Les actualités Malgaches du Dimanche 07 Juillet 2019

Modifier la date
Madaplus.info0 partages

Madagascar: Un ressortissant étranger expulsé du pays pour maltraitance envers son épouse.

Ce 5 Juillet, un français originaire de l’île de La Réunion a été renvoyé dans son pays d’origine et ne pourra plus jamais retourner à Madagascar. Pendant des années, il a maltraité sa femme qui est malagasy. Elle a subit divers sévices de la part de son mari : coups et viols.
Elle a expliqué que son mari la forçait à avoir des rapports sexuels alors qu’elle ne voulait pas. Récemment, son mari lui a menacé de mort en usant un couteau. C’est suite à cela que la femme a décidé de porter plainte. Durant l’enquête, le mari n’a nié aucune des accusations et a expliqué avoir agi par jalousie.
Madaplus.info0 partages

Madagascar. Vérification des rochers environnant le Rova de Manjakamiadana.

Des représentants du Bureau national de la Gestion des Risques et des catastrophes ont fait une descente sur terrain dans quelques fokontany aux alentours du Rova de Manjakamiadana. Suite aux tragiques événements survenus dans ce quartier, le BNGRC prévoit réduire aux maximum les risques de dommages associés aux rochers et de leur éboulement.
En effet, sur un rayon de 3 kilomètres aux alentours du Rova de Manjakamiadana, chaque bloc de rocher sera étudié minutieusement. Même ceux qui sont enfouis sous terre ont été considérés et feront prochainement objet de suppression. Les informations sur les prochaines interventions du BNGRC seront à venir.
Madaplus.info0 partages

CAN 2019 - BAREA contre RDC CONGO: extraordinaire Madagascar!!!

Après un match de folie qui se termine 2 -2 après une prolongation, les BAREA éliminent la RDC aux tirs au but!
Les messages sur les réseaux sociaux affluent, les malgaches sont heureux!!
Ferveur nationale, fierté, liesse populaire, sentiment patriotique .... gagnent nos compatriotes partout dans le monde en ce moment même où nous bouclons.
Les malgaches en quart de final de la CAN 2019, c'est la première participation de Madagascar dans cette Coupe d'Afrique des Nations, où s'arrêteront-ils? En tout cas, les BAREA peuvent être fiers de leur parcours et surtout de la joie qu'ils apportent au peuple malgache!!
Alefa BAREA!!
Madaplus.info0 partages

CAN 2019 : dans l’intimité des Barea de Madagascar dans cette Coupe d'Afrique des Nations

Les joueurs Malgaches, qui tiennent leur surnom de zébus locaux, disputent dimanche (18 heures) un 8e de finale historique contre la République Démocratique du Congo. Une folle épopée racontée de l’intérieur par le sélectionneur Français Nicolas Dupuis et le capitaine Faneva Andriatsima.
Un rituel respecté à la lettre. Il y a d'abord le temps du recueillement, qui précède et suit chaque entraînement et chaque repas. À quelques minutes de ce 8e de finale historique de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), ce dimanche (18 heures), un joueur de la sélection de Madagascar invitera aussi ses coéquipiers à la méditation dans le vestiaire. « On se réunit en cercle pour une prière universelle, sachant que notre groupe est composé de catholiques, de musulmans… C'est chacun son tour, et juste quelques mots », précise le capitaine Faneva Andriatsima depuis Alexandrie, où se déroule la compétition (CAN).
L'attaquant passé par Créteil (de 2012 à 2016) encouragera ensuite les Barea, sobriquet donné aux internationaux malgaches en référence aux zébus locaux, à se transcender face la République Démocratique du Congo. En hurlant trois fois, et pas une de plus : « Barea Vonona (prêts) ! » Un cri de ralliement qui rappelle tout le chemin parcouru par une sélection d'abord moquée par certains mais qui ne fait plus rire personne aujourd'hui...
Le 16 octobre 2018, tout Madagascar jubilait déjà après la qualification historique pour la CAN. À l'origine de cet exploit : Nicolas Dupuis, un Français de 51 ans qui dirige l'équipe nationale depuis mars 2017. Il y a une semaine, celui que Mada surnomme « le sorcier blanc », a encore gagné en notoriété en terrassant (2-0) le Nigeria, triple vainqueur de l'épreuve, validant au passage le billet pour les 8es de finale.
Tout ça, loin de l'Essonne et de Fleury, le club amateur de National 2 (4e Division) dont il est aussi l'entraîneur depuis janvier. « La sélection vit bien, on a su bâtir un groupe de joueurs de Ligue 2, Ligue 1 (avec notamment Jérémy Morel, en fin de contrat à Lyon), ou de D 1 étrangère qui s'entend très bien, apprécie le professeur d'EPS en disponibilité, marié et père de trois enfants. On n'a pas de vedettes mais un collectif cohérent. L'ambiance est parfois décontractée. »
C'était d'ailleurs le cas au soir de l'exploit contre le Nigeria, à l'Hilton King's Ranch d'Alexandrie, où les Malgaches ont pris leurs quartiers. « On s'est tous jeté dans la piscine, et on a bu un verre ensemble. On méritait bien une petite bière après cette victoire, non ? On a regagné nos chambres vers 2 heures du matin », s'amuse Faneva Andriatsima. L'attaquant de 35 ans, en fin de contrat à Clermont (L 2), a pu également échanger avec ses proches, logés comme ceux de ses coéquipiers dans les hôtels alentours, aux frais des joueurs. « La famille est en nous, elle fait partie de notre culture comme le fait de chanter ou d'écouter de la musique au quotidien, et avant et après les matchs, ajoute-t-il. Vivre de tels moments dans une carrière de footballeur, c'est rare alors on en profite. Et je peux vous assurer qu'on n'a pas de limites ! »
Sources le Parisien
Madaplus.info0 partages

