Les actualités à Madagascar du Mercredi 05 Août 2020

Modifier la date
Midi Madagasikara169 partages

Riana Andriamasinoro : « Le TIM ne participe pas à la distribution des aides sociales de l’Etat »

Riana Andriamasinoro, Secrétaire général du parti TIM, n’a, pourtant, pas affirmé la participation de son parti aux assises de l’opposition prévues ce 10 août prochain.

Le parti Tiako i Madagasikara maintient sa distance vis-à-vis des initiatives du régime dans le cadre de la crise sanitaire. Il n’adhère dans aucun projet œuvré par l’Etat.

Le parti Tiako I Madagasikara garde bien sa distance par rapport à la gestion de la crise actuelle. Ce parti de l’opposition, qui a vainement tendu la main au régime, laisse le soin à l’Etat d’assurer la subvention et la répartition des besoins alimentaires des plus démunis dans le cadre de cette crise sanitaire. Les élus TIM ne participeront pas à leur distribution, a réitéré hier Riana Andriamasinoro, secrétaire général du parti. « Le parti TIM ne  participera pas aux opérations de distribution des vivres fournis par l’Etat dans le cadre de la crise sanitaire » a-t-il déclaré devant la presse dans son quartier général à Antsakaviro.

Députés. Ce mis au point a été fait par le parti pour déplorer que « le régime veut enrôler le nom du parti TIM dans la crise sociale qui sévit actuellement » accuse ce dernier. « Certaines personnes véhiculent abusivement dans les quartiers de la Capitale que ceux qui n’ont pas eu part aux aides fournies par l’Etat peuvent s’inscrire auprès des députés TIM » a dénoncé Riana Andriamasinoro. Et ce dernier affirme « avoir des preuves » et soutient que « les faits sont avérés ». Le parti ne fournit aucune aide durant cette crise, a-t-il alors précisé. Cette déclaration a déjà été faite au début de la crise, en mars dernier.

Indifférence. Par deux fois, le parti a déjà fait appel « pour prêter main forte » au régime dans le cadre de la gestion de la crise actuelle. Mais la requête a été classée sans suite, affirme Riana Andriamasinoro. Le parti veut alors se tirer d’affaire « si un échec est au rendez-vous » selon ce dernier.  « Le régime doit assumer » sermonne cet ancien candidat à la mairie d’Antananarivo. L’indifférence du parti au pouvoir face aux propositions de l’opposition sur une « gestion concertée » de la crise aiguise la virulence du parti TIM. « Absence de transparence et suspicion de détournement sur les aides » seront alors les arguments évoqués par le parti pour justifier sa distance par rapport au circuit opérationnel des aides sociales fournies par l’Etat.

Rija R.

Midi Madagasikara15 partages

Restructuration de l’armée : Le partenariat sur le maritime intéresse les Japonais

Le général de division, Jean-Claude Rabenaivoarivelo, Chef de l’état-major des armées, discutant avec l’ambassadeur japonais.

L’armée est lancée dans sa restructuration. Les hauts responsables qui viennent d’être nommés aux commandes des États-majors sont à l’œuvre pour faire rouler la machine de la grande muette au rythme de la réforme déjà enclenchée. La question de partenariat y trouve son compte et le Chef de l’état-major des armées, le général de division, Jean-Claude Rabenaivoarivelo, ne s’attarde pas à aborder ce sujet lors de son entrevue avec l’ambassadeur du Japon, Yoshihiro Higuchi, qui lui a rendu visite le 29 juillet dernier. Selon les informations fournies par l’ambassade japonaise, « les deux personnalités se sont mis d’accord pour chercher à concrétiser la coopération nippo-malgache dans le domaine de la sécurité, en particulier la sécurité maritime ».

Connectivité régionale. L’occasion a été, d’ailleurs, saisie par le diplomate japonais d’exposer à ce haut responsable militaire, une grande ligne de la politique de défense japonaise suivant le concept « Océan Indo Pacifique libre et ouvert ».  Cette politique nippone « vise à développer une région indo pacifique libre et ouverte en tant que bien commun international et à améliorer la connectivité régionale, en assurant l’ordre maritime international afin d’amener la stabilité et la prospérité pour tous les pays dans l’ensemble de la région ». Dans ce contexte, l’importance de la sécurité maritime est soulignée comme un thème majeur partagé par le Japon et Madagascar, tous les deux pays insulaires.

Nouveau concept. Le chef d’état-major de l’armée, quant à lui, a abordé la « réforme structurelle » au niveau de l’armée malgache pour donner une posture opérationnelle plus dynamique et « pour stabiliser la sécurité du pays en s’adaptant aux risques et menaces tels que les catastrophes naturelles et la pandémie ». Et depuis quelques mois, le commandement a mis en place un « task force » qui se chargera, note-t-on, de la mise en œuvre de cette restructuration afin de parvenir aux changements escomptés. En tout cas, de nouveaux concepts, introduits par la réforme, sont déjà mis à l’épreuve durant cette crise sanitaire. Il s’agit, entre autre, des activités de l’armée nationale concernant la lutte contre le Covid-19 s’inscrivent dans le contexte de l’action civilo-militaire, nouveau concept qui permet le rapprochement entre l’armée et la population. Dans ce cadre, en collaboration avec les autres instances étatiques concernées, l’armée contribue à la mise en exécution les mesures sanitaire et sécuritaire afin de riposter cette pandémie ainsi que se prépare pour gérer une éventuelle crise sociale.

Rija R.

Midi Madagasikara8 partages

Centre Médical Covid-19 Andohatapenaka : Plus de dépistage dans 48 h si la demande du personnel médical ...

Hier matin, le personnel médical du CMC Andohatapenaka s’est exprimé devant les journalistes au sujet du manque d’EPI et le non-paiement de leur indemnité de risque.

Une énième revendication du personnel médical sur le front dans la lutte contre le coronavirus est apparue au sein de l’équipe du Centre Médical Covid-19 du village Voara Andohatapenaka. « Pas assez d’EPI, pas d’indemnité de risque et pas de prime depuis le début de la crise » selon le porte-parole de l’association du personnel médical. « Notre revendication ne signifie pas que nous ne voulons pas travailler. Nous demandons juste le paiement de nos indemnités de risque conformément à ce que le gouvernement a déclaré lors de nombreuses interventions télévisées » a tenu à préciser le porte-parole de l’association du CMC, Jacquelin, chauffeur d’ambulance auprès du centre. Il a également affirmé qu’ils sont très nombreux à ne pas avoir reçu la moindre indemnité de risque depuis le début de cette crise sanitaire. « Cette demande est faite aux noms de tous nos confrères qui travaillent d’arrache-pied dans les hôpitaux de la Capitale ; au CHUJRA, à l’hôpital de Befelatanana et dans les hôpitaux manara-penitra » a-t-il annoncé aux journalistes. La seule prime obtenue par certains d’entre eux resterait celle donnée par l’OMS qui commence à dater toujours d’après ce dernier. Aussi, si cette demande n’est pas satisfaite dans les prochaines 48 heures, ils riposteront en refusant le dépistage des nouveaux cas et ne s’occuperont plus que des cas graves au sein de ce centre.

Affecté ou remercié. Toujours par rapport à cette revendication, un membre du personnel aurait aussi été retiré de l’équipe, vendredi dernier, pour avoir participé à ce mouvement de revendication du personnel du CMC. L’association a tenu à dénoncer les menaces qui pèsent sur eux. « Nous n’acceptons pas les menaces d’affectation ou de licenciement pour tous ceux qui demandent leurs droits » ont-ils clamé ensemble. Par ailleurs, le manque d’EPI et d’équipements serait toujours d’actualités pour les agents de santé. « Nous avons une sur-blouse pour deux personnes alors que la norme dit que nous devons la remplacer à chaque fois que nous quittons un malade » a expliqué Jacquelin.

Rappelons que le Centre Médical de Covid-19 du village Voara Andohatapenaka reçoit en moyenne plus de 300 cas par jour et compte une trentaine d’agents qui sont pour la plupart issus du ministère de la Santé publique, réquisitionnés afin de faire face à cette lutte nationale. Ils ne demandent pas une somme précise pour l’indemnité de risque et la prime, ils aimeraient juste un minimum de considération de la part du gouvernement vu le risque qu’ils encourent chaque jour en se rendant sur leur nouveau lieu de travail.

Anja RANDRIAMAHEFA

Midi Madagasikara5 partages

Covid-19 : Taux de guérison en légère hausse : 78%

Les dernières statistiques rapportées, hier, sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19 à Madagascar.

5 décès de plus, 235 nouveaux cas et 461 guérisons ont été rapportés, hier, par le CCO avec une légère hausse du taux de guérison qui se situait à 78%.

A ce jour, 123 personnes ont encore succombé au Covid-19 à Madagascar, soit un taux de mortalité de 1,03%. Pour la seule journée d’hier, le CCO a annoncé 5 décès, dont 2 à Analamanga ; 1 dans le Boeny ; 1 dans le Vakinankaratra et 1 dans l’Analanjirofo. De même, 235 nouveaux cas ont été signalés dont 185 à Analamanga ; 1 dans le Vakinankaratra (Ambatolampy) ; 1 dans l’Itasy (Miarinarivo) ; 17 dans le Bongolava (Tsiroanomandidy) ; 1 dans l’Atsinanana (Toamsina) ; 16 dans la Haute Matsiatra ; 2 dans le Boeny ; 3 dans la régions Sofia (2 Antsohihy et 1 à Port Bergé) ; 1 dans la région DIANA (Ambanja) ; 2 dans l’Anosy ; 3 dans l’Atsimo Andrefana et 3 à localisation inconnue. Ces nouveaux cas d’hier ont été relevés parmi 887 tests dont 772 tests PCR et 115 tests geneXpert réalisés dans 7 régions. Le tableau récapitulatif indique un total 47.838 tests dont 44.805 tests PCR et 3.033 tests geneXpert réalisés depuis le début de l’épidémie.

Formes graves en baisse. Les formes graves sont actuellement au nombre de 79 dont 61 à Analamanga (30 au HJRB ; 2 au HJRA ; 1 à l’hôpital militaire ; 12 au CHU Anosiala ; 2 à l’hôpital de Fenoarivo et 4 au CTC-19 Mahamasina) ; 1 dans le Vakinankaratra (Antsirabe) ; 6 à Fianarantsoa ; 4 à Toliara et 7 dans le Boeny.

Par ailleurs, 461 guérisons ont été annoncées, hier, portant à 9.286 le nombre de personnes guéries du Covid-19 depuis le début de l’épidémie sur 11.895 cas confirmés, soit un taux de guérison d’environ 78%. Sur les 461 patients déclarés guéris, hier, 420 sont issus de la région Analamanga 420 dont 394 ont suivi leur traitement à domicile et 26 dans les hôpitaux et les centres de traitement (CTC-19) : 14 au CHU Anosiala ; 9 au HJRB ; 1 au CTC-19 Mahamasina ; 1 au CTC-19 Ivato. Le reste des patients guéris sont localisés dans les régions : 2 dans l’Atsimo Atsinanana ; 3 dans l’Atsinanana ; 3 dans l’Itasy (Arivonimamo) ; 4 dans le Vakinankaratra (Antsirabe) ; 1 dans la Haute Matsiatra (Fianarantsoa) ; 8 dans le Bongolava ; 11 dans le Boeny ; 1 dans l’Androy ; 5 dans le Betsiboka et 1 à Port Bergé, région Sofia.

Rappelons que tous ces chiffres ne tiennent compte que des cas ayant fait l’objet de tests PCR ou geneXpert. Force est de constater, cependant, que nombreux sont les patients qui, après avoir été reçus auprès des CSB II et des cabinets médicaux privés, entament un traitement car présentent des symptômes évocateurs du Covid-19. N’ayant jamais été testés, ils ne sont ainsi pas inclus dans ces statistiques. Les techniques de projections permettraient de les quantifier au plus près de la réalité.

Hanitra R.

Midi Madagasikara5 partages

Traitements du Covid-19 : Des concentrateurs d’oxygène loués à 200 000 Ar par jour

Un concentrateur d’oxygène vendu sur le réseau social Facebook.

Alors que l’Etat ne dispose pas d’assez de concentrateurs d’oxygène pour prendre en charge les cas graves du Covid-19 (l’importation de ces équipements serait en cours), le business des ventes et/ou location de concentrateurs d’oxygène prolifère.

