Les actualités Malgaches du Dimanche 05 Novembre 2017

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Togo: Coupe d'Afrique des Nations de Basket Ball : Madagascar se hisse à la 3e place

Le championnat d'Afrique de Basketball FIBA 3x3 ou AFROBASKET 3x3 s'est déroulé du 3 au 5novembre dernier à Lomé TOGO avec la participation de l'équipe nationale malgache.
-Première participation de Madagascar, et première sélection malagasy
...et le résultat malagasy est "la 3eme place" (sur 12pays Africains participants à cet Afrobasket 3x3)!!!
Ils vous disent Merci!
Félicitation également à Elly Randriamampionona, joueur malagasy, Champion d'Afrique en concours de tir lors de l'AFROBASKET 3x3 à Lomé
We are Basketball FIBA 3x3
Ce fut la première participation de Madagascar qui s'est hissé à la 3eme place" sur 12 pays Africains participants.
Sur sa page facebook la Fédération Malagasy de Basket Ball a relayé les résultats au fil des rencontres ce qui a permis aux férus de cette discipline de suivre les matchs et de soutenir l'équipe nationale.
Ainsi après avoir battu en quart de finale le Togo pays organisateur (21#17) l'équipe malgache s'inclinera contre la Côte d'Ivoire en demi-finale (21#16).
Pour une première participation la Fédération malgache de Basket Ball affiche sa satisfaction des résultats obtenus d'autant plus qu'un des joueurs national Elly Randriamampionona a été désigné Champion d'Afrique en concours de tirs.
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D-Lain - Le premier malagasy à assumer son homosexualité

Fierté de la Grande île, le candidat représentant  Madagascar pour le concours Castel Live Opéra, qui était d'ailleurs le gagnant de cette première édition fait l'objet de discussion sur les réseaux sociaux. Il s'agit de D-Lain, un chanteur à ne plus présenter au grand public car il faisait une époque où il était membre d'un des plus célèbres chorales de Madagascar, le Tana Gospel Choir. Et oui, on parle de ce jeune homme doté d'un talent inouï pour le chant et d'une voix extraordinaire. Apparemment, l'artiste vient de passer l'un des plus beaux jours de son passage dans cette vie car on vient juste de lui demander sa main. A voir la vidéo et les photos qui ont circulé, il a eu droit à une belle déclaration avec un beau discours. Une proclamation qui s'est faite en présence de beaucoup de monde. 

 

 

Discours

« Notre pays nous donne la chance de vivre libre n'importe quel amour. Et nous ne nous rendons pas compte que cette liberté, ce droit nous permet d'être heureux, au côté de l'être rêvé, qu'on soit hétéro ou homosexuel. Depuis plusieurs semaines, j'ai réfléchi à cette soirée, j'ai hésité et j'ai sauté le pas. Je n'ai jamais vécu caché, j'aime ma vie publique mais vivre homo n'est pas toujours facile. Je remercie la Municipalité, la famille et mes proches qui m'ont accepté comme je suis. La grandeur de cette ouverture d'esprit, ici à Bonifacio est le signe d'un bien vivre ensemble porté sans jugement et sans discrimination afin d'être libre et heureux entre nous », dixit son compagnon dans son discours. Et lui d'ajouter « Depuis que  je t'ai rencontré il y a 2 ans, tu as chamboulé ma vie, je suis devenu plus joyeux, plus heureux et plus amoureux. Tu m'as invité à partager ta vie, ta passion, la musique. Tu es l'épaule à laquelle je veux poser, je ne veux que toi. Tu vois, il y a deux ans, je t'ai offert cette alliance, car  lors de notre première rencontre à Abidjan, je savais que c'est toi la personne avec qui je veux vieillir. Cet amour ce soir, je veux le porter plus haut, et pour cela, j'aurai besoin de toi car notre amour ne peut se faire que sans ton consentement. Alors ce soir, je voudrai te demander si tu veux m'épouser ».

