Les actualités à Madagascar du Dimanche 07 Mai 2017

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Vers une troisième semaine de grève pour les députés de l’opposition et leur partisans

Banque centrale, institutions financières publiques et les assurances, l’objectif des 73 députés de l’opposition est de bloquer définitivement la machine administrative à partir de cette semaine. La député Hanitra Razafimanantsoa l’a déclaré lors de sa prise de parole sur la place du 13 mai samedi. « Nous allons bloquer les ministères clefs, les institutions financières comme la banque centrale et les assurances dès lundi », a-t-elle annoncé.

Il ne resterait, selon les députés du collectif pour le changement, que quelques ministères à « prendre » durant cette troisième semaine de manifestation sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Malgré les dires du Premier ministre, Olivier Solonandrasana Mahafaly qui a indiqué avec assurance la semaine dernière que la machine administrative fonctionne bien en dépit de la participation de certains fonctionnaires à la grève, les parlementaires sur la place du 13 mai confirment que plus rien ne va dans les départements ministériels et que l’administration publique est quasi-bloquée.

Semaine décisive

Cette semaine serait décisive pour les députés de l’opposition qui prévoient de boucler la boucle à partir de ce lundi. Après avoir appelé les employés des institutions financières publiques et les assurances à renforcer les rangs des grévistes, ils espèrent que le combat est terminé. Et il ne leur resterait plus alors qu’à attendre la démission, du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina.

Le verdict de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) sur la non-conformité de certains articles des nouvelles lois électorales à la Constitution, qualifié par certains observateurs par le rejet du régime actuel par les Hauts conseillers constitutionnels, n’a visiblement pas changé grand-chose pour les 73 députés de l’opposition et les manifestants.

« La démission du Chef de l’Etat est une condition sine qua non pour le déblocage de la crise politique actuelle dans le pays », réitèrent les députés de l’opposition. Mais la situation semble être complexe parce qu’à multiples reprises, dans ses récentes sorties médiatiques, Hery Rajaonarimampianina a clairement déclaré qu’il ne démissionnerait pas et qu’il ne quitterait pas Madagascar quoi qu’il arrive. Au contraire, il continue de séduire l’opinion, notamment les fonctionnaires en augmentant de 8% leur salaire à compter du 1er mai.

Un accord politique

Bien qu’elle n’a pas l’air d’un événement grave, à l’exception de la première journée du mouvement, cette nouvelle crise politique malgache préoccupe davantage la communauté internationale qui a déjà envoyé des émissaires au pays pour tenter d’amorcer le dialogue entre les protagonistes. Le Conseil œcuménique des églises (FFKM) a également déjà essayé d’engager la discussion entre les députés pro-régime et ceux de l’opposition.

Vers la fin de la semaine dernière, un membre de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a évoqué d’une autre tentative de rapprochement des acteurs de cette crise par cette instance qui devrait aboutir à l’établissement d’un accord politique et à la mise en place d’un gouvernement de consensus, afin d’organiser en toute transparence et neutralité les prochaines élections. Mais reste à savoir quand est-ce que cette commission va décider de sortir officiellement de son silence ? Est-ce qu’elle va également être écoutée par les acteurs de la crise politique actuelle ?

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Le recensement général de la population va débuter

Le recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) débutera le 18 mai prochain et s’achèvera le 10 juin 2018. La numérotation des bâtiments se déroulera en premier du 18 au 24 mai et précèdera donc le recensement de la population et des ménages du 25 mai au 10 juin.

Selon les explications reçues au niveau de l’Institut National des Statistiques (INSTAT), le recensement concernera toutes les personnes résidant sur le territoire national mis à part les membres du corps diplomatique dans les ambassades et consulats à Madagascar, les militaires étrangers, les marins et passagers en transit dans le pays. Les dernières données sur le site de l’INSTAT estiment l’effectif total de la population sur une projection démographique est à plus de 22 millions d’habitants en 2014.

Depuis l’indépendance en 1960, Madagascar a effectué uniquement deux recensements généraux de la population et de l’habitation. Le premier en août 1975 qui a établi que la Grande Ile comptait 7,4 millions d’habitants. Le second réalisé en 1993 faisait état de 12,3 millions d’habitants. Le troisième recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-3) était prévu en 2003 mais a été repoussé jusqu’en 2017 pour enfin être réalisé cette année.

Les Nations Unies recommandent d’effectuer le recensement de la population dans un pays tous les dix ans. Recommandation qui n’a jamais été respecté par Madagascar. En effet, c’est seulement en 2015 que l’Etat malgache s’est engagé à effectuer ce recensement démographique.

Les recensements démographiques sont des outils d’aide à la prévision économique. Outre le nombre d’habitants, ils recueillent d’autres caractéristiques comme l’âge, la profession, les conditions de logement, les déplacements, les modes de transport. Les données de 1993 ne pouvant certainement plus être d’actualité 25 ans après. Ce nouveau recensement permettra d’avoir des données précises. Espérant qu’après cela, nos responsables politiques seront en mesure de déterminer les infrastructures nécessitant des investissements tels que les écoles, hôpitaux, routes pour la population.

