Les actualités Malgaches du Mercredi 07 Novembre 2018

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Madagascar. Election Présidentielle 2018. Déclaration de Stuart Wilson, US Chargé d'Affaires

« Salama, Tompoko ô ! En ce jour du premier tour de l’élection présidentielle à Madagascar, nous félicitons le peuple Malagasy lors de ce moment très important dans la vie du pays pour leur respect d’un processus démocratique paisible. Les États-Unis continuent d’encourager un processus électoral crédible, juste, transparent et inclusif.

Aujourd’hui, en complément de notre contribution au fonds de soutien pour le cycle électoral SACEM, nous nous tiendrons encore une fois aux côtés du peuple Malagasy en déployant des observateurs à travers le pays.

Moi-même, je visiterai plusieurs bureaux de vote avec mes collègues de la Mission Américaine. J’encourage ainsi les électeurs à venir nombreux aux urnes pour accomplir leurs devoirs de citoyens et je souhaite bonne chance à tous les candidats. Misaotra anareo nihaino».

Antananarivo, le 7 novembre 2018

Stuart Wilson, US Chargé d'Affaires

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Madagascar: les guerres des chiffres commencent déjà après le dépouillement

En général, le premier tour des élections présidentielles à Madagascar s’est bien déroulé dans les différents bureaux de vote dans toute l’île. Toutefois des anomalies ont été observées. La majorité des bureaux de vote ont été ouverts tardivement. En outre, une attaque de Dahalo, vers 13h, a obligé les responsables à fermer les bureaux de vote à Befasy Mahasoa Morondava. Selon toujours les informations, un bureau de vote à Majunga aurait été le théâtre d’une fraude électorale.
Après la fermeture des bureaux de vote, les décomptes des votes ont commencé. Les médias partagent les résultats en fonction du candidat qu’ils soutiennent.
Une grande différence des résultats partagés par les médias est palpable. C’est surtout la guère des chiffres qui font rage dans les Medias. L’ancien président de Madagascar Marc Ravalomanana et l’homme fort de la Transition sont tous les deux à la tête des résultats partiels. Dans tous les cas, une hausse du taux de participation a été constatée.
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Ntsay Christian. Le devoir de citoyen d'un Premier ministre

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Ntsay Christian. Le devoir de citoyen d'un Premier ministre

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Jour d’élection présidentielle - Les marchands de rue vaquent à leur occupation

Outre les incidents remarqués au niveau des bureaux de vote, la situation dans la capitale au niveau des marchés ne laisse pas sans voix. Il n’y a pas eu de différence entre un jour ouvrable ordinaire et le jour d’une élection présidentielle dans la capitale de Madagascar. L’on peut dire même que la journée d’hier a été un moment opportun pour augmenter les bénéfices. La majorité des magasins, où des citoyens malgaches y sont employés, ont continué à exercer et envahis par des clients. Encore moins, les marchands de rue du côté d’Analakely ont tous rejoint la place pour  vendre leurs articles. Pour eux, la précarité de la vie les empêche de prendre une pause et de se concentrer à cet événement si important pour le pays.  Mais le pire dans cette situation c’est que ces marchands sont constitués majoritairement par des personnes qui ne sont pas inscrites sur la liste électorale.

Raison pour laquelle, ils ont décidé d’occuper les trottoirs au lieu de faire la queue au niveau des bureaux du fokontany pour la carte d’électeur  qu’ils n’obtiendront jamais. « Déjà, je ne suis pas inscrite sur la liste électorale, à quoi de bon se lamenter à la maison, pourquoi ne pas continuer le travail quotidien qui n’a pas d’heure particulière. Même si les clients se font rares, c’est encore  mieux d’être au marché que d’attendre le miracle. L’argent, il faut aller le chercher si l’on espère réussir », martèle une mère de famille vendant des chaussures à Soarano. Selon ses propos, le fait de ne pas remplir son devoir électoral  augmente le temps qu’elle peut passer à marchander.   « Cela fait deux ans que je suis venue à Antananarivo avec des documents administratifs en règle  et qui ont été remis au Fokontany. Pourtant, je ne figure pas sur la liste électorale. Or,  nous, la plupart des marchands de rue d’Analakely, ne sommes pas nés dans la capitale. On rencontre ainsi les mêmes problèmes. On préfère donc travailler au lieu de rester sans rien faire et sans argent », indique un marchand ambulant de chaussures de friperie. 