 

Incertain

Après le discours, il se dirige vers D-Lain et lui offre un grand bouquet de rose rouge, avec sûrement l'alliance dedans. Malheureusement, le public n'a pas pu entendre la réponse de D-Lain car la vidéo a été coupée au mauvais moment. En tout cas, personne n'est en pouvoir de dire que la vidéo date vraiment de ce week-end. D'autres sources affirment d'ailleurs que ce n'était qu'un simple jeu et que ce n'était pas réellement une demande de mariage mais seulement une soirée bien arrosée où ils ne faisaient que s'amuser. Jusqu'à maintenant, les publications comprenant la vidéo et des photos du couple en train de s'embrasser circulent sur le Net mais aucune réaction ni publication du chanteur. En tout cas, cela fait un buzz de fou sur facebook car D-Lain est le premier malagasy à faire un coming out comme celui-ci et à assumer son homosexualité. Des commentaires, des insultes et des injures inondent les publications. « Tu es la honte de la nation, tu étais pourtant un chrétien et membre de la Tgc. Ne reviens plus jamais, tu me dégoutes », écrit un utilisateur bien mécontent de la nouvelle. D'autres par contre ont affirmé que  c'est sa vie privée et qu'on n'a pas à s'impliquer : « C'est son choix, laissons- le tranquille. Vit ta vie, ça ne changerait rien ». Mais D-Lain, étant un artiste très suivi devait aussi s'attendre à des critiques venant du public en laissant fuir des photos de son couple sur les réseaux sociaux. 

 

Accepter ou non

Selon les époques et les cultures, l'homosexualité est relativement tolérée ou réprimée. Aujourd'hui, la tendance, dans les pays développés et notamment les sociétés occidentales est à l'acceptation avec éventuellement une ouverture du mariage à tous les couples. Les droits pour les homosexuels évoluent. Mais il est assez frappant de constater qu'on parle encore « d'accepter ou non » les préférences d'un individu, du fait qu'on le classe dans une catégorie minoritaire, alors qu'elles ne nuisent à personne. Est-ce qu'on parle "d'accepter" ou de « tolérer » l'hétérosexualité ? La société étant ainsi faite, encore trop calquée sur des représentations sociales archaïques, d'origine judéo-chrétienne, familialistes et donnant à la vie pour but ultime la procréation. Pour cette raison, les hétérosexuels ont quant à eux la liberté d'aimer. Quant aux pratiques sexuelles d'un individu, en théorie, elles ne regardent que lui. A Madagascar, l'homosexualité existe mais n'est pas toujours acceptée par la société.

Publius

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Rivo Rakotovao - Les natifs d’Alaotra Mangoro se trompent à son sujet

Nombre de natifs d’Antsihanaka se sont réjouis de l’élection de Rivo Rakotovao à la présidence du Sénat. Ils pensent que celui-ci est un des leurs. Pourtant, le président national du Hvm n’est pas un fils d’Antsihanaka. Il est plutôt originaire d’Andandemy Manjakandriana. Le ministre-coach politique d’Alaotra Mangoro est donc un Merina de Vakiniadiana. Mais l’économiste de formation a fait fortune dans la filière riz de l’Alaotra depuis les années 90.

 

Il était, de juin 1986 à juillet 1993, cadre dirigeant au sein de la Société d’intérêt national des produits agricoles (Sinpa). De 1993 jusqu’en 2014, il l’était aussi au sein de la Société industrielle et agricole du Lac Alaotra (Silac) dont le siège se trouve à Ambalavato Manakambahiny Andrefana, Ambatondrazaka. C’était une concurrente directe de Fanampy Rice Mills, une filiale directe de Tiko Group basée à Vohidiala Gare (Mla), Manakambahiny Andrefana, Ambatondrazaka.

