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Les actualités à Madagascar du Samedi 05 Décembre 2020

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Midi Madagasikara49 partages

Levée de fonds pour Anny : Quand solidarité prend tout son sens !

Chaudes retrouvailles de l’équipe de la rédaction sportive de Midi Madagasikara. Anny avait le sourire, entourée de ses deux anciens collaborateurs Tanjona Devaux et Clément Rabary.

Atteinte d’un cancer, notre consœur Anny Andrianaivonirina a fait appel à tous ses amis journalistes et du monde du sport à Madagascar pour l’épauler dans cette épreuve combien difficile.

Une réussite car jamais de mémoire on n’a vu une telle concentration de journalistes issus de tous bords ainsi que des sportifs dont l’écrasante majorité est issue du Judo Club Saint Michel, le même où notre Anny a décroché le titre de championne de Madagascar.

C’est dire combien elle est une battante et elle a encore affirmé au cours d’un discours improvisé, très émue, sa détermination à venir à bout de cette maladie.

Présidente de l’Association des femmes journalistes, Anny a eu droit au soutien actif de tout le monde dont Johan Pleiss du Kudeta qui a gracieusement offert son local pour organiser ce qui était devenu une fête sans doute liée aux chaudes retrouvailles des gens du métier. Des gens pour qui solidarité prend tout son sens et qui sont encore prêts à refaire cette BA dans une salle encore plus grande.

Mention spéciale pour la chanteuse Bodo qui a honoré l’invitation en animant cette soirée par ses chansons cultes. Une diva qui est restée la même, c’est-à-dire une amie de tous les journalistes et plus particulièrement ceux qui ont vécu ses débuts au lendemain d’un concours dénommé Top 16.

Clément RABARY

Midi Madagasikara7 partages

Crise de l’eau : Un manque de 100.000 m3 par jour à Antananarivo

L’amoncellement de bidons jaunes auprès des points d’eau publics, scène devenue banale.

L’approvisionnement du grand Tanà nécessite 300.000m3 d’eau par jour, selon le DG de la JIRAMA. En ce moment, la JIRAMA n’en produit que 200.000m3 par jour, soit 100.000m3 de besoins non satisfaits pour la capitale et les environs, amenant à cette situation de crise de l’eau  que subissent actuellement les tananariviens.

Les solutions provisoires mises en place par la JIRAMA consistent à mettre en place des stations de distribution d’eau dans les quartiers les plus affectés par la crise de l’eau. Cependant, ces solutions ne satisfont pas la majorité des usagers. « Les citernes mises en place dans les arrondissements ne couvrent pas les besoins des habitants des quartiers. Sans parler des contraintes temps et le coût que cela implique », se plaignent les usagers habitués à l’eau courante. En effet, faute de temps et en raison de la sollicitation physique que requiert le transport des bidons une fois chargés d’eau, contraignent certains ménages à recourir aux services d’un tiers pour aller chercher l’eau auprès des points de distribution. Selon les quartiers, le bidon de 20 litres est livré à domicile moyennant 200 ariary à 500 ariary. Des dépenses supplémentaires qui viennent exacerber la colère des usagers habitués à l’eau courante dans leurs habitations.

Afin d’améliorer l’approvisionnement en eau à Antananarivo, la JIRAMA multiplie les travaux de rénovation du réseau de conduites d’eau. Les résultats ne sont pas encore suffisamment palpables pour les usagers. Pour résoudre le problème sur le long terme, une nouvelle unité est en cours de construction à Mandroseza, selon la JIRAMA, permettant de produire 40.000 m3 d’eau en plus des capacités actuelles.

Hanitra R.

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Grand rapport 2020 : Le PM pointe du doigt les rivalités entre forces de l’ordre

Christian Ntsay a assisté à la présentation du rapport d’activité de l’armée

Les forces de sécurité ne devront pas être fragilisées par le syndrome du corporatisme.

Mais qu’est-ce qui trame au niveau de l’armée actuellement ? Une question qui mérite d’être posée si on se réfère aux propos du Premier ministre Christian Ntsay, hier. Le chef du gouvernement a « sensibilisé » les hommes en treillis à Ambatomirahavavy, hier, dans le cadre du « Grand rapport 2020 » de l’armée pour « cesser d’éventuelles rivalités entre les forces de l’ordre », a rapporté une dépêche du service de presse de la primature. Si un tel cas se présente, l’armée se trouve donc fragilisée et la solidarité interarmes pourrait être mise en péril. Ce qui risque alors de compromettre son efficacité dans un contexte où elle est amenée à faire face aux défis du développement.

Malsaines. L’appel du chef du gouvernement ne devrait pas laisser indifférent les hauts responsables au niveau de l’armée, de la gendarmerie nationale et de la police nationale. Certaines sources ont laissé entendre que ces « rivalités », parfois malsaines, sont latentes au niveau des hauts gradés qui détiennent les commandements dans la hiérarchie militaire et risquent d’affecter les troupes. La grande famille des forces de l’ordre semble, elle aussi, malade du corporatisme qui mine les autres branches de l’administration. Alors que les hommes en treillis devront « faire preuve de complémentarité » a lancé Christian Ntsay à Ambatomirahavavy, devant un parterre de généraux issus de plusieurs corps.

Grand rapport. Le ministère de la Défense nationale a présenté, hier, son « grand rapport » pour l’année 2020. Un nouveau rendez-vous que l’armée a créé pour rendre publics les résultats de son planification annuelle et évaluer les perspectives. Durant son discours, le chef du gouvernement a rappelé les missions principales des forces de sécurité. En effet, devant les réalités dans plusieurs localités, ces dernières sont appelées, essentiellement, à rétablir l’ordre public et la sécurité. Surtout que « durant ces deux dernières années, le phénomène dahalo continue de sévir » selon Christian Ntsay. Dans ce cadre, toujours selon ce dernier, le pays devrait relever le défi pour avoir une « armée de proximité ». Des efforts dans ce sens ont été déjà entrepris, rappelle pourtant le chef du gouvernement, à travers la mise en place des dispositifs « zones rurales prioritaires de sécurité » et « base opérationnelle avancée » ainsi que les « patrouilles militaires ».

