Les actualités à Madagascar du Jeudi 05 Novembre 2020

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Pauvreté : 67,6% des enfants malgaches privés du « minimum vital »

Les enfants sont plus durement atteints par la pauvreté ces derniers mois.

La pauvreté s’est accrue avec la crise sanitaire : 1,3 million supplémentaire d’enfants risquent de tomber dans la pauvreté d’ici la fin de l’année, selon des simulations de l’UNICEF.

 

Une analyse des privations des enfants dans de nombreux domaines à Madagascar, a fait conclu que 67,6% des enfants sont touchés par la pauvreté dite multidimensionnelle.

L’analyse tient compte de plusieurs dimensions de la pauvreté : la santé, la nutrition, l’éducation, l’eau et l’assainissement, l’habitat et la communication. Un enfant est alors considéré comme touché par la pauvreté multidimensionnelle s’il souffre de privations matérielles dans au moins deux dimensions. Il ressort de cette analyse que plus de deux enfants malgaches sur trois se retrouvent dans cette catégorie, et souffrent de privations matérielles dans au moins deux dimensions différentes, tandis que 23,7% des enfants sont en situation de pauvreté extrême.

Cette étude est précisément une analyse des Chevauchements des Privations Multiples des enfants ou MODA (Multidimensional Overlapping Deprivation Analysis), développée par l’UNICEF. La méthodologie MODA consiste à prendre l’enfant- et non le ménage – comme unité d’analyse et met l’accent sur le bien-être des enfants.

 

Privations simultanées. En allant plus en profondeur, l’étude montre que la proportion d’enfants pauvres est plus élevée dans le les parties Sud et Ouest du pays, alors que le plateau central et le Nord-Est, enregistrent les taux de pauvreté les plus bas. A titre d’exemple, dans les régions Atsimo Andrefana et Ihorombe, respectivement 49,3% et 49,1% (soit près de la moitié des enfants) souffrent de privations matérielles dans au moins 4 dimensions de bien-être, contre moins de 5% à Analamanga. Par ailleurs, l’étude indique que le taux de pauvreté extrême est plus de deux fois plus élevé en milieu rural (27%) qu’en milieu urbain (13%).

Cette analyse, évaluant les privations matérielles et le bien-être des enfants en général, se penche également sur les privations simultanées. A titre d’exemple, un enfant malnutri et qui, en même temps, vit loin d’un centre de santé, sera moins à même de faire face à une maladie.

L’étude montre par ailleurs que les enfants cumulant plusieurs facteurs de vulnérabilité sont particulièrement susceptibles d’être pauvres. L’étude indique alors que le taux de pauvreté extrême est presque 7 fois plus élevé chez les enfants vivant dans des ménages dirigés par des femmes sans éducation et non-chrétiennes en milieu rural (53,4%), que chez les enfants ne présentant aucune de ces caractéristiques (7,4%).

 

Référence. Cette analyse servira de ligne de référence pour le suivi de l’indicateur sur la pauvreté des enfants à Madagascar. Madagascar pourra, pour la première fois, prioriser les plus pauvres dans les interventions programmatiques, souligne l’UNICEF. En effet, outre la connaissance du nombre d’enfants souffrant de différentes privations, il est également important de savoir si ce sont les mêmes enfants qui souffrent des différentes privations et réorienter ainsi les priorités stratégiques du développement. « Nous pensons qu’une information précise et actualisée sur les indicateurs de développement est la première étape de toute stratégie réussie, et donc l’objectif essentiel de ce rapport d’analyse », a affirmé Michel Saint-Lot, représentant de l’UNICEF à Madagascar, à l’occasion de la présentation des résultats de l’étude. Pour sa part, le directeur général de l’INSTAT, Laurent Ampilahy, a expliqué que les indicateurs seront mis à jour, à chaque fois que les opportunités de le faire se présenteront, afin de disposer de données pour le suivi des progrès vers l’atteinte de l’ODD 1, relatif à la pauvreté sous différentes formes.

Cette analyse, dont les principaux résultats ont été présentés, mardi dernier, implique le gouvernement malgache en collaboration avec l’UNICEF, et a été réalisée conjointement avec l’Institut National de la Statistique (INSTAT). Notons que l’étude a été réalisée depuis le mois de janvier à travers les données de l’Enquête nationale sur la situation sociodémographique des ménages (MICS-6) de Madagascar.

Hanitra R.

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Rapatriement du Dais royal : Entre instrumentalisation de l’histoire et manœuvre culturelle

« En 1895, l’empire Merina a été vaincu par les français et non Madagascar dans son ensemble. Il a fallu attendre la fin de la pacification de Gallieni en 1905 pour que le pays devient réellement une colonie française. Cette date marque aussi l’unification politique et géographique du pays et ainsi l’émergence de la nation malgache »

Le président de la République Malgache, Andry Nirina Rajoelina a fait une déclaration à la presse au palais d’Ambohitsorohitra, le 3 novembre dernier, pour annoncer que la pièce royale qui ornait le dôme du dais royal de la reine RANAVALONA III, qui était en France depuis la fin du XIXème siècle, serait restituée à Madagascar. Cet objet est l’un des trésors nationaux malgaches réclamés par le gouvernement. Ainsi, une cérémonie aura lieu ce jour 5 novembre, marquant le retour du trésor national au pays. Cette déclaration n’a pas laissé indifférents les historiens. L’étudiant en histoire Randriamahefa, a expliqué qu’il est nécessaire d’éclaircir un point de confusion: Il s’agit du « Dais » royal de la reine Ranavalona et non d’une couronne; le Ministère de la Culture et de la Communication était précis à ce sujet. Au vu du contexte actuel de notre pays, on peut penser que la « restitution » de ce bien patrimonial, même si sa dimension est limitée est une sorte de coup de poker venant du président de la République et du MCC voulant s’affirmer garants et protecteurs de la culture malgache.

Sous un autre angle, cela sous-entend aussi une cordialité entre la France et Madagascar. Le jeune étudiant ne cache pas son inquiétude. « Je suis juste inquiet sur la porté de cela dans le pays. Une sorte de fierté pour le dirigeant, certes, mais aussi un entorse à la République Malgache à cause des regains de l’enthousiasme monarchiste que cela pourrait susciter » a-t-il ajouté. Un autre historien a souligné que « le régime, fidèle à sa conception du pouvoir basé sur la conception de l’Etat raiamandreny, essaie tant bien que mal de les sensibiliser à cet événement. D’autant plus que l’Etat organisera une cérémonie transmise par les médias de l’Etat et ceux proches du régime ainsi que les médias opposants. Mais dans ce cas, le retour de cet objet n’est pas du tout une aspiration populaire profonde ».

En effet, les Malgaches ne connaissaient pas l’existence de cet objet, contrairement à la réelle couronne volée. De son coté, le régime Rajoelina semble tente de mobiliser ce sentiment nationaliste et en particulier ce nationalisme anti-français qui serait a son profit. Par ailleurs, le gouvernement est égal à lui-même, il s’avère qu’il s’agit d’une manœuvre de légitimation politique. Les Malgaches se posent donc la question, pourquoi cet objet en particulier? Un historien s’exprime, « sur ce point, la partie prise du régime est manifeste. Dans son discours, le président avance que Madagascar a perdu sa souveraineté en 1895. Historiquement, cela est faux. Cette date n’est que celle de la défaite de l’empire Merina. Il faut attendre le 6 août 1896 pour que Madagascar perde réellement cette souveraineté ». En effet, entre ces deux dates, la Grande-Île vivait sous le deuxième protectorat.

Le crâne du roi sakalava Toera, celui qui a pris part à la lutte contre l’invasion française en terre sakalava, se trouve actuellement dans les collections du Musée Quai Branly à Paris comme trophée de guerre. S’il s’agit de récupérer un « bien » symbolique devant marquer la souveraineté nationale et surtout la fierté nationale, il aurait donc fallu revendiquer le retour de ce crâne. Sur ce point, le régime ne joue pas sur le registre de l’histoire mais plutôt de la mémoire. Selon un autre historien, professeur à l’Université d’Ambohitsaina « Antananarivo étant plus importante politiquement que les autres parties du pays, on estime que ce qui concerne les Hautes Terres devraient être « priorisés » car politiquement rentable ». Cela ne peut que créer un déséquilibre, le retour de cet objet ne concernant pas l’ensemble du pays mais uniquement une minorité. Ce retour profite particulièrement à ceux qui comptent sur les retombées politiques. Car au fond, le retour du Dais semble n’être qu’une instrumentalisation de l’histoire, d’autant plus « inquiétante » qu’elle s’apparente à une relecture de l’histoire tronquée. La colonisation est un phénomène global qui a concerné tout Madagascar et non pas seulement le royaume Merina.

Iss Heridiny

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Change : « Poursuite de la dépréciation de l’Ariary jusqu’à la fin de l’année», selon le Gouver...

Le comité monétaire de la BFM a maintenu le corridor des taux pour raffermir l’Ariary et maintenir l’inflation.

La dépréciation de l’Ariary par rapport aux deux devises de référence, à savoir l’euro et le dollar, est due notamment au déséquilibre entre l’offre et la demande sur le marché des changes.

En effet, au cours du 3e trimestre de l’année 2020, les recettes de la filière vanille ont chuté à 48 millions USD, soit une baisse de 28,9% par rapport à la période précédente. En outre, le prix moyen d’exportation de la vanille a accusé une baisse de 32,4% en un an, pour se situer à 250 USD le kilo en septembre 2020. Il en est de même pour les entreprises franches, les prix de leurs produits d’exportation ont connu une diminution de 13,2% malgré le maintien du volume exporté. Concernant le tourisme qui est un secteur grand pourvoyeur de devises, ses recettes ont été réduites à seulement 0,9% du PIB contre 3,9% du PIB l’année dernière. Les recettes liées aux transports internationaux ont également reculé de 56,5%. Les exportations de cobalt et de nickel ont également respectivement chuté de 53,8% et de 57,6%. Cependant du côté de la demande, les paiements d’importation en biens de consommation sont restés prépondérants avec une hausse de 1,8%, soit à 184 millions USD en fin septembre 2020.

Coefficients différenciés. De ce fait, « l’Ariary s’est déprécié respectivement de 7,4% par rapport au dollar et de 12% par rapport à l’euro. Cette dépréciation s’est amplifiée par le fait que le dollar a perdu de valeur de l’ordre de 5,5% par rapport à la monnaie européenne. Cette tendance se poursuivra jusqu’à la fin de l’année en raison de la hausse de la demande en biens d’importations. En dépit de tout cela, les opérateurs peuvent être rassurés car aucune pénurie de devises n’est à craindre à Madagascar. Les réserves officielles de changes de la banque centrale se sont d’ailleurs confortées pour atteindre six mois d’importations de biens et services non facteurs à fin septembre 2020 contre 4,2 mois à fin 2019 », a expliqué Henri Rabarijohn, le Gouverneur de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), lors d’une conférence de presse hier à son siège à Antaninarenina. Et pour raffermir l’Ariary, le comité monétaire de la BFM a décidé de maintenir le taux de facilité dépôt à 0,90% et celui de prêt marginal à 5,30%, à l’issue de sa réunion hier. En revanche, les coefficients des réserves obligatoires sur les dépôts en Ariary et en devises sont différenciés. Pour le coefficient des réserves obligatoires sur les dépôts en Ariary, il est ramené à 11% au lieu de 13% auparavant, tandis que pour le second coefficient, il a augmenté à 24% à compter de ce mois-ci. « Il s’agit d’une forme d’incitation pour les banques et les déposants à ramener en Ariary les dépôts en devises afin de raffermir cette monnaie nationale », a-t-il précisé.