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La destitution du CFM réclamée

Qu’a fait le Conseil pour le Fampihavanana Malagasy (CFM) depuis le début de la crise ? La question a été évoquée par les députés issus du collectif pour le changement sur la place du 13 mai, samedi dernier. Pour eux, cette instance chargée de la réconciliation nationale, mise en place depuis novembre 2017, a pratiquement failli à sa mission. Le CFM aurait pu intervenir et prendre le taureau par la corne, selon les opinions, ce qui n’était pourtant pas le cas.

Sur la place du 13 mai, la député TIM Hanitra Razafimanantsoa a révélé que le président de cette instance, Alphonse Maka a été vu aux côtés du président de la République, Hery Rajaonarimampianina à Toamasina récemment, confirmant sa manque de neutralité. Pour la première fois depuis deux semaines de manifestation, les parlementaires de l’opposition ont réclamé la destitution des membres de cet organe, voire l’organe en soi.

Pas plus tard que dans la journée de samedi, une association a également effectué une déclaration allant dans ce sens. Pour cette association, l’organe ne sert qu’à dépenser l’argent public. Comme les députés sur la place du 13 mai, cette association a confirmé que le CFM n’a pas su assumer sa responsabilité et a failli dans sa mission première : réconciliation nationale !

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Manifestation des députés pour le changement

Place du 13 mai ce samedi 05 mai 2018

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Solonandrasana Olivier Mahafaly - Ses jours à la Primature comptés !

Madagascar traverse une quatrième année désastreuse sur le plan économique. Le pays vit à l’heure de l’inflation galopante. Conséquence : l’avenir du Premier ministre (Pm) Solonandrasana Olivier Mahafaly et de son équipe est incertain.

Sur le grill. Ça chuchote de partout et dans des salons feutrés des bonzes de la majorité présidentielle que l’actuel Pm Solonandrasana Olivier Mahafaly est sur une chaise éjectable. Le chef du Gouvernement est accusé d’être incapable de surmonter les carences et les défaillances de son équipe. En effet, la situation dans le pays se dégrade de jour en jour. Sur le plan économique surtout, l’inflation est galopante, les prix flambent et les tensions sociales sont vives. Le fait pour la Banque centrale de Madagascar de relever le taux directeur passant de 8,3 % à 9 % est l’un des signes qui ne trompent pas sur la situation dans la Grande île. Généralement, l’objectif d’une telle démarche serait en effet de calmer l’inflation. En tout cas, certains produits de première nécessité tels que le riz, pourtant l’aliment de base du Malagasy, sont vendus à des prix exorbitants à l’heure actuelle. Dans certaines villes, le kilogramme du riz s’échange à plus de 2 200 ariary. Les interpellations de la population ne semblent pas toucher les dirigeants actuels. L’incapacité des responsables étatiques à tous les échelons à endiguer la hausse est pointée du doigt. Les observateurs ne sont pas optimistes pour la suite. Comment également passer sous silence l’incessante hausse de prix des carburants, qui a été de nouveau appliquée au début de la semaine dernière. Une hausse qui, irrémédiablement, va impacter sur le coût de la vie. Au milieu de ce tumulte, le maintien du frais de « taxi-be » à 400 ariary est reçu comme une bouffée d’air frais par les usagers.

Dégradation générale accélérée

Sur le domaine énergétique, la situation est tout aussi délétère. Le phénomène du délestage est un front quasi incontrôlable pour l’Exécutif en place. Il est pourtant annoncé une hausse progressive des tarifs de la compagnie nationale d’électricité et d’eau. De quoi plomber encore plus le portefeuille des citoyens malagasy. Dans cette atmosphère de dégradation générale accélérée, beaucoup s’interrogent sur les compétences des membres du Gouvernement actuel et de son chef en particulier à résoudre les problèmes. Certains de ses détracteurs lui reprochent d’être plus préoccupé par l’affaire Claudine Razaimamonjy. Une affaire dans lequel le département ministériel de l’Intérieur, dont le Pm a également la charge, n’est pas exempte de tous reproches... Devant la situation actuelle, certains analystes estiment que le moment ne serait plus à l’introspection du chef du Gouvernement et de ses ministres, dont les plus critiqués ont été maintenus lors du récent mini-remaniement. Ce serait le moment pour le Pm et bon nombre de ses ministres de plier bagage. Etant donné qu’il est difficile de penser à une démission du Pm et cela avec la réticence du Chef de l’Etat de se séparer du locataire de Mahazoarivo, les yeux sont actuellement tournés vers l’Assemblée nationale. Le Parlement est réuni en première session ordinaire depuis le début de la semaine dernière. Outre l’inflation et la cherté du coût de la vie, dans les rangs des députés, les voix s’élèvent également suite à deux choses : affaire Claudine Razaimamonjy et remaniement du Gouvernement. En tout cas, pour les observateurs, l’avenir du chef du Gouvernement est plus qu’incertain à l’heure actuelle.Recueillis par A.R.

