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Les actualités à Madagascar du Dimanche 06 Décembre 2020

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Discours électoraux - Les candidats rivalisent d'idée

Pour celles et ceux désirant devenir membres de la Chambre haute du Parlement, le vote des conseillers est incontournable. Ces élus territoriaux sont indiscutablement majoritaires, l'effectif des maires ne dépassant pas les 1 695 sur les 12 465 grands électeurs recensés, suivant la liste définitive arrêtée le 11 novembre.

 

De fait, ceux-ci constituent le gros de l'électorat. Pour conquérir le cœur de ces grands électeurs, les candidats promettent l'amélioration des choses touchant les avantages personnels des conseillers en particulier. Presque tous les candidats font le vœu de faire passer, une fois élus, une proposition de loi au profit des conseillers. Ces membres des assemblées des collectivités territoriales décentralisées sont en effet occultés au profit des chefs de l'organe exécutif.

Contrairement à ces derniers qui sont des salariés mensuels, les conseillers touchent des indemnités de session dont le taux est fixé suivant le régime de la comptabilité par arrêté du ministre chargé des Finances et du Budget. Ils ne bénéficient d'aucun autre avantage numéraire que leurs maigres indemnités.

Formation

Au regard des promesses électorales dans le cadre de ces sénatoriales, les conseillers devraient être des salariés mensuels. En effet, ce sont eux les vrais détenteurs des pouvoirs de l'administration communale/municipale, régionale et provinciale à la lumière des dispositions de l'article 144 de la Constitution de la République et de celles de l'article 44 de la loi organique 2014-018 du 14 août 2014.

Personne n'a appris à devenir maire ou conseiller à Madagascar. Certes, les élus territoriaux ont pour la plupart besoin d'encadrement technique solide pour maîtriser leur fonction basée sur la connaissance des normes juridiques. Des programmes de formation dans ce sens sont aussi agités devant les yeux des électeurs.

Les autres promesses portent sur des choses classiques comme les soins à apporter aux Communes et Régions. Ceci n'a rien de nouveauté, le rôle du Sénat vis-à-vis des CTD étant bien spécifié par la Constitution en son article 81. En bref, la teneur des discours prononcés depuis le début de la campagne le 19 novembre n'a pratiquement rien d'original. Les candidats ont, en tout cas, jusqu'au 9 décembre à minuit pour convaincre les électeurs.

M.R.

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Kere dans le Sud - Ravalomanana amnésique et nostalgique !

La lutte contre la famine qui frappe les habitants du Sud de Madagascar est soudainement devenue le nouveau crédo de l'ancien Président Marc Ravalomanana. Samedi dernier, l'ex- Chef d'Etat a lancé, avec ses partisans, un téléthon en faveur des victimes du Kere dans cette partie de la Grande île. Un téléthon dénommé « hetsika tolo-tanana ho an'ny any Atsimo » qui viserait, a priori, à récolter des fonds pour une donation à la population en proie à la famine. Accueilli par ses inconditionnels tel un Président de la République encore en exercice, le discours du locataire de Faravohitra révélait, une fois de plus, sa grande nostalgie du pouvoir.

 

Devant une assistance plutôt sporadique, l'ancien Président a tenu un bref discours avant de remettre une enveloppe contenant sa contribution. D'emblée, il semble faire preuve d'amnésie volontaire en affirmant qu'une situation pareille n'était jamais arrivée lorsqu'il a été à la tête du pays. Pourtant, plus d'un n'ignore que la sècheresse - source de famine dans le sud de Madagascar - est un phénomène qui ne date pas d'hier. Le Kere fait même partie de l'histoire sombre du pays depuis plus d'une cinquantaine d'années. Il est donc clair que les propos de Marc Ravalomanana visent uniquement à décrédibiliser le régime en place.

