Les actualités à Madagascar du Dimanche 04 Octobre 2020

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Madagascar. Soutien du Gouvernement Monégasque aux associations locales

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Retour de l’indépendance - Pas de célébration ce 14 octobre

Prudence. Initialement reportées pour ce 14 octobre, en raison de la pandémie de Covid-19, les habituelles festivités en l’honneur de la fête du retour de l’indépendance du 26 juin n’auront finalement pas lieu pour cette année. L’annonce a été faite par le Président de la République hier au cours de son intervention sur les chaînes publiques, depuis Taolagnaro dans le Sud du pays. Pour cause de coronavirus dans le pays, la parade militaire, les feux d’artifice et les autres manifestations culturelles n’ont pas eu lieu cette année à la date du 26 juin. La date du 14 octobre, anniversaire de la proclamation de la République malagasy, a alors été choisie pour tenir ces festivités. Toutefois, compte-tenu de la situation dans le pays et par prudence, le pouvoir a décidé de ne pas tenir de célébration dans dix jours. « Nous sommes encore en plein combat contre le coronavirus (…) Dans le cadre de cette lutte, des mesures ont été annoncées par le pouvoir, notamment l’interdiction de rassemblement de plus de 200 personnes, par exemple, à Antananarivo ou dans l’Amoron’i Mania, et d’autres Régions », a expliqué Andry Rajoelina. « Nous ne pouvons pas prendre des décisions qui nous amèneraient à faire machine arrière », dit-il encore expliquant la non tenue de cette célébration. Ce 14 octobre sera donc un jour comme les autres pour les Malagasy. Un jour non chômé. Andry Rajoelina annonce qu’il fera toutefois une visite spéciale dans la ville natale de Philibert Tsiranana, premier Président de la République de Madagascar à la date du 14 octobre. L’annulation des festivités est également motivée par l’autre combat mené actuellement. « Madagascar fait face aujourd’hui à un fléau à savoir la lutte contre l’insécurité alimentaire, le Kere, la famine, et ce, en plus du combat mené contre le coronavirus qui reste d’actualité », justifie le Chef de l’Etat. Et lui d’affirmer ainsi que « La décision la plus sage est de ne pas célébrer le retour de l’indépendance », a expliqué Andry Rajoelina. Levée du couvre-feuParlant justement de la lutte contre l’insécurité alimentaire, le Chef de l’Etat a annoncé hier que tous les quatre centres de réhabilitation nutritionnelle et intensive pourront prendre en charge toutes les personnes atteintes de malnutrition dans le Sud. Il annonce également son retour d’ici une quinzaine de jours dans le Sud pour la mise en place des stratégies pour lutter contre cette insécurité alimentaire. Autre mal de la partie sud du pays, la réhabilitation de la RN13 pour le début de l’année prochaine a été annoncée par le Président. Preuve de son engagement, le Chef de l’Etat a affirmé que si cette route n’est pas réhabilitée, il ne ferait plus de politique. Revenant à la lutte contre la pandémie de coronavirus, le Chef de l’Etat a annoncé hier les nouvelles mesures entrant dans le cadre de la nouvelle quinzaine d’Etat d’urgence sanitaire dans le pays. Des mesures qui tendent toujours un peu plus vers le déconfinement total. Ainsi, il a été annoncé hier la levée du couvre-feu sur toute l’étendue de la Grande-île. Les compétitions sportives sont dorénavant, elles aussi, autorisées. Les rassemblements de plus de 200 personnes restent toutefois interdits. Les transports régionaux et nationaux, ainsi que les vols intérieurs sont ouverts. Le respect des mesures sanitaires et d’hygiène reste en vigueur. Le port du masque reste obligatoire. La rédaction

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Président Andry Rajoelina dans le Sud - Une bouffée d’oxygène pour les victimes du Kere