Inflation à 6,2%. Concernant les impacts de cette dépréciation de l’Ariary par rapport aux devises étrangères sur la hausse généralisée du coût de la vie, il tient à préciser que l’inflation est parfaitement maîtrisée malgré la récession économique avec un taux de croissance encore négatif jusqu’à la fin de l’année. « Certes, les activités économiques ont ralenti en raison de la crise sanitaire, mais la hausse des prix a été contenue. Le taux d’inflation ne dépassera pas les 6% jusqu’à la fin de l’année, sauf accident grave. Et sera de l’ordre de 6,2% pour les prévisions de 2021. La hausse des prix des produits surtout non importés sur le marché, n’est que de pure spéculation qui ne dépend pas des fondamentaux macro-économiques », a-t-il fait savoir. Quant au taux de croissance économique de Madagascar, le Gouverneur Henri Rabarijohn a soulevé qu’il est négatif pour cette année. « Quant aux perspectives de 2021, ce taux de croissance économique sera sûrement positif », a t-il enchaîné. Les indicateurs de paiements extérieurs montrent un redressement à partir du second semestre 2021. Par ailleurs, la BFM a pris des dispositions exceptionnelles pour atténuer les effets négatifs de la crise sanitaire. A titre d’illustration, le taux de refinancement exceptionnel à moyen terme destiné aux MPME est de 4,97%. Il est de 2,50% pour les institutions de micro-finance. En outre, une autre ligne de refinancement exceptionnel au taux de 4,97% est accordée aux banques qui financent les activités aurifères.

Navalona R.

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Electricité : Trois centrales solaires en vue pour approvisionner Antananarivo

Signature de convention de partenariat entre la Jirama et la société allemande Oursun Green Power.

Le basculement vers les énergies renouvelables se poursuit, dans l’optique de réduire les coûts de revient de la production d’électricité et d’améliorer l’accès à l’électricité de qualité. Selon le DG de la Jirama, Vonjy Andriamanga, cette reconversion vers l’utilisation des énergies renouvelables est une étape cruciale dans le redressement de la société d’État. Hier, une cérémonie de signature de convention entre la Jirama et la société Allemande Oursun Green Power s’est tenue. Trois centrales solaires, d’une puissance totale de 11MW seront installées à Antananarivo, dans le cadre de cette coopération. Le projet se démarque dans son utilisation du « Rooftop » qui est l’installation des panneaux solaires sur les toits de bâtiments. Selon les informations, les centrales solaires seront opérationnelles dans 12 mois et seront utilisées pour renforcer l’alimentation en électricité de la capitale et celle du Réseau Interconnecté d’Antananarivo (RIA).

Défis. Bien que les consommateurs restent insatisfaits des services de fourniture d’électricité, de nombreuses actions sont actuellement en cours. Celles-ci aboutiront à la résolution des problèmes de la Jirama, selon les responsables. A noter que la société d’État est à la recherche de son équilibre opérationnel et financier, dans le cadre de son redressement. Certes, la Jirama a encore un long chemin à parcourir et de multiples défis à relever, avant de pouvoir regagner la confiance des usagers et de réussir à satisfaire les besoins exprimés sur le marché. Depuis la mise en œuvre du plan de redressement, la société a réussi à réduire considérablement ses coûts de production et à accroître ses ressources, en misant sur les énergies renouvelables et le renforcement de la lutte contre les vols d’électricité, par les actions de ratissage. A noter qu’une centrale photovoltaïque est déjà en place à Ambatolampy, et a récemment fait l’objet d’un investissement supplémentaire. A travers le nouveau projet mené en partenariat avec Oursun Green Power, et les autres projets hydroélectriques en cours, Madagascar affiche une tendance tournée vers les énergies renouvelables.

Antsa R.

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Madagascar : Coupe d’Afrique des Nations – Les Barea de Madagascar seront au complet

Les matchs pour les éliminatoires de la CAN se poursuivent en Afrique. La prochaine rencontre pour l’équipe nationale malgache est prévue de se faire prochainement. Suite au reconfinement, en Europe, le sélectionneur de l’équipe, Nicolas Dipuis, craignait l’absence de certains joueurs.
Finalement, l’équipe annonce que tous les joueurs du Barea de Madagascar seront présents pour les deux matchs contre les Eléphants de la Cote d’Ivoire, dont le premier est jusqu’à maintenant, maintenu pour le 12 novembre prochain.
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Route Moramanga-Vohidiala - Bitumage terminé avant fin 2022

La section de la RN 44 Sud (Moramanga-Vohidiala, 133 km) sera entièrement bitumée avant fin 2022. Le chantier sur le deuxième lot (Amboasary Gare-Vohidiala, 73 km) s’ébranle, celui sur le premier (Marovoay-Amboasary Gare, 60 km) bat son plein. Deux entreprises de nationalité chinoise ont adjugé les marchés : China Road and Bridge Corporation (CRBC) pour le lot 2 et China Geoingeeniring Corporation (CGC) pour le lot 1.Si le chantier sur l’axe Amboasary-Vohidiala a démarré le 13 octobre dernier pour une durée de 24 mois, celui sur la portion Marovoay-Amboasary a débuté le 10 octobre 2019 pour une durée de 18 mois. Mais un avenant a été décidé pour rallonger ce délai de 11 mois. La fin du chantier initialement prévue le 10 avril prochain sera donc reportée au 10 mars 2022.Les équipes de la CRBC ont commencé à investir le terrain depuis la semaine passée où des ressortissants chinois ont rejoint la petite ville d’Andaingo Gare où des matériels ont déjà été acheminés. En effet, la construction d’une base-vie servant de centre de commandement s’amorce à Bembary, le chef-lieu de la Commune intercalée entre Amboasary et Andaingo. Le personnel chargé du contrôle s’installe aussi déjà sur le site du projet.Les travaux de bitumage de la RN 44 Sud font partie des projets présidentiels. Leur réalisation actuelle s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la connectivité des transports (PACT) financé par la Banque mondiale. Cette dernière, échaudée par l’insuccès de la construction de la même route sous la présidence de Marc Ravalomanana, garde un œil très attentif sur les manières de conduire les chantiers sur cet axe routier. Washington fait d’eux le projet-pilote en Afrique.Le 5 septembre 2004, le Président de l’époque inaugurait la portion bitumée Moramanga-Marovoay Gara (20 km) dont la construction était assurée par la japonaise Daiho Corporation. Un redimensionnement de cette portion est en perspective à présent. Sous la transition (2009-2014), la portion Amboasary-Vohidiala était bitumée par endroits et des ouvrages de franchissement étaient construits sur financement européen. Le Gouvernement du Président Hery Rajaonarimampianina (2014-2018) bitumait aussi une section située au sud d’Andaingo.La construction de la « route du riz » a toujours fait l’objet des discours politiques passionnés. Tant de promesses ont été dites à son sujet. Les paroles non tenues ont blasé les usagers à la longue. Le passage le plus problématique est celui situé entre Andaingo et Vohidiala. Le secteur est caractérisé par la présence des sols qui s’effritent facilement durant la saison des pluies notamment.La RN 44 Sud revêt d’un intérêt vital pour l’Alaotra regroupant les Districts d’Ambatondrazaka, d’Amparafaravola et d’Andilamena abritant en leur sein le plus grand bassin rizicole de Madagascar qui est représenté par le lac Alaotra et ses plaines. Faisant office de trait d’union avec les autres régions de l’île, la RN 44 Sud traverse sept Communes rurales à savoir (du nord au sud) Manakambahiny Andrefana, Andilanatoby, Andaingo, Bembary, Amboasary Gare, Morarano Gare et Ambohibary.M.R.

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Projet Tanà- Masoandro - La nouvelle ville de l’Ouest implantée à Imerintsiatosika

Le vice-ministre Zasy Michel Angelo a confirmé hier que le projet Tanà Masoandro sera implanté dans la Commune d’Imerintsiatosika, District d’Arivonimamo, Région Itasy. La prochaine étape sera de recruter un « master planner » qui va dessiner la nouvelle ville.Cela fait plusieurs mois que le projet Tanà- Masoandro a été mis en sourdine. Cela ne voulait pas dire que le projet a été enterré ou jeté aux oubliettes. Au contraire, le vice-ministère chargé des Nouvelles villes a cherché un nouvel emplacement et a jeté son dévolu sur Imerintsiatosika. Le vice-ministre Zasy Michel Angelo a confirmé hier, lors d’un point de presse dans les locaux du ministère à Anosy, que la Commune d’Imerintsiatosika accueillera ce projet présidentiel.« Imerintsiatosika s’avère être à moins de 40 km d’Antananarivo. Ce qui est très intéressant en termes de développement urbain », a affirmé le vice-ministre. Il poursuit que « c’est une réserve foncière où il y a moins d’occupation ; et en termes de planification de projet, c’est beaucoup plus facile d’activer un projet sur un terrain où il n’y a personne ». Imerintsiatosika est donc « le meilleur candidat » pour abriter ce projet. Le projet Tanà- Masoandro est l’extension de la ville d’Antananarivo. Il sera donc implanté à Imerintsiatosika. Mais cela ne veut pas dire que la construction de nouvelles villes s’arrêtera après celui d’Imerintsiatosika. Le vice-ministre a expliqué que « celui - là sera activé en premier parce que c’est là qu’on va implanter la cité ministérielle ». L’idée est de commencer à faire le nouveau quartier administratif, déplacer ce centre administratif d’Anosy vers un nouveau quartier plus dynamique. La prochaine étape du projet actuellement est de recruter un « master planner » de niveau international. Ce recrutement permettra au projet d’avancer. Le but étant de se baser sur l’expérience acquise du master planner dans d’autres pays concernant la construction d’une nouvelle ville. Quoi qu’il en soit, ce master planner va travailler en étroite collaboration avec des nationaux puisqu’il s’agit d’une nouvelle ville malagasy.Poursuivant ses explications, le vice-ministre ajoute que l’approche adoptée est de ne pas faire de « copier-coller » avec les choses qui se font ailleurs. L’approche adoptée est de travailler sur un héritage culturel qui est extrêmement important ici à Madagascar et de dessiner la ville qui correspond à notre culture. D’ailleurs, c’est la vision même du Président de la République rappelle le vice-ministre Zasy Michel Angelo.Imerintsiatosika supplante ainsi Ambohitrimanjaka. Le projet Tanà- Masoandro est un projet pharaonique où il faut procéder non seulement avec prudence mais aussi étape par étape. « La Nouvelle ville de l’Ouest », c’est un projet qui s’étalera sur un terrain de 1 000 ha où se trouvait à l’époque la NASA et dont une partie est occupée actuellement par le Régiment d’artillerie lourde (RAL). La rédaction

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HCDDED - Publication d’un guide des défenseurs des droits de l’homme

Les ateliers du Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit, en collaboration avec l’OIF, ont pris fin hier au Sweety Ampefiloha. Cet organe va publier un guide pratique sur la démocratie à l’usage de tout un chacun dont les organisations de la société civile.Depuis un mois, le Sweety Ampefiloha était l’antre de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits de l’homme. C’est en effet dans ce petit coin du centre- ville que se sont tenus les ateliers du HCDDED, en collaboration avec l’OIF. Des ateliers qui ont vu la participation effective des hauts conseillers, des responsables étatiques et des membres des organisations de la société civile.Durant ce laps de temps d’un mois, les thèmes de la démocratie, de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance et du respect des droits de l’homme ont été décortiqués par les panélistes et l’assistance. Les intervenants ont expliqué la situation sur le terrain tout en avançant des propositions. A titre d’exemple, le directeur de cabinet du ministère de la Justice, Raby Ainarimanga Savatsara, est intervenu sur la culture d’excellence au sein de ce ministère. Le directeur des doléances au sein de la Gendarmerie nationale a expliqué la stratégie de la lutte contre la corruption au sein de ce corps ou encore Onjaniaina Rasamimanana qui est intervenu sur les mœurs, us et coutumes malagasy.Ces ateliers ont été bien accueillis par les organisations de la société civile qui étaient nombreuses à participer aux évènements. Elles n’ont pas hésité à interpeller, faire des lobbyings, effectuer des plaidoyers voire avancer des recommandations. Elles ont joué pleinement leurs rôles d’OSC si l’on ne cite que la proposition d’utiliser les nouvelles cartes de Fokontany comme carte électorale.Le président du HCDDED n’a pas manqué de partager son satisfecit sur la réussite des ateliers, particulièrement à l’OIF qui a accompagné l’organe. Les thématiques qui ont été traitées sont en effet d’une importance capitale pour asseoir les piliers du développement durable, c'est-à-dire la démocratie, l’Etat de droit, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme, sur des bases solides.Le rapporteur général du HCDDED, Randy Donny a, pour sa part, expliqué que l’organe va publier prochainement un guide pratique pour les défenseurs des droits de l’homme. Ce guide est la synthèse de toutes les interventions des panélistes ainsi que des recommandations avancées par l’assistance tout au long des ateliers.Ce guide pratique sera alors l’outil de prédilection de tous les défenseurs des droits de l’homme dans le pays. Par ailleurs, cet organe constitutionnel va poursuivre ses missions de sensibilisation sur ces thématiques au niveau des médias. Le but étant de toucher le maximum d’individus possible sur le rôle crucial que jouent ces thématiques pour le développement du pays et l’épanouissement de la population dans le respect commun.