Les BAREAS continuent de faire rêver les 25 millions de Malgaches

C’est tout simplement historique. Les Bareas de Madagascar sont encore en train d’écrire une nouvelle histoire en évinçant la République Démocratique du Congo 49è dans le classement de la FIFA. Les protégés de Nicolas Dupuis n’ont jamais perdu un match durant cette compétition. Après le succès face au Nigéria en les battant 2 buts à 0 la bande Ima se qualifie pour les quarts de finale pour sa première participation à la Coupe d’Afrique des Nations sut tirs au but 4 à 2.
C’était un match de ouf, permettez moi l'expression. Madagascar a re-créer la surprise. En première mi-temps Madagascar dominait largement les léopards du Congo. Ibrahim Amada ouvre la marque à la 9’. L’égalisation des Congolais par Bakambu arrive à la 21’. La reprise a été assez difficile pour les Baréas mais le capitaine Faneva Andriatsima inscrit son premier but à la CAN à la 77’. Mais à la 90’ sur le corner, Chancel Mbemba a réussi à égalisé avec une tête puissante qui trompe le portier Malgache Adrien Melvin. Ce sont les tirs au but qui ont départagé les deux équipes. A Madagascar c’est la fête un peu partout. Les Malgaches sont fièrs de ce que les Baréas ont accomplis jusqu’ici et cela a contribué à une (ré)unité nationale. Rappelons que le président Andry Rajoelina et son épouse avec 470 malgaches ont fait le déplacement pour soutenir notre équipe.
Madaplus.info0 partages

Harijaona Randriarimalala ou Jaona Elite tire sa révérence

Si le Foot donne l’euphorie à tous les Malgaches grâce aux prouesses des Baréas de Madagascar pendant cette Coupe d’Afrique des Nations, ce n’est pas le cas pour la famille politique malgache. En effet, Harijaona Randriarimalala, plus connu par son sobriquet, Jaona Elite, aurait fait un arrêt cardiaque pendant le match des Baréas face aux Léopards du Congo ce dimanche 7 juillet.
Il avait regardé le match à l’Akoor digue. On l’a amené à l’hôpital mais les médecins n’ont pas pu le réanimer. Rappelons qu’il était un député indépendant pendant la présidence de Rajoanarimampianina et ce fut aussi un opérateur très connu dans la grande île.
L’équipe de Madaplus adresse ses plus sincères condoléances à la famille de Harijaona Randriarimalala.
La Vérité0 partages

Andavamamba - Un cambrioleur d’église interpellé

Mardi dernier, les limiers du commissariat du 5e arrondissement ont interpellé un jeune suspect de 19 ans pour affaire de cambriolage à Andavamamba. La Police a pu remonter la piste du concerné grâce au témoignage d’un riverain, qui a raconté aux Forces de l’ordre d’avoir vu un suspect en train de cambrioler une église située à proximité de chez lui vers 2 heures du matin le dimanche 1er juillet dernier.