Des enfants et des adultes squelettiques dans plusieurs Fokontany ! Une scène de désolation qui n’a pas laissé le Président Andry Rajoelina indifférent lors de son déplacement dans les Régions d’Anosy et d’Androy en fin de semaine. Cette tournée présidentielle vise à venir à la rescousse de la population qui est très affaiblie par le Kere depuis des mois. Il a débuté sa visite par le fokontany d’Ambarankilimahavatse, Commune d’Ifotaka, District d’Amboasary Sud dans la Région d’Anosy. Les habitants de ce Fokontany sont parmi ceux qui sont frappés de plein fouet par la malnutrition aigüe. « Dès que j’ai eu connaissance de la situation, je n’ai pas hésité à venir. Nous ne pouvons pas laisser la population seule pour faire face à la famine », a – t – il déclaré. Le Président de la République n’est pas venu les mains vides. En effet, il a apporté des aides d’urgence comme des citernes d’eau ainsi que de la nourriture. La délégation a également distribué des sacs de riz et de l’huile alimentaire dans le cadre d’un partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM). Dans son discours, l’homme fort du pays a affirmé qu’il est désormais temps de changer le cours de l’histoire et d’en finir avec le Kere dans le Sud. Pour ce faire, il annonce plusieurs projets à long terme tels que l’adduction d’eau à partir des rivières de Mandrare et Efao. A cela s’ajoutera la mise en place de centre de réhabilitation nutritionnelle et de prise en charge sanitaire gratuits pour accompagner les personnes affaiblies par la famine. Ce genre de centre sera établi dans plusieurs Fokontany et Districts frappés par le fléau de la malnutrition aigüe. Les enfants bénéficieront également de repas préparés chaque jour et ce jour pour une durée de plusieurs mois. Des rations composées de Koba Aina, de Moringa et de Spiruline.Prise en charge et suivi rigoureuxLe Président de la République a donné des consignes strictes à l'endroit des autorités locales pour que les ménages vulnérables ayant subi les impacts directs de la sècheresse puissent bénéficier de ce soutien alimentaire avec un suivi rigoureux. Le Chef de l’Etat a aussi saisi cette occasion pour annoncer la reprise du programme « FIAVOTA » en collaboration avec la Banque mondiale et qui consiste à la distribution d’aides financières au profit des ménages. En tout, 41 Fokontany seront les bénéficiaires. Le Président a aussi promis d’autres dons composés d’ustensiles de cuisine et de vêtements ou encore des kits scolaires pour les écoliers.Après Amboasary Sud, le Président Andry Rajoelina a poursuivi sa visite dans les Districts de Tsihombe, Ambovombe et Beloha Androy. Dans le District de Tsihombe, Région d’Androy, l’arrivée du Président de la République a fait renaître l’espoir chez la population locale. Durant la prise de parole, les autorités locales, à savoir le maire par intérim et le gouverneur, ont tour à tour rapporté les difficultés quotidiennes des habitants qui se résument aux problèmes d’eau, l’insécurité et l’absence d’infrastructures. Des problèmes que le Chef de l’Etats a promis de résoudre. La délégation a également procédé à la remise de véhicules 4x4 pour le préfet d’Ambovombe ainsi que de camions- bennes pour la Commune. Chaque foyer a bénéficié de « Vatsy Tsinjo ». Les Sœurs de la communauté « Filles de la Charité » de l'EKAR Saint Vincent de Paul, qui accueillent les victimes de malnutrition, ont aussi été équipées d'une ambulance 4x4 médicalisée. Le Chef de l'Etat s'est ensuite rendu auprès de l'EPP de Tsihombe où il a remis des kits scolaires, des uniformes, ainsi que des dictionnaires pour les élèves. Le Président a annoncé avec enthousiasme la construction de nouvelles infrastructures dont un stade manara – penitra à Tsihombe. La localité ne sera désormais plus en retard en matière de développement a assuré le numéro un du pays.La Rédaction

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Démolition de l’usine - Tiko 
Les procédures respectées


La fin de semaine, à Toamasina, a été mouvementée par la démolition de l’usine du groupe Tiko installée dans le port. L’information a été relayée avec tant de célérité sur les réseaux sociaux par les partisans du propriétaire. Ce dernier qui, rattrapé par ses affaires fiscales, voit indéniablement de mauvais œil la démolition de cette usine qui est implantée sur la propriété du port à l’époque où il faisait le beau et le mauvais temps à Madagascar. Président de la République, Marc Ravalomanana avait d’une manière ou d’une autre usé de son pouvoir pour étendre sa société en groupe pour devenir à la fin un empire. Cette usine de Toamasina fait partie des unités créées par le fondateur du parti TIM durant son règne. Le souhait ou désir de « Ramose » était pris, à raison, comme un ordre. Et quand il a voulu mettre cette usine de Toamasina dans l’enceinte du port, personne n’a osé faire la moindre remarque. Mais une fois son pouvoir amoindri, Marc Ravalomanana est mis à nu par ses affaires et abus qui ont fait couler beaucoup d’encre.La démolition de cette usine est qualifiée d’illégale par le clan Ravalomanana. Ce dernier affirme qu’aucune décision de la Justice ne plaide en faveur du propriétaire du lieu pour justifier l’action. Une version contredite par des sources informées. Celles-ci soutiennent notamment que le groupe n’aurait pas payé ses loyers depuis une quinzaine d’années. Par ailleurs, contrairement à ce que les mauvaises langues affirment, cette décision est motivée par une décision de justice. Mais par-dessus tout, cette démolition entre dans le cadre d’un projet d’extension du port de Toamasina, qui doit, in fine, permettre de créer des emplois supplémentaires. La destruction de ces infrastructures vient ainsi sanctionner la mauvaise foi du président fondateur du groupe agroalimentaire. Celui-ci rechigne en effet depuis plusieurs années à payer ses impôts vis-à-vis de l’Etat et d’autres dettes envers ses créanciers bien qu’il reconnaisse l’existence de ceux-ci. Pas plus tard qu’en fin de semaine dernière, l’ancien Président de la République Didier Ratsiraka, au cours d’une interview en marge de l’inauguration de l’usine PHARMALAGASY, a reconnu que le groupe Tiko devait 200 à 300 milliards de FMG à l’Etat durant le régime Ratsiraka, à l’époque où Pierrot Rajaonarivelo était vice-ministre en charge du Budget. Des arriérés que reconnait le clan Ravalomanana. La semaine dernière, au cours d’une rencontre avec le « Conseil du fampihavanana malagasy », afin de lui fournir des compléments de dossiers, dans le dessein de se faire indemniser pour les dégâts subis par Tiko lors de la crise de 2009, Hanitra Razafimanantsoa, avocate du groupe Tiko et députée TIM, a par exemple reconnu que son client devait de l’argent à l’Etat. La somme de 150 milliards d’ariary a été évoquée.La Rédaction

