Les actualités à Madagascar du Samedi 06 Juin 2020

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Toamasina : Les Raiamandreny appellent au respect des mesures

Mea culpa des “Raiamandreny” de Toamasina. Aucune action n’a été entamée à la fin de l’ultimatum de 72h que les “Raiamandreny” issus de la province de Toamasina ont donné pour réclamer la démission du président Andry Rajoelina. Hier, les mêmes têtes de “Raiamandreny” qui se disaient issus des 22 tribus de Madagascar ont convoqué la presse pour présenter leurs excuses auprès du Chef de l’Etat. Ces « Olobe » expliquent qu’ils ont été victimes de manipulation politique. D’après les explications du président de l’association Andriambe de Toamasina, des politiciens auraient utilisé les images d’une déclaration qu’ils ont réalisée il y a longtemps mais qui n’a finalement pas été publiée. Les individus qui auraient fomenté cette manœuvre politique ont donc utilisé une vidéo censée ne pas sortir au grand public. « Nous avons décidé d’annuler notre déclaration car on a constaté que les autorités ont déjà fait des efforts pour venir en aide à la population de Toamasina face au Coronavirus », ont-ils affirmé. En outre, ces “Raiamandreny” soutiennent qu’ils déclinent toute responsabilité sur toute manœuvre de manipulation politique que pourrait engendrer cette vidéo. « Nous n’étions pas à l’origine de la publication de cette vidéo », ont-ils rassuré. Un appel au calme à l’endroit de la population des 22 tribus résidant à Toamasina a également été lancé. Naivo Michel s’est aussi adressé à la jeunesse tamatavienne, l’appelant à ne pas verser dans la provocation des Forces de l’ordre, et à respecter les mesures prises par les autorités étatiques dans le cadre de la lutte contre le COVID-19.

Davis R

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Andry Rajoelina – Marc Ravalomanana : Guerre de Palais

Les rapports entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina sont compliqués depuis …13 ans.

Derrière la polémique sur le Rova d’Antananarivo en général et la construction du Colisée en particulier, se profile la rivalité récurrente entre les deux hommes. Laquelle remonte à 2007.

Un an et demi après le deuxième tour de l’élection présidentielle qui les a mis face-à-face, l’ancien numéro 13 et l’ex-numéro 25 se livrent à un troisième round dans l’arène encore en chantier du Colisée d’Anatirova. Un combat de gladiateurs entre « Zandrikely » et « Ramose » qui avait commencé …13 ans (un chiffre prémonitoire) auparavant lorsque le premier prit la décision de défier le poulain du second dans la course à la mairie de la capitale.

Politique et économique. La victoire d’Andry Rajoelina, qui priva Marc Ravalomanana d’un « Joyeux Anniversaire » le 12 décembre 2007, devait attiser la rivalité entre le nouveau maire de Tana et le président de la République de l’époque. Non seulement sur le plan politique mais également dans le domaine économique car ils sont l’un et l’autre, issus du monde des affaires. Du temps où la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) était entre les mains du TIM, le propriétaire de Tiko avait fait enlever les panneaux publicitaires d’Injet. Pour ne rappeler que le panneau défilant édifié devant l’immeuble Falda Antanimena.

Putsch. Après son élection à la tête de la Ville des Mille, les ennuis du « Tanora Gasy Vonona » ont été multipliés par « Ra8 ». Avec comme résultat la quasi-suppression des subventions de l’Etat à la municipalité de Tana. A partir de là, les rapports entre le jeune maire élu en 2007 et le président qui venait d’obtenir un second quinquennat en 2006 se dégradèrent davantage jusqu’en 2009 avec « le changement inconstitutionnel » selon les uns ou « le putsch » d’après les autres. En tout cas, le résultat était le même puisque Andry Rajoelina avait pris – au propre comme au figuré – la place de Marc Ravalomanana. Contraint à son tour à l’exil comme les victimes du « haza lambo » de 2002.

Vakoka. C’est dire que la guerre de Palais actuelle est l’énième acte de la confrontation entre les deux hommes qui ont chacun ses partisans. Tout particulièrement par rapport à la construction du Colisée qui est qualifiée de « violation d’un « Vakoka » qui a fait l’objet d’une demande d’inscription au patrimoine mondial auprès de l’UNESCO ». D’aucuns d’attribuer même à Andry Rajoelina des dérives monarchiques comme d’autres l’avaient également suspecté à l’endroit de Marc Ravalomanana lorsque celui-ci avait fait construire une sorte de « Mahitsielafanjaka » bis dans l’enceinte du Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra.

Monarchie Merina. « En 2007, le président Marc Ravalomanana a pris la décision de construire une extension dans un style inspiré par les « rovas », palais traditionnels de la monarchie Merina », selon Wikipédia. En ajoutant notamment que « ce nouveau bâtiment devait abriter les bureaux de la présidence ». Il était même prévu d’y accueillir le Conseil des ministres. Si Andry Rajoelina était comparé à Radama (I ou II ?) en raison de la tenue vestimentaire qu’il avait portée au Rova en 2010, Marc Ravalomanana s’était-il identifié à Andrianampoinimerina en faisant construire une réplique du palais de ce dernier ? Une chose est sûre, le Seigneur d’Imerinkasinina et le Prince qui nous gouverne actuellement ont, à peu près, la même différence d’âge que les anciens Rois susnommés. La rivalité médiatique et médiatisée entre ces deux patrons de presse résulte peut-être aussi d’un conflit de générations.

R.O

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Haute Cour de Justice : L’Assemblée nationale crée la commission de mise en accusation

Les membres de la Haute Cour de Justice.

La Haute Cour de Justice passera à la seconde étape de son opérationnalisation. Les commissions spéciales sur la mise en accusation devant cette institution devraient être constituées la semaine prochaine.

L’opérationnalisation de la Haute Cour de Justice progresse. L’Assemblée nationale se penchera, la semaine prochaine, sur la création de la commission spéciale relative à la mise en accusation devant cette Haute Cour qui a été érigée en début d’année. Selon l’agenda établi par les députés, le sujet doit être fixé mercredi prochain, et les nouveaux membres de la commission devraient être connus. « C’est une avancée pour l’effectivité de l’Etat de droit au pays », s’est réjoui Herilaza Imbiki, secrétaire général du ministère de la Justice.

La mise en place de cette commission fait bouger les lignes à propos de la Haute Cour qui a son siège à Anosy, et qui sera compétente à juger les hautes personnalités politiques. Elle est compétente pour « juger les actes accomplis, liés à l’exercice de leurs fonctions qualifiées de crimes ou délits au moment où ils ont été commis, par les présidents des Assemblées parlementaires, le Premier ministre, les autres membres du gouvernement et le président de la Haute Cour Constitutionnelle », stipule l’article 13 de la loi organique 2014-043.

Elle est aussi compétente pour connaître des actes accomplis par le président de la République, liés à l’exercice de ses fonctions, en cas de haute trahison, de violation grave ou de violations répétées de la Constitution, du manquement à ses devoirs, manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. Actuellement, de sources concordantes, on sait que plus de dix dossiers impliquant de hautes personnalités politiques seraient en instance au sein de cette instance. Le verdict de l’Assemblée nationale est attendu pour pouvoir avancer dans les procédures.

Rija R.

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Moramanga : Ramatoa iray sy ankizilahy roa maty voadonan’ny kamiao

Nitrangan’ny lozam-piarakodia mahatsiravina indray ny lalam-pirenena faha-2 ny alakamisy maraina teo. Fiarabe mpitatitra solika avy any Toamsina hankaty Antananarivo no niala tampoka ny lalana ka nirifatra sy nandona trano maromaro teo amoron-dalana tao Antsatsaka, fokontany Tsiazompody, kaominina Ampasipotsy Gara ; distrikan’i Moramanga. Vokany, Ramatoa iray 39 taona sy ankizikely roa 16 sy 17 taona no maty tsy tra-drano tamin ‘izany. Tamin’ny 10 ora maraina no nitranga ny loza. Araka ny fantatra dia tratran’ny torimaso ilay mpamily ity fiara ity ka tsy nahafehy ny familiany ka niala ny lalana ilay fiarabe ary namantana tamin’ny trano roa nilahatra teo amoron’ny arabe ao anaty fiholahana. Olona teo amin’ireo trano voahosy ireo ireto maty ireto. Olona telo hafa ihany koa naratra mafy ka nalefa haingana ao amin’ny hopitalin’i Moramanga. Voalaza ihany koa fa potika voahosin’ilay kamiao ihany koa ny moton’ireo olona niharam-boina ireo. Araka ny angom-baovao dia haterina any Antanifotsy Faratsiho ny razan’ireo namoy ny ainy.