Rija R

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Migrations Internes : Le premier observatoire malgache opérationnel

Selon les recherches menées jusque là, les ethnies Merina, Betsileo, Antesaka et Tandroy sont les plus touchées par la migration interne à Madagascar.

Les flux migratoires ont connu une hausse importante ces dernières années. Un fait qui n’est plus à prouver et qui provient particulièrement du Sud vers les centres urbains du pays. « Un phénomène qui touche également les zones rurales de l’Ouest et du Nord-Ouest de la Grande-Île », a-t-on fait savoir lors du lancement officiel de l’Observatoire des migrations internes de Madagascar. Une initiative signée par l’Organisation Internationale pour la Migration et les programmes des Nations-Unies pour le développement en partenariat avec le Centre National de Recherche pour l’Environnement ou CNRE. Il a été démontré que les dynamiques de la migration interne ont connu des changements significatifs au fil des années à Madagascar. Lesdits changements ont fragilisé le socle de la cohésion sociale en se constituant comme une menace à la paix, voire des foyers de tensions et de conflits sociaux. Les cas des migrations non maîtrisées dans les régions Androy et Menabe ont été citées durant la cérémonie de lancement officiel de l’Observatoire de la Migration Interne de Madagascar. Outre les troubles sociaux, les migrations non maîtrisées entraînent également des conséquences néfastes sur la conservation de l’environnement. Ne disposant pas de terres ni de ressources pour vivre, les migrants se tournent vers les ressources forestières pour les exploiter et y vivre. Des milliers d’hectares de forêts sont partis en fumée dans beaucoup de régions du pays à cause de telles pratiques. Le cas de Menabe Antimena ou d’Ankarafantsika où des migrants ont défriché les forêts pour en faire des champs de culture de maïs en est un parfait exemple.

Défis. Opérationnel depuis hier, l’observatoire de la migration interne de Madagascar entend être une plateforme de référence pour étudier, produire et affiner à travers le temps les connaissances sur un certain nombre de paramètres et enjeux sociaux, politiques, économiques et environnementaux rencontrés à Madagascar en lien avec les phénomènes de migrations internes. Ainsi, l’observatoire se veut être une plateforme d’échange, pour la diffusion et discussion des connaissances sur ces phénomènes et leurs dynamiques au sein de la communauté scientifique aussi bien nationale qu’internationale, auprès des décideurs et des autres parties prenantes dans la planification de leur réponses et dans l’élaboration de stratégies qui visent à une meilleure gestion des migrations internes. Il conviendrait de noter que l’opérationnalisation de l’observatoire de la migration interne à Madagascar rentre dans le cadre de la mise en œuvre conjoint du projet « répondre aux menaces à la paix et à la cohésion sociale liées aux migrations non-maitrisées par l’appui à l’autonomisation et à la promotion des femmes à Madagascar (REAP) ».

José Belalahy

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Football : Abel Anicet éliminé, Métanire en finale

Anicet et Ludogorest plient bagages à la compétition Europa League.

Deux internationaux malgaches étaient en lice jeudi soir aux Etats-Unis et en Angleterre pour le compte du Major Soccer League et la Ligue Europa.

Les clubs des joueurs des Barea évoluant au Championnat européen et américain de fin de parcours. En déplacement en Angleterre, jeudi, pour disputer la 4è journée de phase de groupe de Ligue Europa, l’équipe d’Abel Anicet Andrianantenaina, Ludogorets Razgrad  a subi une sévère correction des Spurs de Tottenham (4-0). Des buts signés par Carlos Vinicius (16e et 34e), Harry Winks (63e) et Lucas Moura (73e)  ont mis à mal les champions bulgares en terre anglaise. Cette large défaite met fin à l’aventure du club du capitaine des Barea de Madagascar à cette joute continentale. Privé de match pendant plusieurs semaines à cause de la Covid-19, Abel Anicet a disputé la rencontre du jeudi. Ludogorets a encore deux derniers matchs à disputer pour ces phases de groupe. Abel Anicet et consorts devront remporter au moins une victoire pour ne pas terminer la compétition avec zéro pointé.

Finaliste. Aux Etats-Unis au Major Soccer League, Romain Métanire continue son bonhomme de chemin au champion américain. Vainqueur du Sporting Kansas City, jeudi sur le score de 3 buts à 0, le club Minnesota United FC où évolue le défenseur malgache s’est qualifié pour la finale de la Conférence Ouest du MLS.  Lors de cette rencontre, la bande à Molino auteur du premier but a largement leurs adversaires.  Métanire a disputé l’intégralité de la rencontre. En finale, l’équipe de l’international malgache affrontera lundi Sounders de Seattle. L’équipe des Sounders de Seattle qui est la tenante du titre ne va pas se laisser faire pour essayer de garder leur trophée. Dans la conférence Est, la finale mettra aux prises Columbus à New England, demain dimanche. Une place pour la finale de la Coupe du MLS est en jeu pour ces derby ouest et est.

T.H

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Ecoles de Police : Les résultats des concours publiés hier

Les noms des élèves définitivement admis à l’ENSP et à l’ENIAP sont affichés à Anosy

Après six heures de délibération la veille, les résultats officiels des concours d’entrée dans les écoles de Police ont été publiés hier. La rentrée à l’Ecole Nationale Supérieure de Police (ENSP) à Ivato pour les élèves Commissaires aura lieu le 17 décembre 2020. Sur les 20 élèves Commissaires, 16 sont issus de la catégorie directe et quatre de la catégorie professionnelle.

ENIAP. La rentrée des 100 élèves Inspecteurs se tiendra également le 17 décembre à l’Ecole Nationale des Inspecteurs et Agents de Police (ENIAP) à Antsirabe. De leur côté, les 30 élèves officiers dont 24 de la catégorie directe et 6 de la catégorie professionnelle, intégreront l’ENSP le 24 décembre. La rentrée des 1 000 élèves Agents de Police est prévue le même jour à l’ENIAP.

