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Les actualités à Madagascar du Lundi 05 Avril 2021

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Covid-19 - Madagascar choisit deux vaccins

Madagascar a opté pour sa campagne de vaccination deux vaccins. L’annonce a été faite samedi dernier par le Président de la République Andry Rajoelina lors de son adresse à la Nation. A entendre le Chef de l’Etat, ce choix a été pris après que l’Etat a consulté l’Académie nationale de médecine pour identifier le variant qui circule et déterminer quel vaccin est efficace. Les deux vaccins choisis sont efficaces contre ce variant sud-africain, indique le Président Andry Rajoelina, qui s’est pour le moment gardé de révéler le nom des deux vaccins en question.

Il est également probable que ces produits répondent à la logistique dans le pays en termes de chaîne de froid pour un stockage sous très basse température. Le Président de la République confirme par ailleurs que Madagascar va participer au programme Covax pour accélérer l’arrivée des vaccins à Madagascar et rappelle que la vaccination ne sera pas obligatoire mais les personnes prioritaires seront les volontaires au niveau du personnel de santé, les Forces de l’ordre et des personnes âgées. Il convient ainsi de rappeler que le mécanisme Covax consiste en une initiative mondiale menée par l’OMS, Gavi (l’Alliance du vaccin) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) qui garantit un accès équitable aux vaccins contre la Covid-19 ». Plusieurs procédures seront mises en place avant comme l’élaboration d’un plan d’introduction des vaccins au pays. Madagascar va procéder aux commandes et se préparer à l’arrivée des premières doses qu’une fois ce plan élaboré. La liste des premiers pays bénéficiaires de l’initiative Covax a été rendue publique le 2 mars dernier. 142 pays figurent sur la liste et plus de trois cent millions de doses sont prévues être distribuées jusqu’à la fin du mois de juin. Les doses sont fournies en fonction du nombre de la population et les pays qui reçoivent le plus grand nombre de vaccins sont l’Inde, le Pakistan, le Nigéria, l’Indonésie, le Bangladesh et le Brésil. Vers la fin du mois de mars dernier, une trentaine de millions de doses de vaccins ont été distribués à 63 pays participants. Une dizaine de pays d’Afrique ont reçu leurs premières doses de vaccins.

La Rédaction

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Lutte contre la Covid-19  - L’Etat d’urgence reprend, le confinement en suspens

C’est parti pour une première quinzaine d’Etat d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national. Deux semaines après l’annonce officielle du début de la 2ème vague de l’épidémie, l’Etat décide la reprise de cette disposition exceptionnelle pour lutter contre la Covid-19. Une décision prise en concertation avec les chefs d’Institution, c'est-à-dire les présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et de la Haute Cour constitutionnelle. « Nous faisons face à un combat acharné contre le variant sud – africain qui est en train d’affecter et de tuer de nombreux malagasy », annonce d’emblée le Président Andry Rajoelina lors de son message à la Nation, samedi dernier.

 

Le Chef de l’Etat interpelle sur l’augmentation alarmante des décès liés à la Covid-19. 104 décès ont été enregistrés en deux semaines sur 2953 nouveaux cas, contre 300 décès sur une période de 1 an, l’année dernière.  Parmi les patients ayant succombé à la pandémie figure des personnalités issues de différents horizons et d’âges : des artistes, des magistrats, des enseignants-chercheurs, des officiers de l’Armée, des hauts fonctionnaires, des jeunes et des personnes âgées. « Cela prouve que l’épidémie frappe sans distinction de classe sociale, d’âge, de religion et de région. La moyenne d’âge des patients pris en charge au niveau des centres de traitement Covid-19 à Andohatapenaka, à Mahamasina et à Ivato se situe entre 30 à 50 ans », prévient le numéro un de l’Exécutif.

Une complication accélérée

Le Président de la République en appelle ainsi à la prudence des citoyens dans le respect des gestes barrières et à la limitation de tout contact avec d’autres personnes et en restant autant que possible à domicile. « La situation exige la prise de conscience et de responsabilité de tout un chacun pour se protéger et protéger les compatriotes », argumente encore le Chef d’Etat.