T.M.

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Omnisports – Andry Ratsivahiny : Contre les fédérations internationales

Quand le président de la commission Sports au niveau de l’Assemblée nationale s’en prend ouvertement à des fédérations internationales, on se demande où il veut qu’on aille. C’était pourtant le cas, jeudi, à l’occasion du face-à-face avec les membres du gouvernement lors de la prise de parole du député Andry Ratsivahiny. Il fustigeait l’usage de la visioconférence lors de la réunion de la FMF alors que ce même procédé fut récemment employé par la FIFA pour faire participer les présidents des fédérations nationales. En période de confinement, la visioconférence est le meilleur moyen pour se protéger du Coronavirus. On s’étonne d’ailleurs pourquoi on n’a pas procédé de la même manière chez les députés. Andry Ratsivahiny s’en est également pris à la fédération de pétanque, comme s’il ne savait pas que l’actuelle FSBM a été mise en place par la Fédération Internationale de Pétanque pour prendre la place de la FMP sanctionnée. La FSBM de Dolys Randriamarohaja assure donc non seulement l’intérim, mais on lui a également confié l’organisation des élections au niveau des sections et des ligues. Au final, la pétanque mettra une fédération démocratiquement élue. C’est tout aussi simple que cela. À moins de vouloir nager à contre-courant et se mettre à dos les instances internationales.

 Clément RABARY

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Air Madagascar : Prolongement de la suspension des vols internationaux jusqu’au 30 juin

Pas encore de reprise des vols internationaux pour Air Madagascar. Pour cause d’urgence sanitaire, la compagnie aérienne nationale décide de prolonger la suspension de ses vols internationaux jusqu’au 30 juin, aussi bien pour le long courrier que le régional. Sont concernées par cette décision de prolongement de la suspension les lignes Paris, Marseille et Guangzhou pour le long courrier. Pour le régional, il y a les lignes Maurice, Moroni, Réunion et Djaoudji. A noter que les vols cargo et les vols de rapatriement ne sont pas concernés par cette suspension. A propos justement du rapatriement, les Malgaches bloqués en Europe attendent toujours leur tour. Car pour le moment ce sont les vols de rapatriement des ressortissants étrangers voulant quitter Madagascar qui ont lieu.

On rappelle que les vols internationaux avaient été suspendus depuis le début de la crise sanitaire. Une suspension qui a provoqué un arrêt quasi-complet de l’industrie aérienne et, partant, un blocage du secteur tourisme, un des piliers de l’économie malgache. Pour en revenir à la situation d’Air Madagascar, la compagnie aérienne nationale traverse actuellement un moment très difficile et arrive difficilement à faire face à ses charges. Sur ce point d’ailleurs, de nombreux passagers dont les vols ont été annulés se plaignent du fait que leurs billets ne soient pas remboursés jusqu’à présent. En somme, l’avenir d’Air Madagascar est incertain. A moins que le gouvernement ne prenne les dispositions nécessaires pour sauver la compagnie de la faillite.

R.Edmond.

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Recrutement de 600 enseignants au MESRES : La balle est dans le camp du ministère de l’Economie et des ...

Les universités du pays ne disposent pas d’assez d’enseignants.

Madagascar dispose actuellement de 1 766 enseignants-chercheurs et de 333 chercheurs-enseignants. Le manque d’enseignants fait toujours pourtant partie des problèmes majeurs des universités du pays. Le ministère de tutelle envisage de recruter 600 à 750 enseignants dans les trois prochaines années.

« J’ai envoyé une lettre de demande de recrutement de 600 enseignants pour cette année, ou l’année prochaine, auprès du ministre en charge de l’Economie et des finances. L’on attend la réponse de celui-ci ». Ce sont là les propos d’Assoumacou Béatrice, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique lors d’un face-à-face avec les députés au Centre de Conférences International Ivato jeudi dernier. Propos qui soutiennent la doléance des élus malgaches sur la nécessité de renforcer l’effectif au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Si le manque d’enseignants auprès de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique n’est plus à démontrer, les conséquences, elles, méritent d’être connues. Assoumacou Béatrice a rappelé à l’assistance durant son allocution que le manque d’enseignants constitue une entrave majeure. Et cela est, en partie, source des manifestations estudiantines dans les universités du pays. « Des étudiants ne peuvent, par exemple, pas effectuer leur soutenance de mémoire pendant trois à quatre années à cause de la limitation du nombre des encadrements (8 à 12) qui pèse sur les enseignants », a interpellé la ministre. Avant d’ajouter que « les problèmes de débordement d’heures complémentaires » observés dans toutes les universités du pays empirent la situation. Outre ces faits souvent décriés, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a également soulevé le problème de l’autonomisation des établissements universitaires. « La loi stipule que, pour être autonome, un établissement universitaire devrait avoir quatre enseignants et plus ». Ce qui n’est pas forcément le cas dans la pratique; d’où le rattachement de nombreux établissements à des universités au lieu que ceux-ci soient autonomes.

Petit-à-petit. La prise de parole d’Assoumacou Béatrice a également permis de savoir que la lettre de demande de postes envoyée auprès du ministère de l’économie et des finances s’inscrit dans un esprit « d’anticipation »; mais surtout « dans l’objectif de résoudre, une bonne fois pour toutes, les problématiques inhérentes au microcosme de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ». Ainsi, le recrutement – si le feu vert est donné par le ministère en charge de l’économie et des finances – devrait se faire dans les deux à trois prochaines années. « Nous pourrons enfin résoudre les problèmes inhérents aux universités, mais surtout à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, si nous obtenons l’autorisation de procéder au recrutement de 600 à 750 enseignants dans les trois ans à venir », a rassuré la ministre. La réalisation de ce projet concorde également à l’ambition du Président de la République de mettre en place des universités de proximité dans toutes les régions du pays. Outre le projet de recrutement des enseignants, Assoumacou Béatrice a également rappelé qu’il n’est pas faisable pour son département – pour le moment – de procéder à la définition des dates de la rentrée universitaire pour l’année 2019-2020. Une initiative qui reste tributaire de l’évolution de la situation de la crise sanitaire liée au Covid-19 – mais surtout pour limiter la propagation de la maladie à Madagascar – selon toujours les explications d’Assoumacou Béatrice. Un tel projet devrait ravir les dépositaires de demande de recrutement auprès du ministère de tutelle.

José Belalahy

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PIAA et Projet Lalankely : Des matériels roulants de l’AFD pour appuyer les projets d’assainissement

La coopération bilatérale entre Madagascar et l’AFD (Agence Française de Développement) se poursuit, malgré le contexte difficile. Hier, quatre véhicules ont été remis au MATP à Anosy pour les projets Lalankely III et PIAA

Accroître la capacité du système d’assainissement à Antananarivo et améliorer les conditions de vie de la population. Tels sont les principaux objectifs du Programme Intégré d’Assainissement de l’Agglomération d’Antananarivo (PIAA) et du Projet Lalankely, selon l’AFD et le MATP (Ministère de l’Aménagement et des Travaux Publics). Ces deux entités ont tenu une réunion, hier, dans les locaux du ministère à Anosy, pour la remise de matériels roulants et pour discuter de la suite de ces projets. « Plusieurs réalisations ont déjà été enregistrées, avec des impacts positifs auprès de la population, car le PIAA est à sa deuxième phase. On peut citer, comme exemples, la construction de la digue de protection, la mise en place des stations de pompage pour éviter l’inondation de la ville d’Antananarivo et le curage du canal Andriantany. En ce qui concerne le Projet Lalankely, la troisième phase est déjà en cours pour la ville d’Antananarivo et les Communes environnantes. Les travaux avancent bien malgré l’état d’urgence sanitaire. Depuis cette semaine, les entreprises chargées de réaliser les travaux peuvent travailler jusqu’à 15h. Des efforts sont fournis pour que le calendrier d’exécution des travaux soit respecté », a déclaré le ministre de l’Aménagement et des Travaux Publics, Hajo Andrianainarivelo, lors de la remise des matériels roulants.