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Inflation - Les Pme en difficulté financière

Personne pour y remédier. Le coût de la vie est de plus en plus cher et aucune mesure ne semble être prise depuis le début de l’année, malgré les différentes affirmations des responsables étatiques pour y remédier.

Pour les opérateurs économiques, notamment les petites et moyennes entreprises (Pme) dont les bénéfices se sont nettement affaiblis, l’inflation grandissante commence à avoir des impacts significatifs sur la société. « Tout devient cher. Nous commandons des matières premières locales en Provinces, lesquelles sont de plus en plus chères. En les additionnant aux frais de transport, elles deviennent vraiment coûteuses. Il en est de même pour le coût de production, car il faut prévoir un budget supplémentaire, par exemple, pour le groupe électrogène en cas de coupure de l’électricité », a témoigné un responsable marketing auprès d’une société malagasy de produits d’entretien. « Le problème, c’est que vu le pouvoir d’achat de la population, nous ne pouvons pas nous permettre d’augmenter les prix de nos produits, sinon il y aurait moins de clients », poursuit-il. Pour certaines Pme, il a fallu adopter une nouvelle stratégie. « Comme nous ne faisons pas beaucoup de bénéfices récemment, nous avons décidé de réduire le nombre de produits que nous écoulons sur le marché. Au lieu de commander par exemple 10 000 boîtes de conserve par semaine, nous n’en commandons que 5 000. Le prix unitaire des marchandises ne change pas », a expliqué Christian, un responsable au sein d’une société productrice de confiture.

 Faible nombre  de consommateurs 

A part ces problèmes, les produits de certaines Pme sont faiblement consommés sur le marché local. « Les consommateurs ne sont pas attirés par les produits "vita malagasy ". Si nous proposons le même produit avec celui importé, les clients achèteront toujours le produit d’importation, même si le "vita malagasy" est moins cher », a témoigné un responsable commercial. Les Pme revendiquent ainsi la prise de responsabilité du Gouvernement pour réellement remédier à la hausse du coût de la vie et promouvoir les produits locaux.

Tiasoa Samantha

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Tennis- Open Cnaps - Harivony Andrianafetra empoche le gros lot !

1 million Ar. C’est la somme empochée par le vieux briscard du tennis malagasy hier à la fin de l’Open de la Cnaps. Il s’agit de Harivony Andrianafetra qui a remporté la finale de cette compétition qui s’est tenue durant une quinzaine de jours au complexe sportif de Vontovorona.

L’ancien champion de Madagascar, du haut de ses 45 ans, a encore démontré qu’il reste toujours une Star dans le milieu de la petite balle jaune de la Grande île. Son adversaire du jour qui se nomme Andriatoavina Ratsimandresy est loin pourtant  d’être un novice dans lecercle. Malgré la différrence d’âge entre les protagonistes, Harivony Andrianafetra a réussi  de tempérer avant d’éteindre la fougue de son vis-à-vis. Le résultat final de deux sets en témoigne. La première manche a été gagnée par le futur vainqueur avant qu’Andriatoavina Ratsimandresy revient à égalité. Alors que tout le monde s’attendait à ce que Harivony Andrianafetra sera usé physiquement par son adversaire à la manche décisive, il n’en fût rien. C’est dans cette dernière manche que le vieux briscard a déployé ses talents ainsi que son expérience en matière de gestion de match. La victoire a logiquement échoué dans ses bras tandis que la somme de 1 million Ar dédiée au vainqueur est allée tout droit dans ses poches… En outre cette finale masculine qui a tenu en haleine en public, celle des Dames l’a été également. Elle a opposé Radilofe Sariaka à Fitia Ravoniandro, deux amazones de la sélection nationale malagasy et qui dans leur catégorie respective ont porté haut le flambeau de la Grande île. Au bout d’une finale intense, Sariaka Radilofe a eu raison de Fitia Ravoniandro, battue deux sets à un. Elle a été gratifiée d’une coquette prime de 600.000 Ar pour ce succès.  Le responsable de la section tennis de la Cnaps, Randriantsalama Manan’Iala, a expliqué les tenants et aboutissants des compétitions organisées par la Caisse nationale. Selon ses dires, ce genre de rencontres permettra à court et à moyen terme de développer le tennis malagasy. C’est dans ce sens, plaide-t-il, que la Cnaps a décidé d’organiser un tournoi par mois au complexe de Vontovorona et ce en partenariat avec des entités fédérales ou privées.  A part les primes aux vainqueurs, les finalistes ont eu également leurs récompenses par le biais des lots offerts par Orange Madagascar.

Rata

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Lutte contre la déforestation - La surveillance aérienne comme meilleur moyen

La surveillance aérienne a permis aux patrouilleurs de six aires protégées à Madagascar la facilitation de l’application des sanctions en cas de déforestation. En effet, ce phénomène a diminué de plus de 40 % dans les parcs de Kirindy-Mite, Tsimanampetsotse, la réserve spéciale d’Andranomena, les nouvelles aires protégées d’Amoron’ny Onilahy, d’Ankodida et de Nord Ifotaky.