Donneur de leçons

Avec des déclarations moins directes mais remplies de sous-entendus, Marc Ravalomanana a, pour la énième fois, joué les donneurs de leçons. Comme il fallait s'y attendre, l'ancien Président a mis en avant ses actions et qui traduisaient sa flagrante nostalgie du pouvoir. « J'ai déjà tenté d'endiguer le problème en important du sorgho depuis le Malawi où le sol présente le même caractère que dans le sud de Madagascar. Cette plante pousse assez rapidement une fois que la pluie tombe », a-t-il déclaré.

Fidèle à lui même, Marc Ravalomanana a vanté l'importance de savoir négocier avec les bailleurs de fonds. Selon lui, il faut faire une grande communication autour de la famine pour pouvoir obtenir l'adhésion des partenaires financiers. Il a aussi martelé la nécessité de respecter les hiérarchies dans la quête des financements auprès des pays riches, à commencer par un plaidoyer au niveau de la SADC. Selon

les informations, Marc Ravalomanana entendra mettre l'accent sur le Kere le jour de son anniversaire, le 12 décembre prochain.

La Rédaction

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Prenez garde !

Attention, la « bête » rampe et arpente doucement mais sûrement la falaise ! « Mananika ny trambo ! ». Les problèmes classiques et récurrents de nature à « irriter » le peuple réapparaissent. Ils reviennent au galop et assombrissent l'atmosphère. Les tensions sociales, palpables et visibles à l'œil nu, montent insidieusement d'un cran. Et les activistes de l'Opposition se frottent les mains de cette « aubaine » ou de cette « manne » qui tombe du ciel. Les sénateurs HVM, le mandat finissant et malmenés par la circonstance qui jouent en leur défaveur, tentent de croire au miracle !

 

Le prix du riz grimpe. Attention ! Quand le prix du kilo de ce produit hautement stratégique franchit la barre de 2 000 ariary, il y a péril en la demeure. Le « Vahoaka » n'est plus d'humeur à tolérer un prix hors de portée de cet aliment de base. Les cinq à six mois de confinement avec son lot d'effets pervers suffisent à altérer la patience de la population.

En 1917, les Moscovites ne supportèrent plus le prix du pain ainsi que celui du charbon de chauffage, deux produits très stratégiques dans le quotidien du peuple, surtout en période d'hiver. Mais, le Tsar Nicolas II, dans son palais impérial, se souciait peu de la tourmente de ses sujets. Au contraire, il se livrait avec les courtisans et courtisanes qui l'encensèrent à de fastes banquets. Vladimir Lénine sautera facilement sur l'occasion en or. La suite des évènements à travers l'Histoire du pays montrera les impacts des erreurs cumulées d'un dirigeant peu soucieux de la vie de son peuple.

A Madagasikara, la négligence des tenants du pouvoir précédents face à la gestion des produits de première nécessité (PPN), notamment le riz, coûtait cher. Une inflation mal gérée touchant surtout ce produit hautement délicat qu'est le riz déclenche sans faute le mécontentement des consommateurs, de la très grande majorité des Malagasy s'entend. C'est un terrain miné auquel les membres de l'Opposition en mal de crédit populaire y trouvent aisément leur compte. Et il suffit d'un rien pour que tout s'explose.

En l'état actuel des choses où le prix au kilo et au « kapoaka » du riz frise l'inacceptable, l'Etat ne peut pas rester indifférent et laisser librement les acteurs de la distribution faire leur perfide jeu selon le principe sacro-saint de l'offre et de la demande. Le régime « orange » de Rajoelina, conscient de sa responsabilité, décide d'entrer en jeu pour remettre la pendule à l'heure.

Les coupures intempestives de l'eau et de l'électricité commencent sérieusement à agacer les usagers. Certes, ils ne représentent que 15 % de la population en général mais c'est une proportion d'hommes et de femmes la plus agissante. Ce sont les faiseurs et les tombeurs de régime. Ainsi, les coupures reviennent en puissance. Ce que les usagers, qui paient à prix fort la facture, attendent de la Société d'Etat se résument ainsi à « jiro mandeha, rano tsy tapaka ». A charge pour les techniciens de faire tourner la machine. Et basta !