Master. Avec le basculement vers le système LMD, une formation en vue de l’obtention d’un diplôme de Master professionnel mention « Sécurité Publique » a été ouverte en 2018 pour les élèves commissaires. Il s’agit d’une formation indépendante de la formation professionnelle initiale dispensée à l’ENSP. Il y a également la formation initiale et le perfectionnement des agents d’autres administrations publiques à la demande de ces dernières dont les modalités sont fixées par voie réglementaire. Sans oublier la formation des personnels d’organismes privés oeuvrant dans le domaine de la sécurité en général.

R. O

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Rolly Mercia : Jugé par la Cour d’appel hier

Harry Laurent Rahajason alias Rolly Mercia a de nouveau été devant la barre hier. La séance d’hier portait sur le jugement par la Cour d’appel après le recours de la famille auprès de cette juridiction de second degré pour contester la condamnation du tribunal correctionnel en octobre dernier. En milieu de matinée, Rolly Mercia a débarqué au Palais de Justice sous la protection des gardes pénitentiaires. La Cour n’a pas attendu longtemps pour annoncer un renvoi du dossier pour la date du 5 février 2021. La famille de l’ancien ministre de la communication a, dans la foulée, formulé une demande de libération provisoire. Encore une fois, le tribunal a refusé la demande. Rolly continue d’être écroué à Antanimora et y passera la fête de la fin d’année en attendant ce jugement pour début février de l’année prochaine. Pour un petit rappel, il a été condamné à trois ans et huit mois d’emprisonnement ferme pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État. Un jugement qui pourrait marquer la fin de son parcours politique pour cet ancien conseiller présidentiel devenu ministre à deux reprises. Il a pourtant annoncé dès la victoire du régime orange sa retraite politique. Depuis, on n’a plus entendu parler de lui jusqu’au moment où une manifestation s’est produite à Ambohipo et il a été indiqué d’être le financier. Pendant le procès, il a bien expliqué qu’il ne connaît pas les quatre jeunes hommes qui étaient au même banc des accusés que lui. L’un de ces jeunes a tenu Rolly pour responsable et ce témoignage sans preuve a été à l’origine de sa condamnation. Le concerné durant sa détention à Antanimora a formulé plusieurs demandes de libération provisoire liées à son état de santé. En vain. Sa famille qui n’a été signalée du procès d’hier que le jour même, continue de militer pour sa libération.

D.R

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Ordre national : 8375 dossiers en instance

Session du conseil de l’ordre national malagasy.

La grande chancellerie a procédé avant-hier, à la synthèse des travaux accomplis durant la session du conseil de l’Ordre national malagasy du 16 novembre au 4 décembre 2020. Cette intervention comportera deux étapes bien distinctes. La première partie porte sur les travaux proprement dits, en particulier sur l’organisation interne de la Grande Chancellerie et sur la validation des nouveaux éléments de travail ; la 2ème partie, sur les résultats de  l’examen des dossiers de promotion pour l’année 2020. Cette première partie parle, entre autres, du démembrement de la Grande Chancellerie dans les provinces. Cette question est importante, surtout au niveau de la décentralisation de l’Institution. Pour ce faire, une rencontre se fera avec le premier responsable du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. En fait, la deuxième étape des travaux du Conseil porte sur l’examen des dossiers de promotion pour l’année 2020. Au total, le nombre des dossiers étudiés s’élève exactement à 8. 375 dossiers (provenant des Ministères, Institutions et Organismes concernés, Province), du Chevalier de l’Ordre National Malagasy au Grand-Croix de 2ème Classe. Les activités à effectuer dans l’avenir portent notamment sur le travail de sensibilisation et de conscientisation dans les provinces sur l’Organisation, la discipline et les privilèges de l’Ordre National Malagasy : dans les réunions de travail, ou en relation avec les médias, soit au niveau des Préfectures, soit dans les chefs-lieux de District.

Recueillis par Dominique R.

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Société AAM : Promouvoir l’image de l’Académie Malgache à l’échelle internationale

(De g. à dr.) Ratrema William, le président de la société AAM et le Conseiller Jean Claude Ratsimivony.

La société les Amis de l’Académie Malgache (AAM) a été créée le 27 février 2018. Elle compte actuellement plus d’une quarantaine de membres composés notamment de personnes physiques, d’associations et d’entreprises privées.

Comme son nom l’indique, « nous travaillons en étroite collaboration avec l’Académie Malgache. Notre mission consiste d’ailleurs à soutenir et promouvoir les activités de recherche ainsi que les diverses actions entreprises par cette institution pour le développement intellectuel et scientifique de Madagascar. Pour ce faire, nous participons, entre autres, aux activités organisées par l’Académie Malgache. La contribution matérielle et financière à la tenue des séances spéciales ou des événements concernant les actions menées par celle-ci, n’est pas en reste », a évoqué Ratrema William, le président de la société AAM, lors d’une rencontre conviviale entre les membres hier au siège de l’Académie Malgache à Tsimbazaza.

Connu dans le monde. En outre, il a enchaîné que cette société AAM s’associe également aux travaux de recherche et d’édition réalisés par cette société savante malgache. En effet, « nous avons créé cette structure dans le but de la soutenir à la diversification de ses actions tout en multipliant ses domaines d’intervention, et ce, au bénéfice de la population. Ce qui permettra en même temps de contribuer au développement socio-économique de Madagascar. Mais ce n’est pas tout ! Nous nous engageons également à soutenir et promouvoir l’image de l’Académie Malgache à l’échelle internationale étant donné que Madagascar à travers sa culture, ses arts, ses sciences, sera connu dans le monde par le biais de cette institution », d’après toujours ses explications.

