Les actualités à Madagascar du Dimanche 05 Mars 2017

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Commémoration du 70è Anniversaire de l'Insurrection Malgache de 1947 à la Sorbonne, Paris IV


: Mr Rakotoniaina Béarisoa, qui êtes-vous et pourquoi raviver cet épisode sanglant de notre histoire, justement ici en France ?
: Il est important pour nous, mais aussi pour la jeune génération de connaître notre histoire.
Par ailleurs, mon métier me pousse également à en parler.
Je suis sociologue, historien, enseignant au Département de sociologie de l’Université d’Antananarivo, et chercheur associé au Centre Roland Mousnier de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV),

Ne craignez-vous pas d'exacerber ce sentiment anti-français qui est fort tangible sur les réseaux sociaux ?
D’une manière générale, j’ai aperçu, surtout ces deux dernières décennies, un sentiment anti-français dans le discours public tant à Madagascar qu’au sein de la communauté malgache d’Andafy. La cause de cette situation ne fait pas l’objet de cette interview et cette constatation n’engage que moi-même. De plus la cicatrice laissée par la période sombre de 1947 à 1948 est encore béante.
Alors pourquoi organiser ce colloque ?
Nous attirons l’attention de ceux qui suivent cette discussion que l’histoire constitue un élément de réflexion en vue d’analyser la situation actuelle et de mieux rebondir vers un avenir meilleur.
Ne dit-on pas "Connais ton passé pour appréhender l'avenir ". Pouvez-vous nous donner des exemples qui étayent cette citation ?
C’est dans cette optique que l’histoire de la France et de l’Allemagne nous livre un bon exemple. L’hostilité entre ces deux pays durant la Seconde Guerre mondiale n’est plus à démontrer. On enregistre plus de 600 000 et plus de 7 millions de nombre des morts respectivement pour la France et pour l’Allemagne.
Des milliers de villes européennes n'ont plus été que ruines et cendres, et la plupart des équipements industriels, ferroviaires, routiers ont été anéantis.
La France et l’Allemagne sont unanimes ; l’histoire est là pour apprendre des leçons du passé pour améliorer l’avenir.
Concrètement, comment se traduit cette intégration du passé dans l'avenir ?
Ces deux pays substituent la solidarité d’intérêt à la rivalité et à la rancœur. Dès 1951, ils lancent avec les Pays-Bas, l’Italie, la Belgique et le Luxembourg la base de la Communauté européenne.
Et vous pensez que cette vision est transposable également en ce qui concerne la France et Madagascar ?
C’est exactement la même topographie que les Malgaches et les Français devraient adopter.

En somme guerre et paix, tout est question d'intérêt économique ?
Justement, le thème de ce colloque organis é à la Sorbonne le 31 mars prochain est «Economie et Insurrection malgache de mars 1947 ».
Qui sont les intervenants à ce colloque ?
Des historiens et chercheurs venant des Universités malgaches (Antananarivo, Toliara et Mahajanga) et françaises (Cergy-Pontoise, Panthéon-Sorbonne, Paris-Sorbonne, Paris-Descartes, Savoie et Rouen) présenteront les résultats de leurs recherches.
Le sujet est dense, quels sont les axes qui y seront développés ?
Les axes développés portent sur les problématiques de la décolonisation, de l’insurrection et de l’évolution économique couvrant la période de l’après guerre mondiale (1945) à la veille de l’indépendance de Madagascar (1958). L'accent sera mis sur l'économie.
C'est un angle d'approche autre que celui auquel on s'attend lorsqu'on parle de l'Insurrection de Mars 1947
En ce qui concerne le contenu, en abordant le thème sur l’insurrection de mars 1947, l’accent sera mis sur l’économie : contexte, concept, orientation et évolution économique. Très souvent les chercheurs parlent de cette insurrection suivant l’angle politique. Ce qui est d’ailleurs très intéressant. Mais la diversification de l’approche ne fait qu’enrichir l’historiographie de Madagascar. Elle ouvre d’autres champs de recherche.
Pourquoi l'organiser à la Sorbonne plutôt que dans l'Est de Madagascar, où ces évènements marquent encore les esprits ?
L'organisation de ce colloque à la Sorbonne est non seulement une façon de donner une dimension internationale à la commémoration des évènements de 1947, mais c'est surtout une occasion pour la nouvelle génération malgache de France de mieux connaître l’histoire de la Grande Ile, de Madagascar, et de ses rapports avec la France.

Quel message voulez-vous transmettre aux malgaches en général et à la jeune génération ?
Il est temps de renouer les relations fraternelles et d’envisager une coopération franche et mutuelle. Pour les Malgaches, la prise de conscience sur le développement du pays est particulièrement de mise.
Bien souvent, on attribue les maux de Madagascar au résultat de la colonisation, qu'en pensez-vous ?
Désigner la colonisation comme source principale de notre pauvreté ne tient plus la route. Avec 56 ans d’indépendance, les Malgaches sont les seuls maîtres à bord du destin de la Grande Ile.
La colonisation représente cependant un pan non négligeable de notre histoire ?
La colonisation en général et l’insurrection de mars 1947 en particulier ne sont qu’un point d’ancrage dans notre histoire, un repère historique sur lequel les Malgaches doivent bâtir le présent et le futur. Il faut bien sûr un devoir de mémoire et en même temps construire une nouvelle société débarrassée du complexe du colonisé.
Mr Rakotoniaina Béarisoa, le mot de la fin, que souhaitez-vous transmettre à la Diaspora ?
Les organisateurs de ce colloque lancent un appel à toutes les forces vives de la diaspora, afin de marquer l’anniversaire de cette insurrection à travers leurs actions respectives dans la dignité et dans la culture de la paix. Nous invitons surtout les jeunes à assister et à participer à cette rencontre scientifique à la Sorbonne.
Nous invitons tous les participants à une collation gratuite afin d’optimiser cette journée exceptionnelle.
Nous tenons à remercier Madaplus qui fait connaître cet événement exceptionnel.
Attention ! Le plan Vigipirate oblige, l’inscription reste obligatoire et selon les places disponibles. Contact : 0612126601 (Printsy).
Madagascar Tribune42 partages

Henri Rabary-Njaka supplante l’administration pour l’annonce des dates des élections

Invité sur la « Une francophone du 64 minutes » dans le journal de TV5 monde le 2 mars dernier, le ministre des affaires étrangères Henry Rabary-Njaka a supplanté toute l’Administration malgache. Interrogé sur la date des élections, ce dernier a en effet annoncé une date pour les élections présidentielles de cette année. « On connait les dates oui. Le premier tour ce sera le 24 novembre et le le 2ème tour le 24 décembre pour ce qui concerne les élections présidentielles. Et tout de suite après, les élections législatives », avait-il déclaré. Ceci sans qu’aucune information officielle n’ait été donné ni par le président de la République ni par le premier ministre. Pour rectifier le tir, le premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana avait rétorqué que « le ministre des affaires étrangères, comme tous les autres citoyens malgaches, peut se prononcer sur n’importe quelle date pour les élections. Les dates des élections sont déjà prévues par la Constitution. Actuellement, les parlementaires sont en session extraordinaire. Nous attendons le projet de loi organique pour fixer la date des élections. L’article 4 dispose que la Commission électorale nationale indépendante propose le projet de calendrier électoral, puis un décret de convocation des électeurs précisant le jour, l’objet et l’heure sera adopté lors d’un conseil de gouvernement. Attendons que la loi soit promulguée ». Le ministre des affaires étrangères étant désavoué par son premier ministre, aucune date officielle des élections n’a donc été décidée, contrairement à ce que le ministre des affaires étrangères avait affirmé.

Communication

Le ministère des affaires étrangères a par la suite essayé de se rattraper en publiant un communiqué hier. Selon ce communiqué, le ministre aurait fait une projection sur la date du scrutin présidentiel sur la base de l’article 47 alinéa 1er de la Constitution selon lequel « l’élection du président de la République a lieu trente jours au moins et soixante jours au plus avant l’expiration du mandat du président en exercice ». Or, le président actuel, Hery Rajaonarimampianina a pris ses fonctions le 25 janvier 2014. Ainsi, si l’on se réfère à l’article précité, le premier tour des élections présidentielles ne devrait pas se dérouler avant le 25 novembre. Quoi qu’il en soit, que cette déclaration résulte d’un lapsus ou d’une esquisse faite par un citoyen en référence à la Constitution comme l’a indiqué le premier ministre, la communication au niveau de l’Exécutif connait réellement des problèmes. Ce qui avait d’ailleurs été l’une des préoccupations majeures du team building effectué à Mantasoa dont on attend toujours les résolutions d’urgence.

Madagascar Tribune25 partages

L’ouverture des données ou Open data, une arme contre la corruption, selon Transparency international

Devant les scores 24/100 et de 9/100 que Madagascar a obtenus selon respectivement l’IPC (Indice de Perception de la Corruption) 2017 réalisé par Transparency International - Initiative Madagascar ( TI-IM) et le résultat de l’enquête sur le budget ouvert 2017 co-réalisée par MSIS-tatao et International Budget Partenership, une conférence sur « l’OPEN DATA sur les finances publiques à Madagascar » ou données ouvertes sur les finances publiques, s’est tenue le 3 mars dernier à l’université d’Antananarivo sous l’initiative de TI-IM, du Bianco et du CRAAM ou Centre des Ressources des Arts Actuels de Madagascar. Cette conférence a été réalisée en marge de la célébration de l’Open data day 2018. Il s’agit d’un concept qui vise à rendre public des données claires, lisibles, simplifiées, accessibles, non-discriminatoires et réutilisables sur les finances publiques. C’est un gage de la transparence dans la gestion de l’argent public, de la bonne gouvernance et de la redevabilité. Le point focal de cette rencontre se situait sur la nécessité de divulguer au maximum les informations sur les finances publiques afin de réduire les risques de corruption.