Ceux qui présentent des symptômes suspects doivent rejoindre les centres de traitement pour des soins immédiats sans attendre les tests. Toux, migraine, forte fièvre, grande fatigue, courbatures, diarrhée, vomissement, difficultés respiratoires, vertige, insomnie. Tels sont les principaux signes de la maladie. Les professionnels de santé observent une propagation plus rapide du coronavirus avec un basculement accéléré en formes graves c'est-à-dire une totale incapacité à respirer pouvant conduire au décès.

Les lieux de prise en charge des patients atteints de la Covid-19 ont été catégorisés comme suit : les CSB prennent en charge les formes légères, les formes modérées sont soignées au niveau des Centres de traitement Covid-19 (CTC) à Andohatapenaka, à Mahamasina, à Ivato et bientôt à Alarobia. Afin de faciliter l’accès aux médicaments, toutes les pharmacies de la Capitale seront ouvertes en permanence et ce avec l’aval de l’ordre des pharmaciens de Madagascar.

Pas de confinement … pour le moment

L’Etat entend éviter d’appliquer les mesures de confinement, néanmoins le pays pourra basculer vers cette disposition si la situation tarde à s’améliorer. Le régime se réserve ainsi le droit de reconfiner le pays si besoin est. Jusqu’ici, toutes les entreprises peuvent encore fonctionner normalement contrairement aux écoles, universités, bars, boîtes de nuit et karaoké qui doivent fermer leurs portes pour les 15 prochains jours. Les restaurants peuvent, en revanche, ouvrir mais à condition de n’user que de la moitié de leur capacité d’accueil. Le Président annonce également que les Régions Analamanga, Atsinanana et Sava seront désormais fermées à l’instar de la Région Boeny et Nosy Be qui ont déjà fait l’objet de mesures d’isolement en raison de la forte propagation du variant sud – africain. Par conséquent, la circulation des taxis – brousse vers ou depuis ces endroits est suspendue. Les rassemblements de personnes sont limités à un effectif de 100 et cela est valable pour les lieux de culte. Un couvre-feu est rétabli depuis hier de 21 h à 4h du matin.

Durant son message à la Nation qui a duré une trentaine de minutes, le Chef de l’Etat n’a pas manqué de présenter ses condoléances aux familles endeuillées qui ont perdu des proches à cause de la Covid-19, d’adresser ses encouragements à l’endroit des membres du personnel soignant qui sont en première ligne dans cette bataille contre le coronavirus et enfin de rassurer tous les Malagasy. « L’Etat reste à vos côtés et nous allons ensemble faire face à cette lutte difficile », a – t – il déclaré.

La Rédaction

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Mis au pas

Tout le monde en rang et mis au pas. On s’y attendait. Et cela ne pouvait pas être autrement. Le Président de la République Rajoelina Andry Nirina, en sa qualité de berger de la Nation, brandit haut le sceptre du commandement suprême dont il est investi par le peuple et cela pour remettre en ordre de marche certaines brebis égarées sinon galeuses.

 

Lors de la deuxième intervention de l’année en cours dans le cadre de la prise en main de la deuxième vague de la Covid-19, le Chef de l’Etat interpella la conscience de chacun. Le variant sud-africain tant redouté est bel et bien chez nous. Blague à part, il ne plaisante pas ! Le virus sévit et abat cruellement sans distinction de race ni de niveau de vie. La « bête » fauche et ne fait pas de détail. Bref, il attaque tout ce qui bouge sur son passage.

Le péril nous guette tous. Ce samedi 3 avril, Rajoelina a été net et concis. Entre la vie et la mort, le pays n’a pas le choix. Il faut combattre de toutes nos consciences, nos forces et nos attentions. Au cas où nous nous laisserions aller, sans discipline ni prudence, le variant sud-africain risque de nous emporter tous. Le retour au confinement, déguisé ou non, est légitime sinon impératif. On ne peut plus continuer comme ça. Les centres de soins, de quelque niveau que ce soit, se trouvent aux abords de la saturation. Le personnel médical, dans son ensemble global, est littéralement débordé. Les équipements et les matériels de soins ne suffisent plus. Attention ! C’est l’apocalypse !

Une vaste campagne de conscientisation et de mobilisation s’impose. Les agents du public et du privé, à tous les niveaux de responsabilité, la société civile, tous les concitoyens de bonne volonté et les Forces de la défense et de la sécurité ont tous l’obligation de se donner la main.   