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Des coups de balai

Dix magistrats sanctionnés et un juge révoqué. Cinq militaires radiés. Quatre-vingt gendarmes jetés en prison, etc. Des coups de balai ! En effet, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), en session ordinaire, avait pris des décisions courageuses pour assainir le Corps. Sur les dix-huit dossiers concernant des hauts responsables du ministère de la Justice soumis au Conseil, dix dont des magistrats ont été sanctionnés et un juge révoqué. Les débordements de certains magistrats sèment le doute auprès des justiciables. Le nouveau Garde des sceaux, Randriamahefarivo Johnny, tente de redorer le blason de ce département stratégique pour la mise en œuvre de l’Etat de droit.Dans les rangs des Forces de la défense et de la sécurité (FDS), le nettoyage général balaie sans état d’âme et écarte les brebis galeuses. Le ministre de la Défense nationale, le Général Rakotonirina Richard annonce que les cinq militaires pris en flagrant délit de vol à la tire seront radiés. Dans la même foulée, le Secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, le Général Ravalomanana Richard fait état de quatre-vingt gendarmes jetés en prison. On ne badine plus ! Au ministère de la Sécurité publique, les nouveaux dirigeants foncent aussi dans le sens de l’assainissement. De toute évidence, les Hauts commandements des  hommes en treillis engagent sérieusement la vitesse supérieure et traquent  les éléments qui font fausse route. N’empêche que certains dossiers trainent quelque part et continuent à noircir l’image de marque des Forces de la défense et de la sécurité. L’ « affaire d’Antsakabary » demeure non élucidée. Les dérives inadmissibles, impardonnables, intolérables et quoi encore, les mots manquent, des éléments de la Police nationale déployés sur place restent toujours vivaces dans les mémoires des gens. Le droit des êtres humains piétiné dans la boue. Des innocents ont perdu leurs vies. Des centaines d’habitations réduites en cendres, littéralement calcinées, et on attend encore et toujours les mesures correctionnelles prises. Tout comme si les auteurs ne semblent nullement inquiétés. La tuerie à la prison de Farafangana ayant défrayé la chronique, tout récemment, continue aussi d’alimenter les débats sur place. Mais, on ose espérer que le temps de l’impunité dans les rangs des FDS est révolu.Le vent de changement souffle. Le régime se lave le visage, fait la toilette à la maison. Dans les moments forts de la campagne de 2018, le candidat numéro 13 portant le dossard du MAPAR, promit l’assainissement du Fanjakana. Rajoelina Andry a pris l’engagement d’entreprendre le toilettage général du régime (ny Fitondrana). Souillé jusqu’à son cou, le pouvoir en place nécessite un grand lavage en long et en large, en profondeur et en hauteur. Il faut reconnaitre que le numéro Un du pays tienne réellement à honorer ses engagements. Les unités d’action à savoir le BIANCO et le PAC chargées de traquer les délinquants, quel que soit leur Corps de métier, travaillent d’arrache-pied. Rome ne se fait pas en un jour, l’œuvre d’assainissement ne s’effectue pas d’un seul trait. C’est un travail de longue haleine ! L’essentiel consiste à commencer et ne plus jamais s’arrêter en cours de route. La Haute Cour de Justice, la juridiction habilitée à juger les hauts dirigeants du pays, se met à l’œuvre. Des coups de balai salutaires pour le pays, il en faut bien ! Ndrianaivo

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Pollution de l’air à Antananarivo - La reforestation de la Région incontournable

La solution la plus efficace. Au cours des deux derniers mois, la Capitale a fait face à une vague de pollution de l’air. Hier encore, le ciel d’Antananarivo était gris de la pollution due aux fumées des feux de brousse dans les périphéries mais aussi des gaz d’échappement dégagés par les vieilles voitures circulant dans la ville. L’environnement n’est pas le seul impacté par cette pollution. La santé des habitants de la Capitale est également gravement atteinte. Selon les chiffres publiés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 22 % de la population décèdent chaque année à Madagascar à cause des maladies liées à la pollution de l’air. Face à cette situation alarmante, le ministère de l’Environnement et du Développement durable a déjà lancé un SOS à tous les habitants de la ville pour qu’ils changent leur habitude et qu’ils pratiquent le reboisement. Toutefois, jusque-là, l’engagement citoyenne n’est pas encore palpable. Le ministère préconise la reforestation de la Région d’Analamanga et la création de spots de forêts aux alentours de la Capitale. «Les forêts qui composeront ces spots pourront notamment capter la pollution pour éviter que celle-ci ne reste dans l’air. Plus ces zones forestières seront grandes, plus elles capteront la pollution tout en produisant de l’oxygène. De plus, elle contribuera à la régularisation du climat dans la Région » soutient Vahinala Baomiavotse Raharinirina, ministre de l’Environnement et du Développement durable. En effet, plusieurs études ont confirmé que les arbres en ville étaient capables d’absorber environ la moitié des particules les plus fines, qui sont aussi parmi les plus nocives pour nos poumons. Mais planter n’importe quel arbre n’importe où n’est pas suffisant, car suivant l’espèce ou encore ses conditions d’implantation, il pourrait avoir l’effet inverse. C’est pourquoi, le ministère évoque le concept du reboisement utile. Les initiatives dans ce sens sont ainsi encouragées. En tout cas, le ministère prépare déjà des actions pour lutter contre la pollution de l’air à Antananarivo. Rova Randria

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Impôts - Facilitation des procédures d’enregistrement au fisc

Lutte contre l’incivisme fiscal. Le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) à travers la Direction générale des impôts (DGI) a lancé officiellement, hier, l’initiative « Anjara Hetrako ». La cérémonie s’est tenue au centre fiscal Ambohidratrimo. Dans le cadre de cette campagne de formalisation, le fisc adopte un service de proximité. Une unité fiscale mobile interviendra dans plusieurs Communes de la Région Analamanga et sensibilise les citoyens à honorer leur devoir fiscal. Afin d’inciter les opérateurs, toutes les procédures administratives sont allégées pendant les deux mois de campagne. « L’enregistrement ne prendra qu’une dizaine de minutes. Nous avons adopté une régularisation spontanée des micro-entreprises. Les contribuables apportent seulement un certificat de résidence et une carte d’identité nationale. Aucune amende ni pénalité ne frappera les nouveaux inscrits. Pour lutter contre la corruption, le paiement du minimum de perception exigé s’effectuera par les comptes mobiles. Dans le cas où la personne ne possède pas encore de carte SIM, nous lui en offrons une. Un récépissé et une carte fiscale à jour seront délivrés sur place » explique Germain, directeur général des impôts. Selon le Code général des impôts (CGI), ce montant minimum s’élève à 16 000 ariary sauf pour les épiceries. Pour le cas de la Commune d’Ambohidratrimo, 70% des opérateurs travaillent dans l’informel alors que la majorité d’entre eux tirent leur revenu des petites activités génératrices de revenus telles que la coiffure et les épiceries. Selon le DG des impôts, cette situation est fréquent presque dans toutes les Régions de Madagascar. Le ministre de l’Economie et des Finances Richard Randriamandrato, quant à lui, a souligné l’importance des recettes fiscales dans le redressement de l’économie. Le Gouvernement ambitionne de faire rentrer 4 166 milliards d’ariary selon la loi de Finances initiale (LFI) 2021. « Nous allons faire tout le nécessaire pour atteindre cet objectif. Cette somme permet de soutenir les projets de développement », insiste-t-il. Outre le lancement de « Anjara Hetrako », la DGI ambitionne de moderniser ses infrastructures pour améliorer les services offerts aux usagers. Cet événement fut également l’occasion d’inaugurer le nouveau front office du centre fiscal Ambohidratrimo. Solange Heriniaina

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Prostitution en ligne à Ambatomaro - Trois femmes jetées en prison

Après l’arrestation  le 14 octobre dernier de trois femmes de 24, 25 et de 45 ans , qui sont impliquées dans une affaire de pornographie en ligne et de traite de personnes, elles ont été récemment déférées au Parquet, puis finalement placées sous mandat de dépôt. L’affaire s’est déroulée à Ambatomaro.  Des indicateurs ont rapporté à la Police sur ce qui se tramait dans une maison suspecte dans ce quartier. Le renseignement a informé les Forces de l’ordre sur les sales activités à caractère pornographique dont on incrimine ses locataires, des descendantes d’Eve.Sur la foi de ce renseignement, les limiers du service des enquêtes spécialisées de la Police se sont mobilisés sur place. Ils y ont surpris les trois principales suspectes dans l’affaire, mais aussi 8 autres, celles   que les premières ont prétendument prostituées. Durant l’enquête, il s’avérait que ces dernières avaient été recrutées à Ambalavao, Ambositra et Tsiroanomandidy. Leur mission : se prostituer via Internet depuis la Capitale. Les clients : des étrangers qui pourront profiter sexuellement de ces femmes malagasy, du moins virtuellement, et moyennant un paiement conséquent. Une situation permettant à ces mâles étrangers d’assouvir leurs fantasmes dans tous leurs aspects.A part cette maison à Ambatomaro, il existe aussi une autre à Andranomena, laquelle devait également servir aux mêmes fins. Quant aux huit jeunes immigrantes, qui ont entre 18 et 24 ans, elles expliquent avoir été trompées par les trois entremetteuses lors du recrutement. Les premières affirment avoir été forcées ou presque de regagner la Capitale où on ne leur a expliqué ce qu’on attendait vraiment d’elles qu’une fois sur place.  Les concernées avancent qu’elles n’ont pas été d’accord. Mais que finalement, elles ont dû accepter, n’ayant pas les moyens financiers pour payer les frais de retour chez elles. De plus, elles auraient été contraintes de verser 50 000 ariary par mois, somme prélevée de leurs salaires, et ce, durant une période de six mois. On leur aurait expliqué que cette somme serait les frais de l’ouverture d’un compte pour ce sale boulot. Les huit jeunes femmes relatent aussi à la Police les tortures subies et surtout leur séquestration dans cette demeure, et où elles n’ont droit à un repos que pour six heures dans la semaine. Enfin, elles doivent trimer dur dans une plage horaire comprise entre 23h et 1h du matin.Franck Roland

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Couronnement du dais royal de Ranavalona III - Retour à Anatirova 123 ans après !