A l’ère du numérique, l’Open data cherche de plus en plus à faire en sorte que les informations soient mises en ligne pour multiplier l’étendue du public cible. En effet, la publication permanente des données permet de suivre en temps réel l’évolution de l’action publique. D’autant plus que les gouvernants sont redevables à l’égard des citoyens. Les chercheurs auront également une banque de données plus riche et diversifiée leur permettant des études plus approfondies. « Plus les données sont ouvertes, moins il y aura de corruption » précise également Florian Schatz, du Bianco.

Pour le cas de Madagascar, il existe bel et bien des données ouvertes. C’est le cas par exemple de la publication des données sur les marchés publics ou encore la publication trimestrielle de l’exécution budgétaire sur le site du Ministère des Finances et du Budget. Madagascar a fait un pas sans précédent par la confection du Budget citoyen. Il s’agit d’un document simplifié et explicatif du budget annuel de l’Etat. Malheureusement, les données sur les finances publiques sont éparpillées et dispersées sur divers sites de l’Administration. « Elles sont difficilement réutilisables voire non exploitables pour d’autres fins du fait de leur format .doc ou .PDF. », regrette Fréderic Lesne, du TI-IM. Aussi, il n’existe pas encore de plateforme unique permettant à tout un chacun d’accéder à l’ensemble des données relatives aux finances publiques et les cultures du secret renforcent l’opacité de l’Administration. Raison pour laquelle les salaires des ministres, premier Ministre et président de la République sont encore inconnus du public.

Un autre point encore problématique concerne la sincérité des données. Nous vivons encore sous le système de la déclaration. C’est le cas par exemple de la déclaration d’impôts, ou encore la déclaration de patrimoine de certains hauts employés de l’Etat. Faute d’une vérification sérieuse, il est difficile de reconnaitre si ces données reflètent fidèlement le patrimoine de la personne concernée étant donné que le pays ne possède pas de loi sur l’accès à l’information.

Au niveau international, Madagascar a déjà manifesté son intention d’adhérer au PGO ou Partenariat pour un Gouvernement Ouvert. Il s’agit d’une association privée basée à Washington. Les Etats partis à cette association sont liés à une exigence de publication des données. Parmi les conditions minimales d’adhésion figure la possession d’une loi sur l’accès à l’information. Chose que Madagascar n’a pas encore. Actuellement, la Grande île reste encore sur le stade de l’intention d’adhérer.

Madagate14 partages

Antsakabary. Téléthon d’une solidarité bien malgache non polluée par l’oppression du régime en place

Toutes les vidéos de la vérité sur cette triste et pénible affaire ICI

Quoi? Il faut encore démontrer, ici, que ce régime Hvm/Rajaonarimampianina n’a aucune capacité à mobiliser le peuple malgache? A cause de ces dirigeants, avec leur manie de déverser de l’argent à tout-va (récemment, 4 millions d’ariary pour une église Fjkm à Mahajanga), la spontanéité populaire est morte depuis 3 ans.

A l’occasion du 8 mars, Journée internationale de la Femme, les choses ne se sont pas arrangées. En effet, toutes les femmes des ministères (donc les fonctionnaires) ont l’OBLIGATION de participer au carnaval à Mahamasina ce jour prochain. Ci-après la preuve par une note au ministère de la Justice.

"Tsy maintsy manatrika" (présence obligatoire). Ce qui devrait être une journée de liberté, une journée libre, est devenue une journée de corvée. Et, n'en doutons pas, Jean Eric Rakotoarisoa, va trouver un "considérant" pour que cette circulaire ("teny mita") soit conforme à la Constitution

Un comble! Mais où va les amener des photos et des vidéos où on verra un grand nombre de femmes l’air renfrogné? Nulle part étant donné que le monde entier saura déjà que ces femmes ne seront pas venus de leur plein gré mais sous la menace de sanctions disciplinaires (affectation, par exemple). Ce ne sera uniquement pour le plaisir de leurs yeux et se convaincre qu'ils sont aimés du peuple. Faut-il leur jeter la première pierre?

Voilà le triste sort de la majorité des femmes malgaches en ce début d'année 2017. Et il y a eu des policiers qui ont eu le "courage" d'incendier ces ustensiles de base, là-bas à Antsakabary

Les femmes malgaches ont perdu leur combativité des années 1896-97 et 1947 à force de leur avoir rabâcher "qu’il faut mieux mourir demain qu’aujourd’hui" et que "les enfants sont encore en bas âge". Or, ces enfants en bas âge, dans les années 1970, sont grands-pères à présent et leurs femmes ressassent la même chose à leurs enfants et petits-enfants:“aleho maty rahampitso toa izay maty androany; mbola kely anaka e”. Le cercle en devient vicieux mais profite à des dirigeants comme Hery Vaovao et sa clique au pouvoir.

Mais s’il espère être réélu sans casse en 2018, il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude. L’Histoire de Madagascar a démontré qu’il y a des limites à l’inertie populaire malgache… Il peut, dés à présent, économiser des vies humaines. Mais même de çà, il n'en n'est plus conscient. Déjà milliardaire en ariary sur le dos du peuple, avec son histoire de 3P monopolisés, il espère devenir milliardaire en euros ou en dollars. Ne sait-il pas que la gourmandise (gula en latin) est un des sept péchés... capitaux?

Rossy et Rinah Rakotomanga

Cela dit -et il fallait le dire- il faut saluer, ici, Rinah Rakotomanga qui a eu l’idée de ce téléthon pas comme les autres. En effet, le 03 mars 2017 -alors que le Premier ministre revenant de France, a eu le courage d’aller dans le quartier des 67 ha pour apporter le soutien gouvernemental au nom du filoha Hery à 129 sinistrés d’un incendie involontaire- Rinah a pu mobiliser un “Bus de la Solidarité” qui a sillonné des quartiers d’Antananarivo et a mis en place des points de collecte. Et, le 04 mars 2017, Rossy a pris la relève au côté de Din Rotsaka, natif de la province de Mahajanga. Voici des photos collectives de l'utile à l'agréable, pour la postérité. Une vidéo sera bientôt en ligne. Patience. Merci.

Pour le bilan de ce téléthon, il sera publié ultérieurement.

Jeannot Ramambazafy – 05 mars 2017

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ETAPES DU BUS COLLECTIVE

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POINTS DE COLLECTE

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KIANJAN'NY KANTO MAHAMASINA

La Vérité12 partages

« Chat-bot » pour Facebook Messenger - 150 développeurs malgaches s’y préparent

Près de 150 développeurs malgaches ont participé au « Facebook Bot Party » samedi dernier à l’hôtel Panorama, Andrainarivo, afin de se préparer à la participation de Madagascar au premier challenge de « Chat-bot » pour Facebook Messenger. 

Le challenge lancé par Facebook est de trouver et coder un concept innovant de  « répondeur automatique ». En une heure, les prétendants ont programmé un bot intelligent pour le service « Messenger », un outil social ayant trait aux jeux et divertissements, à la productivité et l’utilité.  A l’issue des séances de développement et de présentation, le jury a attribué le premier prix au groupe  « Game Trio ». Trois jeunes a développé un bot nommé  « Intello », qui aide les gamers à trouver des astuces concernant leur jeu. La seconde place a été attribuée au groupe « Fancines » qui ont développé un bot nommé « Dragula », un jeu sur Messenger. Le groupe « Little Pi-Bot » avec « Pizza-Bot » se propose de présenter les menus et de prendre des commandes de pizzas.

Accompagnement 

Orange Madagascar a doté les gagnants en équipements, et les accompagnera pour se préparer au concours « Bots for Messenger Challenge » de Facebook, auquel participeront 48 pays d’Afrique et 16 du Moyen-Orient. Orange soutient ce concours pour stimuler les idées innovantes et soutenir les talents locaux qui proposent des solutions au profit des entreprises et communautés locales. « Mettre en place des agents conversationnels afin de réduire l’effort du consommateur et augmenter la rapidité avec laquelle il interagira ne sont pas aussi difficiles que vous pouvez le penser », soutient David Andriamasy, tech lead de  « Facebook Bot Party ».  « Dorénavant, les "chat-bots" pourront être utilisés comme assistants de vente capables de répondre, texte et voix, pour tout service d’externalisation de relation "clients" dans notre pays », affirme Harinjaka Ratozamanana, organisateur.

Les discussions robotisées avec un « Chat-bot » sont capables de simuler une conversation avec un être humain sur une messagerie ou un réseau social, et ainsi de vendre des services, vêtements, voitures ou autres, tout cela disponible sur le réseau Facebook à Madagascar.

D.H.R.

La Vérité4 partages

Conjoncture socio-politique - L’Ekar convoque les ministres catholiques

L’ « Eglizy katolika romana » (Ekar) suit de très près l’évolution de la situation socio – politique dans le pays. Les actualités brûlantes de ces derniers jours ne laissent pas cette église indifférente.  A preuve, 5 ministres catholiques ont été convoqués par l’Ekar la semaine dernière.