 

Or, le même jour, la Police a également reçu  une autre plainte à propos du cambriolage d’une demeure dans le quartier d’Anosibe ouest. Lors du forfait, l’auteur a emporté un groupe électrogène, des livres d’enseignement mais aussi des ordinateurs. Sitôt informées, les Forces de sécurité ont démarré les recherches et les ratissages. C’était dans ces circonstances que le jeune suspect susmentionné fut épinglé à Andavamamba. L’enquête a révélé qu’il serait derrière le cambriolage survenu le samedi 1er juillet dernier. Enfin, ses acolytes, encore en cavale, sont recherchés actuellement.

F.R.  

La Vérité0 partages

Coupe d'Afrique des Nations 2019 - Barea, merci pour tout !

Tous ensemble avec les Barea. Une fois de plus, la foi de tout un peuple autour de son équipe s'est avérée payante. Ajouter à cela, la solidarité, les sacrifices et les talents des joueurs, tous les ingrédients sont là pour inscrire en toutes lettres sur le front de tout un chacun, le mot victoire. Un succès de plus des Barea hier en huitièmes de finale qui les qualifie en quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations et ce pour leur première participation.

Excusez du peu. Une victoire qui envoie également les 25 millions de Malagasy au septième ciel  et les fédère encore un peu plus autour d'une cause commune, défendre l'honneur de la Nation. Une magie réalisée par les 23 joueurs malagasy en lice à cette compétition, les techniciens et le staff médical. Bref, ceux qui constituent l'équipe des Barea à qui un peuple reconnaissant, toutes tendances politiques, religieuses, classes sociales confondues, cri en chœur, merci pour tout !

Merci d'avoir démontré qu'à cœur vaillant rien est impossible. Merci d'avoir permis à tout un chacun de rêver. Merci d'avoir rendu à vos compatriotes la fierté nationale et  leur permettre désormais de lever la tête et de la garder haute. Merci d'avoir fait unir de la même voix les chrétiens et les musulmans de Madagascar qui ont dans leurs coins respectifs ont cité, au moins, une prière pour vous vendredi, samedi ou dimanche. Sans vous, des enfants des familles modestes et des enfants de la rue de la Capitale, ne seraient peut-être jamais sortis du pays, ou n'auront  jamais voyagé en avion et visité une nation. Ils étaient venus en Egypte  avec le couple présidentiel et des centaines de supporteurs pour vous soutenir  et vous ont vu vaincre un autre Goliath de la CAN 2019. Leurs voyages, malheureusement critiqués encore par certains, étaient fructueux, grâce encore à vous les Barea. Les millions de Malagasy restés devant leur poste téléviseur ou radio, se sentent pousser des ailes, le temps d'un match. Et à l'issue des 120 minutes de jeu et la séance des tirs au but, leur joie était indescriptible. Pas de mot ni qualificatif pour exprimer cette liesse populaire sans précédent d'Antananarivo à Kandreho en passant par les grandes villes et les bourgades de la Grande île.

L'aventure à la CAN 2019 continue. Savourons ensemble ce moment formidable et magique. Quoiqu'il advienne aux tours suivants, à vous les Barea, merci pour tout !

La rédaction

La Vérité0 partages

Entrée et sortie à Madagascar - Les bagages interdits et autorisés

Voyager n'est pas chose facile, que ce soit pour les Malagasy vivant à l'étranger voulant se rendre à Madagascar ou vice-versa - et ce, peu importe le type du voyage : long séjour ou court séjour. En effet, parmi les difficultés qui se posent, à part bien sûr l'obtention du visa, figurent les bagages. Les passagers ne savent pas exactement, voire ignorent les choses qu'on peut emmener ou non, de même que leur poids. Parce que pour les Malagasy, retourner dans le pays est une occasion pour emmener des « cadeaux » et divers articles pour la famille, les proches… les « voan-dalana » comme on l'appelle.

Parfois, il s'agit de chaussures, vêtements ou d'appareils électroniques. Pour ceux qui veulent se rendre à l'étranger, il est important pour les Malagasy d'emmener quelques nourritures de base comme du riz, du « ravitoto » et bien d'autres encore. Ainsi, beaucoup rencontrent un problème pour faire leur valise puisqu'ils ne savent exactement pas le poids de la nourriture ou le nombre d'effets personnels qu'ils peuvent emporter. Justement, ils ne peuvent pas éviter les fouilles une fois arrivés à l'aéroport. Leurs bagages sont fouillés et sont même taxés par les agents de la Police de la douane.

