Les actualités à Madagascar du Dimanche 04 Juin 2017

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Mapar et TIM ont accordé leur violon

Maître Hanitra Razafimanantsoa, a mis les points sur les « i » samedi sur la place du 13 mai. Concernant la présentation des noms du Premier ministre de consensus, conformément à la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) relative à la requête en déchéance du président de la République, « il n’y a aucun conflit entre le Mapar et le TIM », a déclaré cette députée élue sous la bannière TIM. Les deux formations politiques, rivales autrefois certes, constituant la majorité du collectif des 73 députés pour le changement, se seraient mis d’accord pour mettre en place, et dans l’immédiat, un gouvernement de consensus.

« Des noms ont déjà été présentés (ndlr, à la présidence) », confirme cette députée élue au premier arrondissement d’Antananarivo. En effet, mercredi dernier, le Mapar d’Andry Rajoelina a déjà remis une liste de trois noms des premiers ministrables auprès au palais d’Etat à Iavoloha. Outre Christine Razanamahasoa, considérée comme étant la candidate naturelle du groupe des partis avec l’ancien président de la Transition, les deux autres noms sont tenus « secrets ». L’un des ténors du Mapar explique que seul celui qui les a présentés a le privilège de les révéler.

Sur le parvis de l’hôtel de ville à Analakely, la député Christine Razanamahasona a une fois de plus rappelé que le nom du Premier ministre de consensus doit être accepté du collectif des 73 députés pour le changement. Pour couronner tout, Maître Hanitra Razafimanantsoa précise qu’il s’agit « d’un mouvement de solidarité » ayant pour objectif de faire chuter le régime Rajaonarimampianina qui aurait tenté d’exclure Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana de la prochaine présidentielle en faisant adopter des lois électorales très controversées. « Nous avançons ensemble pour mettre en place le gouvernement », martèle l’élue TIM. 

Le TIM de Marc Ravalomanana aurait alors reconnu que les élus Mapar sont majoritaires à l’Assemblée nationale. Maître Hanitra Razafimanantsoa l’a confirmé sur la place du 13 mai, samedi dernier. Avec ses 49 députés, en dépit des retournements de veste de certains élus de ce groupe des politiques, les Mapar sont plus nombreux, a-t-elle lancé. Tenant compte alors des dispositions de l’article 54 de la Constitution et de l’avis émis par la HCC au mois de février 2014, c’est la formation politique avec Andry Rajoelina, pour ne pas dire ce dernier, qui propose des noms à la tête de la Primature.

Selon l’avis récent publié vendredi dernier par la HCC, le Premier ministre actuelle, Olivier Solonandrasana Mahafaly, a encore jusqu’à mardi 5 juin pour déposer sa démission si aucun accord politique n’est trouvé entre les protagonistes de la crise actuelle. Pas plus tard que le week-end dernier, le chef du gouvernement a déclaré qu’il ne compte pas rester à la tête de la primature et que pour l’intérêt supérieur de la Nation, il effectuera bel et bien une passation avec nouveau Premier ministre de Consensus. Comme la rencontre au sommet initié par le Conseil pour le Fampihavanana Malagasy (CFM) qui devrait aboutir à un accord politique a accouché d’une souris, la nomination d’un nouveau chef de gouvernement devra alors avoir lieu cette semaine.

Tenant compte des dispositions de la décision rendue par la HCC le 25 mai dernier, le nouveau gouvernement devra être mis en place au plus tard le 15 juin prochain. Et en croire à la bonne entente entre Mapar et TIM, un « accord politique » devrait déjà exister au moins entre ces deux formations politiques pour la composition et répartition des sièges au sein du nouveau gouvernement. Reste à savoir en effet, le tenant et aboutissant de cette éventuelle entente politique entre ces deux ex-protagonistes de la crise de 2009, devenus désormais inséparables comme des jeunes mariés.

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Une mission d’évaluation du FMI à Mahazoarivo

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Haris Charalambos Tsangarides a été reçue par le Premier ministre, Christian Ntsay au palais de Mahazoarivo. Il s’agit d’une mission d’évaluation du programme économique de Madagascar financé par l’institution de Bretton Woods, dans le cadre de la 5ème revue de la Facilité élargie de crédit (FEC).

« Nous sommes conscients de l’importance du partenariat avec le FMI, et il faut dire que tous les partenaires techniques et financiers nous observent en termes de développement économique, un développement se basant sur une croissance qui évolue progressivement », a expliqué Christian Ntsay lors de cette rencontre. Le Premier ministre malgache s’est toutefois montré confiant pour la continuité de ce partenariat, et propose l’ouverture à de nouvelles initiatives au moment de l’arrivée à échéance de l’actuel programme.

Haris Charalambos Tsangarides a avancé que la délégation effectue l’évaluation du développement récent. Il a par ailleurs affirmé son optimisme pour les résultats constatés, et que le FMI est disposé à continuer les dialogues avec les dirigeants de l’Etat malgache, surtout concernant les programmes à venir qui, bien entendu, seront soutenus par cette institution financière. Par ailleurs, il a adressé les reconnaissances, de la part de la délégation, à l’endroit du gouvernement, pour l’accueil et les échanges satisfaisantes.

