Les actualités à Madagascar du Vendredi 06 Décembre 2019

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Midi Madagasikara25 partages

Madagascar – France : Nouvelle provocation de Macron sur les îles malgaches

Le mystère est total sur l’avenir des îles malgaches de l’Océan Indien

Une nouvelle déclaration du président français risque de court-circuiter l’initiative du gouvernement, d’organiser une concertation nationale sur les îles malgaches.

« Comment exploiter durablement les ressources océaniques sans compromettre l’équilibre de ces écosystèmes ? Une station de recherche sera installée sur les îles éparses dès l’année prochaine comme je m’y étais engagé, et un programme prioritaire de recherche océan et climat créé. » Le président français Emmanuel Macron a posté cette déclaration sur son tweeter le 3 décembre, quelques jours seulement avant la tenue d’une concertation nationale sur les îles malgaches. D’après une communication faite en Conseil du Gouvernement de mardi dernier, cette concertation nationale aura lieu du 09 au 11 décembre au CCI Ivato. La déclaration d’Emmanuel Macron est perçue par l’opinion publique nationale comme une nouvelle provocation, non seulement à l’endroit des autorités malgaches, mais aussi du peuple malgache tout entier. La première provocation a été actée lorsque le président français s’est rendu le 23 octobre sur les îles Glorieuse en déclarant urbi et orbi : « Ici, c’est la France ! ». Cette déclaration a accéléré la mise en place de la commission mixte franco-malgache qui a tenu sa première réunion le 18 novembre 2019 au Palais d’Andafiavaratra. Première réunion à l’issue de laquelle, rien n’a été encore décidé sur le sort des îles éparses.

Diplomatie offensive.  Au moment où nous écrivons cet article, les autorités malgaches n’ont pas encore réagi à la nouvelle déclaration d’Emmanuel Macron. Par contre, la concertation nationale prévue se tenir à partir du lundi prochain est maintenue. D’après un communiqué du gouvernement, ce rendez-vous aura pour objectifs principaux de « favoriser l’appropriation nationale et mobiliser l’opinion publique nationale autour de l’enjeu de souveraineté malagasy sur ces îles », d’une part, et d’autre part de « compléter les bases de données existantes sur ces îles malgaches de l’Océan indien ». « Les conclusions et recommandations de la concertation nationale seront rassemblées dans un document de synthèse à présenter au président de la République à la fin de la réunion au CCI Ivato. », conclut le communiqué. Force est cependant de constater que l’impasse s’installe déjà à quelques jours du rendez-vous. Quelles dispositions les autorités malgaches prendront-elles devant la nouvelle provocation du président français ? Pour une partie de l’opinion, l’Etat malgache devrait aller au-delà d’une simple concertation nationale s’il veut la rétrocession des îles éparses. Les autorités malgaches devraient adopter une diplomatie offensive qui a pour objectif de mobiliser en leur faveur l’opinion publique internationale, ainsi que les organisations internationales, continentales, régionales et sous-régionales. Reste à savoir si les dirigeants auront le courage d’y aller.

R. Eugène

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Haute Cour de Justice : Les trois premiers dossiers des ministres qui vont être traités

Les résultats des investigations ont déjà été transmis auprès de la HCJ par le Bureau Indépendant Anti-Corruption.

Les deux représentants de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour de Justice sont désormais connus. Durant la séance plénière de mercredi dernier, les députés ont voté Jean Bosco Rivotiana, le député de Lalangina et Idealson, le député d’Ampanihy Andrefana pour les postes de représentants titulaires. De leur côté, la députée d’Ambatolampy, Yasmirah Loeticia Mamizara et la députée de Tana III, Aina Rafenomanantsoa alias Anyah ont été élues membres suppléants. Désormais donc, les membres de la Haute Cour de Justice sont au grand complet. Cette élection marque la reprise des travaux au niveau de la HCJ. Apparemment, l’Assemblée nationale a décidé de refaire confiance à Jean Bosco Rivotiana qui figurait déjà dans l’ancienne équipe de la HCJ.

Détournements. D’après les informations, le Bureau Indépendant Anti-Corruption (Bianco) aurait déjà transmis plusieurs dossiers au niveau de la Haute Cour de Justice. Parmi les dossiers qui vont être traités en priorité figurent entre autres, les dossiers impliquant trois anciens ministres. Il s’agit d’une ancienne ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la Femme ; un ancien ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’Administration, du Travail et des Lois sociales et non moins ancien ministre des Postes, des Télécommunications et du Développement numérique ; ainsi que d’un ex-ministre des Travaux publics du temps de la Transition. Les trois anciens membres du gouvernement sont soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de détournement de derniers publics.

IST. L’ancienne ministre de la Population susmentionnée est soupçonnée d’avoir détourné une somme de plus d’un milliard d’Ariary au titre de régie d’avance unique et exceptionnelle pour l’achat de différentes fournitures auprès de son département. Les faits auraient été commis en 2018. Les investigations menées auprès du Bianco auraient permis de confirmer qu’aucun marché public n’a été lancé ,et aucune livraison de fournitures n’a été opérée. Cette ancienne ministre, ainsi que son époux, qui n’est autre qu’un ancien haut responsable au niveau de l’Autorité de Régulation des Technologies de Communication (ARTEC), font déjà l’objet d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire (IST).

Marchés fictifs. Le second dossier concernant un ex-ministre des Travaux publics remonte en 2013 – 2014. Il s’agirait d’un cas de versement suspect par cinq entreprises attributaires de marchés. Une somme de plus de 700 millions d’Ariary aurait été versée dans le compte du ministre qui a été nommé sénateur du temps du régime HVM. Pour sa part, un ancien Gouverneur de Province qui a occupé le poste de ministre des Postes et des Télécommunications, est poursuivi pour son éventuelle implication dans une affaire de détournement de plus de cinq milliards neuf cent millions d’Ariary. Le dossier concernerait des marchés fictifs dans l’acquisition de matériels informatiques. Le ministre impliqué dans cette affaire a déjà pris la fuite et vit depuis quelques mois son deuxième exil en France. Les dossiers relatifs à ces trois affaires ont déjà été transmis par le Bureau Indépendant Anti-Corruption auprès de la Haute Cour de Justice, et vont être traités comme priorités au niveau de cette juridiction. Histoire à suivre.

Davis R

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Avec la  HCJ,  c’est une nouvelle étape qui est franchie

Elle commencera à siéger bientôt. Longtemps attendue, la Haute Cour de Justice va enfin compléter les institutions de la quatrièmec République. Jusqu’à présent, il ne s’agissait  que d’un  épouvantail  qui ne fait peur à aucun homme politique au pouvoir.   Les régimes successifs ont affirmé   vouloir  la  mettre en place, mais aucune avancée n’a été constatée durant les mandats des prédécesseurs du président Andry Rajoelina. Aujourd’hui, son installation va être effective. Ou du moins,les étapes ont toutes été franchies pour qu’il en soit ainsi.

Avec la  HCJ,  c’est une nouvelle étape qui est franchie

Les ministres et le président de la République ne pouvaient  jusqu’à présent    pas être poursuivis devant les juridictions ordinaires. Dans  la constitution, il est mentionné qu’ils ne peuvent l’être que devant la Haute Cour de Justice.  Sous le régime du président Marc Ravalomanana,  la question de son installation n’a jamais été évoquée. Sous celui d’Hery Rajaonarimampianina, elle a été effleurée et après plusieurs atermoiements, elle  a  été abandonnée.  C’est sous la  présidence d’Andry Rajoelina qu’une  véritable avancée a eu lieu. Les membres de la  Haute Cour de Justice sont maintenant tous connus.  Ils vont pouvoir siéger et traiter des dossiers   qui ont été instruits par le Bianco. On sait que trois anciens ministres  vont  être les premiers à passer en jugement.  On  peut se réjouir du fait que plus personne ne peut échapper à la justice , et que ceux qui ont commis des abus seront sanctionnés  comme les simples juridiciables.  C’est une véritable épée de  Damoclès qui  est suspendue  sur  la tête de tous ceux qui sont tentés d’accomplir des fautes graves lorsqu’ils sont au pouvoir.  La démocratie malgache  est donc  maintenant entrée dans une nouvelle ère.  Il existe de véritables gardes fous  et  des balises  au pouvoir des  puissants.  Les malversations et les  abus de toutes sortes seront maintenant dénoncés et pourront être sanctionnés.

Patrice RABE

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Montagnes d’ordure à Tanà : Attendons le nouveau maire pour les enlever

Si la fréquence des collectes des déchets a diminué dans certains quartiers, la collecte ne semble plus exister dans d’autres.

Les ordures ont commencé à s’entasser dans les quartiers d’Antananarivo bien avant le jour du scrutin du 27 novembre. Un fait qui n’a pas manqué d’interpeller la population de la capitale qui commence à se dire que, les périodes de propagandes riment avec amoncellement d’ordures un peu partout. Beaucoup d’encre ont coulé pour interpeller les responsables à ce qu’ils prennent leur responsabilité. De leur côté, les « activistes de salon » (expression inventée par un membre du gouvernement pour désigner un type précis d’internautes malgaches) du réseau social Facebook, n’ont pas manqué de fustiger les responsables en les traitant « d’incompétents ». La situation continue de faire parler d’elle. Les déchets s’entassent d’un quartier à l’autre de la capitale comme ce fut le cas à Ankadifotsy hier. De son côté, le SAMVA a affirmé dans sa page Facebook « être à pieds d’œuvre pour débarrasser la capitale Malgache des ordures, et qu’une organisation a été mise en place pour ce faire ». Des photos de collecte d’ordures du côté des 67Ha et d’Anosibe ont été publiés pour confirmer les propos. Le SAMVA, toujours dans sa page Facebook officielle, sollicite « la bienfaisance de tout un chacun à contribuer à l’enlèvement des ordures et à la préservation de la propreté ». En attendant l’organisation tant attendue, les ordures sont là. Attribuer uniquement la faute aux responsables de la collecte des déchets est quelque peu simpliste. Il faudrait admettre que dans cette situation, la population tananarivienne y est pour quelque chose.  Et avec la saison des pluies, les risques d’épidémie ne sont pas à négliger.

José Belalahy

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HCJ : Quid des représentants du Sénat

Quid des représentants du Sénat à la HCJ.

Les représentants de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour de Justice ont été élus dans la soirée d’avant-hier, à Tsimbazaza. Il s’agit d’Idealison élu à Ampanihy Andrefana et Jean Bosco Rivotiana, élu à Lalangina. A cela s’ajoutent deux autres suppléants, en l’occurrence, Aina Rafanomezantsoa alias Anyah, députée dans le 3e arrondissement et Loeticia Mamizara élue à Besalampy. La question se pose toutefois au niveau du Sénat. Cette Institution est actuellement représentée au sein de la Haute Cour de Justice.

Or, la HCC s’est prononcée sur la réduction des membres du Sénat à 18. Elle estime que c’est conforme à la Constitution. Et ce, faisant suite à la décision n°10-HCC/D du 25 mai 2019 concernant l’ordonnance n°2019-006 portant loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique n°2015-007 du 3 mars 2015 fixant les règles relatives au fonctionnement du Sénat ainsi qu’aux modalités d’élection et de désignation des Sénateurs de Madagascar. Lorsque cette décision sera effective, y aurait-il un changement pour ce qui est des membres du Sénat qui vont siéger à la HCJ ? Quid de leurs représentants. Il y aura probablement une élection pour ceux qui vont siéger à la Chambre haute. Si leurs représentants actuels seront réélus, ils pourraient être maintenus à la HCJ. Dans le cas contraire, leurs postes seront vacants et qu’il faudrait procéder ainsi à de nouvelles élections pour les nouveaux représentants du Sénat au sein de la HCJ.

Pénalement responsables. Selon l’article 133 de la Constitution, la HCJ peut juger le président de la République ainsi que “les Présidents des Assemblées parlementaires, le Premier ministre, les autres membres du Gouvernement et le Président de la Haute Cour Constitutionnelle, sont pénalement responsables devant la Haute Cour de Justice, des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis. Ils peuvent être mis en accusation par l’Assemblée nationale statuant au scrutin public à la majorité absolue de ses membres ».

Liés à l’exercice de leurs fonctions. En outre, l’article 13 de la loi n°2014-043 relative à la Haute cour de justice stipule que «La Haute Cour de Justice est compétente pour juger les actes accomplis, liés à l’exercice de leurs fonctions qualifiées de crimes ou délits au moment où ils ont été commis, par les Présidents des Assemblées parlementaires, le Premier ministre, les autres membres du Gouvernement et le Président de la Haute cour constitutionnelle». L’article 12 évoque la responsabilité du président de la République en cas de «haute trahison, de violation grave ou violations répétées de la Constitution, et de manquement à ses devoirs, manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat».

Dominique R.

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Musique : Les ballades cultes malgaches

Les chansons rassembleuses, que toute une génération se partage, ne serait-ce que la force d’une industrie du disque réelle et créative dans un pays. Madagascar en possède des myriades qu’une liste de plusieurs pages ne pourrait contenir. Mais il est de ce qui est plaisant de rappeler.

Jean Rigo, un des meilleurs compositeurs de ballades de l’époque moderne malgache

Les « Tapa-kevitra » et « Ambilaho ‘zaho »

Avec ces deux titres, l’auteur compositeur Jean Rigo, est devenu l’un des pachas des ballades malgaches. Que ce soit les mélodies, les textes, les arrangements… tout y est pour faire fondre le cœur de l’auditoire. En laissant aller l’imagination, pourquoi pas un concert philarmonique, avec ses soixantaine de musiciens et musiciennes, pour magnifier encore plus ces deux œuvres. Jamais l’amour réussi et l’amour déçu n’ont autant traversé les âges.

 

 

« Vinanto » de Tirike

Tirike, ou Augustin Tirike pour le civil, patrimoine vivant du tsapiky

Dans les années ‘90, depuis la ville éternellement éveillé de Toliara sortait un titre emboité dans un spleen respectueux. Tirike chantait alors « Vinanto ». Lui qui habituait les malgaches à du tsapiky endiablé. Sortir un morceau tout en langueur, avec sa voix autant baigné de « spleen » que la chanson.  La messe a été dite. D’Antananarivo, à Antsirabe, à Morondava… les gars du quartier, le soir venu, chantaient à la guitare le titre.

Tsôta à la gourmandise avec « Mahazotsirony » La génération ’90 voire 2000 a des choses à offrir au pays, Tsôta en est l’exemple

 

Si la définition de chanson culte est souvent reliée à l’intemporel, difficile de dire que cette chanson de Tsôta en soit une. Mais quant au détour d’une ruelle à Antsohihy ou à Tolagnaro, des gamines et des gamins l’entonnent aussi innocemment. Il y a matière à réfléchir. Le chanteur a réussi à faire emboiter le pas à toute idéologie d’éloignement régional et tout ce qui va avec, l’émotion d’un morceau à l’eau de rose. Une prouesse.

Le dessein idéal de l’amour avec « Tsy atakaloko »Avec Dadilove, les Tianjama, Jaojoby… peuvent être assuré d’une relève

Devenu culte dès sa sortie en 2016, « Tsy atakaloko » de Dadi Love a conquis le territoire national et surtout est devenu l’hymne des mariages. Le thème intemporel de l’amour n’a jamais failli dans la musique quand celle-ci est pratiquée dans la manière de ce titre. Sans doute, la vidéo du morceau a aussi joué pour beaucoup. Magnifiant tout le rêve d’une princesse de retrouver son prince chemin, tant et si bien que les tourtereaux sont en guenilles. L’amour est au-dessus de tout.

« Mausolée » de Backom le Rasta et Monique

Le thème de cette chanson a dérogé à la règle normale des ballades cultes. « Mausolée » est une chanson qui parle de fraternité. Une version rock et rasta du dicton « il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu ». Mais à la sauce malgache, il faut savoir apprécier ses contemporains… Bref un « aimez-vous les uns des autres » version moderne. Mais une chanson su et entendu par tous les malgaches.

Maminirina Rado

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Réseau FARMADA : Labellisation des structures de formation

Améliorer la qualité des offres de formation proposées par les structures membres du réseau FARMADA tout en les valorisant. Tel est l’objectif de ce réseau regroupant actuellement plus de 150 membres constitués par des centres de formation, des ONG et des associations ainsi que des coopératives qui dispensent de Formation Agricole et Rurale (FAR). Bâti dans un esprit de partage, le réseau FARMADA favorise les échanges entre les acteurs de la FAR.

Etude diagnostique. Dans cette optique, une étude diagnostique a été réalisée cette année afin de mettre en place la démarche qualité au niveau des structures de formation. « Deux grands résultats ont été obtenus, à savoir la typologie et le plan de renforcement de capacité des structures de formation des membres du réseau. En fait, nous voulons mettre en place des dispositifs de labellisation de ces structures de formation. Raison pour laquelle, le réseau a organisé cet atelier de validation du cahier de charges relatif à la gestion du label « SOA FAR » proposé par les membres du comité ad’hoc, pendant deux jours au Centre Tabita à Rasalama, et ce, avec l’appui du programme FORMAPROD », a expliqué Emilson Rakotondrainibe, enseignant dans une université à Fénérive Est, qui plus est, un membre de bureau du réseau FARMADA.