 

Un rappel à l’ordre. 5 ministres de confession catholique ont été convoqués par Monseigneur Rakotondrajao Roger Victor Solo, président de la commission épiscopale Justice et paix au sein de la conférence des Evêques de Madagascar le mardi 28 février dernier, en fin d’après- midi. Contacté par téléphone, Monseigneur Razanakolona Odon Marie Arsène affirme ne pas avoir pris part à cette rencontre. « J’ai entendu parler de cette rencontre mais je n’y ai pas assisté », avance – t  – il. D’après une source bien informée, les 5 membres du Gouvernement ont été interpellés par l’Eglise catholique sur l’actualité socio – politique du moment et qui fragilise de plus en plus la population.  Parmi les ministres présents, le ministre de la Défense nationale, le Général Béni Xavier Rasolofonirina qui, joint par téléphone, confirme avoir assisté à cette rencontre. « Il était question d’une évaluation de la dernière visite du secrétaire d’Etat du Vatican, le Cardinal  Pietro Parolin à Madagascar », a – t – il affirmé. Et de poursuivre que « nous avions également parlé des sujets liés aux affaires nationales en général ». Voulant jouer la carte de la discrétion,  le patron d’Ampahibe n’a pas voulu préciser quels aspects des « affaires nationales » ont été abordés. Néanmoins, tout porte à croire que ces membres du Gouvernement ont reçu quelques reproches quant à la situation du pays en ce moment.  

Des sujets sensibles

Parmi les derniers évènements chauds de ces derniers jours fut l’affaire Befandriana – Nord qui a dégénéré  suite au lynchage de deux policiers à Antsakabary suivi par les représailles incendiaires de quelques éléments de la Police nationale contre plusieurs villages de ce District. Par la suite, plusieurs habitants se sont retrouvés sans domicile et fuyant leur propre lieu d’habitation. Cette affaire aurait été soulevée par les chefs religieux de l’Ekar parmi tant d’autres « dossiers chauds ». En tout cas, ce n’est pas la première fois que l’Eglise catholique interpelle ses fidèles au sein du Gouvernement. La même convocation aurait déjà eu lieu l’année dernière au sujet de l’affaire Soamahamanina qui a fait couler beaucoup d’encre. La commission Justice et paix au sein de l’Ekar concentre ses actions sur la promotion des droits humains et de la Justice, en tant que facteurs de paix et de développement durable. Il n’est donc pas à exclure que la question du respect des droits humains ait été abordée au cours de cette rencontre. D’ailleurs, le numéro deux du Vatican avait souligné lors de son passage, l’importance de la justice sociale.De son côté, l’Eglise protestante a également réagi  sur l’affaire Befandriana -Nord, en condamnant les faits à travers une lettre pastorale lue devant ses fidèles hier.

Sandra R.

Orange Madagascar1 partages

« Intello » remporte le premier prix du Facebook Bots Party

150 développeurs parmi les plus aguerris à Madagascar ont participé au Facebook Bot Party ce samedi 4 mars 2017 à l’hôtel Panorama, afin de se préparer à la participation de Madagascar au premier challenge de Chatbot pour Facebook Messenger. 

Le challenge lancé par Facebook est de trouver et coder un concept innovant de "répondeur automatique". En une heure, les prétendants ont ainsi programmé un bot intelligent pour le service Messenger, ayant trait à l’une des catégories suivantes : ♣    Jeux et divertissement♣    Productivité et utilité♣    Outil social

A l’issue des séances de développement et de présentation, le jury a attribué le premier prix au groupe « Game Trio », composé de Setra, Eric et Rado. Ils ont développé un bot nommé « Intello », qui aide les gamers à trouver des astuces concernant leur jeu.

La seconde place a été attribuée au groupe « Fancines » composé d’Andrianina, Antsa et Miangaly. Ils ont développé un bot nommé « Dragula », un jeu sur Messenger.

Le groupe « Little Pi-Bot » composé de Rantsa, Ammi et Tsiry remporte la troisième place grâce à leur bot nommé « Pizza-Bot ». Le bot se propose de présenter les menus et de prendre des commandes de pizzas. 

Orchestré par les équipes d'Azimuts Tech Events, le Facebook Bot Party est soutenu par Facebook et Orange Madagascar. L’opérateur a doté les gagnants en équipements, et les accompagnera pour se préparer au « Bots for Messenger Challenge » de Facebook, auquel participeront 48 pays d’Afrique et 16 du Moyen Orient.

Orange souhaite participer au développement du Chatbot à Madagascar, une innovation qui aura une influence significative et grandissante sur la vie des entreprises et des communautés, notamment en matière de relations clients. Orange soutient ce concours dans le but de stimuler les idées innovantes et de soutenir les talents locaux qui proposent des solutions au profit des entreprises et communautés locales.

Les « discussions robotisées » avec un « Chatbot » sont capables de simuler une conversation avec un être humain sur une messagerie ou un réseau social et ainsi vendre des services, vêtements, voitures ou autres, que l’on peut trouver sur le réseau malgache sur Facebook. 

Les Chatbots sont désormais en mesure de passer en revue d’énormes bases de données pour trouver des éléments de réponse en quelques instants. Les chatbots sont déjà utilisés par plusieurs applications de messagerie sécurisées comme le chinois WeChat et l’outil de communication en entreprises Slack pour réaliser des tâches simples à partir d’une conversation.

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Antananarivo. RAVOLOLOMBOAHANGY Harimanana Vaholy Lalao

Izy no iza ?

An’isan’ny asa tranainy indrindra ny asa fivarotana. Saika ahitana mpivarotra avokoa manerana ny faritra samihafa, na eny amin’ny tontolo ambanivohitra na ety amin’ny tontolo an-dRenivohitra. Mpanjaitra fitafiana samihafa sy kojakoja isankarazany ary azo ambara ho mivelona amin’ny asa fivarotana izany, RAVOLOLOMBOAHANGY Harimanana Vaholy Lalao.

Niatomboka nanjaitra tany amin’ny faha 12 taonany izy. Fahazaza dia ny akanjon-tsaribakoly no nanombohany nitana fanjaitra niaraka tamin’ireo rahavaviny. Mpamokatra sady mpivarotra elo nanana ny lazany teto an-dRenivohitra sy ny manodidina moa ny rainy ka tsaroany tsara, hono, fa ny ambin-damba fanao elo sendra nisy tamin’izany no niantombohany nianatra nanjaitra. Ary nanampy be azy ny ambinambin-damba nampiasain’ny anadahin-dreniny izay efa nisahana raharahan-jaitra tamin’izany fotoana.

Nanomboka tamin’ny zaitra tanana ka nitohy tamin’ny fampiasana milina na ny ahodin-tanana na ny mandeha herinaratra ny lalana nolalovany. Nanatevim-pahalalana teny amin’ireny toeram-pianarana zaitra sy broderie ireny izy taty aoriana. Ary nanomboka nanjaitra akanjo amin’ny lanonana samihafa.

Nanandrana namokatra akanjon-dehilahy ihany saingy ny am-behivavy no tena nanavanana azy. Nihitatra tamin’ny fanjairana vokatra hafa mba atao vadin’entana hamidy izany tato aoriana. Toy ny poketra, ny kitapo sy ny sisa. Nisy rahateo fotoana tsy maintsy nandraisana fiasana samihafa amin’ny fanamboarana sy fanatsarana izay vokatra mialoha ny hivarotana azy.

Sarotiny indrindra amin’ny anjara toeran’ny vehivavy eo amin’ny tontolon’ny asa varotra izy. Mahavelona ny asa fivarotana, hoy hatrany izy raha voahaja izany fa tsy asa fialokalofan’ny tsy mahita atao akory. Mpiasa tena ihany koa ny vadiny ary raha nodimandry efa ho roapolo taona lasa izay dia ity asa fivarotana ity no nameloman-dRAVOLOLOMBOAHANGY ny zanany.

Raha nohadihadiana izy dia tsy hoe nisosa mora foana akory ny fanatontosana ity asa ity fa nisy dia nisy tokoa ireo olana nosedraina. Lehibe tamin’ireny, ohatra, ny fiatrehana ireo krizy samihafa teto amin’ny firenena. Ny taona 1991, narahin’ny tamin’ny 2002 sy ny 2009 farany teo.

Olana iray hafa ihany koa, tsapa fa nanova ny tontolon’ny tsena teto amin’ny firenena ny fitobahan’ny entana vahiny. Nahafahana nanatsara ny fomba famokatra kosa ny fisian’ny fifaninana na tsy dia nitovy aza ny hery nampiasaina.

Fa eo dia eo ihany koa ny fifaninana tsy ara-drariny dia ny fisian’ireo mpivarotra tsy manara-dalàna amin’ny fandoavan-ketra sy ny haba isan’ambaratongany ka mahatonga ny mason-karena tsy hitovy.

Ny fizarana ny traikefany amin’ireo zandry zanaka mpandimby eo amin’ity tontolon’ny varotra sy asa tanana ity no ilofosan-dRAVOLOLOMBOAHANGY amin’izao fihoarany ny faha 60 taonany izao. An’isan’ny fialam-boly mampiavaka azy ihany koa ny fanangonana ireo sary tranainy mirakitra tantaran’ny lasa. Tsy vitsy rahateo ireo efa manatona azy ao amin’ny toeram-pivarotany eo Analakely sy ireo Orinasa manasa azy hizara ny fahaiza-manaony amin’ireo mpanao ny asa varotra eto an-toerana. Faniriany ny hizara izany traikefany izany maneran-tany.

Aiza no hahitana an’i Ramatoa Ravololomboahangy? Tsotra: manontania ao Analakely ao. Ao aminy “pavillons”, ohatra.

RAVOLOLOMBOAHANGY Harimanana Vaholy Lalao

Qui est-ce?