Toutefois, il y a ceux qui ont leurs cartes électorales mais préfèrent marchander jusqu’à 15 heures avant de passer au bureau de vote. Quelques-uns l’on fait très tôt le matin. « Place d’abord aux activités génératrices de revenus avant d’aller aux urnes. De toute façon, j’ai déjà  ramené avec moi au travail ma Carte d’identité nationale (CIN) et celle éléctorale, mes pièces d’accès au bureau de vote. Je peux même vous le montrer », avance un réparateur de montre à Analakely.  « Etre rongée par le remords de ne pas avoir voté comme après la dernière élection communale n’est plus une option. Pour cela, j’ai organisé mon passage au bureau de vote en fonction de mon travail. J’ai fini de cocher le bulletin de vote vers 7 heures et j’ai pris tout de suite la direction d’Analakely pour reprendre la routine qutodienne »,  raconte Nirina, une commerçante de produits cosmétiques à Analakely.  

 Recueillis par KR. 

 

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Suivi communautaire - Les pêcheurs se mettent aux nouvelles technologies !

Nouvelle méthode. Les pêcheurs se mettent actuellement aux nouvelles technologies. Effectivement, le WWF a octroyé des smartphones waterproof (à l’épreuve de l’eau) aux différentes communautés de suivi.  Ainsi, elles peuvent collecter les différentes données sur l’évolution des captures dans les zones de pêche dans le sud d’Anakao. Pour faciliter l’intégration de ces nouveaux matériels dans leur quotidien, quinze hommes et femmes, gestionnaires des aires marines du littoral Mahafalo, ont alors reçu une formation sur l’utilisation de cet outil de collecte et de suivi de capture à Toliara. 

 

Il faut noter que cette avancée technologique joue un rôle important dans la préservation des récifs coraliens. Effectivement, ces suivis permettent d’identifier l’état  de l’écosystème marin ainsi que les revenus de ces pêcheurs, sans oublier l’efficacité de gestion des ressources marines. « Grâce à cet outil technologique, les données collectées seront envoyées en temps réel à l’équipe de WWF pour faciliter les prises de décision sur l’évolution des récifs. En même temps, elles sont directement transmises à la base de données du ministère en charge de la Pêche  et des Ressources halieutiques », explique Lalaina Rakotonaivo du WWF. 

 « Survey 123 »

 A partir de là, les pêcheurs pourront maintenant prevoir la clôture des réserves temporaires selon les stocks pêchés durant l’année mais aussi définir les espèces les plus pêchées et s’adapter en conséquence pour éviter d’épuiser les poissons. Durant cette formation, ils ont surtout pu se familiariser davantage avec l’application mobile « Survey 123 » utilisée pour les suivies des captures de pêche de la région. Pour Célestine Raharison, mère de famille du village de Maromena, « c’était une opportunité d’apprendre à utiliser un outil novateur afin de mener à bien mon travail de collecteur de données, aussi de partager ce que j’ai appris afin de faire évoluer ma communauté ». 

Rova R. 

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Election et sécurité - Les forces de l’ordre mobilisées sur deux fronts

La sécurité pendant l’élection présidentielle d’hier, était une question cruciale à une période où tous les risques de dérapage ou autres dangers liés à d’éventuelles émeutes n’étaient pas à minimiser. Il fut normal donc que les regards soient tournés sur les forces de l’ordre. Hier, elles ont dû monter sur deux fronts différents. Le premier consistait pour elles à voter, comme tous lescitoyens du pays donc ce devoir envers la nation tandis que le second, le plus important, était consacré à sécuriser le déroulement du scrutin proprement dit, y compris  dans les bureaux de vote. Ce qui fait que tous les policiers, tous les gendarmes et tous les militaires furent mobilisés selon une organisation interne respective au sein de chaque corps.