Critères. Les participants à cet atelier sont constitués par des représentants des réseaux régionaux, des membres du bureau exécutif et de l’équipe technique de FARMADA, ainsi que des représentants des ministères publics. Ils détermineront ainsi les critères de labellisation de ces structures de formation en question. Entre-temps, les résultats de l’étude diagnostique seront discutés. A cet effet, des travaux de groupe suivis de séances plénières sont organisés dans le cadre de cet atelier de  validation du cahier de charges relatifs à la gestion du label « SOA FAR ».

Navalona R.

Midi Madagasikara1 partages

Affaire député Ludovic : La société civile dénonce les « manœuvres corporatistes » des députés

La société civile en bloc sur l’affaire du député Ludovic.

Les organisations de la société civile s’insurgent contre la résolution des députés qui revendiquent la libération des deux députés dont celui élu à Mahabo Ludovic Raveloson dit Leva Sydney. A ce propos, une lettre ouverte a été adressée au président de la République, au ministre de la Justice, à la présidente de l’Assemblée nationale et au président de la HCC. Dans cette lettre, ces organisations de la société civile déplorent les « manœuvres corporatismes de plusieurs députés tentant de soustraire M. Raveloson à la justice ».

Séparation des pouvoirs. Condamnant le traitement de faveur dont le député Ludovic Raveloson aurait bénéficié à la prison de Morondava, les Organisations de la société civile demandent, au nom du principe de la séparation des pouvoirs, aux autorités, de refuser les conclusions de la commission spéciale de l’Assemblée nationale chargée de l’examen des levées d’immunité parlementaire concernant la suspension du mandat de dépôt émis à l’encontre du député Leva. « La décision du pouvoir judiciaire doit être respectée. », ont-elles réitéré.

Recueillis par R. Eugène

Midi Madagasikara1 partages

Investissements étrangers : Incitations fiscales demandées par la Chambre africaine de l’Energie

Des réformes fiscales soutenues sont nécessaires pour attirer les capitaux et la technologie dans l’exploration d’énergies. C’est ce que soutient la Chambre africaine de l’Energie, dans sa dernière édition des Perspectives énergétiques en Afrique pour 2020. En effet, pour l’année prochaine, des centaines de blocs et de superficies seront disponibles pour les investisseurs en Afrique. « La concurrence sera féroce pour attirer les capitaux d’un groupe diversifié d’explorateurs venus d’Amérique du Nord, d’Europe, de Russie, de Chine, d’Inde, d’Asie du Sud-Est et du Moyen-Orient. En 2019, plusieurs pays africains ont révisé leur cadre juridique et fiscal pour encourager l’exploration notamment, alors que de nouvelles découvertes de calibre mondial continuaient à être faites sur le continent », indique le rapport. Bref, la Chambre africaine de l’Energie soutient la nécessité de meilleures conditions fiscales et d’incitations pour encourager l’exploration et favoriser les investissements directs étrangers.

Antsa R.

Madaplus.info0 partages

Madagascar : Les Barea U20 sortent encore les cornes face au Lesotho

Une belle entame pour les Barea moins de 20 ans pour le COSAFA CUP U20. La bande de Menahely Ruphin pour leur premier match à Lusaka s’offre une victoire de 3buts à 0 face à l’équipe du Lesotho. Bonus : André Todisoa est élu homme du match lors de cette rencontre, il a débloqué le compteur en inscrivant un but à la 24 e minute. Arnaud, l’actuel attaquant de la CNaPs s’offre aussi un but à la 72e minute à la 77e minute Ricardo, le capitaine, marque aussi. Dans cette compétition, Madagascar est dans le groupe avec l’ile Maurice, l’Afrique du Sud et le Lesotho qui vient de perdre contre les Barea.
Comme nous l’avons annoncé, le sport collectif à Madagascar a vraiment le vent en poupe. Toutefois, une triste image circule sur internet après la victoire des Barea, les chaussures de Todisoa sont déjà amochées. Les internautes interpellent les responsables à voir de près les matériels dont les joueurs ont en besoin. Lalaina Nomenjenahary, le joueur de l’équipe A de Madagascar va offrir des chaussures de foot pour ce Todisoa.
Tia Tanindranaza0 partages

Madagasikara sy FrantsaFamatsiam-bola miisa 4 no natao sonia

Nanome fanampiana ho fampandrosoana an’Antananarivo sy ny manodidina ny Masoivoho Frantsay ho amin’ny fampandrosoana (AFD).

 Omaly alakamisy 05 desambra 2019 no natao tetsy amin’ny minisiteran’ny toekarena sy ny fitantanam-bola Antaninarenina ny fifanaovan-tsonia  ho fiaraha-miasa  mahakasika izany. Famatsiam-bola mitentina 368,1 Miliara Ariary isan-taona, izay manome 1% amin’ny harinkarena faobe (PIB) , no ilain’i Madagasikara noho ny loza ara-boajanahary tahaka ny rivodoza, tondra-drano ary haintany mandalo aminy. 3 tapitrisa Euro na 12 Miliara Ariary no nentin’ny AFD hanampiana ny fananganana ny ivom-panajariana sy ny fampandrosoana an’Antananarivo sy ny manodidina (IPAM) ary nanambara ny Ambasadaoron’i Frantsa, Christophe Bouchard fa fitsinjovana an’i Madagasikara izany rehetra izany mba hiteraka tombony ara-toekarena mihitsy. Ao ihany koa ny tetikasa hanomanana an’i Madagasikara hiatrika ny fiovaovan’ny toetrandro izay hampandrosoana ny kaominina eto an-drenivohitra ka nanaovana ny fifanaovan-tsoniam-piaraha-miasa amin’ny AFD izay mitentina 46 Miliara Ariary na 11,5 Tapitrisa Euros. Mbola  ho fampiroboroboana ny tanànan’Antananarivo sy ny manodidina ihany dia misy ihany koa ny vola mitentina 3,6 Miliara Ariary (900 000 Euros) izay nomena manokana ny ministeran’ny toekarena sy ny fitantanam-bola mba hamatsiam-bola ireo tetikasa vaovao eny antsefatsefany eny. Tonga nanatrika ny fanaovan-tsonia nataon’ny AFD sy ny minisitry ny toekarena sy ny fitantanam-bola, Richard Randriamandrato ny minisitry ny fanajariana ny tany sy ny toeram-ponenana ary ny asa vaventy, Hajo Andrianainarivelo noho izy tena voakasika amin’ireo tetikasa maro nifanekena.  

Tsirinasolo

 

 

Tia Tanindranaza0 partages

VakinankaratraTovovavy iray saika namidy70 tapitrisa Ariary

Olona efatra malaza amin’ny fivarotana sy fanondranana olona no saron’ny zandary avy ao amin’ny GAPJ Vakinankaratra ny talata lasa teo.

 

 

 

Avy tamina olona tsara sitrapo no nahazoana ny loharanom-baovao raha efa andro maromaro kosa no nametrahan’ireo mpitandro ny filaminana ny vela-pandrika.  Sarona ny 01 desambra 2019 tamin'ny 11 ora alina ny iray, raha  ny maraina kosa no tratra ireo  telolahy namany. Niaiky ny helony tamin’izany i Jonah, Jean Charles ary  Damily samy avy any Morafeno Anjoma/Ramartine, raha avy any Mandoto kosa ny iray. Fantatra tamin'ny alalan'ny findain'izy ireo fa 70 tapitrisa Ar  no hivarotany ny olona iray. Avotra soa aman-tsara tamin’izany  Rtoakely Hanitra,  izay sakaizan'i Jonah ilay mpivarotra olona  ihany.  Mbola karohina kosa ny atidoha nikotrika ity raharaha fivarotan’olona ity. Miantso ny rehetra mba hiantso ny laharana maitso 119 hatrany  ny zandary, raha vantany vao mahita tranga hafahafa fa hotazonin’izy ireo ny tsiambaratelo.

 

 

Pati

 

 

 

 

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Vondrona Eoropeanina“Efa maro ireo vola natontona ho an’i Madagasikara”

Nisy ny tatitra nataon’ny Vondrona Eoropeanina (UE) tamin’ny mpanao gazety natao tetsy amin’ny foibeny Tour Zital Ankorondano omaly.

Fahombiazana ny fiaraha-miasa amin’ny ankapobeny tamin’ity taona 2019 ity, hoy izy ireo ary efa misy sahady ny tetikasa sy ny ezaka apetraka amin’ny taona ho avy 2020. Nanamafy izy ireo fa tsy maintsy hamafisina ny ady amin’ny kolikoly sy ny fanatsarana ny fandaniam-bolam-panjakana ho tombony ho amin’ny vahoaka Malagasy. Manoloana ny valim-pifidianana kaominaly dia mitaky ny fangaraharana ny vondrona eoropeanina ary nilaza mazava fa matoky ireo tompon’andraikitra nanara-maso ary manantena mba ho eken’ny rehetra ny vokatra hivoaka eo tsy hiverimberenan’ny krizy politika intsony. Nampanantena ihany koa izy ireo fa hisy hatrany ny famatsiam-bola ny amin’ny sehatra fahasalamana sy ny fampianarana ary ny  angovo sy ny fanatsarana ny fanamboaran-dalana. Manohana ireo fiaraha-monim-pirenena ny U.E ary mamporisika ireo mihitsy mba ho mpandray anjara fototra amin’ny fampandrosoana ny demokrasia. Porofon’izany ny tetikasa Fanainga izay hanamafisana ny andraikitry ny firaisa-monim-pirenena hiteraka fampandrosoana ara-toekarena. Ankoatr’ireo dia nitanisa ireo vola nomena an’i Madagasikara ny UE ka anisan’izany ny 42 tapitrisa Euro hanatsarana ny fiarovana ny sisin-dranomasina. Eo ihany koa ny tetikasa nanatsarana ny tontolon’ny fandraharahana izay mitentina 7 tapitrisa Euro sy ny fandaharan’asa PROCOM hampiroboroboana ny fifanakalozana ara-barotra  izay mitentina 8 tapitrisa Euro. Mbola maro ireo famatsiam-bola hafa tahaka ny fanaovana fotodrafitrasa mitentina 230 tapitrisa Euro, ny fandaharan’asa FED faha -11 izay hampandrosoana ny tontolo ambanivohitra sy ny tontolo iainana.

Tsirinasolo

 

 

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Dokotera Joseph Ramiandrisoa« Nidina ny fari-piainan’ny olona, dia nalaina nifidy izy ireo »

Niaraha-nahita fa nihena ho 25% ny taham-pahavitrihan’ny mpifidy tonga nifidy, ny 27 novambra teo.

Tia Tanindranaza0 partages

Krizy sy fitokonana Mikatso tanteraka ny any Frantsa

Fitokonana maherin’ny 250 isa no mitranga any Frantsa ary dia mikatso tanteraka ny asa aman-draharaha, ny fitaterana…

 

 Ny raharaham-panjakana amin’ny ankapobeny mihitsy. Mijoro ny sendikà frantsay sy ny vahoaka tsy manaiky na manohitra ny tetikasan’ny filoha Macron mahakasika ny fisotroan-dronono izany izay heverin’izy ireo fa mety hanimba sy hanitsakitsaka ny zon’ireo mpisotro ronono. Marihina hatrany fa io fanavaozana fisotroan-dronono izay anisan’ny programanasan’ny filoha frantsay nasongadiny tamin’ny fampielezan-kevitra tamin’ny vahoaka frantsay. Marina fa nofidian’ny vahoaka hitantana ny firenena ny filoham-pirenena kanefa tsy voatery ny programanasany rehetra nambarany no naharesy lahatra ny vahoaka nifidy azy. Mijoro ny olona manohitra izany satria heverin’izy ireo mifanohitra amin’ny tombontsoan’ny vahoaka izay.

Marigny A.

 

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RMDM“Foano any fa feno hosoka ny fifidianana”

Velona ahiahy mafy manoloana ny fanitsakitsahana miverimberina ny lalàna fototra velona eto amin’ny tany sy ny firenena ataon’ny mpitondra isan’ambaratonga nandritr’ireo fifidianana nifanesy,

Toky R

 

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Ankilabao taorian’ny fifidiananaMitokona ny mpiraki-draharahan’ny fitsarana

Tsy misy ampahafolon'ny tambin-karama azon'ireo mpitsara no omena ny mpiraki-draharaha niantsoroka ny fifidianana kanefa samy manao ny asa fikirakirana ny hahatomombana izany.

 

Tia Tanindranaza0 partages

Eddy BoaderozyGadra 5 taona, lamandy 2 miliara

Dimy taona sazy mihatra ao Tsiafahy ary lamandy roa miliara ariary. Izay no sazy azon’i Eddy Maminirina na « Eddy Boaderozy » noho ny aferana boaderozy anenjehana azy.

Ny alarobia teo no notontosaina tetsy Anosy ny fitsaràna ary ny fitsaràna manokana misahana ny ady amin’ny fanondranana hazo sarobidy no nanatontosa an’izany. Namoahana didy fampisamborana kosa ny vadiny Laurencia Hantavololona. Io farany izay efa tsy hita nandritry ny fotoana maromaro na dia efa namoahana didy fampisamborana toa io koa aza. Re siosio fa efa tsy eto Madagasikara intsony. Ny mpiasan’ny minisiteran’ny tontolo iainana tamin’ny 2014, izay misy ny talen’ny kabinetra sy ny mpanolon-tsaina teknikan’ny minisitra tamin’izany dia nahazo fahafahana noho ny fisalasalàna.Aferana boaderozy sy kolikoly no vesatra hitazonana an’i Eddy Maminirina, izay nosamborina tao anatin’izao fanjakana Rajoelina izao. Tsy vitan'olona iray monja izany afera avo lenta izany. Tena mahafantatra zavatra maro izy, ary mety manana anarana maro azo omena ny fitsarana. Matoa sahy raha tena nanao tokoa dia nanana antoka fa hisy mpiaro foana. Nanomboka tamin’ny tetezamita no nirongatra ny trafika sy ny kolikoly tena henjana teto Madagasikara, ka raha laharana faha-84 isika ny taona 2008 tamin’ny filaharana amin’ny resaka kolikoly, dia taty amin’ny faha-127 taty amin’ny fiarafaran’ny tetezamita, ary faha-152 ankehitriny. Anisan’ny mason-tsivana ilain’ny mpamatsy vola ny resaka ady amin’ny kolikoly. Pimaso atao amin’ny mpamatsy vola io fanenjehana io hanehoana fa misy ny fanjakana tsara tantana eto. Afera maro anefa no mbola mampametra-panontaniana, toy ny tamin’ny taona 2015, nisiana volabe tamin’ny baoritra tratra nentina depiote iray, ny raharaha fifanarahana voalaza fa nataona minisitry ny jono iray teo aloha izay malaza ho nifampiraharaha tamin’ny sinoa ka nahazoany vola amina miliara maro tamin’ny resaka famelana sambo hanjono taty amin’ny fari-dranomasin’i Madagasikara,… Ireo nanankarena tampoka tato anatin'ny 10 taona, indrindra fa ireo nanana fahefana teto amin’ny firenena dia tokony hohadihadiana lalina.  Hanomboka ny 15 desambra, dia efa hisy an’ilay hoe hafainganina koa ny fitsarana fa be loatra ny fampidirana am-ponja. Tsy maintsy hipoitra tsy ho ela ireo mety mpiray tendro amin’I Eddy Maminirina, ary mbola maro no mety hanara-dia azy, raha mivelatra ny fanenjehana momba ity raharaha ity.

Toky R

 

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Nosy manodidina « Iles éparses »Tsy ilana adihevitra fa an’i Madagasikara, hoy ny Andriana Robert

« Ny rariny sy ny hitsiny no tokony hapetraka, raha efa nisy hatry ny fahagola ireo nosy dia tsy ilana adihevitra akory ny maha Madagasikara azy.