La santé coûte chère. Expression qui résume généralement la situation de nombreux malades malgaches mais qui se serait renforcée durant la crise sanitaire liée au Covid-19. En effet, compte tenu des limites en termes de capacité d’accueil des centres de traitement de Covid-19 d’un côté, et de la hausse continuelle du nombre de patients présentant des formes sévères de la maladie de l’autre, les concentrateurs d’oxygène seraient rares. Il conviendrait, par ailleurs, de noter que ces équipements sont indispensables pour le bon déroulement de l’oxygénothérapie. Face à cette demande accrue, et loi de l’offre et de la demande oblige, des sociétés, des individus ou même des médecins proposeraient, soit la location soit la vente des concentrateurs d’oxygène. Un business florissant qui prend de l’ampleur dans cette situation de crise. « Les tarifs varient en fonction de la personne qui propose l’offre. Comme pour mon cas, j’ai dû louer un concentrateur d’oxygène à 200.000 Ar par jour de location. Et je peux vous dire qu’après une dizaine de jours de traitement, l’expression “la santé coûte chère” a pris tout son sens » avance Jao (nom d’emprunt), un patient qui est guéri du Covid-19. Si l’on ne prend que ce tarif, la facture d’un traitement de dix jours serait de 2.000.000 d’Ariary rien que pour le concentrateur d’oxygène. A cela devrait s’ajouter le coût des médicaments et autres frais inhérents au traitement.

Moyens. D’autres personnes choisissent d’acheter directement l’équipement. Les offres ne manquent pas. Pharmacie, réseaux sociaux, entreprises de vente d’équipements médicaux, tous proposent des concentrateurs d’oxygène. Les prix varient et peuvent même aller jusqu’à 7 millions d’Ariary. Pour dire que le traitement du Covid-19 revient cher pour ceux qui ont fait le choix de se soigner chez eux. L’Etat, quant à lui, et compte tenu des besoins essentiels pour la lutte, continue de recevoir des aides de la part des partenaires techniques et financiers qui ont décidé de répondre à l’appel au secours du ministre de la Santé publique. Un appel qui semblerait lui coûter son poste vu les travaux de couloir qui se font en haut lieu et la soi-disant imminence du remaniement. La remise officielle de médicaments et d’intrants de la part de l’OMS hier est une parfaite manifestation de cet appui des partenaires techniques et financiers de Madagascar. En effet, ces aides – dont l’Etat ne semble pas disposer pour le moment et ce malgré sa fierté et son amour-propre – devraient permettre de renforcer le système de santé malgache qui a été mis à mal par l’épidémie de Covid-19.

Dans cette lutte, les capacités d’accueil des centres de traitement du Covid-19 sont saturées. Les patients atteints de la forme grave– au lieu d’être renvoyés chez eux – sont reçus auprès des centres de traitement des cas modérés. D’ici la venue des concentrateurs d’oxygène importés par l’Etat, les malades des formes sévères de Covid-19 et qui n’ont pas les moyens de se soigner chez eux auraient le temps… de mourir.

José Belalahy

Midi Madagasikara4 partages

Andry Rajoelina et « sosialim-bahoaka » : Ferme mise en garde contre les chefs Fokontany

Le président Andry Rajoelina à Antanikatsaka Itaosy pour constater de visu la campagne de distribution des aides « Sosialim-bahoaka ».

Des manifestations ont eu lieu, hier, à Andranonahoatra Itaosy. La raison en est que de nombreuses personnes se sentent écartées des aides octroyées par l’Etat. Dû au mécontentement des gens, la circulation a été même coupée à un certain moment.

Face aux plaintes de ceux qui se sentent victimes, le président Andry Rajoelina et son épouse se sont rendus, hier, au stade Antanikatsaka Itaosy pour constater de visu la réalité mais également, pour poursuivre la campagne de distribution des aides « Sosialim-bahoaka » dans le district d’Atsimondrano. Pour cette première journée, 1.000 ménages issus des communes de Bemasoandro, Andranonahoatra et Fiombonana ont reçu le coup de pouce de l’État pour faire face aux difficultés engendrées par la crise sanitaire. Par ailleurs 3.000 foyers par jour recevront le «Sosialim-bahoaka» dans les 15 prochains jours pour ce qui est du district d’Atsimondrano.

Équitablement. Lors de l’évènement d’hier, le président Andry Rajoelina a tenu à rencontrer les habitants d’Itaosy qui ont exprimé leurs mécontentements pour avoir été oubliés dans la précédente distribution d’aides sociales. Le Chef de l’État a tenu à rassurer la population locale en affirmant que tous les foyers vulnérables recevront équitablement le « Sosialim-bahoaka » et des mesures ont déjà été prises à cet effet. « Aucun foyer vulnérable ne sera laissé pour compte. L’État sera à vos côtés pour faire face à cette crise sanitaire », a déclaré le président Andry Rajoelina. Le Chef de l’État a également lancé une ferme mise en garde contre les chefs fokontany et les autorités locales qui seraient tentées de détourner les aides destinées à la population. Toujours est-il que les chefs Fokontany pourraient être remplacés ou sanctionnés s’ils seront reconnus coupables de corruption ou de magouille.

Foyers vulnérables. A l’instar des autres communes, les foyers vulnérables du district d’Atsimondrano bénéficieront aussi d’un pack familial de Tambavy CVO, d’un sac de riz, de 2 litres d’huile alimentaire, de boîtes de lait concentré, des légumineuses, du sucre et du sel. Le président de la République n’a pas manqué d’inviter la population à respecter les mesures d’hygiène et de prendre le remède traditionnel amélioré Tambavy CVO afin de se protéger contre la maladie. Le président Andry Rajoelina a également annoncé que le stade d’Antanikatsaka fera l’objet d’une réhabilitation aux normes ainsi que la mise en place d’un terrain de football synthétique.

Vécu quotidien des gens. À Madagascar, le Covid-19 est avant tout une crise socio-économique qui pèse directement sur le vécu quotidien des gens. Auparavant, il y avait eu le « Tosika Fameno » où des ménages ont bénéficié d’un transfert monétaire non conditionnel de 100.000 Ar défini par l’État malgache représenté par le ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme et le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes dans le cadre du Plan Stratégique d’Urgence Sociale Covid-19. Mais des voix se sont élevées quant à la composition des gens qui ont pu en bénéficier.

Recueillis par Dominique

Midi Madagasikara2 partages

OMS Madagascar : Remise d’équipements médicaux et de médicaments au CCI Ivato

En réponse au Covid-19, l’Organisation Mondiale de la Santé a, une nouvelle fois, apporté son soutien en mobilisant les autres agences du Système des Nations unies (UNFPA, PNUD et PAM) ainsi que la Croix Rouge Malagasy. De ce fait, un lot d’équipements de protection individuelle et des médicaments d’une valeur estimée à plus de 724.000 USD a été remis au ministère de la Santé publique. Le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Santé publique ont réceptionné ces dons au CCI Ivato hier. L’objectif de ces dons est de répondre aux besoins urgents pour garantir une prise en charge adéquate des cas confirmés dans les formations sanitaires mais aussi pour assurer la continuité des services essentiels dans les structures de santé, maternités et centres de référence obstétricale.

Pour le ministre de la Santé publique, le Pr Ahmad Ahmad, les capacités de prise en charge et traitement en prévention et en contrôle des infections, des patients et du personnel de santé impliqué dans cette lutte, doivent être renforcées. Aussi ces personnes cibles recevront-elles directement cette dotation. Par ailleurs, le PNUD prévoit aussi d’approvisionner les réseaux GeneXpert dans tout le pays très prochainement. 25.000 nouveaux tests GeneXpert sont prévus à cet effet.

Depuis le début, l’OMS n’a eu de cesse d’appuyer l’Etat malagasy dans la lutte contre cette épidémie. La Représentante résidente de l’OMS à Madagascar, le Pr Charlotte Faty NDIAYE a d’ailleurs envoyé un message : « l’OMS continuera à fournir son appui pour protéger la santé de la population malagasy aux côtés du gouvernement. Nous saluons les efforts importants réalisés par le gouvernement dans la réponse au Covid-19. Nous devons rester solidaires face à l’ennemi commun qu’est au Covid-19, et assurer le respect de gestes barrières pour limiter la propagation de la maladie. Ensemble, nous pouvons inverser la tendance » a-t-elle affirmé lors de la cérémonie de remise de ces dons.

Anja RANDRIAMAHEFA

Midi Madagasikara2 partages

Electricité de la Jirama : Un nouveau poste transformateur à Ambaniala Itaosy

La Jirama renforce ses infrastructures de distribution d’électricité, dans le cadre de son projet “ une semaine = un quartier”.

Les coupures fréquentes se poursuivent dans la ville d’Antananarivo et ses environs. Le projet de la Jirama « Une semaine = un quartier » est également en cours, pour résoudre définitivement ce problème généré par les pannes techniques. Cette semaine, la société procède au renforcement des réseaux d’alimentation en électricité à Itaosy et ses alentours. « La Jirama poursuit la résolution des problèmes de coupures d’électricité à Antananarivo et ses environs. Itaosy figure parmi les quartiers rouge écarlate, en termes de coupures. C’est pour cela que la Jirama va procéder, cet après-midi à la création d’un nouveau poste à Ambaniala Itaosy », a communiqué la Jirama, hier dans la matinée. D’après les informations, la mise en place du nouveau poste nécessite la suspension de l’alimentation en électricité dans le quartier et ses alentours. Cependant, les usagers espèrent une nette amélioration de la qualité de service, une fois que ce nouveau dispositif sera opérationnel.

Antsa R.

Midi Madagasikara1 partages

Gaz domestique : L’achat au détail séduit les consommateurs

Vitogaz a développé depuis début juin une nouvelle offre de gaz au détail.

Rendre le gaz domestique plus accessible à la grande masse. Tel est l’objectif de Vitogaz en lançant l’offre de gaz au détail.

Galanagaz, l’offre de gaz au détail, un nouveau concept développé par Vitogaz séduit en effet les consommateurs.

4 stations

Il s’agit rappelons d’un nouveau système permettant aux utilisateurs d’acheter du gaz au détail, à partir de 3.000 ariary jusqu’à 20.000 ariary. Et ce, dans 4 stations-services Galana dédiées dans les localités suivantes: 67 ha, Andrefan’Ambohijanahanary, Talatamaty, Sabotsy Namehana et trois autres stations à Mahajanga. Il suffit pour les utilisateurs d’emmener leur bouteille de 9 kg et de commander la quantité voulue auprès de la station Galana dédiée la plus proche. Les nouveaux utilisateurs peuvent bénéficier d’une offre de lancement composée d’un pack complet incluant un kit « fatapera » avec brûleur, socle et bouteille à une charge de 3.000 ariary. « Depuis son lancement au début de ce mois de juillet, nous enregistrons un bilan plutôt satisfaisant car il y a effectivement une réelle adhésion et un engouement du public pour ce nouveau concept », explique un responsable de Vitogaz.

Alternative au charbon

Bref, après seulement un mois et demi de vente au détail, l’offre fait son chemin auprès des consommateurs. « C’est une offre intéressante pour les consommateurs notamment ceux qui n’ont pas la capacité d’acheter une bouteille pleine ». En effet, l’achat fractionné permet aux foyers de mieux gérer leur budget pour combustible surtout en cette période de crise sanitaire. Par ailleurs avec ce système, le gaz devient de plus en plus accessible à la grande masse. Et ce, avec un rapport qualité-prix intéressant puisque les 3.000 ariary de gaz permet par exemple de cuire jusqu’à 10 fois le kilo de riz, en utilisation maximale. « Le gaz est devenu une alternative compétitive par rapport au charbon et c’est aussi un combustible propre et non polluant ». En tout cas, forte de ce succès la société Vitogaz projette de mettre bientôt à la disposition des consommateurs des bouteilles de plus petite quantité pour rendre l’offre plus pratique pour les consommateurs. Les offres promotionnelles sont maintenues pour l’achat d’un kit complet.

R.Edmond.

