Les actualités Malgaches du Mardi 04 Juin 2019

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Secteur financier - La première banque mobile pour les petites entreprises

« Hafa mihitsy ! » Se rapprocher un peu plus de chaque client, plus particulièrement les très petites et moyennes entreprises (TPME). C’est dans cette optique que la BNI Madagascar a décidé de lancer hier, sa nouvelle marque dédiée à la microfinance, « KRED », à la gare de Soarano. En fonction de l’évolution de l’économie du pays, en constituant « KRED », la banque a ainsi souhaité pondre une institution correspondant aux besoins et aux attentes des TPME. « Pour cela, notre équipe commerciale sera sur le terrain en permanence.

Nous viendrons directement à la rencontre de nos clients pour leur proposer les solutions financières les plus adéquates avec une promesse de réponse rapide. Notre bureau sera ainsi chez nos clients », soutient Bernardin Zafindratsilikana, business development manager de « KRED » lors du lancement officiel, en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randrimandranto ainsi que celui de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Lantosoa Rakotomalala, sans oublier la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) et ses partenaires. KRED sera ainsi la première banque mobile pour les petites entreprises malagasy. En plus, cette nouvelle gamme collabore de près avec Mvola pour la mise en place du concept de « banque digitale ».

« La mobilité de nos collaborateurs est synonyme de gain de temps important pour nos clients. Et avec Mvola, ce gain de temps est encore renforcé vu que nous permettons à notre clientèle d’entrer en contact, de recevoir son crédit et de le rembourser depuis son téléphone portable 7 jours sur 7 », estime Dolly Rakotosamizanany, customer services manager de cette nouvelle marque.

En tout cas, les avantages ne s’arrêtent pas là.

« Pour accentuer leur développement, les clients de KRED pourront profiter d’un accès privilégié aux offres les plus compétitives de la BNI Madagascar avec des taux d’intérêt de 4 % moins chers. A noter que KRED a été créée pour contribuer efficacement à la promotion de l’entrepreneuriat à l’échelle nationale, tout en boostant les différentes filières économiques encore sous exploitées et créant des emplois », souligne Adrian Chindris, directeur général adjoint de la banque. Toutefois, étant déjà opérationnelle depuis quelques mois, KRED a déjà séduit de nombreux clients dans les grandes villes du pays telles que la Capitale, Antsirabe mais aussi Toamasina et Fianarantsoa. Et elle compte bien en séduire d’autres.

Rova Randria

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Madagascar: Rencontre entre le Président Andry Rajoelina et la Diaspora en France.

Andry Rajoelina a rencontré la Diaspora Malagasy au Foyer de conférence, en France. Un rapport plus ou moins détaillé sur les activités opérées par le Président y a été fait : l’accord sur la gestion et la restitution des îles Eparses à Madagascar avec Emmanuel Macron, les travaux de réhabilitation des routes, la réforme de l’éducation.
Il a également annoncé officiellement que le Président du Rwanda, Paul Kagame figurera parmi les invités d’honneur pour ce 26 Juin. Selon ses dires, la Diaspora de France aura le droit de vote à un député qui les représentera devant l’assemblée nationale à partir des prochaines législatives.
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Madagascar: la date de publication des résultats provisoire fixée par la CENI.

Le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante, Thiery Rakotonarivo a tenu une conférence de presse sur les résultats des dernières élections législatives. La CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) n’a traité que les procès-verbaux envoyés par scan. Selon encore le vice-président de la CENI, cette entité entamera le traitement des procès-verbaux réels, jusqu’à 13 Juin.
Concernant les résultats provisoires, la préparation se fera le 14 Juin et la publication se tiendra le 15 Juin. Par ailleurs, la CENI a refusé toutes les demandes de confrontation. Lui de terminer que toutes les demandes ont été refusées pour cause d’irrecevabilité : aucun détail sur les emplacements des bureaux de votes et absence de photocopie de procès-verbaux.
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Pressions inconvenantes

Après  le scrutin des législatives du 27 mai, on entame la phase la plus critique du processus. En effet, les responsables électoraux de la CENI de même ceux de la HCC s'activent dans la fournaise des compilations des PV et les comptages des voix à partir des dossiers émanant des Sections de recensement des matériels de vote (SRMV) des 119 Districts dans toute l'étendue du territoire national. Du côté d'Alarobia, les commissaires vérifient les PV et font le total des voix obtenues par chaque candidat. Une fois les travaux bouclés, avec les résultats provisoires, ils les renvoient tels qu'ils sont à Ambohidahy. Il appartient aux Hauts conseillers de contrôler, en dernier ressort, tous les PV et en cas d'irrégularités, ils sont habilités, les seuls d'ailleurs, à trancher.