Actions entreprises. Il faut savoir que la société AAM compte actuellement plus d’une quarantaine de membres, dont entre autres, le groupe JCR dirigé par le Dr Jean Claude Ratsimivony, qui joue le rôle de Conseiller au niveau de son bureau.  De nombreuses actions ont été entreprises pour soutenir l’Académie Malgache. On peut citer, entre autres, la contribution à l’organisation de la 7e conférence annuelle de la société africaine pour le droit international (SADI)  en octobre 2018 par l’Académie Malgache. « Nous étions également partenaire de cette institution lors du colloque international sur  les enjeux pertinents de la maritimisation, qui a eu lieu en juin 2019 à Toliara. Une donation pour le concours de Soratononina 2019 organisé par le centre des Langues de l’Académie, n’est pas en reste », a conclu le président Ratrema William.

Navalona R.

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Grand rapport 2020 : Le PM pointe du doigt les rivalités entre forces de l’ordre

Christian Ntsay a assisté à la présentation du rapport d’activité de l’armée

Les forces de sécurité ne devront pas être fragilisées par le syndrome du corporatisme.

Mais qu’est-ce qui trame au niveau de l’armée actuellement ? Une question qui mérite d’être posée si on se réfère aux propos du Premier ministre Christian Ntsay, hier. Le chef du gouvernement a « sensibilisé » les hommes en treillis à Ambatomirahavavy, hier, dans le cadre du « Grand rapport 2020 » de l’armée pour « cesser d’éventuelles rivalités entre les forces de l’ordre », a rapporté une dépêche du service de presse de la primature. Si un tel cas se présente, l’armée se trouve donc fragilisée et la solidarité interarmes pourrait être mise en péril. Ce qui risque alors de compromettre son efficacité dans un contexte où elle est amenée à faire face aux défis du développement.

Malsaines. L’appel du chef du gouvernement ne devrait pas laisser indifférent les hauts responsables au niveau de l’armée, de la gendarmerie nationale et de la police nationale. Certaines sources ont laissé entendre que ces « rivalités », parfois malsaines, sont latentes au niveau des hauts gradés qui détiennent les commandements dans la hiérarchie militaire et risquent d’affecter les troupes. La grande famille des forces de l’ordre semble, elle aussi, malade du corporatisme qui mine les autres branches de l’administration. Alors que les hommes en treillis devront « faire preuve de complémentarité » a lancé Christian Ntsay à Ambatomirahavavy, devant un parterre de généraux issus de plusieurs corps.

Grand rapport. Le ministère de la Défense nationale a présenté, hier, son « grand rapport » pour l’année 2020. Un nouveau rendez-vous que l’armée a créé pour rendre publics les résultats de son planification annuelle et évaluer les perspectives. Durant son discours, le chef du gouvernement a rappelé les missions principales des forces de sécurité. En effet, devant les réalités dans plusieurs localités, ces dernières sont appelées, essentiellement, à rétablir l’ordre public et la sécurité. Surtout que « durant ces deux dernières années, le phénomène dahalo continue de sévir » selon Christian Ntsay. Dans ce cadre, toujours selon ce dernier, le pays devrait relever le défi pour avoir une « armée de proximité ». Des efforts dans ce sens ont été déjà entrepris, rappelle pourtant le chef du gouvernement, à travers la mise en place des dispositifs « zones rurales prioritaires de sécurité » et « base opérationnelle avancée » ainsi que les « patrouilles militaires ».

Rija R

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Médias : Lanto Rajaonarison n’est plus

Consternation dans le monde des médias. Lanto Rajaonarison, le responsable de l’émission de jazz sur RLI, est mort jeudi des suites d’un accident vasculaire cérébral. Ce bon vivant s’est fait de nombreux amis autour de lui. D’un abord facile, il prenait toujours la vie du bon côté avec ce sens de l’humour dont il avait le secret.

Très présent dans la vie active, Lanto Rajaonarison est aussi connu comme membre du Stade Olympique de l’Emyrne de basket-ball et est également très apprécié dans le monde du sport automobile où il fut président de Serana Racing Kart.

A toute sa famille, Midi Madagasikara adresse ses sincères condoléances.

Clément RABARY

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Pôle anti-corruption : L’ex-DG de l’Apipa acquitté hier

Philippe Rateloson (à gauche) a quitté le poste de DG en juillet dernier.

Des dirigeants de sociétés d’Etat répondent aux instances qui luttent contre la corruption pour des faits de malversations.

L’ancien directeur général de l’autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (Apipa), Philippe Rateloson, qui a été limogé en juillet dernier, a comparu devant la barre, hier, auprès du pôle anti-corruption, dans le cadre d’une affaire de blanchiment de capitaux et de favoritisme. A l’issue du procès, Philippe Rateloson, a été acquitté et innocenté. Ce qui n’est pas le cas, pourtant, pour un autre ancien directeur général d’une société d’Etat.

La juridiction spécialisée a fait tomber une tête. Désiré Rasidy, ancien directeur général de la Jirama, a été placé sous mandat de dépôt jeudi dernier. Il est impliqué dans une affaire de blanchiment de capitaux, enrichissement illicite et acceptation d’un paiement illicite, avec huit autres personnes. Ces poursuites ont ainsi débusqué les personnes mouillées dans des affaires de corruption qui ont anéanti les sociétés d’Etat.

ACM. Au niveau de l’aviation civile de Madagascar, une autre affaire de malversation est également en cours, notamment sur la falsification des attestations et documents, détournement des droits et recettes auprès de cette société d’Etat. Plusieurs responsables au niveau de l’ACM sont impliqués dans cette affaire. L’actuel directeur général, lui, a été déjà auditionné par le bureau indépendant anti-corruption concernant ce dossier, nous a indiqué une source bien informée.

Les responsables de la supervision de la sécurité et de la réglementation des opérations aériennes, des pilotes ainsi que des dirigeants d’une jeune compagnie aérienne privée sont également cités dans cette affaire. Les investigations menées ont donc révélé au grand jour des faits de combines et d’arrangements longtemps dissimulés de l’aviation civile malgache au détriment de la sécurité d’une clientèle de plus en plus croissante. Il va sans dire alors qu’actuellement l’aviation civile de Madagascar fait face à un sérieux problème de gouvernance.