Ntsoavina Evariste

 

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Fotodrafitrasa ao amin’ny faritr’i SofiaMampitsoaka mpandraharaha

Ny fametrahana ny rafitra momba ny fidiram-bolan’ny faritr’i Sofia no nataonay voalohany indrindra, raha voatendry ho

sekretera jeneralin’ny governora misahana ny faritr’i Sofia, hoy Atoa Tolojanahary Maharavo na Doudou. Ny zava-misy taloha dia tsy mba manana mpiasa na « personnel » mampidi-bola ho an’ny faritra mivantana iny faritra iny fa ny kaominina no manana « reçus de recette » dia ny kaominina ambanivohitra rehetra miisa 122 any lavitra be any no nasaina nitaky vola ho an’ny faritra. Ny volan’ireo kaominina anefa tsy mba mipetraka aty amin’ny tahirim-bola na « trésor ». Lasa ireo kaominina indray izany no voasazy hanatitra vola any amin’ny”perception”. Hany 6 volana vao vitan’ireo kaominina no manatitra ireo vola raha aloha indrindra. Ny sasany 2 na 3 taona tsy nahavita. Tsy afaka ny hampandroso faritra ao anatin’ny antsoina hoe “structure de recette” tsy misy izany akory anefa ny faritra, hoy hatrany i Doudou. Betsaka ny vokatra tokony hiteraka fandrosoana ho an’i Sofia raha tsy hilaza afa-tsy ny resaka fambolena. Be lavitra noho ny vary mivoaka ao Boeny sy Alaotra no mivoaka ao Sofia fa saingy tsy misy fanisana noho io “structure de recette” tsy mipetraka io. An-jatony taonina ny lavanila ao saingy noho ny ny faharatsian’ny fotodrafitrasa toy ny lalana dia aleon’ny mpandraharaha mitsoaka any SAVA na Mananara no mitondra ny vokany, hoy izy. Tsy afaka hiverina aty Befandriana na Mandritsara na Antsohihy ireo. Ankehitriny dia efa manomboka misy mpandraharaha ara-dalàna kosa anefa. Ny eo amin’ny resaka harena ankibon’ny tany koa toy izany, toy ny fitrandrahana Kraoma sy Boxite. Efa manomboka mipetraka ankehitriny ny fampidirana ny fandraharahana rehetra ho ao anatin’ny ara-dalàna, hoy hatrany izy.

J. Mirija

 

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Rock MalagasyTena ilaina ny famoronana

Olana hatrany ny famoronana na dia betsaka aza ireo manan-talenta hoy ny tarika Ziv mpiangaly ny mozika Rock tetsy amin’ny Telozoro Andrefan’Ambohijanahary.

Tokony hifantoka amin’ny famoronana sy ny maha izy azy ny tarika mpanao Rock hanalavitra indrindra ny hala-tahaka ny vahiny. Efa misy ireo mpiangaly ny Rock Malagasy eto an-tanàna no efa manana ny mampiavaka azy manokana ary hirariana mba hitohy ny ezaka ary hipaka amin’ny zandry aty aoriana ny fanomezan-danja ny famoronana. Efa tamin’ny taona 1990 no nisy ny tarika Ziv saingy nozarazarain’ny asa sy ny fianarana izy ireo ka ny zanaka aty aoriana indray no hanohy ny kanto. Ny alahady ho avy izao moa izy ireo no hanatanteraka fampisehoana etsy amin’ny Alliance Française Andavamamba manomboka amin’ny 3 ora hampahafantatra ny rakikira voalohany misy hira 8. Ho tonga eny an-toerana ny Tarika Kiaka hanafana ny fampisehoana amin’io fotoana io.

Tsirinasolo

 

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CNR – Minisiteran’ny fampianarana ambaratonga ambonyAhiana tsy handray karama hatramin`ny aprily 2020

Miisa 9 ny ivontoeram-pirenena misahana ny fikarohana (Centres nationaux de recherche) eto Madagasikara. Rantsamangaika eo

anivon`ny ministeran`ny fampianarana ambony sy ny fikarohana siantifika. Raha ny fantatra, dia tsy haloa ny karaman`ny mpiasa ao amin`ireo ivontoerana ireo amin`ity volana ity. Antony, tsy mahatafavoaka ny tohana ara-bola ho an’ireo ivotoerana ireo ny Ministera hatramin’izao. Ahiana ihany koa ny tsy handraisan’ireo mpiasa an`arivony ireo karama hatramin`ny fotoana hahafahana mamoaka izay tohana izay any amin`ny martsa na aprily 2020 farafahaingana. Etsy an-kilany, saika hakatona ihany koa ny CNRIT (Centre national de recherche industrielle et technologique) satria vitsy ny mpikaroka miasa ao. Marihina fa io ivontoerana io dia manana “brevets“ maro ary manana voka-pikarohana tsara sady azo ampiasaina ho an’ny fampandrosoana. Saingy nihemotra tamin`ny fanapahan-keviny indray ny ministera. Andrasana moa ny vahaolana maharitra eo anivon`ny fampianarana sy fikaroahana eto amintsika satria ny vokany hatreto dia manao grevy ny SECES Antananarivo, Antsiranana, Toliara, Fianarantsoa. Noho izany, mila politikam-pikarohana matotra ny ministera.

Marigny A.

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Fahamarinana amin’ny fifidiananaTsy raharahan’ny antoko TIM irery intsony

Tsy afaka tsy hiresaka ny manodidina ny fifidianana ben’ny tanàna sy mpanolotsaina isika satria mivoatra ny vaovao.

 

Namaly ny CENI rehefa misy ny kandidà nangataka fampitahana ny lisi-pifidianana izay nampiasaina tamin’ny fifidianana solombavambahoaka farany teo sy ny lisi-pifidianana izay nosoniavin’ny mpifidy farany teo. Raha hazavaina tsotra dia nanambara ny CENI ny amin’ny hoe tsy manampahefana hiroso amin’ny fikitihana ny fampitahana ny lisi-pifidianana izany satria dia hoe saropady izany. Koa maninona nosokafana sy nokitihina ilay lisi-pifidianana, izay efa nofaranana ny 15 mey lasa teo,  ny volana jolay teo ? Io lisitra io anefa no voatondro fa nentina nanatanterahana ny fifidianana kaominaly sy monisipaly farany teo. Lisitra izay efa tsy azo kitihina sy sokafana intsony, araka ny voatondron’ny lalàm-pifidianana. Nitondra fanazavana moa ny teo anivon’ny antoko Tiako i Madagasikara (TIM), ny alarobia lasa teo, izay nangataka fampitahana nilaza ny fananterana ny fitakiana ho fiarovana ny rariny sy ny marina. Marihana hatrany fa tsy raharahan’ny antoko TIM irery ity fitakiana ny fahamarinana amin’ny fifidianana fa maro ihany koa no mitaky ny mangarahara. Mandrangaranga ny tsy fanekena io voka-pifidianana io manerana ny nosy toy ny Toamasina, Vohemar, Betafo…. Andrasana ny fivoarana satria nandrangaranga nitaky ny fahamarina hatramin’ny farany ireo antoko.

Marigny A.

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Fleury RakotomalalaMiantso ny Malagasy higrevy….

“Ndao !!! Sabotsy 7 desambra amin’ny 11 ora eny amin’ny arabe akaiky antsika no fotoana. Ento ny vilany, ny bidons jaunes, ary ny banderoles hanehoantsika fa tsy faly isika. Ampy izay !”.

 

Io no fanentanana hita eo amin’ny rindrin’ny kandida ho filoham-pirenena teo aloha izay lasa monina atsy Frantsa ankehitriny, Fleury Rakotomalala. Fehezanteny vitsivitsy hita ho mifono zavatra maro ary heverina fa misy hifandraisany ihany koa amin’ny fivoaran’ny toe-draharaham-pirenena hatramin’ny nialany teto an-tanindrazana mandrak’ankehitriny. Ora vitsivitsy taorian’ity fanentanana ity dia efa maro sahady ireo fanehoan-kevitra hita tao amin’ny pejy fesibokin’ity mpanao politika izay mamoaka famakafakana sy fanehoan-kevitra isan’andro amin’ny pejiny ity. Tao ny nankasitraka ary tao koa anefa ireo nanome tsiny fa ny hita nisongadina aloha dia taratra ho mahatsapa ireo maneho hevitra fa misy toe-javatra efa tsy zaka sy mampila hitroatra tokoa eto amin’ny firenena, indrindra, taorian’ireo fifidianana 3 nifanesy izay nahabe fitarainana ho feno hosoka sy hala-bato. Teo koa ny fiakaran’ny vidim-piainana, ny olan’ny jiro sy rano tsy mety voavaha, ny olan’ny solika sy ny hafa rehetra. Izay angamba no dikan’ilay “vilany” sy “bidons jaunes” mila avoaka mba entina hanehoana ihany koa fa marary ny aty vilanin’ny vahoaka ary fijaliana vao afaka mahazo rano.

J. Mirija

 

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Vola sandoka 580 000 ariaryMila hamarinina ireo mari-bola 20 000 ariary

B98570831 sy B98570849 ary B98570850 no laharana vola sandoka izay mipariaka avy any Ambositra.

 

 

 Mitaky fanamarinana ho an’ny mpandray ravim-bola 20 000 ariary.  Nahatratra 580 000 ariary no efa sarona tamin’ny fametraham-bola tamin’ny “cash point”.  Miisa 5 no voasambotry ny mpitandro filaminana avy ao amin’ny fiadidiam-paritra Amoron’i Mania. Raha telo no tra-tehaka tamin’ny fanamborana voalohany, rehefa niroso tamin’ny famotorana azy ireo ny polisin’ny renivohitry ny faritra Amoron’i Mania dia notondroin’ireo jiolahy ny namany. Tao amin’ny toeram-pisakafoana iray sy tany amin’ny fokontany Andovoka, Maharivo, Manolotrony no nahatratrarana azy ireo.

Miseho ho mahafantatra olona ambony hatrany ireto tratra ireto ka manahy ny polisy ho mpisambotra fotsiny ihany na “chien de chasse”. Manoloana ny vava navoakan’ireto voarohirohy izay mety ho meloka asa an-terivozina mandra-pahafaty, raha tena nanao tokoa ka ivoaka ny valim-pitsarana dia nilaza fa hanara-maso akaiky ny raharaha ny ao anivon’ny ministeran’ny filaminam-bahoaka. Andrandrain’ny olom-pirenena, ny mpanara-baovao, ny mpitandro filaminana, indrindra ny mpanao gazety ny fampitam-baovao mangaraharan’ny fitsarana sy ny mpiandry fonja mahakasika ireo naiditra vonjimaika, mpamita sazy ary ny gadra mandrapahafatiny. Toa miha feno jiolahy mantsy ivelan’ny fonja tato ho ato.

Haja Nirina

 

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Camera de surveillanceMitaky fitoriana ny fanenjehana jiolahy amin’ny zava-misy

Efa ezahan’ny fitondram-panjakana rakofana «caméra de surveillance» eto an-drenivohitra,

 izay tantanan’ny OMTE Andohalo. Manampy amin’ny fiadiana tanteraka amin’ny tsy fandriampahalemana ireny fitehirizana sy fakana sarimihetsika ireny izay hitsikilovana ireo jiolahy. Zotram-pandaminana eo amin’ny minisiteran’ny filaminam-bahoaka ny fametrahana fitoriana ny lasibatra eny anivon’ny toeram-piasan’ny mpitandro filaminana any ifotony. Aorian’izay, miroso amin’ny fanamarinana ny antontan-tantsary ny mpiandraikitra ny caméra de surveillance eo anivon’ny mpitandro filaminana, araka ny tafa manokana nifanaovana tamin’ny Kaômisera Donat Andriamanantsoa, tompon’andraikitra voalohany ny DSIT na ny fitantanana ny teknolojian’ny serasera sy ny fampitam-baovao eo anivon’ny polisim-pirenena. Manana mpitandro filaminana miara-miasa mavitrika amin’ny fisahanana ny fakan-tsary fitiliana na caméra de surveillance eny amin’ny foibe Andohalo mantsy ny polisim-pirenena. Araka ny fampitam-baovao eo anivon’ny Seraseran’ny minisiteran’ny filaminam-bahoaka hatrany,: “Misy hatrany  ny fiaraha-miasa miaraka amin’ny OTME izay mpisahana ireo «caméras de surveillance» eto an-drenivohitra.

Haja Nirina

 

 

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Ankazoabo atsimoOlona telo maty notapahin-doha

Mihorohoro ny mponina ao amin’ny distrikan’Ankazoabo atsimo amin’izao fotoana izao. Olona 3 no maty notapahin-doha, ka vehivavy ny iray ary lehilahy ny 2 tamin’ireo.

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Rano tapa-dava eto an-drenivohitraEo am-pitadiavana vahaolana ny JIRAMA

Nitondra fanazavana mahakasika ny rano tapa-dava eto an-drenivohitra omaly ny orinasa JIRAMA.

 

Nambarany fa eo am-pamaranana ilay asa fanamboarana fantsona manary rano, miainga eny Amoronankona mankany Ambohimahitsy izy ireo sy ilay  orinasa tsy miankina nahazo ny tolo-barotra avy amin'ny minisiteran'ny Angovo, ny rano ary ny akoranafo amin’izao fotoana. Mbola tsy miasa araka ny tokony ho izy ny tobim-pamokarana sy fanadiovan-drano ao Amoronankona, izay hamatsy rano an'Ambohimangakely sy Ambohimahitsy ary hanatsara ny famatsiana ho an'ireo toerana sasany ao amin'ny boriborintany fahadimy. Hatramin'ny omaly dia mbola 64m3 isan'ora ny rano vokarin'ity toby ity, raha tokony ho 100m3 isan'ora. Izany dia noho ny tsy fahampian'ny tosika sy noho ny tsy fahatomombanan'ny fantsona mitondra rano eny Abohimahitsy. Hiakatra tsikelikely hanatratra ilay 100m3 isan'ora ity vokatra ity rehefa tomombana ireo fantsona mpitatitra rano mankeny amin'ny siniben-drano Ambohimahitsy ireo, hoy hatrany ny fanazavana. Izany rehetra izany moa no voalaza fa  mahatonga ny fahatapatapahan'ny famatsian-drano eny Ambohimangakely tato anatin'ny andro vitsivitsy izay. Efa mitady vahaolana ny JIRAMA toy ny fitadiavana tosika (pression) ambony sy fitosahana (débit) tsaratsara kokoa, amin'ireo tambajotra mpamatsy rano, hahafahana manao fitsinjarana ara-drariny ho an’ireo faritra mbola lasibatra toy izay efa natao  teny Andohalo. Misy ihany koa ireo fitsirihana rano ambanin'ny tany (forage) tanterahana eny Laniera, ho an'ny faritra Avaratr'Antananarivo, Ivato ho an'Avaratra Andrefana, Ambohijanaka ho an'ny faritra Atsimo ary Ambohidrapeto ho an'Andrefan'Antananarivo. 

                                                             

Pati

 

 

 

 

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Ho an’i KristyHetsika natao hamondronana ny Kristianina rehetra

Notanterahina nanomboka omaly etsy amin’ny lapan’ny kolontsaina sy ny fanatanjahantena etsy Mahamasina haharitra efatra andro ilay hetsika hamondronana ireo Kristianina rehetra misehatra amin’ny ara-barotra….

 

Tranoheva miisa 150 no mandray anjara amin’izany mivarotra sy mampiranty ireo karazana kojakoja ilaina mandritra ny fetin’ny Noely sy ny faran’ny taona. Ankoatra ny akanjo sy ny kiraro ary ny kilalao dia hita ao an-toerana ihany koa ny Baiboly… Hampiavaka ny hetsika anio zoma ny fisian’ny fampisehoana iarahana amin’i Rojo Ny Avo sy ny tarika TDL natao hanitarana ny ambaindain’ny fitoriana ny filazantsara. Hitohy amin’ny fiaraha-misakafo hanasana ireo tompon’andraikitra eo anivon’ny fiangonana maro isan-tsokajiny izany rahampitso sabotsy. Tsiahivina moa fa tsy misy vidim-pidirana ny hetsika. Na izany aza misy ny tombola hahafahana mandray anjara mety hahazoana tapakila hahafahana miala sasatra any Nosy-be miainga eto Antananarivo.

 

Pati

 

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Fanapoizinana ara-tsakafoMpanjifa enina saika matin’ny maiônezy

Olona enina narary mafy, saika tsy avotra raha tsy naiditra hopitaly, efa nakaton’ny fitondram-panjakana ireo mpivarotra hani-masaka teny Ambolokandrina.

 

 

 Ireo no vokatry ny «mayonnaise» efa nivadika tamin’ny “composé”, ny zoma teo. Ankoatra ireo mpandalo, enina no voan’io fanapoizinana ara-tsakafo mahery vaika io teny amin’ny manodidina ka tratran’ny aretin-kibo narahina fivalanana.

Efa nentina nitsindrona teny amin’ny mpitsabo manodidina ireo narary fa tany Befelatanana vao sitrana omaly sy afak’omaly, raha ny filazan’ny fianakavian’ny lasibatra. Nandray fepetra vokatr’izany avy hatrany ny manampahefana eo anivon’ny ministera mpiahy sy ireo mpiandraikitra eny ifotony ka nakatona avokoa ireo mpivarotra hani-masaka eny an-toerana.

Mpivarotra hôtely sy hanimasaka vitsy eto an-drenivohitra no be mpanjifa hatrany, tahaka ilay eo Ampefiloha. Andalovana sy tazan’ny mpisakafo mantsy ny lakozia fikarakarana. Mitaky fenitra ny sakafo masaka, tsy ny fitaratra misy azy ireny ihany no itarafana azy ireo fa hatramin’ny rano fanasam-dovia aman-tsotro koa aza.