 

A Madagascar, le processus électoral comporte, du début jusqu'à la proclamation finale,  cinq étapes bien distinctes mais foncièrement liées les unes des autres.

La première étape, la campagne électorale. Elle comprend deux jalons, la « précampagne » et la « campagne » proprement dite. La « pré-campagne », la loi électorale malagasy ne l'interdit pas. Le postulant à la candidature peut organiser des descentes sur terrain  et exposer son éventuel projet de société mais tout en se gardant strictement de convier l'assistance à « voter » pour lui ou à son programme. La loi ne donne pas non plus aucune consigne sur la date du début de ce « préambule ». Ensuite vient la campagne, la vraie, la loi est claire sur ce sujet. Le commencement ainsi que la fin sont fixés nettement. C'est le moment où le candidat officiellement retenu explique de long en large son programme tout en invitant l'électorat convaincu de la pertinence de son projet d'opter en sa faveur.

La deuxième étape, le vote. C'est la phase cruciale du processus où tous les citoyens en âge de voter et dûment inscrits sur la liste électorale s'apprêtent à effectuer leur devoir de citoyen et choisissent, le jour-J, dans le secret des urnes le candidat de leur choix.

L'étape suivante, la phase critique du processus à savoir les comptages des voix au niveau des bureaux de vote et ensuite l'acheminement des PV vers les SRMV des Districts où l'on exécute les premières étapes de compilations des voix pour les envoyer au siège de la CENI (Alarobia). A partir des SRMV, on peut déjà avoir les premières tendances des votes.

Ensuite, là où nous sommes actuellement, les compilations à l'échelle nationale des scores obtenus par chaque candidat par le soin des commissaires nationaux. On s'attend incessamment à ce que la CENI publie les résultats officiels …provisoires en les convoyant directement à la HCC, l'instance ultime du processus.

Enfin, en dernier ressort, il appartient à la HCC de finaliser tous les travaux (recours y compris) avec tous les contrôles nécessaires et à terme publier les résultats officiels et définitifs. Il n'existe aucune juridiction de recours après l'Arrêt de la HCC.

Pointilleux tels qu'ils sont, les Hauts conseillers d'Ambohidahy ne laisseront aucun détail portant préjudice voire atteinte à la crédibilité de leur verdict. Par voie de conséquence, inutile de se livrer à des gesticulations inutiles frisant à des contestations sur les résultats, encore officieux ou même provisoires. Il faut savoir attendre et éviter les pressions inconvenantes.

Ndrianaivo

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Célébration des fêtes musulmanes - Des oui…mais !

La décision de l'Etat de déclarer pour la première fois la célébration des fêtes musulmanes chômée mais payée pour tout le monde est restée le principal sujet de discussions dans les chaumières ces deux derniers jours. Dès la sortie du décret en début de l'année, le débat s'est installé mais il a pris de l'ampleur à l'approche de l'Aïd el-Fitr, notamment sur la date de sa célébration, 4 ou 5 juin.  Il s'agit de la première fête musulmane cette année à bénéficier le débrayage collectif. La seconde est annoncée pour le 11 août et marquant la fin du pèlerinage à la Mecque.

 

Au-delà de la cacophonie créée autour de la célébration de l'Aïd el-Fitr 2019, la communauté musulmane de Madagascar salue cette initiative de l'Etat à la mettre sur le même pied d'égalité que la communauté chrétienne, bien qu'elle soit minoritaire dans la Grande île. Cette décision de l'Etat a également reçu un écho favorable de la part des non-musulmans modérés qui estiment que le christianisme et l'islam, les deux plus grandes religions du monde, doivent avoir leur place, et leurs fidèles respectifs ont l'obligation de se respecter. Il est inconcevable en effet de constater que des employeurs musulmans ne respectent pas les fêtes chrétiennes, déclarées pourtant chômées et payées en obligeant leurs employés à travailler. Même cas aussi pour l'inverse. Cette pratique peu catholique risque tout de même d'élargir le fossé du respect mutuel, déjà fragilisé par les extrémistes des deux bords.  Néanmoins, face à la désorganisation de la célébration de l'Aïd el-Fitr, les responsables de la communauté musulmane, selon cette frange de la population, sont condamnés désormais à fixer la date en coordination avec les autorités compétentes et de ne pas les induire en erreur. « Certes, la date dépend entièrement de l'apparition de la nouvelle lune mais on pourrait par exemple fixer une date fériée en tenant compte uniquement celle du 30e jour du Ramadan », propose  la majorité de ces non musulmans.