Symbole de la Royauté, du pouvoir et actuellement de la souveraineté nationale. Le couronnement du dais royal de la souveraine Ranavalona III est désormais de retour à Anatirova. Ceci 123 ans après son enlèvement par les colons, en 1897. Une cérémonie de sa restitution dans le Palais de Manjakamiadana s’est tenue hier. Débarquement à l’aéroport d’Ivato, à 8h50 à bord d’un vol d’Air France. Diverses autorités civiles et militaires ont accueilli comme il se doit le couronnement du dais royal de Ranavalona III. Sa réception et sa remise par l’ambassadeur de France à Madagascar au ministre de la Communication et de la Culture (MCC) s’en sont suivies.  Le cortège, dont le véhicule transportant cette pièce royale, a ensuite sillonné Tsarasaotra, Ivandry, Ankorondrano, Antanimena, Analakely, Ambohijatovo, Ambatonakanga, Ambohijatovo Ambony, Andohalo avant sa restitution dans le Palais de la reine. Les habitants, notamment les élèves qui voulaient voir de près le patrimoine national et prendre des photos avec, s’y sont déplacés en masse. « Le retour du couronnement du dais sur sa terre d’origine après plus d’un siècle dans ce Palais de la Reine reconstruit et restauré nous inspire un tel espoir… », avance Christophe Bouchard, ambassadeur de France à Madagascar.Le début de la restitution« Ce sera l’une de mes priorités. D’ici cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour un retour du patrimoine africain à l’Afrique ». Cette déclaration d’Emmanuel Macron à l’université de Ouagadougou en 2017 a ravivé l’espoir aux concernés. Après le Sénégal et le Bénin, Madagascar fait partie de ces pays dont cette déclaration vient d’être concrétisée, avec la restitution du couronnement du dais royal de Ranavalona III. « C’est une réponse favorable du Président Macron à la demande exprimée en février dernier par le Président de la République de Madagascar, à Antananarivo lors de la visite du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian. La remise a été faite selon le souhait des autorités malgaches à l’occasion symbolique de la fin de la restauration d’Anatirova », déclare l’ambassadeur de France à Madagascar. « La réclamation des patrimoines malagasy exposés à l’étranger fait partie de nos priorités. Ce couronnement du dais royal de Ranavalona III n’est qu’un début puisque nous avons élaboré toute une liste de ces biens historiques », s’est exprimé Lalatiana Andriatongarivo, numéro Un du MCC, hier à Anatirova. Témoin de l’histoireLe couronnement du dais Royal est un témoin d'une époque où la guerre franco- malgache battait son plein. Il est le seul objet de cette époque qui est encore visible aujourd'hui. Il symbolisait la tenue des "grands Kabary" lorsque la reine Ranavalona III exhortait les Malagasy à prendre les armes contre les troupes françaises pour s’opposer à l’instauration d’un protectorat en 1895. Selon certains experts, c'est sur cette photo que la Reine a fait un grand Kabary à Andohalo afin d'expliquer aux Malagasy la situation géopolitique de l'époque. Sa dernière utilisation remonte dans les années 1896, durant lesquelles la souveraine annonçait la défaite de Madagascar.Haute de 70 cm et d’un diamètre de 35 cm, la coiffe de zinc doré garnie de tissu ocre et grenat reposait au Musée des Armées françaises dans la vitrine consacrée à Madagascar depuis le 5 novembre 1910, au-dessus d’un casque de cadet de la garde de la reine Ranavalona III et de plaques d’identité de coolies du corps expéditionnaire malgache de 1897, dans la salle Joffre dédiée à l’armée coloniale pendant la première guerre mondiale, selon les documentations diverses du MCC. « Ce bien a une signification politique dans la mesure où il est une manifestation physique de l’ancienne monarchie (…) Si sa composition (…) ne lui confère pas une valeur marchande importante, sa valeur véritable est celle du témoignage historique qu’il incarne en même temps qu’un symbole royal et donc souverain. Cette dernière notion, la souveraineté réelle, est la pierre angulaire de la politique de notre gouvernement », a indiqué la ministre Lalatiana Andriatongarivo dans un entretien pour Le Point. P.R.

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Antsirabe II - Une adolescente arrêtée pour infanticide

Inadmissible ! Ecœurante ! Criminelle ! Ce sont les termes utilisés par l’opinion pour qualifier le comportement d’une jeune lycéenne de 17 ans de Tsarahonenana Sahanivotry, à Antsirabe II, dans la journée du mercredi dernier.  Elle fut arrêtée par la Gendarmerie pour infanticide !Car, la concernée aurait délibérément jeté son nourrisson, une fillette pourtant bien portante, dans une latrine après qu’elle l’eut enveloppée de sachet en plastique. La Gendarmerie n’a pas été tendre envers l’adolescent qu’elle a taxé d’avoir bien profité de sa jeunesse, et se mettre enceinte jusqu’à son terme, c’est-à-dire durant les 9 mois réglementaires pour porter le bébé en son sein. L’infanticide n’a failli être découvert s’il n’y avait pas les voisins de quartier, qui se sont alarmés en attendant les pleurs du nourrisson émanant de la fosse d’aisance.  Cela a commencé vers 6h du matin. Du coup, ils ont informé le couple d’évangéliste, qui a, à son tour, informé les Forces de l’ordre. De son côté, le fokonolona s’est attelé à dégager la fillette de cette latrine, en le réussissant. La victime fut transportée d’urgence dans un centre de soins. A ce moment, son état fut pitoyable et la victime était déjà très affaiblie. Finalement, la petite mourut avant la fin de l’après-midi.Quant à la jeune maman en cause, les gendarmes l’ont arrêtée puis embarquée vers leur poste pour la soumettre à une enquête. “Elle sera déférée dans les prochaines heures pour une accusation d’homicide”, confirme le chef de brigade de gendarmerie locale. Enfin, rien n’a été encore officiellement révélé pour que la concernée puisse expliquer ce qui l’a poussée à agir de cette sorte, les enquêteurs étant encore en plein travail, du moins ce qu’a avancé ce chef de brigade de gendarmerie. Néanmoins, elle risque gros du fait qu’un article du code pénal stipule que l’infanticide est un crime qui est puni davantage sévèrement en comparaison avec un homicide volontaire, et quel que soit le motif.Parallèlement à cela, une autre mère de famille a également fait des siennes à Namontana, hier. Devant plusieurs témoins, elle a étranglé son nourrisson de deux mois. Le mal était tel que le petit n’arrive plus à articuler le moindre son. Les riverains confirment qu’il est dans l’habitude de cette femme d’agir criminellement ainsi lorsqu’elle est sous l’emprise de l’alcool.Franck R.

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Football- CAN 2021 : Les Ivoiriens mettent le paquet !

C’est un fait. Les Ivoiriens redoutent cette double confrontation avec Madagascar au point de se plier en quatre pour mettre tous les atouts de leur côté, sur le stade comme en dehors.

Les Ivoiriens ont décidé de permettre l’entrée gratuite au stade Allassane Ouattara pour 60 000 places. En clair, cela signifie que le stade sera plein. Comme il s’agit de leur équipe nationale, il est presque certain que le calme reviendra à Abidjan afin de permettre la tenue de ce match aller prévu le 12 novembre.

Respect des principes. La sécurité est en effet le maître mot de la requête envoyée par la FMF, la seule habilitée à entrer en contact avec la Confédération Africaine de Football par respect des principes. Comme cette dernière a fait savoir, le calendrier est maintenu, notamment le match aller du 12 novembre et le retour à Barikadimy pour le 17 novembre, tout dépend donc des Ivoiriens et notamment du choix du lieu de la rencontre du 12 novembre si la situation à Ebimpé ne le permet pas.

Voilà ce qui est côté cour. Côté jardin, la Côte d’Ivoire a limogé l’ancien entraîneur accusé d’être responsable de la défaite contre l’Ethiopie. C’est donc Patrice Beaumelle, l’adjoint d’Hervé Renard qui gagnait la CAN 2015 avec la Zambie, qui est aujourd’hui aux commandes des Éléphants.

Avec un choix trop évident d’utiliser les anciens pour encadrer les jeunes. C’est donc sans surprise si Beaumelle a rappelé Gervinho et Serey Dié alors qu’ils avaient déjà annoncé leur retraite en équipe nationale. On peut aussi mettre l’ancien Parisien Serge Aurier parti au Tottenham.

Les points forts de ces Ivoiriens résident dans leurs batteries offensives qui évoluent dans le championnat anglais de la Premier League tels Nicolas Pepe d’Arsenal et Zaha de Crystal Palace. Des titulaires en puissance auxquels on ajoute Gervinho mais aussi l’inusable Max-Alain Gradel qui retrouve la grande forme en Turquie, au Sivasspor.

La défense des Éléphants, encore très solide malgré l’absence pour blessure d’Eric Bailly du Manchester United, est placée sous la conduite de Serge Aurier et du Lyonnais Diomandé.

Le Milanais Kessié animera l’entre-jeu avec Serey Dié et sa riche expérience comme premier récupérateur. C’est dire qu’on a là une formation solide ou tout au moins qui a fait ses preuves en tenant en échec les Diables Rouges belges.

Voici donc la liste de Patrice Beaumelle pour les deux matches contre Madagascar :

Gardiens : Gbohouo (TP Mazembe, RDC), Tapé (San Pedro), Tié (Guimarães, POR).Défenseurs : Willy Boly (Wolverhampton), Konan (Reims), Aurier (Tottenham, ANG), Deli (FC Bruges, BEL), Is. Traoré (Angers), Si. Diomandé (Lyon), Kanon (Pyramids, EGY).Milieux : Akpa-Akpro (Lazio Rome, ITA), Kessié (AC Milan, ITA), Kossonou (FC Bruges, BEL), Serey-Dié (FC Sion, SUI), H. Maïga (Metz), Seri (Fulham, ANG).Attaquants : Gervinho (Parme, ITA), Pépé (Arsenal, ANG), Zaha (Crystal Palace, ANG), Gradel (Sivasspor, TUR), Cornet (Lyon), Kouamé (Fiorentina, ITA), Jonathan Kodjia (Al Gharafa), Jérémie Boga (Sassuolo), Jumaa Saeed (Al Koweït)

Clément RABARY

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Affaire Colisée – plainte contre l’Etat : Le tribunal de référé civil se déclare incompétent

L’affaire «Colisée» a été portée devant le tribunal de première instance hier. Malgré la demande du comité des descendants d’Andriamanjaka, appuyé par quelques organisations de la société civile, pour l’arrêt de la construction du colisée dans l’enceinte du palais d’Antananarivo, l’Etat n’est pas revenu sur sa décision et finalise le chantier. L’inauguration est prévue demain. Les défenseurs et conservateurs du patrimoine et des traditions Merina ont engagé une poursuite judiciaire face à cet acte qu’ils qualifient de “forcing”. Des requêtes en annulation ont été déposées lundi auprès du Conseil d’Etat. Au vu de l’urgence de la situation, l’inauguration des infrastructures étant prévue vendredi prochain, le tribunal a procédé à une assignation à bref délai. « Cette affaire présente un caractère urgent et nous avons constaté plusieurs irrégularités sur le non-suivi des procédures légales concernant une construction d’infrastructure comme le Colisée. L’absence des études d’impacts environnementaux, la violation des textes relatifs à la sauvegarde, la protection et la conservation du patrimoine ainsi que la violation de l’interdiction d’une nouvelle construction surchargeant la colline ont été relevés par la partie civile», a déclaré le Me Raobena Andrianjakarivony, avocat de la partie civile. Les requérants demandent l’annulation du permis de construire et la suspension de l’inauguration prévue ce vendredi. Le juge a rendu son jugement hier dans l’après-midi en déclarant le tribunal incompétent. Les descendants d’Andriamanjaka, le comité national du patrimoine, le comité scientifique ou l’Office national pour l’environnement n’ont pas été consultés depuis le commencement du chantier  et n’ont cessé de hausser le ton. Ces opposants à la construction du colisée dans l’enceinte du Palais de la Reine exigent la démolition de l’infrastructure en question ainsi que la restitution du reste en respectant, les coutumes et les “fady”. «La construction du Kianja Masoandro enfreint l’identité culturelle du palais de Reine, dénature ce patrimoine national et c’est contraire aux us (fady) surtout dans ce lieu sacré qu’est l’enceinte du Rova», dixit Ndriana Rabaroelina, président des descendants royaux de la tribu Merina (Ampanjaka Merina).