Sortie

Le ministère de l'Economie et des Finances a ainsi voulu apporter des précisions, notamment sur les bagages des voyageurs ainsi que les articles autorisés par passager en franchise de droit de taxe. En effet, il est possible pour chaque passager d'emmener des devises supérieures ou égales à 7 500 euros avec une attestation d'achat de devises, de l'or avec une autorisation délivrée par l'Agence nationale de l'or (ANOR), des pierres précieuses avec l'autorisation du service des mines. Chaque passager a également le droit d'emporter 9 kg de riz, 2 kg de vanille, 1 kg d'oignons, du poivre et du girofle ainsi que 5 kg de viandes, de poissons et de fruits de mer… avec un certificat délivré par service phytosanitaire et vétérinaire. Avec l'autorisation du ministère de l'Environnement et du Développement durable, il serait aussi possible d'emmener des ouvrages en bois travaillé, des bijoux poinçonnés dont 1kg pour les touristes et 250g pour les résidents. Pour les végétaux et denrées alimentaires, un certificat phytosanitaire délivré par la Direction de la protection des végétaux est nécessaire. Concernant les armes et minutions, une autorisation du ministère de la Sécurité publique et celle délivrée par le ministère de la Défense nationale sont indispensables. Le communiqué a affirmé que les articles en dehors de la liste ou en quantité supérieure à celle admise en franchise sont soumis à des taxes.

Arrivée

Pour ceux qui viennent de l'étranger et arrivent à Madagascar, le ministère a également affiché les listes des articles autorisés par passager en franchise de droit de taxe. On cite entre autres les instruments de musique portatifs, un appareil médical portatif et le fauteuil roulant, tout comme le dialyse portatif et consommables. Chaque voyageur a également droit d'avoir dans ses bagages 2 parfums et 2 eaux de toilette, 200 unités de cigarettes, 50 unités de cigares ou 250 g de tabac à fumer, 2 litres par passeport de boisson alcoolisée, 250g de bijoux poinçonnés et 250g de fantaisie, 400 000 ariary libellés en monnaie locale. Concernant les appareils électroniques, 1 laptot, 1 téléphone et 1 tablette sont autorisés. Des vêtements et 6 paires de chaussures fermées, 1 caméra portative, 1 radio, 1 autre appareil de photographie pour usage non professionnel sont également dans la liste. Pour les non-résidents, sont autorisés les médicaments à usage personnel, végétaux et denrées alimentaires, animaux domestiques, équipements sportifs et matériels professionnels,  1 téléphone, 1 drone, 1 appareil émetteur et récepteur talkie-walkie, armes et minutions ainsi que des devises supérieures ou égales à 7 500 euros, mais nécessitant des certificats et autorisations ainsi que des justifications d'origine. Effectivement, les produits stupéfiants et les ouvrages à caractères pornographiques sont interdits et leur trafic est passible d'une peine d'emprisonnement.

En tout cas, il faut noter que plusieurs commentaires négatifs ont été postés sur le réseau social Facebook par les utilisateurs. Les mécontentements se trouvent surtout par rapport au nombre et les genres d'objets qu'on peut apporter. Certains se plaignent également parce qu'ils ne pourront plus apporter autant de cadeaux pour leurs proches et familles. Il faut savoir qu'un bagage est fait pour les affaires personnelles et non pas commerciales. Ainsi, le poids des bagages auquel on a droit est aussi à reconsidérer car tous les passagers n'auront pas les moyens de payer les frais de douane.

T.A.

La Vérité0 partages

ONG Bel Avenir - Réouverture du centre pour l’autonomie des femmes

Les femmes sont au cœur des équilibres familiaux, culturels, sanitaires et sociaux. A ce titre,  leur autonomisation est l’une des clés indispensables au développement économique de la société malagasy. Mais dans ces domaines, beaucoup d’efforts restent à entreprendre  pour que les femmes aient ces chances d’entreprendre en toute liberté.

Convaincue de ces difficultés rencontrées par de nombreuses femmes malagasy, l’ONG Bel Avenir mène, comme plusieurs autres organisations, des actions pour promouvoir l’égalité des genres dans le pays. Son intervention consiste à atteindre cet objectif, qui est l’autonomisation des femmes, en mettant en application son slogan “L’éducation comme moteur de développement”. C’est ainsi qu’en 2017, le Centre d’accueil et d’intégration des femmes (CAIF), a vu le jour. 