Rija R.

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Ambatondrazaka : Notondrahan-dramatoa ny rano mangotraka rangahy

Tsy ny vehivavy ihany no mety iharan’ny herisetra fa ny lehilahy ihany koa. Tany Avaradrova Avaratra any Ambatondrazaka no niseho ny tantara. Notondrahan-dramatoa ny rano mangotraka iray vilany rangahy vadiny. May ary nitsovaka mihitsy ny ilan-tsandry sy ny tratran’ilay raim-pianakaviana. Nandositra avy hatrany moa ilay vehivavy nahavanon-doza raha vantany vao nahavita ity fihetsika feno herisetra ity. Polisy sendra nandalo nahita ny fitangoronana sy ny zava-nitranga no nandray andraikitra ka nisambotra ilay ramatoa. Voasambotra ihany izy io ary notanana hanaovana fanadihadiana eny amin’ny kaomisaria. Nentina eny amin’ny hopitaly kosa ilay rangahy nanaraka fitsaboana. Araka ny fanazavana, noho ny fifamaliana nisy teo amin’ireto mpivady ireto no nitarika ny fihetsik’ilay ramatoa ho nahavanon-doza. Toe-javatra izay mety hitarika ho amin’ny fahafatesana mihitsy. Amin’ny lalàna, tsy misy ny maha lahy na maha vavy amin’ny resaka herisetra mifandray amin’ny mira lenta. Matetika ny vehivavy no iharan’ny herisetra ary henjana ny fanenjehana sy ny vesatra mahazo ny lehilahy eny amin’ny fitsarana. Amin’ny tranga toy ity, samy miandry ny rehetra ny amin’ny fapahan-kevitry ny fitsarana manoloana ny vehivavy manao herisetra manoloana ny vadiny.

Yv Sam

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Santé : Un nouveau centre de vaccination pour la HJRA

(photo d’archives)

Le deuxième centre ami de la vaccination financé par la fondation Bank Of Africa a été inauguré le 4 décembre 2020 au Centre hospitalier universitaire Jean Joseph Ravoahangy Andrianavalona. Ce projet s’aligne à l’engagement numéro 5 du plan d’émergence Madagascar 2019-2023. En effet, « la santé est un droit inaliénable pour chaque citoyen ».  Cette action entre dans le cadre de la revitalisation de la vaccination de routine et la mise en œuvre de l’approche. « Atteindre chaque cible en vaccination de routine » figure parmi les énoncés dans le Plan de Développement du secteur santé 202-2024. Cela fait partie des efforts entrepris par nous tous pour atteindre l’objectif commun d’une couverture de 90% pour les enfants.

Rappelons qu’un premier centre de vaccination ami des enfants a déjà été mis en place à l’hôpital de Befelatanana cette année. La fondation BOA Madagascar a pris en charge la réhabilitation de ce centre de vaccination, dans le respect des normes et standards indiqués par le Ministère de la Santé Publique. A noter que l’OMS assure la formation du personnel des centres et s’occupe de tous les aspects techniques du projet.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Fahatapahana sy faharatsina ny RN44 Bis : Mampijaly ny vahoakan’i Mahajomà sy Antafia.

Noho ny tsy fandraisana andraikitra ataon’ny fitondram-panjakana dia mitaraina vokatry ny faharatsian-dalana sy fahatapahan’ny lalam-pitanterana mampitohy an’Atafia sy Mahazomà ny mponina nanomboka ny alahady teo. Amin’ny toerana iray antsoina hoe Antafia no manomboka ny faharatsin-dàlana, 30 km miala ny kaominina Mahazomà no misy izany vokatry ny rano be noho ny rotsan-korana. Tamin’ny alahady teo rehefa avy ny orana dia nisy fahatapahana ny lalana teo amin’ny ranon’i Besafotra. Noho izany dia mitandahatra izay tsy izy ireo fiara sy kamiao lehibe mpiatitra entana sy vato an’i Mahazomà. Amin’ny alalan’ny  » transbordement » sy ny fampiasana lakana no hafahana mifamezivezy na miandry ny fotoana faharatrian’ny rano efa ho adiny enina eo izany vao afaka manohy ny fifamoivoizana mampitatitra entana.  » Efa nanambara ny hanamboatra ity lalana ity ny mpitondra nifadimby teo ami’ny taniny Repoblikan’i Madagasikara saingy tsy hita izay fandraisana andraikitr’izy ireo hatreto mijaly noho ny fampanantenana paokaty ataon’izy ireo ny vahoaka, hoy hatrany ny mpamily mampiasa iny lalana iny. Isan’ny olana iray goavana amin’ny fahasimban’ny fotodrafitrasa tahaka toy ny tsy faham-piany fikasana sy ny fanaraha-maso ataon’ny tompon’andraikitra isan-tsokajiny. Raha asiana jery todika ny nandritra ny fampihelezan-kevitra tamin’ny fifidianana filoham-pirenena fihodionana voalohany sy ny faharoa farany teo dia niraradraraka ny fampanantenana nataon’ireo solotenany antoko taty an-toerana hoe rehefa lany hono ny olona tohanan’izy ireo dia atao laharam-pahamehana ny fanamboarana ny  » RN44 Bis » izay mampitohy Antafia sy Mahazomà, toa lasa kovavany fotsiny izany ankehitriny, satria efa io mitondra io ny filoha ankehitriny toa mbola tsy heno niresaka mikasika izany na amin’ny haino aman-jery aza. Tsy araka izany anefa ny zava-mitranga any an-toerana fa maro ireo fahasimbana mila hidinana ifotony. Raha sanatria tsy taneraka izany dia olana ny hahatapaka taneraka ny RN44 Bis satria efa hoavy izao ny andro manoran-dava, dia mitaingina  » Hors Bord » indray izany hoan’ireo manana vola.

