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Les actualités à Madagascar du Dimanche 07 Mars 2021

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Cancer du sein - Elles ont pu combattre la maladie

Après une ablation de l’un de ses seins, suivi par quelques mois de traitement, la princesse Fenosoa Ralandison Ratsimamanga s’est rétablie de son cancer. Cette descendante directe des reines Ranavalona II et III se trouve actuellement en bonne santé. Elle fait toutefois attention à ses nourritures et son mode de vie… Quant à Anny Andrianaivonirina, la mauvaise nouvelle est tombée vers la fin du mois de mars 2020. Elle a été diagnostiquée d’un cancer du sein à la lésion ACR IV. Présidente de l’association des femmes journalistes de Madagascar, journaliste sportive depuis plus de 20 ans et ancienne judoka, la vivante et la battante qu’elle est, a aussi surmonté la maladie. Les deux femmes ont affirmé le moral d’acier et les soutiens indéfinissables des proches.

 

Princesse Fenosoa Ralandison Ratsimamanga

« C’était en 2013. J’ai ressenti des douleurs sans précédent sur l’un de mes seins, ça m’a alarmé. Sans attendre, j’ai immédiatement consulté un médecin, le lendemain. Après le dépistage, mon cancer de sein a été confirmé. J’ai tout de suite suivi un traitement médicamenteux ainsi que deux séances de chimiothérapie, avant de passer à l’opération pour l’ablation de mon sein », nous confie la princesse Fenosoa Ralandison Ratsimamanga. Elle a suivi un traitement d’un an, y compris une douzaine de séances de chimiothérapie. Elle a pu vaincre le cancer et 8 ans après, elle se porte mieux. « Ce n’était pas facile, surtout avec la chute des cheveux et le rhumatisme. Il faut un moral d’acier et le soutien de la famille, des amis et proches, pour faire face au cancer. Pour mon cas, tout le monde était aux petits soins, y compris les médecins qui ne m’ont rien réclamé en sus des frais de traitement. Durant les séances de chimio, j’ai opté pour le silence si certains préfèrent parler, prier ou écouter de la musique », se rappelle notre survivante.

Adopter un mode de vie sain

« Depuis le dépistage et le traitement de mon cancer de sein, je fais attention à ce que je mange. Je consomme moins de sucre, moins de viandes et privilégie l’eau de source, à filtrer avant de boire. Les produits industriels et ceux bourrés d’ingrédients chimiques sont également à éviter. Les boissons alcooliques et gazeuses restent aussi à limiter », témoigne la princesse Ralandison Ratsimamanga. Elle recommande un mode de vie sain, y compris la pratique régulière d’activités physiques, à l’exemple de 30 minutes de marche par jour. « Il faut à tout prix éviter le stress, lequel favorise le cancer. Il faut également suivre de près la cuisson des aliments pour que les éléments nutritifs soient conservés », suggère la descendante directe des dernières reines de Madagascar. « Je suis pour le traitement naturel ou phytothérapique, mais il faudrait consulter des spécialistes y afférents pour éviter tout surdosage ou mauvais traitement. Quoi qu’il en soit, consulter un médecin serait la meilleure chose à faire », ajoute-t-elle. Dans tous les cas, il faudrait privilégier les dépistages précoces pour les femmes, et ce, dès un certain âge pour assurer un traitement à temps.

 

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Anny Andrianaivonirina, l’héroïne des journalistes à Madagascar

La mauvaise nouvelle est tombée vers la fin du mois de mars 2020 pour Anny Andrianaivonirina, présidente de l’association des femmes journalistes, journaliste sportive depuis plus de 20 ans et ancienne judoka. Elle a été diagnostiquée d’un cancer du sein à la lésion ACR IV. D’un point de vue médical, la classification en ACR 4 veut dire qu'il y a très probablement un cancer, et qu'il s'agit d'une anomalie de toute façon bien suspecte, à prélever. Ceci implique donc d'office une biopsie, sous échographie ou sous contrôle radiographique, par une procédure de mammotome ou encore directement par biopsie-exérèse.  Une maladie qui l’a motivée à devenir la journaliste menant une lutte contre le cancer du sein à Madagascar. Une année après, elle a presque réussi le combat. Elle incarne actuellement la force pour les femmes journalistes et la gente féminine à Madagascar. Particulièrement ce jour, à l’occasion du 8 mars et avec l’appui du ministère de la Santé Publique, l’association des femmes journalistes organise une journée d'action, de sensibilisation et de mobilisation dédiée à cette maladie à la Bibliothèque nationale, Anosy.