Grâce à l’appui de la Fundación Barceló, le CAIF a réouvert ses portes en juin pour sa deuxième promotion. Sur ce, 42 femmes se sont inscrites pour suivre des formations professionnelles d'une durée de 12 mois. L’objectif général du centre est de soutenir dans leur vie quotidienne ces femmes des quartiers défavorisés de Toliara, en particulier celui d’Ankalika, et de leur donner les outils nécessaires pour s’épanouir et développer des activités génératrices de revenus.

Par ailleurs, à l’occasion de la fête de l’indépendance de Madagascar, la présidente de l’ONG Bel Avenir, a effectué une visite au Centre d’accueil et d’intégration des femmes et distribué aux enfants des vêtements ainsi que des lampions. C’était aussi une opportunité pour elle d’encourager ces femmes à étudier pour réaliser leurs rêves. De plus, la présidente n’a pas oublié les jeunes mères du centre qui viennent d’accoucher en leur apportant des cadeaux lors de visites à domicile.

Recueillis par Anatra R.

La Vérité0 partages

Pêche - Une potentialité à valoriser pour la croissance économique

De l'or bleu. Le secteur maritime possède une potentialité économique colossale. Une conférence s'est tenue à l'Alliance française de Tananarive (AFT), Andavamamba, samedi dernier durant le Salon de la mer. Lalaina Rakotoarisoa, consultant économique, spécialiste en macroéconomie, a ainsi minutieusement détaillé les impacts de l'économie marine sur la croissance en prenant l'exemple du secteur pêche. En effet, la majorité de la population, à savoir les couches vulnérables, pratique cette activité.

L'exploitation de ce secteur impacte alors positivement la croissance économique. « Une hausse de 1% de la croissance des activités marines génère,  en moyenne, 1,5 % de croissance économique globale. Ce gain de croissance supplémentaire peut atteindre jusqu'à 3 % », soutient Lalaina Rakotoarisoa lors de son intervention. Si le Gouvernement promeut la filière pêche, la croissance économique de Madagascar pourrait atteindre jusqu'à 8 % au lieu de 6 % seulement.

Malgré ce résultat de calcul très encourageant, cette croissance économique décroit au fil des années car la filière se trouve encore au stade traditionnel. « La pêche traditionnelle représente 75,44 % du secteur. Malgré son poids important, la pêche industrielle rapporte beaucoup plus dans la richesse nationale. C'est tout à fait normal si cette estimation sur la croissance économique se limite seulement dans le court terme », poursuit-il. Par ailleurs, notre pays rencontre encore des problèmes, entre autres l'insuffisance de la spécialisation en la matière.

A titre d'information, Madagascar possède 5 000 km de côte avec 300 000 km2 de surface marine regorgeant une multitude de richesse marine. Sur les 7 millions d'hectares d'aires protégées, une superficie de 800 000 Ha représente les ressources marines. Près de 30 % des Malagasy vivent directement des eaux fluviales et tant d'autres activités liées à la mer. De ce fait, le secteur marin reste un grand pourvoyeur de devises puisqu'il fournit jusqu'à 112 millions de dollars.

Recueillis par Solange Heriniaina

La Vérité0 partages

Coup d'accélérateur !

Akinwuni Adesina, le président de la Banque africaine de développement en visite officielle dans la Grande Ile, donna un coup de pouce décisif à la mise en œuvre de l'Initiative pour l'Emergence de Madagascar (IEM). Prêt à soutenir, à fond, le jeune Président de la République Malagasy, le président la BAD confirme sa détermination à apporter l'assistance financière et technique nécessaire.

 

Créée en 1964, la Banque africaine de développement, acronyme BAD, est destinée à combattre la pauvreté et à améliorer les conditions de vie sur le continent noir et cela par la promotion des investissements à capitaux publics et privés à travers des programmes aptes à soulever les défis en jeu souvent complexes des pays membres. Elle est composée, essentiellement, du Fonds africain du développement (FAD) et du Fonds spécial du Nigéria. Depuis sa création, la BAD n'a cessé d'œuvrer  dans le processus de développement des pays membres de la région. Et cela, sans forcément prendre en considération des aléas politiques locaux. En effet, à la différence des autres organismes dispensateurs de crédit qui, souvent, posent des préalables portant de temps à autre à des considérations politiques, la BAD estime qu'il faut à tout prix porter assistance à la population quelles que soient les orientations politiques ou autres prises par le régime en place. De par la raison d'être de son existence, la BAD ne se dévie pas de sa mission initialement attribuée.  