Yv Sam

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Initiative « Réponse vocale téléphonique » : 5 000 acteurs communautaires ciblés d’ici le mois de d...

Réunion d’information sur l’initiative « Réponse vocale téléphonique » à Ankorondrano hier.

L’initiative « Réponse vocale téléphonique » entend renforcer les connaissances des acteurs communautaires sur la Covid-19 et la continuité des services essentiels.

« Nous espérons que ce genre d’initiative puisse bénéficier à toutes les régions du pays, et non uniquement à celles qui tirent profit du programme ‘Mahefa Miaraka’ de l’USAID ». Ce sont là les propos du Dr Manitra Rakotoarivony, directeur de la promotion de la santé auprès du ministère de la Santé publique, lors d’une séance d’information pour la présentation de l’initiative « Réponse vocale téléphonique » à Ankorondrano hier. Propos qui souligneraient l’intérêt qu’a le ministère de tutelle sur l’utilisation de la technologie mobile « pour appuyer et accompagner les acteurs communautaires dans la lutte contre la Covid-19, tout en assurant la continuation des services essentiels en santé de base. » Attente que l’initiative en question entendrait satisfaire. Ainsi, ladite initiative va être mise en oeuvre par JSI Research Training Institute Inc. dans le cadre du programme « USAID Capacité Communautaire pour la Santé », ou « Mahefa Miaraka », en collaboration avec l’entreprise sociale Viamo, « Réponse vocale téléphonique ».

Capacités. Devant courir jusqu’au mois de décembre prochain, et touchant les sept régions où sont opérées les actions entrant dans le cadre du programme « Mahefa Miaraka », le projet consiste « à renforcer via la téléphonie mobile, les compétences des acteurs communautaires, à savoir 2 500 agents communautaires, 1 750 chefs de fokontany, et 750 chefs de centre de santé de base, via des modules de formations – 15 en tout – gratuits sur la Covid-19 et les services essentiels en santé de base ». Les modules de formations en question sont sous forme audio et SMS. Le tout en langue malgache officielle et dans des dialectes locaux tels que le Tsimihety, .le Sakalava et le Betsimisaraka. L’objectif étant de permettre aux acteurs communautaires « d’éduquer le public et d’identifier les symptômes, d’orienter les cas suspects vers des unités de soins spécialisées, et de communiquer les données au ministère de la Santé publique en temps utile. »

José Belalahy

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Fuite des cerveaux : La numérisation des services publics comme solution

La numérisation des services peut contribuer à améliorer les performances, la redevabilité et la transparence du secteur public, tout en réduisant les fuites grâce à l’automatisation 

Plusieurs opportunités de transformation numérique existent à Madagascar. C’est ce que constate, la Banque Mondiale qui souligne que « le pays dispose d’une forte réserve de talents en matière de développement de logiciels, avec environ 500 à 600 ingénieurs en logiciels qualifiés qui obtiennent leur diplôme chaque année ».

Grande pénurie

Une réserve qui n’est cependant pas entièrement au service du pays. La preuve, les acteurs du secteur des nouvelles technologies de l’information soutiennent, pour leur part qu’il y a actuellement à Madagascar « une grande pénurie d’ingénieurs dans le numérique ». Et ce, pour la bonne et simple raison que de nombreux experts malgaches préfèrent partir pour faire carrière à l’étranger où ils sont bien évidemment, largement mieux payés qu’à Madagascar. On retrouve plus particulièrement les ingénieurs informatiques malgaches dans certains pays jugés attrayants comme la France, l’île Maurice et le Canada. Une fuite des cerveaux qui n’est bien évidemment pas favorable à Madagascar qui n’est pourtant pas mal loti en matière technologique. Selon toujours la Banque Mondiale «la Grande île dispose d’un secteur privé dynamique dans le domaine des technologies de l’information et de la communication qui peut être mis à profit pour fournir des services numériques adaptés aux besoins de la population ». En somme, la numérisation des services publics devient actuellement une nécessité qui permettra, à la fois de motiver les ingénieurs malgaches à revenir au pays, et de rentabiliser davantage le secteur privé numérique.

Projet

L’initiation d’un projet de numérisation des états civils à Madagascar va justement dans ce sens. Financé par une subvention de 3 millions de dollars de la Banque Mondiale, ce projet est destiné à renforcer le système de gestion de l’identité du pays, rationaliser et numériser les services clés et améliorer la capacité du gouvernement à fournir des services dans certains secteurs, tels que la santé. Le projet se concentrera sur la création d’un système de gestion de l’identité efficace et sûr, notamment en modernisant le registre d’état civil interopérable et les bases de données nationales d’identité. Dans le cadre de cet effort, le projet mettra en place le centre national d’enregistrement et d’identification des faits d’état civil, des procédures simplifiées d’enregistrement et de gestion des identités, un numéro d’identification unique dès la naissance et une meilleure sécurité des données. Cela fournira l’infrastructure et les processus nécessaires pour authentifier les données dans l’ensemble des services gouvernementaux, permettant ainsi une utilisation plus facile et plus rapide des données pour la fourniture de services. Cela facilitera également le recensement régulier des faits d’état civil à des fins démographiques et statistiques et renforcera le rôle du secteur de la santé pour contribuer à l’enregistrement rapide des événements d’état civil.

R.Edmond.

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Change : « Poursuite de la dépréciation de l’Ariary jusqu’à la fin de l’année», selon le Gouver...

Le comité monétaire de la BFM a maintenu le corridor des taux pour raffermir l’Ariary et maintenir l’inflation.

La dépréciation de l’Ariary par rapport aux deux devises de référence, à savoir l’euro et le dollar, est due notamment au déséquilibre entre l’offre et la demande sur le marché des changes.

En effet, au cours du 3e trimestre de l’année 2020, les recettes de la filière vanille ont chuté à 48 millions USD, soit une baisse de 28,9% par rapport à la période précédente. En outre, le prix moyen d’exportation de la vanille a accusé une baisse de 32,4% en un an, pour se situer à 250 USD le kilo en septembre 2020. Il en est de même pour les entreprises franches, les prix de leurs produits d’exportation ont connu une diminution de 13,2% malgré le maintien du volume exporté. Concernant le tourisme qui est un secteur grand pourvoyeur de devises, ses recettes ont été réduites à seulement 0,9% du PIB contre 3,9% du PIB l’année dernière. Les recettes liées aux transports internationaux ont également reculé de 56,5%. Les exportations de cobalt et de nickel ont également respectivement chuté de 53,8% et de 57,6%. Cependant du côté de la demande, les paiements d’importation en biens de consommation sont restés prépondérants avec une hausse de 1,8%, soit à 184 millions USD en fin septembre 2020.

Coefficients différenciés. De ce fait, « l’Ariary s’est déprécié respectivement de 7,4% par rapport au dollar et de 12% par rapport à l’euro. Cette dépréciation s’est amplifiée par le fait que le dollar a perdu de valeur de l’ordre de 5,5% par rapport à la monnaie européenne. Cette tendance se poursuivra jusqu’à la fin de l’année en raison de la hausse de la demande en biens d’importations. En dépit de tout cela, les opérateurs peuvent être rassurés car aucune pénurie de devises n’est à craindre à Madagascar. Les réserves officielles de changes de la banque centrale se sont d’ailleurs confortées pour atteindre six mois d’importations de biens et services non facteurs à fin septembre 2020 contre 4,2 mois à fin 2019 », a expliqué Henri Rabarijohn, le Gouverneur de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), lors d’une conférence de presse hier à son siège à Antaninarenina. Et pour raffermir l’Ariary, le comité monétaire de la BFM a décidé de maintenir le taux de facilité dépôt à 0,90% et celui de prêt marginal à 5,30%, à l’issue de sa réunion hier. En revanche, les coefficients des réserves obligatoires sur les dépôts en Ariary et en devises sont différenciés. Pour le coefficient des réserves obligatoires sur les dépôts en Ariary, il est ramené à 11% au lieu de 13% auparavant, tandis que pour le second coefficient, il a augmenté à 24% à compter de ce mois-ci. « Il s’agit d’une forme d’incitation pour les banques et les déposants à ramener en Ariary les dépôts en devises afin de raffermir cette monnaie nationale », a-t-il précisé.

Inflation à 6,2%. Concernant les impacts de cette dépréciation de l’Ariary par rapport aux devises étrangères sur la hausse généralisée du coût de la vie, il tient à préciser que l’inflation est parfaitement maîtrisée malgré la récession économique avec un taux de croissance encore négatif jusqu’à la fin de l’année. « Certes, les activités économiques ont ralenti en raison de la crise sanitaire, mais la hausse des prix a été contenue. Le taux d’inflation ne dépassera pas les 6% jusqu’à la fin de l’année, sauf accident grave. Et sera de l’ordre de 6,2% pour les prévisions de 2021. La hausse des prix des produits surtout non importés sur le marché, n’est que de pure spéculation qui ne dépend pas des fondamentaux macro-économiques », a-t-il fait savoir. Quant au taux de croissance économique de Madagascar, le Gouverneur Henri Rabarijohn a soulevé qu’il est négatif pour cette année. « Quant aux perspectives de 2021, ce taux de croissance économique sera sûrement positif », a t-il enchaîné. Les indicateurs de paiements extérieurs montrent un redressement à partir du second semestre 2021. Par ailleurs, la BFM a pris des dispositions exceptionnelles pour atténuer les effets négatifs de la crise sanitaire. A titre d’illustration, le taux de refinancement exceptionnel à moyen terme destiné aux MPME est de 4,97%. Il est de 2,50% pour les institutions de micro-finance. En outre, une autre ligne de refinancement exceptionnel au taux de 4,97% est accordée aux banques qui financent les activités aurifères.

Navalona R.

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Concert : Bodo continue sur sa lancée au Plaza

La diva Bodo est sur le front en cette fin d’année plus ou moins post Covid–19 .

La diva malgache, Bodo, sera sur la scène du Plaza à Ampefiloha demain à 19 heures 30. Ce qui a l’air d’être un retour aux affaires pour la chanteuse de « Ny fahitana anao », « Ankino ». La chanteuse avait déjà effectué quelques apparitions ces dernières semaines, voulant quelque part annoncer que les mois à venir seront riches en retrouvailles avec ses fans. Bodo, c’est tout de même plus de trente ans de scène, parmi les ténors encore en grande forme de la variété malgache. Une voix inégalée et une carrière riche en collaboration avec les illustres de la musique malgache. Les inconditionnelles peuvent ainsi rêver d’un concert au palais des Sports ou à Antsahamanitra. Le Plaza fait donc office d’essai pour cette artiste qui n’a sans doute plus rien à prouver. Cependant chaque concert reste toujours un moment unique. De ce fait, le public retrouvera ses fidèles musiciens, pour ne citer que Naly à la batterie, Rivo Kely aux synthés  ou encore Roger du groupe Iraimbilanja à la guitare. La salle du Plaza pourrait bien accueillir beaucoup de monde, cela fait un moment que Bodo n’a pas été aussi active. L’auditoire espère aussi quelques surprises, comme des duos avec d’autres stars comme Rija Ramanantoanina, Felaniary et d’autres encore.

Zo Toniaina

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Eugène Rajaofera : Nommé chef de district de Belo sur Tsiribihina

Comme il  fallait s’y attendre, le conseil des ministres d’hier a été marqué par une série de nominations aux hauts emplois de l’Etat (lire article par ailleurs). A cet effet, notre ancien confrère Eugène Rajaofera est nommé chef de district de Belo sur Tsiribihina, région Menabe. Il a exercé le métier de journaliste, notamment à Midi Madagasikara, avant d’intégrer l’Ecole Nationale d’Administration de Madagascar (ENAM) pour devenir par la suite administrateur civil. Avant sa nomination, il a été directeur des affaires générales et territoriales de la région Menabe.

Recueillis par Dominique R.