 Conseiller technique

Toujours dans la capitale d’Antsihanaka, Rivo Rakotovao était le président du comité de gestion du Service médical inter-entreprise (Smia) de janvier 1997 à décembre 2000. Dès l’arrivée de Marc Ravalomanana au pouvoir en 2002, il a régulièrement fréquenté des hommes 

de confiance du roi de l’yaourt. Ainsi était-il conseillé technique d’Alphonse Ralison, un originaire d’Antsihanaka ministre du Commerce et de la Consommation de 2002 à 2003.

En effet, Rivo Rakotovao devenait un administrateur de la Société d’exploitation du port de Toamasina (Sept) par le soin du ministre qui sera plus tard nommé ambassadeur à Berlin, Allemagne. Toujours sous Alphonse Ralison, il était chargé du dossier lié à la politique de développement rural qui l’a mis en contact direct avec le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) sous la direction d’Yvon Randriasandratriniony. Comme par hasard, ce dernier était aussi une fois fait président du Sénat.

 Banque centrale

De 2004 à 2006, Rivo Rakotovao a rejoint le cabinet du Maep alors confié au grand technicien Harison Edmond Randriarimanana. Ce dernier n’est rien d’autre que son successeur à la tête du ministère auprès de la présidence en charge de l’Agriculture et de l’Elevage. Le ministre muté au département  de l’Environnement, des Forêts et du Tourisme de 2007 à 2009 l’a encore recruté au sein de son cabinet en lui attribuant la fonction du conseiller technique. Voilà pourquoi les deux hommes sont devenus inséparables l’un de l’autre jusqu’à maintenant. Pour revenir à l’exploitation rizicole, la société Silac était une création de la famille Alphonse Ralison. La suite de l’histoire obéira à la logique naturelle. Rivo Rakotovao était devenu un directeur exécutif de cette société. Après sa nomination en 2014 à la tête du ministère d’Etat chargé des Infrastructures, de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire, Alain Hervé Rasolofondraibe, l’actuel gouverneur de la Banque centrale de Madagascar, y a pris le relais. Fils de l’éminent professeur Aimé Rasolofondraibe (urologue), le gouverneur est aussi un neveu 

d’Alphonse Ralison.

 Bleu-blanc

Bien entendu, Rivo Rakotovao était conseiller technique de Hery Rajaonarimampianina alors que celui-ci était ministre des Finances et du Budget de 2009 à 2013. Outre sa qualité d’ami proche du président national du Hvm, Alain Hervé Rasolofondraibe était aussi un des étudiants de l’expert comptable au département d’économie à Ankatso. L’Alaotra Mangoro est en tout cas privé de ministre-coach politique jusqu’à nouvel ordre.

Un fait qui ne doit pas non plus échapper à l’observation est la présence permanente d’un politicien dans l’entourage direct de Rivo Rakotovao. Il s’agit de Félix Ramboahanginjatovo, un fervent Tim élu député d’Amparavaravola dans le temps. Ce sortant  d’Allemagne, un Sihanaka  d’Ampitandrefana, a depuis l’avènement du régime actuel troqué son habit de bleu-jaune de l’ancien parti présidentiel contre celui de bleu-blanc de l’actuel parti au pouvoir.

Manou Razafy

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Ambohimanambola et Ambohidrapeto - Mort violente de trois tâcherons sur des chantiers

Vu les drames qui s'étaient produits samedi matin dans deux différentes localités de la banlieue de la Capitale, l'on est tenté de croire au destin de la loi de série. A Ambohimanambola, deux tâcherons âgés chacun d'une vingtaine d'années ont subi une mort violente dans l'exercice de leur métier, un travail qui consiste à déblayer une butte pour transporter ensuite la masse de terre dans un camion. Ce drame est survenu samedi vers 8h du matin du côté d'Ambohimanambola. 