Pour le cas de Madagascar, en particulier, la BAD fut et continue de l'être l'une des rares Institutions financières qui n'a jamais cessé de répondre présente à chaque fois que le besoin se fit sentir. Elle est toujours aux côtés des pays en proie aux fragilités quelle que soit la nature. Au moment fort de la Transition issue de la crise de 2009, la BAD tenait toujours à contribuer aux améliorations des conditions de vie des Malagasy. Elle n'hésitait pas à contourner l'embargo imposé par les bailleurs de fonds traditionnels via les Institutions de Bretton Woods.  Membre à part entière de la BAD à partir de 1974, la Grande Ile suscite toujours l'intérêt de la Banque. Elle continuait de financer les grands chantiers qu'elle jugeait nécessaires et aptes à surmonter les défis.

A l'issue des assises entrant dans le cadre de la deuxième réunion de reconstitution du FAD 15 qui s'étaient tenues à Antananarivo (Carlton) du 2 au 4 juillet dernier, il a été décidé de doubler les apports financiers accordés à la Grande Ile. A cet effet, 366 millions USD seront mobilisés ! Selon les déclarations du président Adesina, Madagascar répond exactement aux critères d'intervention définis par la BAD. A travers ses interventions, en public, il ne cachait pas sa conviction et sa détermination d'accorder un coup d'accélérateur aux efforts déjà entrepris dans le pays. Les engagements tenus par le jeune président malagasy pour « sauver » son pays méritent les appuis. Il manifestait son intérêt à le soutenir.

Nommé à la Banque en mai 2015 et ayant pris officiellement fonction le 1er septembre de la même année, Akinwumi Ayodeji Adesina, ce spécialiste  nigérian  en économie agricole, spécialiste en développement rural et ancien ministre, ne ménage point les efforts pour bénéficier d'un coup d'accélérateur aux actions de développement des pays jugés  fragiles dont fait partie Madagascar.

Ndrianaivo

La Vérité0 partages

Faux et usage de faux à la visite technique - Deux réseaux mis en cause démantelés par la Gendarmerie

Les efforts actuels en vue de combattre la corruption à propos des contrôles techniques des voitures pour trancher sur leur aptitude à circuler ou non, ont porté leurs fruits. Ainsi, deux réseaux supposés de faux spécialisés dans la falsification des dossiers nécessaires lors des visites techniques, venaient d’être démantelés. Au total, 8 suspects avaient été interpellés. Trois suspects sont accusés d’avoir fourni à des usagers des certificats de visite technique parallèles, c’est-à-dire des octrois de faux documents en dehors du centre de contrôle officiel des véhicules. Selon la Gendarmerie, 5 d’entre eux sont soupçonnés d’avoir délivré des fausses attestations de véhicules au transport à titre onéreux.  

Normalement, cette tâche incomberait plutôt aux centres fiscaux. Tous ces résultats seraient  les fruits d’une action de contrôle inopiné effectuée par des responsables au sein de la Direction générale de la sécurité routière ou DGSR, laquelle est sous la houlette du capitaine  Honoré Razandrinirinjokiny, chef de Service des opérations et contrôles routiers (SOCR), mais aussi ceux de la direction de police judiciaire du Toby Ratsimandrava de la Gendarmerie nationale entre le 2 et le 5 juillet dernier.

Mais ce n’est pas tout. Lors de perquisitions aux domiciles des personnes impliquées, les gendarmes y ont trouvé une assez importante quantité de faux documents administratifs dont des imprimés DGSR mais aussi des fiches de contre-visite de la Commune urbaine, enfin des cachets. A part cela, différents matériels informatiques dont des ordinateurs ainsi que des imprimantes ont été également saisis.

Ce genre de magouille ne peut que porter préjudice et serait de pure perte, empêchant de renflouer la caisse de l’Etat et celle du centre de contrôle technique des véhicules. Les autorités dont surtout la DGSR mettent donc sérieusement en garde tous ceux qui seront encore tentés de recourir à de tels agissements car il s’agit d’une infraction qui est loin d’être tolérée. Par ailleurs, les usagers sont notamment sensibilisés afin de ne pas hésiter à dénoncer en cas de faits suspects de corruption observés dans tous les centres de contrôle du pays.