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Soigner l’image

La Police nationale redore son blason. Il le faut bien ! En général, les Forces de la défense et de la sécurité (FDS), le visage défiguré, ont besoin de se faire peau neuve. L’Armée, la Gendarmerie et la Police, les trois unités qui assurent la défense et la sécurité de la République et de son peuple, vachement enlaidies par des actes et gestes irréfléchis, doivent se faire une jeunesse, pourquoi pas une virginité.Récemment, un militaire a été pris en flagrant délit d’acte répréhensible. Il louait son arme de guerre à des bandits. A Anosipatrana, un gendarme participait à un braquage en pleine rue. Les limiers de la Police l’ont finalement abattu au Fasan’ny karana. Les délits de ce genre, commis par nos éléments en uniforme, sont légion à travers le territoire national.Mais la triste célébrité revient malheureusement à la Police nationale. Le visage amoché par les vicissitudes de l’histoire et par certains comportements inadmissibles, la Police a besoin réellement de se faire soigner. La mauvaise réputation aux yeux des concitoyens de cette unité assurant la sécurité nationale notamment en milieu urbain ne date pas d’hier ni d’avant-hier. Elle remonte à des dizaines d’années auparavant, depuis la Première République. Les Forces républicaines de sécurité (FRS) sous l’ordre du tout puissant ministre de l’Intérieur André Resampa, de la Première République, de par leur brutalité souvent aveugle furent l’élément déclencheur de la décadence de la Police et du régime PSD. Les débordements récurrents de cette « milice » de Resampa portaient atteinte à l’intégrité de la Police. Certes, Antananarivo et les grandes villes du pays vivaient dans une apparence de sécurité le jour et la nuit. A Tanà sous les Arcades, on pouvait circuler librement à n’importe quelle heure de la nuit. Même topo dans les « lalàn-kely » des quartiers. Les salles de ciné se permettaient d‘établir un programme pouvant s’étaler jusqu’à minuit ou plus. Le contrôle d’identité était systématique. Cependant, on déplore souvent les comportements insanes ou irrespectueux des éléments des FRS sans insister sur la corruption. Le summum des bêtises fut atteint le 13 mai 1972 sur la Place de l’Indépendance. Les éléments des FRS ont tiré, à balles réelles, sur la foule sans armes. Les évènements du 11 février 1975 confirmèrent les bestialités. Ce fut le point de non-retour ! Depuis, l’opinion se réserve le droit de se méfier de la Police nationale. A l’époque de la Deuxième République, malgré le fait d’être érigée en ministère entier, la Police nationale s’enfonce. La corruption infecte tout le Corps.En dépit de la bonne intention et des efforts consentis des dirigeants, la Police nationale n’a pas réussi à se défaire de cette image décadente dont elle se fait incarner. Pas plus tard que quelques années, l’ « affaire d’Antsakabary » crée toujours des remous dans les mémoires. Et la population, victime de leurs « gaffes » à répétition, réagit violemment. Pris souvent pour cibles des vindictes populaires, les agents de la Police peinent à s’intégrer dans la société. Parfois, la population furieuse n’épargne même leurs familles ou leurs logements.Le mercredi 30 septembre, la Police nationale fêtait le 59ème anniversaire de son existence. Les hauts responsables ont mis à profit l’anniversaire pour soigner l’image d’une Police quelque peu défigurée. Il en faut beaucoup !Ndrianaivo

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Pollution de l'air - Antananarivo asphyxiée par les fumées des feux de brousse