Madaplus.info0 partages

Madagascar : Les Malgaches à l'étranger demandent à pouvoir rentrer

Quatre mois maintenant que les vols sont suspendus. Le ministre des affaires étrangères a déjà ultérieurement évoqué le début des procédures de rapatriement, précisant que plus d'un millier de malgache sont encore coincés à l'extérieur du pays. Jusque là, seulement trois vols de rapatriement ont été réalisés, des travailleuses du Koweït, des Malgaches d'Afrique et des Etats Unis et des Malgaches de l'île Maurice.
Le reste est perplexe, dû aux complications de leur situation à l'étranger comme la perte de travail, de logements, et du manque des moyens pour survivre. Ces ressortissants malgaches de la Turquie, d'Afrique, d'Asie, du Moyen-Orient, de l'Inde, ou encore de la Belgique, de l'Italie, de la Suisse, de la France et de l'Allemagne demandent aux autorités responsables de leur accorder une autorisation pour rentrer au pays, et ont même signé des pétitions pour faire réagir. Ils se tiennent volontaire pour se charger eux même de leur billet d'avion et les tarifs d'hébergements pour la quarantaine exigée lors de l'arrivée à Madagascar. Des compagnies aériennes se seraient déjà mises d'accord avec eux, mais il reste à attendre l'autorisation du gouvernement.
La Vérité0 partages

Dénigrement du régime Rajoelina - Amnésie internationale s’en mêle !

Déclaration publique. Une lettre venant de l’Amnesty international fait actuellement le tour des réseaux sociaux et elle est adressée, dit-on, au public.  A lire cette lettre, ça saute aux yeux que celui ou celle qui l’a rédigé joue fortement le jeu de ceux qui ne cessent de dénigrer le régime en place et ce depuis belle lurette notamment durant cette période de pandémie. A force de chercher la petite bête, cet organisme international est atteint de cécité et de surdité, à l’instar de certains médias internationaux dont les correspondants dans la Grande île  ne cessent de véhiculer des informations à sens unique. Ces détracteurs du régime ne veulent entendre la moindre explication autre que celle pour le sensationnel. C’est un peu dommage qu’Amnesty international, réputé dès fois par son objectivité, gobe toutes les liquides mises dans son verre sans faire de distinction entre buvable et non.  D’une simple panne technique dont est victime une chaîne privée jusqu’à la détention d’un homme politique pour trouble à l’ordre public en passant par la suspension des phoning sur les radios, l’Amnesty évoque une entrave à la liberté d’expression et à celle de la presse. Un raccourci qui décrédibilise encore un peu plus l’Amnesty international qui, en dépit des explications des autorités malagasy, fonce tête baissée dans ce qu’il qualifie de répression des droits humains. Les observateurs se demandent si le fait d’imposer aux chaînes de radio et télévision privées, état d’urgence sanitaire oblige, de diffuser les informations officielles sur la situation de la pandémie équivaut à un contrôle. Une réquisition, autorisée par la loi en vigueur, mais qui ne dure que 30 minutes par jour au maximum. Il suffit d’écouter les journaux parlés et de voir les journaux télévisés des chaînes privées à Madagascar pour constater le pluralisme dans le traitement des informations. Ni le ministère de la Communication ni une autre entité publique n’ont donné des sanctions ou fait des remontrances aux journalistes sur leurs critiques envers les lacunes, les défaillances ou même la gabegie dans les hôpitaux par exemple. Ces reportages « osés » ont permis aux autorités de rectifier le tir. Néanmoins, des précisions étaient faites au cas où ces critiques seraient jugées infondées. De là à déduire qu’il y a une entrave à la liberté de presse ou à la liberté d’expression, Amnesty international doit certainement revoir sa copie…La Rédaction

La Vérité0 partages

Conjoncture - Andry Rajoelina va au-devant d’une population mécontente

Depuis plusieurs jours maintenant, le Président de la République Andry Rajoelina passe le plus clair de son temps au contact de la population avec son épouse Mialy Rajoelina. Et ce, nonobstant des circonstances qui ne lui sont pas totalement favorables. Force est en effet de constater que le Chef de l’Etat ne rechigne pas à aller au-devant d’une frange de la population mécontente et parfois hostile ces derniers jours. Ce fut notamment le cas avant-hier lorsque le Président s’est rendu à Antanikatsaka Itaosy, dans le District d’Atsimondrano. Faut-il en effet rappeler que des manifestations d’habitants de Fokontany de cette Commune ont eu lieu, en raison d’un sentiment de mise à l’écart des aides octroyées par l’Etat ressenti par certains d'entre eux. Des habitants ont effet affichés leurs inquiétudes par rapport aux agissements de quelques responsables chargés de l’organisation et de la distribution des aides étatiques. En tout cas, même s’il a pu choisir de ne pas se rendre sur place, pour des raisons de sécurité notamment, le Chef de l’Etat ne fait jamais machine arrière. Contrairement à d’autres, le locataire d’Iavoloha tient à montrer qu’il n’est pas un Président de l’évitement et qu’il est en contact permanent. Il maintient ses descentes sur terrain. Une façon pour lui de montrer sa proximité avec la population, d’écouter cette dernière mais également à la rasséréner. En somme, le Président de la République n’hésite pas à aller au charbon.15 joursAyant justement entendu les inquiétudes de la population, le Chef de l’Etat a déclaré hier que la campagne de distribution de l’aide étatique « sosialim-bahoaka » se poursuivra dans les 15 prochains jours afin qu’aucun ménage ne soit laissé-pour-compte. Le Président Andry Rajoelina a ainsi donné des consignes claires pour que chaque foyer présentant le carnet du Fokontany puisse bénéficier des aides sociales de l’Etat. La Région Analamanga travaillera en étroite collaboration avec les autorités locales pour superviser la distribution. Par ailleurs, l’Association Fitia dirigée par la Première Dame Mialy Rajoelina prêtera aussi main-forte aux responsables locaux pour que chaque foyer puisse recevoir sa part de « sosialim-bahoaka ». Le Président de la République a réitéré que les chefs Fokontany et les autorités locales qui seraient tentés de détourner les aides destinées à la population vont être sanctionnés sévèrement. Notons que la campagne de distribution des aides « sosialim-bahoaka » a débuté hier pour le District d’Avaradrano. Accompagné par son épouse Mialy Rajoelina, le Président Andry Rajoelina s'est rendu au Kianja Maitso d’Alasora pour cette première journée de distribution. Le Président de la République a tenu à rassurer la population, venue en masse sur les lieux, en réitérant que chaque foyer sans exception recevra le « sosialim-bahoaka ». Pour cette première journée, 1000 ménages ont bénéficié du " sosialim-bahoaka " dans l'Avaradrano. L’Etat œuvre actuellement pour que 8000 foyers par jour, à travers Antananarivo, puissent recevoir leurs aides sociales.La Rédaction

La Vérité0 partages

« Sosialim – bahoaka » sur fond de contestation - Les Forces de l’ordre soupçonnent des troubles i...

La campagne « sosialim – bahoaka » qui consiste à la distribution d’aides sociales sous forme de produits de première nécessité de la part de l’Etat connaît quelques dysfonctionnements dans les Fokontany. Depuis le lancement de cette nouvelle opération en fin de semaine, la grogne de plusieurs citoyens se fait entendre dans plusieurs endroits. Avant – hier par exemple, des groupes d’individus se sont manifestés pour réclamer leur part du côté d’Itaosy. Le même genre de manifestation a été également observé du côté d’Analamahitsy, en début de semaine.D’après l’hypothèse des Forces de l’ordre, ces troubles ne sont pas fortuits et pourraient être l’œuvre de déstabilisateurs qui tentent de discréditer les actions du régime. « Nous soupçonnons que toute cette série de contestations dans les Fokontany ont été intentionnellement orchestrées. C’est, par exemple, le cas du côté de Nanisana où nous avons pu identifier quelques-uns parmi les individus qui manifestaient sous prétexte de n’avoir pu bénéficier des aides sociales. Or, ils ne sont même pas des habitants dudit Fokontany », a signifié le commandant de la Gendarmerie nationale, le Général de Division, Andrianjanaka Njatoarisoa, lors d’une intervention sur la chaîne nationale hier. Le numéro « un » de la Gendarmerie a, d’ailleurs, lancé des avertissements contre les fauteurs de troubles qui encourent des sanctions sévères.Une intrigante déclaration Pour l’instant, les éventuels commanditaires de cette série de troubles restent non identifiés mais les objectifs sont plus que clairs : faire croire à un échec dans la gestion de la lutte contre la Covid-19. D’aucuns n’ignorent que les détracteurs du régime ne sont pas à court d’idées en matière de déstabilisation. Pire, la crise sanitaire est mise à profit par les opposants pour tirer à boulets rouges sur les dirigeants et toutes les occasions sont bonnes pour y arriver. Avant – hier, le parti « Tiako i Madagasikara » a émis une déclaration selon laquelle ce parti de Marc Ravalomanana aurait été écarté malgré sa main tendue la lutte contre la Covid-19 et qu’aujourd’hui, le nom du parti aurait été évoqué dans ce qu’il qualifie de problèmes sociaux actuels. Cette formation politique affirme « ne pas être complice dans les difficultés rencontrées actuellement dans la gestion des aides provenant des partenaires » tout en réitérant sa demande en vue de plus de transparence. Une déclaration qui ne manque pas d’intriguer les observateurs de la vie nationale car arrive au moment où les foyers de tension semblent se créer en chaîne dans les Fokontany. La vigilance est de mise pour la population qui ne doit pas se laisser influencer ou se laisser provoquer par les fauteurs de troubles.La Rédaction

La Vérité0 partages

Bons réflexes

A la guerre comme à la guerre ! On se défend par tous les moyens. On attaque sans état d’âme. Un seul objectif : la défaite de l’ennemi.Depuis le 20 mars 2020, le pays va en guerre. Etant une île et se gardant l’idée de s’immiscer dans les affaires des autres (Etats), Madagasikara n’est pas censé faire la guerre sauf qu’en cas exprès d’invasion étrangère. Toujours fidèle au sacro-saint principe de Non-alignement et de la Non-immixtion dans les affaires d’autrui, la République de Madagasikara  joue la carte de la neutralité. Toutefois, la République Malagasy dispose d’une Armée et se réserve le droit de riposter contre toute attaque de quelque nature que ce soit.  Quoi qu’il en soit, l’Armée offre ses compétences pour prêter main-forte en cas de nécessité dans l’intérêt supérieur de la Nation. La guerre que nous menons, en ce moment, est une guerre atypique sinon insolite mais virulente. Il s’agit réellement d’une bataille âpre et compliquée. On se trouve en face d’un ennemi réel mais invisible et à plusieurs égards redoutable, la Covid-19. Sur le pied de guerre, le pays ne recule pas. Fût-ce de guerre lasse, on ne renonce jamais.En guerre classique, les armes utilisées se résument par l’artillerie lourde aérienne, terrestre et navale ou encore spatiale ainsi que l’armada de fusils de guerre et autres les plus sophistiquées. Des équipements de combat qui sont l’apanage des grandes puissances. Sans oublier les stratégies d’attaques et de défense mises en œuvre par l’Etat-major de chaque camp. Mais pour ce qui est de la bataille inédite qui nous concerne maintenant, les armes privilégiées relèvent en premier lieu du domaine psychologique. La volonté morale et intellectuelle de chaque citoyen à se dresser debout face à cet ennemi de taille vaut de loin l’arme par excellence qui  fera un jour ou l’autre fléchir l’adversaire. La détermination indéboulonnable des agents de santé à tous les niveaux d’offrir le meilleur d’eux-mêmes à combattre la pandémie équivaut plus qu’aux puissances de frappe des canons de  n’importe quelle artillerie lourde. La disposition de chacun à se soumettre aux consignes données pour répondre efficacement à la propagation du virus constitue un gage suprême conduisant à la victoire finale. Et l’engagement irréprochable de tous les responsables de la base au sommet de l’Etat conforte l’assurance d’une garantie pour la sortie triomphale du pays de cette bataille acharnée. Evidemment, la démultiplication du nombre des Centres d’accueil de dépistage et de traitement de la maladie à coronavirus ainsi que la dotation d’équipements matériels sophistiqués et appropriés et la mise à la disposition des techniciens de santé, en première ligne au front, revêtent d’une importance vitale afin d’anéantir dans les meilleurs délais cet ennemi malicieux et imprenable. Le fruit des actions notables du Gouvernement dans ce sens se fait déjà sentir. Le bilan des guéris s’améliore au fil des jours.Mais, au final, tout dépend du comportement de la population vis-à-vis des mesures essentielles à respecter. Tout le monde doit se cultiver de bons réflexes pour apprivoiser en soi les consignes incontournables : rester confiné à la maison, le port de masque et le respect la barrière sanitaire en particulier la distanciation d’un mètre. Des conditions sine qua non pour espérer un jour vaincre la pandémie.  