Un autre son de cloche s'est fait également entendre à l'approche de la journée chômée pour l'Aïd el-Fitr. C'est la voix de certains opérateurs économiques regroupés au sein d'un groupement qui aurait envoyé une demande auprès de la Primature. Ce groupement aurait proposé à ce que les fêtes musulmanes ne soient pas déclarées chômées pour tout le monde mais uniquement aux pratiquants comme c'est le cas de la journée internationale de la femme. Cette demande émise comme tant d'autres se dévie tout de même  de l'esprit qui a animé les autorités en prenant le décret. Le groupement aurait avancé que les multiples débrayages nuisent à la productivité, soit à l'économie nationale. Plus d'un se demande si les deux journées fêtées avec les musulmans sur les 365 jours de l'année auront réellement un impact négatif sur la vie économique d'une Nation. Ajouter avec les autres journées chômées et payées, fêtes chrétiennes ou célébrations d'un événement, ces opérateurs économiques n'ont, peut -être pas, tort.  Et pour combler ce « manque à gagner », des idées émergent. Elles avancent l'annulation de deux des jours fériés « classiques », qui n'ont rien à voir avec la Nation et la religion à savoir les lundis de Pâques ou celui de la Pentecôte ou la Toussaint. Matière à réflexion…

La Rédaction

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Nouvelle Assemblée nationale - IRD en tête, les « indépendants » deuxième force politique

Sauf improbable et douteux retournement, les dernières tendances des résultats publiés par la CENI donnent déjà un aperçu des résultats provisoires officiels des élections législatives. La coalition présidentielle serait arrivée largement en tête de ce scrutin. Selon les dernières tendances publiées lundi en effet, le parti au pouvoir obtiendrait 84 des 151 sièges à l'Assemblée nationale. Avec 84 sièges, le Isika Rehetra miaraka amin'ny Prezida Andry Rajoelina dépasserait en effet la barre des 76 députés dans la Chambre basse. La plateforme a notamment remporté le plus de sièges à pourvoir dans les Régions Analamanga, Analanjirofo et Atsinanana. La majorité serait surtout acquise grâce à des percées dans la Région de l'Itasy, de l'Alaotra Mangoro et du Vakinankaratra, réputées être des fiefs de l'opposition au pouvoir actuel.

 

Arrivées en seconde position, les listes d'indépendants se partageraient une quarantaine de sièges de député. Dans la Région Sava, qui réunit Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa, les indépendants réussissent le tour de force de glaner provisoirement tous les sièges disponibles. Avec ces sièges, les indépendants resteraient donc la deuxième force politique au niveau de l'Assemblée nationale. En troisième position, loin derrière l'IRD et les indépendants, le Tiako i Madagasikara (TIM) du finaliste malheureux de la dernière élection présidentielle Marc Ravalomanana n'obtiendrait qu'une quinzaine de députés. Une poignée de partis politiques feront également leur entrée au Parlement. La compétition avait engagé au total 803 candidats dont 517 indépendants et 345 présentés par des partis politiques.

Cette majorité provisoire devrait permettre au nouveau régime d'assurer la mise en œuvre des engagements de campagne de l'actuel Président de la République Andry Rajoelina et permettre de faire passer les différents instruments juridiques qui lui permettront de concrétiser ses Velirano. Une majorité à l'Assemblée nationale pour Rajoelina équivaudrait donc également à une stabilité pour lui et son équipe, ce qui devrait leur permettre d'embrayer et de passer à la vitesse supérieure pour récupérer le retard de  développement accumulé par Madagascar depuis le retour de l'indépendance du pays.

Lundi, 107 des 119 Sections de recensement des matériels de vote(SRMV) de la Grande-île ont fait parvenir les Procès- verbaux physiques auprès du siège de la CENI. Les 12 SRMV restantes auront entretemps fait parvenir les leurs auprès d'Alarobia. Les résultats provisoires officiels seront publiés par la CENI dans 11 jours, soit le 15 juin prochain. Les résultats définitifs du scrutin doivent être proclamés par la Haute Cour constitutionnelle au plus tard au début du mois de juillet, après avoir purgé les éventuels contentieux.