Financements. Pour le PIAA, le volet renforcement de capacité comprend l’appui institutionnel financé à hauteur de 250 000 Euros, l’achat d’équipements divers avec 500 000 Euros et l’appui au SAMVA et à l’APIPA avec 560 000 Euros. D’après l’AFD, ces entités œuvrant dans le secteur de l’assainissement de la ville d’Antananarivo vont bénéficier d’équipements estimés à 625 000 Euros, afin qu’elles puissent exécuter efficacement leurs attributions. Ces équipements comprennent des matériels roulants, des matériels techniques, des matériels informatiques, des engins et de petits équipements de chantier. En ce qui concerne le Projet Lalankely III, le volet renforcement de capacité et d’appui institutionnel – composante 3 du projet financé à hauteur de 350 000 Euros – est principalement caractérisé par la formation des Communes bénéficiaires en matière d’entretien et de maîtrise d’ouvrage des infrastructures. 

Mettre fin à l’inondation. Pour sa part, le MATP a également bénéficié de deux véhicules SUV, à titre d’appui à sa mission de pilotage du projet. L’APIPA a également reçu deux véhicules du même type. « L’objectif final est d’améliorer les conditions de vie de la population de Madagascar, en particulier à Antananarivo. Nous savons que l’inondation a frappé la partie basse de la ville, lors des saisons de pluie. Il en est ainsi pour Isotry, 67ha, Andavamamba, etc. Le Projet a recalibré le canal Andriantany et les stations de pompage pour améliorer la capacité du système d’assainissement dans les bas-quartiers, afin d’éviter les inondations. Par ailleurs, le PIAA a également pour vocation également d’appuyer l’APIPA, le MATP, la CUA et le SAMVA pour mieux gérer l’assainissement d’Antananarivo. De même avec la gestion des eaux usées pour qu’il y ait moins de pollution », a indiqué Jérôme Bertrand-Hardy, directeur de l’AFD à Madagascar. Bref, les deux projets, qui sont actuellement en cours ont déjà donné d’importants résultats sur les conditions de vie de la population des bas-quartiers de la Capitale, des changements qui doivent être pérennisés.

Antsa R.

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Avaradoha : Olona telo voatifitry ny jiolahy, maty ny iray  

Notifirin’ny jiolahy teo amin’ny lohany ilay ramatoa tompon’ny tsena. Naratra mafy koa ireo mpibata entana roa lahy tao amin’ilay toerana. Izany no herisetra nateraky ny asan-jiolahy izay nitranga tamin’ny andro antoandro omaly. Tetsy Avaradoha, tokony ho tamin’ny iray ora tolakandro, no nanafika ny toeram-pivarotana amin’ny ambongadiny zava-pisotro ny efa-dahy izay nitazona basy efatra ihany koa. Nitsoaka tany anaty elakelan-trano izy ireo rehefa vita ny asaratsy. Raha ny tomban’ny polisy izay nanao ny fisafoana dia efa nisy kodiaran-droa niandry izy ireo tany aloha  tany ary ireo fitaovana ireo no nentina nitsoaka. Ny tena nampihoron-koditra dia ny fahenoana fa tsy nisy fandrahonana tamin’ny basy akory fa avy hatrany dia nampiasaina ireo fitaovam-piadiana mba nitifirana. Tsy nisy resaka izany raha vao tafiditra tao amin’ilay trano fivarotana fa avy hatrany dia ny nitifitra izay olona hitany tao no nataon’ireo olon-dratsy. Lasa ny vola izay maty iny andro iny. Tsy mbola voafaritra mazava ny tetin’izany satria ny namonjy ny ain’ireo olona telo izay naratra mafy aloha no tena nahamaika. Omaly ihany dia nanome fanampim-panazavana momba ity fanafihana ity ny polisy. « Nizotra nandeha an-tongotra nihazo an’i Soavinandriana izy efa-dahy, raha araka ny hita tamin’ny horonan-tsarin’ny camera vidéosurveillance an’ilay toeram-pivarotana. Rehefa tonga teo amin’ilay tranombarotra dia niditra tsiroaroa, olona telo no novantanin’izy ireo tao, ilay vehivavy tompon’ny tranom-barotra niaraka tamin’ny olona roa. Nitifitra avy hatrany ireto jiolahy ka voa teo amin’ny lohany ilay vehivavy izay fantatra fa maty rehefa avy niala-nenina teny amin’ny hopitaly. Ireo roa sisa kosa naratra voatifitra teo amin’ny lamosiny sy ny tanany » raha araka ny fanazavana. Ny loharanom-baovao mitovy ihany no nahafantarana fa mitentina iray tapitrisa ariary ny vola izay lasan’ireo jiolahy ary izany dia niaraka tamin’ny finday izay hitan’ireo tao an-toerana. Tonga teny ny polisy marobe avy amin’ny Uir sy ny Fip ary nanao ny fanarahan-dia ny olon-dratsy. Mitohy ny fikarohana hatramin’ny ora nanoratana.

D.R

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Lutte contre le Covid- 19 : Distribution du « Tosika Fameno » à Ankadifotsy

(Crédit photo : Princy)

Hier, la distribution du « Tosika Fameno s’est poursuivie à Ankadifotsy-Antanimena. Dès le petit matin, des centaines de personnes ont fait la queue devant le Skatepark Antanimena. Plusieurs organismes ont prêté main forte pour distribuer ces aides. Étaient sur place la Croix-Rouge, Action contre la Faim et bien d’autres organismes encore.

Anja RANDRIAMAHEFA

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ESTI : Un programme de bourses pour les jeunes défavorisés

Lors de la signature de l’accord de financement à l’ESTI. (Photo : Princy)

Le secteur des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) est une activité structurante en pleine expansion à Madagascar. En effet, il constitue un débouché important en termes de croissance et d’emploi pour les jeunes. Force est pourtant de reconnaître que les opportunités qui s’offrent au développement de ce secteur dans le pays sont freinées par un manque de compétences et une insuffisance de techniciens qualifiés répondant aux besoins de ce nouveau marché. Face à cette situation, le gouvernement français, à travers l’Agence Française de Développement (AFD), continue d’apporter son appui à l’ESTI (Ecole Supérieure de Technologies de l’Information) en lui octroyant un financement de l’ordre de 1 million d’euros, soit l’équivalent de 4 milliards en monnaie nationale.

Double-diplômation. Ce financement qui vise à mettre en œuvre la 2e phase du projet, étalé sur une période de quatre ans, consiste à consolider les appuis déjà apportés à l’établissement tout en permettant de former 1 200 jeunes en formation initiale et 1 120 personnes en formation continue. Il est à noter que l’accord de financement a été signé avant-hier par les représentants de l’AFD et ceux de l’ESTI, en présence de l’Ambassadeur de la France à Madagascar, SEM Christophe Bouchard. L’objectif est, notamment, de rendre cette formation spécialisée accessible aux jeunes issus des couches vulnérables et minoritaires. Ainsi, l’Ecole Supérieure de Technologies de l’Information va promouvoir des études informatiques auprès des jeunes filles en prévoyant de former 30% d’effectifs féminins à l’horizon 2024. En outre, l’accès du public défavorisé à l’éducation sera privilégié grâce au développement d’un programme de bourses au profit des 5% des effectifs inscrits en première et deuxième année de licence. Par ailleurs, cette nouvelle phase du projet prévoit également de poursuivre le partenariat entre l’ESTI et la Chambre de Commerce et d’Industrie de la région Paris-île –de France et son école d’informatique ITESCIA. Ce qui permettra de mobiliser une équipe pédagogique de ce dernier pour appuyer techniquement l’ESTI. Une double diplômation est également prévue à l’issue du Master afin de renforcer l’attractivité des formations dispensées par cet établissement.