Le commerce figure parmi les activités séculaires. Les activités commerciales envahissent presque tous les milieux aussi bien urbains que ruraux. Madame RAVOLOLOMBOAHANGY Harimanana Vaholy Lalao s’illustre dans ce domaine avec la vente de ses œuvres de confection de divers vêtements et accessoires.

Elle s’est initié dans ce métier dès l’âge de douze ans. Au cours de son enfance, elle a commencé, avec ses sœurs, à confectionner les habits de ses poupées. En outre son père est un célèbre fabricant de parapluies de la capitale malgache et sa périphérie. Elle se souvient d'avoir a utilisé le rebut d’étoffes dans l’atelier de son père pour ses petites confections. De surcroit, les rebuts d’étoffes de son oncle, exerçant le même métier, lui servaient nécessairement comme fournitures de base.

Madame RAVOLOLOMBOAHANGY Harimanana Vaholy Lalao a débuté par des travaux manuels, de confection jusqu’à l’utilisation de diverses machines à coudre mécaniques et finalement électriques. Par la suite, elle a étoffé son talent par des formations en coupe et couture ainsi qu’en broderie, auprès de centres spécialisés en la matière. Elle s’est mise à produire des tenues de diverses cérémonies. Bien qu’elle ait eu l’intention de devenir un tailleur pour hommes, elle s’est aperçue que ce sont les costumes féminins qui convenaient à son talent. Les activités se sont étendus jusqu’à la production d’autres effets tels que les sacs de toutes sortes pour étoffer ses produits à vendre. Ce qui lui a nécessité l’utilisation d'autres outils et machines pour perfectionner ses produits.

Madame RAVOLOLOMBOAHANGY Harimanana Vaholy Lalao défend avec sévérité l’exercice de la profession commerciale par les femmes. Cette profession n’a rien à envier, affirme-t-elle, à tant d’autres pour subvenir suffisamment aux besoins familiaux, à condition d’être exercée avec sérieux et respect, mais ne doit pas être considérée comme une activité subsidiaire. Cette profession commerciale l'a énormément aidé pour prendre en charge entièrement ses enfants, après la disparition de son époux, il y a vingt ans de cela.

Au cours d'interviews, elle a toujours mentionné que l’exercice de ce métier n’est aussi facile qu’on le pense, mais possède d’énormes difficultés, pour ne parler que des retombées socio-économique néfastes des crises cycliques qui ont sévi au pays depuis 1991 jusqu’à ce jour. A cela s’ajoute l’envahissement des produits et des effets vestimentaires issus de l’importation. Cependant, les concurrences sur le marché ont suscité le perfectionnement des produits, malgré la différence entre les moyens de production. Mais le pire des cas réside dont les concurrences déloyales des commerçants informels qui ne paient aucun impôt ni taxe.

Âgée de soixante ans, Madame RAVOLOLOMBOAHANGY Harimanana Vaholy Lalao s’évertue à transmettre aux générations futures son savoir-faire et ses expériences en matière de sa profession commerciale.

Par ailleurs, elle est aussi collectionneuse iconographe.

Nombreux sont les particuliers et les sociétés qui l’ont contactée et qui l’invitent à partager ses compétences en la matière, tant au niveau national qu’international.

Où trouver Mme Ravololomboahangy? C’est simple: allez demander à Analakely, aux pavillons, par exemple.

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« Skandal buffet » - Mika & Davis enchantent les noctambules

Mika et Davis ont monté sur les planches du « Skandal buffet » à Ankorondrano pour un grand spectacle de musique folk, vendredi dernier. Sur scène, les deux jeunes hommes ont enflammé la salle qui a recemment ouvert ses portes aux noctambules.

Ces derniers sont venus assez nombreux pour danser, chanter, et se défouler. Comme son nom l’indique, ce restaurant lounge bar a offert aux spectateurs un buffet à volonté durant le spectacle et dont chacun a pu en apprécier le menu. Un répertoire varié, du spectacle interactif, des jeux de lumières, un bon repas et un public ravi d’assister à cette soirée « spectacle ». Tel était le menu de ce cabaret inédit avec le duo. Durant des heures, le public a eu droit à un repertoire composé des meilleurs titres du groupe. Des tubes qui ont été tous chantés en chœur avec le public. Depuis leur apparition sur le devant de la scène, les deux artistes ont su conquérir une frange de fans à travers leurs titres.Absents de la scène tananarivienne depuis des années,  Mika et Davis sont à nouveau de retour. Un réveil qui est signé par la multiplication de leurs cabarets dans divers endroits de la Capitale. Mika Davis est un groupe originaire de la côte Est de Madagascar. Il véhicule la musique rock, soul, reggae et folk. Dans leurs textes, les deux jeunes hommes abordent tout simplement la vie sociale et culturelle à Madagascar, sans oublier l’amour. Le groupe a puisé sa notoriété grâce à «  Ravoravo », « Tsaiky joby » ou encore «  Ampindramo ahy ».

Anatra R.

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« Malaso II » - La présentation a connu un franc succès

L’avant-première du film malagasy, « Malaso II » a eu lieu vendredi dernier au Pk 0 Soarano. Comme le premier film, « Malaso II » a connu un franc succès, tant pour les organisateurs que les spectateurs. Après sa projection intégrale, une soirée dansante a été animée par Black Nadia et le groupe Matsubara. Ce dernier ayant réalisé la bande originale du film, et Black Nadia étant l’une des actrices qui y ont joué.

Le ministre de la culture, Jean Jacques Rabenirina et celui de la Fonction publique, Maharanty Jean de Dieu ont honoré de leur présence cette cérémonie. Après Tana, l’équipe de « Malaso II » fera cap vers d’autres  Régions de Madagascar, à savoir le 10 mars à Toamasina,  le 17 à Mahajanga, le 24 à Fianarantsoa et le 31 mars à Toliara. Des voyages qui entrent notamment dans le cadre de la promotion de ce film. Ainsi, comme la Capitale, des hautes personnalités de ces régions revivront, durant quelques minutes la terreur, la réalité et la vie quotidienne des habitants des quatre coins de la Grande île, particulièrement des problèmes liés aux actes de banditisme. « Malaso » raconte les histoires des « dahalo » auxquels les habitants du Sud de Madagascar font face chaque jour et ce depuis quelques années. Malaso II est tourné à Ilakaka, Ranohira, notamment dans le village de Mariagna, où la Région est actuellement ruinée par le phénomène « dahalo ». Un tournage qui a duré deux mois, avec la participation des habitants, et dont le coût a été estimé à 100 millions d’ariary. Après la sortie en Dvd de ce film, « Madagascar Island Pictures » envisage de réaliser deux  autres sagas relatant le piratage et le vol à l’arraché qui prennent actuellement de l’ampleur dans la Capitale et ses environs. Un casting aura lieu donc, en parallèle avec les projections de « Malaso II », dans les Régions de l’île.

Anatra R.

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Vindicte populaire - Le personnel de la santé désormais vulnérable

Les membres du personnel de la santé sont désormais devenus vulnérables à la vindicte populaire, selon des observateurs avertis. Ce problème qui prend une ampleur inquiétante à Madagascar reste irrésolu jusqu’à nouvel ordre. La dégradation avancée du système de la santé au pays peut constituer à ce propos une circonstance aggravante pour les employés du secteur.

« Tout semble indiquer que le phénomène peut s’étendre à nous dorénavant. Un juge à Toliara, un gendarme à Ikongo et dernièrement deux policiers à Befandriana-Avaratra ont été lynchés outre les simples citoyens », s’inquiète un cadre au ministère de la Santé publique. En effet, le secteur qui figure parmi les plus décriés par la population cumule davantage de reproches et de critiques acerbes à longueur d’année.Caractère incendiaireLe décès d’une parturiente ayant subi une opération césarienne au centre hospitalier de Befelatanana et celui d’une autre sujette à l’appendicectomie à Mahitsy Ambohidratrimo – autant d’interventions chirurgicales parmi les plus faciles – constituent des cas jamais signalés dans les annales médicales d’Antananarivo et ses environs qui concentrent le plus grand nombre de chirurgiens et de cliniciens expérimentés de l’île. Ces drames encore d’actualité brûlante sont de ce fait imputables à un mauvais traitement et non au manque de compétences. Pour l’incident de Befelatanana en particulier, beaucoup ont vu dans les propos tenus par le secrétaire général du ministère de la Santé publique, Dr. Joséa Ratsirarson, un caractère incendiaire assimilable à ceux de l’ancien ministre de la Sécurité publique, André Norbert Anandra, vis-à-vis des expéditions punitives menées par des hommes sous ses ordres à Befandriana-Avaratra. Au lieu de calmer les esprits, le spécialiste de la santé publique et de l’épidémiologie a plutôt protégé systématiquement son administration en faisant porter la responsabilité à la famille de la victime.FrustrationsLe microbiologiste de formation et aussi un talentueux musicien est peut-être loin d’avoir en tête combien une telle réaction de la part d’un individu haut placé qu’il est peut générer des malaises dans la société. Indiscutablement, les frustrations sont toujours anxiogènes. Elles sont considérées comme la source primaire d’une situation explosive qui se traduit de temps à autre par ces tragiques vindictes populaires ayant cours un peu partout au pays. Des enquêtes devraient être ouvertes et des mesures similaires à celles prises à l’égard de l’affaire Antsakabary devraient être appliquées. L’investigation destinée à restituer le fait, afin de détecter tout éventuel manquement à la responsabilité, est possible dans la mesure où les détails des différentes étapes de la mise en main d’un patient fait l’objet des enregistrements réguliers depuis l’admission au centre de santé jusqu’à la sortie.Fonds d’équitéDe plus, tous les centres de santé, y compris les centres de santé de base, sont chacun dotés du fonds d’équité, une sorte d’assurance. Celui-ci est mobilisable en cas d’urgence extrême si la famille du malade est incapable de payer immédiatement le frais d’opération, de l’avis d’un connaisseur du milieu médical à Madagascar. Seulement, selon la règle, les bénéficiaires sont tenus de rembourser la totalité du montant dépensé après. Une question se pose alors pourquoi on n’a pas recouru à ce fonds en faveur de la parturiente de Befelatanana. Nous en venons maintenant à la question relative aux droits humains. Le droit à la santé fait partie des droits fondamentaux que des membres du personnel de la santé négligent quelquefois. Cela se manifeste plus souvent à travers les façons d’accueillir les malades et leurs familles. Outre l’existence de la corruption presqu’à tous les niveaux, le comportement de certains employés de l’hôpital attise encore plus les peines individuelles et collectives au lieu de les alléger.GesticulerLe mauvais traitement réservé aux moins lotis est contraire à la mission du système de santé qui est déjà mal géré chez nous faute de management et de leadership forts des ressources humaines. Selon un avertissement solennel donné en janvier dernier, tout écart de comportement susceptible de nuire à l’image de l’Etat ne serait pas toléré.Maintenant plus que jamais, il est judicieux de redorer le blason du secteur « santé » après ces malheureux événements au sein des grands hôpitaux qui regorgent de professeurs et de spécialistes. Des décès à ces niveaux sont plus qu’inacceptables. Le plus grand défi actuel est de redresser la confiance de la population et d’augmenter l’utilisation des infrastructures existantes au lieu de gesticuler sur des activités budgétivores à travers le pays mais qui ne répondent point aux vrais besoins de la population.Manou Razafy