En s'efforçant de s'attaquer au monticule de terrain à sa base à coups de pioche, les ouvriers ne s'étaient donc pas attendus à ce que ceci s'écroulait subitement par le sommet. Du coup, les victimes furent rapidement ensevelies par des tonnes de terre, de gravats ou de boue, du moins selon leurs collègues, qui ont, de facto,  miraculeusement pu se tirer d'affaire. Pour les collègues des victimes, la panique fut alors à son comble. Puisqu'ils étaient dans l'impossibilité, sinon dans l'impuissance d'agir efficacement et plus rapidement pour essayer de dégager les deux malheureux sous les décombres, il leur a fallu solliciter un coup de main des membres du « fokonolona ». Hélas, même ces derniers ont éprouvé la plus grosse difficulté pour faire les mêmes tentatives. « Les secours n'ont réussi à repérer puis dégager les victimes des débris qu'après une demi-heure de travail acharné. A son évacuation, l'une des victimes était déjà décédée, tandis que l'autre a cessé définitivement de respirer à peine quelques moments après son admission dans le service des urgences », explique-t-on de source hospitalière de l'Hjra Ampefiloha.  Les systèmes respiratoires des concernés ont été sérieusement affectés. D'autres organes ont également été atteints, selon toujours les informations. Presque parallèlement à ce drame et à la même heure, cette fois-ci à Ambohidrapeto, un jeune de 19 ans a reçu tout un paquet de béton sur le corps au moment où il a effectué des travaux de coffrage sur une maison en cours de construction. La violence du choc a été telle qu'après l'opération qui consistait à le dégager du piège mortel, la victime a été par la suite retrouvée comme ratatinée, ou du moins recroquevillée sous la masse de béton en question. Evacué également d'urgence à l'Hjra Ampefiloha, le malheureux a succombé deux heures après les tentatives des cliniciens pour le maintenir en vie. Malgré ses ambitions déplacées ou utopiques en matière d'infrastructures, le pouvoir en place ne se préoccupe guère de la protection, ni de la sensibilisation des employeurs ou autres entreprises de construction sur le danger de ce métier.

Franck Roland

 

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Football -Telma Coupe de Madagascar - Cosfa et Fosa Junior en finale

Un duel au sommet Cosfa Analamanga versus Fosa Junior Boeny sera  à l’affiche de la finale du Telma Coupe de Madagascar. La foule de Mahajanga était en liesse dans le stade Alexandre Rabemananjara après la qualification de son équipe face au Rts Jet Mada Itasy. Une qualification un peu tardive car il a fallu attendre la seconde période pour les Fosa avant de trouver le chemin des filets. Dax et ses camarades ont validé leur ticket pour la finale après avoir éliminé  leurs adversaires (2-0) lors d’une demi-finale âprement disputée hier à Mahajanga. Après une première période fébrile, Jean Yves ouvre le score à la 69e mn avant que Dax double la mise deux minutes après, c’est-à-dire à la 71e minute de jeu. La fatigue a pesé trop lourde pour le Jet Mada.

Tsiry et consorts n’ont pas pu réduire le score jusqu’au bout malgré les tentatives de but stérile depuis le début du match. Fosa Junior remporte haut la main le match devant un stade plein à craquer.  A Fianarantsoa, l’international Jeannot Voambola dit Nôno est l’homme du match. Il  a propulsé le Cosfa en finale de la Coupe de Madagascar pour la première fois après 19ans. Il a mis l’As Adema à genou sur un score de 3 buts à 2 hier au stade d’Ampasambazaha Fianarantsoa. Avec des défenseurs trop énervés et   inefficaces dans les marquages, l’attaquant des militaires profite de cette faille pour donner  l’avantage à son équipe.  Le militaire a pris sous son contrôle l’équipe de l’aéroport sur un triplé de Nôno. Il a ouvert le score à la 14e minute sur un exploit individuel. Les deux équipes se sont quittées sur le score de 1-0 à la pause. Neuf minutes après le retour des vestiaires (54e), l’ancien attaquant de la Cnaps Sport donne plus d’avantage au militaire (2-0) au score sur le tableau. Seule équipe  en course pour un doublé, dans la ligue des champions et la Coupe, le Cosfa semble motivé plus que jamais. Ne serait- ce que pour un titre. Nôno , insaisissable, marque son troisième but à la 64e mn. L’As Adema prend cette série de but comme une douche froide et tente par tous les moyens de réduire le score. Mais c’était trop tard pour l’As Adema. 