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Insécurité rurale : Recrudescence des vols de bœufs dans la région de Bongolava

Dernièrement, la situation dans la région de Bongolava atteste de l’insécurité grandissante dans cette partie centre ouest de la Grande île. Les vols de bœufs qui font la mauvaise réputation de la région reprennent de l’ampleur. Cette zone a, pourtant, précédemment connu une régression des attaques, suite aux efforts déployés par le gouvernement à travers la mise en place des diverses unités des forces de l’ordre comme le bataillon inter-arme (BIA) de Tsiroanomandidy. La réalité qui prévaut à l’heure actuelle laisse penser que les malfaiteurs souhaitent défier les forces de l’ordre et ce qui s’est passé le 1er novembre dernier en est la preuve. Ce jour-là, trois vols des bovidés ont été commis dans la région. Le premier est survenu dans la commune rurale de Maroharona, district de Tsiroanomandidy. Vers 22 heures, une trentaine de bandits de grand chemin ou dahalo munis de fusil de chasse et d’armes blanches ont investi un village pour s’emparer du bétail. Trois membres du fokonolona ont été blessés durant cette attaque. Pour évacuer les lieux, les malfaiteurs ont pris la fuite avec leurs butins en direction de l’ouest. Alertés, des gendarmes du poste fixe d’Ampasipotsy renforcés par des éléments de la brigade de Mahasolo ont été dépêchés sur place pour enclencher la poursuite, mais en vain. Commis à la même heure, soit à 22 heures, le deuxième a eu lieu à Antsahatanteraka, commune rurale Ambatolampy, toujours dans le district de Tsiroanomandidy. Une escouade d’individus de nombre indéterminé a volé 18 zébus. La célérité de l’intervention des éléments du poste fixe de la gendarme d’Ambatomainty renforcés par des membres du fokonolona pour poursuivre les malfaiteurs a permis de récupérer sept des bovidés volés. Le troisième est survenu vers 23 heures à Ambohindrangory, commune rurale de Fihaonana, district de Tsiroanomandidy. Une dizaine de dahalo munis d’armes à feu et d’armes blanches ont attaqué le parc à bœufs d’un habitant de la localité. Alertés à temps, des éléments de la gendarmerie ont repris les bœufs volés, abandonnés par les malfaiteurs durant leur fuite. Compte tenu de ces faits, il serait temps de lancer une vaste opération de pacification dans la région.

T.M.

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Ligue 1 : Jérémy Morel dans l’équipe type

L’international malgache, Jérémy Morel figure dans l’équipe type à l’issue de la neuvième journée de la Ligue 1. Le pilier du FC Lorient se place au rang des meilleurs attaquants aux côtés de Wout Faes, Da Silva et Lotomba. En effet, Lorient FC et Dijon se neutralisent (0-0) lors de cette journée du dimanche. Jérémy Morel a été titulaire, et a porté le brassard de capitaine. Il a joué au poste de latéral gauche en remportant 100% des duels aériens, et réussi 74% de ses passes. Quant à son compatriote Thomas Fontaine, il était remplaçant. Après ce duel serré, Lorient a obtenu un point de plus et se trouve à la 16ème place du championnat. Le club affrontera Nantes ce dimanche dans le cadre de la prochaine journée.

Manjato Razafy

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Rocade Tsarasaotra : Une moto victime de l’imprudence d’un chauffard

Ce qui est arrivé à une moto sur la rocade de Tsarasaotra, hier, confirme que ce ne sont pas toujours les motards qui sont à l’origine des divers accidents de motos ayant pris de l’ampleur dernièrement. Certains  automobilistes ne respectent pas non plus le code de la route et mettent en danger les motards et l’ensemble des usagers de la route. Tel est le cas d’une voiture qui est entrée en collision frontale avec une moto. L’accident est survenu dans le virage à l’entrée du quartier d’Ivato en provenance de Tsarasaotra, hier vers 11 heures 45 minute. Roulant à vive allure en venant d’Ivato, une voiture de marque Kia Sorento a tenté de dépasser un camion au niveau du virage bordant le lac de l’aéroport d’Ivato. Le chauffard insouciant et inconscient a percuté de plein fouet la moto qui venait à sens inverse. Cette dernière a tenté de l’éviter, mais en vain. Le choc a propulsé la moto sur le bas côté de la route. Après le choc, la voiture n’a pu s’arrêter que 15 mètres plus loin, témoignant ainsi de la vitesse à laquelle elle roulait. Heureusement, le motard a eu le réflexe de sauter de son « deux-roues » au moment de l’impact. C’est pourquoi il n’a eu que quelques égratignures au niveau des jambes tandis que sa moto a été fortement endommagée par la violence du choc. Quant à la voiture, son pare-choc, son train avant et son aile gauche ont été sévèrement endommagés. Les passagers de la voiture se sont empressés pour quitter les lieux à bord d’un autre véhicule de marque Chevrolet à immatriculation étrangère venu les récupérer, sans se soucier de la victime, et ont laissé le chauffeur sur place. Alertés, les gendarmes du poste avancé de Mandrosoa Ivato, ceux de Ambohodratrimo, ou encore les éléments du commissariat de Tsaralalana ont refusé de venir sur les lieux pour constater les faits. Ils se sont renvoyés la balle en estimant que l’accident ne s’était pas produit dans leur juridiction, avant de conclure que les éléments des forces de l’ordre n’étaient dépêchés que lorsque qu’il y a eu mort d’homme.

T.M.

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Conseil Supérieur de la Magistrature. : Elections le 10 décembre

Selon les explications du Secrétaire général Angelo Ranadialison, le mandat des actuels membres du bureau prend fin le 5 décembre prochain.

Coup d’envoi des tractations en vue de l’élection des nouveaux membres du bureau du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Selon le Secrétaire général du CSM, Angelo Ranadialison, l’élection des nouveaux membres du bureau du CSM aura lieu le 10 décembre prochain sur toute l’étendue du territoire de Madagascar. D’après les explications, 1 000 magistrats à travers le pays vont participer au vote. En effet, le mandat des actuels membres prend fin le 5 décembre prochain. 14 magistrats sont à élire ce jour venu, notamment trois magistrats de la Cour suprême représentant respectivement les trois cours la composant, un magistrat de la Cour d’appel d’Antananarivo, un magistrat représentant les tribunaux de première instance du ressort de la Cour d’appel d’Antananarivo, cinq magistrats à raison de un magistrat élu dans chaque ressort des autres cours d’appel, un magistrat représentant les tribunaux administratifs, un magistrat représentant les tribunaux financiers, deux magistrats élus parmi et par les magistrats en service à la chancellerie, à l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes, et ceux en détachement ou mis à disposition.

Critères d’éligibilité. A noter aussi que parmi les membres du CSM figurent deux enseignants des universités et une personnalité choisie hors de la magistrature représentant la Société civile. Le texte régissant le CSM stipule aussi que le président de la République est membre d’office du CSM et en assure la présidence. La Vice-présidence, quant à elle, est assurée par le ministre de la Justice. Pour ce qui est des critères d’éligibilité, seuls les magistrats ayant accompli au moins huit années de travail effectives et qui n’ont jamais été sanctionnés ou traduits devant le conseil de discipline sont autorisés à se présenter à l’élection. A noter que les membres du bureau du Conseil Supérieur de la Magistrature sont élus pour un mandat de trois ans non renouvelable immédiatement.

Davis R

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Raharaha Danil Radjan : Nahemotra ny fanadihadiana ifotony

Tokony ho ny talata teo no nandeha ny fanadihadiana ifotony mahakasika ny raharaha famonoana an’i Danil Radjan. Nahemotra amin’ny fotoana hafa anefa izany, raha araka ny loharanom-baovao akaiky ny fitsaràna. Ny antony dia notazomin’ny tsiambaratelon’ny famotorana aloha hatreto. Betsaka ny andrasàna amin’ity raharaha ity ary ny hivoahan’ny marina momba ny antony namonoana ilay teratany karàna voalaza anarana etsy ambony no isan’ny mibahana sy handehanan’ny fanadihadiana. Ny fitsaràna (malagasy sy frantsay) roa tonta no mety hanangana ny komisiona iraisana izay hanao ny fanadihadiana sy hitsara ny raharaha. Efa nilaza rahateo ny mpiaro ny fianakavian’ny maty fa hisy manam-pahaizana vahiny maromaro hiditra an-tsehatra ary handalina bebe kokoa ny raharaha mandra-pivoakan’ny marina. Mizaka ny zom-pirenena malagasy sy frantsay ny olona novonoina ary izay no antony hitsanganan’ny fitsaràna roa tonta amin’ny fitrandrahana ny marina sy ny famaizana ny tompon’andraikitra tamin’ny heloka bevava. Niteraka resa-be hatrany ity vonoan’olona tao amin’ny toerana voaaro indrindra eto an-drenivohitra ity. Efa nomanina tanteraka ilay heloka bevava raha ny fandinihana azy, saingy ny fisian’ny « camera de surveillance » tao an-toerana no tsy noeritreretin’ireo jiolahy mpamono olona.    Eny anivon’ny mpitsara mpanao famotorana tanteraka ny fanadihadiana ankehitriny ary efa nanasa tànana rahateo ny mpitandro ny filaminana satria vita ny asan’izy ireo. Vita tsara ny fanomezana ny horonan-tsary ho an’ny fitsaràna, ny firaiketana an-tsoratra ny fanambaràn’ny voarohirohy sns.

D.R

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Entretien du réseau de la Jirama : Sept jours de perturbation de l’approvisionnement en électricité

Visiblement, les problèmes que rencontre la compagnie nationale d’eau et d’électricité sont de taille, malgré toutes les solutions proposées, la population tananarivienne ne ressent toujours pas la moindre amélioration au niveau des services.

Hier, en raison de l’entretien du réseau, la Jirama a annoncé sur sa page Facebook que certains quartiers subiront une coupure d’électricité du jeudi 05 novembre 2020 au mercredi 11 novembre 2020. Parmi les quartiers qui paieront les frais de ces interventions nécessaires ; Ambodizozoro, Ampanefy, 67 ha, Mahavoky, Ankadimbahoaka, Tanjombato, Soavina, Anosibe, Besarety, ou encore Antsampandrano. Les entretiens à effectuer sont mentionnés dans le communiqué, et ils concernent plusieurs branches en fonction de chaque quartier : remplacement de câble MT, entretien périodique, récupération de poste transformateur installé d’urgence, remplacement support, et bien d’autres encore. Tout ceci témoigne de l’âge du réseau de distribution de la compagnie, d’où les disjonctions et explosions des transformateurs qui ne sont pas rares depuis quelque temps. Et le comble, c’est qu’à tout cela s’ajoutent les vols des disjoncteurs et parfois des fils et autres équipements de la compagnie, des actes qui n’arrangent pas la situation déjà fébrile. Les dépannages ne s’arrêtent donc jamais pour les techniciens de la Jirama qui, quotidiennement, sont sollicités pour intervenir à peu près partout à Antananarivo.

La solution dans le renouvelable. Néanmoins, si la situation semble floue et désespérée, il faut tout de même noter que la compagnie nationale vient de signer une convention de partenariat avec la société allemande Oursun Green Power. Ceci concerne notamment le basculement vers l’utilisation des énergies renouvelables pour Antananarivo. Aussi, la ville bénéficiera de trois centrales solaires d’une puissance totale de 11 MW. Néanmoins, l’installation de ce nouveau réseau prendra 12 mois selon les experts de la Jirama. Pour l’heure, il faut faire avec les installations actuelles et le lot de problèmes qui vont avec.

Il vaut mieux en rire qu’en pleurer. A force, les clients de la Jirama ont choisi de rire plutôt que de s’énerver face aux coupures incessantes de l’eau et de l’électricité. Désormais, tout le monde semble comprendre que la compagnie va mal depuis longtemps, comme le témoigne monsieur Landry : « A quoi bon s’acharner sur les pauvres techniciens ? Ils font déjà de leur mieux avec ces installations laissées pour compte depuis des années ». Néanmoins, la population garde espoir pour le redressement futur de la Jirama.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Cinéma : Les RFC 2020 du 20 au 28 novembre

Koloina Andriamanantsoa, une des compétitrices dans la catégorie « Pan African documentary ».