La Vérité0 partages

Télé-déclaration et télé-paiement des impôts - Adhésion obligatoire pour les grandes entreprises

Opérationnelle depuis octobre dernier, la plateforme « e-hetrapayment », destinée uniquement aux grosses pointures en matière de paiement d’impôt, restait facultatif. Dorénavant, son utilisation devient obligatoire. Le paiement et la déclaration fiscale se feront en ligne pour les grandes entreprises, à compter du début septembre, selon le communiqué de la Direction générale des impôts (DGI), publié, hier. « Les déclarations et les paiements d’impôts, droits et taxes se feront obligatoirement par télé-procédure pour les contribuables gérés par la Direction des grandes entreprises (DGE). En outre, pour accompagner les usagers dans la prise en main de ces nouveaux e-services, en assurant l’accomplissement de leurs obligations fiscales dans le délai imparti, des séances de formation et d’assistance seront programmées et communiquées incessamment », note Germain, directeur général des Impôts (DGI). D’après les dernières statistiques reçues, sur les 730 entreprises membres de la DGE à Madagascar, seulement 20 % d’entre elles sont actuellement inscrites dans la plateforme. L’adhésion s’est ralentie depuis le début du confinement au mois de mars. A noter que ces sociétés contribuent à 80 % des recettes fiscales à Madagascar. Cette réforme administrative contribue ainsi à la sécurisation des recettes fiscales, la fiabilité de la comptabilisation, l’amélioration du recouvrement, la limitation du risque d’erreur ainsi que la réduction des travaux manuels de saisie. Il faut savoir qu’auparavant, cette plateforme numérique ne contenait que des paiements uniquement. Mais suite à une concertation, la fonctionnalité « déclaration » a été ajoutée dans le site si elle figurait avant dans la plateforme « e-hetra on line ». « Cette réforme vise en effet à simplifier les démarches administratives en permettant aux entreprises de s’acquitter de leurs obligations de déclaration et de paiement des impôts et taxes sur une même plateforme, dans une totale assurance et sécurité. Au vu de la situation actuelle, la Direction générale des impôts a décidé d’accélérer la mise en place dudit système auprès des autres structures opérationnelles, ouvrant ainsi l’accès aux services dématérialisés pour tous les contribuables, au niveau national », poursuit le DG. Solange Heriniaina

La Vérité0 partages

Période de confinement à Madagascar - Le recours au transfert d’argent inévitable

Il est 6 heures du matin. Sylvie, une mère de famille, sort de chez elle pour aller rejoindre une agence de transfert d’argent international. Elle doit récupérer de l’argent qu’un de ses proches lui a envoyé depuis l’étranger. « Ma fille aînée travaille dans un autre pays depuis près de deux ans. Elle nous envoie habituellement de l’argent pour compléter notre budget. Actuellement, vu la situation, cet argent est la bienvenue. Je travaille dans les domaines de l’habillement et de l’artisanat. Mais avec la crise, le marché a régressé et nos revenus sont particulièrement limités. Nous avons du mal à joindre les deux bouts. Ma fille a tenu à nous soutenir financièrement en ces temps difficiles », confie-t-elle. Arrivée à l’agence, située à quelques mètres de sa maison à Andravoahangy, elle retrouve déjà une dizaine de personnes qui sont la queue, attendant l’ouverture de l’agence. Elle récupère ainsi un numéro et s’aligne. Ces derniers mois, les services de transfert d’argent à l’international dans la Capitale sont particulièrement débordés. Plusieurs ménages, comme c’est le cas de cette femme, voient leurs revenus s’effriter au fur et à mesure que cette crise se prolonge. Leurs familles et proches leur envoient ainsi de l’argent depuis l’étranger pour les aider à tenir le coup. « Nous avons constaté une nette augmentation des personnes recevant de l’argent depuis l’étranger. Tous les matins, nous recevons une centaine de gens, alors qu’en temps habituel, nous n’atteignons pas ces chiffres en une journée. Nous sommes même contraints de refuser certains d’entre eux parce que le temps est limité à cause des restrictions mises en place par les autorités », explique le responsable d’une agence. Les personnes comme Sylvie, qui souhaitent récupérer leur argent le plus vite possible, doivent sacrifier leur sommeil pour aller faire la queue. De même, le transfert d’argent au niveau national a aussi enregistré une légère hausse, notamment celui effectué par le système « mobile money ». « La circulation des personnes est particulièrement restreinte. Toutefois, les activités économiques doivent quand même continuer, vu que les besoins du marché sont toujours présents. Les opérateurs optent ainsi pour le "mobile money" pour payer leurs fournisseurs ou pour recevoir leurs revenus. Les familles y ont également recours pour soutenir ses proches en ces temps de crise », soutient un responsable. Les opérateurs n’ont pas encore effectué de bilan. Mais de leur point de vue, cette hausse de transfert au cours de ces derniers mois est vraiment palpable. Dans tous les cas, cette popularité des services de transfert d’argent ne profite pas seulement aux opérateurs mais surtout aux familles les plus démunies face aux impacts de cette crise sanitaire, comme le cas de Sylvie. Rova Randria

La Vérité0 partages

Meurtre d’Adriana - Le masque risque de rendre difficile l’identification du suspect

Plusieurs jours après la découverte macabre de la petite Adriana (7ans) à Ambohimandamina, un quartier de Mahajanga, l’enquête semble piétiner. En attendant, le tueur, bien qu’il ait été identifié, grâce à des photos de lui au moment d’enterrer sa victime, échappe encore aux Forces de l’ordre. Le fait que le fugitif a dû se cacher dans une autre localité est déjà un os pour celles-ci. Mais il y a un autre obstacle, encore plus sérieux. Les objections d’une source d’information de la région, semblent l’attester : « L’obligation pour tout le monde de porter son masque joue en faveur du suspect. Cela risque de ne pas faciliter la tâche des enquêteurs pour l’identifier tant l’équipement est susceptible de le rendre incognito, ses traits étant masqués », déclare sans ambages cette source.Pendant que les Forces de l’ordre sont sur le terrain pour traquer le fugitif, qui fait déjà l’objet d’un mandat de recherche et le portrait-robot ainsi que son surnom circulent largement assez dans les canaux d’information dont les réseaux sociaux, les proches de la victime seraient toujours sur le qui-vive, tout comme le reste des habitants de Mahajanga, d’ailleurs. D’après une bribe de renseignements qui nous est parvenue, la famille endeuillée aurait lancé une sérieuse mise en garde à la population locale. « Ils, c’est-à-dire les proches de la fillette, considèrent désormais des complices de ce meurtre, tous ceux qui seront tentés d’accueillir et cacher chez eux le suspect », précise encore l’information. En attendant d’y voir clair, les enquêteurs de la Gendarmerie et de la Police préfèrent  plutôt travailler dans la discrétion. Certains cherchent à les faire s’exprimer en avançant que les traces du fugitif auraient été trouvées. « Pour le moment, nous n’avons encore reçu aucune confirmation d’une telle nouvelle », a confié mardi dernier, une source auprès du service de renseignement et des relations publiques au sein de la Police nationale à ce sujet.Enfin, les Majungais ne  cachent plus leurs griefs, au point qu’ils ne cessent de s’exprimer sur cette affaire en citant le suspect. Au fur et à mesure que le temps passe, et tout en publiant la photo du fugitif sur les réseaux sociaux, ils s’interpellent pour ne pas oublier d’informer les autorités au cas où leurs voisins détiendraient la moindre information sur le fugitif.F.R

La Vérité0 partages

Projet d’éducation - Saya Nellie Anjaratiana tend la main à « Diary Nofy »

L’organisation « Miss Madagascar Ofisialy - CNMM » s’est associée au projet de livre d'histoires « Diary Nofy »  qui signifie « Le journal des rêves ». Saya Nellie Anjaratiana, la miss diaspora sacrée Miss Madagascar 2020  œuvre actuellement à la mission de collecte de fonds et de sensibilisation pour soutenir l’alphabétisation des enfants en zones rurales. Selon sa perception, le savoir est un atout et l’éducation est la clé du développement social. « J’adore les enfants, ils représentent notre avenir », a-t-elle avoué.  Par ailleurs, l’analphabétisme est réel ici à Madagascar.  « "Diary Nofy" souhaite apporter de l’espoir en apportant un impact positif sur l’enfance de ces gosses. Donc, si ma contribution à ce projet peut aider, alors ce sera déjà une petite victoire pour moi et un grand pas pour notre pays », souligne-t-elle.  Et d’ajouter que le livre « Diary Nofy » est une œuvre bilingue comptant 5 histoires illustrées par des artistes locaux. Les acquéreurs participent non seulement à l’impression de 5 livres qui seront distribués au niveau des Ecoles primaires publiques (EPP) dans tout Madagascar, mais ils apprennent également des histoires qui reflètent la quintessence de la culture et des valeurs malagasy, avance-t-elle. « Prenez part à notre levée de fonds pour nous aider à imprimer et distribuer encore plus de livres pour les enfants. Que ce soit un don de 5 ou de 500 livres, chaque contribution aura un impact sur la vie de chacun », argumente la Miss. Pour les concepteurs de « Diary Nofy », de telle collaboration représente une responsabilité, une connectivité et surtout une preuve d’unité et de solidarité pour Madagascar, surtout en ces temps incertains marqués par la pandémie. « Nous sommes reconnaissants de recevoir un tel soutien de la part des modèles positifs, des acteurs communautaires et activistes sociaux. Cela nous donne non seulement un sentiment de dévouement dans notre travail. Le temps d’agir est maintenant », se réjouit le porteur dudit projet. A titre d’information, en 2019, ce livre d’histoires intitulé « Diary Nofy » est composé de cinq belles œuvres écrites par des écrivains malagasy ayant gagné le concours d’écriture organisé en octobre-novembre 2019. Les objectifs consistent à apporter l’intérêt de la lecture des histoires par les enfants malagasy, stimuler leur imagination, améliorer leur sens de créativité et renforcer leur capacité d’apprentissage de notre langue. A cela s’ajoute la sensibilisation à la diversité culturelle de la Grande île.Recueillis par K.R.

Madagate0 partages

MARC RAVALOMANANA. DEBALLAGE SUR 7 ANS DE POUVOIR

La couverture initiale de ce livret sur les exactions de Marc Ravalomanana, Président de Madagascar de 2002 à 2009

L’homme propose, Dieu dispose effectivement. Pour mon retour à l’écriture, après avoir été atteint d’une infection pulmonaire sévère (un cousin du covid-19 car les symptômes sont à peu près identiques), à mi-juin 2010, j’avais l’intention de présenter à mes collègues un livret de 20 pages concernant un homme pas sage du tout. Ce n’est que partie remise…

Ce livret, en deux parties et intitulé « Marc Ravalomanana. Déballage sur 7 ans », devrait être présenté demain, 6 août, jour de mes 66 ans. Eh oui, le temps ne rajeunit personne… Hélas, le nerf de la guerre n’était pas au rendez-vous et le coronavirus rôde partout... Néanmoins, en guise de cadeau pour vous, collègues journalistes et amis lecteurs assidus, en voici des extraits. Pourquoi cette démarche ? Après 40 ans de métier, je veux me prouver à moi-même, et à l’opinion publique, que mon style de journalisme d’archives est nécessaire et utile pour l’Histoire même de Madagascar et pour les générations présentes et à venir. Les enfants malagasy nés en 2000 sont tous majeurs en cette année 2020. Ils ne connaissent rien de l’Histoire politique de leur pays, se contentant de bribes d’historiettes à rallonge (« Tantara mitohy » basées sur le « tsaho » ou rumeur)), selon l’orientation de leurs propres parents, la lecture étant devenue un luxe dans la Grande île de l’océan Indien. Et leurs enfants et petits-enfants seront plongés dans un obscurantisme culturel profond à l’heure où les hommes envisagent des voyages sur la planète Mars. Quelle horreur de décalage, n’est-ce pas ?

Pourquoi en français ? Parce que la plupart des diplomates sont nouveaux et ils doivent avoir des données regroupées véridiques en ce qui concerne cet homme qui se prétend chef d’une opposition légalement inexistante. Aussi, quoi que Marc Ravalomanana et ses fanatiques d’ici et d’ailleurs diront et/ou feront, personne ni aucune juridiction ne pourra jamais effacer le contenu de cet ouvrage. Et ce sera vraiment une preuve que, malgré les nouvelles technologies de l’information, les écrits demeureront éternels. Déballons, à présent, des extraits.