Haja Nirina

 

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Chandoutis RaoeraNy fanjakana tan-dalàna no hahafahana mampandroso ny firenena

Ny fanjakana tan-dalàna ihany, hoy i Chandoutis Raoera, directeur des études eo anivon’ny sekoly ambony ESD no hahafahana mampandroso ny firenena.

 

 

Rehefa mahay lalàna ny ankizy ary mampihatra izany araka ny tokony ho izy dia ho foana ho azy ny ady.  Tsy tokony hohadinoina anefa ny mampianatra ny tanora ny soatoavina Malagasy  toy ny fihavanana, ny firaisankina hahafahana manohitra ireo mpitia harena  izay tsy mikatsaka afa-tsy ny tombontsoany manokana. Anisan’ny fanabeazana omena ireo mpianatry ny ESD ireo raha araka ny fanazavany, ka anisan’ireny izy 200 mianadahy vao navoaka omaly.  Niompana tamina resaka lalàna avokoa ny fianarana norantovin’izy ireo nahazoany ny mari-pahaizana licence sy ny master I.  Tsiahivina moa fa efa efa-taona izao no nijoroan’ny sekoly ambony ESD.

 

Pati

 

 

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Tourisme à Madagascar - Les tournois de golf à multiplier

20 milliards de dollars. Tel est la somme annuelle que rapporte le golf sur le marché international du tourisme sportif. Alors que Madagascar, dans le cadre de la redynamisation de son secteur touristique, s’ouvre un peu plus vers le tourisme sportif, il a le privilège d’accueillir pour la première fois la finale du « Staysure Tour », un éminent tournoi international de golf. Une vraie aubaine à exploiter, entre le coup de projecteur international pour la destination et les répercussions sur les activités des opérateurs hôtelliers et les restaurateurs. D’ailleurs, durant une semaine, plus d’une cinquantaine de joueurs de golf internationaux à hauts revenus ont séjourné dans la Capitale. Certes, le fait d’accueillir ce genre d’événement à maintes reprises permettra de booster le secteur touristique, en même temps que l’économie du pays. De plus, il ne faut pas oublier que Madagascar a les infrastructures nécessaires pour accueillir ce type de tournoi, notamment l’International Golf Club du Rova à Andakana ou encore le Foulpointe Golf Club, qui ont chacun leurs spécificités. 

De surcroît, parmi les différents types de tourisme, le tourisme sportif s’avère le plus stable. « Quand les sportifs décident de partir vers une destination dans le but de découvrir un spot ou encore pour participer à un tournoi quelconque, aucun autre événement ne leur ferait annuler leur voyage. En effet, même si le pays subit une crise politique ou autre, les sportifs maintiennent toujours le cap. C’est pourquoi, il est d’autant plus intéressant d’investir dans ce domaine, étant donné cette stabilité. En plus, il faut souligner que les sportifs ont pour la majorité beaucoup de moyens financiers pour profiter au maximum de leur séjour », a soutenu un professionnel dans le secteur. Ainsi, le marché du tourisme sportif pourrait s’étendre vers d’autres disciplines comme la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ou encore les Jeux des îles. Comme cela, le pays n’accueillera pas non seulement les joueurs mais aussi les spectateurs. Proposer une large gamme d’offres tournées vers ce secteur permettra donc d’attirer de plus en plus de tournois ou de compétitions en tout genre. 

En tout cas, en termes de visibilité, Madagascar en aura pour son compte en tant que pays hôte avec le résumé de 52 minutes réalisé par l’European Tour Production, et diffusé sur des chaînes internationales telles que Sky Sports, Eurosport, Discovery Channel ou encore Premier Sports et Golf Plus. Un autre résumé sera aussi produit par Canal+. Et il en sera de même pour les autres événements sportifs. Toutefois, il a déjà été signé que le « Staysure Tour » passera désormais par Madagascar pour une période de trois ans, à savoir de 2019 à 2021.

Rova Randria

 

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Cyclone - « Belna » attendu à Boeny lundi

Le système dépressionnaire a commencé à s’organiser plus sérieusement dans la partie nord de la Grande île. Sa transformation en tempête tropicale s’est concrétisée dans la nuit du jeudi dernier. Sur ce, le système a ainsi pris le nom de Belna. Hier à 15 heures locales, cette forte tempête tropicale (FTT) poursuit son intensification. Selon Hanitra Elisa Rasoavololoniaina, chef du service de la Communication et de la Relation publique au sein de la Météo Malagasy, elle a été positionnée à 430 km à l’ouest-nord-ouest d’Antsiranana. Elle se déplace vers le sud-ouest à une vitesse classique de 11 km/h, accompagnée d’un vent moyen de 110 km/h avec des rafales pouvant atteindre les 150 km/h. « Avec ce rythme d’intensification, Belna est prévu se maintenir dans les deux prochains jours en présentant toujours une menace potentielle sur le nord-ouest du pays en début de la semaine prochaine. Le risque d’atterrissage sur la Région de Boeny au stade de cyclone tropical intense semble probable dansau cours de la nuit du lundi prochain ». 

Pour toutes ces raisons, les habitants des régions Sava, Diana, Sofia, Boeny et Melaky sont priés de se préparer à un éventuel mauvais temps en appliquant les prescriptions d’Alerte verte. Entre-temps, les usagers maritimes des côtes nord sont invités à ne plus s’aventurer en mer à compter de demain. Le vent se renforcera progressivement.

En outre, la situation générale est caractérisée par un couloir dépressionnaire sur le sud-est, favorable aux orages. Ce jour, dans la matinée, des pluies sont attendues à Diana, Sava, Analanjirofo, Tamatave, Sud-est, Fort-Dauphin et la pointe sud. Cet après-midi, elles vont se transformer en orages pouvant atteindre la moitié nord de Sofia, Itasy, Vakinankaratra, Anosy ainsi que la Province de Fianarantsoa. Un temps venteux est toujours de mise dans la pointe nord. 

Par ailleurs, concernant la forte tempête tropicale Ambali, présente également dans la pointe nord du pays, les dernières informations météorologiques transmises par Météo France indiquent qu’aucun danger potentiel ne menace Madagascar jusqu’à présent.

Recueillis par K.R.

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Menace du TIM - Un pansement sur une jambe de bois

La défaite électorale du TIM est consommée et semble inévitable même si les résultats ne sont que provisoires. Ne pouvant pas accepter cette débâcle, le TIM menace de descendre dans les rues. Une menace sans conséquence majeure jusqu’au prononcé du résultat définitif par les tribunaux administratifs.

 

Les électeurs ont fait leur choix lors des élections communales et municipales malagasy. Ils ont offert leur confiance aux candidats de l’IRK, au détriment d’autres partis politiques notamment le TIM. Ce dernier, au sens littéral comme au figuré, n’arrive pas à avaler sa défaite. La demande de confrontation de procès-verbaux que ce parti refoulé par le peuple a exigée lors de la dernière présidentielle n’a pas eu les résultats escomptés, étant donné que la demanderesse a finalement fait faux bond au moment venu. Lors des communales et municipales, le TIM a changé son fusil d’épaule en demandant cette fois une confrontation de listes électorales signées lors des législatives et lors des communales et municipales. Une autre trouvaille qui frise l’aberration.  

 

Ne trouvant plus de parades et ne sachant plus sur quel pied danser, le TIM rameute ses partisans à descendre dans les rues pour contester les résultats des dernières élections et surtout ceux d’Antananarivo -ville. Les dirigeants du parti TIM s’en moquent  complètement de la déconvenue de leurs candidats dans les autres localités comme à Andoharanofotsy, Antsirabe, Antanifotsy, Ambatondrazaka etc. l’important pour eux, c’est la Capitale. La plateforme « Rodoben’ny mpanohitra »  qui l’a soutenu avant les élections municipales,  a d’ailleurs affirmé l’objectif de cette fixation sur Antananarivo, faire tomber le régime actuel.  En adoptant cette nouvelle stratégie, ils ne manquent pas à leur réputation de mauvais perdants et de revanchards. En effet, depuis la parution des résultats provisoires du dernier scrutin donnant la victoire aux candidats Orange, ce parti en phase de déclin ne cesse de remonter l’opinion publique contre la commission électorale et le régime actuel. Une attitude contraire à l’esprit démocrate qui veut que lors d’une élection, il y a toujours une victoire et une défaite.

 

En tout état de cause, cet appel ne verra que la participation d’une poignée de fanatiques et ce pour un temps limité.  La majorité de la population ne suivra pas des leaders. En incitant la population à une grève, le TIM ne fait qu’un pansement sur une jambe de bois. Un acte aussi vain qu’inutile de la part d’un parti dont la fin est proche. Les futures élections sénatoriales sonneront sans doute le glass du parti de Ravalomanana Marc. Ce dernier qui, en fin de carrière politique, veut entraîner avec lui dans ce déclin les jeunes qui ont encore un avenir à gérer. 

 

Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Tianarivelo Razafimahefa, hier en marge de la signature de lancement de la 2ème phase du projet PRODECID au FDL Anosy, a appelé la population à la sérénité. « Nous sommes toujours en période électorale », a-t-il rappelé et il faut attendre le prononcé des résultats définitifs. D’ailleurs, la CENI présentera officiellement les résultats provisoires des élections communales et municipales lundi prochain à son siège. Actuellement, la population se concentre sur son travail et sa vie tandis que le régime actuel se focalise sur la réalisation des promesses dites lors des campagnes.

Boaza

 

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Quid de la souveraineté nationale

Rajoelina Andry Nirina consulte. Le Gouvernement relance et mobilise. Et pour cause, la souveraineté nationale piétinée.

A l’approche du 40ème anniversaire de la résolution 34/91 de l’assemblée générale des Nations Unies du 12 décembre 1979 donnant gain de cause à l’Etat malagasy sur la question des Iles Eparses (Les Glorieuses, Juan de Nova, Bassas da India, Europa et Tromelin), le pays s’apprête à faire valoir son droit. A travers cette historique résolution, l’ONU reconnait la souveraineté de Madagasikara sur ces « perles » de l’océan Indien et recommande à la France d’entamer le dialogue avec l’Etat malagasy en vue de la rétrocession.

 

Quarante ans après, rien ne bouge ! Les bases d’un vrai et authentique dialogue n’ont même pas  été jetées. La France évite et crée des manœuvres dilatoires. Bref, elle se moque indifféremment.Le Gouvernement malagasy en place, dans son droit les plus légitimes, relance « l’affaire ». Selon le porte-parole Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de la Communication, les dirigeants malagasy priorisentla voie « diplomatique » et mettent en avant l’option « dialogue » dans le processus de restitution comme le recommande d’ailleurs l’assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution.

A titre d’éclairage, un petit rappel de l’histoire nous aidera à situer dans le vrai contexte de cet éternel « feuilleton ». A l’époque coloniale, les Iles Eparses faisaient partie du territoire indivis la Grande Ile. La France reconnaissait implicitement que ces cinqpetites iles dépendaient administrativement et territorialement de Madagascar, la Grande Terre. 

 

Au moment de la signature des accords de coopération en 1960 (le 2 avril), les Iles Eparses ne figuraient plus dans le territoire de la future République malagasy. Les membres de la délégation malagasy, au moment de la signature des documents, ne s’étaient pas rendu compte ou plutôt n’avaient prêté attention à ce « petit détail ». En effet, la veille (le 1er avril), la France publiait « secrètement » un décret retirant les Iles Eparses du territoire malagasy.Il fallait attendre la révision des termes des accords de coopération en 1973 poursoulever le cas. Ratsiraka Didier, chef de la délégation devenu plus tard Chef de l’Etat (1975) portait la « question » devant les instances de l’ONU. Grâce à la ténacité et la compétence technique des membres de la délégation malagasy dont entre autres le Pr Raymond Ranjeva, un juriste émérite, Madagasikara obtint finalementgain de cause le 12 décembre 1979. Mais comme il fallait s’y attendre, la France rejette la résolution onusienne. Et elle persiste et signe que les Iles Eparses sont… françaises.

 

Quarante après, le Gouvernement malagasy relance la question. Ces « petites merveilles » incluses dans les eaux territoriales de Madagasikara sont… malagasy. Toutefois, on doit être en possession d’un dossier solide, bien ficelé et assez « costaud ».

Pour ce faire, RajoelinaAndry choisit la stratégie de la consultation à large horizon sinon « open » voire populaire. Le Gouvernement mobilise ! Le sujet est de taille, il s’agit de défendre la souveraineté nationale qui, en fait, ne se négocie point. Tout le monde est convié à apporter sa contribution. La portée de vue du grand nombre va loin, dit-on ! « Ny hevitry ny maro, mahataka-davitra ». Il y va de l’honneur et de l’avenir du pays.

Ndrianaivo

 

 

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Lalao Ravalomanana et Riana R. - L’heure de rendre des comptes !

Si elles sont confirmées, les tendances publiées par la CENI sur les élections qui se sont tenues dernièrement vont complètement changer la donne en ce qui concerne la Capitale. En effet, avec l’élection de Naina Andriantsitohaina en tant que maire et la parfaite parité entre le TIM et l’IRK au sein du conseil municipal, le parti de Marc Ravalomanana perd totalement le contrôle de la CUA. Du coup, certaines zones d’ombre soigneusement entretenues jusque-là, notamment sur la gestion  financière de la Commune, vont enfin être mises sous les feux des projecteurs.

 

Bon gré mal gré en effet, l’équipe sortante aura à rendre compte de toutes les interrogations sur lesquelles elle a toujours fait l’impasse jusqu’ici. Les explications de Lalao Ravalomanana sont particulièrement attendues, non seulement sur le montant des sommes collectées à partir de certaines sources de recette qui ont fait polémique durant son mandat, mais aussi et surtout, sur leur utilisation. Outre les sommes perçues des occupants des box commerciaux qui ont été érigés sur différents espaces communaux (trottoirs, îlots, parking), la transparence est ainsi exigée en ce qui concerne la ristourne versée par Easy Park,  l’opération régularisation de permis de construire de 2016, et dernièrement, l’histoire de l’impôt foncier sur la propriété bâtie (IFPB).

 

En ce qui concerne le cas Easy Park, au-delà des dysfonctionnements dénoncés par les usagers, c’est la gestion des versements effectués par cette société dans les caisses de la CUA qui retiendra l’opinion publique. Si l’on sait que 20% des recettes engrangées par les emplacements concernés reviennent à la Commune, en revanche, l’on ignore le montant total des sommes encaissées par la CUA depuis le début du contrat ainsi que leur destination. 

 

Pour ce qui est de l’opération régularisation de permis de construire effectuée du 20 octobre  au 4 novembre 2016 et censée permettre aux propriétaires de constructions illicites de régulariser leur situation, force est de constater qu’elle a été définitivement laissée aux oubliettes. Or, 200.000 ariary par construction ont été collectés par la Commune à cette occasion et, selon les chiffres avancés à l’époque, près de 167 600 toits étaient visés.

 

Quant au scandale de l’IFPB, rappelons qu’il concerne une pratique peu orthodoxe qui aurait cours depuis plusieurs années au sein de la CUA et qui a pour conséquence de  priver cette dernière de milliards d’ariary de recettes fiscales annuelles. Sans s’encombrer de termes techniques, elle consiste à s’abstenir d’inclure les nouvelles constructions dans la base de données de l’IFPB, laquelle présenterait à l’heure actuelle un énorme gap de plusieurs centaines de milliers de constructions par rapport à la réalité. La question qui se pose est de savoir à qui pourrait bien profiter cette abstention coupable.

 

Il est peu probable que les réponses à toutes ces questions puissent être obtenues lors de la passation entre les deux maires sortant et entrant. Il est certain que les documents qui seront présentés à cette occasion seront exempts de toute irrégularité.  Afin d’éviter de mauvaises surprises et pour partir sur de bases saines, la nouvelle équipe de la CUA a intérêt à commanditer un audit afin d’éclaircir toutes les zones d’ombre qui entourent la gestion de l’équipe sortante. 

Hery Mampionona

 

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Association Fakotôry : Va pour la 3e édition du projet « kitapovaovao »

Des échantillons de cartables confectionnés par l’atelier usine de l’association Fakotôry.

Le concept zéro déchet commence à faire effet à Madagascar. Les jeunes sont les plus concernés par le mouvement. Les membres de l’association Fakotôry en sont de parfaites illustrations.