Pandémie ou non, le festival des Rencontres du film court (RFC) se tiendra cette année du 20 au 28 novembre. Et le programme semble déjà être bien filé afin de réjouir tous les amateurs et toutes les amatrices du septième art de la capitale. Comme les concours se trouvent au cœur de cet évènement, cette année quatre catégories feront l’objet de la compétition, « Pan African animation », « Pan African fiction », « Pan African documentary » et « National competition ». Les malgaches sont présents dans toutes les catégories. Particulièrement dans le concours national, avec des réalisateurs comme Koloina Andriamanantsoa, Yves Tokiniaina Rajaoarison ou encore José Rakotobe.

Quelques bribes de programme sont déjà diffusées, comme l’inamovible atelier « Ti’Kino », un « laboratoire de création participative » selon les organisateurs. Celui–ci se tiendra du 23 au 26 novembre de 9 h à 18 h au Kudeta Urban Club à Anosy. Un atelier de critique aura lieu du 23 au 27 novembre. Quant aux invités, tout comme le programme probablement, leur présence est pour l’instant soumise aux impératifs de la pandémie. Quoi qu’il en soit, la tenue des RFC 2020 confirme la volonté du secteur culturel malgache à faire oublier le marasme causé par la crise sanitaire.

Maminirina Rado

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Conseil des ministres : Nomination du nouveau SG du ministère de l’éducation nationale

Durant le conseil des ministres tenu hier au palais d’Ambohitsorohitra, le président de la République a donné des instructions au vice-ministre en charge des nouvelles villes et de l’habitat pour accélérer la procédure relative à la réalisation des logements sociaux dans les régions. Ces projets vont ainsi donner du rythme dans ce vice-ministère qui a, également, décidé de se séparer de son directeur général en charge des nouvelles villes et de l’habitat. En revanche, dans d’autres départements, de nouvelles nominations ont été adoptées lors de ce conseil des ministres. Au sein du ministère de l’éducation nationale, Felamboahangy Ratsimisetra occupera le poste de secrétaire général. Herimanana Razafimahefa, quant à lui, a été remercié et devrait se préoccuper de sa candidature au poste de sénateurs pour la province d’Antananarivo. 14 nouveaux directeurs régionaux de ce ministère ont été également nommés. Quant au ministère de l’intérieur et de la décentralisation, les nouveaux chefs des districts de Belo sur Tsiribihina et de Vohibato ont été adoubés par le conseil.

Recueillis par Rija R.

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Football-Scorpion : Les anciens joueurs forment une nouvelle équipe

Les anciens joueurs de l’équipe nationale se réveillent.

Le football dans le sang. Les anciens joueurs légendaires de l’équipe nationale ne veulent pas se faire dépasser par le temps. Après des années de repos, la bande à Mamisoa a fait une nouvelle apparition cette année 2020.

En effet, quelques joueurs ex-Club M et ex-Scorpion, des années 90 et 2000 se sont retrouvés. Ils ont formé une nouvelle équipe dénommée « Ancien Joueur National ». Sur la photo de couverture on aperçoit les visages des grands footballeurs de l’époque comme Fify, Menakely, Christien Kely, Voavy Amisy, le grand frère du Voavy Paulin, Eric Faneva, Jimmy Konde, Mamisoa, Bruno Langalanga, ainsi que Tody Kely.

Leur objectif est de former une association afin qu’ils puissent apporter leur pierre à l’édifice pour le football malgache. Ils invitent ainsi leurs anciens coéquipiers à rejoindre le groupe. « Nous nous sommes rendu compte qu’en étant des anciens joueurs, nous avons des devoirs envers le football malgache. Notre principale mission c’est d’inciter les compatriotes à aimer cette discipline, et de soutenir les Barea. L’initiative a commencé en début d’année, mais cela s’est arrêté pendant le confinement. Les membres ont repris leurs activités depuis deux mois », a fait savoir Philibert dit Fify. Ils sont environ 30 joueurs dans le groupe dont la plupart étaient des joueurs du Scorpion, mais il y a également ceux du Club M, tels que Bakaro, Tigana et Iary.

L’équipe de l’Ancien Joueur National envisage d’organiser de nombreux événements. En attendant leur assemblée générale, ils participeront à un match de gala à Antalaha à la fin du mois et affronteront la sélection de la ligue Sava. L’équipe est aussi invitée pour un match d’inauguration du terrain de l’Atamob Buffalo FC situé sur le By-pass, en début décembre. A l’occasion de ces deux rencontres, les joueurs ont entamé leur premier entraînement au Futsal Andraharo ce mardi.

Actuellement, ces joueurs ont chacun leur vie. Certains ont créé une école de foot, certains travaillent dans leurs propres entreprises et d’autres sont devenus des fonctionnaires. Par ailleurs, nombreux  sont ceux qui sont devenus joueurs professionnels et qui ont des places très importantes dans les grands clubs à l’étranger. Notons que Faneva Ima Andriatsima fait partie de leur promotion et joue encore aux Emirats Arabes Unis.

Manjato Razafy

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La crainte d’une nouvelle crise en Côte d’Ivoire

L’attention du monde entier était focalisée hier durant toute la journée sur les résultats au compte-goutte de l’élection présidentielle américaine. Le suspense a duré tout au long de ce mercredi et malgré des tendances de plus en plus précises, l’inquiétude des supporters des deux camps était palpable. Mais cette focalisation sur ce grand show électoral a complètement éclipsé la victoire écrasante du président sortant Alassane Ouattara à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Le score de 94,3% laisse songeur. Le scénario qui se dessine est le même que dans d’autres consultations sur le continent africain, l’opposition qui avait appelé au boycott du scrutin a annoncé qu’elle allait créer un conseil national de transition pour former un gouvernement de transition.

La crainte d’une nouvelle crise en Côte d’Ivoire

En briguant un troisième mandat, le président Alassane Ouattara a fait l’unanimité de la classe politique contre lui. Mais l’élection s’est quand même déroulée à peu près normalement. Les chiffres de l’abstention, annoncés par la CEI, ne choquent pas puisqu’ils sont de 53,90 %. Cependant, les autres candidats n’ont eu droit qu’à une portion congrue. Avec 5,7% des voix, ils se sentent spoliés. Les résultats provisoires doivent être transmis au conseil constitutionnel dans les trois jours à venir, à charge pour ce dernier de les valider ou non dans la semaine à venir. L’opposition entend ne pas cautionner le déroulement du scrutin qu’elle qualifie de mascarade. L’annonce de la création d’un conseil national de transition a tout de suite été qualifié de “complot contre l’autorité de l’Etat par le ministre de la justice qui a saisi le procureur de la république”. Les forces de l’ordre ont commencé à se déployer dans la capitale. Elles ont encerclé la résidence de l’ancien président Henri Konan Bédié désireux de rencontrer la presse. La population redoute des violences après les contestations de l’opposition. L’Union Européenne a pris note de l’annonce des résultats provisoires, mais s’inquiète des tensions qui sont nées. La crainte d’une nouvelle crise se fait jour et on a l’impression que l’histoire est un éternel recommencement.

Patrice RABE

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Réforme du PAC : Statu quo maintenu à propos de la proposition de loi

Sahondra Rabenarivo défend les textes fondateurs du PAC

La réunion tenue hier entre le système anti-corruption et la commission juridique de l’assemblée nationale n’a pas pu faire avancer le débat sur la réforme du PAC.

La situation au Sénat fait trainer l’adoption de la proposition de loi qui entend réformer le PAC. Au niveau de la chambre haute, deux semaines après l’ouverture de la session, rien ne décolle jusqu’à présent à propos des travaux parlementaires. Cette circonstance compromet, en effet, l’avancement de certain dossier tel que la réforme du pole anti-corruption. Une réunion tenue hier entre la commission juridique de l’assemblée nationale et les membres du système anti-corruption, notamment le comité pour la sauvegarde de l’intégrité, le bureau indépendant anti-corruption, le service de renseignement financier et le pôle anti-corruption, n’a pas pu faire évoluer le statu quo sur ce projet de réforme déjà adopté par la chambre basse mais contesté par ces derniers. « L’avancement des discussions autour de la proposition de loi dépend de la situation au Sénat » a soutenu Sahondra Rabenarivo, présidente du comité de sauvegarde de la corruption.

Recommandations. « Nous n’avons pas changé sur notre ligne » a précisé cette dernière. Le système anti-corruption entend encore plaider sa cause auprès des parlementaires à propos de cette initiative de réforme du PAC. En fait, le comité de sauvegarde de l’intégrité, le bureau indépendant anti-corruption, le service de renseignement financier et le pôle anti-corruption, qui forment le système anti-corruption dans le pays, a dénoncé publiquement la mouture de la proposition de loi modifiant et complétant les dispositions de la loi 2016 – 021 laquelle a été adoptée in extremis par l’Assemblée nationale la veille de la clôture de la session ordinaire, le jeudi 02 juillet dernier. A cet effet, « c’est notre rôle au niveau du comité pour la sauvegarde de l’intégrité de prodiguer des conseils et d’émettre des recommandations sur la lutte contre la corruption aux Institutions de la République et à tout organisme public ou privé » a rappelé la présidente du comité de sauvegarde de l’intégrité.

Optimiste. Cette proposition de loi, notons-le, a modifié certaines dispositions des textes fondateurs du pôle anti-corruption dont les changements apportés portent sur le retrait des infractions économiques et financières de la compétence du PAC, la suppression de la confiscation des avoirs illicites avant condamnation ainsi que la réduction du mandat du coordonnateur national et des magistrats. Mais le système anti-corruption s’y oppose. Pourtant, malgré les divergences de fond sur cette réforme du PAC, la présidente du comité pour la sauvegarde de l’intégrité reste optimiste quant à l’issue des pourparlers avec le parlement.

Rija R.

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Secteur extractif : Un projet de modélisation financière lancé la semaine prochaine

Les capacités de modélisation financière, le renforcement de la mobilisation des recettes intérieures, la capacité institutionnelle et la résilience figurent parmi les actions prévues par FIMES à Madagascar.

Madagascar fait partie des pays qui bénéficieront du projet de modélisation financière dans le secteur extractif (FIMES). Un atelier de lancement officiel se tiendra les 9 et 10 novembre prochains, en visioconférence via la plateforme Zoom. Organisé par le Centre africain des ressources naturelles (ECNR) au sein de la Banque africaine de développement (BAD), cette rencontre sera également l’occasion de présenter une mise à jour détaillée de la mise en œuvre de ce projet. Il est à noter que FIMES est un projet multinational, financé par la facilité d’appui à la transition de la BAD et mis en œuvre par l’ECNR. Le projet vise à renforcer les capacités de modélisation financière et à renforcer la mobilisation des recettes intérieures (DRM), la capacité institutionnelle et la résilience de certains pays membres régionaux en transition (PMR), avec notamment la Guinée, le Libéria, le Mali, Madagascar, le Niger, le Sierra Leone, le Soudan du Sud et le Zimbabwe. La plupart de ces pays misent sur le secteur extractif pour tirer la croissance économique vers le haut.

Antsa R.

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CENI : Ouverte à tous les acteurs au processus électoral

Dans le cadre de l’amélioration de la liste électorale, des décisions devraient être prises par les autorités pour que le traitement soit effectué avec les moyens les plus appropriés. Bref, en ce qui concerne la liste électorale, la CENI est responsable, mais les acteurs au processus ont aussi leur part de responsabilité sur la question. Ainsi, tout le monde devrait prendre ses responsabilités. Selon cette commission électorale, «les élections sont les affaires de tout le monde». Et d’enchaîner « c’est pourquoi la CENI est ouverte à tous les acteurs au processus, par le biais du cadre de concertation comme nous organisons aujourd’hui (lire hier), pour informer, pour échanger, et pour écouter les critiques qui puissent améliorer le processus électoral. Aujourd’hui (hier), l’objet de la réunion se focalisera autour de l’organisation de l’élection sénatoriale. D’autre part, la CENI demande à ce qu’on ne soit pas ingrat à son endroit. Effectivement, nous avons fourni beaucoup d’efforts, sur le plan de l’ouverture et la transparente, qui a apporté l’apaisement jusqu’ici ». Elle a d’ailleurs tenu à souligner que si l’on prend en exemple l’établissement de la liste électorale, la CENI ne s’esquive pas de ses responsabilités, sur les défaillances de la liste, mais ces responsabilités sont partagées avec tous les acteurs au processus, à savoir la société civile, les partis politiques, les électeurs et les autorités étatiques.