(…) Marc Ravalomanana n’avait aucune prédisposition pour devenir un homme d’État. Un homme de pouvoir, peut-être, mais pas un homme d’État. Nuance. En fait donc, il aura tout appris sur le tas de ce «métier» de président de la république. En 2001, Didier Ratsiraka sentant venir le danger de la part de ce candidat déclaré aux élections présidentielles du 16 décembre, fait effectuer un contrôle fiscal à sa société. Résultats : Marc Ravalomanana devait s’acquitter de 330 milliards d’anciens francs malagasy (fmg) d’arriérés d’impôts et d’amendes diverses. Tous ses avoirs ont été gelés, y compris son avion immatriculé en Afrique du Sud. Mais auparavant, voici ce qu’a vécu ce futur terroriste d’État :

Le 30 novembre 1982, le Tribunal Spécial Economique d’Antananarivo le condamne à six mois d’emprisonnement avec sursis pour permutation non autorisée et défaut de mentions obligatoires. Puis, il a été placé sous mandat de dépôt à la prison d’Antanimora sous le matricule 66. Ce, pour tentative de sabotage économique et corruption. Mais il a trouvé le moyen d’utiliser l’artifice d’accord à l’amiable avant jugement.

De 1996 à fin 2002, l’entreprise Tiko, dont il était P-Dg, a bénéficié d’exonérations douanières se chiffrant à plusieurs centaines de milliards de fmg. Ce, grâce à la «bienveillance» de Norbert Lala Ratsirahonana, alors Premier Ministre. Une fois porté par le peuple à la Présidence, Marc Ravalomanana est pratiquement sauvé. Il ne devra plus rien payer des 330 milliards fmg et ses affaires reprendront de plus bel jusqu’à devenir un empire.

Il aura vite fait de faire disparaître le dossier fiscal de son entreprise (impôts impayés de 197.920.396.632 fmg et procès-verbal du 09 Novembre 2001 pour fausses déclarations, minorations, défaut de déclaration et non-paiement de droits et taxes, et ventes sans factures). Car il avait nommé, en tant que Dg des impôts, Jonah Randriambololona, alors conseiller fiscal de Tiko et déjà au départ pour la retraite. Il faut aussi se souvenir qu’à la même époque, un incendie avait ravagé les locaux de Tiko de Tanjombato. Il paraît que le feu purifie tout… Mais on ne peut pas tout faire disparaître sans laisser aucune trace. « Mpamosavy mandeha alina aza misy mahita » (la sortie nocturne d’une sorcière a toujours un témoin). La vérité remonte au moment où on l’attend le moins…

Mais pourquoi alors, depuis plus d’une décennie, Marc Ravalomanana -qui aura 71 ans le 12 décembre 2020- s’obstine-t-il à tromper l’opinion publique après sa défaite lors de l’élection présidentielle de 2018, en se faisant passer un « ange » tombé du ciel et en prétendant être le chef d’une opposition qui n’a aucune existence légale ? En fait, cela est logique, connaissant les origines de ce président pas comme les autres… Il ne veut plus revivre ce spectre de la pauvreté totale au risque d’attraper la folie des grandeurs voire la mégalomanie. Et puis, chassez le naturel, il reviendra toujours au galop.

Marc Ravalomanana semble actuellement intouchable et, par synergie, semble aussi intouchable sa société, rebaptisée AAA, ayant fait partie de l’empire Tiko, jamais soumis à un quelconque contrôle fiscal et ayant bénéficié de toutes les exonérations possibles et imaginables en matière de douanes et d’impôts. Une de ses sociétés, Mana, ne se trouvait-t-elle pas dans l’enceinte même du port de Toamasina ? Mana a été visitée par feu le président zambien, Lévy Mwanawasa. Mais pour les autres sociétés, malagasy de surcroît, ce contrôle financier était devenu une arme de terrorisme d’État. Voici les cas les plus connus :

Que sont devenues les prestigieuses Papeteries de Madagascar (Papmad) de Patrick Ratsimba Rajaonary, homme d’affaires, ancien président du Syndicat des Industries de Madagascar (Sim) et ancien candidat à la présidentielle du 16 décembre 2001 ? Disparues pour toujours, à la suite d’un contrôle fiscal, car le groupe Tiko a investi dans ce secteur de la papeterie. M. Rajaonary (54 ans à l’époque) a préféré purement et simplement jeter les gants en cédant ses biens pour une bouchée de pain, afin de vivre sans souci.

Que sont devenus les prestigieux établissements Ramanandraibe ayant fait vivre de nombreuses familles sur la côte Est, et ailleurs, à travers des travaux de collecte de vanille, girofle et café ? Ils tournent actuellement à peine au quart de leurs rendements, à la suite d’un contrôle fiscal, le groupe Tiko ayant investi dans ses secteurs d’exportation ayant fait la renommée des produits Made in Madagascar ?

Qu’est devenue la Kobama (Koba malagasy) d’Edgard Razafindravahy, avec financements américains, qui œuvrait dans le secteur de la farine du côté d’Andranomanelatra, à 20 km d’Antsirabe. Disparue après un contrôle fiscal, le groupe Tiko ayant investi dans ce secteur. En 2008, Edgard Razafindravahy, Dg du groupe Prey, ayant repris le groupe audiovisuel Rta, a relooké la radio Antsiva pour en faire une plateforme de démocratie en donnant la parole aux gens. Suite à un contrôle fiscal, il a dû s’exiler à l’île Maurice. Non pas parce qu’il se sentait ou était coupable de quoi que ce soit, mais parce ce système de contrôle fiscal ressemblait aux perquisitions dignes des plus vils films de série Z. du style « quand on veut abattre son chien on l’accuse d’avoir la rage ». Doté des pouvoirs publics, comment éliminer le plus honnête des citoyens mais qui présente un danger pour un régime en place ? En fabriquant des preuves. Et c’est la condamnation à coup sûr.

Comment salir le nom et la réputation de Jeannot Andrianjafy alias Jeannot Le Quartz, présent dans le secteur minier depuis plus de 40 ans ? En accusant son épouse et en l’appréhendant comme la dernière des voleuses, sur le fait qu’elle a été complice de «l’évasion» de «l’émeraude» de plus de 600 kg qui a été exposé à Hong Kong. Des émissaires du pouvoir y sont allés pour revenir bredouilles et ridiculiser la Nation malagasy tout entière. Mais les établissements Le Quartz ont été fermés car le groupe Tiko a investi dans le secteur minier.

Qu’est devenue la Savonnerie Tropicale, fleuron de l’industrie malagasy depuis le retour de l’Indépendance ? Noyée dans la masse de ces produits d’exportation à moindre coût, autorisés mais nocifs et dangereux et pour le tissu économique malagasy lui-même et pour la santé des consommateurs. Saviez-vous que dans les Magro, grandes surfaces du groupe Tiko, on ne trouvait aucun produit de la Savonnerie Tropicale ? Elle est belle la notion de fierté malagasy vantée par Ravalomanana himself qui a monopolisé tous les produits laitiers et l’huile de table à Madagascar. Ce ne sont que les exemples connus car énormément de petits fermiers et riziculteurs de la région du lac Alaotra ont été purement et simplement dépouillés sous la peur. En passant, il y avait belle lurette que le président Ravalomanana ne parlait plus de la fameuse RN 44 reliant Antananarivo à Ambatondrazaka qu’il avait promis de bitumer. Encore un coup d’éclat mensonger à son compte qui devient de plus en plus lourd.

(…) Entre 1996 et 2001, on ne sait pas pourquoi, le Premier ministre d’alors, Norbert Lala Ratsirahonana a octroyé une exonération douanière à la société Tiko. Sans cet exceptionnel «cadeau», Marc Ravalomanana aurait dû payer 750 milliards fmg. Une fois celui-ci élu Président de la République, la société Tiko s’exonère toujours de droits de douanes et même d’impôts. Comment voulez-vous qu’il ne soit pas devenu milliardaire ? Ce n’est pas son salaire de président qui peut lui permettre de distribuer de l’argent comme s’il n’en avait pas bavé. Mais c’est logique, n’est-ce pas ? Mais pour en revenir un peu en 2001, saviez-vous que du temps de la vice-Primature de Pierrot Rajaonarivelo la société Tiko n’a jamais payé ses impôts d’un montant de 250 milliards fmg, réclamés alors par ce vice-Premier ministre ? Fait étrange, l’agence de la société Tiko, sise à Tanjombato, est victime d’un incendie qui a ravagé tous les dossiers s’étant trouvé dans le bureau de sa comptabilité. Plus aucun moyen de vérifier quoi que ce soit alors… Ceci explique sans doute le fait d’avoir empêché ce Pierrot de revenir pays car il avait l’intention d’être candidat à la présidentielle du 3 décembre 2006 ? Il ne faut plus s’étonner de rien.

Une fois au pouvoir, ce sera la porte ouverte à tous les abus financiers effectués sur le dos de la Nation même. Nation qui, rappelons-le, est composée du peuple. Ayant créé la société Alma («Asa Làlana Malagasy» ou Travaux routiers malagasy), tous les marchés publics de bitumage de la ville d’Antananarivo, dont le maire était Patrick Ramiaramanana, lui sont carrément donnés car sans appel d’offres aucun.

Les prestigieuses sociétés d’État qui ont fait la fierté de la révolution socialiste, sont passées entre les mains de la société Tiko. Il s’agit de : Somacodis, Sinpa, Sice. Cela, sans transparence (ce n’était pas le fort du régime Tim) et en totale violation de la loi et des conventions signées pourtant par l’État malagasy. Pour bien ficeler les affaires, Marc Ravalomanana a fait appel à des cadres de Tiko pour les nommer directeurs financiers de ministère. Cela a aidé énormément pour l’achat de fournitures «tous azimuts» dans les grandes surfaces Magro (Malagasy Grossiste) du groupe Tiko, sans la «contrainte» d’appels d’offres. Comment le peuple souverain pourrait-il savoir cela ? Dans ce qui suit, il ne faut pas rester amnésique car c’est aux dirigeants du régime Tim de démontrer le contraire : des centaines de milliards de fmg en billets de banque usagés destinés à être brûlés, ont été «récupérés» pour étoffer les caisses de Tiko et du parti Tim au pouvoir. Vous savez le bien : même les sorties nocturnes des sorcières ont des témoins… (Proverbe malagasy).

Concernant la fameuse détaxation de 2005 : la société Tiko Oil en a été une bénéficiaire exponentielle. Ainsi, si l’huile raffinée importée par ses concurrents était taxée de 20%, l’huile brute importée par Tiko Oil pour traitement sur place était donc exempte de toute taxe. Du coup, il n’est pas exagéré d’affirmer que le chiffre d’affaires de Tiko Oil a triplé le temps de la détaxation qui a été finalement abandonnée par la suite. Toutes ces actions vers le développement personnel rapide (et durable ?) étaient discutées dans les couloirs du pouvoir. Mais personne n’osait en parler clairement. Mais non seulement les murs ont des oreilles mais les mécontents jacassaient… En 2005, l’État donc le Tim donc Tiko, a importé ces fameuses vaches hollandaises « be ronono » ou Holstein. Tous les agents du ministère de l’Elevage qui s’étaient dressés contre ce projet de développement rapide pour Tiko ont été définitivement mis sur la touche. Et, comme par hasard, plus de la moitié de ces vaches haut de gamme -car coûtant 1.500 euros par tête-, a été achetée par Tiko, of course.

En 7 ans de pouvoir Marc Ravalomanana a réussi à atteindre deux extrêmes. D’un côté, faire du peuple malagasy un peuple qui s’est paupérisé d’année en année, gavé d’espoir perdus et de promesses (une voiture 4L et un frigo pour chaque foyer); de l’autre côté, mettre en place une société agro-alimentaire dont le renom a dépassé les frontières de Madagascar. Au début donc, la société Tiko a été créée, mi-1980, grâce à l’appui financier de la Banque mondiale, à travers la Société financière internationale ou SFI et surtout grâce à la bienveillance du président Didier Ratsiraka qui s’en mord encore les doigts, à présent. Comme partenaires prestigieux de départ, il y avait Unilever et Tetra Laval, le roi de l’emballage (pack) mondial. Marc Ravalomanana est un homme pressé. Tellement pressé qu’il commet une infraction qui va finir par être une habitude. Mais en tant que détenteur de tous les pouvoirs, il ne sera plus jamais inquiété.