Si pour certains, le mouvement de zero déchet est un « must » à faire, du fait que cela relève des raisons éthiques, économiques et environnementales. Pour d’autres, ce n’est ni plus ni moins qu’un effet de mode. Véritable combat, la philosophie touche des villes comme San Francisco, Milan ou encore le village de Kamikatsu au Japon. Allant du recyclage dans le but d’une bonne gestion des déchets tout en posant la question sur les modes de consommations ,et le cycle de vie des produits consommés, la philosophie zéro déchet commence à porter ces fruits à Madagascar en touchant des acteurs jeunes et débordant d’imagination. Comme c’est le cas des membres de l’association Fakotôry qui lance cette année la troisième édition du projet « kitapovaovao ». Interrogé sur le projet en question, Sariaka Razanakoto, président de l’association Fakorôry fait savoir :« Kitapovaovao consiste à collecter des jeans usés pour en faire des cartables que l’on va ensuite distribuer aux élèves d’Ecole Primaire Publique de la capitale ». Notre interlocuteur de préciser « par cette initiative, nous entendons interpeller les gens qu’il n’est pas forcément, pas utile de jeter les objets. Encore moins de les garder dans les tiroirs des armoires parce qu’ils peuvent avoir une seconde vie ». Profitant de l’occasion de l’entretien, le président de l’association Fakotôry d’interpeller la population « on peut faire de bonnes choses, des choses utiles avec des objets de récupération ».

Perspective. Le projet Kitapovaovao bénéficie depuis ses débuts aux élèves des EPP de Soamanandrariny et d’Itaosy. Les choses devront changer avec cette troisième édition si l’on s’en tient aux dires de Sariaka Razanakoto. « Nous comptons étendre nos activités vers d’autres bénéficiaires cette année. Pour ce faire, nous allons mettre en place des collaborations avec d’autres organisations de la société civile. Ainsi, nous comptons atteindre plus de cibles et bénéficier plus d’élèves ». Il conviendrait de noter qu’outre le côté recyclage, le principe de création d’emplois y trouve également son compte. Les cartables sont confectionnés dans un atelier usine appartenant à l’association, et où des gens travaillent pour son compte. Et pour s’assurer de l’approvisionnement en matière première, les membres de l’association Fakotôry organiseront un éco concert le 7 décembre prochain.  « L’idée consiste en une collecte de jeans usés. Ainsi, le billet d’entrée au concert est fixé à deux jeans usés par personne » explique le président de Fakorôry. Redonner une seconde vie aux jeans usés afin de contribuer à la scolarisation des enfants des écoles primaires publiques malgaches, une formule signée Fakotôry…qui est loin de l’expression populaire « mampijaly jean ».

José Belalahy

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Portrait : Nostalgie inachevée en soul majeur : « Ny Nanahary »

: Mamy Andrianjanahary, le leader charismatique du groupe Ny Nanahary

Ny Nanahary est un monument sacré, le terme est juste, de la musique malgache. Parfois, on a tendance à l’oublier. Une histoire en musique s’impose pour se le rappeler.

Un souci immodéré pour les plus nantis, sous les premiers assauts d’un Hammond joué à la manière « bà gasy », Ny Nanahary est entré à jamais dans la postérité avec « Ny Noelin’ny kamboty ». Une chanson au goût amer, quand bien même la vie dans les années de début de ce groupe était moins « thrash » que cette fin 2019. Dans les années 60, les frères Andrianjanahary, montent dans les charts. Des groupes comme Antananarivo sait en faire. De ceux qui gardent le cœur dans les rizières et la tête au-dessus des lumières artificielles de la ville.

Quoi qu’on en dise, le choc des civilisations et des cultures a commencé dès les monstres sacrés du théâtre Andrianary Ratianarivo, Rasamy Gitara et compagnie. Comme eux, Ny Nanahary a déjà choisi son camp, le camp des petits gens de son pays, des faibles… Bref, des veuves et des orphelins. « Ny Noelin’ny kamboty » se ressent comme une chronique primitive. Une peinture de l’ombre, peu de nuances et, en lumière diffuse, des scènes malheureuses et théâtrales. Le blues « malgache » qui sous-tend la chanson se retrouve relâché dans « Ilay tanàna ».Un morceau résolument soul.

Difficile de ne pas parler de ce côté « southern soul » ou « deep soul » avec Ny Nanahary. Du moins musicalement, une rythmique saccadée, des instrumentations tirées du gospel. Une tension visant à toucher l’âme. Pour les textes, point d’évocation au goût immodéré pour la chair, c’était plus dans les saintes écritures et la foi chrétienne. Par contre, le son est là. On se risque même à dire que ce groupe est un pionnier du genre. Il suffit de se laisser envouter par l’entrée de « Torapasika », pour s’en convaincre.

Force de la verve. En scrutant la vaste bibliothèque discographique de Discomad, le label qui a produit Ny Nanahary, ses premiers disques dataient alors de 1970. Il est presque inimaginable, que la bande de frères chantants a un jour entonné des titres comme « Zary nofy ihany », « Ny fahitako hianao »… Et quelque part, c’est toute la beauté de la nostalgie. Quand on pense que plus tard, vers les années ‘90, la formation a adopté un autre registre, mêlant comique et verve castrant du « hira gasy ». Personne n’a sans doute su aussi bien adapter l’avancée de l’âge au contexte musical de l’époque.

Dans une République faisant du sur place, abrutie par les crochets gauches/droites de la mondialisation, les « Ôrera » et « Tosi-drà » font leur apparition. Dans la continuité de la chanson culte « Misosa mankaiza ». A eux trois, ces titres sont des voyages bluffants dans le social du malgache. Ny Nanahary tire à boulets rouges sur toutes les classes et les situations. Le changement climatique, la corruption de l’administration, les pères indignes, la pollution, la peste, les folies de jeunesse, les vols d’enfants, l’insécurité urbaine…

Réentendre une dissection si détaillée, humble et sans le ton parfois pédant de l’artiste révolutionnaire de 2019, est tout simplement impossible.

Maminirina Rado

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Handisports-CCCHOI : Les deux équipes malgaches en demi-finale

Les équipes Malgaches en démonstration au Palais des Sports Mahamasina.

L’affiche des demi-finalistes du basketball sur fauteuil roulant de la  19e édition de la Coupe des Clubs Champions Handisports de l’Océan Indien (CCCHOI) est connue. Cependant, les deux équipes Malgaches dans cette joute régionale ont validé leur ticket pour la prochaine étape prévue pour demain au Palais des Sports Mahamasina. Lors de la dernière journée de la phase des éliminatoires hier, la Cosahp portant le nom Mada 2 a renversé sans difficulté les Comoriens sur le score sans appel de 61 à 30. La formation Analamanga rencontrera les Mauriciens pour la première demi-finale. Quant à l’équipe Fanantenana d’Atsimo-Andrefana qui porte le nom Mada 1, elle est invincible jusqu’ici. La bande à Pascal s’est imposée encore une fois face aux Comoriens sur le score de 91 à 30. Elle devrait se mesurer à l’équipe de la Réunion pour la deuxième demi-finale, qui sera entre autre une finale avant la lettre. Très attendus, le tournoi en pétanque se déroule ce jour au CBT Mahamasina, tandis que la première journée du tennis sur fauteuil roulant, à l’ANS Ampefiloha.

Manjato Razafy

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Toliara : Fiara nifatratra tany an-tranon’olona, vehivavy bevohoka iray maty tsy tra-drano

Hatramin’ny nahavitana tara ny RN9, dia nisesisesy tato ho ato ny trangana lozam-pifamoivoizana nahafatesan’olona tsy manan-tsiny any amin’ny Distrikan’i Toliara II, satria maro amin’ireo mpamily fiara no alaim-panahy mandeha mafy noho ny hatsaran’ny lalana. Afak’omaly, fiara 4×4 iray miloko mena, voalaza fa nandeha mafy no nifatratra tany an-tranon’olona, izay tranovato iray amoron-dalana, tao Beravy, Kaominina ambanivohitra Belalanda, 21 km avaratry ny tanànan’i Toliara raha hiazo ny Distrikan’i Morombe iny. Vokany : vehivavy iray bevohoka no voadona mafy, ka maty tsy tra-drano. Vokatry izay dona mafy izay hatrany, dia potika tanteraka ny lohan’ilay fiara havia manandrify ny mpamily. Raha ny vaovao voaray, naratra mafy ihany koa ny mpamilin’ity fiara tsy mataho-dalana, ka noentina notsaboina tao amin’ny hopitaliben’i Toliara, nefa tsy tana ny ainy na dia nialan’ny mpitsabo nenina mafy.

Eric Manitrisa

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Vohémar : Fiara 4×4 nandeha mafy nentina sinoa, nahafaty olona telo mianaka

Nitrangana lozam-pifamoivoizana nahatsiravina nahafatesana olona tsy manan-tsiny indray, tany amin’ny Distrikan’i Vohémar, amin’ny RN5A iny, afak’omaly, ka olona telo mianaka no namoy ny ainy, rehefa voadonan’ny fiara 4×4 iray ; izay nirimorimo mafy nentina teratany sinoa. Raha ny vaovao voaray, tao Tsaratanàna, 1km  hidirana ny tanànan’ny Kaominina ambanivohitra Antsirabe Nord no nitranga ny loza. Vokany : olona iray maty tsy tra-drano, raha teny amin’ny hopitaly kosa no namoy ny ainy ny roa naratra mafy voadona. Raha ny fantatra, dia avy any Antalaha saika hihazo ny Kaominina Ampanefena ity fiara tsy mataho-dalana ity no namoa-doza izao. Rehefa avy nandona an’ireo telo mianaka ity fiara miloko fotsy ity, dia nivadika ambony ambany nivarina tany an-kady avy eo. Mba hisorohana ny hatezeram-bahoaka, dia nanao fifampiraharahana ara-drazana ilay sinoa nitondra ny fiara nahafaty olona, ka nanaiky nandoa vola 18 tapitrisa ariary isaky ny olona maty ireo kely maso. Ary niampy 18 tapitrisa ariary ihany koa ho an’ireo kamboty efatra mianadahy zanaky ny lehilahy iray tamin’ireo maty. Araka ny fantatra, hoentina any an-tanindrazany, any amin’ny Distrikan’ Ambositra, Faritra Amoron’i Mania, ny nofo mangatsiakan’ny roa ; izay mpianaka tamin’ireo namoy ny ainy.

Eric Manitrisa

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Célébration de la journée mondiale des toilettes : Des prestations-choc pour sensibiliser sur l’assai...

Rajao a captivé le public toute la journée.

A travers une prestation remarquable de l’artiste Rajao, la journée mondiale des toilettes (JMT) célébrée par WaterAid Madagascar à Manjakandriana, lundi dernier, a su démontrer le caractère vital de l’accès à un système d’assainissement aux normes.

 Consacrer une journée mondiale aux toilettes ? Si d’aucuns y voient une absurdité, c’est que les enjeux ne leur apparaissent pas évidents. Et pourtant, une toilette n’est pas simplement une toilette. On est en présence d’une structure à caractère sauveteur –  dans la mesure où elles constituent une barrière aux déchets humains, propagateurs de maladies parfois mortelles – et protecteur de la dignité humaine. Dans le monde, 4,2 milliards de personnes vivent sans systèmes d’assainissement aux normes. A Madagascar, 19% seulement de la population possèdent des toilettes décentes. Autrement dit, plus de 21 millions de personnes dans le pays défèquent dans la nature ou utilisent des latrines défaillantes. Ainsi, lorsqu’en plein Antananarivo, des quartiers entiers, dans la ville basse ou ailleurs, voient chaque jour leurs canaux d’évacuation d’eaux remplis de déchets humains déversés tôt le matin par les ménages dont les habitations sont dépourvues de toilettes, on peut clairement parler de crise de l’assainissement. La journée mondiale des toilettes est une occasion de s’attaquer au problème.

Géré en toute sécurité. Célébrée le 19 novembre chaque année depuis 2001, la Journée mondiale des toilettes (JMT) est une journée d’actions pour faire face à la crise mondiale de l’assainissement, et contribuer à la réalisation de l’Objectif de développement durable 6 (ODD 6) qui promet l’assainissement pour tous à l’horizon 2030. Pour cette année, cette JMT attire l’attention sur les personnes laissées pour compte en matière d’assainissement. Il s’agit ainsi d’élargir l’accès à des toilettes sûres et à un service d’assainissement géré en toute sécurité. L’accent est mis sur ce dernier volet : « géré en toute sécurité », signifiant l’utilisation d’installations sanitaires hygiéniques qui ne sont pas partagées avec d’autres ménages, et où les excrétas sont séparés des contacts humains et éliminés de manière sûre in situ, ou alors transportés et traités hors site, protégeant ainsi les personnes et l’environnement des agents pathogènes. Les exemples incluent les toilettes à chasse d’eau et vidange connectées aux systèmes d’égout canalisé; fosses septiques ou latrines à fosses; latrines à fosse ventilées améliorées; toilettes à compostage; ou des latrines à fosse avec des couvertures en  dalles communément connue à Madagascar comme DSP (Dalle San Plate).

Rajao est dans la place. Water Aid Madagascar, ONG internationale œuvrant dans le domaine de l’eau, assainissement, hygiène, a célébré la JMT 2019 lundi dernier 2 décembre, dans la commune de Manjakandriana, une de ses zones d’intervention. Une journée dont le moment fort était sans doute la prestation de l’artiste Rajao qui a présenté un one-man-show, en parfait maître de la thématique WASH (water, sanitation and hygiene), en particulier l’assainissement et les principaux messages sur la nécessité de contrôler l’éparpillement des excrétas humains. L’artiste, contacté par  Water Aid, n’a pas mâché ses mots lorsqu’il fallait faire prendre conscience à tout un chacun un déclic que l’usage de toilette n’est pas l’affaire des riches. Ses  mots et expressions interpellateurs, voire alarmants s’adressaient à toute la communauté, aisée ou les plus démunies. Le tout, savamment agrémenté d’humour, tout en menant une véritable sensibilisation en appelant un chat un chat. Aussi, si des mots comme « tay », « amany » ou « mangery» font partie d’un langage que l’on qualifierait de gênant, ces mots ont meublé toutes les animations. Certains froncent les sourcils tandis que d’autres commencent à capter le message et se rendent compte que, tout ceci est tout sauf une blague !

 365 grammes par an ! La prestation-choc de Rajao a certes estomaqué certains, mais elle a surtout conscientisé d’autres, lorsqu’il a signifié aux participants venus à la célébration que chacun d’eux « aurait ingurgité au moins 365 grammes de selles par an car une mouche aura transporté un gramme de défécation humaine non stockée dans une latrine » et parvenu jusqu’aux aliments ingérés par les humains. Un calcul bien démonstratif pour amener les uns et les autres à se rendre compte d’une situation bien réelle  quand l’assainissement fait défaut.

Outre la prestation fort remarquée de Rajao, des concours de poèmes et des chants folkloriques ont également eu lieu sur place, toujours sur la même thématique. De même, des stands ont montré les diverses technologies disponibles sur place. L’équipe de Ezaka Vaovao, partenaire d’exécution de Water Aid dans la commune de Manjakandriana assure les interventions sur terrain, et apporte les appuis techniques nécessaires pour les trois années à venir. Des activités de suivi et évaluation  de ces actions de sensibilisation et des interventions menées et financées par Water Aid sont prévues chaque semestre, et en évalueront les impacts positifs sur le plan social et économique.

Hanitra R.

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Football- COSAFA Cup U20 : Entrée réussie pour les Barea !

André Todisoa recevant le trophée d’homme du match contre le Lesotho

Les Barea des moins de 20 ans ont réalisé une entame parfaite du tournoi Cosafa en Zambie en battant le Lesotho sur le score sans appel de 3 buts à 0.

Un bon coup au moral qui va permettre à André Todisoa, élu homme du match, de se positionner pour le match décisif de dimanche contre l’Afrique du Sud.

Les Barea poursuivent leur match en avant. Après la victoire des seniors devant le Niger et l’Ethiopie, les moins de 20 ans ont aussi laissé une très forte impression, hier au Sunset Stadium de Lusaka, en s’imposant avec de la marge face aux Sothos.

Raicardo, le fils à Papa. Il n’y avait pas pratiquement un round d’observation car bien décidés à enclencher la vitesse supérieure, les Malgaches ouvraient leur compteur par le biais de André Todisoa dès la 24e minute. Intenable dans son rôle de meneur, le Tuléarois que Fosa Juniors avait pris soin de prendre sous sa cape au retour de Maurice où il a disputé le tournoi Cosafa U17, permettait à son équipe d’aborder le match avec une certaine aisance. Et dans cette ambiance propice aux exploits, Arnaud Randriamanantena, l’attaquant actuel de la CNaPS Sport, corsait l’addition à la 72ème mn.

5 minutes plus tard, Raicardo, le capitaine et néanmoins fils de l’entraîneur Ruphin Menakely, marquait le troisième but au plus grand bonheur de son père qui ne pouvait trouver meilleur argument justifiant son choix que cette réalisation d’un garçon à qui il a transmis toute son expérience.

Comme il a pris soin de privilégier l’entente du groupe, il a choisi dans son onze de départ 9 Fosa Juniors auxquels s’ajoutent Arnaud de la CNaPS et Rijaniaina Randriamanampisoa du CFTFC.