 

La Vérité (+) : Comment vous avez vécu la maladie ?

Anny Andrianaivonirina (-) : Au début, je n’ai ressenti aucune douleur. Mais quelques symptômes se sont apparus, notamment une tumeur au sein suffisamment grosse, sentie à la masse au toucher et qui m’a beaucoup gênée au cours de mes activités journalières. Des contrôles médicaux, des tests, une citoponction mammaire - c’est-à-dire un prélèvement de quelques cellules de la lésion repérée dans mon sein gauche - ont été effectués. J’ai commencé mon premier chimio vers mi-avril et j’ai commencé à être confrontée à la chute de mes cheveux à cause des traitements.  Après 8 séances de chimiothérapie, j’ai a subi une ablation du sein en octobre dernier. Et la 9ème a été la plus dure. De la fatigue, des vomissements à puissance mille, à cela se résument entre autres mes journées après chimio. Mais le moral est très présent. L’amour que mes proches me procurent demeure inconditionnel et l’envie d’aider les concitoyens m’est aussi importante. Heureusement, par la suite, les médecins ont évalué positivement mon état de santé. Je n’avais plus besoin de réaliser un chimio ou de radiothérapie.

(+) : Comment s’est déroulé le traitement et à quel coût ?

(-) : Quand le diagnostic sort après les batteries de contrôle, vous commencez la lutte. Bonjour les chimiothérapies. Elle dure de 2 à 5h selon les médicaments et votre corps. Elle revient tous les 21 jours. Et il faudra casquer à chaque fois de l’ordre de 350 000 ariary selon vos prises en charge. Le traitement dure à peu près 2 ans, suivi de plusieurs années de prise en main.

(+) : Quelles sont les contraintes d'une personne cancéreuse ?

(-) : Il faut voir loin, même tes trajets quand tu sors. Quand t'es fatiguée, tu te reposes. Aucun autre choix que le repos. Ma contrainte est de me faire plaisir et de vivre, d'être heureuse avec mes enfants et les gens que j'aime. Je suis pleine de gratitude et de reconnaissance pour tout. Je suis encore vivante et j’en suis fière.

(+) : Comment est devenue la relation familiale, amicale et professionnelle ?

(-) : Tu vis chaque instant intensément. Au début, j'ai gâté mes enfants. Et quand ça allait mieux, je me suis mise à voir loin. J’ai supporté moins les personnes toxiques. Je n’avais pas le temps pour des choses qui ne plaisent pas. Je le dis maintenant alors qu'avant je subissais. Tu veux vivre à fond alors que ta vie n'est plus normale. C'est une autre normalité. Question boulot, pour moi c'est le vide car ma mémoire me fait défaut et je me fatigue très vite.

(+) : Où est ce que vous puisiez vos énergies, courage et attitude positive ?

(-) : L'habitude de se battre tous les jours. Être maman célibataire vous oblige à vous surpasser pour vos enfants. Mes 3 enfants sont ma force, ainsi que ma famille et mes amis. Ils sont à mes côtés. En silence, je crois en la vie et en de tas de belles et bonnes choses. Je voudrais que ma maladie serve à une cause et je me porte volontaire pour en parler afin que celles qui en sont victimes se retrouvent en moi. Donc, je dois aussi être forte pour elles.

(+) : Message pour les personnes cancéreuses et les femmes ?