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Fao Madagascar - Poursuite des appuis techniques

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) est présente à Madagascar depuis 1981. Cette année, elle procèdera au renouvellement des cadres de programmation pays et au lancement de la mise en œuvre du Programme régional de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Presan).

Pour la Grande île, les actions de l’organisation  onusienne incluront l’appui à la plateforme « riz », l’appui à l’établissement d’un espace de croissance pour la sécurité alimentaire à Andranofeno Sud. Le projet sur l’observatoire des agriculteurs du monde, la réponse à la crise alimentaire dans le Sud, la promotion sur l’utilisation des ressources phytogénétiques au bénéfice des populations locales s’inscrivent également dans les perspectives. L’agricultue et l’élevage ne seront pas en reste avec la continuité des projets de protection, notamment le diagnostic des laboratoires d’épidémio-surveillance, l’évaluation du genre et le renforcement des capacités pour une croissance agricole inclusive. Parmi les réalisations de 2016 figurent l’évaluation du plan national d’action pour la nutrition, la formulation du programme sectoriel, le plan national d’investissement en agriculture, élevage et pêche, la révision de la politique forestière, l’appui à l’inventaire du patrimoine national de l’Etat. A cela s’ajoutent la formulation et le renforcement des capacités en vue de la mise en œuvre du programme régional de sécurité alimentaire et nutritionnelle, la fin du programme triennal de réponse à l’invasion acridienne (2013-2016), le renforcement des capacités de production dans quelques régions de la Grande île, ainsi que la lutte contre l’exploitation forestière illégale.

D.H.R.

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Cyclone « Enawo » - La Journée de la femme compromise ?

Entrée en terre entre Foulpointe et Antalaha. Le cyclone tropical « Enawo » touchera le sol malgache à partir de ce soir ou demain matin. Selon les informations émanant du service météo, ce cyclone sillonnera les hautes-terres centrales, dont la Région d’Analamanga, le 8 et 9 mars prochains. « L’avis d’alerte jaune (menace) ou même rouge (danger imminent) n’est pas à écarter pour Antananarivo vu l’intensité du cyclone.

Les confirmations y afférentes seront connues demain (ndlr ce jour) », a fait part Mamy Nirina Randrianarivelo, ingénieur en météorologie et non moins chef de service communication auprès de la Direction générale de la météo, joint au téléphone hier soir. Apparemment, la célébration de la Journée internationale de la femme pourrait être compromise par le passage de ce cyclone. Les vents forts et pluies abondantes pourront s’inviter à la célébration, laquelle se fera en plein air. La cérémonie officielle se fera, rappelons-le, au stade de Mahamasina, suivie par l’inauguration de la bibliothèque de l’Epp Antanimbarinandriana. Ainsi, des mesures devraient être prises au préalable pour éviter toute mauvaise surprise.

Vigilance « forte pluie »

Pour revenir à « Enawo », il pourra atteindre le stade de cyclone tropical intense vu sa puissance qui ne cesse de se renforcer, du moins durant le week-end dernier. Avec un déplacement vers l’Ouest Sud-ouest, son centre se trouvait à 585 km au Nord-est d’Antalaha, hier à 15h locales. Le système s’accompagne d’un vent de 130 km/h, alterné par des rafales instantanées de 181 km/h. La Direction générale de la météo a lancé hier un avis de vigilance « jaune forte pluie » pour les régions de Sava et d’Analanjirofo, et ce, dès ce lundi. Des pluies abondantes seront également attendues dans les régions de Diana, Sofia, Boeny, Atsinanana, Alaotra Mangoro, Betsiboka et Analamanga, concernées par l’avis de vigilance « verte » (avertissement). Les prévisionnistes météo déconseillent toute sortie en mer, laquelle est devenue très agitée depuis hier. Dans tous les cas, la vigilance est de mise pour les habitants, d’autant plus que le temps parait presque sec avant cet épisode. Aussi, la météo conseille les habitants à suivre de près l’évolution du cyclone à travers la presse ou encore sur les réseaux sociaux.

Recueillis par Patricia Ramavonirina  

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Andrianjaka Rajaonah - « Madagascar n’appartient plus aux Malagasy »

Madagascar célèbre cette année le 70e anniversaire des évènements du 29 mars 1947. Fervent patriote, Andrianjaka Rajaonah, président du parti « Otrikafo » a accepté de donner son point de vue sur ce sujet au cours d’une interview.

La Vérité (+) : Les dirigeants promettent des célébrations à la hauteur pour cette « célébration ». Votre avis sur le sujet. Andrianjaka Rajaonah (=) : « Je tiens à rectifier une chose. Durant de longues années, les Malagasy ont été menés en bateau. Aucun des leaders du mouvement n’est d’ailleurs enterré au Mausolée et pourtant chaque 29 mars, une commémoration a lieu en ce lieu. Je tiens également à corriger les affirmations qui parlent de lutte de libération nationale le 29 mars. Ce jour-là, c’est la France qui a préparé ce qui s’est passé et non le Mdrm.

C’est la version coloniale qui impute la responsabilité des évènements au Mdrm. A l’époque, les vrais patriotes n’avaient pas bougé le 29 mars. A Moramanga, un camp militaire a été attaqué par des Malagasy. Mais ce mouvement a été télécommandé par la France. J’ai d’ailleurs en ma possession les témoignages d’un lieutenant résident dans cette ville qui prouve ce que j’avance.  Ce qu’on célèbre aujourd’hui n’est que le génocide. Les revendications malagasy menées par le Mdrm n’ont pas été satisfaites. Dès lors, il est normal que l’indépendance acquise en 1960 ne soit qu’une image ».(+) : 70 ans après ces faits, peut-on parler de réelle indépendance à Madagascar ?(=) : Comme je l’ai dit précédemment, les militants pour l’indépendance de Madagascar ont été tués en 1947. L’indépendance acquise n’est pas celle réclamée. Celle remise au premier Président de la République malagasy est fausse. Pourtant, c’est ce semblant d’indépendance que certains Malagasy se transmettent de génération en génération. Après Tsiranana, il y a eu Ratsiraka, lequel a été renversé puis est revenu au pouvoir quelques années plus tard avant de passer le relais à Zafy Albert. Ces personnages ont tous été investis par la France. Et même ceux qui ont suivi sont des hommes de la France. 70 ans après les évènements de 1947, Madagascar n’a toujours pas recouvré son indépendance. Le résultat visible est cette pauvreté ambiante. Non, la Grande île n’est pas indépendante. (+) : N’est-ce pas un paradoxe au vu des richesses malagasy ?(=) : Les pays comme Madagascar doivent avancer réellement vers le développement. Mais il faut pour cela que les dirigeants de ces pays œuvrent pour le bien de la Nation et de la population. Pour le cas de notre pays, il semble que le Président de la République Hery Rajaonarimampianina soit asservi par la communauté internationale. C’est pour cette raison notamment que nos terres sont bradées à des ressortissants étrangers tels que les Chinois, qu’on laisse les ressortissants indo-pakistanais régner partout à Madagascar, que les Anglo-saxons gouvernent sur les richesses de notre sous-sol. Il n’y a aucune retombée économique pour les Malagasy. Si les dirigeants étaient de vrais patriotes, toutes ces richesses devraient être transformées en valeurs ajoutées avant d’être exportées et non vendues telles qu’elles sont. (+) : A vous entendre, Madagascar n’est pas propriétaire d’elle-même ?(=) : Madagascar est dépendante, et ce, dans tous les domaines. Environ 60 % des richesses dans la Grande île sont exploitées par des compagnies françaises. 10 à 15 % sont entre les mains des Chinois et des « Karàna », et une autre partie à d’autres nationalités. 10 % restent aux Malagasy. Madagascar n’appartient pas aux Malagasy. Que ce soit du point de vue économique et politique, Madagascar reste totalement dépendante. Et même jusqu’au niveau culturel. Les écoles d’expression française sont légion dans le pays actuellement. Dès lors que l’éducation de nos jeunes sera faite dans la langue de nos colonisateurs, il est difficile de penser que Madagascar sera un jour indépendant. Est-il également nécessaire de rappeler que notre code civil est un copier-coller de celui français ? (+) : Comment s’émanciper de cette domination étrangère ? (=) : Une sorte de cordon ombilical continue de relier Madagascar et la France. Si ce cordon n’est pas coupé, il serait inutile de parler d’indépendance. Il n’y a qu’une seule manière de couper ce cordon : la révolution. Il faut en effet savoir que les Malagasy ont longtemps été abreuvés de termes tels que démocratie, élection et alternance démocratique. Les élections ne changent rien. Certains Présidents ont fait plusieurs élections et ont toujours été réélus par la suite. Ils n’ont quitté le pouvoir qu’à la suite de gros mouvements de rue. De même pour la plupart de leurs prédécesseurs. Pour couper le cordon ombilical avec la France, la population doit prendre une part directe dans cette révolution. Une révolution qui doit être menée par un dirigeant digne. En Chine, la révolution a été menée par Mao Tsé-toung. Le pays est en passe de devenir la première puissance mondiale. Pareil pour le Vietnam. Même la France est passée par une révolution. (+) : Une dernière chose à rajouter ? (=) : Le régime actuel a été mis en place par la Communauté internationale. Faut-il également rappeler que le Président actuel a été élu, tout compte fait, par 10 % de la population ? Une élection qui a été acceptée par tous. D’autant plus que la Communauté internationale a souligné que ces élections ont été transparentes. C’est ce régime pourtant qui est la cause de toutes les souffrances actuelles. Tout le monde se plaint. Il y a notamment eu ces incendies à Befandriana-Nord. On sent que la population ne veut plus de ce régime. Mais elle a peur de la répression d’où sa réticence à descendre dans la rue. Le pouvoir actuel risquera alors de rester en place indéfiniment si des élections ont lieu, ce qui serait préjudiciable pour la population malagasy. Propos recueillis par L.A.