Ainsi, le 1er Septembre 1988, Marc Ravalomanana a été placé sousmandat de dépôt N° 230-RP/88/TSE/130FAME/JR sur ordre de Madame la Substitut du Procureur de la République d'Antananarivo, Jacqueline Rakotomanga, à la prison d'Antanimora à Antananarivo. Chef d’accusation: Alors qu'il était Directeur général de la Société Tiko. Le chef d’accusation est la corruption par une somme d'argent du Directeur Technique de la Société Lalasoa, Mr Jérôme Rabotovao, lors de la privatisation de cette société Lalasoa, la laiterie de soja d'Ambatolampy. Madame Rakotondrabe Régine, Directeur Général de ladite société en était le témoin. Marc Ravalomanana a été libéré provisoirement le 14 Octobre 1988 grâce à l'intervention de l'ancien Ministre de l'Economie et du Plan, Jean Robiarivony. Et le provisoire, ici, est aussi devenu durable…

(…) Sur la tête du beau Marc, devenu résident sud-africain, plane pas moins de 13 dossiers traitant d’affaires civiles, commerciales et pénales. Pour ce dernier sujet, nous avons la tuerie du 7 février 2009, alors traitée par la chambre d’accusation de la Cour d’Appel d’Antananarivo (Ndlr : et, à l’époque, par la justice sud-africaine, l’ayant interdit de sortir d’Afrique du Sud) : il s’agit du dossier n° 6052-Rp/09/11-Cr/J3/09.

(…) Pour le dossier n°6992-Rp/09/16-Cr/J3/09, relatif à l’achat du terrain sis à Andohatapenaka sur la route digue, Marc Ravalomanana a été condamné à 5 ans de travaux forcés. Il avait acquis ce terrain qu’il a fait remblayer avec l’argent de la région Analamanga, des deniers publics donc. Un montant de 3.654.140.000 ariary exactement. Purement et simplement détournés grâce à Fidy Ratsimbazafy alors chef de la région, accusé d’abus de fonction. Concernant le fameux Boeing « Force One II », Marc Ravalomanana a été condamné à 4 ans d’emprisonnement ferme pour avoir fait acheter ce Lear Jet pour un prétendu montant de 60 millions de dollars. Achat réalisé par l’ancien ministre des Finances Haja Razafinjatovo, évaporé dans la nature. Cet argent a été décaissé du port de Toamasina et celles des assurances Aro.

Venons-en maintenant à l’empire Tiko, société qu’il a fondé et qui s’est agrandi en moins de temps qu’il faut pour le dire. Mais tout a été découvert. En fait, il a utilisé la puissance publique pour laisser des tas de casseroles, inconnues s’il ne s’était pas enfui en Afrique australe. Cela relève des domaines civil et commercial. En juillet 2009, 1.940 tonnes de riz saisis chez la société Magro ont été mis en vente publique. Car cette filiale de Tiko devait à la Direction générale des Impôts, une somme d’impayés chiffrés à 204.075.718,56 ariary. Par ailleurs, les services des Douanes ont révélé le non-paiement de droits et taxes à l’importation d’une valeur de 26.066.764,982 ariary. Cela a été payé in extremis le 10 mars 2010. Pourquoi avoir attendu ? Du côté d’Air Madagascar, les impayés de la société Tiko s’allongent. Nous en étions à 1.527.207.964,32 ariary. Et ce n’est pas fini…

Les filiales de Tikoland, Fanampy Rice Sa et Tiko Sa doivent aussi quelque 967.600.000 ariary à la Sonapar qui a eu le malheur de leur avancer cette somme en guise de capital de démarrage. Actuellement, ce dossier n°402-Ap se trouve en appel. Comme l’est le dossier n°41-Ap sur l’argent emprunté à la société d’assurances Aro, d’un montant de 18.187.287.614,40 ariary. Impayés à ce jour. Sûre d’être au-dessus des lois, grâce à son fondateur devenu président de la république, la société Tiko SA s’est permis de ne pas s’acquitter des coûts de prestations médicales pour son personnel dirigeant. Ainsi, le Pavillon Sainte Fleur de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (Hjra) d’Anosy a été obligé de traîner Tiko SA devant le tribunal de Commerce pour le non-paiement de 2.082.943,28 ariary. Où en est-on au sujet de ce dossier ?

En fin de compte, l’empire Tiko n’aura été qu’un gigantesque conglomérat commercial, protégé par le Président Ravalomanana, qui n’a eu de cesse d’être un très mauvais payeur dans tous les domaines : non-paiement des factures de la société Delated Fils par la société Tiko Oil Products ou Top ; non-paiement, par le groupe Tiko, du coût de 40.000 sacs de ciment (soit 680.000.000 ariary) appartenant à la société Seimad ; non-paiement, par la société Tiko S.A., d’une créance de 200.000 dollars à la société Céréalis S.A. (à propos de céréales, c’est évident). Dernière en date : l’expulsion des sociétés Top et Magro du terrain d’Ankorondrano, appartenant à la Chambre de Commerce et d’industrie d’Antananarivo. Les deux sociétés « tikoesques » ne lui avaient pas payé le loyer qui a fini par s’élever à 22.080.000 ariary. Si l’on fait la somme de tous ces impayés, cela nous donne des dettes s’élevant à 250 milliards d’anciens francs arrondis (un euro ayant alors valu, à l’époque, en moyenne 3.000 ariary et un ariary 5 anciens francs malgaches). Ces chiffres ne peuvent pas s’inventer. C’est le fruit de longs mois d’investigations. Tout est vérifiable au tribunal d’Anosy et dans les sociétés citées.

Enfin, pour clore ce dossier d’extraits, il faut savoir que le 24 avril 2009 a eu lieu un grand déballage à la Primature de Mahazoarivo. La majorité des ministres sont intervenus pour démontrer, preuves à l’appui, toutes les malversations de Marc Ravalomanana en sept ans de pouvoir. Certains sont, de nos jours, décédés. Il s’agit de : Général Ravelomanana Claude, Secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie, décédé le 29 janvier 2011 ; Nadine Ramaroson, Ministre de la Population et des Affaires sociales, décédée le 28 août 2011 ; Jean Rodolphe Ramanantsoa, Ministre de l’Energie, décédé le 20 août 2016 ; Nirhy Lanto Andriamahazo, ministre de l'Eau, décédé le 13 mars 2018 ; Noël Rakotonandrasana, Ministre des Forces armées, décédé le 6 Février 2019.

Rolland Ranjatoelina, Ministre des Transports

« D’une société riche en patrimoine, le régime Ravalomanana la réduite en une coquille vide », avait révélé ce 24 avril 2009, le ministre des Transports, Rolland Ranjatoelina, haut cadre d’Air Madagascar qui a préféré démissionner. Les 500m² de l’agence, rue des Boulets à Paris, d’une valeur de 6 millions d’euros, a été cédé à 2 millions d’euros. Dans le traitement des recettes commerciales, des milliards ont aussi disparus, en utilisant des tickets sans émission. Révélation: le centre de traitement des documents commerciaux se situe à Tunis, en Tunisie ! Pour le salaire du Dg allemand, le Ministre Ranjatoelina a fait un parallèle avec celui du P-Dg de la SNCF (rail français) qui touche, lui, entre 14 et 15.000 euros par mois (…).

Der des ders de ces extraits, la tribune de l’Histoire interdit de devenir amnésique. Feuille de route ou pas, les faits véridiques et vérifiables sont que, par trois fois, Marc Ravalomanana a fait l’objet de condamnations judiciaires :

1- à 4 ans d’emprisonnement fermes, avec mandat d’arrêt à l’audience, et au paiement de 70 millions de dollars de dommages et intérêts à l’État pour abus de confiance et prise d’avantages injustifiée (Dossier n 4900-RP/09-56/CO/09/J3)

2- à 5 ans de travaux forcés, avec mandat d’arrêt à l’audience, et au paiement de 1 million ariary d’amende, pour détournements de deniers publics, abus de fonction, favoritisme, conflits d’intérêts et complicité (Dossier n 6992-RP/09/16/CR/09/J3)

3- aux travaux forcés à perpétuité, avec mandat d’arrêt à l’audience, sur le dossier criminel «Tuerie du 7 Février 2009».

Jeannot Ramambazafy

Dossier également publié dans « La Gazette de la Grande île » du Mercredi 05 Août 2020

CLIQUEZ ICI POUR UN GRAND FORMAT

**********************

QUELQUES PHOTOS PRISES LORS DE DEBALLAGE,  LE VENDREDI 24 AVRIL 2009 A LA PRIMATURE DE MAHAZOARIVO

 

L’arrivée du Premier ministre Monja Roinfedo

Les Dames Ministres de la Population et du Tourisme, Nadine Ramaroson et Irène Andréas

Les Ministres de l’Eau et des Télécommunications, Nirhy-Lanto Andriamahazo et Augustin Andriamananoro

La Dame Ministre de la Justice et le Secrétaire d’État chargé de la Gendarmerie, Christine Razanamahasoa et le Général Claude Ravelomanana

Au premier plan, les Ministres de l’Environnement, de la Communication et de la Santé, respectivement : Mario Jean Florent Rakotovao, Gilbert Raharizatovo et Henri Ranaivoarisoa

Le Ministre de l’éducation nationale, Julien Razafimanazato, qui n’est pas intervenuL’entrée dans la salle du Premier ministre.

Le Premier ministre Monja Roindefo à la clôture de ce Déballage ou "Ampamoaka"

Midi Madagasikara0 partages

Itaosy : Mpanendaka niharan’ny fitsaram-bahoaka, nadoboka eny Tsiafahy

Ny alatsinainy lasa teo no natolotra teny anivon’ny Fampanoavana, rehefa avy nomena ny fitsaboana sahaza azy ilay mpanendaka voasambotry ny fokonolona teny Itaosy, ny herinandro lasa teo ary naratra mafy niharan’ny fitsaram-bahoaka. Araka ny fanapahan-kevitr’ireo mpitsara mpanao famotorana moa, dia nadoboka avy hatrany eny Tsiafahy ranamana. Marihana mantsy fa tra-tehaky ny fokonolona teo am-panaovana ny asa ratsiny mihitsy izy sy ny namany iray izay afa-nitsoaka. Ramatoa mpivarotra teny an-toerana no lasibatry ny fanendahana. Ary tsy vitan’izay fa mbola notrobaran’ireo tontakely ny antsy ny kibony. Raha araka ny angom-baovao, dia efa voavonjy ity ramatoa ity ary efa mizotra tsikelikely ho any amin’ny fahasalamana. Saingy izay toe-javatra izay no nampitroatra ireo fokonolona. Nifatratra teny amin’ity iray voasambotra ity avokoa ny hatezeran’ireo fokonolona ka ny ainy sisa tsy afaka. Soa ihany fa nisy noterem-panahy hampitsahatra ny daroka ka nitondra azy tany amin’ny mpitandro filaminana.

m.L

Midi Madagasikara0 partages

Musique traditionnelle : Lejim 415 au service des droits de la femme

Lejim 415 escorté par son frère d’arme Alain Djacoba Tehindrazanarivelo.

Le baoejy est un rythme de sa région natale, cette sonorité qui anime aussi bien la campagne que la ville. Nombreux sont les fans de cette musique, aujourd’hui quadragénaires à avoir fait leur éducation civique sur les rimes de Lejim 415.

Même la date exacte de sortie et le titre ne sont pas encore dévoilés, le prince de Baoejy de Mandritsara sortira bientôt une chanson avec des paroles poignantes. En effet, l’auteur de Giana use sa plume pour dénoncer le mariage forcé souvent pratiqué à la campagne.

Un style évolué. La profondeur mélodique, l’engagement, et l’intensité de la voix de Lejim sont bouleversants. Ainsi, la chanson relate la réalité à Madagascar. Mariage forcé, les parents égoïstes, un frère assoiffé d’argent sont le sujet de cette formation de Sofia. Accompagné par des virtuoses comme Levarombo, Jaomena au clavier, Nicolas Andrianasimo à la guitare solo et le neurologue-musicien Alain Djacoba Tehindrazanarivelo , Lejim 415, avec sa voix mélodieuse, exprime facilement son inquiétude. Ethnomusicologue de formation, le chanteur s’inspire des réalités de sa localité. « Je voyage beaucoup et je m’inspire de la vie quotidienne comme tous mes amis artistes » a-t-il confié avec humilité.