Les fumées générées par les feux de brousse aux alentours d’Antananarivo ont assombri son ciel bleu au cours des derniers jours. En plus d’un ciel gris, la population de la Capitale doit aussi subir une hausse considérable de la température. Elle atteint presque les 30° Celsius alors que l’été commence tout juste. Comme à chaque année, à cette saison, les feux de végétation se multiplient aux alentours de la ville. Rien que la semaine dernière, une vaste incendie s’est déclarée à la station forestière d’Ambatofotsy. Il a fallu près de quatre heures pour les sapeurs-pompiers, l’équipe de la Direction régionale de l’environnement et du développement durable d’Analamanga et la Gendarmerie nationale pour éteindre le feu. Les fumées générées par ces feux sont ensuite transportées par le vent polluant ainsi tout l’air dans la Capitale. Le vrai danger actuellement est qu’aucun endroit dans toute la ville n’est épargnée par cette pollution. Les mesures de particules fines et grossières faites par l’organisation INDRI ou l'Initiative pour le Développement, la Restauration écologique et l’Innovation le montrent bien. « La population est actuellement exposée à une pollution dangereuse, surtout les personnes à risque comme les femmes enceintes, les enfants, les asthmatiques, les diabétiques mais surtout les personnes âgées. Aucun endroit n’est en effet épargné par cette pollution même dans les bureaux et les jardins, loin des voitures. Les chiffres sont très élevés car la fumée des feux est partout », a rapporté l’INDRI. Les données prises jeudi dernier sont à peu près les mêmes. Elles tournent autour de 160,6 microgrammes/m3 pour les matières particulaires fines (PM 2.5) et de 255,4 microgrammes/m3 pour les matières particulaires grossières (PM 10), « soit plus de dix fois supérieurs aux normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé », rajoute l’INDRI. Les normes journalières fixées par l’OMS sont respectivement de 25 et de 50 microgrammes/m3 pour les deux particules. Antananarivo se retrouve ainsi asphyxiée par toutes ces fumées. Et si les feux de végétation continuent à ce rythme, la santé de plusieurs milliers de personnes en sera impactée, mais surtout l’environnement. Outre la dégradation de la qualité de l’air, les feux de brousse accentuent particulièrement les effets du changement climatique, déjà que Madagascar figure déjà parmi les pays les plus vulnérables. Des actions doivent ainsi être menées pour limiter voire suspendre ces feux, tout cela afin de préserver notre environnement et la santé de la population.  Rova Randria

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Index de liberté économique - Madagascar fait un grand bond !

La Grande île fait désormais partie du Top 10. « The Heritage Foundation », un think tank et lobby américain conservateur, basé à Washington, vient de dévoiler l’édition 2020 de l’« Index of economic freedom ». Cet index mesure notamment la liberté économique dans 180 pays dans le monde, dont 51 pays africains. Pour cette édition, plusieurs bouleversements ont été observés dans ce nouveau classement. Madagascar figure parmi les pays dont le rang a connu un changement considérable. En effet, la Grande île est passée de la 18ème à la 9ème place dans le classement africain. Ce bond dans le classement lui a même permis de changer de catégorie. Aujourd’hui, le pays se trouve désormais dans la catégorie « modérément libre ». Alors que l’année dernière, son économie s’est encore classée dans la catégorie « peu de liberté ». Les réformes mises en place par les autorités concernant l’organisation générale du pays ont ainsi porté leurs fruits.A noter que l’élaboration de cet index de la liberté économique repose sur douze facteurs quantitatifs incluant l’Etat de droit avec le droit de propriété, l’intégrité du Gouvernement, l’efficacité judiciaire, la prépondérance du Gouvernement concernant les dépenses publiques, la pression et la santé fiscale, l’efficacité réglementaire centrée sur la liberté des affaires et de travail ainsi que la liberté monétaire, et enfin les marchés ouverts focalisés sur la liberté commerciale, la liberté d'investissement mais aussi la liberté financière. A l’issue de l’évaluation de ces douze points clés, chaque pays obtient un score entre 0 à 100. Ce score permet ensuite de classer les pays en cinq catégories en fonction du niveau de liberté estimé de l’économie. Les pays ayant enregistré les scores les plus élevés (entre 80 et 100) sont considérés comme économiquement « libres ». Suivent de façon décroissante, les économies « globalement libres », puis celles « modérément libres ». Viennent ensuite les pays avec « peu de liberté » économique, et enfin les pays dits « répressifs » en la matière. Avec un score de 60,5, l’économie de Madagascar compte parmi les économies « modérément libre ». Pour l’Afrique, l’île Maurice demeure le leader, suivie par le Rwanda qui progresse à la deuxième place du classement. Ils constituent d’ailleurs les deux seuls pays du continent à figurer dans la catégorie des économies « globalement libres » dans le monde. En tout cas, les autorités malagasy doivent continuer les efforts déjà entrepris afin d'améliorer le climat des affaires dans le pays et attirer ainsi davantage d’investisseurs.   Rova Randria