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Le Premier ministre crève l’abcès en matière d’insécurité

Le Premier ministre, Christian Ntsay, a crevé l’abcès en matière d’insécurité hier à Maevatanana lors d’une rencontre avec l’OMC (organe mixte de conception) au niveau national et à l’échelon des collectivités décentralisées. « L’inertie face au devoir de prise de responsabilité et de mesures correctives, la complicité malveillante et surtout l’engagement de certains fonctionnaires dans des domaines de travail autres que ceux prescrits par leurs attributions, voire la politisation de leurs fonctions, sont à l’origine de l’insécurité et de la persistance du kidnapping où des pertes en vies humaines sont parfois à déplorer », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement regrette de ce fait que « les objectifs du travail ne sont guère atteints ; les comptes rendus ne reflètent pas la réalité, et par récurrence, émerge l’abus de pouvoir. De telle sorte, que beaucoup de réformes sont à entreprendre par rapport aux anciennes pratiques ». En matière de corruption, il a rappelé l’instruction du Président de la république stipulant la « tolérance zéro ».

Christian Ntsay n’a pas non plus manqué de s’adresser aux fonctionnaires lors de ce déplacement à Maevatanana. « Nous sommes les piliers du développement du pays », a-t-il dit. Ainsi, tout fonctionnaire devrait faire preuve de comportement exemplaire. Dans cette optique, le standard de service au niveau de l’Administration sera appliqué dans tout le pays, pour pallier aux profits illégaux.

Prenant exemple du cas d’un maire qui est tenu de s’informer sur les problèmes de sécurité surgissant dans tous les « fokontany » de sa circonscription, le Premier ministre a mis en exergue l’existence d’une interdépendance entre tous les services administratifs. Aussi, il a souligné que l’objectif de ces explications est d’étudier des stratégies qui permettront d’éradiquer les réseaux de malfaiteurs.

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Liens entre ministres et les législatives ou trois remaniements en six mois ?

Le président Andry Rajoelina annonce un contrat de six à un an avec le gouvernement qu’il a nommé en janvier. Or le 27 mai se tiendra les législatives.

Premièrement, selon la tradition républicaine, un gouvernement démissionne au lendemain des législatives. Côté pile, la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale installe le gouvernement et côté face, le gouvernement est l’émanation de l’Assemblée nationale. Raisonnement valable quelque soit le régime. Dans le parlementaire, il va sans dire, mais même présidentiel aussi (Shutdown).

Si cette théorie est vraie, la durée de vie du gouvernement n’est donc pas de six mois mais dépend des législatives. Oui, la durée est de six mois entre janvier et juin, coïncidence. Si le président perd la majorité, le gouvernement change en totalité. Si le président obtient la majorité, alors celle-ci peut prétendre à gouverner. Elle ne coïncidera pas forcément à l’actuel gouvernement pour des raisons que nous verrons par ailleurs.

Deuxièmement, le chef du gouvernement est en général, le chef de la majorité parlementaire. Dans certains systèmes, il se peut même que ce soit le président. Pour accéder au poste de Premier ministre, un homme ou une femme doit donc être chef de son camp lors de la campagne. Et un ministre, en général, a un fief politique ou une légitimité démocratique ou électorale. Il a une histoire, une bataille et un passé avec son pays. C’est une des raisons pour lesquelles, un poste de ministre n’est jamais technique mais politique. C’est ainsi, car lors de la campagne, les candidats font élire aussi un projet politique.

A Madagascar, la conception d’un titulaire de titre de ministre serait alors davantage technique. A la limite, n’importe quel « très bon » technicien (de la santé, de la culture, de la défense, etc.) peut devenir ministre.

Troisièmement, le gouvernement est responsable devant le Parlement.

A propos des textes, depuis 2011 demandent à un président de la République de démissionner pour pouvoir rempiler, et à tous les membres de gouvernement de démissionner s’ils sont candidats. Et autant s’ils veulent faire campagne sinon, ils ne le peuvent.

Dans cette théorie, si le président de la République veut avoir la majorité, il est tout à fait normal qu’il batte campagne. Si le premier ministre Ntsay ainsi que ses ministres veulent rester au gouvernement, ils le doivent aussi. Or, les textes l’interdisent.

Ainsi, si des membres du gouvernement, dont le premier d’entre eux, veut être député ou aller en campagne, il doit démissionner. Ce qui obligerait à un premier mini-remaniement dès mai 2019. Soit, des ministres non-candidats cumuleraient plusieurs ministères, soit de nouvelles personnalités seront nommées au gouvernement de mai à juin…

Sauf à croire que dans le cas malgache, d’autres, feront campagne pour le projet du président et seront peut-être élus sans ambitionner après à gouverner. Ce serait un cas encore endémique à Madagascar.

Si par contre, dans la logique, les nouveaux élus veulent naturellement porter le projet pour lequel ils ont été élus au sein du gouvernement, un deuxième (mini) remaniement dès juin. Ce qui fera déjà trois gouvernements de janvier à juin (six mois).

Si incohérence, il y a, le conditionnel étant de rigueur vu les « différences de cultures politiques », ce n’est pas tant au niveau du président de la République, mais des textes. Le Malgache ayant peur qu’une personnalité détentrice de pouvoir publique n’abuse des prérogatives publiques, il demande jusqu’à la démission de ce titulaire en cas de candidature. Ailleurs, un arsenal juridique, mais surtout des citoyens vigilants rend l’utilisation des pouvoirs publics à des fins de campagne électorale difficile. Le Malgache aussi traduit la neutralité de l’administration comme étant la neutralité du gouvernement-même ! Chose impossible ni même souhaitable !

Toavina Ralambomahay

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Liens entre ministres et les législatives ou trois remaniements en six mois ?

Le président Andry Rajoelina annonce un contrat de six à un an avec le gouvernement qu’il a nommé en janvier. Or le 27 mai se tiendra les législatives.

Premièrement, selon la tradition républicaine, un gouvernement démissionne au lendemain des législatives. Côté pile, la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale installe le gouvernement et côté face, le gouvernement est l’émanation de l’Assemblée nationale. Raisonnement valable quelque soit le régime. Dans le parlementaire, il va sans dire, mais même présidentiel aussi (Shutdown).

Si cette théorie est vraie, la durée de vie du gouvernement n’est donc pas de six mois mais dépend des législatives. Oui, la durée est de six mois entre janvier et juin, coïncidence. Si le président perd la majorité, le gouvernement change en totalité. Si le président obtient la majorité, alors celle-ci peut prétendre à gouverner. Elle ne coïncidera pas forcément à l’actuel gouvernement pour des raisons que nous verrons par ailleurs.

Deuxièmement, le chef du gouvernement est en général, le chef de la majorité parlementaire. Dans certains systèmes, il se peut même que ce soit le président. Pour accéder au poste de Premier ministre, un homme ou une femme doit donc être chef de son camp lors de la campagne. Et un ministre, en général, a un fief politique ou une légitimité démocratique ou électorale. Il a une histoire, une bataille et un passé avec son pays. C’est une des raisons pour lesquelles, un poste de ministre n’est jamais technique mais politique. C’est ainsi, car lors de la campagne, les candidats font élire aussi un projet politique.

A Madagascar, la conception d’un titulaire de titre de ministre serait alors davantage technique. A la limite, n’importe quel « très bon » technicien (de la santé, de la culture, de la défense, etc.) peut devenir ministre.