  Elias Fanomezantsoa

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« Festival mondial des lémuriens » - Une participation active pour la conservation de l'espèce

« Lémuriens, patrimoine national, amis à protéger ». Tel est le slogan qui motivera la 4e édition du « Festival mondial des lémuriens » organisée par le Groupe d'étude et de recherche sur les primates (Gerp) les 10 et 11 novembre qui viennent. C'est un évènement culturel mais également une occasion pour éduquer la population sur son environnement et sur l'intérêt de le préserver et de le protéger. L'objectif principal est alors de favoriser la participation active de la population locale dans  la conservation de sa biodiversité et de toutes les espèces endémiques qui la constituent mais plus particulièrement les lémuriens qui font la richesse et la réputation touristique de la Grande île.

  Les procédures adoptées par les organisateurs du festival, comme les conférences-débats, les animations diverses ainsi que le carnaval, feront prendre conscience à la population locale que tout le monde est concerné par cette conservation. Ils se fixent donc comme but de faire participer toutes les entités que ce soient étatiques, traditionnelles ou religieuses qui occupent une grande place dans le développement du pays ainsi que dans l'éducation de son peuple. Pour ce faire, l'évènement ne se limitera pas en un seul endroit mais sera célébré dans les 4 coins du pays et même au-delà des frontières de Madagascar. Toutes les célébrations se basent alors sur le slogan cité auparavant. Il faut rappeler que les espèces de lémuriens menacées actuellement sont le Propithèque soyeux communément connu sous le nom de « Sifaka blanc » qui vit dans les forêts situées dans le nord de l'île et le « Maki » ou le lémurien à queue annelée  qui se localise dans le Parc national d'Isalo, dans les forêts d'épineux du Sud, dans la forêt sèche du Sud-ouest mais également à Andringitra. Il est constaté alors que pour contribuer à la conservation de ces espèces, il faudra mettre au centre de ces intérêts la préservation des forêts qui sont leur habit naturel sans lequel ils ne pourront survivre. La déforestation est à bannir si on veut réussir à protéger toutes ces espèces endémiques.

Propos recueillis par Rova R.

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Quelles leçons !

Les élèves vont retrouver, ce jour, le chemin de l’école. Après avoir été ajournée, à deux reprises, la rentrée sera, espérons-le, cette fois-ci la bonne. A la différence des écoles confessionnelles catholiques qui ont déjà repris effectivement les cours dix jours auparavant, les enfants du peuple (zana-bahoaka) de certaines Régions dont Analamanga verront ce jour la fin des vacances de …peste. En effet, la Direction diocésaine des écoles catholiques (Didec), notamment d’Antananarivo et ses environs, jugeait, de trop, le deuxième report de la rentrée, donnait l’ordre de rouvrir les portes qui n’était pas sans  risque, d’ailleurs. Une position qui va à l’encontre de la disposition prise par le ministère de l’Education nationale (Men) en coordination directe avec celui de la Santé publique (Msp) ainsi que l’Oms, sur place, et ce, en raison de la dangerosité de la propagation de l’épidémie de la peste. Etant entendu que les petits élèves, surtout ceux issus des familles vulnérables sont les plus exposés aux méfaits de cette terrible maladie.

 