Iss Heridiny

Midi Madagasikara0 partages

Bac Covid-19

La première session du Bac ayant été émaillée de fuites de sujet, la tenue d’une « session exceptionnelle » destinée à donner « une seconde chance » à tous les candidats recalés, a été annoncée par le président de la République le 6 octobre 2019.

Bac Covid-19

Le locataire d’Iavoloha a parlé du même …sujet le 12  juillet dernier pour faire savoir cette fois-ci que les épreuves du Bac 2020 débuteront le 5 octobre. Les candidats ont donc ou n’ont plus (c’est selon) que 2 mois pour boucler le programme et/ou faire les révisions. Confinés depuis 4 mois. Soit durant plus d’un trimestre qui est difficile voire impossible à rattraper. Se pose alors la question de l’opportunité ou pas d’un programme limitatif pour le Bac qui est tout aussi « exceptionnel » cette année. Le Bac 2020 pourrait être estampillé Covid-19. Avec ce que cela suppose de (con)notation péjorative par rapport à la valeur du diplôme censé ouvrir les portes de l’Enseignement supérieur quoique le Bac ne constitue plus un « sésame ouvre-toi » à cause du « numerus clausus » au niveau des différentes filières des universités. Publiques aussi bien que privées. Le Bac Covid-19 malgache risque d’avoir du mal à être reconnu par des grandes écoles et universités étrangères. C’est à l’image du Bac 2020 en France qui a été « conçu dans un esprit de bienveillance vis-à-vis des candidats » en raison de la pandémie de Coronavirus qui a entraîné la fermeture des lycées et collèges. Pour l’obtention ou pas du Bac, seules les notes des premier et second trimestres avant le confinement ont été prises en compte. Les livrets scolaires pouvaient aussi valoriser l’implication ou les progrès des élèves. Les moyennes annuelles étaient arrondies à l’unité supérieure. Les jurys avaient même la possibilité de revaloriser la moyenne annuelle d’un candidat sur la base d’éléments statistiques des lycées sur les 3 dernières années. Un modèle de Bac français 2020 que les responsables de l’Enseignement à Madagascar n’ont pas cru bon de… copier.

R.O
Midi Madagasikara0 partages

Concours de cover : 212 vidéos en lices pour #Hivazosamoela

Faute de scène, la proximité entre artiste et public se forge sur les réseaux sociaux. Pour sa part, Samoëla fait partie de ces chanteurs on ne peut plus actifs. Avec le concours de cover #hivazosamoela lancé depuis le mois de juin, les inconditionnels montrent leur enthousiasme. Si la date butoir est fixée le 30 août 2020, jusqu’ici, 212 vidéos sont en course pour décrocher les 7 millions d’ariary à la clé. D’après le ténor du vazo miteny, les participants ne sont pas limités sur le nombre de cover à faire. Ce qui implique que même ceux qui ont déjà envoyé une vidéo peuvent encore en refaire. Mais encore, il reste trois semaines pour redonner un second souffle aux titres de Samoëla. D’autant plus que les participants disposent d’un large éventail de chansons avec les dix albums du chanteur déjà sortis. Evidemment, les règles du jeu ne changent pas. L’idée est de reprendre les morceaux de Samoëla, anciens ou récents, le choix n’incombe qu’aux concurrents. Sans changement, la vidéo est à envoyer en wetransfert à l’adresse hivazosamoela@gmail.com. A rappeler que cet évènement entre toujours dans le cadre de la célébration des 25 ans du crooner. Une célébration qui, malheureusement a vu des reports et des annulations de plusieurs dates en raison de la pandémie depuis le mois de mars.

Zo Toniaina

Midi Madagasikara0 partages

Governoran’ny Faritra Atsinanana : Omena lanja manokana ny lakandranonin’i Pangalana

Ny alakamisy teo dia nitsidika ny kaominina Amboditandroroho ny ekipan’ny CRCO Atsinanana, sady nanamafy ny ady atao amin’ny coronavirus, no nijery ihany koa ireo fomba entina mampandroso iny kaominina manamorona ny lakandranon’i Pangalana sy ny lakandrano iny ihany koa. Nisy ny fanaraha-maso ny lakandrano amin’ireo mpampiasa azy izay tokony ho entana ihany no afaka mandeha fa tsy ny olona. Ny governoran’ny faritra Atsinanana Rafidison Richard mihitsy no nitarika ny delegasionina CRCO tamin’izany fitsidihana ny tao Amboditandroroho izao. Nandritra izao fitsidihana izao no nitarainan’ny kaominina Amboditandroroho fa tena sahirana izy ireo ankehitriny, satria ny tamberim-bidy avy amin’Ambatovy tena volabe miditra amin’izy ireo izao efa tsy misy intsony. Ny sisa hany vola miditra ireo ireo tamberim-bidy azo avy amin’ireo vokatra mivoaka ny kaominina sy ireo entana mandalo ao amin’ny kaominina sisa.  Ankoatra izay dia nohamafisin’ny governoran’ny faritra Atsinanana, Rafidison Richard, ihany koa fa hatao toerana hoitsidihan’ireo mpizaha tany ny lakandranon’ny Pangalana. Haren’ny faritra Atsinanana ny lakandrano, harena koa ho an’ireo distrika andalovany rehetra koa, satria lalan-drà mamelona manomboka ao Toamasina I sy Toamasina II, Brickaville, Vatomandry,…hatrany Mahanoro. Hanao ezaka izany ny faritra Atsinanana hahatonga ny lakandranon’i Pangalana ho tena lasa fitsangantsangana ho an’ireo mpizaha tany, satria harena be no hita amin’iny lakandrano iny na ara-tantana izany na ara-kolontsaina na ara-zavakanto, amin’ny alalan’ireo vakodrazana betsimisaraka. Efa manao ezaka amin’izany ny faritra ka raha vao tapitra ny fihibohana dia hiroso avy hatrany ny asa mahakasika izany. Ho an’ireo mpandraharaha ara-pizahantany amin’ny lakandranon’i Pangalana, sy amin’ny ankapobeny, dia efa vanim-potoana maty aloha ity taona 2020 ity. Ny fanampian’ny fanjakana azy ireo no andrasana hanomanana ny taom-pizahan-tany 2021 indray. Ny tena olana ho azy ireo dia ilay taxi-brousse nasionaly sy ny sidina tsy afaka mihetsika mihitsy, nefa ireny no mpitondra ireo mpizaha tany mamonjy ny faritra, ka andrasana ny volana oktobra nolazain’ny filoha fa hoe hamahany ny sehatry ny fizahantany eto amintsika.

Malala Didier

Midi Madagasikara0 partages

Andavamamba : Voasambotra ireo mpanendaka mpiantsena maraina

Tonga teny am-poto-tsofin’ireo mpitandro filaminana ihany ny fitarainan’ireo olona tsy maintsy hivoaka maraina noho ny fitadiavana, kanefa dia ataon’ny mpanendaka mahita faisana eny amin’iny faritra Andavamamba iny.

Ny alahady lasa teo tokoa mantsy dia mpanendaka  teo amin’ny dimy lahy teo, efa niandry fotsiny ireo hazany vao maraina no noraofin’ny polisy teny an-toerana, araka ny fampitam-baovao avy amin’ny polisim-pirenena. « Ho famaliana ny fitarainana ataon’ny olona mikasika ny firongatry ny asa ratsy fanendahana eny amin’ny faritry ny Cenam 67Ha iny ka ireo mpivarotra sy mpiasa mandeha maraina no tena ataon’ireo olon-dratsy lasibatra amin’izany » no antony nirotsahan’ireto mpitandro filaminana ireo vao mangiran-dratsy teny an-toerana ka nahazoana io vokatra io. Nanomboka ny fiandohan’ny herinandro talohan’io no efa nidina teny an-toerana ireo mpitandro filaminana avy ao amin’ny SAG ary nanao savahao sy fisavana ireo elakelan-trano rehetra, toerana izay mety ho hamaharan’ireto tontakely ireto. Niafara tamin’izao fisamborana azy dimy lahy izao  izany paikady izany. Voalaza, fa tamin’io fotoana io dia mbola nahitana antsy lavalela sy « barre fer 6 » marani-doha tany amin’izy ireo. Fitaovam-piadiana izay ampiasain’ireto tontakely ireto manao ny asa ratsiny sy mandrahoana ireo mpiantsena sy mpanarety. Marihana hoy hatrany ny vaovao fa ny telo tamin’ireto mpanendaka ireo dia mbola zaza tsy ampy taona avokoa, kanefa dia efa izao mampitondra faisana olona maromaro izao amin’ny  fanendahana sahady. Mbola eo am-panaovana fanadihadiana azy ireo moa ireo mpitandro filaminana ka hatolotra tsy ho ela eny anivon’ny Fampanoavana izy dimy lahy. Na izany na tsy izany aza anefa, mety ho mbola maro ireo namany mihaodihaody eny amin’ ireo faritra ka tsy nijanona hatreo akory ny famerenana ny fandriampahalemana ataon’ireo  polisy eny an-toerana, raha ny fanazavana azo hatrany.

m.L

Midi Madagasikara0 partages

Région Ihorombe : Les décédés du coronavirus à enterrer immédiatement

Conformément au procès-verbal de réunion de l’OMC/REG d’Ihorombe du 2 août dernier, des mesures ont été prises au niveau de la région d’Ihorombe dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus ou du Covid-19. Il s’agit, entre autres, du port obligatoire de masque pour tout individu sans exception, avec contrôle systématique du respect de ce port, fermeture de toutes les églises, tous les temples et tous les lieux de culte. Toutes les activités de commerce ainsi que le marché de bovidés sont fermés à une heure de l’après-midi. Les décédés de cause du coronavirus sont à enterrer immédiatement sur place. Les décédés de causes autres que le coronavirus ne doivent faire l’objet d’aucune veillée. Toutefois, ce dernier cas de décès peut être transporté au lieu d’enterrement voulu en cas d’agrément de la Région de réception.

Recueillis par Dominique R.

Midi Madagasikara0 partages

Covid-19 : Taux de guérison en légère hausse : 78%

Les dernières statistiques rapportées, hier, sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19 à Madagascar.

5 décès de plus, 235 nouveaux cas et 461 guérisons ont été rapportés, hier, par le CCO avec une légère hausse du taux de guérison qui se situait à 78%.

A ce jour, 123 personnes ont encore succombé au Covid-19 à Madagascar, soit un taux de mortalité de 1,03%. Pour la seule journée d’hier, le CCO a annoncé 5 décès, dont 2 à Analamanga ; 1 dans le Boeny ; 1 dans le Vakinankaratra et 1 dans l’Analanjirofo. De même, 235 nouveaux cas ont été signalés dont 185 à Analamanga ; 1 dans le Vakinankaratra (Ambatolampy) ; 1 dans l’Itasy (Miarinarivo) ; 17 dans le Bongolava (Tsiroanomandidy) ; 1 dans l’Atsinanana (Toamsina) ; 16 dans la Haute Matsiatra ; 2 dans le Boeny ; 3 dans la régions Sofia (2 Antsohihy et 1 à Port Bergé) ; 1 dans la région DIANA (Ambanja) ; 2 dans l’Anosy ; 3 dans l’Atsimo Andrefana et 3 à localisation inconnue. Ces nouveaux cas d’hier ont été relevés parmi 887 tests dont 772 tests PCR et 115 tests geneXpert réalisés dans 7 régions. Le tableau récapitulatif indique un total 47.838 tests dont 44.805 tests PCR et 3.033 tests geneXpert réalisés depuis le début de l’épidémie.

Formes graves en baisse. Les formes graves sont actuellement au nombre de 79 dont 61 à Analamanga (30 au HJRB ; 2 au HJRA ; 1 à l’hôpital militaire ; 12 au CHU Anosiala ; 2 à l’hôpital de Fenoarivo et 4 au CTC-19 Mahamasina) ; 1 dans le Vakinankaratra (Antsirabe) ; 6 à Fianarantsoa ; 4 à Toliara et 7 dans le Boeny.