Former 10 700 personnes. « L’AFD est heureuse de porter plus loin son engagement envers l’enseignement technique et la formation professionnelle aux NTIC, un secteur particulièrement dynamique et prometteur pour l’employabilité des jeunes à Madagascar », affirme Jérôme Bertrand-Hardy, le directeur de l’agence à Antananarivo. Il faut savoir que ce projet s’inscrit dans le cadre d’un appui plus global de l’AFD à la formation professionnelle et à l’enseignement technique au pays; et qui couvre en même temps deux autres secteurs économiques prioritaires, à savoir le Bâtiment et Travaux Publics (BTP) et le Tourisme, Hotellerie et Restauration pour un financement total de 15 millions d’euros. Ce programme appuiera en tout vingt établissements répartis dans toute l’île, et formera 10 700 personnes, a-t-on fait savoir.

Navalona R.

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Dépistage du Coronavirus : Nouveaux équipements et kits pour tests remis par le Système des Nations Unies

Kits pour tests, équipements de laboratoires, équipements de protection individuelle (EPI), désinfectants, matériels informatiques… sont, entre autres, les appuis matériels remis la semaine dernière par le Système des Nations Unies (SNU) à Madagascar, à travers l’OMS, l’OIT, le PAM, le PNUD et l’UNICEF. Une dotation pour soutenir la riposte contre l’épidémie de Covid-19, dont en particulier les activités de laboratoire. Cette dotation est d’une valeur totale de près de 570 000 USD, soit environ 2 156 000 000 ariary.

Madagascar dispose ainsi d’un nouveau procédé de diagnostic moléculaire du Covid-19, en introduisant ainsi le GeneXpert reconnu par l’OMS comme test de confirmation rapide (en 45 minutes) de l’infection chez les personnes répondant à la définition de cas de Covid-19 active. Les nouveaux intrants pour le dépistage sont composés de 9 250 tests GeneXpert sur un financement de l’Agence Danoise de Développement internationale (DANIDA) remis à l’UNICEF. Ces intrants viennent renforcer les capacités de dépistages décentralisés à Madagascar. Les 15 laboratoires GeneXpert existants dans 12 régions du pays pourront ainsi contribuer à augmenter la capacité de dépistage. Avec cet appui, la capacité de dépistage devrait facilement tripler, répondant ainsi au souhait du gouvernement de Madagascar de rendre disponibles les tests dans toutes les régions, et de renforcer la prévention et le contrôle de l’épidémie dans le pays.

Accompagnement. Ce nouvel appui fait ainsi suite – et entre dans le cadre de – à l’ensemble des appuis apportés par le SNU à Madagascar. En se référant au plan de riposte nationale et à la Politique Générale de l’Etat, le Système des Nations Unies accompagne Madagascar dans les réponses d’urgence sanitaire, y compris dans le renforcement des capacités pour coordonner la riposte tant au niveau régional que national. Le SNU appuie également les réponses socio-économiques en faveur des populations très vulnérables et des travailleurs dans le secteur informel en difficulté à cause des mesures prises durant l’état d’urgence sanitaire. Par ailleurs, un soutien technique et financier est également octroyé par le PNUD, l’OIT et l’ONUDI pour préparer le relèvement après la crise sanitaire dans les domaines économiques incluant l’emploi formel et informel, la santé et la sécurité au travail, l’accompagnement du secteur privé avec un accent particulier sur les populations vulnérables et les autres laissés-pour-compte. Et enfin, un accompagnement dans le domaine de la consolidation de la paix et la promotion des droits de l’homme est également apporté par le SNU à travers plusieurs agences.

Recueillis par Hanitra R.

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Tchad : 34 malades guéris par le Covid-Organics

« Nous avons donné le Covid-Organics à certaines personnes qui ne peuvent pas supporter la chloroquine. Ça a donné des résultats, sans effet négatif ». C’est ce qu’a déclaré devant l’Assemblée nationale, le ministre tchadien de la Santé publique, le Professeur Mahamoud Youssouf Khayal. Une déclaration qui prouve l’efficacité du Tambavy CVO. Le 9 mai dernier, le gouvernement du Tchad a affrété un avion spécial pour récupérer 1 200 doses de Covid-Organics, don de l’Etat Malagasy. Le ministre affirme que 34 tchadiens contaminés par le Coronavirus ont été guéris à 100%, après avoir reçu un traitement à base d’antibiotiques associés avec le Tambavy CVO. Mais bien malgré ces résultats, les scientifiques tchadiens se défendent pour le moment de se prononcer officiellement sur l’efficacité de ce remède traditionnel amélioré de l’Institut Malgache de Recherches Appliquées (IMRA). « Jusque-là, nous ne pouvons pas tirer une conclusion exacte parce que c’est très tôt pour que les cliniciens disent un mot. Mais néanmoins il n’y a pas d’effets secondaires, ça soigne parce qu’on a testé, on a trouvé négatif. Mais les autres aspects restent encore à voir », a précisé le Professeur Mahamoud Youssouf Khayal. A l’entendre, le Conseil scientifique de ce pays serait en train de réfléchir sur la question. Le ministre de la Santé publique du Tchad affirme aussi qu’il a lui-même pris le Covid-Organics à dose préventive. D’après les informations, après avoir confirmé l’efficacité du Tambavy Malagasy, le Tchad envisage d’envoyer incessamment un autre avion spécial pour récupérer de nouvelles doses de Covid-Organics.

Davis R

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Art contemporain : Madame Zo, lauréate de « Paritana » 2020

Une œuvre de Madame Zo, lauréate de « Paritana » 2020.

La proclamation des résultats de la quatrième édition du concours artistique « Paritana » s’est tenue hier à la Fondation H à Andraharo. La lauréate de cette année est Zoarinivo Razakaratrimo, plus connue sous le nom d’artiste de Madame Zo. Si les prix du carburant à la pompe ne baissent pas, la créativité des malgaches suit la même tendance. Sauf que cette dernière est plus profitable et plus enrichissante sur le plan humain. Malgré une compétition assez rude où des figures de l’art contemporain tananarivien sont dans les rangs des participants, cette artiste a réussi à sortir du lot.

Il n’était sans doute pas facile de devancer Tahina Rakotoarivony, Felana Rajaonarivelo et bien d’autres encore. En tout, ils et elles étaient  neuf artistes à avoir participé à « Paritana » cette année. En guise de coupe, la gagnante devrait bénéficier de trois mois de résidence à la cité internationale des Arts de Paris en France. Il faut maintenant savoir si la situation actuelle permettra de profiter de ce prix. Dans le milieu de l’art contemporain, Madame Zo a déjà fait ses preuves.

Elle est entrée dans ce domaine en 1985, en participant à une formation professionnelle sur le tissage à Antananarivo. En 1990, elle monte sa propre entreprise « axée sur la création et l’art textile », d’après sa biographie. Pour ainsi dire, le fil et les enchevêtrements sont ses domaines de prédilection et l’ont emmenée à voyager à travers le monde. D’ailleurs, ses œuvres montrent un haut degré de savoir–faire  en tissage. S’ajoute à cela un aspect environnemental puisqu’elle recycle.

Zo toniaina

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Norbert Lala Ratsirahonana : Le numéro Un de l’AVI sort de son silence

L’ancien président de la HCC, Norbert Lala Ratsirahonana. (Photo d’archives)

Cet homme qui n’est pas étranger aux arcanes du pouvoir a exercé, en effet, le rôle de Président de la Haute Cour Constitutionnelle, de Premier ministre et de chef d’Etat par intérim.

«J’ai choisi de me taire depuis un certain temps. Mais actuellement, face à certaines accusations, j’ai décidé de sortir de mon silence », a souligné le numéro Un de l’AVI. C’était, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue, hier, à son domicile. Lors de cette rencontre avec la presse, qui a duré deux tours d’horloge, il a notamment déclaré: « Je suis parmi les initiateurs des mouvements populaires ». A ce titre, en 1991, il a participé activement au mouvement initié par les forces vives placées sous la houlette du professeur Zafy Albert. En 2001, il a soutenu le candidat du TIM, Marc Ravalomanana, à l’élection présidentielle. Et lors du mouvement populaire de 2002, il s’est rangé du côté du fondateur de l’empire TIKO. Sept ans plus tard, il a quitté le navire pour rallier le camp d’Andry Rajoelina qui a été porté au pouvoir par la vague Orange. A la question “ Avez-vous toujours été du côté des vainqueurs?” il a répondu tout simplement: « Cela n’a rien d’étonnant, j’ai toujours fait des analyses politiques ». Il a cité ainsi le cas du président actuel. « J’ai constaté que c’est un homme déterminé et j’ai adhéré ainsi à son mouvement ».