Sous le haut commandement du Chef suprême, le pays se met en rang et en ordre de marche. Il faut bannir ensemble l’indiscipline, l’imprudence et l’anarchie. Coûte que coûte, on doit casser l’élan effréné de la contamination.

La planète Terre se trouve confrontée à un ennemi commun : la Covid-19. On est de plain-pied dans la Troisième guerre mondiale. D’une part, tous les pays petits ou grands mènent un combat commun. De l’autre, la pandémie du coronavirus avec ses variants, de nouvelles forces de frappe, intraitables sont en phase de terrasser à même les plus coriaces.

En ce qui concerne l’option « vaccin », le Président Rajoelina d’annoncer officiellement que le pays s’inscrit dans le système Covax en identifiant deux types de vaccin jugé adapté au cas local. Il clôt ainsi un débat stérile que l’Opposition se prend le plaisir d’enfler, tout juste pour critiquer encore plus proférer de mauvaises langues.

L’Etat malagasy, en dépit des moyens limités dont il dispose, assume ses responsabilités. De son côté, chaque citoyen prend en charge le soin de se protéger et cela afin de pouvoir épargner les autres dont en premier lieu les proches et les amis. Jamais le pays n’a vu ni vécu de telle situation.

Tous les Malagasy ont intérêt à se mettre au pas.

Ndrianaivo

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Développement du capital humain - Le budget alloué aux cantines scolaires multiplié par neuf

De 2 milliards  à 18 milliards d'ariary. Le ministre de l'Economie et des Finances (MEF), Richard Randriamandrato a mis en avant l'augmentation du budget alloué aux cantines scolaires lors du forum mondial sur le projet « Développement du capital humain », organisé par la Banque mondiale. L'évènement s'est tenu en ligne, il y a un mois et a vu l'intervention de son président David Malpass, ainsi que le ministre des Finances du Bhoutan, de l'Egypte et du Kenya.

 

En tant que premier paneliste, le numéro un du MEF a présenté trois volets concernant les mesures prioritaires pour lutter contre la malnutrition des enfants. « Le budget alloué aux cantines scolaires passe de 2 milliards d'ariary en 2020 à 18 milliards d'ariary pour 2021, au bénéfice de 159 640 personnes réparties dans huit Régions. Le Gouvernement malagasy a également augmenté le soutien aux écoles publiques et privées à travers les caisses écoles pour soutenir leurs budgets de fonctionnement, ansi que la formation des maîtres FRAM en cette période où les parents ne sont pas en mesure de les aider à améliorer leurs conditions de travail, et notamment le paiement des salaires. Cette année, le budget alloué aux secteurs sociaux concernés par le développement du capital humain est revu à la hausse dans la loi de Finances rectificatives 2021 », annonce-t-il durant son intervention.

D'après la Banque mondiale, il est fondamental d'investir dans l'éducation, la santé et les opportunités économiques des femmes et des filles, tout cela afin de réaliser le potentiel en capital humain de l'Afrique et de stimuler une croissance économique durable. La riposte à la Covid-19 dans la Grande île devra donc être centrée sur la protection, la préservation et le maintien des investissements financiers et sociaux en leur faveur. Les actions en termes d'autonomisation des femmes et des filles, de même que les réformes juridiques sur l'âge minimum du mariage et la violence basée sur le genre ont été proposées par l'institution.

Recueillis par Solange Heriniaina

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Prévention contre la Covid-19 - Un budget minimum de 43 500 ariary à préparer

Vitamine C, calcium, Magné-B6 ou encore Paracétamol. Les ménages consacrent aujourd'hui de plus en plus d'argent dans l'achat de médicaments, plus particulièrement les fortifiants. Une tendance grandissante notamment face à la recrudescence de la pandémie de coronavirus dans le pays. D'après les données recueillies dernièrement, ces dépenses en médicaments atteignent environ 20 % des revenus d'un ménage dans la Capitale. « Au mois de mars dernier, nos dépenses en médicaments ont triplé. Nous sommes cinq à la maison. Il a fallu acheter des fortifiants pour chaque membre de la famille.  Nous n'avons pas imaginé que ces produits coûteraient aussi cher. Nous avons dépensé près de 150 000 ariary en médicaments », témoigne une mère de famille.