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Propagation de la Covid-19 - Va pour la 14ème « quinzaine »

Depuis samedi dernier, Madagascar s’est engagé dans sa 14ème quinzaine d’état d’urgence sanitaire. Décrétée pour la première fois le 21 mars dernier, cette mesure - proclamée sur toute l’étendue du territoire de la République de Madagascar - a été adoptée en Conseil des ministres à titre exceptionnel pendant une durée de quinze jours, et cela, pour des raisons de sécurité sanitaire, de calamité publique et afin de permettre le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Cette disposition juridique exceptionnelle a impliqué la limitation des libertés individuelles de la population, notamment à travers le confinement total et partiel. Les spéculations ont pu aussi être évitées grâce à l’encadrement par l’Etat des prix de certains produits dont les médicaments et les PPN. A cela s’ajoute la modification des conditions de mise en quarantaine et d’isolement ou encore la réglementation des déplacements, des transports et de l’ouverture des établissements recevant du public et des lieux de réunion. Des collaborations à tous les niveaux En accord avec les mesures prises, tous les secteurs présents à Madagascar ont été sollicités, entre autres les médias. Quotidiennement depuis le 23 mars dernier, aux alentours de 13h, en guise du rapport récapitulatif des statistiques liées à la Covid-19, le son et les images de la chaîne nationale TVM sont repris par les stations audiovisuelles privées existant dans les quatre coins de la Grande île. Il en est de même pour les interventions télévisées du Président de la République Andry Nirina Rajoelina ou encore du Premier ministre Ntsay Christian qui sont retransmises en direct sur tous les canaux. Des avancées majeuresCependant, malgré cet état d’urgence sanitaire, Madagascar a fait des avancées majeures en matière de santé publique. Suivant l’initiative du Président de la République et avec l’appui des autorités sanitaires malagasy, des scientifiques auprès de l’Institut malgache de recherches appliquées (IMRA) ont réussi à produire depuis le mois d’avril dernier la décoction à base de plantes qui serait composée à 62 % d’Artemisia annua appelée Covid Organics (CVO), qui est actuellement utilisée à titre préventif et curatif du coronavirus. Ou encore, l’ouverture du premier laboratoire d’analyses de Madagascar, connu sous le nom de « Laboratoire d’analyses médicales malagasy » (LA2M), opérationnel depuis le 23 juin dernier. Désormais, le pays dispose également d’une usine pharmaceutique « PHARMALAGASY », située à Tanjombato. En plus de la fabrication du CVO + sous forme de gélule, cette usine produira au total 13 médicaments à base de plantes endémiques de Madagascar pour combattre plusieurs maladies telles que le diabète, l’asthme et le paludisme. Le CVO distribué en Afrique Au cours de ces 210 jours d’état d’urgence sanitaire durant lesquels les frontières aériennes et maritimes ont été fermées, la relation internationale a été toujours maintenue au beau fixe. Madagascar a pu compter sur les aides internationales, en termes de ressources humaines et de matériels dans le but de maîtriser la propagation de cette maladie virale. Sur ce, le pays a également collaboré avec une dizaine d’Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). L’on peut citer la Guinée Equatoriale et la Guinée Bissau qui ont affrété chacune un avion spécial pour récupérer une cargaison de ce remède traditionnel amélioré, trouvé par l’IMRA. Des milliers de contaminés au coronavirusDepuis le 19 mars dernier, annonce de la première contamination à Madagascar, jusqu’à hier, le Centre de commandement opérationnel - Covid-19 Ivato recense 16 558 cas positifs, 15 486 cas de guérison et 232 décès. Le pays a réalisé 72 572 tests PCR et 8 304 analyses utilisant la technique GèneXpert afin d’identifier les cas infectés. Actuellement, 838 patients sont en cours de traitement dont 13 parmi eux présentent des formes symptomatiques graves de la Covid-19. K.R.

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Meurtre à Alasora - Un suspect arrêté par la Police