Les études ont été réalisées entre 2012 et 2016. Le programme de surveillance aérienne initié par le Fonds mondial pour la nature (Wwf), en collaboration avec le Système d’aires protégées de Madagascar (Sapm), l’Aviation sans frontières et« Madagascar National Parks », a commencé en 2006. Il ambitionne d’être un outil de dissuasion contre la déforestation et de sensibilisation auprès des communautés et sociétés vivant près des zones protégées.  Les gestionnaires des aires protégées peuvent facilement identifier les aires défrichées et les responsables de ces manquements grâce à la surveillance aérienne. La déforestation, causée par des feux de brousse pour la culture sur brûlis, ainsi que l’abattage d’arbres non contrôlé sont les principales raisons de la destruction des ressources naturelles à Madagascar.  Depuis 2010, le programme de surveillance aérienne a effectué près de 88 survols dans 21 aires protégées de Madagascar dont les forêts de Ranobe, Mikea et Zamasy. Ce programme complète l’utilisation du système « Lem/Smart »  (« Law Enforcement Monitoring/Spatial Monitoring and Reporting Tool »), un logiciel qui permet de faire le suivi des défrichements et de définir l’application de la loi par rapport aux infractions commises. 

D.H.R.

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Toliara - La finale du « Kopi-kolé » endeuillée

Scène de violence inaccoutumée lors du spectacle, en marge de la finale du « Kopi-kolé » concoctée par TV+, vendredi soir au gymnase du quartier de Sanfily. Trois personnes ont trouvé la mort, tandis que 14 autres furent blessées. Tel est le triste bilan de ce que l’on qualifie d’un mouvement de foule dangereux, survenu au portail d’entrée de ce gymnase.

Les victimes décédées sont toutes de sexe masculin et l’un d’eux est un lycéen de 17 ans issu du même quartier.Quoique l’hypothèse d’une bousculade, comme la Gendarmerie nationale l’a avancée, a été privilégiée, les proches d’un défunt soupçonnent autres choses derrière ce triste évènement. Ils pensent à un acte de sabotage perpétré par une poignée d’individus venus de l’extérieur du gymnase comme à l’origine du drame. « Notre proche qui est décédé, présente trois plaies occasionnées par un objet tranchant. De plus, les inconnus qui étaient venus perturber la sortie des spectateurs, étaient également munis de big-boss », confie l’intervenant. La déclaration de Siteny Andrianasoloniaiko, le député de Toliara I, semble confirmer un acte de déstabilisation de la part de ces inconnus. « Déjà, ces derniers ont cherché à semer le trouble en plein cœur du spectacle. Nous avons dû intervenir pour la première fois afin de ramener l’ordre. Mais ils étaient revenus à la charge sitôt le concert terminé. Paniqués, les gens ont alors cherché à refluer vers le gymnase lorsqu’ils ont été confrontés à ces perturbateurs. Il y eut alors cette bousculade, expliquant ainsi la blessure de toutes ces personnes, à part bien sûr la mort de trois autres », déclare le député sur les ondes de Radio Plus. Mais les versions sont plutôt confuses. De son côté, la Gendarmerie nationale a affirmé que la panique puis les remous qui se sont produits à la sortie du gymnase, auraient été provoqués par la volonté de certains à se lancer aux trousses des malfaiteurs, qui ont réussi à s’infiltrer sur les lieux, profitant de l’affluence des gens.  En attendant le résultat de l’enquête sur cette affaire, les proches des victimes décédées exigent de visionner les caméras, qui ont pu filmer la scène au moment du drame. L’objectif est aussi d’identifier le ou les agresseurs, qui ont frappé les victimes avec leurs couteaux.  Des membres de l’autorité de la Région se sont mobilisés pour présenter leurs condoléances et apporter le réconfort aux familles des victimes. Ils ont également promis que la lumière soit faite sur cette affaire.Franck Roland

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Insécurité alimentaire - La situation demeure critique dans le Sud