(-) : Le cancer sévit. Il est bien présent. Il faut vraiment faire attention au rythme de vie et à la nourriture. Ne pas sous-estimer les contrôles médicaux. Je m’adresse particulièrement aux personnes cancéreuses : vous n'êtes pas seules, entourez-vous de gens positifs qui croient en vous. Faites ce en quoi vous croyez, et soyez aussi à l'écoute des autres. Mais avant tout, c'est votre corps, c'est votre vie et surtout votre lutte.

Propos recueillis par K.R. 

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Président Andry Rajoelina - « Que les forces des ténèbres soient vaincues »

« Ne vous laissez pas vaincre par le mal, mais surmontez le mal par le bien ». C'est ce verset tiré de l'épître aux Romains que les organisateurs ont choisi comme thème du concert évangélique, « Antsam-piderana ho an'ny firenena » ou concert de la paix pour Madagascar, de samedi dernier au Palais des sports de Mahamasina. Un concert qui a notamment vu la présence du Président de la République Andry Rajoelina et de son épouse.

« Ce rendez-vous nous a permis de mettre entre les mains de Dieu l'avenir de Madagascar et de demander sa bénédiction pour tous les travaux qui doivent être accomplis », commente le Chef de l'Etat dans une publication sur ses réseauxsociaux. Une manifestation au cours de laquelle le Président Rajoelina a prié pour que la force et la grâce divine « abondent sur le pays », et que « les forces des ténèbres soient vaincues ».

Le concert a réuni de nombreux citoyens malagasy issus de diverses confessions religieuses et de diverses obédiences politiques. Un concert qui s'est tenu quelques heures après la pseudo-présentation de rapport d'activités des députés de l'opposition. Des personnalités connues telles que le Père Pedro, et de nombreux hauts commis de l'Etat et élus du pays ont été aperçus dans la salle. Toutes les personnes présentes au cours de l'évènement ont été vêtues de blanc. La grande affluence a obligé les organisateurs à installer un écran géant en dehors de la salle de concert. Animé par plusieurs artistes évangéliques de renom, l'évènement qui a duré cinq tours d'horloge a également été intégralement diffusé sur les ondes de certaines chaînes de télévision de la Capitale. L'engouement des personnes ayant suivi cet évènement en direct montre leur soif de voir le pays se développer dans la paix. Ces milliers de personnes ont également montré leur unité et leur fraternité pour Madagascar.

La rédaction

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8 mars - Madagascar honore toujours ses femmes

Journée internationale de la femme. C'est ce que le monde entier célèbre ce jour suite à la résolution de l'Organisation des Nations unies (ONU) de décréter le 8 mars. Les droits de la femme, Madagascar n'a rien à envier des autres pays membres de cette organisation et notamment du continent africain. La Grande île n'a pas attendu cette recommandation faite par l'ONU en 1977ou encore moins la première manifestation des femmes socialistes en 1914 pour donner leur place aux femmes malagasy. De ce côté, Madagascar a une certaine avance sur les pays de l'Afrique et certaines Nations des autres continents.

 

Au temps de la royauté, des reines se sont succédé sur le trône pour diriger le royaume de Madagascar dont la dernière, partie en exil, n'était autre que Ranavalona III. La France, pays colonisateur, se trouvait dans l'obligation de l'exiler à l'île de la Réunion et en Algérie, car elle avait encore une aura intacte auprès de ses sujets. Preuve d'une considération des femmes par les Malagasy bien avant l'arrivée de la colonisation et du système moderne de l'administration qu'est la République.