Le corps sans vie d’un homme de 28 ans avait été retrouvé à Alasora, vendredi dernier. A la constatation des faits, le malheureux avait été assassiné. Et c’est une patrouille de police qui, sur la base de quelques indices et d’un renseignement, a fait en premier cette découverte macabre. Toujours dans le cadre d’une enquête sur cette affaire, la Police a arrêté un suspect et confisqué une moto Yamaha Jog Pro qui appartiendrait au décédé. Pour le moment, l’enquête de la Police ne permet pas encore de trancher sur son sort.Sans doute, le concerné aurait pu filer et brouillé sa piste si jamais il n’a pas croisé cette patrouille des Forces.  En effet, les éléments de cette compagnie de police, lors de leur ronde, ont vu le suspect en train de pousser la Jog Pro. Du coup, ils l’ont intimé l’ordre de s’immobiliser. Et en regardant plus près, ils constatent que le deux-roues est souillé de sang. La Police a embarqué le suspect sur le champ où elle l’a interrogé à son poste dans cette localité. « Dans ses explications, le suspect argue que la moto ne lui appartient pas, mais plutôt à son frère, qui est ivre et qui a été accidenté. Tout cela explique tout ce sang» selon le suspect, rapporte une source policière.Cependant, une heure après cela, la même patrouille a fait une observation : des traces de sang ont été trouvées dans les environs du secteur. Cette situation a titillé la curiosité et le soupçon des policiers, qui ont entamé les recherches. Plus tard, un constat et une vérification, faits conjointement par le médecin légiste et les Forces de l’ordre, ont conduit à une déduction :    l’homme qui avait été assassiné n’est autre que le propriétaire de la moto.Jointe hier, la Police n’a pas encore indiqué quand l’affaire va être déférée. Ce qui fait que le suspect devrait encore croupir dans sa cellule de détention policière, en attendant d’y voir plus clair. Néanmoins, il y a une saisine d’office de l’affaire par la Police, du fait qu’il y avait un homicide. L’enquête suit son cours.Franck Roland

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CIGEPS - Rosa Rakotozafy première femme présidente

Rosa Rakotozafy  à travers Madagascar et en sa personne vient d'être élue présidente mondiale du Comité inter- gouvernemental de l'éducation physique et sportive (CIGEPS) au sein de l'UNESCO, composé de 5 vice-présidents dont Finlande, Cuba, Tunisie, Bulgarie, Japon. Ce comité intergouvernemental est composé de 18 pays membres de l’UNESCO.Lors de la session ordinaire du CIGEPS, les 28 et 29 septembre 2020, les membres ont voté à l'unanimité pour Madagascar à travers Rosa Rakotozafy comme présidente du CIGEPS pour les 2 ans à venir. C’est la première fois depuis sa création en 1978 qu'une femme dirige le CIGEPS. Et que Madagascar accède à ce poste prestigieux.Elle est donc la première femme présidente de cette institution. Le CIGEPS a été créé pour développer le rôle et la valeur du sport et promouvoir son inclusion dans les politiques publiques.L'élection de Madagascar à ce poste prestigieux couronne le succès de Madagascar dans l'organisation de la première conférence des ministres africains dans la mise en œuvre en Afrique du Plan d'action de Kazan à l'issue de laquelle le Président de la République Andry Rajoelina a été nommé   champion de l'éducation physique de qualité et du sport pour le continent. La vision du Chef de l’Etat malagasy faisant du sport une priorité nationale et le soutien permanent aux athlètes ont beaucoup pesé sur ce choix en faveur de Madagascar.  E.F. 

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Andry Rajoelina. Son Leadership dans la lutte contre le Covid-19 félicité par l’OMS

VIDÉO ICI

Le vendredi 2 octobre 2020, à Tanjombato, a eu lieu l'ouverture officielle de l'usine PHARMALAGASY. Ci-après le discours intégral (avec vidéo ici) de Madame Charlotte Faty NDiaye, Représentante résidente de l'Organisation mondiale de la Santé à Madagascar depuis 2016.

« (...) J’ai l’honneur et le privilège de prendre la parole à cette cérémonie d’inauguration officielle de l’usine Pharmalagasy, ce vendredi 2 octobre 2020. Je suis très heureuse de fabrication locale de médicaments et autres produits essentiels, car c’est une thématique très importante pour l’Organisation mondiale pour la Santé. Aussi, mes premiers mots sont des mots de chaleureuses félicitations à votre endroit, Monsieur le Président, pour cette dynamique de renouveau que vous mettez en place, dans le secteur de la production pharmaceutique locale, et qui a été, pendant longtemps, délaissée au détriment de l’importation de médicaments.

Excellences, Honorables invités,

Ces derniers mois, dans le contexte de la pandémie du Covid-19, la chaine d’approvisionnement mondiale a subi des perturbations majeures, ce qui a attiré l’attention de tous sur la nécessité de disposer de systèmes solides et plus équitables pour les approvisionnements en médicaments, couplée à une augmentation des capacités locales de fabrication.

A l’image des autres pays d’Afrique, Madagascar importe plus de 80% de médicaments dont il a besoin pour la continuité des services essentiels de santé. C’est pourquoi l’Organisation mondiale pour la Santé se réjouit du fait que Madagascar est résolument engagé dans des initiatives qui sont capitales pour favoriser la naissance d’une industrie pharmaceutique solide.