 

Pour la gendarmerie, et bien qu’aucune statistique officielle n’était sortie, quant aux effectifs de gendarmes mobilisés dans la capitale, gageons que les 15 000 gendarmes, que compte actuellement le pays, ont pu à la fois voter et assurer en même temps la sécurisation du suffrage dans les différentes circonscriptions, ou quartier. « Comme il n’y a pas de bureau de vote, ni urne dans les casernes, les gendarmes étaient allés voter soit en tenue réglementaire, soit en tenue civile dans les bureaux de vote du quartier où se trouve la caserne. Ceux qui sont consignés dans les camps se relaient pour voter. Seulement, ils ne peuvent pas s’y rendre avec une arme. Il existe déjà une organisation leur permettant de se relayer pour le service de sécurisation sur le terrain », confie le commandant Herilalatiana Andrianarijaona du service de renseignement du Toby Ratsimandrava.

Malgré donc l’obligation de chaque gendarme pour accomplir son devoir envers la nation, cela n’a pas empêché donc de constater un important déploiement  d’éléments, ou surtout de patrouilles (à pied ou motorisées) de gendarmerie à tous les coins de rue, ou encore dans les ruelles de la ville. 

 

En tenue civile

 

Même fébrilité du côté de la police nationale qui n’a pas voulu s’exprimer non plus sur les effectifs de ses éléments engagés sur le terrain, du moins dans la capitale. Tous les policiers ont pu à la fois aller voter, et ce, dans les différents quartiers correspondant aux emplacements de leurs casernes, commissariats ou autres postes, etc et surtout aussi participer activement à la sécurisation du scrutin, ou de la ville en général. A la différence de leurs homologues gendarmes, les policiers étaient  allés voter en tenue civile, hier. « Nous avons plutôt reçu la consigne d’abandonner notre tenue réglementaire pour la troquer  contre celle de civile », déclare sans ambages le commissaire Serge, du service de communication de la police nationale. La police fut particulièrement chargée de la sécurisation de tous les points de vote de la ville ainsi que du matériel. Elle a également assumé le transport des urnes et la surveillance de la ville pour bien assurer que la fermeture obligatoire  des salles de jeux ou autres débits de boisson.  Sur le plan organisationnel, une assez grande partie des 5000 policiers répartis dans quelque 100 départements différents existant dans le pays, travaillent dans la capitale. Hier, ces gardiens de la paix ont été mobilisés selon une stratégie de sécurisation commune et mixte de l’Emmo-sécurité, soit quelque 300 éléments. De plus, les 3 commissariats centraux d’Antananarivo ont leur propre stratégie pour travailler en synergie avec les unités d’intervention dont la force d’intervention (FIP), le service anti-gang (SAG), l’unité spéciale d’intervention (Usi), ou encore l’unité d’intervention rapide (UIR).

A part cette stratégie, la police a particulièrement renforcé la circulation de véhicules et de personnes dans l’agglomération tananarivienne. Idem pour  les patrouilles ou autres rondes pour accroître la vigilance.

Enfin, l’Armée a également pris part de façon non minimisante dans la sécurisation de l’élection d’hier. Généralement, les militaires ont composé les forces mixtes de l’Emmo. Mais on a pu les voir patrouiller ensemble à côté surtout des gendarmes, partout dans les rues de la capitale ou surtout devant les bureaux de vote, comme nous l’avions susmentionné. « Dans chaque caserne, il y a un système de rotation permettant à chaque soldat d’aller voter, même pour les consignés. Ils ont dû se rendre dans les bureaux de votre du quartier où se trouve leurs bases car ces dernières n’ont pas d’urnes en leur sein », assure le général Rarasoa du service de communication du ministère de la Défense nationale. Enfin, tous les soldats avaient été mobilisés, du moins dans la capitale.

Franck Roland

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Que le meilleur gagne !

Au lendemain de ce jour historique du 7 novembre, les yeux se fixent sur les tableaux d’affichage des résultats du scrutin. D’ici quelques jours sinon semaines, les urnes vont dévoiler leurs secrets. Le verdict sera prononcé et que le meilleur gagne ! En attendant les résultats, les candidats et les candidates, du moins ceux ou celles qui ont vraiment « bossé », s’accorderaient un temps de répit avant d’entamer, au cas où il y aurait, un deuxième round. Le repos du guerrier, dit-on ! Pour un candidat qui prendra au sérieux ce qu’il entreprend, la trêve des confiseurs ne durera qu’une poignée de jours car il faudrait déjà préparer l’étape suivante. A partir des tout premiers résultats, on pourra déjà faire une projection sur la configuration du score final. L’état-major politique se doit de plancher, à partir de certains scénarios, les éventualités d’alliance en vue du deuxième tour, au cas où.