Ratantely

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Covid-19 à Antsiranana : Les forces de l’ordre serrent la vis

La hausse du nombre des nouveaux cas de Covid-19 à Antsiranana depuis deux semaines inquiète non seulement les habitants de la ville et du district d’Antsiranana I mais également ceux des régions voisines. Le gouverneur de la région DIANA souligne que parmi les cas confirmés dans le district d’Antsiranana I figurent en grande partie des étudiants. Cependant, d’autres personnes habitant hors de la zone de l’université sont également concernées par ces cas de contamination.

Depuis quelques jours, les messages de sensibilisation sur le respect des mesures barrières se multiplient à Antsiranana, notamment sur le port du masque, le lavage des mains régulier et le respect de la distanciation sociale. La plus grande crainte est le déferlement d’une deuxième vague de l’épidémie, qui amènerait à un reconfinement, avec les conséquences que cela implique. Le gouverneur de la région DIANA de souligner que la Covid-19 est toujours présente sur l’ensemble de la région.

Sur le terrain, les forces de l’ordre sont à nouveau très sollicitées pour faire respecter les mesures barrières, tandis que les tests continuent d’être effectués sur les cas suspects.

Hanitra R.

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Musique : Naicha, une nouvelle voix

Naicha chante l’amour tout haut avec une voix harmonieuse

En octobre dernier, elle a sorti « Tsy voasaraka ». La chanson a été diffusée sur les réseaux sociaux. Son deuxième morceau est sorti il y a deux jours « Aza amiagna Tsigny ». Si l’on prête bien attention à la sonorité, on entend une influence africaine, notamment l’Afrobeat, accompagné d’une voix à l’inflexion harmonieuse, cristalline, similaire à celle de Miriam Makeba.

Née dans la partie septentrionale de Madagascar, Naicha assimile différentes cultures. Un atout pour une artiste en herbe de 21 ans. De la musique traditionnelle jusqu’à la musique étrangère, la jeune femme écoute tout.

« Miss Love ». Elle a quelque chose d’angélique, dans son âme, qui se traduit sur ses traits. Les auditeurs ressentent dans ses paroles une expression poignante de mansuétude de compassion désintéressée…Pour elle, l’amour est quelque chose d’ardent, de fort, qui se témoigne par un acte d’engagement et de promesse de fidélité à ses choix. Depuis l’adolescence, elle vénère l’amitié comme l’un des plus hauts témoignages que l’on puisse porter à l’être humain. « J’ai l’amour généreux, serein et joyeux », chantonne-t-elle dans ses couplets. « Je chanterai l’amour, et tout simplement l’amour », a-t-elle ajouté. Naicha a confiance en elle, en sa bonne étoile. Elle répand autour d’elle l’amitié, la ferveur.

Clip de qualité. Elle donne tout et le meilleur d’elle-même dans son travail. Dans son clip, elle peut faire preuve d’une certaine audace, tirer parti de sa silhouette sexy, de son allure de ballerine, de sa peau mordorée qu’elle fait ressortir par un choix de vêtements nuancés et seyants.

Bien épaulée. Tellement remplie de talent, Naicha est vite tombée dans la mire du chanteur Ariane. «  il m’a donné un coup de pouce. Il est en quelque sorte mon encadreur », a-t-elle certifié. La jeune chanteuse collabore étroitement avec Floginot Bezara, l’un des grands beatmakers de la Grande Ile. Entourée de ces grosses pointures, la jeune artiste promet des surprises l’année prochaine. Cependant, elle a du pain sur la planche. La scène musicale malgache est saturée par des artistes montants. Elle va devoir tripler ses efforts pour pouvoir se démarquer et être à la hauteur!

Iss Heridiny

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Ivandry : Mpanao sinto-mahery 2 lahy nifanenjehan’ny polisy

Vehivavy iray no lasibatry ny mpanendaka roalahy tetsy Ivandry, sampanana mihazo an’Ambodivoanjo iny afakomaly. Lasa tamin’izany ny poketra nisy vola sy finday. Soa ihany, mbola teo ireo pôlisy mpandrindra ny fifamoivoizana, izay tsy nandray ny andraikiny avy hatrany.

Efa tsy misy fahatorana intsony ireo olon-dratsy fa na dia eo ambany masona mpitandro filaminana aza dia mbola sahy manao ny ataony ihany. Toy ity nitranga tetsy Ivandry ity. Hiarahan’ny rehetra mahalala fa tsy hilaozana mpitandro filaminana, izay mandamina ny fifamoivoizana amin’iny lalana iny, kanefa dia mbola zatra ny lalan-dririnina angamba sa hoe tanana efa zatra mitsotra, na fiheverena sy fanaovana tsinotsinona ireny pôlisy mpandamina ny fifamoivoizana ireny. Teo ambany mason’izany mihitsy mantsy, amin’iny sampanan-dalan’Ivandry mizotra mihazo ny fianarana vahiny iray any Ambodivoanjo iny mantsy no nanendaka, tsy tahotra tsy henatra an’ity ramatoa iray nandeha tongotra ireto roalahy, tokony ho tamin’ny iray ora atoandro teo. Velona ny antso vonjy ary tsy nisalasala mihitsy ireo pôlisin’ny kaomisarian’ny boriboritany fahavalo, niala teo amin’ny asa niandreketany ary nanenjika ireto olon-dratsy. Azo heverina fa mahafantatra tsara ny elakelan-trano teny amin’iny faritra iny izy roalahy ireto kanefa tsy namelan’ireo pôlisy. Ary tsy lasa lavitra dia tra-tehaka. Nentina avy hatrany natao fanadihadiana tany amin’ny birao moa nony avy eo. Taorian’ny fe-potoana ara-dalàna ahafahana mitazona azy atao andrimaso dia tsy maintsy natolotra ny Fampanoavana.