La médecine traditionnelle bénéficie de cet élan de valorisation pour laquelle Madagascar est à l’avant-garde. Dans sa déclaration du 4 mai 2020, je cite : L’Organisation mondiale pour la Santé accueille favorablement les innovations à travers le monde, y compris le recyclage de médicaments, de produits issus de la pharmacopée traditionnelle et la mise au point de nouvelles thérapies dans le cadre de la Recherche de traitements de la maladie à coronavirus 2019.

L’Organisation mondiale pour la Santé est aux côtés de Madagascar dans la lutte contre cette pandémie. La meilleures preuve, s’il en est besoin, et permettez-moi de le rappeler, Monsieur le Président, c’est la discussion entre Monsieur le Président de la République de Madagascar et le Directeur de l’Organisation mondiale pour la Santé, le 20 mai 2020, au cours de laquelle l’appui de l’OMS a été sollicité pour son expertise sur les essais cliniques.

Excellences, Honorables invités,

Au moment d’inaugurer cette belle entreprise qui, certainement, en appellera d’autres, pour offrir à la population malagasy et à l’Afrique un gamme étendue de médicaments essentiels, l’OMS réitère sa disponibilité à apporter son soutien, notamment sur les bonnes pratiques de fabrication, les inspections règlementaires et la pré-qualification pour les médicaments à produire.Aujourd’hui, la technicité et le savoir-faire, qui ont fait de cette usine Pharmalagasy une réalité, sont la fierté de toute la Nation malagasy.

Qu’il me soit permis d’adresser, ici, mes encouragements aux scientifiques et chercheurs malagasy et aux institutions de recherches, notamment le Centre National d’Application de Recherche Pharmaceutique qui collabore avec Pharmalagasy.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Pour terminer mon propos, je voudrais, au nom de Madame le Directeur régional de l’OMS, le Docteur Moeti, et de Monsieur le Directeur général de l’OMS, le Docteur Tedros, vous réitérer nos vives félicitations pour votre Leadership dans la lutte contre cette pandémie mondiale.

Nos félicitations à tout le gouvernement malagasy, au ministère de la Santé publique, à tous les partenaires et à tous les acteurs du secteur pharmaceutique.

Nous adressons nos meilleurs souhaits de réussite à Pharmalagasy et à toute son équipe.

Je vous remercie de votre attention »./.

Propos recueillis par Jeannot Ramambazafy

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Madagascar Justice. La loi des COPS, hein ?

Décidément, tout va pour le mieux au royaume du « deux poids deux mesures », avec une balance de la Justice qui a tendance à souvent pencher au bénéfice des criminels. Étrangers de préférence. La… Total quoi !

A Madagascar, plus on change de ministre de la Justice, Garde des Sceaux, plus ce sont les hommes qui font la loi et non pas la loi qui fait les hommes dans un pays normal et en temps normal itou. Un état de droit quoi. Pourtant, bien avant deux décisions de justice totalement discriminatoires, le Johnny pas Halliday, devenu ministre de l’Injustice, avait clamé a qui veut l’entendre, dès sa prise de fonction, en janvier 2020 : «Halte à la corruption et à l’arrogance, et cessez de mépriser les justiciables !». Jusqu’ici, il faut avouer que le blason de la Justice malagasy est plus que terne… Voici ce qu’a écrit le confrère Davis R., dans « Midi Madagasikara » en date du 31 janvier 2020 : « Conformément aux instructions du président de la République Andry Rajoelina, le nouveau patron de la Justice (Ndlr : Johnny Richard Andriamahefarivo) appelle les magistrats, les greffiers et les employés de son département à adopter une nouvelle méthode de travail qui consiste à mettre en place une Justice proche du peuple, intègre, équitable et respectant les valeurs humaines ».

Mais alors, il semble qu’il n’est pas écouté du tout, si l’on se réfère aux deux dernières affaires qui privilégient deux étrangers dans des cas pourtant limpides, même aux yeux de celles et ceux qui n’ont pas fait des études de droit.

Le premier cas concerne la levée de l’interdiction de sortie du territoire (IST) à l’encontre de Ramatoa Biova Agbokou, Directrice générale de Total Madagasikara et de son Directeur commercial, le 16 septembre 2020. Rappel.

Le 4 septembre 2020, ces deux hauts cadres de Total, société française, ont été frappés d’interdiction de sortie du territoire de la République de Madagascar, selon la décision N°062-MID/SG/DGAT/DIE/SCM du 04.09.2020. Pourquoi cette mesure restrictive ? Parce que des propriétaires et des gérants de stations-services ont déposé des plaintes contre Ramatoa Biova Agbokou (nommée au Conseil du Commerce extérieur de la France à l’étranger, le 30 août 2018) et son acolyte pour les motifs suivants : faux et usage de faux; falsification de compte; falsification d'échéances; débit illégal de 32.340.000 ariary présenté comme un loyer exempt de contrat; mise en jeu de caution bancaire d’un montant de 247 millions ariary en utilisant une fausse facture de 32.340.000 ariary; refus de vente depuis février 2019 alors que le contrat n’expirait que fin septembre 2020 et que les comptes de ces clients étaient créditeurs.