 

L'achat de médicaments figure désormais parmi les dépenses prioritaires, juste après l'alimentation. Pourtant, en temps normal, ces dépenses ne représentent même pas les 5 % du budget familial, sauf si un membre du ménage doit suivre un traitement spécifique. Une plaquette de Vitamine C coûte en moyenne 1 200 ariary. La plaquette de Magné-B6 s'achète aux alentours de 3 500 ariary et celle de calcium est à 4 000 ariary. Le budget consacré aux fortifiants pour une personne tourne ainsi autour de 8 700 ariary. Pour une famille de cinq personnes, les dépenses en médicaments pourraint donc atteindre 43 500 ariary, soit 21% du salaire minimum de 200 000 ariary.

Ces chiffres ne représentent que le budget minimum consacré aux médicaments. Ils peuvent augmenter en fonction du choix des marques. Certains médicaments comme l'Uvimag ou le Revitalose, très prisés actuellement dans toutes les pharmacies de la Capitale, sont beaucoup plus coûteux. Une boîte de Revitalose s'achète à plus de 33 000 ariary, soit presque tout le budget destiné aux médicaments pour une famille de cinq personnes.

En parallèle, cette augmentation des dépenses en médicaments s'accompagne de l'augmentation des prix sur le marché. En effet, d'après l'Institut national des statistiques (INSTAT), la hausse de prix des médicaments est plus importante que celle des produits de première nécessité (PPN).

« Pour les PPN, les prix ont varié de 5 % entre janvier 2020 et 2021, et déjà les hausses observées depuis le début de l'année montrent un rythme de 1,8  % en un mois. La rubrique santé axée sur les médicaments et services médicaux, ainsi que les tabacs et les boissons alcoolisées, a affiché une hausse de 9 % durant cette même période », note le communiqué de l'institut.

En tout cas, il vaut mieux dépenser dans les médicaments de prévention du coronavirus que dans le traitement de la maladie, car ce dernier reviendra beaucoup plus cher.

Rova Randria

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Dimanche de Pâques - Des liturgies axées sur la pandémie

Une fête plus animée par rapport à l'année dernière. Contrairement à l'année 2020, des cultes ont été organisés dans plusieurs églises en marge de la célébration de la fête de Pâques. Même si le nombre de l'assistance a été limité, le sourire a rayonné sur le visage de tous en sortant du temple. Avec la situation à laquelle le monde entier fait face actuellement à cause de la pandémie de Covid-19, toutes les liturgies ont été axées sur cette maladie et le fils de Dieu qui a ressuscité.

Aux yeux des églises chrétiennes, cette maladie représente une grande épreuve afin que chacun se retourne vers le Seigneur. Pour chaque église, 3 ou 4 entrées ont été programmées afin qu'aucun des fidèles ne soit privé de la célébration de Pâques. Outre la prière, le respect des barrières sanitaires représente un autre moyen de se protéger contre la Covid- 19. C'est d'ailleurs le principe de la leçon « 5 minutes pour la santé » donnée au niveau des églises FJKM.

Un dîner en famille

Ce long week-end pascal, malgré la crise sanitaire qui sévit, a permis à certaines familles de se rapprocher. Si chaque année, les jeunes, les enfants et les parents ont chacun leur destination phare durant la journée du lundi de Pâques, cette année, la situation a pris une autre tournure. Beaucoup ont décidé d'organiser un dîner familial à la maison ou dans le jardin afin de sortir de la routine quotidienne. Une soirée barbecue, des karaokés, jeux et loisirs étaient au programme. D'autres ont organisé une sortie en famille à la campagne afin de sentir l'air pur ou collecter des feuilles de « Ravintsara », de « Kininimpotsy » ou encore de « Romba ».

Une circulation fluide

Si d'habitude durant les week-ends et les jours fériés, des embouteillages sont observés sur les sorties vers les routes nationales comme Mahazo, Ampitatafika ou Analamahitsy, durant les journées du dimanche et lundi, la circulation a été plutôt fluide. En effet, ces axes sont les plus prisés durant la fête de Paques, d'une part pour les pique-niqueurs et de l'autre, pour les amateurs de spectacles en plein air. Or, cette année, toutes les animations sur scène ont été annulées, toujours en raison de l'état d'urgence sanitaire.

Recueillis par Anatra R.