Besoin de plus de 31,4 millions de dollars pour pouvoir continuer sa mission humanitaire. C’est ce que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a avancé dans son dernier rapport sur la situation dans le sud de l’Ile. Il est vrai que c’est une somme de grande envergure mais d’une grande nécessité également, parce qu’elle permettra de relever principalement les Régions d’Androy, d’Anosy et d’Atsimo-Andrefana.  Comme bon nombre de pays de l’Afrique Australe, Madagascar n’a pas échappé au phénomène « El Nino ». Et ce sont les gens habitant le sud de Madagascar qui en voient de toutes les couleurs. Ils n’ont pas accès à l’eau potable et ne peuvent pas manger à leur faim. D’après le rapport, les personnes en situation alimentaire précaire sont au nombre de  850 000. Elles subissent au quotidien l’insécurité alimentaire.  Par ailleurs, plus de 391 000 enfants, représentant 46 % de la population dans cette Région, ont besoin d’une assistance humanitaire immédiate. 35 000 parmi ces enfants sont âgés de 6 à 59 mois. Ces derniers ont besoin d’être traités contre le Syndrome d’activation macrophagique (Sam). Ces chiffres montrent encore l’étendue du travail de l’Unicef qui nécessite des supports psycho-sociaux ainsi que financiers. En effet, les aides venant de cet Organisme onusien n’ont permis de secourir que 350 000 personnes, soit 41 % de celles atteintes de l’insécurité alimentaire. Ces fonds serviront notamment à vulgariser l’eau potable dans le Sud, apporter des soins médicaux aux enfants atteints du Sam, favoriser la scolarisation des jeunes et surtout à éradiquer la famine.  Le phénomène « El Nino » est toujours présent !« El Nino » est un phénomène climatique naturel à l’origine des sécheresses, des pluies diluviennes, des innondations, des ouragans de grande force selon les régions du monde, mais surtout du blanchissement des récifs coralliens qui pourrait engendrer la mort de différentes espèces marines. De plus, l’Organisation météorologique mondiale (Omm) a annoncé que ce phénomène risque de s’étendre durant le second semestre de cette année. Cette agence des Nations unies estime qu’il y a  50 à 60 % de probabilité que ce phénomène revienne en force.  Donc, si tel est le bilan de l’Unicef à la première mi-temps  d’« El Nino », avec cette nouvelle information de l’Omm, qu’en sera-t-il pour la seconde période ?  Déjà que les gens de la Région du Sud sont à bout après quelques mois de période de soudure. Madagascar risquera d’avoir un gros problème si l’Etat ne prend pas des mesures draconniennes…Rova R.

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Rajaonarimampianina à Tanambe Alaotra - Les natifs d’Antsihanaka déçus

Le Président Hery Rajaonarimampianina s’est rendu à Tanambe Alaotra, samedi dernier pour constater de visu des réalisations de l’Etat. Elles consistent en des infrastructures hydroagricoles pour environ 5 000 hectares de rizières et d’approvisionnement en eau potable au profit de quelque 39 000 habitants.

En gros, les natifs d’Antsihanaka ont froidement accueilli la visite présidentielle, malgré le fait que le motif de son déplacement porte sur des aspects touchant le quotidien du premier grenier à riz de Madagascar. Le projet hydroagricole est réalisé dans le cadre du programme national Bassins versants et périmètres irrigués (Bvpi), une initiative soutenue par la Banque mondiale depuis l’ère Marc Ravalomanana. A Tanambe, la vétusté des réseaux hydroagricoles impactent les rendements annuels des riziculteurs. Pour améliorer la situation, l’Agence japonaise pour la coopération internationale (Jica), qui est présente dans l’Alaotra depuis plusieurs années, contribue à hauteur de 830,1 millions d’ariary pour les travaux de curage et d’entretien de la rivière d’Anony, une des principales alimentations du lac Alaotra. 

A la charge de l’Etat 

Concernant l’eau potable, un nouveau système fonctionnant avec 41 bornes-fontaines est en place pour remplacer l’ancien devenu inopérant depuis 2004. Pour amener l’eau au réservoir, on utilise un système gravitaire. De même, le système de filtrage et de traitement de l’eau est physique et ne requiert aucun équipement motorisé. Le tout est simple, économique et écologique.  « Le coût de réalisation de ce projet est estimé à 816 millions d’ariary, entièrement à la charge de l’Etat », précise le service communication de la présidence de la République. Par ailleurs, 21 tonnes de semences sélectionnées ont été offertes aux paysans. Il s’agit d’une aide à court terme, mais les projets et infrastructures qui sont menés sont structurants et profiteront aux générations futures, à l’instar de ces nouvelles infrastructures mises en place. Dans la même foulée, la réhabilitation de la portion de la Rn3A entre Vohidiala et Vohitraivo, une route de 120 km, en passant par Amparafaravola a été annoncée. 

Maintes fois évoqué

 Il en est de même du tronçon de la Rn44 Nord entre Vohitraivo et Andilamena. Le centre de santé de base niveau 2 de Tanambe a également reçu des matelas et des équipements sanitaires. En tout état de cause, Tanambe est l’une des Communes les plus prospères de toute l’Alaotra-Mangoro. Avec le rendement annuel de 55 800 tonnes de paddy, cette Commune est la plus la plus grande productrice de riz du premier grenier à riz du pays. Visiblement, le Chef de l’Etat a cherché à éviter deux sujets majeurs tant espérés par le tout Antsihanaka : bitumage du restant de la Rn44 Sud entre Marovoay Gare-Bembary et Mandrota-Vohidiala Gare, plus la mise en place des installations électriques en boucle censées ceinturant l’Alaotra. Maintes fois évoqué, le projet routier n’a jamais vu le jour. Conçue sous l’ère Ravalomanana, l’électrification confiée à l’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader) peine à se concrétiser jusqu’ici. Le coût de ces initiatives se chiffre à plusieurs centaines de millions de dollars, encore et toujours venant des bailleurs. Peut-être des plus de 10 milliards de dollars annoncés à Paris en décembre. 