La rédaction

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CAN 2019 - Madagascar rattrapé in extremis (3-3) par le Luxembourg

Belle performance pour les Barea de Madagascar. Lors de son premier match amical dans le cadre de la préparation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), l’équipe nationale malagasy a été rattrapée sur le fil (3-3) par le Luxembourg, dimanche au stade Josy Barthel. Contrairement à ce que beaucoup s’attendaient, les Barea ont tenu tête aux Luxembourgeois, qui ont fait match nul avec l’équipe de France, championne du monde. Malgré le premier but de l’adversaire, les Barea ont dominé le jeu et mené 3 à 1 lors de cette rencontre, avant de se faire rattraper par les Luxembourgeois.

 

Le Luxembourg a, certes, ouvert le score dès la deuxième minute de jeu grâce à Thill. Mais l’équipe malagasy a réussi à marquer deux buts avant la fin de la première mi-temps grâce à Voavy Paulin sur une passe décisive de Faneva Ima à la 35’ et le capitaine de l’équipe sur un penalty à la 37’. Au retour des vestiaires, Carolus a marqué le but du break à la 62’ minute.

Il a fallu attendre  les dernières minutes du jeu pour que les hommes de Dupuis lâchent prise, permettant  au Luxembourg de revenir au score en marquant deux buts en l’espace d’une minute, d’abord à la 90’+1 ‘(2-3) par le biais de Selimovic puis de Jans à la 90’+2 (3-3). Les deux équipes se sont séparées sur un match nul au score final.

Le prochain test pour les Barea sera le match contre le Kenya le vendredi 7 juin à 20h (heures locales) au stade Robert Bobin de Bondo. Le 9 Juin, l’équipe rentrera au pays pour voir les supporteurs avant de rallier le stage à Marrakech, Maroc.

Elias Fanomeazantsoa

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Toamasina - Un taxi-brousse intercepté avec des armes à son bord

Vers 2h du matin dimanche dernier, des éléments du commissariat de police ont intercepté un taxi-brousse Mercedes Sprinter qui venait de la Capitale à Toamasina.  Les policiers en faction au checkpoint des quatre chemins du quartier de Morarano, ont soupçonné  ce qu'a transporté le véhicule et l'ont tout de suite immobilisé, le chauffeur a été contraint d'ouvrir la soute à bagages.  Effectivement, l'intuition des Forces de l'ordre ne les a pas trompées. Elles y ont trouvé bel et bien des armes, dissimulées dans un sac de jute.

 

En fouillant le sac, la Police a trouvé une carabine dont on ne connaît pas la marque, un pistolet automatique de marque Baby, une boîte de chargeur pour PA et contenant cinq cartouches de 7,62 mm ainsi que cinq munitions Magnum. A part les armes proprement dites, il y avait aussi des accessoires prévus pour leur entretien et leur nettoyage dont  du lubrifiant, des pinces universelles, des tournevis ainsi que des chiffons. Interrogé, le conducteur du Sprinter a argué que ces armes appartiendraient à l'un de ses passagers venant de la Capitale. En même temps, il a affirmé ne pas savoir le contenu du sac   et que le passager en question aurait ensuite  voyagé, selon toujours ses affirmations, dans un autre  véhicule.

Les limiers dudit commissariat n'ont donc pas tardé à ouvrir une enquête. Quelques heures après l'audition du chauffeur, ils ont interpellé aussi le passager suspect  et désigné comme étant le propriétaire supposé de ces armes.  Précisons que la Police est présente dans différents checkpoints à Toamasina. L'enquête  suit son cours.

Franck Roland

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Interdiction de circulation des charrettes - Aucune sanction pour le moment

L'application de la note de service publiée par la Commune urbaine d'Antananarivo, concernant la régulation de la circulation des charrettes et pousses-pousses dans les rues de la Capitale, est opérationnelle depuis lundi dernier. Cependant, rien ne change dans la ville. Les conducteurs de ces moyens de transport exercent encore leur métier comme si de rien n'était. Les agents de police les regardent seulement passer sous leurs yeux. Ainsi, ces moyens de transport continuent de circuler dans la ville à toute heure. « Nous nous contentons pour l'heure de donner des avertissements aux conducteurs », avance un policier à Ankazomanga. Or, la plupart d'entre eux ne savent pas encore l'existence de cette note de service.

 

Le nombre de charrettes et pousses-pousses qui transportent des barils, des friperies, ou encore des tonnes de PPN dans les rues n'a pas encore diminué. Aussi, bon nombre d'entre eux rejoignent les petites chaussées comme celle reliant Ankazomanga et Ankorondrano. Une situation qui engendre encore plus d'embouteillages dans ces endroits à cause de l'étroitesse des chemins ou encore l'augmentation en nombre des véhicules empruntant cette rue, sans parler de la coupure de route menant vers Ambohimanarina. L'application de la loi est encore difficile dans le pays, notamment le fait d'infliger des sanctions aux conducteurs irréguliers.