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Evolution du coronavirus - 15 décès, 742 contaminés en 72 heures

La Covid-19 ne cesse de faire des victimes ces derniers temps. En 72 heures, c'est-à-dire du 2 au 4 avril dernier, 15 patients victimes de détresse respiratoire ont succombé. Quatre parmi les malades décédés ont suivi le traitement à Analamanga. La Région de Sava a aussi recensé 3 individus infectés avec des complications au niveau respiratoire qui ont rendu l'âme. Celle d'Atsinanana a également signalé deux décès liés au coronavirus. Les Régions de Diana, Itasy, Boeny, Analanjirofo, et Alaotra-Mangoro ont respectivement annoncé la mort d'un de ses patients qui ont contracté le virus.

Samedi dernier, lors de son intervention télévisée, le Président Andry Rajoelina a précisé qu'en seulement deux semaines, 104 patients ont été emportés par la Covid-19, et cela par rapport aux quelque 300 décès recensés l'année dernière. Effectivement, depuis le début de cette épidémie, 459 décès ont été déplorés sur tout le territoire.

Entre cet intervalle de temps, 742 nouvelles contaminations ont été enregistrées sur 2 560 tests PCR et GèneXpert réalisés. Encore une fois, la Région d'Analamanga prend la tête au niveau du nombre de nouveaux cas positifs à la Covid-19 avec 400 cas déclarés en trois jours.

Malgré tout cela, des centaines de patients ont quand même recouvré la santé après avoir suivi l'un des protocoles de traitement. Le Centre de commandement opérationnel (CCO) - Covid-19 a répertorié 406 porteurs du virus ayant rempli les critères de guérison et qui sont désormais libre de circuler, tout en adoptant les gestes de barrières sanitaires.  

Aux dernières nouvelles, 2 544 personnes suivent toujours le traitement. Malheureusement, le bilan de la Covid-19 sur l'ensemble du pays d'avant-hier a mentionné 268 patients victimes du syndrome de détresse respiratoire. 

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Pâques dans la Capitale  - Un décès, plus de 55 consultations

Par rapport aux précédentes, la fête de Pâques 2021 a été moins sanglante en raison des restrictions liées à l’état d’urgence sanitaire pour cause de pandémie de la Covid-19. Malgré cela, elle n’a pas été non plus totalement exempte de divers accidents qui ont fait plusieurs dizaines de victimes. Pas plus tard qu’hier matin, le corps sans vie d’un homme d’une trentaine d’années a été repêché des eaux du marais Masay. Le malheureux aurait dû s’y noyer.

La veille, il a commencé à ne plus donner signe de vie et ses proches ont dû le rechercher partout jusqu’à ce qu’ils se soient rendus à l’évidence de la désagréable surprise qui les attendait. La seule journée du dimanche, 55 personnes ont dû se rendre à l’hôpital pour des soins, selon une source auprès de l’HJRA. Six d’entre elles ont dû être hospitalisées.

Comme d’habitude, ce sont les accidents de la circulation qui arrivent en tête. Le bilan provisoire de ce centre hospitalier de la Capitale fait état de 19 blessés mais seul le tiers a été hospitalisé.

Le cas d’un minibus Mercedes Sprinter, qui a emprunté la rocade de Tsarasaotra menant à Ivato, a été sans doute l’un des plus édifiants.

Vers 8h du matin, le même dimanche de Pâques dernier, le véhicule s’est renversé juste au Pk8+200. Résultat : trois de ses passagers dont deux jeunes filles de 14 et de 16 ans, ainsi qu’un adolescent de 13 ans furent blessés. Ils ont été tous évacués à l’HJRA. Un problème de freins est subitement survenu, faisant en sorte que le minibus a échappé à tout contrôle. Les Forces de l’ordre ont ouvert une enquête.

Les accidents dits à responsabilité civile arrivent en seconde position avec ses 16 victimes. « Cette fois, il ne s’agissait pas des victimes d’agressions de bandits. Car la plupart des personnes admises à l’hôpital se sont bagarrées après un verre de trop », déclare sans ambages une source auprès de la Direction d’établissement (HJRA). Les accidents domestiques ont été moins nombreux sinon rares. Ils n’ont fait qu’une victime, du moins durant pâques.

Idem pour les cas d’intoxications alimentaires diverses. « Un enfant a dû être évacué d’urgence ici du fait d’un empoisonnement. On ignore ce qu’il a mis dans la bouche pour présenter  un tel malaise », renchérit notre interlocuteur. En revanche, les cas de coma éthylique ont été bien rares  sinon insignifiants ; il en est de même pour les empoisonnements médicamenteux ou autres en relation avec les tentatives de suicide.