Enquêtes. Pour ce qu’il qualifie d’accusations portées à son encontre, il a particulièrement parlé de deux cas, à savoir l’incendie du Rova et les événements de 2009, notamment le 26 janvier et le 7 février. En ce qui concerne le premier cas, lui de rappeler que le 6 novembre 1995, lors de l’incendie du Rova: « J’étais président de la HCC et le professeur Zafy Albert a été Président de la République à l’époque. Comme tout le monde, j’ai éprouvé une grande tristesse. A ma connaissance, il y avait eu 11 personnes arrêtées le 7 novembre 1995, des gardiens, la conservatrice du Rova et des guides touristiques. Les enquêtes ont été menées auprès des brigades de la gendarmerie de Fiadanana et d’Ankadilalana. Certains d’entre eux ont été relaxés tandis que trois ont été jugés par la Cour Criminelle Ordinaire. Il y avait eu des condamnations ». Et de lui de continuer: « Mon nom n’a été cité nulle part ».

Camp de l’opposition. Quant aux événements de 2009, il a dit: « J’ai tenu une réunion avec Marc Ravalomanana et Manandafy Rakotonirina. L’objet de cette réunion était la fermeture de la station VIVA. C’est pratiquement impossible dans la mesure où j’étais déjà dans le camp de l’opposition ». Avant d’enchaîner: « Pour être plus clair, j’ai tout récemment appelé Marc Ravalomanana sur ce sujet, mais celui-ci a dit qu’il ne s’en souvient pas non plus ». D’ailleurs, a-t-il dit, “ Vu mon âge, je n’assiste pas au meeting sur la Place du 13 mai, même pas en 2009”. Sur un tout autre sujet, il a tenu à souligner: « Cela fait 13 ans que je côtoie Andry Rajoelina. Je ne suis pas son conseiller spécial ». Et lui d’enchaîner: « Actuellement, s’il a besoin de moi, on se téléphone ».

Dominique R.

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Le régime dans une période de turbulence

A la moitié d’un mandat qui se voulait triomphant, le président Andry Nirina Rajoelina commence à goûter l’inconfort du pouvoir. Il se rend compte maintenant de la difficulté de gouverner. Le chemin qu’il emprunte est semé d’embûches, et il s’aperçoit que les meilleures intentions du monde ne suffisent pas. Il doit composer avec la réalité. Et c’est à la manière de contourner les difficultés qu’on reconnaît la valeur d’un homme d‘état. Il lui faut prendre à bras le corps le problème de l’épidémie du Covid-19. Après quelques atermoiements, il a su faire face. Les décisions prises ont été adaptées à la situation, mais le combat mené ne se terminera pas de sitôt. On lui a reproché de se mettre constamment en avant et de ne pas faire preuve d’humilité. La tisane miraculeuse Covid-organics l’a rendu un tant soit peu célèbre sur le plan international, et certains Africains le considèrent comme le nouveau Sankara. Cette volonté de privilégier la communication se fait au détriment de la réalité sur le terrain. La population, malgré toute sa bonne volonté, éprouve d’énormes difficultés à s’adapter aux mesures édictées. Les aides financières destinées aux couches populaires les plus défavorisées n’ont pas été suffisantes car le budget alloué n’a pas suffi. C’est dans une atmosphère de plus en plus lourde que se poursuit cette lutte contre le Covid-19. Dans ce contexte s’est déclenchée la polémique sur la rénovation du Rova et la construction du kianja Masoandro. L’opinion des adversaires du projet est très tranchée, et les termes employés ne laissent aucun doute sur leur hostilité. Le mot « sacrilège » revient dans tous les propos. Les gardiens de la tradition considèrent que ce monument est celui de la division; et qu’il peut être générateur d’une crise dont le pouvoir ne soupçonne pas l’ampleur. Les partisans du régime resserrent les rangs, mais ils semblent prêcher dans le désert. La célébration prochaine du 60ème anniversaire de l’indépendance ne semble pas résoudre une opinion de plus en plus rétive à l’idée de réjouissances « a minima ». Les appels lancés pour pavoiser les maisons aux couleurs nationales sont peu entendus. Un défilé militaire sans la présence de la population, la suppression, du feu d’artifice traditionnel… rendront bien terne cette fête qui aurait pu souligner avec éclat ces soixante ans d’indépendance

L’Europe est entrée de plain-pied dans l’ère du déconfinement. La vie revient progressivement à la normale. Les gens sortent dans les rues, les jardins publics et les squares sont envahis par des foules épris de liberté après ces deux longs mois de confinement. Les bars et les restaurants se sont ouverts et le respect des mesures barrières est effectif . En France, le conseil national scientifique affirme que l’épidémie est maîtrisée, mais il n’écarte pas l’idée d’une reprise. Les pays européens vont maintenant se pencher sur les problèmes économiques résultant de ces deux mois de paralysie. La crise est d’une ampleur telle qu’il faudra un plan Marshall pour relancer la machine économique.

Dans les pays d’Amérique du nord et du sud, l’épidémie du Covid19 est loin d’être maîtrisée. Les Etats Unis, le Brésil ou l’Equateur voient une progression journalière du nombre des décès.

Aux Etats-Unis, la mort de George Floyd marquera durablement la lutte contre les inégalités raciales. Les manifestations de protestation ont pris une ampleur nationale. L’attitude du président Donald Trump qui ne prône aucunement l’apaisement complique encore la situation. L’Amérique est plus que jamais divisée.

Le régime est une fois de plus à la croisée des chemins. Il doit affronter les difficultés les plus importantes de ce quinquennat. La lutte contre le Covid-19 est assurément le plus important défi qu’il doit relever. Mais il est obligé d’emporter l’adhésion d’une population épuisée par ce combat qui va durer encore longtemps. C’est une période délicate que le pays va traverser

Patrice RABE

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MJS : Mise en place d’un plan de relèvement immédiat « post-covid »

Le ministre a rassuré les députés au CCI Ivato.

Le ministère apportera un soutien aux athlètes préparant les Jeux africains et les différentes qualifications olympiques pour les Jeux de Tokyo 2021.

Le sport est l’un des secteurs touchés par la pandémie de Covid-19. Les programmes sportivfs sont, jusqu’à présent, suspendus depuis fin mars; tout comme les compétitions internationales. Mais cet arrêt ne signifie pas que les activités du ministère de la Jeunesse et des sports sont en veilleuse. La rencontre avec les députés a permis au locataire de la place Goulette de présenter le plan de relèvement immédiat post-covid. Trois axes majeurs figurent dans le plan, dont le pôle emploi jeune pour la formation des jeunes entrepreneurs et la mobilisation du centre de jeunes publics et privés pour former des jeunes volontaires dans les “fokontany”. Beaucoup de jeunes sont impactés par la Covid-19, surtout les entrepreneurs en herbe qui sont frappés de plein fouet. Un concours des meilleurs projets sera organisé et, à cet effet, un accompagnement et un financement seront alloués aux projets innovants. Le troisième axe concerne le volet sport. Les sportifs sont, jusqu’à ce jour, confinés. Le ministère apportera ainsi un soutien aux athlètes préparant les Jeux Africains et les différentes qualifications olympiques pour les Jeux de Tokyo 2021. Les sportifs malgaches ont été de vrais ambassadeurs du pays en 2019, notamment lors de la Coupe d’Afrique des Nations de football en Egypte avec les Barea, les Jeux des îles à Maurice et les Jeux Africains au Maroc et d’autres évènements internationaux. « Les athlètes ne seront pas en reste. Le ministère a déjà étudié comment les soutenir pour garder leur forme », a expliqué le numéro un du sport malgache, Tinoka Roberto. Comme l’Etat a décidé de faire du sport un levier du développement et un moyen pour réaffirmer l’émergence et la fierté nationale, le département en charge de la Jeunesse et des Sports travaille dans ce sens, sans relâche même, en cette période de crise sanitaire. « En septembre 2019, Madagascar a été l’hôte de la première réunion ministérielle de la mise en œuvre du plan d’action de Kazan sur l’Education Physique de Qualité en Afrique. A cette occasion, le chef de l’Etat, Andry Rajoelina, a été élu champion de l’Education Physique de Qualité et du Sport en Afrique. Une reconnaissance des actions de Madagascar et du président en particulier dans le domaine du sport », continue Tinoka Roberto, ministre de la Jeunesse et des Sports, face aux députés. Il y aura alors un plan qui sera élaboré et mis en œuvre en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, notamment l’Union africaine et l’UNESCO.

