoa ihany no namono sy nandroba ity farany. Niantso namana roa hafa ireo mpiambina roa lahy niampy ny andefimandrin’ny iray hananatanteraka ny fandrobana. Novelesina maritoa ilay Sinoa, nafatotra tongotra aman-tanana ary napetraka tao amina trano fidiovana. Tafaporitsaka anefa ilay Sinoa, nanatona polisy izy ary io tratra io ireo nahavanon-doza. Natolotra ny fampanovana omaly moa izy telo mianadahy.

Andry N.

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Avant et après Enawo : La Croix Rouge Malagasy à pied d’oeuvre

Une partie des aides humanitaires acheminées vers les zones sinistrées.

Intervenue dans les régions menacées par le cyclone Enawo avant qu’il ne touche terre, puis auprès des populations sinistrées après le passage de ce cyclone le mois dernier, la Croix-Rouge Malagasy (CRM) a pu mobiliser des moyens techniques, financiers et humains avec le soutien de ses partenaires. Dans les zones menacées et affectées, les activités dans les domaines de l’évaluation approfondie, l’eau, hygiène et assainissement, des abris d’urgence ainsi que de la santé, ont été particulièrement priorisées, tout en déployant le mécanisme du système d’alerte précoce. Dès le lendemain du passage du cyclone, les volontaires de la CRM ont procédé dans toutes les régions de passage du cyclone à des évaluations approfondies afin d’identifier les besoins urgents, tout en prodiguant les soins de premiers secours et apporter un soutien psychosocial aux sinistrés. Par ailleurs, des équipes spécialisées en matière d’abris, d’eau, hygiène et assainissement et évaluation approfondie ont été déployées à Antalaha et à Maroantsetra pour appuyer les actions des branches locales de la CRM. Ces volontaires spécialisés mènent, jusqu’à l’heure actuelle, des actions de sensibilisation et des activités pour la promotion de la santé.

Le problème lié à la disponibilité de l’eau potable, particulièrement important au lendemain du passage du cyclone, a amené la CRM à intervenir dans ce domaine, notamment dans le district de Brickaville où plus de 800 ménages par jour bénéficient des activités de traitement et de distribution d’eau potable. Les puits souillés lors du passage du cyclone ont dû être désinfectés dans plusieurs districts. Dans ceux d’Antalaha, de Maroantsetra et de Brickaville, 12 679 ménages bénéficient actuellement de ces activités de désinfection de puits et plus de 3 000 ménages bénéficient de travaux de réhabilitation de 40 puits qui commenceront sous peu.

Recueillis par Hanitra R.

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GAPCM Madagascar. « Crevettes de Madagascar », une marque labellisée collective

Bassins de crevetticulture