Absente du pouvoir exécutif durant la période de la colonisation et de la Première République, la gent féminine a retrouvé peu à peu sa place. C'est en 1977 sous le régime socialiste qu'une femme fut nommée membre du Gouvernement en l'occurrence Gisèle Rabesahala. Militante pour l'indépendance de Madagascar et membre du parti politique AKFM, elle est la première femme malagasy ministre depuis le retour de la souveraineté nationale en 1960. D'autres femmes furent désignées à ce poste ministériel par la suite et au fur et à mesure de la succession des régimes, de la seconde à la 4e République, le nombre des descendantes d'Eve à faire partie du Gouvernement n'a cessé d'augmenter.  Mieux, il fut un temps, même de très courte durée, le fauteuil du Premier ministre était occupé par une femme à savoir Cécile Manorohanta, sœur de l'actuel chef du Gouvernement,  Ntsay Christian. Bien que son passage au Palais de Mahazoarivo soit éphémère, elle est inscrite dans l'histoire de Madagascar comme étant la première femme Premier ministre malagasy, du 18 au 20 décembre 2009. C'est durant la période de transition.  A l'heure actuelle, huit femmes composent le Gouvernement Ntsay Christian et dirigent des départements ministériels.

A part ces femmes ministres, d'autres occupent des hautes fonctions de l'Etat à l'instar de la présidence de l'Assemblée nationale, une des institutions de la République malagasy dans laquelle les femmes sont représentées par 28 députées dont la présidente Christine Razanamahasoa. Au niveau du Sénat, deux femmes y siègent. Outre ces postes de hauts fonctionnaires, des fonctions stratégiques au sein de la Présidence de la République ou autres institutions sont assurées par des femmes. La direction du cabinet civil de la Présidence est confiée à Lovahasinirina Ranoromaro par exemple.

Des femmes malagasy ont fait parler également d'elles en embrassant dans leur époque des métiers réservés aux hommes. C'est le cas par exemple en travaux publics où la première femme africaine ingénieure est une Malagasy, Bao Razafindrakotohasina Andriamanjato, et en architecture, Rakotomavo Henriette était la première femme africaine francophone architecte…

La rédaction

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Journée des combattantes

8 mars, jour-J ! « Journée internationale de la femme » ce jour. Journée de l'année spécialement dédiée aux réflexions, sinon à la mise pour la énième fois sur le plateau du débat relatif aux droits fondamentaux du genre féminin. L'ONU, Organisation des Nations unies, adopte en Assemblée générale en 1977 une résolution historique reconnaissant la date de 8 mars comme étant une Journée mondiale de la femme. Et que tous les pays membres épris de liberté et respectant les droits humains, notamment ceux de la femme ont le devoir voire l'obligation de consacrer ce jour-là à une réflexion approfondie et à organiser ainsi des manifestations officielles se rapportant sur les droits de la femme. Madagasikara tient, tous les ans, à rendre hommage à cette journée hautement symbolique.

 

Il faut remonter plus loin au début du siècle dernier, en 1914, à la date du 8 mars, pour assister à une première organisation en meetings des femmes socialistes à Berlin. L'occasion pour les manifestantes de réclamer la considération de leurs droits en tant que femmes et en leur qualité de travailleuses. Et puis, tous les ans, le 8 mars, les femmes notamment dans les pays industrialisés, se manifestèrent publiquement pour qu'on réfléchisse à leurs droits. Il fallait attendre 1977 pour que les Nations unies prennent conscience et reconnaissent officiellement la date du 8 mars dédiée à la femme. La France emboîtait le pas en 1982.

A Madagasikara, le régime socialiste de l'Amiral rouge Didier Ratsiraka tenait à organiser tous les 8 mars des manifestations officielles et festives pour célébrer la Journée de la femme. Les descendantes d'Eve étant l'un des 5 piliers de la Révolution, entre autres les paysans producteurs, les travailleurs, les jeunes et les militants en uniformes tenaient un rôle de base selon le « Boky Mena ». Il fallait reconnaitre que l'organisation festive de la Journée internationale de la femme hérite de l'enthousiasme de la Deuxième République. La Première dame de l'époque, Céline Ratsiraka, en faisait avec les « Vehivavy Arema » une affaire personnelle.