Rappel des faits. Le courant du mois d’août, des premiers cas de peste ont été détectés et avérés par suite des décès  à Toamasina, Moramanga et à  Antananarivo et ses environs. Ce fut un quotidien indépendant de la place qui l’avait révélé et le balançait sur la place publique. Très vite la presse locale et les réseaux sociaux firent état de large diffusion. Le Msp, apparemment pris au dépourvu, semblait  désemparé et prenait, tardivement, des mesures à la sauvette. Pire, le ministre s’empressait de claironner que l’épidémie est maîtrisée. Une déclaration qui ne cadrait nullement avec l’état de la situation sur  terrain. La maladie s’intensifia et atteignit le niveau 2 d’alerte. L’entraineur de l’équipe de basket des  Seychelles succomba et après quoi, le Gouvernement daignait se mobiliser. Le bilan ne cesse de s’alourdir et le nombre de décès franchit le cap des cent tandis que les cas suspects, les mille. Fort heureusement, la tendance s’améliore et l’épidémie se trouve en phase d’être contournée. Tant mieux pour tout le monde ! La preuve, les cours peuvent reprendre ! Maintenant, quelles leçons à tirer ? Fallait-il le mettre en exergue que le plus important n’est seulement pas d’avoir eu raison de cette épidémie, mais aussi de savoir en tirer les leçons. Le péril n’est pas, du tout, derrière nous. Le défi reste entier !

La première leçon consiste à bannir tout esprit de manquement aux responsabilités. Ne jamais oublier qu’il s’agit de vies humaines à sauvegarder. Quand il y a mort d’homme, quelque soit le nombre, il y a toujours lieu de prendre, strictement, au sérieux le cas. Il est inadmissible de devoir constater que des  vies humaines payèrent le prix des manquements de certains responsables.

La deuxième revient à l’effort d’agir dans la transparence. La cachoterie du régime ne sert nullement à rien. Inutile de mentir aux gens sur l’état exact de la situation concernant la propagation du fléau. Il faut, toujours, tenir au courant les citoyens de tous les dangers qui les menacent. Enfin, probablement le risque de résurgence de la peste court jusqu’au mois d’avril de l’année  prochaine, donc, il faut veiller jour et nuit.  La vigilance de tous, plus particulièrement des responsables, s’impose. Devrait-on rappeler qu’il existe d’autres épidémies, le choléra, entre autres, qui nous guettent.

Ndrianaivo

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Jirama - Vers un court-circuit général !

L’ambiance est de plus en plus électrique au sein de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité (Jirama). Entre les dirigeants et l’ensemble du personnel de la Jirama, le courant a de plus en plus de mal à passer. Une succession de décisions prises par les dirigeants contribue à la grogne des employés de la compagnie d’eau et d’électricité de Madagascar à l’heure actuelle. Le directeur général a rendu public les noms de cinq nouveaux directeurs au sein de la compagnie nationale en milieu de semaine dernière.  Une pluie de nominations qui a du mal à passer au sein du personnel.

Certains cadres se disent un peu effarés et n’hésitent pas à parler de népotisme et de copinage. Avant même la publication des noms, ces derniers avaient émis des réserves au vu selon eux de la procédure opaque entourant l’appel à candidature.  Ces nominations risquent ainsi d’être la goutte d’eau qui va faire déborder le vase du côté du personnel de la compagnie nationale.  En effet, depuis l’arrivée des nouveaux dirigeants au sein de la Jirama, on note de forts grincements de dents du côté du personnel, compte tenu de certaines décisions jugées inquiétantes.  Récemment, l’embauche d’une centaine d’agents technico- commerciaux pour effectuer le relevé de compteurs, la coupure et la remise ainsi que la facturation a notamment suscité certaines craintes. Du côté des  « anciens » notamment, l’on s’inquiète que ces nouveaux venus viennent à terme pour les remplacer.   De l’électricité  dans l’air Le manque de visibilité sur l’avenir, le manque de transparence et de communication sur la stratégie des principaux décideurs au sein de la Jirama contribuent également à cette grogne sourde des membres du personnel de la Jirama.  Ces derniers s’inquiètent en effet de certaines rumeurs qui courent, dont une qui dit que les dirigeants de la société vont d’ici peu externaliser certains de ses services en les confiant à une société privée…  En tout cas, la grogne va donc en s’amplifiant au sein de la compagnie nationale.  Frustrés et indignés par les décisions prises par leurs dirigeants, le personnel pourrait disjoncter à tout moment. Ce qui pourrait paralyser tout le pays et amplifier les délestages ou les coupures d’électricité, le résultat est le même, intempestifs qui gangrènent déjà le pays tout entier. La multiplication des réunions organisées par les différents syndicats présage ainsi une fin d’année très survoltée du côté de la Jirama. En effet, beaucoup d’indicateurs le confirment.  Les responsables au niveau du ministère de tutelle et les décideurs au niveau de la Jirama ont du souci à se faire.  Le mécontentement des travailleurs est criard. On commence doucement à hausser le ton. La brèche est désormais ouverte. 