A deux niveaux. Cette victoire de 3 à 0 d’entrée est une bonne chose pour la sélection malgache qui affronte dimanche l’Afrique du Sud. Un match qu’il va falloir gagner même par la plus petite des marges pour espérer se qualifier pour les demi-finales étant entendu que le dernier match des Barea face à l’Ile Maurice s’apparente à une petite formalité.

Les résultats montrent jusqu’ici qu’il y a une compétition à deux niveaux. Les grandes nations ont été exactes au rendez-vous avec ce 8 à 0 infligé par les Angolais aux Seychellois ou encore le 4 à 0 du Malawi face aux Comores.

Même la Zambie s’est mise à la fête en infligeant un camouflet au Botswana sur le score incroyable de 5 à 0.

La seconde journée reste donc d’être une des plus disputées où le mot d’ordre est simple : vaincre ou mourir…

Clément RABARY

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Salon des études en France : La 5e édition organisée hier

La 5e édition du salon des études en France était une réussite.

De nombreux jeunes sont venus répondre à l’invitation du Campus France Madagascar à l’IFM ou Institut Français de Madagascar à Analakely hier. Comme convenu, le salon des études en France a commencé à 9h. Une opportunité pour les nouveaux bacheliers en premier lieu, et des jeunes désireux de poursuivre leurs études dans la Métropole. Diverses activités et rencontres étaient organisées pour satisfaire les attentes des visiteurs. Entre autres, des rencontres avec des établissements français ou encore la découverte des programmes d’échanges.  Des informations sur les filières et les procédures à suivre dans le cadre des recherches de bourses, mais surtout dans le cadre des études proprement dites ont également été offertes par les organisateurs aux jeunes venus nombreux à l’IFM hier. Une façon pour les organisateurs en question de mieux conseiller et d’orienter les jeunes Malgaches dans leurs projets d’études à l’étranger. Par ailleurs, le moment était également l’opportunité pour les visiteurs, d’évaluer leur niveau en langue française. La maitrise de cette dernière étant la première condition si l’on veut étudier en France.

Recueillis par José Belalahy

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Miss Kitesurf Mauritius : Près de vingt prétendantes participeront au casting de Bika Gasy

Promouvoir le mode vestimentaire est l’objectif de Bika Gasy

Bika Gasy a eu une réponse venant des organisateurs de l’événement international de championnat de kitesurf à l’île  Maurice. Pour cela une délégation malgache  sera formée  avec six  ravissantes femmes,  un Styliste et le staff  de Bika Gasy pour représenter Madagascar à l’élection de Miss Kitesurf. « Une occasion de se faire connaître grâce à leur visibilité internationale », a souligné Tahiana  Razanamparany, l’organisateur de l’évènement.  Pour choisir les six  jeunes femmes  qui vont représenter Madagascar à l’île Maurice. Les  organisateurs ont pris une initiative en organisant   un casting de présélection ce samedi 07 Décembre à 13h30 au Piètrà Hôtel Analakely. Il y aura trois  phases.  Une phase de présélection,  une phase de demi-finale et une phase finale seront effectuées le même jour. Près de  vingt participantes   seront présélectionnées.  Ensuite,  15 seront admises  en demi-finale. Après,  dix  atteindront la Finale. Et  pour sortir les six  qui iront   à l’île Maurice. Une fois arrivées,   ces représentantes  de la Grande île vont passer le concours de Miss Kitesurf. D’autres accéderont à des contrats de Model photo pour des magazines internationaux.

Iss Heridiny

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Ankazoabo Atsimo : Tovolahy hita faty nisy namono, noloaran’ny olon-dratsy ny voamasony roa

Nisesisesy tato ho ato ny vono olona miaro halatra taova, vaky fasana . . . , any amin’ny Distrikan’Ankazoabo Atsimo, ka anaovan’ny mponina antso vonjy amin’ny mpitondra mahefa, satria hatreto tsy misy voasambotra ireo nahavanon-doza, raha ny vaovao voaray. Ny alatsinainy teo, tao Ambalamarina, tovolahy iray 18 taona no maty nisy namono, ary noloaran’ireo olon-dratsy ny voamasony roa. Lehilahy iray ihany koa no maty nisy namono hita faty tsy nisy loha, tao Ampandramitsetaky, Kaominina ambanivohitra Tandrano, ny talata teo. Tranga toy izany koa no niseho tao Morahariva, Kaominina Berenty. Tao anatin’ny roa volana, raha ny nambaran’ny olom-boafidy iray izay tsy tononina anarana sy toerana misy eto, dia olona  20 no maty voakapa loha, ary tsy mbola misy hita hatramin’izao ny lohan’ ireo olona namoy ny ainy ireo. « Rehefa miharitra ny omby lasan’ireo malaso mpangalatra, dia tonga indray ny dahalo mpamono sy mangalatra taova. »

Eric Manitrisa

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Montagnes d’ordure à Tanà : Attendons le nouveau maire pour les enlever

Si la fréquence des collectes des déchets a diminué dans certains quartiers, la collecte ne semble plus exister dans d’autres.

Les ordures ont commencé à s’entasser dans les quartiers d’Antananarivo bien avant le jour du scrutin du 27 novembre. Un fait qui n’a pas manqué d’interpeller la population de la capitale qui commence à se dire que, les périodes de propagandes riment avec amoncellement d’ordures un peu partout. Beaucoup d’encre ont coulé pour interpeller les responsables à ce qu’ils prennent leur responsabilité. De leur côté, les « activistes de salon » (expression inventée par un membre du gouvernement pour désigner un type précis d’internautes malgaches) du réseau social Facebook, n’ont pas manqué de fustiger les responsables en les traitant « d’incompétents ». La situation continue de faire parler d’elle. Les déchets s’entassent d’un quartier à l’autre de la capitale comme ce fut le cas à Ankadifotsy hier. De son côté, le SAMVA a affirmé dans sa page Facebook « être à pieds d’œuvre pour débarrasser la capitale Malgache des ordures, et qu’une organisation a été mise en place pour ce faire ». Des photos de collecte d’ordures du côté des 67Ha et d’Anosibe ont été publiés pour confirmer les propos. Le SAMVA, toujours dans sa page Facebook officielle, sollicite « la bienfaisance de tout un chacun à contribuer à l’enlèvement des ordures et à la préservation de la propreté ». En attendant l’organisation tant attendue, les ordures sont là. Attribuer uniquement la faute aux responsables de la collecte des déchets est quelque peu simpliste. Il faudrait admettre que dans cette situation, la population tananarivienne y est pour quelque chose.  Et avec la saison des pluies, les risques d’épidémie ne sont pas à négliger.

José Belalahy

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Vendredi joli

Tdl et Rojo ny Avo au Palais des Sports

Toujours dans le cadre de l’évènement « Ho an’i Kristy », Tdl et Rojon’ny Avo seront au Palais des Sports Mahamasina ce soir. Les chanteurs les plus en vogue du moment dans le milieu évangélique comptent assurer un spectacle des plus importants en ce mois de décembre. A l’approche de Noël, ils signeront une soirée des plus prometteurs.

 

Din Rotsaka au Glacier

Ambiance rotsaka  à l’horizon. Pour le prince du « salegy Motro , animer une soirée au Glacier n’est que du bonheur. Comme tout bon chanteur de « mozika tropikaly » Din Rotsaka fera vibrer une fois de plus  le public. Précurseur du style, il emmènera les noctambules dans une foulée de déhanchée et de rythmes endiablés à souhait sur les airs de « Maman’i Dolores »,  « Safia », Dady rotsaka et plein d’autres morceaux aussi entraînants.

 

Iraimbilanja au Trass

Du rock intemporel avec Iraimbilanja ? C’est ce soir au Trass tsiadana. Pour ces doyens du rock old school, la nostalgie des trois dernières décennies est à l’ordre du jour. Histoire de revivre l’âge d’or des « Mosoara », la bande à Roger enchaîne toujours les scènes restreintes pour être plus proche de son public. En attendant les grands spectacles, place donc aux shows intimistes.

 

Mashmanjaka à l’Is’art Galerie

Engagé, il l’est ! Une fois de plus, Mashmanjaka revient sur les planches de l’Is’Art Galerie ce soir. Au menu du reggae et de la bonne musique. C’est l’occasion rêvée pour les malgaches adeptes du genre. Histoire de joindre l’utile à l’agréable, le chanteur reste fidèle à son image, qui est de véhiculer des idées et prôner le « fihavanana » à travers ses chansons. Un moment de communion se profile à l’horizon.

 

Ninie Doniah Le comeback

Ninie Donia sera sur  la scène du Jao’s Pub ce soir à partir de 21 h pour un concert à graver dans les meilleures soirées de ce week-end. La reine du Salegy malgache, décriée à tort, chante toujours avec le cœur et ça fait toujours mouche. Rendez-vous sera donc sur les hauteurs d’Ambohipo avec les fameuses « Bôna malilo », « Tsara olobe » et des meilleures.  Une bien belle manière de clôturer cette année 2019 avec la diva.

 

Bessa au CCI Ivato

Trop longtemps qu’il n’a pas frôlé la scène malgache. C’est en tout bien toute honneur, que le compositeur le plus adulé de Madagascar est attendue ce soir. L’unique  rendez-vous se tient au Cci Ivato, pour le bonheur des fans de tous âges. Un moment incontournable pour voir de près ce monument de la musique variété malgache.

 

Willy au Bonara-be

Véritable phénomène musicale dans la Grande île, Willy Investira le Bonara-be ce soir. Metteur d’ambiance digne de ce nom, il est habitué des soirées endiablées qui séduisent toujours autant les noctambules avides de rythme. La bande donnera le ton aux 67 Ha pour ceux qui aiment les chansons effrénés et les soirées dynamiques. Un moment à ne pas manquer pour les amateurs de musique « mafana ».

 Zo Toniaina

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France Madagascar : Appui de l’AFD pour mieux prévenir les catastrophes naturelles

Le ministère de l’Economie et des Finances Richard Randriamandrato et l’Ambassadeur de France Christophe Bouchard ont signé, hier quatre conventions de financement

Preuve de la confiance des bailleurs des fonds et partant,  de l’efficacité de la politique de développement menée par le gouvernement, les financements continuent d’affluer, et les signatures d’accords se multiplient au niveau du ministère de l’Economie et des Finances.

Après l’Union Européenne, il y a quelques semaines, c’était au tour de  l’Agence Française de Développement (AFD) de signer des accords de financement avec le gouvernement malgache.

Vitesse supérieure

Plus précisément, 4 accords relatifs successivement à  un prêt de contingence pour la gestion des risques et de catastrophes ;  une subvention d’accompagnement pour le renforcement de la résilience des villes face au changement climatique ; une subvention d’appui à la création de l’Agence d’Urbanisme du Grand Antananarivo (IPAM) et enfin une subvention pour la Facilité d’Amorçage, de Préparation et de Suivi de projets N°2. Des financements d’une grande utilité quand on sait que chaque année, Madagascar fait face à des catastrophes naturelles provoquant de nombreux dégâts. Dorénavant, grâce aux actions qui seront entreprises avec ces financements,  les autorités malgaches pourront mieux faire face à ces catastrophes et procéder rapidement à la réparation des dégâts. Comme l’a rappelé, l’Ambassadeur de France à Madagascar, Christophe Bouchard, «ces financements témoignent de l’excellence des relations entre la France et Madagascar, depuis la rencontre entre les deux Présidents des deux pays ». Le ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandrato qui a signé les accords au nom du gouvernement malgache a déclaré, pour sa part que « Madagascar va passer à  la vitesse supérieure dans la réalisation des projets pour le développement ». Raison pour laquelle d’ailleurs le ministère de l’Economie et des Finances et celui de l’Aménagement du Territoire, de l’Habitat et des Travaux ont tout fait, avec les responsables de l’AFD, pour  signer rapidement ces accords. « On pourra tout de suite travailler pour faire face à la saison cyclonique qui s’approche »,  a précisé sur ce point,  le ministre Hajo Andrianainarivelo qui a également assisté à la cérémonie de signature de ces accords.

Innovant

Des accords qui seront, en tout cas d’une très grande utilité en matière de gestion des risques et catastrophes.  C’est le cas notamment du  prêt de contingence,  d’un montant de 10 millions d’euros   et qui est un outil financier innovant, permettant de réaliser  des interventions immédiates en cas de catastrophe naturelle de grande ampleur,  et  de mieux répondre à l’urgence, d’accélérer la phase de redressement, et d’atténuer l’impact macro-économique et budgétaire du choc Parallèlement au prêt de contingence, et en complémentarité des grands projets d’infrastructures urbaines auxquels elle contribue, comme la construction de la Rocade, l’AFD accompagnera spécifiquement le ministère de l’Aménagement du Territoire et les acteurs locaux pour accroître la résilience des villes face au changement climatique.La France, à travers l’AFD, mobilise 1 500 000 Euros pour accompagner les efforts déployés par le Gouvernement Malagasy pour mieux protéger la population des catastrophes. Le troisième accord visera à appuyer la création et la gestion de l’Agence d’Urbanisme du Grand Antananarivo (IPAM),  dont la gouvernance est partagée entre l’Etat et les autorités locales. Avec un montant de trois millions d’Euros, elle dote la métropole d’un espace d’échange et de coordination sur les thèmes du foncier, de la mobilité, de l’assainissement, des déchets et des risques climatiques.  Enfin le 4e accord servira à soutenir le renforcement des capacités des partenaires malagasy. Un fonds d’un montant de 900 000 euros est mis à la disposition du gouvernement malagasy pour financer les besoins d’expertises en termes de renforcement des capacités et d’études de faisabilité de nouveaux projets qui seront soutenus par l’AFD. Il cible en particulier dans les secteurs d’intervention prioritaires de la coopération franco-malagasy : agriculture et environnement, développement urbain, formation professionnelle et gouvernance.

R.Edmond

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Maevatanàna : Lehilahy roa voasambotra tany Fianaratsoa tamin’ny famonoana an-dRazacky.

Tsy nanaiky hatramin’ny farany ireo Zandary raha tsy voasambotra ireo roa lahy tompon’antoka tamin’ny famonoana an-dRazacky tao Andranobevava, andro vitsy lasa izay. Nahazo loharanom-baovao tamin’ olon-tsotra ny Zandary avy eto Maevatanàna, fa misy olona roa lahy nampiahiahy tao anaty taksiborosy avy any Antananarivo hihazo an’ Androy, ny alin’ny  Atalata lasa teo. Tany amin’iny faritra Fianarantsoa iny no voasakan’ny Zandary tany an-toerana ny fiara ary nosamborina avy hatrany izy roa lahy ireto, ka rehefa natao ny fisavana dia izy roa lahy tanaty taksiborosy ireto, dia efa namoahana didy fampisamborana. Teny am-panaovana fisafoana ny Zandary ao Fianarantsoa no naheno vaovao momba azy roa lahy. Ireto farany no voatondro ho tompon’antoka tamin’ny famonona an’Atoa Zacky tao Andranobevava, any amin’ny kaominina Antanimbary, ato anatin’ny disitrikan’i Maevatanàna. Nentin’ireo Zandary niverina aty Maevatanàna avy hatrany izy roa lahy ireto. Notazonina amin’ny fonjakelin’ny Zandary eto Maevatanàna ireo olona roa ireo no sady hatao famotorana. Araka ny vaovao voarainay hatramin’ny fotoana nanoratanay ny lahatsoratra, dia hatolotra amin’ny fampanoavana tsy ho ela ny raharaha, aorian’ny fanadihadiana azy roa.

Ratantely

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Coopération japonaise : Conférence sur la chirurgie, demain à l’HJRA

Le Dr Yasuyoshi Tosa, professeur de l’université de Showa au Japon et son équipe sont à Madagascar. « Depuis 2011, cette équipe japonaise vient une fois par an à Madagascar pour des activités de bénévolat, plus précisément des opérations chirurgicales de fente labio-palatine, à la Clinique Ave Maria à Antsirabe pendant une dizaine de jours. Pour cette année, l’équipe composée de 15 personnes, comprenant des médecins, des infirmières et des étudiants, poursuivra ces activités », a communiqué l’Ambassade du Japon à Madagascar. Demain à 16h, l’équipe du Dr Yasuyoshi Tosa donnera une conférence à l’hôpital HJRA Antananarivo. Une conférence de presse sur ses activités médicales de bénévolat à Antsirabe sera au programme, suivie d’une conférence médicale avec deux thèmes : “ Long-term follow up from birth to adult for unilateral cleft lip and palate surgery : assessment by the surgeon, the orthodontist, and the speech therapist ” pour le premier et “ Modified two-flap palatoplasty for primary cleft palate ”, pour le second.