T.H

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Une fête des mères sous le signe du Covid-19

C’est à une fête des mères célébrée dans une atmosphère particulière que les Malgaches auront droit cette année. Le Covid-19 s’est invité sans qu’on lui en ait donné la permission, et il assombrit l’atmosphère de tendresse qui devrait régner en ce jour. Le respect des règles sanitaires est plus que jamais présent à l’esprit; mais une fois l’idée acceptée, il faut essayer d’avoir des idées positives. Mais dans le contexte actuel, c’est plutôt difficile. Ce dimanche, cependant, il faudra essayer d’oublier la gravité de la période dans laquelle nous nous trouvons en ce moment.

Une fête des mères sous le signe du Covid-19

La nouvelle du décès de la jeune femme atteinte du Coronavirus ayant donné naissance à son bébé a jeté un voile sur le compte-rendu du professeur Vololontiana Hanta Marie Danièle avant-hier. Cela nous a rappelé que personne n’est à l’abri d’une contamination. Anosy Avaratra qui, a priori, est une localité que l’on pourrait considérer comme à l’abri du virus est maintenant sous haute surveillance. L’hôpital a été totalement désinfecté et le personnel médical et la famille de la défunte ont été mis en quarantaine. Les efforts déployés pour stopper la propagation de l’épidémie continuent donc sans relâche. La fête des mères est une parenthèse heureuse dan cette lutte qui ne prendra pas fin avant longtemps. Les marchés ont rouvert et permettent une reprise timide des activités commerciales . Mais pour beaucoup de familles malgaches, la fête se fera « a minima », sans argent pour un repas convenable. Les « vatsy tsinjo » et les « tosika fameno » ne sont que des miroirs aux alouettes, les distributions d’aide financière n’ayant pas eu lieu. Les sorties familiales ne sont plus conseillées et les rassemblements sur l’Avenue de l’indépendance ou au parc d’Ambohijatovo sont à proscrire. Ce dimanche 7 juin sera un jour terne qui sera à oublier très vite. L’épée de Damoclès du Covid-19 est bien là.

Patrice RABE

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Technologie mobile : Une tendance de plus en plus généralisée vers la 4G

Les Smartphones sont devenus des produits de consommation courants.

Les opérateurs mobiles et Internet ne cessent pas de vanter les performances du réseau 4G. La preuve, les pages des journaux et les grilles de programmes télévisés sont remplies d’encarts et spots publicitaire attrayants.

Avec ce que cela suppose bien évidemment d’investissements pour ces opérateurs, les campagnes publicitaires coûtent très chers. En somme, si les opérateurs investissent beaucoup dans la promotion de la 4G, c’est qu’il s’agit d’un réseau qui est en train de révolutionner les télécommunications mobiles et Internet. Et pour Madagascar qui figure parmi les pays bénéficiant d’Internet à grande vitesse, l’économie peut tirer profit du développement de la 4G.

Tendance générale

Un développement de la 4G qui est devenu une tendance générale dans de nombreux pays du monde où la 2G et la 3G sont de plus en plus délaissées. Selon une étude réalisée par Philip Kendall, Directeur Exécutif de Strategy Analytics, une société mondiale indépendante de recherche et de conseil, le marché mondial du réseau du sans fil se caractérise actuellement par la suppression des réseaux 2G et 3G et les opportunités de migration vers la 4G. « Selon nos nouvelles prévisions du marché du sans fil, au début de cette année, les réseaux 2G et 3G représentaient 46% des abonnés mais seulement 27% des revenus dans le monde. En 2023, cette part des revenus tombera à seulement 10% ». Même en Afrique, des efforts particuliers sont entrepris par les dirigeants et les opérateurs mobiles et Internet pour, justement, accélérer l’adoption des services 4G. « D’importants efforts se produisent en Afrique et dans d’autres régions en développement pour accélérer l’adoption des services 4G, et certains résultats sont encourageants », selon toujours Philip Kendall qui prend l’exemple d’un opérateur africain. Par exemple, l’expansion du réseau 4G d’Airtel Africa et les offres de données «plus pour plus» ont contribué à la migration vers la 4G, augmentant considérablement l’utilisation moyenne des données et les revenus moyens par utilisateurs de données. En effet, les ¾ de sa croissance des revenus proviennent des données de l’année dernière. En mars 2020, la 4G représente 29% de ses abonnés aux données (contre 18% un an plus tôt) et plus de 60% de ses revenus de données ».

Smartphones bon marché

Bref, la migration vers la 4G est non seulement bénéfique aux opérateurs économiques, mais également et surtout à l’ensemble de la population et à l’Etat. Mais pour être encore plus efficace, cette migration est conditionnée par un certain nombre de paramètres et de conditions. A commencer par la facilitation de l’accès aux outils connectés, dont, en premier lieu, les Smartphones. En somme, tout pays qui veut développer la 4G doit prendre les dispositions nécessaires afin de faciliter l’accès de sa population aux téléphones intelligents. Les téléphones d’entrée de gamme sont essentiels pour accélérer la migration des utilisateurs « En fin de compte, toute migration vers la 4G dépend des propositions de produits qui plaisent et qui sont à la portée des segments de marché les plus modestes ». C’est pour cette raison d’ailleurs que des opérateurs mondialement reconnus n’hésitent pas à s’engager activement avec les acteurs de la chaîne de valeur du combiné pour lancer des Smartphones et des téléphones intelligents à bas prix. True Move en Thaïlande a réalisé des gains de parts de marché importants ces dernières années, en partie grâce au succès de sa gamme de Smartphones True Smart Series abordable, tandis qu’en Indonésie, XL Axiata a fait appel à des assembleurs électroniques locaux pour produire des Smartphones tels que la gamme Evercoss Xtream.

Charges fiscales

Mais l’autre aspect du développement de la 4G réside dans la volonté des autorités publiques de réduire les charges fiscales, selon toujours cette étude. « Ces stratégies d’appareils 4G à faible coût pourraient être améliorées dans les marchés en développement si les gouvernements s’efforcent de réduire les charges fiscales sur les téléphones mobiles et les services en termes de droits d’importation et de taxes de vente ». Et l’Etat peut gagner, ici, aux changes puisque le développement de l’utilisation de la technologie via la connexion rapide 4G et les Smartphones haut de gamme augmentera le chiffre d’affaires des opérateurs et, partant des recettes publiques, puisque le fisc pourra jouer, dans ce cas, non pas sur les taux de l’imposition mais sur le nombre des utilisateurs et l’importance des chiffres d’affaires.

R.Edmond.

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Analalava : Lakana rendrika, mpandeha iray tsy hita popoka

Nitrangan’ny loza an-dranomasina indray tany amin’iny distrikan’Analalava iny ny alarobia lasa teo. Lakana kely iray nitondra olona efatra indray no dobo an-drano, tsy lavitra ny tanànan’i Nosilava. Vokany, avotra ny mpandeha telo, raha mbola tsy hita popoka kosa ny iray tamin’izy ireo, araka ny fampitam-baovao azo.