A l'avènement du régime « Orange », la Journée de la femme prend davantage une tournure importante. Rajoelina Mialy, la Première dame, apporte un cachet particulier aux célébrations de la dite journée. Elle profite de l'occasion pour sensibiliser encore plus les décideurs et acteurs sociaux à se pencher réellement aux problèmes vécus par les femmes. Mialy Rajoelina attire spécialement l'attention de tous, en particulier les hommes, sur les violences que les femmes endurent depuis la nuit des temps, ce qui convient d'appeler « les violences basées sur le genre » (VBG). Mais aussi et surtout, elle milite pour galvaniser les femmes à refuser contre toute forme d'injustice et toute forme de violence. Mialy, notre combattante nationale  pour la noble cause, fonce afin que les femmes deviennent de vraies combattantes en assurant pleinement leur avenir. Le représentant résident de l'UNICEF a vu juste et légitime de proposer à l'endroit de Madame Rajoelina Razakandisa Mialy le noble poste d'ambassadrice de cette organisation onusienne dans la lutte contre les VBG. Une délicate mission que la Première dame malagasy a accepté d'assumer en toute humilité et en tout honneur. Une grande première à Madagasikara.

La Première dame sillonne toute l'île pour encourager les femmes combattantes dans leur combat quotidien.

Ndrianaivo

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« Salon des bons-plans tourisme » - A la recherche de la prochaine destination de vacances

Pour les prochaines vacances pascales. La promotion du tourisme local se poursuit. Après le franc succès d’une première édition en novembre 2020, le Salon des bons-plans tourisme ou « Tsenaben’ny fizahan-tany » se renouvelle pour une deuxième édition encore plus innovante, du 10 au 12 mars prochain, toujours au Jardin d’Antaninarenina. Organisé par le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie (MTTM), avec la gestion opérationnelle de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM), ce salon veut aider tous les Malagasy, habitués ou non à voyager, dans la recherche de leur prochaine destination de découverte.

Comme objectif, le ministre, à travers les opérateurs exposants à cet événement, souhaite proposer des offres promotionnelles jusqu’à moins 50 % pour tous, en favorisant les opérateurs formels qui développent le tourisme national, mais surtout en permettant aux opérateurs dans les différentes Régions d’être représentés à travers les tours-opérateurs exposants.

Pour cette édition, le choix sera toujours au rendez-vous vu que les exposants ont augmenté. « Pour étoffer l’offre dans cette nouvelle édition, nous avons effectivement augmenté le nombre de participants à 41 opérateurs, contre 30 en novembre 2020. En outre, cinq Offices régionaux du tourisme donc celui de Fianarantsoa, de Sainte-Marie, d’Alaotra-Mangoro, de Toamasina et d’Anôsy, ainsi que le groupement des hôteliers de Foulpointe seront pour la première fois présents pour mettre en avant les spécificités des sites touristiques qui existent dans leur localité respective », détaillent les organisateurs.

Le « Tsenaben’ny fizahan-tany », 2ème édition, sera l’occasion pour lancer de nouveaux produits élaborés par les tours-opérateurs en partenariat avec l’ONTM et le MTTM, à savoir le « Vakansy valim-babena », des voyages organisés conçus pour les « séniors » nationaux  ou encore le « Circuit VTT bien-être ». L’idée étant de soutenir les opérateurs touristiques tout en offrant de belles vacances aux citoyens malagasy. 

Rova Randria

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Budget de l’Etat - 1 905 milliards d’ariary dédiés à l’éradication du coronavirus

Le ministère de l’Economie et des Finances a revu à la fin de la semaine dernière l’exécution budgétaire en 2020. Celle du quatrième trimestre 2020 s’est déroulée la semaine dernière au Plan, Anosy. L’évènement a vu la présence de différents acteurs économiques, notamment la société civile, le secteur privé, les techniciens au niveau des institutions et des ministères. Les partenaires techniques et financiers (PTF) y ont participé par visio-conférence. « Au niveau des dépenses liées à la Covid-19, 18 % du budget alloué ont été consacrés à la lutte contre la pandémie et 82 % ont été classés parmi les dépenses extérieures.