Par ailleurs, 461 guérisons ont été annoncées, hier, portant à 9.286 le nombre de personnes guéries du Covid-19 depuis le début de l’épidémie sur 11.895 cas confirmés, soit un taux de guérison d’environ 78%. Sur les 461 patients déclarés guéris, hier, 420 sont issus de la région Analamanga 420 dont 394 ont suivi leur traitement à domicile et 26 dans les hôpitaux et les centres de traitement (CTC-19) : 14 au CHU Anosiala ; 9 au HJRB ; 1 au CTC-19 Mahamasina ; 1 au CTC-19 Ivato. Le reste des patients guéris sont localisés dans les régions : 2 dans l’Atsimo Atsinanana ; 3 dans l’Atsinanana ; 3 dans l’Itasy (Arivonimamo) ; 4 dans le Vakinankaratra (Antsirabe) ; 1 dans la Haute Matsiatra (Fianarantsoa) ; 8 dans le Bongolava ; 11 dans le Boeny ; 1 dans l’Androy ; 5 dans le Betsiboka et 1 à Port Bergé, région Sofia.

Rappelons que tous ces chiffres ne tiennent compte que des cas ayant fait l’objet de tests PCR ou geneXpert. Force est de constater, cependant, que nombreux sont les patients qui, après avoir été reçus auprès des CSB II et des cabinets médicaux privés, entament un traitement car présentent des symptômes évocateurs du Covid-19. N’ayant jamais été testés, ils ne sont ainsi pas inclus dans ces statistiques. Les techniques de projections permettraient de les quantifier au plus près de la réalité.

Hanitra R.

Midi Madagasikara0 partages

Omnisports : Décès d’Ali Harouna, SG de la CONFEJES

Ali Harouna s’est éteint, lundi à Dakar.

Le défunt SG de la CONFEJES a beaucoup voyagé à Madagascar et a contribué au raffermissement des liens entre Madagascar et cette institution.

Un grand nom du sport africain vient de s’éteindre. « La Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, fait part de sa grande tristesse à l’annonce du décès, ce lundi 3 août 2020 à Dakar, de Bouramah Ali Harouna, Secrétaire général de la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports des pays ayant le français en partage (CONFEJES). Depuis son entrée en fonction en 2013, Bouramah Ali Harouna a contribué au développement des politiques de la jeunesse dans les pays francophones, œuvrant en particulier en faveur de l’entrepreneuriat et du volontariat, en étroite collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il était un membre actif du Conseil d’orientation des Jeux de la Francophonie et contribuait à faire des prochains Jeux à Kinshasa, en 2022, un succès en termes de formations et de bénévolat pour la jeunesse» telle est la teneur du communiqué de presse de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ali Harouna Bouramah a été élu au poste de Secrétaire général de la Confejes à l’issue de la 34e conférence de cette institution tenue les 7 et 8 mars 2013 à Niamey, au Niger. Le défunt SG de la CONFEJES a beaucoup voyagé à Madagascar et a contribué au raffermissement des liens entre Madagascar et cette institution. Les jeunes entrepreneurs ont pu bénéficier du programme PPEJ (Programme de Promotion de l’Entreprenariat des Jeunes) et les sportifs à travers les Appuis promotion élite-jeunes (APEJ) du Fonds francophone de préparation olympique (FFPO). Un athlète malgache en la personne de Jean Robert Bezara est boursier de la CONFEJES au Centre International d’Athlétisme de Dakar (CIAD) pour la préparation des Jeux Olympiques. La dernière visite d’Ali Harouna remonte en septembre 2019 lors de la première conférence régionale des ministres africains sur la mise en œuvre en Afrique du Plan d’Action de Kazan. La rédaction sportive de MIDI Madagasikara présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses collaborateurs.

T.H

Midi Madagasikara0 partages

Supercoupe de Bulgarie : Pas de 3e titre pour Ludogorets de Abel Anicet

Abel Anicet s’était blessé à la tête pendant la finale de Supercoupe.

En quête de leur troisième titre en Supercoupe de Bulgarie, Abel Anicet et ses coéquipiers ont perdu le match à la 89e minute, ce week-end. En effet, il s’agit du dernier match opposant le champion de Bulgarie, notamment le Ludogorets avec l’international malgache Abel Anicet au Lokomotiv Plovdiv, vainqueur de la Coupe de Bulgarie avant le début de la nouvelle saison.

Lors des deux saisons précédentes, Ludogorets a pris ce trophée, il y a exactement un an durant lequel Lokomotiv était vaincu. Cette fois-ci, la bande à Anicet n’a pas réussi à remporter de nouveau le titre et s’est inclinée devant leur adversaire sur le score de 1 but à 0. Pourtant, le capitaine des Barea était titulaire et avait joué durant toute la rencontre.

Pendant les premières minutes du jeu, il n’y avait pas beaucoup de situations intéressantes devant les deux portes. À la 13e  minute, Abel Anicet et Peter Vitanov se sont très mal tapés les têtes dans un duel aérien. Ils ont saigné. Vivatov n’a pas réussi à poursuivre le match tandis que le Malgache a pu se tenir jusqu’à la fin. Au retour des vestiaires, la belle entame de Lokomotiv Plovdiv a fait perdre les nerfs aux Aiglons qui non seulement, ont subi la pression, mais aussi ont perdu à la 66e minute un de ses joueurs avec un carton rouge. Réduits à dix, les Ludogorets ont tenté de gérer la pression, jusqu’à ce que Lokomotiv Plovdiv ait trouvé la faille pour marquer l’unique but de la rencontre à la 89e minute. Et c’était sur ce score que les deux équipes se sont séparées.

A noter que cette saison est fructueuse pour Ludogorets en arrachant son neuvième titre de champion de Bulgarie. Pour Abel Anicet, il s’agit de son sixième sacre. Il a largement contribué à la victoire de son équipe pendant ses 23 apparitions dont un but inscrit, pour le compte du championnat de Bulgarie.

Manjato Razafy

Midi Madagasikara0 partages

Commerce : 79 958 tonnes de riz importés au premier trimestre 2020

Une nette évolution des importations de produits de première nécessité est observée au niveau du port de Toamasina.

Madagascar dispose encore d’une vaste étendue de terres arables estimée à plus d’une trentaine de millions d’hectares. Cependant, plus de 80% de ses approvisionnements alimentaires dépendent encore de l’extérieur. La preuve, une nette évolution des produits de première nécessité importés, notamment le riz, a été observé depuis le second semestre de l’année dernière jusqu’au premier trimestre de l’année 2020. Ces importations alimentaires pèsent d’ailleurs très lourd dans le volume annuel du trafic maritime du port de Toamasina auquel transitent 75 à 80% des échanges maritimes de la Grande île. C’est ce qui a été évoqué dans le bulletin d’information trimestriel d’information du port de Toamasina publié par la SPAT (Société du Port à gestion Autonome de Toamasina). Ainsi, durant le premier trimestre, la Société de Manutention des Marchandises Conventionnelles  (SMMC) a enregistré 79.958 tonnes de riz importées.

Stabilité des prix. Et d’après les informations émanant du ministère en charge du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, une quinzaine d’opérateurs agréés se partage la plus grande part de ce marché. Et les importations de riz se poursuivent normalement durant ce second trimestre de 2020 afin d’assurer un ravitaillement en produits de première nécessité de tous les marchés répartis sur le territoire national. Tout récemment, une cargaison de 16.000 tonnes de riz vient de débarquer au port de Toamasina. Entre temps, ce département ministériel effectue des contrôles permanents au niveau du circuit de distribution de ces denrées alimentaires, notamment en cette période de crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 afin de réguler les marchés tout en veillant à la stabilité des prix. Force est pourtant de remarquer que cette pandémie a provoqué des perturbations au niveau des opérations d’importation de Madagascar. En effet, « la mise en quarantaine systématique des navires transportant ces produits de première nécessité importés, a fait bondir les coûts d’escale », d’après les explications de Jean Noël Masindia, le directeur commercial et marketing du SMMC.

Stocks disponibles. Par ailleurs, l’Etat veut bien rassurer les consommateurs que le pays dispose suffisamment de stocks de ces denrées alimentaires. Aucune pénurie n’est ainsi à craindre. Le Directeur général des Douanes, Zafivanona Ernest Lainkana, a soulevé entre autres qu’il y a 122.300 tonnes de riz disponibles durant les deux premiers mois de cette année. La mise en place de la société SPM (State Procurement of Madagascar), constitue également une alternative face aux abus éventuels de position dominante de certains opérateurs, sinon en cas de défaillance de leur part, a-t-on conclu.

Navalona R.

Midi Madagasikara0 partages

Concours : Un appel pour le féminisme avec le Goethe-Institut

Mme Jeannette (assise au centre), femme émancipée et figure du théâtre malgache pourrait inspirer des œuvres artistiques.

Un grand appel pour les pays du Sud, dont Madagascar fait partie, venant du  Goethe-Institut. En effet, cette institution culturelle ayant une réputation de vrai carrefour d’échange culturel entre la Grande Île et l’Allemagne dans le pays, appelle les « graphistes, les équipes de graphistes et d’écrivains, auteurs, scénaristes à soumettre des propositions de nouvelles de bandes dessinées sur les mouvements indigènes et les militants du Sud ».

Initié par le Goethe-Institut, présent à Madagascar depuis plus d’une quarantaine d’années, les critères de  sélection sont assez élevés. Vu l’enjeu, c’est presque plus que normal. A part d’avoir vécu deux ans ou être originaire d’un pays du Sud, la personne ou le groupe de personnes devraient avoir déjà publié cinq ouvrages. Face à une histoire confisquée, comme Madagascar, avec ses reines et ses grandes figures féminines, c’est une opportunité pour les artistes malgaches de faire connaître le pays.

Des femmes à poigne, Madagascar n’en manque pas et ce depuis la nuit des temps. Les reines, les martyres, les artistes… il est impossible de les lister toutes. Pour ne citer que l’histoire pleine de leçons de Ratsisaramba, la femme qui a réussi à imposer le pouvoir de choisir son mari du temps d’Andriamasinavalona (1675–1710). Pour avoir plus amples informations sur cet appel à contribution, il suffit de visiter le site web de l’institution via ce lien www.goethe.de.

Maminirina Rado

Midi Madagasikara0 partages

Radio bidirectionnelle : Un appareil spécial PME lancé par Motorola Solutions

Motorola Solutions mise sur les PME à Madagascar et dans le reste de la région subsaharienne.

Alors que les politiques économiques conjoncturelles adoptées par les dirigeants étatiques, en réponse à la crise de Covid-19, favorisent surtout les grandes entreprises, les multinationales misent aujourd’hui sur les PME pour vendre des solutions.

 Motorola Solutions lance un nouvel appareil spécialement conçu pour les Petites et moyennes entreprises (PME), en Afrique subsaharienne. Il s’agit de la radio bidirectionnelle Mototrbo DP540, qui intègre toutes les fonctionnalités nécessaires dans un seul appareil. Le leader mondial des communications critiques lance ce nouveau dispositif, qui, selon ses promoteurs, est conçu pour les entreprises soucieuses des coûts, qui souhaitent passer à la technologie numérique pour des communications fiables et efficaces. Certes, la demande de communication radio numérique augmente, les petites et moyennes entreprises recherchent des solutions simples et abordables pour leurs besoins de communication sans avoir à faire de compromis sur la qualité. « Mototrbo DP540 est l’outil parfait pour les utilisateurs ayant besoin d’une radio numérique d’entrée de gamme, offrant une facilité d’utilisation et de puissantes fonctionnalités numériques », ont soutenu les représentants de Motorola Solutions. Selon eux, le nouvel appareil, disponible auprès des revendeurs certifiés Motorola Solutions en Afrique subsaharienne, est basé sur la norme ETSI Digital Mobile Radio (DMR), approuvée dans le monde entier dans des systèmes numériques abordables de faible complexité.

Défis. « Dans l’économie d’aujourd’hui, les petites et moyennes entreprises sont constamment sous pression pour livrer plus et livrer rapidement, tout en gardant l’esprit de réduire les coûts. Dans cet esprit, nous avons développé une solution de communication qui contient toutes les fonctionnalités nécessaires dans un seul appareil abordable », a déclaré Laurent Tribout, directeur des ventes indirectes de Motorola Solutions pour les pays de l’Afrique subsaharienne.

Polyvalent. L’un des risques de la migration de la technologie analogique vers la technologie numérique est la période de transition qui peut potentiellement interrompre les opérations commerciales. La solution à ce problème est déjà prévue par le Mototrbo DP540, qui peut fonctionner en modes numérique et analogique, selon ses promoteurs. De cette manière, les utilisateurs de radio peuvent utiliser et communiquer sur leurs nouvelles radios Mototrbo DP540 au travail, alors que l’entreprise passe à la technologie numérique.

 Antsa R.