Mponina any amin’iny faritra iny ihany izy ireo, mifamezivezy amin’ny tanàna isan-karazany any an-toerana. Teny ambony rano teny dia voalaza fa lany vatsy ka nikasa ny hihazo tanàna. Tamin’izay indrindra anefa no tsy fantatra mazava izay nahazo ireo. Tojo olana ara-teknika sa sendra andro ratsy tampoka fa dia niafara tamin’ny faharendrehan’ilay lakana kely io, teny am-povoan-drano teny. Niara-dobo an-drano avy ireo olona efatra : mpivady iray ary lehilahy roa. Ny angom-baovao azo tany an-toerana no nahafantarana fa nalaky nahavonjy morondrano haingana ny iray tamin’izy ireo ka afaka niantso vonjy tamin’ireo olona teny an-tanety. Nanomboka teo ny fikarohana nataon’ireo fokonolona sy mpitandro filaminana ireto olona niharam-boina ireto. Ny alakamisy teo, izay hoe iray taty aorian’ny nisehoan’ny loza no hita ireo mpivady. Mbola velona aina soa aman-tsara saingy efa tena reraka, hoy hatrany ny vaovao. Navantana avy hatrany tany amin’ny toeram-pitsaboana moa izy ireo. Mbola nitohy hatramin’ny omaly kosa ny fikarohana ilay lehilahy iray, mpandeha fahefatra tamin’ireto tra-doza ireto. Etsy andanin’izay moa, dia efa an-dalam-panaovana fanadihadiana mahakasika ity loza ity ireo tompon’andraikitra amin’izany, any an-toerana.

m.L

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Football – Roro Rakotondraibe : Les clubs de ligue 1 en danger

Roro Rakotondraibe lance un appel de détresse pour venir en aide aux footballeurs.

L’entraîneur de l’AS Adema, Roro Rakotondraibe, tire la sonnette d’alarme sur la situation des clubs de Pro League. Les joueurs évoluant en Pro League touchent pratiquement le fond car, au même titre que les membres de l’encadrement, ils ne sont plus payés depuis deux mois voire plus depuis le confinement imposé par l’Etat. Celui-ci avait pourtant promis que le football figurerait parmi l’une de ses priorités. Aussi, Roro Rakotondraibe se tourne-t-il vers le Président de la République pour sauver ce qui peut encore l’être, car, par dépit, certains envisagent de trouver autre chose et donc quitter cette discipline. Or, et selon toujours Roro, on a encore besoin de ces joueurs locaux pour entretenir l’amour du football mais aussi pour honorer différents tournois tels la CHAN, le COSAFA Cup et les Jeux des îles. À ses yeux, il serait donc impératif qu’on se penche sur le cas de ces joueurs. Il remercie toutefois l’Adema qui a fait l’effort de payer les deux mois de salaire, mais il comprend aussi si le club avoue avoir du mal à payer le troisième mois. Roro Rakotondraibe n’aime pas saisir la FMF qui s’écroule sous les dettes héritées de notre participation à la CAN 2019; mais il ne pense pas que cela va durer et que la situation va prendre son cours normal. Son voeu pieux c’est de voir ce Covid-19 disparaître pour que le football puisse reprendre. Et quand il le dit, il pense aussi à ses jeunes protégés de l’AS Roro dont il est le président fondateur.

Clément RABARY

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Covid-19 : 18 nouveaux cas, hier

7 nouveaux cas à Toamasina ; 5 à Antananarivo ; 3 à Tolagnaro et 3 à Toliara. Soit un total de 18 nouveaux cas de Covid-19 rapportés, hier, par la porte-parole du Centre de commandement opérationnel (CCO). Dans les détails, ces 18 cas ont été identifiés par l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) à Antananarivo, qui en a relevé 6 (dont 3 à Toliara et 3 à Antananarivo) parmi 142 prélèvements traités le 4 juin 2020. Signalons au passage que le laboratoire mobile à Toamasina n’a identifié aucun cas parmi les 8 prélèvements qu’il a traités le même jour. De son côté, le laboratoire du CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona a traité 125 prélèvements parmi lesquels figurent 8 cas positifs dont 7 sont des patients à Toamasina et 1 à Antananarivo. Et enfin, le Centre d’infectiologie Charles Mérieux, à Ankatso, a identifié 4 cas positifs sur 63 prélèvements provenant de Tolagnaro et du CHU Joseph Raseta Befelatanana. Sur ces 4 cas positifs, 3 sont issus de Tolagnaro et 1 de Befelatanana.

Ainsi, les 18 nouveaux cas d’hier montent à 975 le nombre de cas confirmés à Madagascar, parmi lesquels 767 sont actuellement en cours de traitement. 9 patients se trouvent dans un état grave dont 3 à Befelatanana. On notera également un nouveau patient guéri à Befelatanana, soit un total de 201 personnes guéries depuis le début de l’épidémie.

Hanitra R.

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Concert : D’Gary en direct depuis l’Ifm

Madagascar peut encore s’enorgueillir d’avoir le guitariste D’Gary, en concert ce jour.

D’Gary, en concert en direct sur la page Facebook de l’IFM, à Analakely ce jour à 10 h 30. Guitariste hors pair, D’Gary est l’une des grandes figures de la musique malgache. Son style prend racine dans le « faha-raza », un rythme du sud malgache qui, façonné par D’Gary, devient résolument contemporain et exprime l’universel des passions humaines. Sa carrière internationale démarre en 1991, à la suite de la sortie de son premier album international “Malagasy guitar, The music from Madagascar” (Shanachie), produit par deux Américains, David Lindley et Henry Kaiser, qui ont entendu parler de lui et qui voulaient absolument l’enregistrer. Il commence alors des tournées à l’étranger : de la Norvège ou de l’Allemagne à la Tasmanie, en passant par le Niger, le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Japon, la Suède ou les Etats-Unis, et les grands festivals comme le MASA d’Abidjan, le Womad à Singapour. Entre-temps, D’Gary a sorti ses trois derniers albums chez Indigo, le label de musique ethnique moderne lancé par Label bleu. Il est considéré aujourd’hui comme l’un des guitaristes internationaux les plus étonnants, un musicien recherché par les fous de la guitare dans le monde entier pour son jeu inédit, ses « open tuning » (accords libres) insensés.

Recueillis par Maminirina Rado

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Etudes à l’étranger : « Pas d’année blanche », selon l’agence Fan Education

Fan Education Agency propose une dizaine de destinations pour les étudiants malgaches.

En raison de la pandémie de Covid-19, plusieurs pays ont fermé leurs frontières. Ce qui entrave le déplacement des étudiants internationaux qui souhaitent rejoindre leurs universités respectives. Toutefois, d’après l’agence malgache Fan Education, cela ne signifie pas qu’il y aura une année blanche.

« Aujourd’hui, la plupart des universités partenaires de notre agence proposent des cours en ligne avant la réouverture des frontières. Ainsi, les étudiants qui souhaitent poursuivre leurs cursus universitaires à l’étranger peuvent déposer leurs dossiers de candidature et suivre en ligne les cours proposés avant la réouverture des frontières », nous a expliqué Jacky Fanambinana, Directeur de l’agence Fan Education. Pour ce faire, les étudiants doivent disposer d’une connexion internet, d’un ordinateur ainsi que d’un casque et d’une webcam pour pouvoir suivre convenablement les cours proposés en ligne. Néanmoins, cette situation ne durera qu’un certain temps car les frontières peuvent rouvrir d’ici quelques mois si la situation s’améliore.

Des frais d’études moins conséquents. Les frais d’études seront moins onéreux pour les étudiants malgaches étant donné qu’ils n’auront pas à payer les frais d’hébergement, les frais d’assurance ou encore les droits de scolarité supplémentaires pour les étudiants étrangers. Toutefois, lorsque le moment sera venu de se rendre au pays de son choix, tous les frais s’appliqueront. Notons quand même que les moyens financiers figurent parmi les principales causes freinant la poursuite des études au niveau international pour les Malgaches. D’ailleurs, toujours selon Fan Education, comparé aux années précédentes, le nombre des étudiants ayant soumis leurs dossiers pour demander d’intégrer une université étrangère a grandement diminué : « Nous n’avons reçu qu’une trentaine de dossiers durant cette crise sanitaire », a souligné le directeur de l’agence; ce qui peut se comprendre.