Les tenants du pouvoir se doivent de prendre garde au plus haut point des effets dévastateurs de ces manquements.

Ndrianaivo

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DG de la STAR Marc Pozmentier - « Il faut profiter de ces moments difficiles pour se réinventer »

Aucun secteur d’activité n’a été épargné par la crise économique causée par la pandémie de coronavirus. La STAR figure parmi les industries ayant subi de plein fouet les impacts de la crise sanitaire. Au mois de juillet dernier, elle a été obligée de fermer ses cinq usines réparties dans les quatre coins du pays. La consommation de boissons hygiéniques a considérablement diminué. L’entreprise s’est vite retrouvée en surproduction. Mais elle s’est vite redressée. La preuve ? Elle a raflé deux prix, le 27 novembre dernier, lors du Gala des entreprises-Trophées 2020, sous le thème de « L’Innovation et de la Résilience ». Elle a notamment obtenu le « Prix Vert » et le « Prix Consommateur ». La Rédaction de la Vérité a donc pu recueillir les quelques impressions de Marc Pozmentier, directeur général de la STAR, sur la situation actuelle, mais surtout la manière dont l’entreprise perçoit l’avenir. 

 

La Vérité (+) : Est-ce que toutes les usines de la STAR sont déjà réouvertes ?

Marc Pozmentier, directeur général de la STAR (-) : Suite à l’arrêt de la consommation sur le deuxième trimestre, nous avons effectivement été contraints de suspendre l’activité industrielle durant tout le mois d’août. Notre usine d’Ambatolampy était, quant à elle, à l’arrêt déjà depuis le 1er avril. Heureusement, toutes nos équipes sont restées mobilisées pour assurer les maintenances et permettre, dès le 29 août, la réouverture de toutes nos usines. Cela a été un réel soulagement. Il nous reste cependant un grand nombre d’interrogations car même si l’activité a légèrement repris, nous restons très loin du volume de production atteint par rapport à l’année dernière.

(+) : Avec le retour à un « semblant » de la vie quotidienne, comment se passe alors la reprise de vos activités ? 

(-) : Aujourd’hui, le marché semble frémir. Et comme le dit le dicton : à chaque jour suffit sa peine, comme indiqué précédemment, nous sommes encore très loin du niveau d’activité de 2019. Il faut toutefois rester optimiste et profiter de ces moments difficiles pour se réinventer, innover, et surtout s’appuyer sur l’expérience de nos équipes. C’est dans ce cadre que nous avons lancé en interne les comités « Star de demain ». Cela nous permet d’identifier ensemble les points du blocage et d’en faire des atouts pour demain, ainsi que de montrer notre capacité à nous adapter à n’importe quelle situation. 

(+) : Pour le secteur industriel en général, qu’est-ce qui vous préoccupe le plus aujourd’hui ? 

(-) : Le plus gros point de blocage de l’industrie aujourd’hui reste les voies de communication. Il est difficile de faire voyager des marchandises et des matières premières par la route à travers le pays. C’est un très gros handicap. Si je prends notre propre exemple, certaines zones du pays sont complètement coupées du reste pays pendant des semaines. Il nous est ainsi impossible d’y assurer la disponibilité de nos produits. 

(+) : Quelles sont alors vos nouvelles stratégies pour affronter le marché, récemment bouleversé par la pandémie ? 