Mais l’objectif principal de cette action de la Gendarmerie nationale et de la DGSR est de surprendre les véhicules non conformes aux critères de circuler et donc de prévenir les éventuels accidents de circulation susceptibles d’être provoqués par les défauts techniques de ces véhicules.

Pour ces deux entités, il est clair que certains usagers, afin de contourner ces contrôles techniques officiels, font une fuite en avant et cherchent d’autres solutions, plutôt malhonnêtes et recourent au faux et à l’usage de faux pour prouver qu’ils étaient passés à la visite technique.

Durant les trois premiers jours de cette action de la DGSR et de la Gendarmerie, une centaine de voitures se sont vus retirer leurs papiers pour non-conformité technique tandis que 11 autres ont été mises en fourrière pour n’avoir jamais été soumises au contrôle obligatoire à la visite technique.

Les propriétaires sont donc appelés à se pencher sur les problèmes de pièces de rechange, d’entretenir leurs véhicules mais surtout aussi de se rendre dans les centres de visite technique aux dates indiquées et prévues pour effectuer ces contrôles. Enfin, ils sont invités à ne pas solliciter le service des rabatteurs ou « mpanera », une situation qui favorise la corruption. L’action des deux entités administratives se poursuivra encore à travers le pays.

Franck Roland

La Vérité0 partages

Dirigeants de SAMADA - De mauvaise foi jusqu'au bout

Vendredi dernier, après qu'ils furent notifiés par le directeur général par intérim de l'ACM de la décision du ministère de tutelle transférant à la société CSPI-M (Compagnie de sécurité privée et Industrielle-Madagascar) la mission de sécurité et de sûreté des principaux aéroports de Madagascar, activité auparavant  exercée par la SAMADA (Sureté Aéroportuaire de Madagascar), les représentants de cette dernière ont quitté la réunion sous le prétexte de se concerter brièvement pour ne plus y revenir. Il faut savoir pourtant que, vu la nécessité  d'assurer impérativement la continuité de l'activité, une passation en bonne et due forme entre les prestataires sortant et entrant était requise.

 

Un comportement qui n'a pas sa place dans des discussions de haut niveau et sur un sujet aussi névralgique que  la sécurité et la sûreté aéroportuaires mais qui est bien à l'image de la manière avec laquelle les dirigeants de SAMADA ont évincé Durban International traders Ltd, leur partenaire au sein de la CSPI-M sur un prétexte purement fallacieux. Rappelons que, pour écarter Durban International traders Ltd, le nommé Raphaël Albaladejo, la tête pensante de SAMADA SA, avait accusé son partenaire financier de s'être livré a « de faux et d'abus de confiance » à son encontre. Pour étayer ses dires, l'homme de soutenir que la société Durban International traders Ltd, associée dans CSPI-M, n'existe plus pour avoir été radiée des registres du tribunal de commerce de Maurice depuis 2010.

La réalité est cependant tout autre : Durban International traders Ltd n'est nullement dissoute mais avait, dans un premier temps en 2010, déplacé son siège social aux Seychelles, (Fac similé 1) et dans un deuxième temps en 2014, changé sa dénomination sociale en  « Camellia International Ltd »  (fac similé 2) comme l'attestent les deux certificats délivrés par l' « International Business Compagnies Act, 1994 ». Le numéro des deux sociétés dans les registres de cet organisme est le même, à savoir 73188. Ce qui ne peut vouloir dire que  Camellia International Ltd est bel et bien l'ancienne Durban International traders Ltd. La grossière ruse de Raphaël Albaladejo est de faire croire que le transfert du siège d'une société privée et le changement de sa dénomination signifient ipso facto sa dissolution.

Pour en revenir à ce qui s'est déroulé vendredi dernier, force est de reconnaître que la sûreté et la sécurité aéroportuaires étaient le dernier des soucis des cadres de SAMADA. Pour assurer la continuité du service en effet, une passation dans les normes était plus qu'impérative. Malgré le souhait émis par CSPI-M pour le déroulement de cette procédure dans la sérénité et en toute courtoisie, les représentants de SAMADA à la réunion ont plutôt brillé par la manière cavalière avec laquelle ils ont mis fin à leur participation. Jusqu'au bout, les dirigeants de SAMADA auront fait preuve d'une mauvaise foi sans fin.

La Rédaction