Dépôt de dossier en ligne. En ce qui concerne le dépôt des dossiers, situation exceptionnelle requiert des mesures exceptionnelles. Ainsi, pendant cette période de crise sanitaire, les étudiants souhaitant se rendre à l’étranger peuvent déposer leurs dossiers en ligne auprès de l’agence Fan Education. Cette disposition va permettre d’éviter la propagation du Coronavirus, selon le responsable de l’agence.

Et enfin, du côté des universités étrangères, la réception des demandes d’admission se poursuit en ligne; même pour les étudiants étrangers. Mais les cours se font uniquement à distance.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Cybercriminalité : Nosamborina ny mpanao taratasim-piara hosoka

Nidoboka am-ponja avokoa.

Omaly ireo olona telo no natolotra ny fitsaràna. Nanomboka tamin’ity vaninandro fihibohana noho ny fepetra ara-pahasalamana ity no nitatra ny sain’ireo olona ary nanao tolotra tamin’ny tambajotra sosialy fa mahavita mikarakara taratasim-piara izay mivoaka avy eo amin’ny sampan-draharaham-panjakana miandraikitra an’izany. Hitan’ny « Centre Immatriculateur » izany ary nisy ny fitoriana napetraky ny lehiben’io sampana io. Natao ary ny fomba  rehetra hahafantarana ireo olona ary dia

Ny mahasamihafa ireo taratasy tena izy sy hosoka.

voasambotra ireo olona telo. « Nandritra ny fisavàna trano teny Ambohitrakely no nahitana ireo taratasy misy fitombokase hosoka miaraka amin’ny antontan-taratasy marobe an’ireo olona izay liana tamin’ilay tolotra », raha araka ny tatitry ny polisy misahana ny ady amin’ny heloka atao amin’ny tranokalam-pifandraisana. Nidoboka am-ponja eny Antanimora avokoa ireo olona telo rehefa nandalo tao amin’ny fampanoavana omaly.

D.R

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Fête de l’indépendance : Une nouvelle étiquette pour THB  

Les trois chevaux de THB changent de dossard. (crédit photo : Princy)

C’est reparti pour une nouvelle course ! Vendredi 05 juin dernier, la Société Tananarivienne de Réfrigération revêt ses habits de fête à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance de Madagascar. En effet, hier, l’entreprise a fait connaître publiquement sa nouvelle étiquette ; une image frappée de ses trois chevaux intemporels, du sigle THB et du chiffre 60 de manière bien visible et entourés des mots en malgache « Indépendance de Madagascar ». Le tout sur un fond solaire jaune orangé. Ce nouvel habit d’apparat, la boisson le portera durant toute la période de fête. Elle pourra ensuite l’arborer dans toutes les régions de la Grande île parce qu’elle sera distribuée aux quatre coins du pays à partir de la semaine prochaine.

Un contenu inchangé. Certes, la boisson aura une nouvelle apparence, les admirateurs pourront se rassurer, son goût restera le même. Ainsi, sa composition à base de maïs, de sucre et de houblon ravira encore les amateurs. De cette manière, la bière qui a remporté de multiples médailles à l’international comme elle a conquis les cœurs et les palais de nombreux consommateurs, pourra toujours tenir son pari et son rôle lors des festivités à venir. Aussi, les Malgaches pourront-ils, au moins et malgré la situation sanitaire actuelle, compter sur un élément inchangé.

Iss Heridiny

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Ambohimalaza : Sept épiceries attaquées en une nuit, 3 226 000 ariary dérobés

Alors que les actes de grand banditisme comme les vols à main armée connaissent une régression dans la capitale, l’insécurité prend de l’ampleur dans les communes périphériques. Les districts d’Antananarivo-Avaradrano et Atsimondrano risquent de devenir des zones rouges en matière d’insécurité. Presque chaque nuit, les malfaiteurs font de razzias dans ces deux circonscriptions. Le pire est de constater que les bandits réussissent toujours leur coup; comme ce qui s’est passé la nuit du Jeudi 4 juin dans la commune rurale d’Ambohimalaza, district d’Antananarivo-Avaradrano. Le fokontany Antota a été la cible d’une escouade de huit bandits dont l’un était cagoulé. Sept cases d’habitation et servant d’épicerie y ont été successivement attaquées. Le bilan est lourd. Une somme de 3 226 000 ariary en espèce, 11 téléphones portables, deux bagues en or et une bague en argent ainsi qu’une radio à carte ont été dérobés. Heureusement, aucun blessé ni perte en vie humaine n’est à déplorer. Selon les informations, l’acte a été commis vers 23 heures. La gendarmerie a déduit que cette attaque s’est déroulée dans le calme vu le mode opératoire des malfaiteurs. Se comportant comme de simples visiteurs, ils ont sagement frappé aux portes de leurs victimes. Une fois qu’une porte s’ouvre, ils s’y introduisent pour ensuite tenir en joue toutes les personnes à l’intérieur. Ils fouillent ensuite la maison de fond en comble. Selon les témoignages des victimes, les assaillants portaient des sabres, des barres à pince et deux fusils de fabrication artisanale. Après leur coup, ils se sont enfuis en direction du Sud. C’était à ce moment que les victimes ont appelé secours auprès des voisins qui sont venus à la rescousse tout en alertant les forces de l’ordre. Avisée, la brigade de la gendarmerie d’Ambohimangakely a dépêché quatre éléments pour constater le fait tout en enclenchant une poursuite. Les postes avancés de la gendarmerie d’Anjeva Gara et de Carion ont déjà été alertés pour le bouclage. Jusqu’ici, aucun suspect n’a encore été appréhendé.

T.M.

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Médecine du Sport : Les inscriptions sont ouvertes pour la session 2020-2022

La performance de haut niveau est toujours liée à un encadrement médical.

Le médecin du sport est essentiel pour la santé des athlètes. Cette spécialité médicale est indispensable pour la Nation si on veut produire des sportifs de haut niveau. A ce sujet, l’Association Malagasy de Médecine du Sport (AMMS) possède désormais plus de 40 personnes spécialistes dans ce domaine. Mais cet effectif est loin d’être suffisant, même pour les fédérations sportives à Madagascar. C’est la raison pour laquelle le Dr Norbert Ramiandrisoa, vice-président de l’association, a encouragé ceux qui veulent se spécialiser dans cette filière à passer leur inscription. D’ailleurs, les inscriptions pour la session 2020-2022 sont ouvertes depuis ce mois de juin jusqu’au 31 août. En fait, il s’agit d’une formation en ligne proposée par l’Université virtuelle Francophone de médecine du sport (UVFMS). Elle est pourtant réservée aux personnels de santé, que ce soit les infirmiers, docteurs, kinésithérapeutes ou autres. L’objectif est de leur apporter un socle de connaissances de base qui leur permettra, d’une part, de veiller sur la santé des sportifs et, d’autre part, de prescrire de façon pertinente la pratique des activités physiques et sportives aux personnes atteintes de pathologies chroniques. Les enseignements pour cette nouvelle session sont composés de 4 modules, notamment la physiologie, la médecine et sport, le sport et santé (prévention primaire et tertiaire) et la pathologie de l’appareil locomoteur chez le sportif. Ainsi, les pédagogies comprennent des Travaux Dirigés et des démonstrations pratiques, QCM d’auto-évaluation, questions ouvertes partagées entre tous les apprenants. La durée des études est de 18 mois et la date d’ouverture officielle serait le 1er septembre 2020. La validation séparée de l’intégralité des modules assurera l’obtention du « Diplôme de l’Université de médecine du sport  » accrédité par l’Université Senghor, l’’Union Africaine de Médecine du sport (UAMS) et l’Université Virtuelle Francophone de Médecine du sport. « C’est déjà bien que l’Etat mette un accent particulier sur le développement des infrastructures sportives, à la mobilisation d’un personnel technique qualifié, mais il ne faut pas négliger et surtout laisser aux oubliettes le développement de la médecine du sport. Notre pays doit consentir des sacrifices dans ce domaine de la formation professionnelle pour le bien du sport », a fait savoir le Dr Norbert Ramiandrisoa. Trois Malgaches viennent d’obtenir leur diplôme en médecine du Sport. Ils ont suivi une formation pendant dix-huit mois, lors de la dernière promotion.

Manjato Razafy