(-) : Plus que jamais, remettre les consommateurs au centre de notre stratégie. Bien entendu, le marché de 2021 n’aura rien à voir avec celui que nous avons laissé en 2019 et c’est justement cela qui le rend encore plus attractif pour nous. Nous nous engageons dans une longue période d’innovation, innovation « produits » bien évidemment, mais aussi innovation managériale, innovation industrielle, innovation sociale, etc. L’innovation et le pragmatisme restent la clé du succès de demain. Nous avons d’ailleurs commencé en lançant un nouveau produit dès la sortie du confinement (Booster Tornado) et d’autres surprises vous attendent d’ici la fin de l’année...

Propos recueillis par Rova Randria

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Johann Pless - « Des entreprises touristiques risquent de fermer d’ici février 2021 »

Sinistré. Le secteur du tourisme a encore du mal à se relever de la crise sanitaire liée au coronavirus. Malgré le retour à la normale des activités économiques et la promotion du tourisme national, les opérateurs ont à peine réalisé un chiffre d’affaires de 25 % par rapport à la période normale. «  Le tourisme est aujourd’hui à moins de 10 % du taux d’activité, c’est-à-dire à 90 % de perte d’activité. La situation reste la même qu’en période de confinement. Le chômage technique continue.

Beaucoup d’entreprises ont fermé et d’autres souhaitent fermer mais les services fiscaux ne le permettent pas. Notre trésorerie des entreprises est en ce moment sèche alors qu’au mois de janvier, on devra encore rembourser les crédits bancaires, les factures impayées de la JIRAMA, des impôts comme la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) et l’Organisation sanitaire tananarivienne inter-entreprises (OSTIE).Cette situation ne sera plus tenable d’ici le mois prochain. On est aujourd’hui au prémice d’une crise économique majeure. En payant tout ce qu’elles doivent, des sociétés risquent de fermer d’ici le mois de février 2021 », rapporte Johann Pless, président de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM).

Pour rappel, le Gouvernement a déjà pris plusieurs mesures d’allègement à l’endroit des opérateurs comme le report du paiement de l’impôt sur le revenu au 15 du troisième mois suivant l’annonce de la réouverture des frontières, l’absence de pénalité et le non-paiement d’acompte prévisionnel des opérateurs en 2021. Malgré cela, les opérateurs demandent une faveur aux autorités afin de pérenniser leurs activités jusqu’au septembre de l’année prochaine. « Nous demandons la prise en charge de la CNAPS et de l’OSTIE ainsi que les factures de la JIRAMA afin d’assurer la pérennité des entreprises d’ici septembre 2021. Nos marges bénéficiaires ont extrêmement baissé à cause des tarifs promotionnels, alors que notre charge augmente du fait des gestes de barrière sanitaire. Il faut aussi savoir que l’hôtellerie dépend de l’afflux des touristes internationaux. Cependant, nous ignorons la date de réouverture des frontières aériennes », justifie Johann Pless.

Recueillis par Solange Heriniaina

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Baisse du taux de couverture vaccinale - Quand le coronavirus handicape la vaccination

La meilleure protection des enfants contre diverses maladies. Pourtant, Madagascar fait partie des pays ayant un faible taux de couverture vaccinale en Afrique. Les 11 vaccins prescrits pour les enfants de moins de 12 mois ne leur sont pas donnés comme il se doit. La vaccination a été négligée par les parents durant la pandémie de Covid-19, si l’on tient compte des chiffres à ce sujet. « Tous les services essentiels ont été impactés par le coronavirus, y compris la vaccination. Le taux de couverture vaccinale a atteint 90% au niveau national et 80% au niveau des Districts en 2019.

Mais pour cette année 2020, ce taux a baissé entre 70 et 80% », fait part le Dr Charlotte Ndiaye, représentante résidente de l’OMS à Madagascar. Le directeur du Programme élargi de vaccination (PEV) auprès du ministère de la Santé publique, en la personne du Dr Bodo Ramamonjisoa, apporte plus de détails. « La baisse du taux de couverture vaccinale peut aussi s’expliquer par le fait que les mères de famille étaient plus réticentes quant à la consultation des centres de santé pour assurer la vaccination de leurs enfants durant la pandémie. De plus, les agents de santé se sont davantage concentrés sur la riposte à la Covid-19 », expose notre interlocutrice. Bref, la vaccination a été mise de côté, au détriment des enfants.