Mipaika tokoa ity ny volana desambra. Saika mitohana avokoa ireo lalana rehetra izay alehan’ny fiara, mihabetsaka olona mifanaretsaka eny an-tsena isan-karazany eto an-drenivohitra. Dikany, efa mivonona amin’ny fety aman-danonana isan-karazany ny rehetra. Fa toy ny volana desambra rehetra ihany koa dia miha-mirongatra ny sinto-mahery sy ny fanendahana eny rehetra eny. Tranga izay efa hezahin’ireo tompon’andraikitry ny filaminana hofongorina saingy tsy mety. Ny eo rantsanana mantsy, ny hafa mitsiry ihany …

m.L

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Projection : “Omby” de Stadelmann et Laland en salle

Le documentaire réalisé par Claude Stadelmann et Yves-Rolland Rakotoarisoa, « Omby »  sera diffusé du 5 au 10 décembre au Cinepax Ambodivona à 13 heures 15. Voici le synopsis, évoqué par le réalisateur suisse.  «A Madagascar, la symbiose entre l’homme et le zébu existe « depuis, depuis » – c’est-à-dire très longtemps. Je me suis mis en quête de parcourir le temps et l’espace de l’histoire de ce couple. Avec des amis photographes et techniciens malgaches – dont Laland, à l’origine du projet – nous avons improvisé une approche du phénomène et sommes partis à l’aventure, de 2013 à 2016 à raison d’une dizaine de jours de tournage par année. Un vieux 4×4 nous emmène, direction le Sud, pays des Bara et des Antandroy.»  Images poignantes, un des critères qui fait la force de ce documentaire, « Omby » se présenterait comme une œuvre au ras de ces hommes, qui constituent la chaîne oubliée de ce circuit du zébu. Ceux qui font que depuis les champs, la viande de l’animal arrive dans les assiettes des malgaches. Le tournage de ce film recèle d’anecdotes, où le zébu semble être à tout jamais lié à l’insécurité et l’impunité.

Maminirina Rado

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Jirama : des leçons à tirer :  de la mauvaise passe actuelle

Pour le citoyen moyen, les problèmes de délestage et les coupures d’eau sont des épreuves qu’il ne devrait plus supporter. Quand il subit des coupures de courant au moins deux fois par jour et qu’il ne peut  pas disposer d’une quantité minimum d’eau pour se débarbouiller et cuire ses aliments, il sent monter une colère qu’il ne peut exprimer ouvertement. Les explications et les excuses de la Jirama sur sa page facebook ou dans ses communiqués radiodiffusés ne calment pas cette frustration de plus en plus forte. La promesse d’un redressement de  cette société d’état a suscité beaucoup d’espoir, mais les consommateurs attendent de voir l’efficacité de son  nouveau mode de gestion et l’utilisation de nouvelles infrastructures  installées pour remplacer les matériaux vétustes.

Jirama : des leçons à tirer :  de la mauvaise passe actuelle

La Jirama est victime de nombreuses années de mauvaise gestion et de gabegie. Aucun investissement  n’a été fait pour rénover les infrastructures. Ses nouveaux dirigeants  ont promis une réorientation de son action en  programmant la construction de nouvelles unités de production d‘électricité et en améliorant le réseau de distribution d’eau. Les problèmes climatiques actuels font ressortir de manière criante les lacunes du plan de redressement mis en place. Les employés de la société sont sur le qui-vive et travaillent nuit et jour pour remettre en service les matériels défaillants. La grande centrale hydroélectrique d’Andekaleka ne peut pas fonctionner à sa pleine capacité à cause du manque d’eau. Le déclenchement de pluies artificielles ne peut se faire que si toutes les conditions sont réunies. Le ministère de l’Eau essaie de trouver des solutions pour remédier à la  situation. Il ne s’agit cependant que de mesures palliatives. L’installation de citernes dans les quartiers n’est qu’un pis aller. Les épreuves qu’endure la population en ce moment peuvent  permettre aux dirigeants de la jirama de   tirer des leçons et  de repartir sur de nouvelles bases.

Patrice RABE

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Crabe de mangrove : 4000 tonnes pêchées par an, les acteurs à la recherche de cogestion efficiente

L’enjeu de durabilité est au centre des préoccupations des acteurs de la filière « crabe de mangrove », avant la réouverture de la pêche mi-décembre. Une concertation de ces acteurs est en cours, pour une meilleure gouvernance de la filière.

 

Les problématiques de la pêcherie de crabe de mangrove (Scylla serrata) sont priorisées par le Gouvernement et l’Etat Malagasy. Ainsi, le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) avec l’appui du projet SWIOFish2 financé par la Banque mondiale, compte mettre en place une plateforme nationale de cogestion pour assurer la durabilité de la filière. « Le MAEP avec SWIOFish2 œuvre pour le soutien des petits pêcheurs tout en régularisant leurs activités et en participant à la conservation des mangroves sur le littoral ouest, habitat naturel des crabes », ont indiqué les promoteurs du Projet. En effet, la pêche constitue un secteur clé pour l’essor socio-économique de Madagascar, et la pêcherie de crabe de mangrove détient une place considérable avec sa capacité d’exportation évaluée à plus de 4 000 tonnes par an.Pour cette année 2020, 2 200 tonnes de crabes ont déjà été exportées principalement vers la Chine, l’Europe et l’Ile Maurice.

Groupes de travail. De 2020 à 2023, le projet CORECRABE porté par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), en tant que recherche action, appuiera les initiatives des acteurs du secteur crabe à Madagascar, dans le cadre de l’amélioration durable de la filière. « Le projet est financé par le programme européen INTERREG coordonné par la Région Réunion. En partenariat avec le Ministère de l’Education Supérieure et de la Recherche Scientifique (MESUPRES), il tient à mettre à disposition les recherches pour améliorer la gestion, la gouvernance, et la durabilité des retombées socioéconomiques de la pêcherie à l’échelle nationale,au bénéfice des populations vivant sur le littoral Ouest de Madagascar.Particulièrement il met en évidence la coordination entre le MAEP et SWIOFish2, le MEDD, le secteur privé, les organisations de la société civile et les ONG. Dans ce sens, le projet CORECRABE, en collaboration étroite avec le projet SWIOFish2, œuvre actuellement pour la mise en place de Groupes de Travail (GT) multi-acteurs pour la gestion de la filière du crabe de mangrove au niveau des zones de production », ont indiqué les responsables auprès de SWIOFish2.