Troisièmement, le gouvernement est responsable devant le Parlement.

A propos des textes, depuis 2011 demandent à un président de la République de démissionner pour pouvoir rempiler, et à tous les membres de gouvernement de démissionner s’ils sont candidats. Et autant s’ils veulent faire campagne sinon, ils ne le peuvent.

Dans cette théorie, si le président de la République veut avoir la majorité, il est tout à fait normal qu’il batte campagne. Si le premier ministre Ntsay ainsi que ses ministres veulent rester au gouvernement, ils le doivent aussi. Or, les textes l’interdisent.

Ainsi, si des membres du gouvernement, dont le premier d’entre eux, veut être député ou aller en campagne, il doit démissionner. Ce qui obligerait à un premier mini-remaniement dès mai 2019. Soit, des ministres non-candidats cumuleraient plusieurs ministères, soit de nouvelles personnalités seront nommées au gouvernement de mai à juin…

Sauf à croire que dans le cas malgache, d’autres, feront campagne pour le projet du président et seront peut-être élus sans ambitionner après à gouverner. Ce serait un cas encore endémique à Madagascar.

Si par contre, dans la logique, les nouveaux élus veulent naturellement porter le projet pour lequel ils ont été élus au sein du gouvernement, un deuxième (mini) remaniement dès juin. Ce qui fera déjà trois gouvernements de janvier à juin (six mois).

Si incohérence, il y a, le conditionnel étant de rigueur vu les « différences de cultures politiques », ce n’est pas tant au niveau du président de la République, mais des textes. Le Malgache ayant peur qu’une personnalité détentrice de pouvoir publique n’abuse des prérogatives publiques, il demande jusqu’à la démission de ce titulaire en cas de candidature. Ailleurs, un arsenal juridique, mais surtout des citoyens vigilants rend l’utilisation des pouvoirs publics à des fins de campagne électorale difficile. Le Malgache aussi traduit la neutralité de l’administration comme étant la neutralité du gouvernement-même ! Chose impossible ni même souhaitable !

Toavina Ralambomahay

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Liens entre ministres et les législatives ou trois remaniements en six mois ?

Le président Andry Rajoelina annonce un contrat de six à un an avec le gouvernement qu’il a nommé en janvier. Or le 27 mai se tiendra les législatives.

Premièrement, selon la tradition républicaine, un gouvernement démissionne au lendemain des législatives. Côté pile, la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale installe le gouvernement et côté face, le gouvernement est l’émanation de l’Assemblée nationale. Raisonnement valable quelque soit le régime. Dans le parlementaire, il va sans dire, mais même présidentiel aussi (Shutdown).

Si cette théorie est vraie, la durée de vie du gouvernement n’est donc pas de six mois mais dépend des législatives. Oui, la durée est de six mois entre janvier et juin, coïncidence. Si le président perd la majorité, le gouvernement change en totalité. Si le président obtient la majorité, alors celle-ci peut prétendre à gouverner. Elle ne coïncidera pas forcément à l’actuel gouvernement pour des raisons que nous verrons par ailleurs.

Deuxièmement, le chef du gouvernement est en général, le chef de la majorité parlementaire. Dans certains systèmes, il se peut même que ce soit le président. Pour accéder au poste de Premier ministre, un homme ou une femme doit donc être chef de son camp lors de la campagne. Et un ministre, en général, a un fief politique ou une légitimité démocratique ou électorale. Il a une histoire, une bataille et un passé avec son pays. C’est une des raisons pour lesquelles, un poste de ministre n’est jamais technique mais politique. C’est ainsi, car lors de la campagne, les candidats font élire aussi un projet politique.

A Madagascar, la conception d’un titulaire de titre de ministre serait alors davantage technique. A la limite, n’importe quel « très bon » technicien (de la santé, de la culture, de la défense, etc.) peut devenir ministre.

Troisièmement, le gouvernement est responsable devant le Parlement.

A propos des textes, depuis 2011 demandent à un président de la République de démissionner pour pouvoir rempiler, et à tous les membres de gouvernement de démissionner s’ils sont candidats. Et autant s’ils veulent faire campagne sinon, ils ne le peuvent.

Dans cette théorie, si le président de la République veut avoir la majorité, il est tout à fait normal qu’il batte campagne. Si le premier ministre Ntsay ainsi que ses ministres veulent rester au gouvernement, ils le doivent aussi. Or, les textes l’interdisent.

Ainsi, si des membres du gouvernement, dont le premier d’entre eux, veut être député ou aller en campagne, il doit démissionner. Ce qui obligerait à un premier mini-remaniement dès mai 2019. Soit, des ministres non-candidats cumuleraient plusieurs ministères, soit de nouvelles personnalités seront nommées au gouvernement de mai à juin…

Sauf à croire que dans le cas malgache, d’autres, feront campagne pour le projet du président et seront peut-être élus sans ambitionner après à gouverner. Ce serait un cas encore endémique à Madagascar.

Si par contre, dans la logique, les nouveaux élus veulent naturellement porter le projet pour lequel ils ont été élus au sein du gouvernement, un deuxième (mini) remaniement dès juin. Ce qui fera déjà trois gouvernements de janvier à juin (six mois).

Si incohérence, il y a, le conditionnel étant de rigueur vu les « différences de cultures politiques », ce n’est pas tant au niveau du président de la République, mais des textes. Le Malgache ayant peur qu’une personnalité détentrice de pouvoir publique n’abuse des prérogatives publiques, il demande jusqu’à la démission de ce titulaire en cas de candidature. Ailleurs, un arsenal juridique, mais surtout des citoyens vigilants rend l’utilisation des pouvoirs publics à des fins de campagne électorale difficile. Le Malgache aussi traduit la neutralité de l’administration comme étant la neutralité du gouvernement-même ! Chose impossible ni même souhaitable !

Toavina Ralambomahay

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Une trentaine de panneaux publicitaires enlevés par la CUA

La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a commencé, hier, à retirer les panneaux publicitaires installés dans les lieux non-autorisés. Une trentaine de panneaux ont ainsi été enlevés dans la rocade ouest, selon la CUA.

Une réunion de la CUA s’est tenu au début du mois de février avec les représentants des sociétés utilisatrices de panneaux publicitaires afin de recommander à ces derniers de se conformer aux normes indiquées dans les arrêtés municipaux.

La commune poursuivra cet assainissement en matière de panneaux publicitaires dans le Boulevard de l’Europe à Ankorondrano et à Ankazomanga, dans la rocade Tsarasaotra et en tous lieux non autorisés. La CUA a donné aux opérateurs dans ce secteur un délai pour enlever leurs panneaux se trouvant dans les endroits à aménager prochainement, avant qu’elle ne s’en charge elle-même, avec les sanctions qui s’ensuivront, selon les irrégularités trouvées.

Amende

Le but de cet assainissement est de donner une vue agréable de la ville, et aussi d’éviter des accidents causés par une mauvaise disposition des panneaux, surtout dans les lieux publics, selon toujours les explications. La commune urbaine d’Antananarivo a commencé à imposer des sanctions aux opérateurs récalcitrants. Ainsi, les amendes et les frais d’enlèvement des panneaux illicites peuvent s’élever jusqu’à à 5 millions d’ariary par panneau, selon toujours la CUA.

« De nombreuses irrégularités ont été constatées depuis longtemps touchant ce secteur, c’est pourquoi nous avons suspendu momentanément l’octroi d’autorisation de poser des panneaux publicitaires. Toute violation des règlements énoncés dans les arrêtés municipaux concernant les panneaux publicitaires est passible d’amende  », explique toujours un technicien auprès de la CUA.

Une coopération entre la commune urbaine d’Antananarivo et les régisseurs et les publicistes assurera l’essor du secteur de la publicité dans la Capitale, tout en respectant l’harmonie des sites de la ville d’Antananarivo.

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Le gouverneur de la région Atsinanana nommé

La nomination des gouverneurs de régions arrive au compte-goutte. Après celles de Vakinankaratra et de Vatovavy Fitovinany, quelques semaines plus tôt, c’est la région Atsinanana qui a actuellement son gouverneur. Richard Théodore Rafidison, un diplômé de l’université d’Antananarivo en gestion des risques et des catastrophes, est nommé gouverneur de région d’Atsinanana, portant ainsi à 14 sur 22 le nombre des gouverneurs des régions nommés jusqu’à ce jour.

Il reste encore 8 postes vacants à la tête de ces collectivités décentralisées. Pour l’instant, ces régions sont présidées par des intérimaires depuis le limogeage généralisé des 22 chefs de région de Madagascar au mois de mars 2019. Vers la fin du mois de janvier, dans le cadre de l’atelier- bilan des élections tenues dans le pays ces dernières années, le président de la Haute cour constitutionnelle (HCC), Jean Eric Rakotoarisoa avait par ailleurs déjà recommandé l’élection des gouverneurs conformément à la loi en vigueur.

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Numéro CIN identiques : Hery Rakotomanana tente d’éteindre le feu

De retour au pays, après une mission à Conakry, Hery Rakotomanana, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a apporté hier des explications, voire des précisions sur la liste électorale qui a suscité de vives polémiques dans le pays ces derniers jours. Le problème réside, a-t-il rappelé, sur la liste électorale arrêtée provisoirement le 15 février dernier, il y a des différents noms qui ont des cartes d’identité nationale identiques. Plus d’un million d’électeurs en sont concernés.