Des rappels pour les moins de 2 ans

Risques d’apparition de nouvelles épidémies. La rougeole, la poliomyélite, la coqueluche, la diphtérie, le tétanos, la tuberculose pourraient ressurgir faute d’accomplissement de vaccination, à en croire le directeur du PEV. Raison pour laquelle le ministère de tutelle, à travers le PEV, en collaboration avec ses partenaires, compte faire des rattrapages. « Tous les enfants qui n’ont pas pu être vaccinés durant la pandémie ainsi que ceux qui n’ont pas pu l’achever jusqu’au bout sont à identifier d’ici la fin d’année, voire jusqu’au début du nouvel an. Pour ce faire, nous allons collaborer avec les autorités locales, les agents communautaires et même les éléments des Forces de l’ordre dans les zones reculées ou rouges en matière d’insécurité », avance notre source. Les parents de ces enfants seront sollicités à les emmener dans les centres de santé pour bénéficier des doses de vaccin adéquates. Aussi, des rappels de vaccin contre la rougeole se feront pour les enfants âgés de moins de 2 ans. L’objectif étant de renforcer la protection des enfants tout en remontant le taux de couverture vaccinale.

Patricia Ramavonirina

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Réhabilitation des axes 67ha - Coupure de route pendant 25 jours

Un grand soulagement pour les automobilistes et les usagers de ces axes. Les travaux de réhabilitation d’un tronçon de route reliant Andohatapenaka vers Vatobe, 67ha Atsimo et Mada Hôtel menant vers CENAM commenceront à partir de ce jour et dureront environ 25 jours. En conséquence, cet axe sera fermé à la circulation totalement ou en partie, selon les travaux à effectuer.

Les travaux se diviseront en 5 étapes dont le premier aura lieu du lundi 7 au 14 décembre avec le tronçon de route reliant le pont d’Andohatapenaka et l’arrêt de bus Vatobe aux 67ha. Ensuite, du lundi 7 décembre 2020 au 1er janvier 2021, la route reliant 67ha sud, FLM et la mosquée sera coupée en partie, tandis que le mercredi 9 au 16 décembre, l’axe menant vers Vatobe aux 67ha jusqu’à Mada Hôtel est fermé en partie aussi. Enfin, le lundi 14 au mercredi 18 décembre, le tronçon de route reliant le Jovena 67ha et le pont CENAM sera fermé, en partie, aux véhicules sans exception et la route menant vers Mada Hôtel 67ha et Manga Hôtel 67ha nord le jeudi 17 décembre au vendredi 18 décembre. Dans ce cadre, cet axe sera totalement fermé à la circulation et une organisation est déjà mise en place par la Commune urbaine d’Antananarivo afin de réglementer la circulation.

Ces axes se trouvent depuis des années dans une situation lamentable. Les automobilistes sont confrontés à des difficultés autant que les piétons. Avec ces travaux qui seront réalisés par la société COLAS, les usagers se sentent libérés d’un grand fardeau.

Anatra R.

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Cancer du sein - Un cas suspect sur 67 femmes dépistées

Dans le cadre de la journée de sensibilisation et de dépistage du cancer du sein, organisée hier sur le parvis de l’Hôtel de ville à Analakely par l’Association des femmes journalistes et la Commune urbaine d’Antananarivo, en collaboration avec le ministère de la Santé publique et l’Ambassade de France à Madagascar, 67 femmes se sont présentées devant les médecins du  ministère de la Santé publique, de Marie Stopes Madagascar ainsi que ceux de l’Association des médecins auprès des ministères.