Franck R.

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Cimetière d'Anjanahary - Des rites funéraires autorisés pour les personnes non infectées

Les dépouilles mortelles des victimes de la Covid-19 peuvent contenir des virus actifs. Elles en sont un moyen de transmission immédiate, notamment ceux de la Covid- 19. Afin de couper cette chaîne de transmission, la dépouille, s'il est confirmé que l'individu décède des suites du coronavirus, devra être enterrée le jour même, soutient le Président de la République, Andry Rajoelina durant son intervention à la Nation, samedi dernier. En effet, le corps ne devra pas être déplacé avant que l'endroit pour son inhumation soit préparé.

Tous les rites ne sont plus autorisés. Ainsi, seulement 10 personnes pourront assister à l'inhumation. Et le Chef d'Etat d'avancer que les dépouilles ne devront pas être transportées à bord de véhicules fermés, mais aérés, ou à bord de pick-up.

Pour les personnes décédées de mort naturelle, tous les rituels sont encore maintenus, comme la veillée funèbre, la cérémonie à l'église ou encore un plus grand nombre d'assistance durant l'enterrement. En contrepartie, tous les gestes barrières devront être respectés à la lettre, comme le port du masque obligatoire, la mise en place du dispositif de lavage des mains à l'endroit où se tient les rituels, la désinfection, la distanciation physique. Cependant, l'assistance ne devra pas excéder les 100 personnes.

En rappel, d'autres restrictions ont été prises durant l'intervention du Président de la République, outre la déclaration de l'état d'urgence sanitaire dans le pays. Il s'agit du couvre-feu à partir de 21h à 4h du matin dans les cinq Régions concernées à savoir, Analamanga, Sava, Boeny, Nosy Be et Atsinanana, le maintien du service public et entreprises, fermeture des bars et karaoke, limitation du nombre d'assistance dans les églises à 100. En plus, les écoles et universités seront fermées. Ces mesures sont valables pour une durée de 15 jours renouvelables selon l'évolution de la situation pandémique dans le pays.

Enfreindre ces mesures est passible des travaux d'intérêt général (TIG) dont la peinture des écoles, le nettoyage des cours des hôpitaux, etc.

 Anatra R.

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Handball - Berthin Andriamiharinosy s'est éteint

Le monde sportif est en deuil. L'illustre Berthin Andriamiharinosy, ancien joueur de handball et technicien s'est éteint à l'âge de 80 ans. Il s'était surtout investi dans le milieu du handball, notamment à l'AS Saint-Michel. Mais il était également engagé dans le football. Il a notamment publié un ouvrage intitulé " Cinquante ans de sport à Madagascar ", en 2007.

 

De nombreux hommages se sont enchaînés: « Enorme pensée pour Berthin Andriamiharinosy qui vient de nous quitter. Un Monsieur du sport et, plus particulièrement, du handball vient de s'éteindre. J'aime à croire que nous étions un peu 'famille' en tout cas la famille de Saint-Michel Amparibe et As Saint-Michel Handball perd son Raiamandreny », a ainsi posté le handballeur Johann Pless.

Il était le fondateur de ce grand club, renommé et reconnu de tous à travers son palmarès inégalable. Joueur expérimenté, demi-centre exceptionnel, entraîneur rigoureux, Berthin a éduqué, forgé des milliers de jeunes. Il a instauré une discipline exemplaire, a inculqué des valeurs inestimables et un esprit d'équipe remarquable.

« Il était bien plus qu'un simple entraîneur pour son club : il était "un père". L'ASSM Handball rend hommage à sa star et sera à tout jamais reconnaissant pour son amour, son dévouement, son abnégation, sa rigueur et son humour éducateur qui n'a pas été des moindres. Repose en paix Ra-grama. Tu resteras à jamais dans nos cœurs », annoncait Harifera Ramanantsoa, ancien joueur de Saint-Michel.

Berthin Andriamiharinosy était un joueur et un entraîneur d'exception. Il a marqué l'histoire du handball à Madagascar, mais aussi à l'Ile Maurice où il a été sélectionneur de l'équipe nationale et aussi DTN.

La Rédaction de La Vérité adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à la grande famille du handball.