Manou Razafy

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A quel jeu ?

Nous sommes dans un grand stade où des compétitions entrant dans le cadre des Jeux Olympiques se déroulent. Et voilà deux couples finalistes, parmi d’autres, de danse acrobatique sont en train de faire « n’importe quoi » et les spectateurs de s’interroger : « A quel jeu se livrent-ils ? ». Ce qui étonne le plus dans leur « jeu », c’est qu’ils jouent, à peu près, une même fausse note, le même style de danse ou le même rythme hors cadre. Est-ce le jeu du trouble-fête ? Ou le jeu, uniquement, pour « déjouer » l’attention ? Autant de questions qui taraudent les esprits des pauvres assistants. Mais, ce qui crée la surprise dans leur jeu vient du fait qu’il semblerait exécuter un numéro en suivant des instructions venant d’un « même instructeur ». Bizarre ! Donc, à quel jeu ?

Au moment où toutes les attentions se focalisent sur la sulfureuse « affaire Claudine Razaimamonjy » que voilà deux respectables entités, apparemment différentes, entrent en jeu et font, contre toute attente, les… énergumènes. L’Ordre des avocats, par la voix de son président, sort du silence et fait une déclaration, pour le moins, tornitruante aux yeux du public et des observateurs attentifs, dans une certaine mesure. En somme, l’Ordre critique la démarche du Syndicat des magistrats de Madagascar (Smm) autour du « cas Claudine Razaimamonjy » dans le sens où ces magistrats qui militent pour l’indépendance de la Justice et pour la transparence dans cette affaire « dérangent », selon lui (l’Ordre), les procédures en cours. Si ce n’est qu’une gifle en pleine figure du Smm, que cela y ressemble trop ! Certes, le président de l’Ordre se dit aussi préoccupé sur le sort de la Justice. Mais à quel jeu se livre-t-on de ce côté ? Est-ce une simple guerre de cloche ou un banal conflit d’intérêts ? En tout cas, on se rappelle bien des « prestations efficaces » des deux membres de ce prestigieux Ordre, défendant les intérêts de Mme Claudine au moment des faits. C’était surtout grâce à eux que la personne présumée coupable de ses actes, par les instances compétentes (Bianco et Chaîne pénale), ait pu se soustraire de ses peines, la mise en détention préventive à Antanimora. Attention mesdames et messieurs les avocats, on n’est pas dupe !

Presque au même moment, le vénérable Conseil supérieur de la magistrature (Csm) publie un communiqué, pour autant, laconique. D’un côté, le Csm fait de son cas, également, la défense de l’indépendance de la Justice, des magistrats en particulier. Mais, dans un autre chapitre de ce même communiqué, les mêmes membres du Csm « critiquent », de façon détournée, les consœurs et confrères du Smm à cause de leurs actions jugées trop percutantes, sinon engagées dans certaines affaires ces derniers temps.

Alors, on est en droit de se demander : y aurait-il, quelque part, quelqu’un ayant donné des instructions fermes et précises dont la finalité consiste à… sommer ces Magistrats trop fouineurs et, au final, trop gênants qu’ils se taisent ? Aux abois, les dirigeants de ce régime cherchent, par tous les artifices, les moyens d’étouffer les voix discordantes. La presse et les organisations syndicales figurent parmi les gibiers ciblés. Pour ce faire, ils utilisent les institutions existantes pour jouer… le jeu.

Ndrianaivo

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La Banque centrale à « fermer »

La fermeture des institutions ainsi que la recherche du blocage de l’appareil d’Etat au complet se poursuivra cette semaine selon la déclaration des députés de l’opposition samedi dernier. Cela débutera par la fermeture de la Banque Centrale à Antaninarenina. Le bâtiment de la Banque Centrale se trouve à proximité du palais d’Etat d’Ambohitsirohitra, bureau de la présidence de la République. Un site censé être parmi les zones rouges. L’importance de la protection des locaux de la Banque Centrale est donc plus que justifiable et l’administration vraisemblablement va user de tous les moyens pour la protection de cet endroit stratégique. La fermeture de la banque centrale, perturbera probablement l’approvisionnement en billets de banques du Trésor public et de toutes les banques primaires au bout d’un certain temps et pourrait engendrer d’autres problèmes plus graves.

Les conséquences des manifestations conduites par les députés de l’opposition commencent pourtant à se faire déjà ressentir, notamment pour l’économie du pays. La semaine dernière, les autorités douanières avaient dues fermer le port de Toamasina alors que les manifestations dans la ville de l’Est s’intensifiaient. Selon les explications des responsables du port, les portails ont du être scellés pour préserver la sécurité du port et pour éviter que les manifestants ne s’y introduisent. D’autre part, certains douaniers essaieraient de bloquer la sortie de marchandises du port. Le port de Toamasina ne fonctionnant déjà qu’au ralenti avec les différents problèmes de flux de marchandises de ces derniers mois, la grève d’une partie des douaniers et cette crise politique ne font donc qu’aggraver davantage la situation et les pertes économiques.