A l’issue de la séance de palpation des seins, les oncologues ont identifié un cas suspect. « Une femme a présenté un signe du cancer du sein. Etant donné la taille et l’agressivité de la tumeur, nous lui avons conseillé entre autres de faire une échographie et une mammographie de l’autre sein pour identifier si une masse dure au niveau des aisselles se présente. Une cytoponction du sein, c’est-à-dire le prélèvement de quelques cellules du tissu mammaire à l’aide d’une aiguille très fine par le biais d’un radiologue sous contrôle échographique, lui a également été recommandée », a indiqué le docteur Cristiana, interne qualifiant au sein du service oncologie de l’HJRA. D’après ses explications, à un stade précoce, un traitement curatif est disponible mais la patiente reste sous surveillance médicale. Mais une fois que la maladie a été détectée à un stade tardif, les médecins administrent des médicaments assurant une bonne qualité et une longévité de vie. « Nous pouvons assurer qu’il existe toujours un traitement conçu pour combattre le cancer du sein. Malencontreusement, la plupart des malades ne se manifestent qu’à un stade avancé », a affirmé le docteur Cristiana.

Selon le docteur Vincent Rakotoarisoa, directeur national de lutte contre les maladies non transmissibles (DNLMT) auprès du ministère de la Santé publique, 50 % des types de cancer à Madagascar sont d’origine gynécologique, c’est-à-dire le sein et le col de l’utérus. Et 60 % des cas identifiés concernent le sein. 23 500 femmes sont atteintes chaque année du cancer du sein à Madagascar. Malheureusement, seules 10 % des concernées sont dépistées et se présentent au niveau des services spécialisés. « Le mal bouffe, l’usage nocif de l’alcool, le tabagisme, mais aussi le manque de la pratique du sport représentent des facteurs de risque », alerte-t-il.

Par ailleurs, les équipes déployées par Marie Stopes Madagascar ont aussi réalisé une campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus. Sur 33 femmes diagnostiquées, un cas suspect a été découvert.

K.R. 

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Exportation illicite de 3,6 kilos d’or à Nosy Be - Six Indopakistanais et leur interprète local arrêtés

Certains parlent d’un véritable réseau à la suite d’une affaire de saisie de quelque 3,6 kg d’or par les éléments de la Police de l’air et des frontières ou PAF, le 5 décembre dernier à l’aéroport de Fascene à Nosy Be. En effet, les passeurs supposés, qui sont composés de six ressortissants indopakistanais accompagnés de leur interprète malagasy, auraient tenté de faire sortir clandestinement de nos frontières la marchandise pour les transporter ensuite en avion, du moins selon un responsable au sein de la PAF de Nosy Be.

 

Selon toujours cette source d’information locale, les Indopakistanais ont caché l’or à l’intérieur de trois batteries d’ordinateur, rendant ainsi leur présence non décelable au premier coup d’œil. Cependant, les Forces de l’ordre ont eu du flair. Le poids anormalement lourd de ces batteries a alerté les autorités policières. Ces derniers ont, du coup, ordonné le démontage des batteries. C’était dans ces circonstances que l’or fut trouvé, caché au fond de celles-ci.

Les suspects ont agi en professionnels, du moins habitués à travailler en équipe, commente notre source locale. Car si trois d’entre eux ont été arrêtés directement avec des ordinateurs au fond desquels l’or se trouvait, les trois autres les ont transportés dans ces batteries. Tous les six ont été arrêtés. D’après un complément d’information, ils avaient un visa de touriste. Cela laisse donc supposer qu’ils auraient profité de l’ouverture actuelle de l’espace aérien de Nosy Be, et ce, sous les directives des dirigeants, pour autoriser les avions transportant des touristes de s’y rendre, pour y commettre leur méfait. Il est inutile d’ajouter que ces étrangers sont des résidents au pays. A preuve, le besoin chez les Indopakistanais en cause de solliciter le service de cet interprète. D’après une dernière information, l’affaire devra être déférée au Parquet ce jour. Les suspects risquent gros, notamment si le Pôle anti-corruption ou PAC sera saisi de cette affaire. En attendant, l’or devrait être stocké à la Banque centrale, sitôt l’enquête finie.