Progrès technique. Selon les organisateurs, le Dr Tosa abordera dans le premier sujet, l’importance du système de traitement à moyen et long terme « des soins médicaux en équipe » composée de chirurgien plasticien, orthodontiste et orthophoniste. Le deuxième sujet porte principalement sur la méthode de chirurgie plastique, appelée « two-flap way » en utilisant des photos et des vidéos dans le but de faire comprendre le traitement aux patients qui subissent les opérations chirurgicales de fente labio-palatine. En bref, il s’agira de partages de connaissances et de savoir-faire. A noter que le Japon figure parmi les partenaires bilatéraux de Madagascar, qui mènent le plus d’activités d’appui au développement dans la Grande-île. Outre les appuis techniques et financiers pour les plus petits et pour les plus grands projets actuellement en cours de mise en œuvre dans la Grande-île, ce pays d’Asie dispose également de nombreux volontaires, qui interviennent périodiquement dans divers secteurs à Madagascar.

Antsa R.

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Eddy Maminirina : Cinq ans ferme à Tsiafahy

Rideau sur sa saga judiciaire

Son procès a finalement eu lieu, hier, et non pas mercredi dernier comme annoncé précédemment. Coup d’envoi du procès à 10heures du matin avec la lecture des actes d’accusation. Cinq heures plus tard et après une délibération, le verdict est tombé : cinq ans d’emprisonnement ferme pour Jean Eddy Maminirina. Une peine assortie de deux milliards d’ariary d’amende et de trois milliards d’ariary de dommages et intérêts. La date des faits étant en 2014, il a été jugé selon l’ordonnance 2011-001 du 8 août 2011 et non la loi organique en vigueur 2015-056 du 3 février 2016 portant sur la création de la Cour spéciale contre les trafics de bois de rose. L’ordonnance suscitée stipule deux à cinq ans d’emprisonnement ferme pour les condamnés en la matière. Ceci dit, Jean eddy Maminirina a écopé la peine maximale. Pour sa femme Laurencia Hantavololona, la même Cour a décerné un mandat d’arrêté à l’audience à son encontre. Il s’agit d’un second mandat contre elle, le premier étant celui du Bianco en septembre 2017.

Sa femme recherchée. Ainsi, elle est recherchée sur tout le territoire national bien que des rumeurs ont circulé que la personne a déjà quitté le sol malgache. D’autres personnes ont été au banc des accusés avec Jean Eddy Maminirina durant le procès d’hier. Elles sont poursuivies pour complicité de coupe, transport et trafic de 6000 rondins. Le directeur de cabinet  et le conseiller technique du ministère de l’Environnement à l’époque ont fait partie de ces présumés. Il y avait aussi le chef de cantonnement et d’autres agents forestiers. Ces huit personnes, en tout, ont bénéficié d’une liberté au bénéfice du doute. Ils ont alors recouvert leur liberté après des mois passés à la prison d’Antanimora. Le procès d’hier a été le premier dossier jugé par la Cour spéciale depuis sa création en 2015 et l’institution de ses membres en 2018. A sa création, on a annoncé 79 grands dossiers que la Cour aurait à traiter. Les investigations sont coûteuses et requiert des moyens considérables au point que cette Cour spéciale aurait été contrainte à un certain freinage. Il reste à savoir si l’actuel régime lui prêtera main forte au nom de la continuité de l’État.

D.R

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Art : « Korombio » d’Ony Hanjaka à l’Ikm

Ony Hanjaka, artiste contemporain de l’avant-garde malgache.

Il faut aimer l’ocre et les bric-à-brac pour visiter l’exposition « Korombio » d’Ony Hanjaka à l’IkmAntsahavola à partir de demain à 15 h. Heure du vernissage. Il faut aussi avoir un certain courage, le titre de l’installation signifie à la fois « protection, abris et prudence ». Alors, les pièces entremêlées évoquent le « Moara ». Amulettes, talismans et objets « anti-ceci ou cela » que les dahalo ont diabolisé.

Pourtant, on les retrouve autant chez les forces civiles, genre de chasseurs de prime anti-dahalo, que chez ces bandits de grand chemin. « Korombio » entretient ainsi l’ambiguïté sur ses bords. Mais le talent de l’artiste, un des meilleurs avant-gardistes de son temps, supplante le tout. Tel un parapet, un parapluie… de quoi se protéger. En pleine préparation de son installation, Ony Hanjaka a voulu tout de même répondre à quelques questions.

A première vue, vos œuvres rappellent le recyclage sans pourtant en être un, elles donnent plutôt l’image de rassemblement des principaux éléments. Qu’est-ce que vous avez utilisé pour « Korombio » ? 

Pour cette exposition, j’utilise des bouteilles déjà utilisées pour la plupart, des bijoux déjà portés de fabrication étrangère ou locale, des perles, du bois flottant, des plantes médicinales, des graines, du miel, du tabac à chiquer…

Vous présentez des « moara », des talismans, est-ce que vous faites partie de ce courant actuel qui prône le retour aux pratiques et rituels traditionnels ? Une sorte de retour aux sources.

Mes œuvres s’attachent et racontent tout ce qui est « idole » ou « sampy ». Je ne sais pas si je fais partie de ceux qui prônent cela. Ce sont les chuchotements de mes pensées que j’ai écouté et j’ai cherché les moyens de les matérialiser pour pouvoir être assimilés à notre époque. Au fond, je suis en quête du bien de mes contemporains. Alors, il faudrait se souhaiter le meilleur, mais non pas se semer les mauvaises intentions.

Cette assemblage de bijoux et d’outils quotidiens sera présentée au « Korombio ».

Le « mitady ny very 2.0 », ou retrouver ce qui a été perdu, comment pourrait se définir cette quête ?

Les traditions pures, comme l’ont pratiquées les anciens, cela est inexistence. Il faudrait les retrouver, cependant, ce qui est malheureux, nos « mémoires » se trouvent dans des livres à l’étranger et qui sont faits pour attirer les chercheurs malgaches. A part les traditions orales. Du coup, c’est à se demander si ce sera toujours les étrangers qui vont être notre référence, même s’il s’agit de notre identité, du patrimoine laissé par nos ancêtres.

Mais le langage marketing n’est jamais loin. Est-ce qu’on peut déjà penser à un marketing gagnant pour les malgaches de ce « retour aux sources » ?

Si nous sommes pressés d’en générer un marché, alors nous allons toujours récolter des fruits pas encore mur. Et ce, dans tous les domaines. Nous voulons ouvrir des chemins, pour « s’ouvrir au monde », dit-on. Mais à côté, il y a également d’autres chemins, mais qui n’entrent pas dans la priorité des bailleurs. Alors si ce n’est pas votre identité que vous voulez mettre en avant, donc, ce sera confronté avec des critères forçant votre œuvre à devenir une œuvre de moyenne qualité.

Recueillis par Maminirina Rado

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Braquage au Golden center Behoririka : Encore une arrestation, une femme appréhendée avec 5 000 000 d’...

Poursuivant l’enquête sur le braquage de l’attaque à main armée contre un opérateur tenant office au Centre commercial Golden Center le 7 le novembre, la police vient d’arrêter une autre personne fortement mouillée dans cette affaire, mercredi. De sexe féminin, celle-ci a été soupçonnée d’avoir été en contact avec les suspects toujours en cavale. 5 000 000 d’ariary, ayant fait partie de l’argent dérobée lors du braquage ont été découverts sur chez elle. Déférée au Parquet du Tribunal de Première instance d’Antananarivo avec les cinq autres individus déjà arrêtés sur cette affaire, elle est placée sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’Antanimora. Quant aux cinq autres, deux dont le propriétaire du taxi incriminé ont été envoyés à la Maison de force de Tsiafahy. Une femme et un homme qui sont l’épouse et le père du présumé cerveau du crime ont été incarcérés à Antanimora. Le cinquième a bénéficié d’une liberté provisoire en attendant son procès dont la date n’est pas encore prononcée. La saisie de l’argent découvert chez la femme arrêtée mercredi porte à 38 100 000 d’ariary la somme récupérée sur les 340 000 000 d’ariary volés sur cet opérateur.

T.M.

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Eddy Maminirina : Cinq ans ferme à Tsiafahy

: Rideau sur sa saga judiciaire

Son procès a finalement eu lieu, hier, et non pas mercredi dernier comme annoncé précédemment. Coup d’envoi du procès à 10heures du matin avec la lecture des actes d’accusation. Cinq heures plus tard et après une délibération, le verdict est tombé : cinq ans d’emprisonnement ferme pour Jean Eddy Maminirina. Une peine assortie de deux milliards d’ariary d’amende et de trois milliards d’ariary de dommages et intérêts. La date des faits étant en 2014, il a été jugé selon l’ordonnance 2011-001 du 8 août 2011 et non la loi organique en vigueur 2015-056 du 3 février 2016 portant sur la création de la Cour spéciale contre les trafics de bois de rose. L’ordonnance suscitée stipule deux à cinq ans d’emprisonnement ferme pour les condamnés en la matière. Ceci dit, Jean eddy Maminirina a écopé la peine maximale. Pour sa femme Laurencia Hantavololona, la même Cour a décerné un mandat d’arrêté à l’audience à son encontre. Il s’agit d’un second mandat contre elle, le premier étant celui du Bianco en septembre 2017.

Sa femme recherchée. Ainsi, elle est recherchée sur tout le territoire national bien que des rumeurs ont circulé que la personne a déjà quitté le sol malgache. D’autres personnes ont été au banc des accusés avec Jean Eddy Maminirina durant le procès d’hier. Elles sont poursuivies pour complicité de coupe, transport et trafic de 6000 rondins. Le directeur de cabinet  et le conseiller technique du ministère de l’Environnement à l’époque ont fait partie de ces présumés. Il y avait aussi le chef de cantonnement et d’autres agents forestiers. Ces huit personnes, en tout, ont bénéficié d’une liberté au bénéfice du doute. Ils ont alors recouvert leur liberté après des mois passés à la prison d’Antanimora. Le procès d’hier a été le premier dossier jugé par la Cour spéciale depuis sa création en 2015 et l’institution de ses membres en 2018. A sa création, on a annoncé 79 grands dossiers que la Cour aurait à traiter. Les investigations sont coûteuses et requiert des moyens considérables au point que cette Cour spéciale aurait été contrainte à un certain freinage. Il reste à savoir si l’actuel régime lui prêtera main forte au nom de la continuité de l’État.

D.R

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Développement du Capital humain : Appel à candidatures pour Australia Awards-Africa

Politiques publiques, industries extractives et agriculture. Ce sont les domaines d’étude dans le cycle masters, proposé par le programme de bourse du Gouvernement australien « Australia Awards-Africa ». Des bourses de courte durée sont également proposées pour les ressortissants de Madagascar. Selon la communication officielle, l’Ambassade d’Australie a déjà annoncé le début des appels à candidatures, le 31 octobre dernier, pour les sélections 2020-2021. « Ce programme s’adresse aux professionnels des organisateurs des secteurs public et privé, ainsi que de la société civile, pour renforcer le développement du capital humain, dans divers domaines en Afrique. Ainsi, le programme mise sur la formation de haut niveau, délivrée par les universités australiennes, afin que les bénéficiaires puissent apporter une contribution importante au développement socio-économique dans leurs domaines respectifs à leur retour au pays. Sous ce programme, Madagascar est éligible pour des bourses de courte durée d’après une liste préétablie et de cycle masters », a indiqué la communication de l’Ambassade d’Australie.

Eligibles. A noter que plus de 130 bourses ont déjà été octroyées aux professionnels malagasy, dans le cadre de ce programme Australia Awards-Africa, depuis 2012. Aujourd’hui, les professionnels ont de nouveau la chance de soumettre leurs candidatures jusqu’au 17 janvier 2020, pour les bourses de courte durée 2020 ; et jusqu’au 6 décembre 2019, pour les bourses de cycle masters 2021. Selon les explications, les détails concernant le programme, ainsi que les candidatures sont sur le site d’Australia Awards Africa.

Antsa R.

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Golf- Championnat de Madagascar : Foulpointe sera en effervescence

Des gros lots comme voiture, moto et plusieurs billets d’avions seront à gagner.

Après le Staysure Tour, un tournoi international du Golf qui s’est dérouillé le 29 novembre au 1er décembre dernier, nous y sommes au championnat de Madagascar qui aura lieu du 19 au 21 à Foulpointe.

Le mois golfique se poursuit dans la Grande Ile. Quelques jours après le tournoi international dénommé Staysure Tour, qui avait vu la participation des golfeurs issus des quatre coins du Monde, L’Azura Golf Resort et Spa, avec le soutien de la Fédération Malgache de Golf, organisera par la suite le Championnat de Madagascar. Ce sommet national aura lieu à Foulpointe notamment sur le Golf Club du 19 au 21 décembre prochain. Une conférence de presse s’est tenue hier à Tamboho Hôtel Ambodivona pour sa présentation officielle. En effet, ce sera pour la troisième fois que ce Club de la ligue Atsinanana accueillera ce rendez-vous phare. Pour cette année, une centaine de golfeurs issus de cinq clubs à savoir Golf Club Antsirabe, Malaza golf, Golf du Rova, Galaxy Golf, International Golf Course Nosy Be et Foulpointe Golf hôte de la compétition seront attendus sur le magnifique parcours de 18 trous de L’Azura Golf Resort et Spa pour ces trois jours de compétitions. Cependant, les Pro ouvriront la compétition le 18 décembre, suivis des amateurs qui ont la nationalité Malgache et ou résident à Madagascar. Ils se repartissent en catégorie seniors hommes et dames, super seniors et juniors. « Le golf connait un essor important actuellement dans la Grande Ile avec une offre de parcours plus importante, de bonne qualité, ce qui suscite l’engouement des jeunes pour ce sport. Le récent Senior Tour a démontré d’ailleurs l’intérêt international pour la destination Malgache », a expliqué Ranaivo Andrianasolo, président de la Fédération. Ainsi, l’édition 2019 sera jouée sous la formule de jeu STROKE Play. « C’est la forme de jeu la plus naturelle et la plus exigeante. Elle consiste pour chaque golfeur à compter tous les coups exécutés du départ jusqu’à la fin de chaque trou de parcours, et à additionner les scores ainsi réalisés, trou après trou, pénalités incluses », a souligné le directeur technique national, Johary Raveloarison.

Au-delà de l’événement sportif, ce championnat sera aussi une occasion festive pour les participants puisque quatre soirées spéciales y seront organisées. La première soirée est celle du 19 décembre, une soirée de la retrouvaille. Ensuite la deuxième soirée sera chic et choc, avant la troisième soirée spéciale pour le retro. Enfin, la soirée gala où on va en remettre tous les trophées et tout le monde aura sa part, selon les explications.

Lors de cette conférence de presse, le président tient à féliciter Jean Baptiste Ramarozatovo, le seul porte-fanion malgache pour le bon travail qu’il a fait lors de ce Staysure Tour. « Les golfeurs étrangers ont sous-estimé que Jean Batiste ne ferait pas le poids par rapport à leur expérience mais, c’était tout le contraire qui s’est passé. Reste à savoir, jusqu’où serait-il capable pour ces jours de finale du tournoi international à Maurice. Il démontrera que son admission dans le Top 10 à Andakana n’était pas du hasard. Maintenant la balle est dans son camp », a-t-il annoncé.

Manjato Razafy

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Monde de l’informatique : IT University Andoharanofotsy se dote de deux nouveaux amphis.

Cette université spécialisée en informatique va de l’avant comme à son habitude.

Créée il y a neuf ans avec 60 étudiants, cette année elle compte près de 250 000, ils travailleront soit dans le développement d’applications, soit dans l’administration de Base de données ou enfin, dans le Web intégration et le web designer. Et ce, tant dans le secteur privé que celui du public, national et à l’international, et la demande mondiale d’informaticiens est estimée à 50 000 actuellement. C’est dire que pour satisfaire ce besoin, les centres de formation doivent répondre aux normes exigées de la profession. ITUniversity Andoharanofotsy s’engage à les suivre et, c’est dans  ce sens qu’elle s’est dotée de deux amphis de 150 places équipées de laptop chacune et d’un open space pouvant contenir 300 places. Un investissement de l’ordre de 700 millions d’ariary a été consacré pour réaliser ce projet, montant qui est à la mesure de l’ambition de cette institution d’être le fer de lance dans le pourvoi de techniciens de haut niveau, non seulement dans le pays mais aussi à l’international.

M.Ranarivao

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Concert : Henri Ratsimbazafy anticipe la fête de la fin d’année

La musique d’Henri Ratsimbazafy est indémodable

Roque est sa voix, il a bercé plus de deux générations, sa musique ne vieillit pas, lui c’est Henri Ratsimbazafy.  Après son concert au Plaza le mois de septembre dernier, le revoici, le revoilà, Dear Henri offrira un concert au CCI Ivato ce 08 Décembre.  « Ny tantaram-piainako » est l’intitulé  de ce concert. Sûrement, Dear Henri emportera ses fans dans un voyage musical pendant trois heures. « Tous les tubes marquant ces belles années seront interprétés », a confirmé les organisateurs. En étroite collaboration avec Valiha Event, le show sera  exceptionnel. « Le spectacle sera divisé en deux  parties dont l’entracte sera animé par une invitée surprise », a affirmé l’organisateur.