Zones. Ambanja et Ambilobe sont les premiers bénéficiaires de ces GT avec un premier atelier co-organisé avec le projet SWIOFISH2, l’IRD et le CIRAD le 6 novembre dernier à Ambanja. Le deuxième groupe de travail a ensuite été organisé à Mahajanga le 10 novembre, toujours dans le même principe avec les acteurs au niveau de la région Boeny. Selon les informations, ces GT ont réuni 40 à 50 participants. « A travers une démarche participative, le but était d’impliquer les parties prenantes dans la construction d’une vision partagée de la filière et de ses problèmes. Des opportunités de collaboration et d’action concrètes ont été relevées pour compléter, renforcer et améliorer durablement les activités de la filière crabe de mangrove. Ces groupes sont attendus à intervenir en appui à la création d’une plateforme de cogestion de la filière crabe dans la région nord-ouest de Madagascar et à l’échelle nationale, initiée par le SWIOFish2 et le MAEP », ont communiqué les responsables du projet. Selon eux, le compte-rendu collectif de ces ateliers sera publié vers la fin de cette année.

Antsa R.

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Anjozorobe : Des dahalo appréhendés avec des armes de guerre

Mardi dernier, la compagnie de la gendarmerie à Ambatomanoina a été avisée par téléphone d’ une attaque perpétrée par les dahalo dans le fokontany Manakana Vohitrarivo, commune Ambohimirary. Ces bandits ont dérobé 57 bovidés. Les éléments de la gendarmerie se sont dépêchés sur les lieux en vue de constater de près les faits. Les voleurs avaient déjà pris la fuite avec le butin à l’arrivée de la gendarmerie. Une opération de neutralisation a été entamée. L’opération consistait à appréhender les brigands, pacifier la zone et saisir les zébus volés et de les restituer à leur propriétaire. Accompagné du fokonolona, les forces de l’ordre ont progressé dans leurs opérations. La route est difficile d’accès, pour ne pas dire impénétrable. Les assaillants, habitués des lieux, ont réussi à amener le bétail très loin. Ils ont traversé la route menant vers la rivière de Betsiboka dans le district d’Ankazobe. Tout le poste avancé sur cet axe a été alerté sur la possibilité du passage des bandits dans leur zone d’intervention. La collaboration entre les forces de l’ordre a porté ses fruits. Même si l’opération n’a donné les résultats escomptés, des dahalo ont été appréhendés dans le village d’Imerina Avaratra dans la commune Antanetibe Anativolo. Les bandits ont ouvert le feu, pour se protéger contre les éléments de la gendarmerie qui ont été obligés de riposter. Un échange de tir entre eux s’est manifesté. Suite à l’affrontement, un bandit portant le nom « Boby » a définitivement été mis hors d’état de nuire. Ce dernier est longtemps recherché et figure dans la liste noire de la gendarmerie. Il est originaire d’Ankazobe dans la commune Antakavana. Trois autres co-auteurs de l’attaque ont été capturés vivants. Il y a aussi une arme de guerre et deux fusils de chasse ainsi que de nombreuses munitions saisies sur place. 28 bovidés ont été récupérés et trois bétails sont abattus par balles. 24 zébus sont avec les fuyards encore en cavale.

Yv Sam

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Groupe Axian : Une université pour le développement des talents

Le groupe Axian multiplie les initiatives pour le développement des talents au service des entreprises. Aujourd’hui, le groupe veut encourager le développement des talents dans le capital humain d’une entreprise.

 

 Dans son ambition de créer un espace d’échanges de connaissances et de compétences pour ses collaborateurs, Axian lance son université d’entreprise : Axian University. « Ce nouvel établissement regroupera les différentes structures de learning et de développement pour challenger et mettre en œuvre les stratégies business du groupe Axian et révéler les talents africains », annonce le groupe dans un communiqué.

Experts passionnés

Axian University accompagne les talents présents et futurs du groupe à grandir et à atteindre leur plein potentiel grâce à la transmission de savoirs et de compétences d’experts passionnés. Axian University ambitionne ainsi de devenir le 1er lieu de management de talents dans les pays où Axian opère afin de participer au développement de ses collaborateurs et de ses entreprises.

A travers des formations en soft et hard skills, Axian University permet la formation

continue des collaborateurs pour leur permettre de répondre aux défis actuels et

futurs de leurs marchés. Constitué de trois pôles principaux, Axian Training Center,

Axian Diploma et Axian Executive Education, ce nouvel établissement permet le

développement des compétences techniques et humaines dans divers pôles tels que

commercial, financier, digital ou encore technique. Elle fédère autour de l’identité Axian et propose des formations d’envergures internationales dédiées à ses cadres. Basée sur la montée en compétences des actuels et futurs collaborateurs du groupe Axian mais également des jeunes diplômés et futurs talents panafricains, Axian University devient une des premières universités d’entreprise à Madagascar et en Afrique.

Engagement

Le lancement d’Axian University vient confirmer l’engagement du groupe en matière d’impact positif. En proposant des formations innovantes mais également en adressant ses offres à un public diversifié, en offrant la mobilité interne au sein des différentes entités du groupe, Axian University permet la montée en compétences et le développement des talents dans tous les pays où le groupe est implanté.

« L’impact positif et le développement durable démarrent à l’intérieur de nos

différentes entreprises et nos talents émergents sont acteurs de la transformation

économique des pays où nous sommes implantés. Cette université vient remplir

la fonction de lieu de partage de connaissances et de tremplin pour les jeunes

dans le milieu professionnel», a déclaré Hassanein Hiridjee, CEO du groupe Axian.

Recueillis par R.Edmond