« Les noms des électeurs concernés par cette question ne sont pas des doublons mais plutôt des noms différents ayant le même numéro de carte d’identité nationale. Par conséquent ce phénomène n’a aucune incidence sur les scrutins organisés jusqu’ici », rassure-t-il. Il ajoute par ailleurs que « Cette situation n’est pas du tout un fait nouveau puisqu’elle a existé dans le fichier électoral depuis la refonte de la liste en 2012 ».

Sur la question selon laquelle la CENI n’avait pas pu corriger le fichier jusqu’ici, Hery Rakotomanana explique qu’ « au regard des textes en vigueur, la CENI ne peut apporter aucune correction de la liste sans la présence de l’électeur intéressé. Donc, si les électeurs ne se présentent pas au niveau des fokontany pour vérifier l’exactitude de la liste, les anomalies vont toujours s’y accumuler ».

Certes, lors d’un audit externe, concerté avec les acteurs du processus électoral, initié par des experts de l’OIF en 2018, il a été conclu que le fichier électoral malgache n’est pas parfait, mais peut soutenir toutes les élections à venir. Ainsi, la CENI a cru bien faire et assurer la transparence de la liste électorale avant la tenue des élections.

Hery Rakotomanana a par ailleurs tenté d’apporter les raisons de la publication de ces anomalies. « Premièrement, il faut comprendre qu’après avoir réussi l’organisation de tous les scrutins pour mettre en place toutes les institutions de l’Etat, la CENI, tenant en considération de toutes les critiques à l’endroit du fichier électoral a choisi de réfléchir et d’y apporter une amélioration. Deuxièmement, nous sommes actuellement dans le contexte de la Révision annuelle de la liste électorale (RALE) qui a débuté le 1er décembre 2019 et sera clôturée le 15 mai prochain, pour dire que si la CENI a parlé de ces anomalies, c’est en phase aux contextes techniques qui prévalent actuellement », déclare-t-il.

Le président de cet organe en charge de l’organisation des élections dans le pays a conclu que c’est dans le cadre de la transparence et dans la volonté d’apporter une amélioration que cette déclaration incomprise a été effectuée. La CENI sensibilise ainsi les citoyens électeurs à approcher les fokontany pour vérifier l’exactitude de leur inscription dans la liste électorale. C’est le seul moyen actuel d’améliorer le fichier, affirme Hery Rakotomanana. Il réitère que « l’existence d’électeurs ayant le même numéro de carte d’identité nationale n’enlève en rien la sincérité des scrutins. Cela ne porte pas atteinte à la légitimité de toutes les personnalités qui sont élues jusqu’ici », insiste-t-il.

Reste tout simplement à savoir si ces explications vont convaincre les acteurs politiques remontés par rapport à cette situation qui ont suscité des « réactions négatives et des critiques acerbes à l’endroit de la CENI », pour reprendre les propres termes de Hery Rakotomanana.

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Antsakabary. Prezidà Hery sy ny Hvm: dokotera aorian’ny fahafatesana foana

Sabotsy 04 Marsa 2017. Noho ny haitrano nitranga ny alin’ny 03 martsa 2017 teny 67 ha afovoany andrefana dia tonga nanatanteraka ny voin-kava mahatratra ka nitondra izay voatsirambin’ny tanana, amin’ny alalan’ny fitondram-panjakana, izay avy amin’ny Filoham-pirenena Hery Rajaonarimampianina ny delegasiona notarihin’ny Praiminisitra Lehibe ny Governemanta, Mahafaly Solonandrasana Olivier.

Tamin’ny firesahany tamin’ny mpanao gazety mikasika ny hafatra nataon’ny sojabe avy any Sofia no nilazany fa « henoko ny feo avy amin’ny sojabe avy amin’ny faritra Sofia fa tsy hiteny zavatra firy ny tenako fa Ray aman-dreny izy ireo ary Ray aman-dreny koa ny tenako, ary tsy hamaly na dia teny iray aza fa amiko ny sojabe dia Ray aman-dreny natao hananatra, natao hampihavana fa tsy Ray aman-dreny natao hampisara-bazana”.

Ho an’ny resaka Befandriana kosa dia nanambara ny Praiminisitra fa na tsy teto an-tanindrazana aza izy tamin’ireny fotoana ireny dia misy hatrany ny firaisankina eo anivon’ny governemanta. Nifandray tsy tapaka tamin’ny minisitra mpisolo toerana ny tenany ka niarahana avokoa ny ezaka natao mikasika an’ny Befandriana avaratra. Efa nisy ny fidinana tany an-toerana nitondrana fanampiana avy amin’ny fitondram-panjakana toa ny lay, ny vary sy ny maro hafa izay efa nentina tany Antsohihy.

Niarahana nanapaka koa ny “commission mixte” izay nanao ny fanadihadiana tany an-toerana. Raha araka ny tatitra nomen’ny minisitry ny filaminana anatiny vaovao tamin’ny Praiminisitra dia efa azo ny vokatry ny fanadihadiana natao fa mbola tsy azo avoaka noho ny tsiambaratelon’ny fanadihadiana. Ampahafantarina miandalana ihany ny vokatra azo. Nanamafy hatrany ny Praiminisitra fa “tsy manavaka faritra aiza na aiza ny fitondram-panjakana. Nisy ny ezaka natao tamin’ny faritra Sofia. Amin’ny maha praiminisitra ahy dia tsy praiminisitra amin’ny toerana iray fa an’ny Madagasikara ka izay toerana misy ny voina dia vonona ny tenako miaraka amin’ny governemanta hitondra ny voatsirambin’ny tànana”.

Nomarihin’ny Praiminisitra koa fa tokony hitandrina ny tsirairay amin’ny feo miely tamin’ny fidinan’ny Filoham-pirenena Hery Rajaonarimampianina tany Antsakabary. Ireny feo ireny dia entina hanaratsiana ny fitondrana. Misy ny fanambarana ofisialy hatrany amin’ny dia ataony rehefa misy fidinana.

Nanambara moa ny tenany fa “efa mieritreritra ny hidina any Antsakabary ny Filoham-pirenena amin’ny herinandro ambony hijery ifotony ny zava-misy sy hankahery ireo olona. Hijery izay fotoana mety araka izany ny Filoham-pirenena na ny tenako amin’izany fidinana ifotony izany. Nandray andraikitra ny fitondrana tamin’ny resaka Antsakabary ary nisy ny firaisankina tamin’ny fandrindrana ny asa natao fa tsy natao an-kilabao”, hoy ny Lehibe ny Governemanta Mahafaly Olivier.

Loharanom-baovao:

Sampana serasera

Primatiora

Telo herinandro ato aoriana izany ny Prezidà Hery vao taitra? Ary tsy mahay voambolana afa-tsy ny mitandrina ve ity fitondrana ity e? “Tokony hitandrina ny tsirairay amin’ny feo miely tamin’ny fidinan’ny Filoham-pirenena Hery Rajaonarimampianina tany Antsakabary”. Ianareo tsy misy fangaraharahana eo amin’ny fitondrana ny tany sy ny fanjakana no mahatonga tsao sy honohono fa aza ailika any amin’ny hafa foana ny tsy fahombiazanareo e!

Ary avy ao aminareo ihany ny resaka no miala ary marina foana aorina kely ao. Impiry nivoaka any ivelany moa ny filoha Hery hajaina nefa taiza intsony no nisy izany “fanambarana ofisialy hatrany amin’ny dia ataony” izany? Tsy efa any izy vao fantatra amin’ny alalàn’ny Internet? Rehefa mody indray izy tsy re tsaika fa ny ampitsony vao hoe “tonga omaly eto an-tanindrazana”. Fa maninona ianareo ao ambony ao r’ingahy Praiministra no mihevitra ny vahoaka ho dondrona sy nandra foana e?

Dia ianao tsy mahafehy tena (ETO NY POROFO) sy mpanao kolikoly bevata indray ve (ETO NY POROFON’NY 5 TAPITRISA ARIARY RANGAHY A!) no miseho mananatra sy manome lesona izao, satria notendren’i Prezidà Hery ho Praiministra? SSSssss. Rehefa ianareo izany no tratra ambodiomby dia sahalan’ny tsy misy?

Mahavariana koa ilay resaka “mbola tsy azo avoaka noho ny tsiambaratelon’ny fanadihadiana”. Raha izany no izy dia maty momoka toa ireo fanadihadiana rehetra izay mahakasika sy mahavaorohitohy mpitandro filaminana izany: kidnapping, baomba tamin’ny 26 Jona, famonoana mpanao gazetin’ny Free News, sns.

Tsara ho fantatra ihany koa ny tarehimarika:

67 ha afovoany andrefana, 03 Marsa 2017: 129 ny traboina, 8 ny trano hazo kila ary 11 kosa ny trano biriky. Tsy misy ny aina nafoy na ny naratra.

Antsakabary sy ny manodidina, tapaky ny volana Febroary 2017: trano 507 nodoran’ny polisy nalefa tany an-toerana, tamin'ireto tanàna ireto: Ambalamanga (trano 80 kila forehitra);Ambohitranivo (trano 22 kila forehitra); Ambodinifesy (trano 75 kila forehitra); Antanimenalava (trano 20 kila forehitra); Antanamba (trano 80 kila forehitra). Ambinanindrano (Trano miisa 230 be izao no lasa lavenona)/

Vehivavy 70 taona jamba maty kilan’ny afo; olona miisa 1435 traboina rava trano sy very fananàna tanteraka ankoatr’ireo naratra.

No comment, hoy ny teny anglisy…

Jeannot Ramambazafy – 05 Marsa 2017