Recueillis par  L.A.

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Insécurité alimentaire - La situation dans le Sud se dégrade

Les Districts du Sud-est de Madagascar sont les plus concernés par l’insécurité alimentaire aiguë. Le nombre de personnes atteintes par ce phénomène a augmenté de 12 % entre mars et octobre 2017. Dans ces zones, 34 % de la population sont classifiés en phase de crise, selon l’analyse Ipc ou Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire. La dégradation de la consommation alimentaire des ménages, la baisse des récoltes, la forte exposition à diverses maladies et l’inflation des produits vivriers sont les principales causes de l’insécurité alimentaire aigüe dans ces zones étudiées. 

Pour faire face à cette situation, l’aide humanitaire visant à rétablir une consommation alimentaire acceptable doit être intensifiée en même temps que les interventions visant à rétablir les moyens d’existence comme la distribution des semences et outils agricoles pour la préparation de la campagne agricole. A la fin de l’année 2016 et en début 2017, l’analyse Ipc a avancé que les Districts de Tsihombe, Ampanihy et Beloha sont susceptibles d’être en phase d’« alerte sérieuse ». Ainsi, le District d’Ampanihy enregistre une forte prévalence en malnutrition aigüe. Une situation  pouvant s’expliquer entre autres par le fait qu’il est plus peuplé par rapport aux autres Districts  analysés.  L’analyse Ipc est une échelle standardisée qui regroupe les informations relatives à la sécurité alimentaire, à la nutrition et aux moyens d’existence dans un relevé précis  indiquant la nature et  la sévérité de l’insécurité  alimentaire, ainsi que les conséquences en termes d’intervention stratégique. Cet outil a été élaboré en premier par l’Unité d’analyse de la sécurité alimentaire et la nutrition pour la Somalie pour être utilisé dans ce pays. Depuis lors, il a été introduit par plusieurs Gouvernements nationaux et Organismes internationaux dans différents contextes de sécurité alimentaire et est utilisé aujourd’hui dans plus de 25 pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. 

Recueillis par  Anatra R.

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Sénat - Le bureau permanent toujours incomplet

Alors que les deux Chambres du Parlement entament la 2e session ordinaire pour cette année, un vide perdure au sein du bureau permanent du Sénat. Vacant depuis l’élection d’Ahmad au poste de président de la Confédération africaine du football (Caf) au mois de mars, le poste de vice – président auprès de l’ex – chef-lieu de province de Mahajanga n’a toujours pas trouvé son occupant.Pour cause, à la suite retrait de l’ex – président du Sénat, Honoré Rakotomanana, les sénateurs Hvm se sont hâtés d’élire son remplaçant en la personne de l’ancien ministre, Rivo Rakotovao sans tenir compte de cette irrégularité.

 

Parmi leurs fonctions officielles, les sénateurs ont une fonction de représentation des collectivités territoriales décentralisées au niveau des Provinces et des Régions. D’ailleurs, d’après une description émanant des documents mis en ligne par la Chambre haute elle – même « le Sénat représente les collectivités territoriales décentralisées, pour la défense de leurs intérêts, au niveau central. En tant que membres des conseils provinciaux et régionaux, les Sénateurs sont les interlocuteurs naturels des conseillers provinciaux et régionaux. Ils sont également les interlocuteurs des maires ». Ce qui justifie davantage la composition du bureau permanent, normalement composé de 7 vices – présidents  respectivement issus d’Antananarivo, Antsiranana, Mahajanga, Toliara, Toamasina et Fianarantsoa.