Ainsi, 1 905 milliards d’ariary ont été dédiés à l’éradication du coronavirus, ce qui est conforme aux conditions fixées par les bailleurs de fonds », rapporte le communiqué du ministère. En ce qui concerne les dépenses publiques, celles-ci ont été satisfaisantes par rapport à l’année 2019. En effet, 95,8 % du budget ont été engagés pour l’année 2020. Le budget consacré aux Projets d’investissements publics a atteint les 96 %. Concernant les impôts, le taux de recouvrement fiscal est estimé à 97 %. En effet, sur les 2 757 milliards d’ariary escomptés, 2 663 milliards d’ariary ont été réalisés. 

Recueillis par Solange Heriniaina

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Mialy Rajoelina à Antsiranana - Un reboisement pour débuter la Journée de la femme

Inclu dans l’aire protégée de la montagne d’Ambre. Le lac Mahery, dans la Commune de Sakaramy, Antsiranana II, a été choisi pour un reboisement de bambous et de raphia, pour débuter la célébration de la Journée internationale de la femme (JIF). Des centaines de femmes conduites par la Première dame, Mialy Rajoelina y ont participé. L’épouse du Premier ministre, la présidente de l’Assemblée nationale ainsi que les femmes membres du Gouvernement et  les épouses des ministres ou encore les femmes députées étaient au rendez-vous, sans parler des représentants des partenaires techniques et financiers. « Le lac Mahery maintient le service écosystémique de la ville d’Antsiranana.

De plus, la population compte le valoriser à travers la création d’un parc d’observation des oiseaux », informe Vahinala Baomiavotse, ministre de l’Environnement et du Développement durable. « Votre venue en ce lieu constitue une promotion de notre site touristique », confirme le maire de la Commune de Sakaramy.

Au total, 1 200 jeunes plants de raphia et de bambous, produits localement, ont été mis en terre sur quelques hectares de surface. « Le reboisement de bambous et de raphia contribue à la protection de l’environnement et à l’économie des femmes. Cela constitue également un soutien à leurs activités génératrices de revenus. Le raphia absorbe le carbone et purifie l’air. Le bambou donne un environnement viable pour les oiseaux et animaux sauvages. Il garantit également la fertilité du sol. D’ailleurs, le reboisement correspond avec le thème de la célébration du 8 mars de cette année, qu’est "femme autonome et résiliente dans un environnement sain pour le développement durable" », déclare la Première dame, lors de l’ouverture du reboisement.

Victimes du changement climatique

« Les femmes malagasy sont au cœur des problématiques du changement climatique. Elles en subissent beaucoup plus les impacts que les hommes. Beaucoup de femmes parcourent des kilomètres pour aller chercher de l’eau, un travail genré actuellement. De plus, beaucoup de filles mettent plus de temps pour aller chercher du bois de chauffe », informe la ministre de l’Environnement et du Développement durable. « Toutefois, les femmes sont des actrices dans la lutte contre le changement climatique. Avec votre leadership et votre engagement, vous représentez un modèle pour les autres femmes », s’est adressée la ministre à la Première dame. Pour sa part, l’épouse du Chef de l’Etat n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance envers l’équipe du MEDD pour sa mobilisation dans la réalisation des reboisements.

Mialy Rajoelina a, à cette occasion, rappelé les actions concrètes et le soutien aux femmes actives menés depuis le début mars, dans le cadre de la célébration autrement de la JIF. « J’ai souhaité rencontrer et discuter avec les femmes des 6 Provinces. Leur soutien s’est fait selon les besoins de chaque Province, concrétisé en dotation de matériels et en formation », renchérit-elle. La célébration se poursuivra ce jour, avec le reboisement de mangroves.