A noter que c’est de la compétence intellectuelle de l’équipe qui entoure le candidat à anticiper des cas de figure de situation que dépendra la réussite ou non de son poulain. L’état-major tient ainsi un rôle des plus stratégiques. Le schéma de ralliement doit respecter la ligne directrice du programme dûment exposé durant la campagne électorale. Pour le cas du candidat n°13, il faut rester fidèlement dans le cadre de l’initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM). L’alliance peut être naturelle ou contre-nature, mais, que tout le monde accepte volontiers de respecter le « Pacte » que le candidat avait contracté avec le peuple. Une condition sine qua non à ne jamais négliger ni outrepasser. Le peuple tolèrerait d’être trahi une fois, mais, refuse catégoriquement de se faire avoir une deuxième fois. De toutes les façons, Andry Nirina Rajoelina n’est pas le genre d’un monsieur à trahir les compatriotes. La préparation d’un éventuel deuxième tour ne devrait pas, en aucun, éclipser la mobilisation générale dans tout le pays axée autour du processus d’acheminement des résultats vers les Communes, surtout, pour rejoindre la Commission électorale au niveau des Districts. C’est la phase la plus délicate, parfois même, dangereuse. Tout peut arriver entre le bureau de vote, au fin fond de la brousse, et la Commission électorale régionale du District. Madagascar, un pays pauvre où la réalité est très loin de celle de la République Sud-Africaine ou du Brésil encore de la France dont les résultats sont attendus en fin de la journée, au plus tard, le lendemain du jour du scrutin. Il faut attendre des jours, des semaines voire des mois pour qu’on puisse savoir les résultats définitifs. Et à l’intérieur de ce décalage, trop important, les manigances sinon les allégations de fraudes risqueraient d’avoir lieu. Sans parler des menaces d’insécurité étant donné que l’acheminement des résultats se fait, souvent, à pied ou par pirogue pour rejoindre les chefs-lieux de Fokontany ou de Commune. La création de nouveaux bureaux de vote viendrait à compliquer la situation. Le défi est énorme. Il appartient à chacun de veiller pour que le choix du peuple soit respecté tel qu’il est. Maintenant, il faut attendre les résultats qui, espérons-le, doivent traduire l’aspiration exacte de la population pour un changement. Que la démocratie rende son verdict et que le meilleur gagne !

  Ndrianaivo

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Contestation de résultats - Ravalomanana veut rééditer le forcing de 2002

Alors que les résultats divulgués quelques heures après la fermeture des bureaux de vote demeurent officieux, Marc Ravalomanana abat déjà son masque. Sur les réseaux sociaux hier vers 22 heures, le candidat n°25, relégué à la seconde position par le verdict officieux des urnes, s’est livré à son dada favori à savoir la contestation des résultats. Il ne faillait pas être un devin pour connaître l’objectif funeste de Marc Ravalomanana, rééditer le forcing de 2002.

 

 A l’époque, il ne voulait admettre qu’aucun des candidats en lice n’avait obtenu la majorité absolue. La Haute cour constitutionnelle (HCC) décidait qu’un 2e tour entre lui et l’amiral Didier Ratsiraka devrait se tenir pour désigner le vainqueur. Mais le maire de la ville d’Antananarivo n’a pas voulu l’entendre de cette oreille en galvanisant ses partisans par le slogan de « 1er tour dia vita ». Selon les confidences de Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana aurait accepté une fois dans la capitale sénégalaise de disputer le second round mais dès son arrivée à Antananarivo il a renié la convention qu’il a signée en martelant qu’il était vainqueur de l’élection dès le 1er tour. Un « bluff » qui a failli dégénérer en guerre civile entre les partisans des deux camps. Néanmoins, du sang a coulé entraînant la mort de centaines d’hommes lors de l’affrontement de l’armée régulière et les zanadambo dans la partie Nord de l’île. Quelques années plus tard, pourtant, les compagnons de route de Marc Ravalomanana au sein du comité de soutien admettent que leur leader n’a jamais gagné dès le 1er tour.