Recueillis par Dominique R.

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Ambilobe : Raim-pianakaviana nanolana ankizivavy 12 taona, ahiana ho afa-maina ny nahavanon-doza

Raim-pianakaviana iray antsoina hoe Lino no voatazona ao amin’ny kaomisarian’ny polisy ao Ambilobe nanomboka ny talata 3 novambra  teo rehefa nokarohina nanomboka ny volana jiona lasa teo. Voarohirohy ho nanolana ankizivavy vao 12 taona monja io rangahy io rehefa nanafina io zaza io tao an-tranony nandritra ny 1 volana manindritra. Manahy anefa ny ray aman-drenin’ity farany fa mety ho afa-maina ity mpanao ratsy ity noho izy toa manana mpiaro tena fetsy sy mahitahita. Raha araka ny loharanom-baovao dia efa tamin’ny 31 may 2020 no niandohan’ity raharaha ity. Tsy hita io ankizivavy mpianatra ao amin’ny kilasy faha-6 ao amin’ny CEG Ambilobe raha niala tao an-tranony tamin’ny 1 ora sy 30 minitra teo ho eo. Niezaka nikaroka azy ny fianakaviana saingy tsy hita io zaza io raha tsy ny 3 jona rehefa nafenin’ity Lino ity tao an-tranony nandritra izay iray volana izay. Hita ihany koa fa efa simba ilay zaza tamin’io nahitana azy io. Nametraka fitoriana teny amin’ny polisy ary ny renin’ilay zaza ka nosamborina avy hatrany ity lehilahy ity ka notazonina tao amin’ny kaomisaria. Nandritra izany anefa no nisy lehilahy iray tonga tao nifampiraharaha tamin’ny renin’ilay zaza mba hampiatoana ny fanenjehana ilay nahavanon-doza. Nampanantena ity olona ity fa hanome 600 000 ariary ilay ramatoa. Ity farany izay voalaza fa tsy mahay taratasy ka dia nanaiky fotsiny izay nambara azy. Natao an-taratasy io fifanarahana io. Vokatr’izay dia navoakan’ny polisy i Lino. Tsy notanterahin’ity mpanelanelana ity anefa ilay fampantenana nataony. Satria tsy teo ny rain’ilay ankizivavy tamin’ny nitrangan’izany rehetra izany fa nandeha niasa vato tany amin’ny tanana atao hoe Ifasy. Tsy nanaiky ity farany ka dia namerina ny fitoriana an’ity nahavanon-doza ity teo anivon’ny polisy. Saika tsy nanaiky ny mbola hamerina ny famotorana ireo polisy raha araka ny fanazavan’ny rain’ilay zaza fa raharaha efa vita hono iny. Voalaza ihany koa fa hoe tsy ampy ny porofo hanenjehana ity lehilahy ity. Tsy nisy « certificat médical » tokoa tany amin’ilay renin’ilay zaza. Araka ny fanazavana dia tsy nentin’ny mpanao famontorana tany amin’ny hôpitaly akory ilay zaza mba hakana izany. Na izany aza anefa dia nanaiky ihany ny lehiben’ny polisy, saingy, nametraka fa anjaran’ireo mpitory ny mikaroka io mpanolana io mba hahafahana misambotra azy. Hita tokoa ary ity Lino ity ny 3 novambra teo ary dia izao izy voasambotra izao ary efa anaovana famotorana eo anivon’ny kaomisaria Ambilobe ankehitriny. Manahy noho izany ny fianakavian’ity ankizivavy ity fa sao ho afa-maina indray ity olona toriany ity ka miantso ireo manam-pahefana mahefa mba hanaraka akaiky ity raharaha ity.

T.M.

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O NG Tolotsoa : Promouvoir un parlement ouvert à Madagascar

Le coordonnateur de l’ONG Tolotra Andriamazarivo Tsimihipa en train d’expliquer le projet « Balaky ».

L’ONG Tolotsoa a procédé, hier au Pavé Antaninarenina, au lancement officiel se son projet « Balaky » qui vise à améliorer la perception qu’ont les citoyens malgaches des parlementaires ainsi que la compréhension de leurs rôles et les enjeux démocratiques qui y sont liés. Le projet sera réalisé à travers l’utilisation des nouvelles technologies reposant sur le concept de l’Open Data. Balaky qui est une initiative de l’ONG Tolotsoa est basée sur le principe de parlement ouvert qui ambitionne de renforcer la démocratie au pays. Cette ONG entend notamment participer à la promotion de la transparence des institutions et du droit des citoyens à l’information en créant une plateforme et un espace d’échange entre les citoyens et leurs représentants pour relancer le dialogue social, qui est un aspect essentiel d’une société démocratique. Ses domaines d’intervention se focalisent sur la lutte contre la corruption, l’observation et l’éducation électorale, la redevabilité et l’éducation citoyenne.

Droit des citoyens. Balaky s’adresse ainsi aux citoyens sensibles à la vie publique et aux informations qui y sont relatives, aux membres du Parlement souhaitant faire connaître leurs travaux dans l’exercice de leurs mandats et aux organisations qui promeuvent le droit des citoyens à l’information. Notons que les objectifs du projet sont de mieux informer et éduquer sur la vie parlementaire, réduire la distance entre représentants et citoyens et promouvoir le parlement ouvert à Madagascar. Ses principales activités portent, entre autres, sur la veille informationnelle, le portail numérique et la conférence-débat. Faut-il souligner que ce projet vient également en réponse à la baisse du taux de participation lors des dernières législatives.

Dominique R.

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Musique : Maylin Pultar sort « Tongue Twister »

Maylin Pultar, traduit sa musique en « blues rock tribal ».

D’origine malgache de par sa mère, Maylin Pultar vient de sortir un single qui a pour titre « Tongue Twister », un petit bijou selon les premières critiques. A travers un style musical qu’elle définit comme du « blues rock tribal » ce « fix » rappelle qu’elle a toujours jonglé avec ses deux passions, la musique et le cinéma. Du Texas à Paris, Maylin Pultar a partagé sa musique dans des festivals tels le SXSW, à Austin aux Etats–Unis, Kiosquorama à Paris, Ferrara’s Busker en Italie et bien d’autres. Dans son sillage s’alignent cinq disques, dont le premier « On my way to see you » sorti en 2005. « Tongue Twister » diffuse un rock progressif, lové sur trois instruments : basse, guitare et batterie. On retrouve un peu le côté aérien du rock californien de la moitié des années 2000. Sans oublier sa voix qui reste sans doute sa signature. L’autre passion de la chanteuse, c’est le cinéma. Elle a tenu des rôles importants, aux côtés de Catherine Deneuve par exemple, dans « La reine blanche » ou encore « October 22nd », « God’s hand ». Ces derniers ont été tournés aux Etats–Unis. Une carrière bien remplie pour ainsi dire, que ce soit sur scène ou devant la caméra.

Maminirina Rado

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Manakara : Voatafika ny Startimes, vehivavy iray naratra, lehilahy iray maty

Notafihin’ny dimy lahy nirongo basim-borona sy poleta vita gasy ny trano iray misy ny toeram-pivarotan’ny Startimes, tany Manakara, tao amin’ny fokontany Tanakidy, ny talata hifoha alarobia teo tokony ho tamin’ny 12 ora sy sasany alina. Tafiditra tao an-trano izy dimy lahy ary nampiasa ny fitaovam-piadiana tany amin’izy ireo. Nanao herisetra nanery ny tao an-trano mba hamoaka ny vola. Naratra mafy teo amin’ny lohany, noho izany ny ramatoa tompon-trano. Nofirain’ireo jiolahy ny antsy in-telo kosa ny lehilahy iray, izay voalaza fa sakaizan’ilay vehivavy tompon-trano. Dian’antsy roa teo amin’ny kibony ary iray teo amin’ny tendany, ka nitarika ny fahafatesany. Ity farany izay nandalo nivahiny tany an-toerana fotsiny ihany tamin’io fotoana nisehoan’ny fanafihana io. Ramatoa kosa nahazo ny fitsaboana sahaza azy na voa mafy aza ny lohany. Very tamin’izany ny vola izay mbola tsy fantatra ny sandany. Norobain’ireo olon-dratsy ihany koa ny zava-tsarobidy toy ny firvaka volamena sy ny finday avo lenta. Nandositra avy hatrany ireo jiolahy taorian’izay ary tsy nisy ny sakantsakana. Tonga teny an-toerana ny polisy nanao ny fizahana sy ny fanadihadiana momba ity fanafihana ity. Voalaza fa efa voaomana ny fanafihana izay nisy fifandraisany tamin’ny fahatongavan’ilay lehilahy nivahiny, izay sakaizan’ilay ramatoa tompon’ny tsenan’ny Startimes. Mandeha ny ahiahy fa na eo aza ny fanafihana ilay toerana, mety ilay rangahy mihitsy no nokendrena satria izao novonoin’ny jiolahy tsy nasian’izy ireo indra fo. Ny fanadihadian’ny mpitandro filaminana ihany anefa no afaka mamaritra ny tena marina momba ity tranga ity. Ny tanànan’i Manakara izay nilamina teo aloha teo, kanjo izao nisehoana asan-jiolahy izao, ka miteraka tebiteby eo amin’ny mponina.

Yv Sam

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Halatra sy fampiasàna hosoka : Karohin’ny pôlisy ny « chef d’agence » sy ny « caissière »na bank...

Randriamanana Serge Aimé, 40 taona, lehiben’ny ratsamangaikan’ny banky mpampindram-bola madinika iray, ao Toamasina sy Randrianomenjanahary Natacha, 36 taona, tompon’andraikitry ny fitoeram-bola ao amin’io banky io no namoahan’ny pôlisy avy ao amin’ny kaomisarin’ny boriborintany voalohany ao Toamasina, taratasy fampikarohana. Araka ny fampitam-baovao avy amin’ny pôlisim-pirenena dia  voarohirohy tamin’ny resaka halatra, fivadiham-pitokisana ary fampiasàna hosoka tao amin’io orinasa io izy ireo. Marihana, hoy hatrany ny teo anivon’ny pôlisim-pirenena fa hotanana ho tsiambarelo avokoa ny mahakasika izay olona afaka manome vaovao azy ireo, hahafahana misambotra azy. Tsiahivina kosa fa tanana ho mpiray tsikombakomba ary hiafara hatramin’ny fanenjehana amin’ny lalàna kosa ireo minia manafina ireto olona ireo na manamora ny fitsoahany.

Amin’izao dia marobe tokoa ny olona no mitodika amin’ireny orinasa mpampindram-bola madinika ireny. Ary rehefa mihabetsaka ny mpanjifa, dia mihabetsaka ihany koa ny vola mihodina ampiasain’ireo orinasa. Angamba antony iray, mandrisika ireo mpiasa ao amin’izy ireo hanana teti-dratsy, hanodinkodina ireo volabe kirakirainy isan’andro. Tsy vao izao tokoa mantsy no nahenoana mpiasa amin’ny banky madinika voarohirohy tamin’ny resaka halatra sy fampiasàna hosoka ity fa efa nisy tranga maromaro ihany izay. Efa nisy tamin’izy ireo no mbola manefa ny saziny ary misy kosa ireo mbola karohina sy tsy mety hita hatramin’izao.

m.L