Rien que pour la moitié de ces accusations graves, l’IST était incontournable afin de procéder à une enquête approfondie en présence de ces hauts dirigeants de Total Madagasikara. Cela a été fait nonchalamment car, avant même une audience devant un tribunal, la même personne qui a émis l’IST a procédé à sa mainlevée. Bye bye IST. Du coup, rien n’empêche plus la Française Biova Agbokou, qui a donc réussi un beau coup, de s’envoler sous d’autres cieux, d’autant plus que son pressenti successeur est déjà présent à Antananarivo. Bravo à qui ? En tout cas, c’est un bel exemple du terme : passer entre les mailles du filet de la Justice… malagasy, devenu monnaie courante quel que soit le Garde des Sceaux.

Le second cas a trait à l’injustice totale dans l’assassinat de Danil Radjan, dans le sous-sol de « La City » à Alarobia. Une mauvaise publicité déjà… Dans ce crime de sang, les explications de l’avocate à la défense, Me Miadana Ratsimba, ont été claires comme de l’eau de roche, après le rejet de son opposition à la décision « miraculeuse » du tribunal : «Dans cette affaire, la réquisition téléphonique a prouvé que les quatre personnes se trouvaient au même moment sur la scène du crime. La police criminelle - via les images de la vidéosurveillance - a pu identifier la présence de la moto servant de déplacement pour quelques-uns des tueurs. Rien que ces états de choses sont en mesure de charger les accusés». Pour rappel, à l’issue de leur déferrement au parquet à Anosy, le 28 septembre 2020, le tribunal a pris une décision qui ne doit exister qu’à Madagascar : les trois agents de sécurité de la société COPS (Centre Opérationnel de Protection et de Sécurité)ont écopé d’un envoi immédiat, bien qu’à titre provisoire, à la maison de force de Tsiafahy tandis que leur patron fondateur, Lionel Lelièvre, un ancien légionnaire français, a été mis sous contrôle judiciaire. C’est quoi ? C’est une mesure d’exception destinée principalement aux personnes mises en examen. Le contrôle judiciaire constitue une alternative à la détention provisoire ou au bracelet électronique. Pour votre culture, sachez que la mise en examen (on disait autrefois « inculpation ») est une décision du juge d’instruction par laquelle une personne suspectée est mise en cause au cours de l’instruction d’une affaire pénale. Lionel Lelièvre est donc une créature exception…nelle.

Ben, maintenant il peut courir comme un lièvre et même tenter de jouer la fille de l’air style Houcine Arfa. Mais celui-ci n’a tué personne à Madagascar. Mais Lionel devra faire vite car les trois pauvres (c’est vraiment le cas de le dire) Malagasy embastillés à Tsiafahy risquent bien de cracher un très gros morceau… Qu’est-ce qu’ils ont à perdre, désormais, dites-le moi.

Au milieu de ces deux affaires qui privilégient donc deux « vazaha », je mets, ici, le ministre de la Justice, Johnny (not be good) devant son fait accompli…

Le 21 février 2020, au camp Ratsimandrava, lors de la cérémonie de lancement de la Brigade anti-kidnapping (BAK), le Garde des Sceaux, Johnny Richard Andriamahefarivo (ancien Procureur général près la Cour de cassation (PGCS) ; ancien Secrétaire permanent de la Défense et à la Sécurité nationale (SPDSN) auprès du Haut conseil de la défense nationale (HCDN) ; ancien Consul général de Madagascar à Marseille, de 2003 à 2009), a déclaré ceci : « Il n’y aura plus de réquisition de mise en liberté provisoire sans aucun motif clair et écrit ». Du coup, Rolly Mercia est retourné à Antanimora. Mais ceci aussi : « Les annonces selon lesquelles les mis en cause sont libérés une fois arrivé au niveau des tribunaux ne sont plus valables. C’est terminé. Le principe reste inchangé : la liberté est la règle, la détention l’exception ». Et, le 28 septembre 2020, lors d’un atelier des greffiers qui a eu lieu à l’École nationale de la magistrature (ENMG) Tsaralalàna, il a souligné : « (…) Effectivement il y a des brebis galeuses au sein du monde de la Justice. Peut-être cela n’est pas connu de tout le monde, mais il y a des magistrats qui vont passer en Conseil de discipline (CODIS)… ». Ah bon ? Et moi dans tout çà, je deviens le gardien des sots, alors ?

Jeannot Ramambazafy - Également publié dans "La Gazette de la Grande île" du samedi 3 octobre 2020