Et la thèse de l’existence des agissements d’un réseau, télécommandé à Dubaï, semble de plus en plus se confirmer. Vers fin novembre dernier, la douane à l’aéroport d’Ivato a déjoué une autre tentative où 15, 245 kg d’or ont été saisis durant le contrôle des marchandises, pour un vol fret à destination de Dubaï, d’une valeur d’à peu près un million de dollars.

Les modes opératoires de contrebande deviennent de plus en plus complexes. Les 15 kg d’or ont notamment été répartis en 257 feuillards, puis repeints pour ressembler à de l’aluminium, commente une source douanière. Enfin, trois ressortissants étrangers ont tenté de transporter illégalement de l’or, d’une quantité totale de 1,5 kilo, à bord du vol MK289 à destination de l’Inde, via l’île Maurice, en février dernier. Deux de ces passagers ont chacun emporté 500 g d’or sous forme de collier et le troisième, quant à lui, 500 g d’or sous forme de bracelet. Tout cela montre que les trafiquants font tout leur possible pour essayer d’exporter l’or du pays de façon illégale, et ce, en dépit de la sévérité du contrôle par les autorités de la douane ou celles de la PAF, partout au pays.

Franck R.

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Jeux des îles de l'océan Indien 2023 - Madagascar organisera-t-elle la 11eme édition ?

 La Grande île présente des infrastructures crédibles. Des travaux complémentaires sont prévus et devraient être finalisés à temps, reste le choix de la commission. Les partenaires se sont donné rendez-vous ce 6 décembre 2020 pour étudier le cas de la Grande île.

 

Avec l’abandon inattendu des Maldives, le CIJ (Conseil permanent international des Jeux des îles de l'océan Indien) s’est réuni ce 6 décembre 2020 afin de statuer sur l'avenir de la 11ème édition. Le CIJ n’a pas encore fait de communiqué officiel mais le président du Comité olympique malagasy (COM) Siteny Andrianasoloniaiko, a déjà confirmé, hier, que Madagascar a eu l’organisation des JIOI 2023, et il fera le déplacement pour l’Ethiopie afin de signer l’engagement de Madagascar dans son organisation avant de le rendre après au Président de la République malagasy Andry Rajoelina.

Les crises sanitaires, économiques et politiques qui touchent tous les pays permettent-elles de maintenir ce rendez-vous ? Renoncer à cette fête du sport n'est-il pas un signal négatif, surtout, trois ans avant le possible événement !

Ces questions et de nombreuses autres, plus techniques et pratiques, seront au cœur des échanges entre les membres des représentants du monde sportif des différents pays. Madagascar est candidat à l'organisation des compétitions. La Grande île possède déjà des stades, piscines et dojos.

Pas de JIOI en 2023 avec des crises sanitaires

Dimanche dernier, l'île Maurice, les Comores, les Seychelles, les Maldives, Mayotte et La Réunion ont étudié les possibilités d'organiser les jeux en 2023 à Toamasina. Un gymnase de 4 000 places est en projet. Sa construction est lancée mais avec l'épidémie, les travaux ont été interrompus. L'ancien stade municipal et sa piste d'athlétisme seront, eux aussi, modernisés et refaits à neuf.

Une première visite des installations a été effectuée et, d'ici à trois ans, les projets devraient être finalisés. Cette projection prend en compte les crises sanitaires difficiles qui touchent le pays. La famine, la Covid, le paludisme ou la peste préoccupent les dirigeants malagasy, tout comme les organisateurs des jeux. Les JIOI 2023 pourront avoir lieu à Madagascar sous conditions. Les infrastructures ne seront pas le seul critère !

Recueillis par E.F.