Pour rappel, ces moyens de transport ne peuvent pas circuler dans la ville entre 10h et midi, et de 14h à 16h. Par ailleurs, ils ne peuvent pas traverser le centre-ville, à savoir Analakely, Ambohijatovo, Antaninarenina, Soarano ou encore Ankadifotsy.

Anatra R.

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Produits de contrefaçon à Madagascar - Un phénomène qui touche plusieurs secteurs

Dans la Capitale comme dans les autres Régions, les produits contrefaits envahissent le marché. Téléphones mobiles, effets vestimentaires, produits alimentaires, cigarettes, produits cosmétiques, équipements électroménagers et même les articles pour bébé sont entre autres concernés par la contrefaçon. Et même les produits fabriqués localement sont également imités. Cependant, les consommateurs sont les principales victimes de ces produits qui causent des conséquences graves notamment sur la santé, mais également sur l'économie nationale. Effectivement, cela fait des années que les distributeurs exclusifs de produits dans la Grande île ainsi que les importateurs de produits authentiques se font entendre, puisque cette pratique entraîne une baisse considérable de leurs ventes. Les gens préfèrent acheter tout ce qui est moins cher sur le marché, sans savoir les effets négatifs en consommant les produits de contrefaçon. Et pire, certains médicaments sont également contrefaits et sont vendus illicitement un peu partout. Un réel danger sur la santé publique.

En effet, la contrefaçon est un phénomène mondial qui se généralise et touchant particulièrement les produits textiles. Et bien-sûr, Madagascar n'en est pas épargné. Que des « faux » sur le marché de Behoririka, et pourtant le business semble très bien marcher pour les vendeurs. Les nouveautés arrivent en premiers sur les lieux… des copies bien-sûr, mais l'essentiel pour les consommateurs est d'avoir le produit, qu'il soit vrai ou faux. Vêtements, chaussures… tous sont faux, alors qu'ils sont vendus légalement et librement. Et même les produits qui touchent directement la santé des consommateurs sont victimes de contrefaçon.

Manque de moyen

« J'ai acheté de l'eau de toilette Amor-Amor de Cacharel dans la rue. Les contrefacteurs ont fait beaucoup d'efforts au niveau du packaging. La reproduction est quasi parfaite pour le carton et le flacon. Les principales différences concernent les codes-barres et les petites inscriptions, notamment les étiquettes collées en-dessous du flacon. Inutile de dire que la senteur du parfum authentique est juste hallucinante. Pour le faux produit, c'est une toute autre histoire. On sent qu'ils ont fait quelques efforts pour garder le minimum du vrai parfum. Pour le reste, il y a une sorte d'odeur entêtante et persistante, idéale pour déclencher une crise de migraine », confie une personne. Pour un objet qui coûte presque la moitié de l'original, nul ne sait ce que contient le flacon. On ne parle plus des produits électroniques comme les téléphones, les téléviseurs, les ordinateurs dont la plupart des produits vendus à Madagascar sont des copies. Les Malagasy ont été depuis longtemps privés de produits authentiques.

Pour les produits consommables, les experts affirment que les composants des produits contrefaits peuvent être cancérigènes, pour ne citer que les pâtes de dentifrice. En plus, le ministère du Commerce ne dispose que d'un laboratoire de chimie et de microbiologie, lequel est accrédité pour détecter la contrefaçon. Sa capacité est d'ailleurs limitée en raison de l'insuffisance des équipements nécessaires. Tout le monde n'est donc pas à l'abri et peut tomber sur ces produits contrefaits puisque tous les produits mis en vente sur le marché ne sont pas soumis à un contrôle strict. Ceci malgré que les agents du ministère du Commerce aient déployé tant d'efforts pour lutter contre l'envahissement des produits contrefaits en effectuant des descentes inopinées sur le marché. En effet, il faut reconnaître que tous les ports de Madagascar constituent une porte d'entrée facile de ces produits falsifiés. Une coordination des actions de contrôle entre les deux parties s'impose ainsi. Quoi qu'il en soit, demain sera célébré la journée mondiale anti-contrefaçon. Une occasion pour revoir ce grand problème qui existe malheureusement à Madagascar depuis plusieurs années.

T.A.