Créée en 2016, Valiha Event est une entreprise initialement spécialisée dans la photographie et la vidéo. Elle a cependant étendu ses activités dans l’organisation et la planification d’événements. Disposant d’une équipe jeune, dynamique et pleine de créativité, l’entreprise  a pour but de promouvoir les artistes malgaches.

Recueilli par Iss Heridiny

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Ankadimbahoaka : Tambazotrana mpangalatra môtô ravan’ny pôlisy

Miandahy miambavy mihitsy ireo olon-dratsy mpangalatra môtô amin’izao fa mila mailo tanteraka. Tambazotra iray, efa rain-dahiny tamin’ny fangalarana môtô eny amin’iny faritra Ankadimbahoaka, Ankaditoho ary Tsimbazaza iny no ravan’ny pôlisy avy ao amin’ny sampana misahana ny ady heloka bevava sakelika voalohany, tetsy Ankadimbahoaka. Lehilahy efatra izy ireo ary vehivavy roa, izay voasambotra ny alatsinainy sy ny alarobia lasa teo. Raha ny fampitam-baovao azo dia nisy fahavakisana ny garazy iray teny amin’iny faritra Ankaditoha Tsimbazaza iny ary môtô iray no very tamin’izany. Voalaza fa tsy nandre na inona na inona ny tompon-trano tamin’io fotoana io. Nandray ny andraikiny avy hatrany ireo pôlisy nitondràna ny raharaha ka nanao ny fikarohana. Ny alatsinainy lasa teo dia nisy ny vaovao azo fa tokatrano iray teny amin’iny faritra Ankadimbahoaka iny no nanafenan’ireo olon-dratsy ilay kodiaran-droa very ka dia nidina ifotony teny ireo mpitandro filaminana. Olona efatra sy vehivavy iray tompon-trano no tratra tao ary nentina nohadihadiana. « Niaiky moa ireto farany fa tao aminy io môtô io saingy efa nafindrany toerana » hoy ny fampitam-baovao avy amin’ny pôlisy. Afak’omaly dia nisy indray ny vaovao fa tsy lavitra ny toerana teo no namindràna ilay môtô. « Nosavaina avy hatrany ilay trano ka dia tra-tehaka tao ilay môtô sy ny vehivavy iray izay nanafina azy ». Nentina natao famotorana avy hatrany moa ity farany, nanampy ireo efa voasambotra teo aloha. Marihana hoy ny vaovao fa mbola maro ireo naman’izy ireo ary amin’izany ny tena ati-doha mpikotrika ity halatra ity, izay mbola karohina hatreto. Aorian’ny famotorana azy ireo dia hatolotra eny anivon’ny Fampanoavana ireto mpangalata môtô ireto.

m.L

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Ambositra : Cinq individus arrêtés pour diffusion des faux billets de 20 000 ariary

Mercredi 4 novembre, cinq individus dont une femme ont été arrêtés par la police pour avoir diffusé des faux billets des 20 000 ariary dans la commune urbaine d’Ambositra. La police est parvenue à  ce résultat grâce au renseignement indiquant dénonçant l’existence des personnes en possession des plusieurs billets de banque de 20 000 d’ariary circulant dans la localité, soit dans le fokontany Alakamisy Ambohimiadana. En se rendant sur les lieux vers 19 heures, des policiers sont tombés sur trois individus venant de retirer de l’argent auprès d’un kiosk de mobile money. Puisque ces gens ont été déjà suspectés, ils ont procédé à leur fouille. Ils ont découvert 600 000 ariary, tous des faux billets. Vers 21 heures, ils ont réussi à capturer deux autres individus, complices dans cette affaire.  L’interrogatoire de ces individus a relevé que désormais, le système de transaction monétaire par la téléphonie mobile devient une aubaine pour les faussaires et diffuseurs des faux billets. Le mode opératoire est simple. On dépose de faux billets pour pouvoir retirer des vrais. En effet, le démantèlement de ce réseau de malfaiteurs a été possible grâce à la collaboration entre la police nationale et la population, à entendre la déclaration du directeur régional de la Sécurité publique d’Amoron’i Mania. Une collaboration qui est prioritaire pour éradiquer ce phénomène dans la région d’Amoron’i Mania dont l’économie est déjà très précaire. Sur le plan sécuritaire, l’on enregistre ces derniers temps en milieu urbain, une résurgence de l’insécurité. Un contexte dû principalement à l’approche des fêtes de fin d’année. La vigilance est donc de mise tant du côté de la population que des forces de l’ordre, tant de jour comme de nuit, pour ne parler que ces jeux de hasard, poker et autres qui commencent à gagner des tables dans les différents lieux publics et dont les auteurs ne sont pas inquiétés et encore moins, mis en examen.

T.M.

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Abidjan. Discours du PM Christian Ntsay, 14è RRA de l'OIT

Discours du Premier ministre Christian NTSAY

14ème Réunion régionale africaine de l'OIT

3 décembre 2019 à Abidjan, en Côte d’Ivoire

Monsieur le Président,

Monsieur le Directeur Général,

Excellences Mesdames et Messieurs,

Cher Délégué,

Chers amis,

C’est un réel plaisir pour moi de participer à cette quatorzième réunion régionale Africaine, et plus spécifiquement, à cette session dédiée à l’économie informelle, à l’économie rurale. Je voudrais vous remercier encore une fois pour l’invitation qui m’a été adressée pour participer à cette session, et voudrais saisir cette opportunité pour féliciter l’Organisation Internationale du Travail (OIT), à travers vous monsieur le Directeur Général ainsi que le pays hôte, la Côte d’Ivoire, pour la tenue et la réussite de cet évènement si important pour l’Afrique et si important pour le monde du travail Africain.

Au fil des années, l’Afrique a subi des transformations significatives sur le plan social, économique, et environnemental. Ces transformations se poursuivent aujourd’hui avec des enjeux émergents liés à la structure démographique, au changement climatique, et à l’évolution technologique.

En effet, les situations des mouvements de l’Afrique sont disparates, et les ambitions de l’émergence des économies Africaines de côtoient avec les réalités des économies de la résilience dont l’une des caractéristiques repose justement sur les formalités et la ruralité du monde du travail.

Mesdames et Messieurs,

Les enjeux de la structure démographique se cristallisent de façon plus critique à travers la formalité et la ruralité des économies Africaines. Le défi est celui que nous affrontons déjà de nos jours, mais surtout, celui de l’avenir. L’Afrique avec environ 1 milliard d’habitants aujourd’hui va croître jusqu’à 1,3 milliards de personnes en 2030, et à 2,5 milliards d’habitants en 2060, soit 25% de la population de la planète. Comme nous le savons, l’Afrique détient le taux d’emploi informel le plus élevé au monde, soit plus de 85% des emplois existants, et dont 42% des travailleurs informels exercent des activités sur terrain agricole. Le taux d’emploi informel atteint jusqu’à 95% chez les jeunes, et cela pose un enjeu fondamental de l’avenir du travail en Afrique car ces jeunes sont pour la plupart pauvres et mal formés. Ces évolutions démographiques sont considérées comme à la fois une menace et une opportunité pour l’Afrique. Une menace en termes d’utilisation accrue des ressources naturelles pour satisfaire les besoins basiques comme tout simplement se nourrir, se vêtir, et de loger. Une opportunité en termes de dividendes démographiques si les politiques publiques sont orientées vers des solutions structurantes et durables pour valoriser et améliorer les systèmes d’éducation, de formation, de santé, d’égalité de genre, des gestions des risques et des catastrophes. Les défis sont énormes en Afrique dans un contexte de faible niveau de diversification économique, de productivité, et d’industrialisation. Les opportunités d’emploi restent limitées, et les économies informelles et rurales procurent un travail de très faible qualité ; même si l’on doit reconnaître que les emplois informels et ruraux constituent un réel amortisseur de la fragilité du marché du travail.

Mesdames et Messieurs,

Le changement climatique est une réalité à laquelle l’Afrique fait face de façon malheureusement désordonnée aujourd’hui. Celui-ci menace clairement la transformation des économies et du progrès social, et vient aggraver les injustices dans le monde du travail. Le réchauffement climatique, la diminution des réserves d’eau, la perte de biodiversité, et la dégradation des écosystèmes impactent négativement les rendements agricoles, la qualité de vie de la population, l’organisation du travail, et la paix sociale. Selon les prévisions, l’Afrique ne pourra subvenir que 13% de ses besoins alimentaires d’ici 2050. D’où un risque élevé d’insécurité alimentaire dont 240 millions d’Africains souffrent déjà à l’heure actuelle. Les études ont montré qu’un réchauffement d’environ 2° C entrainerait une réduction de 10% du rendement agricole en Afrique Subsaharienne d’ici 2050, et ceci doit constituer une préoccupation majeure de tous, dans la mesure où comme nous le savons, l’insécurité alimentaire comporte d’énormes coûts sociaux engendrés par des sources d’instabilité sociale menaçant la paix. Avec l’impact du changement climatique, la question cruciale de la productivité rurale est ainsi posée avec le peu d’accessibilité aux ressources productives comme la sécurisation foncière, les aménagements d’infrastructures rurales, l’accès au crédit, la maîtrise des techniques culturales, l’approvisionnement en intrants, l’accès aux marchés. Comme tous les autres continents, l’Afrique a pris l’ambitieux engagement d’éradiquer la faim dans le cadre de l’Agenda 2030 en encourageant entre autres l’abandon progressif des systèmes agricoles fragiles au profit d’une pratique durable et résiliente au changement climatique. Néanmoins, de plus en plus de pays Africains développent aujourd’hui des économies résilientes caractérisées par le développement des outils et mécanismes d’appui plus résistants aux chocs endogènes et exogènes en faveurs des populations vulnérables. Ces pays font substituer progressivement les actions humanitaires par des approches transitionnelles de résilience basées sur la prise de responsabilité des gouvernements, avec la mobilisation accrue de ressources propres internes pour des projets plus structurants et mieux ciblés en faveur des zones et des populations impactées par le changement climatique. La question fondamentale posée est donc comment sur le terrain, l’OIT pourrait influencer davantage les politiques publiques, apporter de l’expertise, et renforcer les capacités demandant dans ce nouveau défi qui affecte le monde du travail, notamment l’emploi informel, et l’emploi rural.

Mesdames et Messieurs,

Il doit être compris que la recherche au service de l’innovation et de l’emploi est considérée comme un facteur de croissance, de productivité des entreprises, une passerelle facilitant l’accès à l’emploi décent pour arriver au développement économique durable. Pourtant, sur le plan technologique, l’Afrique accuse un retard considérable en termes d’innovation. Le premier pays Africain dans le classement mondial sur l’innovation est l’Afrique du Sud, qui se trouve à la 63è place en 2019. Dans ce cadre, des questions se posent à l’Afrique : comment faire pour que les résultats de nombreuses recherches dans une université et dans nos multiples centres de recherche puissent profiter à la transformation de nos économies et de nos sociétés ; pourquoi ces résultats de recherche sont beaucoup plus exploités en dehors du continent Africain et que nos richesses naturelles, objets de ces recherches, sont exportées à l’état brut et valorisent des droits de propriété intellectuelle en dehors du continent ? L’Afrique est-elle condamnée à être un continent consommateur net des technologies des autres continents ? L’Afrique est pénalisée par son manque d’engagement clair et vérifiable dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Le tissu de l’économie formelle Africaine repose pour l’essentiel sur l’utilisation des technologies importées, dont le transfert de connaissances lui est très couteux. La prédominance de l’économie informelle et de l’économie rurale peu soucieuses de l’innovation répondant aux besoins structurants du développement démontre à quel point le retard dans la transformation des économies africaines provient d’un des déterminants essentiels de la croissance durable et du bienêtre qui est le retard dans la recherche et dans l’innovation.

Mesdames et Messieurs,

L’implication et l’engagement des acteurs du monde du travail pour répondre aux enjeux de l’informalité et de la ruralité des économies Africaines doivent reposer sur des principes et des objectifs nouveaux et ambitieux, que je développe comme suit :

Premièrement, les gouvernements Africains doivent s’engager à promouvoir une politique monétaire et financière qui favorise le financement des économies pour des investissements innovants importants dans les secteurs bancaires et financiers, et ciblant l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ciblant également des secteurs informels à potentiels de transition rapide.

Deuxièmement, l’Afrique doit avoir l’ambition de nourrir l’Afrique ; l’Afrique doit avoir l’ambition d’habiller l’Afrique ; l’Afrique doit avoir l’ambition de loger l’Afrique. Le secteur privé Africain, entrainé par le mouvement d’instauration de zones de libre échange continentale Africaine, doit jouer un rôle fondamental pour répondre à la vision de l’Agenda 2063 d’une Afrique intégrée, prospère, et pacifique. L’industrialisation, quelle que soit la taille des entreprises, est une voie cruciale pour l’Afrique, pour transformer les économies Africaines et le monde du travail Africain. L’Afrique doit entrer dans une nouvelle ère d’industrialisation plus audacieuse en développant et en utilisant des technologies plus adaptées au monde productif et à l’organisation du travail conforme aux modes de pensées Africaines et aux riches cultures Africaines. Il est regrettable que nos pays n’exploitent pas assez la créativité du dynamisme de cette jeunesse Africaine dans la transformation des économies Africaines. A peine 5% des jeunes Africains sont capables de créer leurs propres entreprises, et le moment est venu pour que cela change. Nous devons prendre conscience que la nouvelle ère de l’industrialisation de l’Afrique passe avant tout par une politique plus engagée, priorisant le génie de la jeunesse Africaine. La place importante accordée à la recherche et à l’innovation, et à la mise en place des conditions favorables pour que l’entreprenariat des jeunes soit soutenu à travers des mécanismes de financement et d’accompagnements plus innovants, orientés vers l’industrialisation de toute échelle : petite, moyenne, ou grande.

Troisièmement, aujourd’hui, 65% des travailleurs Africains dépendent de l’agriculture pour leur subsistance. Cette situation interpelle les acteurs du monde du travail dans la mesure où les revenus tirés des emplois informels et ruraux sont en dessous du seuil de la pauvreté, et que les travailleurs aux même ne bénéficient presque pas du mécanisme de protection sociale. Il est évident que les systèmes et mécanisme de protection sociale existants ne répondent pas au défi de couverture universelle. Nous avons besoin de montrer notre volonté collective de réformer les systèmes et mécanismes de protection sociale en Afrique, en ouvrant des possibilités de couverture des travailleurs informels et ruraux avec des modèles semi-contributifs adaptés au niveau des revenus de ces travailleurs, et également au système de production et d’organisation sociale de nos sociétés, pour que ces modèles puissent être viables et pérennes. Nos Etats doivent dans un premier temps participer au financement de ces modèles semi-contributifs, dans l’objectif de poser des bases de confiance et de garantie pour les travailleurs informels et ruraux. La transition de ces travailleurs informels et ruraux vers le bénéfice d’emplois plus décents consolidera ce mécanisme et offrira la perspective d’un travail plus juste, qui garantira la viabilité et la durabilité de ce mécanisme.

Quatrièmement, l’Afrique doit corriger son concept du secteur informel sur la base des recommandations 204 de l’OIT. Quatre années après l’adoption de la recommandation 204, qui a invité les États membres à développer un plan d’action incitant à mieux relever les défis de la transition vers l’économie formelle , force est de constater que peu de pays Africains ont mis en place des objectifs mesurables dans cette perspective. La place prépondérante du secteur informel aujourd’hui en Afrique dénote le manque de volonté politique demandant à inscrire leurs priorités pour cet Agenda. Plusieurs secteurs économiques comme les mines, le tourisme, l’agriculture, l’agro-industrie, le BTP, le commerce, restent des poches importantes d’emplois informels et du travail dangereux, échappant ainsi aux champs d’interventions de l’administration du travail. Le peu de considération accordée en Afrique à l’administration du travail comparée à l’administration fiscale ou à l’administration douanière dénote de l’incompréhension par les gouvernements et les populations, du rôle et de l’impact des interventions de l’administration du travail. Il est recommandé que l’OIT soit plus stratégique, de manière à ce que les Mandants d’Afrique s’engagent à fixer des objectifs mesurables pour la formalisation des emplois informels avec des politiques publiques et des ressources propres allouées à leur mise en œuvre.

Mesdames et Messieurs,

Comme le temps est limité, je m’arrête à ces considérations et à ces propositions. Le rapport du Directeur Général me semble être complet, et c’est la raison pour laquelle je ne voulais pas aborder les autres dimensions des économies informelle et rurale qui sont déjà suffisamment détaillées.

Encore une fois, merci à votre invitation à cette opportunité de réflexions et d’échanges collectifs.

Je vous remercie./.

Christian NTSAY

Première ministre de la République de Madagascar

De gauche à droite : Marie Gisèle Ranampy, Ministre malagasy du Travail, de l'Emploi, de la Fonction publique et des lois sociales; Christian Ntsay, Premier ministre de Madagascar; Guy Ryder, 10è Directeur général de l'OIT