C’est ce forcing qui a fait tant de désastre au pays et dont les cicatrices ont mis des années à se cicatriser que le numéro 25 de l’élection présidentielle 2018 ambitionne de refaire. Contrairement à 2002, Marc Ravalomanana risque en effet  cette fois-ci de terminer la compétition à la seconde place. Les résultats officieux confortent d’ailleurs cette hypothèse. Une position qu’il n’affectionne pas du tout. Lui qui claironne que vaut mieux être dernier que d’occuper cette place. Mauvais perdant, le Pdg du jadis empire Tiko, tente maintenant de chauffer à blanc ses partisans en criant sur  les toits d’une seconde victoire au 1er tour et en qualifiant de menteurs certains médias privés qui, grâce à leur réseau, livrent au compte-gouttes depuis hier les résultats obtenus dans les quatre coins de l’île. Et là les chiffres officieux sont têtus, Andry Rajoelina mène la danse dans les cinq provinces et livre une lutte sans merci avec Ravalomanana dans la province d’Antananarivo.  Mais celui-ci refuse de se mettre au diapason en voulant encore chanter son tube de 2002, attention danger ! Quoi qu’il en soit vaut mieux attendre en toute sérénité les résultats provisoires de la CENI…

La Rédaction

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Résultats officieux de l’élection présidentielle 2018 - Rajoelina devant dans les 5 provinces et au ...

Les yeux sont rivés sur la Grande île. Après un mois d'une longue campagne, les Malgaches ont tranché. Presque 10 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes hier pour le premier tour de l'élection présidentielle.  L'analyse des premiers résultats partiels contenus dans les procès-verbaux après la clôture des opérations électorales qui ont été relayées par des sources sûres, permet de remarquer que le candidat Andry Rajoelina arriverait déjà en tête dans cinq provinces, à savoir Diego, Mahajanga, Toamasina, Fianarantsoa et Toliara. Le président de l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar et Marc Ravalomanana seraient en revanche au coude-à-coude, dans les votes, à Antananarivo, une région réputée être un fief de ce dernier, qui est le candidat du Tiako i Madagasikara.

De tels résultats laissent entrapercevoir la possibilité pour le candidat du TGV de remporter une majorité absolue des voix au premier tour. Le très fameux « Premier tour dia vita » scandé par la population lors des meetings du candidat numéro 13 pourrait se matérialiser, si les tendances se confirment. La proclamation des résultats provisoires du premier tour, qui s’est déroulé hier, est en tout cas attendue dans douze jours environ. Hier, dès la clôture du scrutin, l’on a procédé au dépouillement. Les présidents de bureaux de vote ont cinq jours, au plus, pour transmettre les plis électoraux (Procès verbaux, etc…) auprès des Sections de réception des matériels de vote (SRMV)  sises dans les chefs-lieux de Districts, soit le 12 novembre. Un transfert qui peut se faire à dos d’homme, à pied, en pirogue, en auto… Les SRMV ont jusqu’au 13 novembre ou 24 heures après la réception du dernier pli pour transmettre tous les documents ayant servi aux opérations électorales à la CENI. Par voie terrestre, ou plus probablement par voie héliportée ou par vol régulier. L’organe électoral a alors sept (7) jours, au plus tard, pour proclamer les résultats provisoires du 1er tour par la CENI, soit possiblement le 20 novembre, soit donc dans 12 jours.  Les résultats officieux laissent entendre qu’Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana se partageraient donc à eux deux seuls,  l’ensemble des ex-provinces malgaches. Hery Rajaonarimampianina, le Président sortant, présenté par le Hery vaovao ho an’i Madagasikara et le Voromahery serait distancé du duo de tête dans les votes. Il est même talonné de près par le pasteur Mailhol, du Gedeona Fandresena ny fahantrana eto Madagasikara. Les deux anciens Premiers ministres Jean Ravelonarivo et Olivier Mahafaly Solonandrasana n’arriveraient en tête que dans quelques localités. 

La Haute Cour constitutionnelle procède à la proclamation officielle des résultats définitifs dans un délai de neuf (9) jours à partir de la date de la publication des résultats provisoires par la CENI. Une publication qui devrait avoir lieu au plus tard donc le 28 novembre. La CENI a annoncé qu’elle publiera des tendances progressivement après le scrutin.  Hier, jusqu’à minuit, aucun résultat provisoire n’a été rendu public par cet organe. Dans le cas où aucun candidat n’obtient les 50 % de voix, un second tour aura lieu le 19 décembre 2018.

  La Rédaction