Patricia Ramavonirina

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Dépression dans le Nord-ouest - 5 morts et plusieurs dégâts

Le Nord-ouest du pays a été durement frappé par la dépression qui a pris naissance dans le Canal de Mozambique, la semaine dernière. Cette Région a été donc tellement secouée par cette perturbation que celle-ci a fait des victimes. C’est le cas samedi dernier lorsqu’une grande pirogue transportant 8 pêcheurs a sombré dans l’embouchure de Soalala. Deux pêcheurs ont été avalés par la forte houle. Si le corps de l’un d’eux a été retrouvé samedi même, celui d’un autre ne le fut qu’hier matin. Seuls donc six sont indemnes après l’accident.

 

Mais vers 5h du matin vendredi dernier, et à Analalava, c’est encore pire. Trois autres pêcheurs ont trouvé la mort durant une navigation au milieu d’une mini-tempête survenue en pleine mer. Ce drame est survenu au large du quartier de Nosy Lava.

Mais il n’y a pas que les victimes. Le phénomène a occasionné d’importants dégâts sur la ville d’Analalava à cause des pluies diluviennes accompagnées de bourrasques, qui l’ont secouée depuis quelques jours. “Les dégâts laissés par les intempéries sont d’une ampleur sans précédent qu’on les qualifie même d’incalculables”, explique une source d’information locale. Outre cela, la RN31A qui assure la liaison entre Analalava et les autres Communes qui la ravitaillent est pour le moment coupée. “Le député de la Région se bat des pieds et des mains pour obtenir sa réhabilitation dans le meilleur délai, sinon ce sera le drame pour Analalava”, renchérit-elle.

A Mahajanga, les quartiers qui sont situés dans des zones inondables sont déjà plus ou moins submergés, selon une source locale. Cette situation est due aux pluies intermittentes parfois aussi accompagnées de coups de vent. Malgré cela, les habitants de ces quartiers se montrent pourtant récalcitrants à rejoindre les sites d’hébergement provisoire, et préfèrent donc se résigner dans cette situation. Seule consolation, les pêcheurs locaux se sont montrés plus réalistes. Ils se sont abstenus à se hasarder à naviguer durant ces quelques jours où le mauvais temps a persisté dans la Région. Cela explique donc qu’on n’enregistre aucune victime en mer au large des côtes majungaises, contrairement à d’autres.

Franck R.

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8 mars 2021 - Des femmes militantes en faveur de l'environnement

Femmes autonomes et résilientes dans un environnement sain pour le développement durable. Suivant cette thématique de la Journée de la femme 2021 à Madagascar, trois jours de séances axées au changement climatique ont été organisés dans la ville d'Antsiranana, la semaine dernière. Initiées par les Nations unies, avec la contribution du ministère de l'Environnement et du Développement durable et celui de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la femme, des actions de sensibilisation autour des mesures quotidiennes a_ prendre face au changement climatique et la violence basée sur le genre (VBG) ont été programmées à cette occasion.

 

Présente à la cérémonie de clôture de cet évènement, Michelle Bavy Angelica, numéro un ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la femme, a lancé que les femmes participent malheureusement à la détérioration de l'environnement. Une importante responsabilité leur revient ainsi afin de contribuer à la préservation de la nature. « Le reboisement ou encore la bonne gestion de l'eau, sans oublier bien sûr l'utilisation des énergies renouvelables, constituent les bons comportements que les femmes doivent adopter », n'a-t-elle pas manqué de préciser. Elle a également profité de son passage pour distribuer des foyers améliorés. A cela s'ajoutent des kits de dignité.

Précisons que les jeunes d'Antsiranana sont venus nombreux. Ils ont ainsi montré à cette occasion leur engagement dans la lutte contre la VBG et pour mener la campagne « Act now ». « Cette organisation les amène à agir contre le changement climatique. Un réseau de jeunes engagés aux Objectifs de développement durable sera également mis en place a_ Antsiranana. Il s'agit d'une collaboration des Nations unies avec le ministère de la Population et celui de la Jeunesse et des Sports », a expliqué un responsable au sein de l'une des parties prenantes lors de la séance.  

Notons que les Nations unies définissent chaque année une thématique différente. Pour cette année, le thème est axé sur le « Leadership féminin pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ».

Recueillis par K.R.