Selon les explications d’un opérateur économique du secteur privé, la situation actuelle a déjà altéré la confiance des clients qui passent leur commande à Madagascar, comme pour la filière textile. La stabilité est un facteur important d’investissement et de continuité des activités pour ces entreprises donneurs d’ordre car ils seront pénalisés si les usines ferment et que la machine administrative ne fonctionne pas correctement. Le secteur privé donc fera incessamment une déclaration commune sur la situation qui prévaut actuellement dans le pays.

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Manifestation des députés pour le changement

Place du 13 mai ce samedi 05 mai 2018

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Manifestation des députés pour le changement

Place du 13 mai ce samedi 05 mai 2018

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Manifestation des députés pour le changement

Place du 13 mai ce samedi 05 mai 2018

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La CENI rappelle les règles régissant la campagne électorale

La campagne électorale des législatives a officiellement débuté hier. Elle s’est déroulée dans le calme, notamment dans la capitale. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) lors d’une conférence de presse à son siège à Alarobia a tenu à rappeler les règles qui régissent cette campagne électorale.

Thierry Rakotonarivo, vice-président de la Ceni, a entre autres évoqué dans son discours le respect de l’unité nationale et du « fihavanana », l’impartialité du régime et de ses autorités et celle des chaînes nationales, la neutralité de l’église, le respect des différentes mesures qui assureront l’égalité de chance de tous les candidats, la transparence des comptes de campagne et surtout le respect de la loi en vigueur.

Il rappelle également que conformément à la loi en vigueur à Madagascar, la propagande ne peut être effectuée dans certains endroits comme les églises, les lieux de travail public ou privé, les établissements publics comme les écoles ou encore les ministères ainsi que dans les casernes militaires.

Le préfet d’Antananarivo précise de son côté que la tenue d’un meeting nécessite un avis signifié des autorités locales. Une déclaration d’intention de meeting doit être effectuée 48 heures avant sa tenue. Il est alors du devoir des autorités locales d’en informer les représentants de la Ceni au niveau des districts. Si le cas échéant, les heures et les dates se chevauchent, c’est la Ceni qui tranche en dernier recours.

Le point a également été fait sur l’emplacement des affiches de campagne : il est interdit de placarder les affiches sur les murs ou clôtures des établissements publics, les propriétés privés sauf autorisation au préalable et les panneaux publicitaires. Il est également interdit d’utiliser des affichages tout blanc ou encore d’associer les trois couleurs (blanc, rouge, vert) qui symbolisent le drapeau national.

Concernant les éventuels contentieux électoraux, le vice-président de la Ceni indique que les requêtes et doléances des candidats, de leurs déléguées, des électeurs ayant voté ou encore les observateurs électoraux peuvent être déposer au lendemain du scrutin, c’est-à-dire le 28 mai jusqu’à la publication des résultats provisoires, prévue le 17 juin 2019.

Les plaintes concernant l’utilisation des matériels de l’État à des fins de propagande sont à déposer au niveau de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). Quant aux plaintes concernant les délits et crimes (perturbations dans les lieux de propagande, distribution d’argents visant à acheter la voix d’un ou des électeurs) sont à déposer auprès du tribunal de première instance.

Pour la sécurisation de la campagne électorale, le ministère de la Sécurité publique annonce qu’il n’y aura pas de sécurité particulière attribuée aux candidats comme lors de la présidentielle. Par contre, il y aura mobilisation des policiers, à travers le pays et notamment dans tous les arrondissements de la capitale.

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Le ministère de l’économie annonce un gap de financement de 212 milliards d’ariary

Les conséquences de la crise sanitaire liée au coronavirus ne font que débuter. Le Covid-19 va s’attaquer durablement à l’économie, un phénomène au niveau mondial et Madagascar n’est pas épargné. Hier, le ministère de l’Économie et des Finances a déjà révélé que le gap de financement occasionné par l’épidémie du coronavirus est de l’ordre de 212 milliards d’ariary. Le ministre, Richard Randriamandranto, estime ainsi que l’impact de la crise sur l’économie, notamment pour le secteur privé, pourrait durer trois ans.

Ces derniers jours, le secteur privé, notamment les opérateurs touristiques et les différents groupements patronaux ont déjà tiré la sonnette d’alarme et demande un plan de relance de la part de l’Etat. Si la Confédération du tourisme de Madagascar parle de plus de 340 000 emplois directs et indirects en péril, les groupements patronaux évoquent un danger imminent pour plus 364 000 salariés et la nécessité d’injecter plus de 50 milliards d’ariary par mois pour pouvoir sauver les meubles.