 Violation du règlement intérieur

 Il est donc plus qu’évident que pour le Hvm, les calculs politiques passent avant tout au détriment de l’intérêt supérieur de la Nation.  Pourtant, l’élection du vice – président issu de Mahajanga aurait dû être une priorité car le poste est resté vacant depuis déjà près de 8 longs mois. D’autant plus qu’au moment de sa nomination au poste de sénateur, Rivo Rakotovao était censé remplacer l’ex – parlementaire Ahmad. Ce qui représente une autre infraction vis-à-vis du règlement intérieur qui a pourtant été avalisé par la Haute Cour Constitutionnelle (Hcc). Jointe par téléphone, une source auprès du Palais de verre d’Anosikely confie qu’une proposition en vue de tenir une élection du vice – président en question dans l’après – midi de demain a été avancée mais n’a pas encore été validée. Tout dépendra de la conférence des présidents qui se tiendra ce jour et qui sera présidée pour la première fois par le nouveau numéro du perchoir, Rivo Rakotovao.

 Sandra R.

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Face-à-face Rajoelina-Ravalomanana : De la rue de la capitale au studio de la TVM

Deux candidats, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, considérés comme étant les poids lourds de la présidentielle, ont marqué la campagne électorale de samedi dans la capitale. Leurs meetings se sont respectivement déroulés au Coliseum à Antsonjombe et au stade de Mahamasina, deux endroits pleins à craquer comme pour témoigner qu’ils sont les candidats favoris de cette élection et donnés vainqueurs du premier tour qui aura lieu le mercredi 7 novembre prochain.

Si la capacité d’accueil du Coliseum d’Antsonjombe est de l’ordre de 50 000 personnes, Andry Rajoelina en a attiré un peu plus dont la plupart ont porté le tee-shirt orange à l’effigie de cet ancien président de la Transition. Lors de son discours, il a une fois de plus fait rêver l’assistance en leur promettant qu’Antananarivo deviendra « une ville moderne » et en annonçant la « construction des logements sociaux, des routes et des universités ». « Je fais toujours ce que je promets », a-t-il dit, à l’instar du Coliseum d’Antsonjombe, projet qu’il a lancé alors maire d’Antananarivo.

A quelques kilomètres d’Antsonjombe, les partisans de l’ancien Président de la République Marc Ravalomanana se sont déplacés par milliers au stade de Mahamasina dont la capacité d’accueil des tribunes est estimée à près de 30 000 personnes, sans parler de ceux qui ont investi le terrain et de ceux qui ont dû attendre à l’extérieur du stade. Pour le fondateur de l’empire Tiko, il est essentiel de poursuivre les projets lancés lors de son premier mandat, à l’instar de la construction de nombreuses routes et le renforcement de la lutte contre l’insécurité.

Dans la soirée du samedi, les deux candidats se sont retrouvés face-à-face avec d’autres candidats, une grande première depuis la campagne électorale, lors d’un débat télévisé sur la chaîne nationale TVM. Outre la présentation de leur programme respectif concernant l’insécurité, l’éducation et la politique, ils se sont fustigés sur les affaires de 2009.

Marc Ravalomanana a notamment accusé Andry Rajoelina d’avoir commis un « coup d’Etat » à l’origine de sa chute. Mais l’ancien président de la Transition lui a rétorqué « ll n’y a pas eu de coup d’Etat parce que vous avez démissionné ». Mais le candidat N°25 a insisté « pourquoi la communauté internationale l’a-t-elle qualifiée de coup d’Etat ? ».

Pour les observateurs politiques, ce débat organisé par la TVM est encore loin d’être déterminant et ne devrait pas apporter d’importantes conséquences sur le scrutin qui aura lieu dans seulement quelques jours. Il était de nature à présenter uniquement les candidats et n’a eu pour conséquence qu’un coup de publicité gratuite supplémentaire auprès des téléspectateurs. De véritables échanges et critiques sont notamment attendues dans la campagne électorale du deuxième tour, opposant seulement deux candidats.