En réponse aux opérateurs économiques du secteur privé, le Grand Argentier malgache a annoncé que son département ministériel est en train d’élaborer un plan de soutien pour atténuer le choc économique. Un regard particulier serait accordé au secteur privé en dehors des mesures déjà prises pour alléger le paiement des impôts, annonce le ministère. « L’Etat est à la recherche des solutions pour éviter que les conséquences de cette crise sanitaire ne soient pas trop importantes sur la vie sociale de la population », déclare le ministère.

A l’instar du Fonds monétaire international (FMI) qui a annoncé l’allègement des dettes de Madagascar, une partie des financements reçus par l’Etat, est destiné à soutenir l’économie. Un apport de la part des bailleurs habituels tels que la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD), l’Union européenne (UE).

De son côté, l’EDBM, un organisme rattaché à la présidence, lance depuis peu une enquête auprès du secteur privé malgache afin d’évaluer les impacts de cette épidémie dans le domaine économique. « Nous sollicitons vivement la participation des entreprises à ce sondage afin d’évaluer la situation du secteur privé malgache face aux conséquences de cette crise sanitaire que nous traversons actuellement », indique l’EDBM.

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La facturation par lot pour éviter les longues files d’attente

Crise sanitaire et économique oblige, la Jirama a annoncé les différentes mesures d’accompagnement adoptées pour faire face à la conjoncture actuelle. C’est le cas notamment de l’amélioration de l’accueil des clients auprès de ses agences à travers la mise en place entre autres de la facturation de l’eau et de l’électricité par lot, la diversification des moyens de paiement, l’organisation de paiement des factures échelonnés.

La facturation par lot sera applicable à partir du mois de juin pour la décongestion des agences. « Avec cette nouvelle modalité de facturation, la totalité des clients dans une direction interrégionale est segmentée en lot. La facturation de ces lots sera donc étalée durant tout le mois (chaque lot a sa période de facturation). La facturation par lot vise à éviter la longue file d’attente à chaque période de paiement des factures et répartir les périodes de paiement le long du mois », explique la société d’eau et d’électricité.

Pour la région Analamanga, afin de parfaire cette nouvelle organisation, les releveurs vont passer deux fois ce mois de mai, d’abord pour remettre aux clients la facture du mois d’avril et relever l’index (en début de mois), ensuite pour remettre la facture du mois de mai (vers la fin du mois).

La Jirama a également déclaré améliorer davantage sa relation clientèle. En plus de la redynamisation du centre-relation-client qui transmet directement les doléances des clients à l’équipe technique, la prise en charge des requêtes sera accélérée. 25 camions sont répartis dans toutes les directions interrégionales afin d’assurer la célérité des interventions et les dépannages des techniciens, annonce la Jirama.

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Le ministère de l’économie annonce un gap de financement de 212 milliards d’ariary

Les conséquences de la crise sanitaire liée au coronavirus ne font que débuter. Le Covid-19 va s’attaquer durablement à l’économie, un phénomène au niveau mondial et Madagascar n’est pas épargné. Hier, le ministère de l’Économie et des Finances a déjà révélé que le gap de financement occasionné par l’épidémie du coronavirus est de l’ordre de 212 milliards d’ariary. Le ministre, Richard Randriamandranto, estime ainsi que l’impact de la crise sur l’économie, notamment pour le secteur privé, pourrait durer trois ans.

Ces derniers jours, le secteur privé, notamment les opérateurs touristiques et les différents groupements patronaux ont déjà tiré la sonnette d’alarme et demande un plan de relance de la part de l’Etat. Si la Confédération du tourisme de Madagascar parle de plus de 340 000 emplois directs et indirects en péril, les groupements patronaux évoquent un danger imminent pour plus 364 000 salariés et la nécessité d’injecter plus de 50 milliards d’ariary par mois pour pouvoir sauver les meubles.

En réponse aux opérateurs économiques du secteur privé, le Grand Argentier malgache a annoncé que son département ministériel est en train d’élaborer un plan de soutien pour atténuer le choc économique. Un regard particulier serait accordé au secteur privé en dehors des mesures déjà prises pour alléger le paiement des impôts, annonce le ministère. « L’Etat est à la recherche des solutions pour éviter que les conséquences de cette crise sanitaire ne soient pas trop importantes sur la vie sociale de la population », déclare le ministère.

A l’instar du Fonds monétaire international (FMI) qui a annoncé l’allègement des dettes de Madagascar, une partie des financements reçus par l’Etat, est destiné à soutenir l’économie. Un apport de la part des bailleurs habituels tels que la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD), l’Union européenne (UE).

De son côté, l’EDBM, un organisme rattaché à la présidence, lance depuis peu une enquête auprès du secteur privé malgache afin d’évaluer les impacts de cette épidémie dans le domaine économique. « Nous sollicitons vivement la participation des entreprises à ce sondage afin d’évaluer la situation du secteur privé malgache face aux conséquences de cette crise sanitaire que nous traversons actuellement », indique l’EDBM.