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Une création de villes nouvelles en perspective

La loi de Finances rectificative 2019 (LFR), adoptée en conseil des ministres par voie d’ordonnance et contrôlée conforme à la Constitution par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) apprend un peu plus sur le projet phare de Andry Rajoelina sur la « Promotion de l’habitat et la modernisation de Madagascar ». Il s’agit, confirme-t-on dans la LFR, « de la concrétisation des promesses faites par le président à travers, entre autres, la création de la ville Tanà-Masoandro, l’aménagement du littoral de la ville de Toamasina et la réalisation d’un Programme immobilier national ».

Concernant particulièrement le Programme immobilier national, il consiste à construire 50 000 logements à travers l’île. Les travaux devraient débuter à Antananarivo, à Toamasina et à Toliara avant la fin de l’année 2019. La loi de Finances rectificative indique même que « La création de nouvelles ville est en perspective dès cette année » et que « Ces mesures entrent dans la logique de développement des zones habitées avec la modernisation des constructions afin d’équilibrer les villes en matière d’urbanisme. »

Pour ce faire, le gouvernement projette ainsi de consolider la planification des territoires urbains régionaux et nationaux ainsi que des espaces de croissance, d’élaborer et mettre en œuvre des schémas d’aménagement dans les collectivités territoriales décentralisées, et d’appuyer la promotion du logement et l’amélioration des bidonvilles pour un accès au logement décent pour chaque ménage.

Concernant les processus de désenclavement et la fluidification de la circulation des personnes et des biens, le ministère concerné conduira et accélérera la mise en œuvre des projets en cours de construction et de réhabilitation des routes nationales, des pistes rurales, des ponts, des voiries urbaines, des digues. Il s’agira des projets de construction de l’autoroute reliant Antananarivo et Toamasina, celle de la Rocade Nord-Est, la Rocade Est, la route Ivato-Village artisanal, lesquelles permettraient de supprimer l’encombrement de la circulation dans la ville et d’éviter la dégradation de la route à cause des poids des camions.

Le projet que le gouvernement confie au ministère de l’Aménagement du territoire et de l’habitat consiste également en la réhabilitation des routes nationales (RN1, RN2, RN3, RN4, RN5, RN5A, RN6, RN7, RN12A, RN13, RN44, RN43), des routes dans le périmètre Antananarivo-ville. En parallèle, Ce Ministère entrera également dans la négociation et la finalisation des accords de crédit pour les projets en perspective, à savoir les réhabilitations des RN9 et RN12A.

Les régions seront également dotées de lots de matériels et engins de travaux publics pour faire face aux urgences. En appui au développement, des missions d’identification seront menées dans chacune des six ex-provinces des axes routiers à construire ou à réhabiliter pour désenclaver des zones de production agricole ou à haut potentiel touristique, et dont la longueur ne dépasse pas 50 km. Le financement pourra provenir de ressources internes ou externes existantes ou à rechercher. Les études et le bouclage des financements seront à réaliser avant fin 2019.

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Une mission d’évaluation du FMI à Mahazoarivo

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Haris Charalambos Tsangarides a été reçue par le Premier ministre, Christian Ntsay au palais de Mahazoarivo. Il s’agit d’une mission d’évaluation du programme économique de Madagascar financé par l’institution de Bretton Woods, dans le cadre de la 5ème revue de la Facilité élargie de crédit (FEC).

« Nous sommes conscients de l’importance du partenariat avec le FMI, et il faut dire que tous les partenaires techniques et financiers nous observent en termes de développement économique, un développement se basant sur une croissance qui évolue progressivement », a expliqué Christian Ntsay lors de cette rencontre. Le Premier ministre malgache s’est toutefois montré confiant pour la continuité de ce partenariat, et propose l’ouverture à de nouvelles initiatives au moment de l’arrivée à échéance de l’actuel programme.

Haris Charalambos Tsangarides a avancé que la délégation effectue l’évaluation du développement récent. Il a par ailleurs affirmé son optimisme pour les résultats constatés, et que le FMI est disposé à continuer les dialogues avec les dirigeants de l’Etat malgache, surtout concernant les programmes à venir qui, bien entendu, seront soutenus par cette institution financière. Par ailleurs, il a adressé les reconnaissances, de la part de la délégation, à l’endroit du gouvernement, pour l’accueil et les échanges satisfaisantes.

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Une association demande la démission de Andry Rajoelina

Dix-huit mois après son accession au pouvoir et en pleine crise sanitaire, une association dite de « Ray aman-dReny » se déclarant protecteurs de Toamasina avait demandé la démission de Andry Rajoelina lors d’une déclaration faite hier. Les membres de cette association qui représenteraient selon leurs dires toutes les tribus présentes dans la ville du Grand Port, qualifiée ces derniers temps comme la « capitale du coronavirus », ont donné 72h au chef de l’État pour déposer sa démission.

La mauvaise gestion de la crise sanitaire par les autorités malgaches et la situation sociale et environnementale dans la ville de Toamasina en serait la principale cause. « À l’air pollué par la présence de nombreuses entreprises installées chez nous, à l’eau impropre et imbuvable, s’ajoute cette maladie de coronavirus », affirme l’un des porte-paroles de l’association qui indique que la situation serait devenue intolérable dans cette ville.

« Vous êtes le premier responsable de l’introduction de cette maladie à cause de votre décision de fermeture tardive des aéroports et des ports à Madagascar », lance l’association en s’adressant particulièrement au chef de l’État. Elle dénonce également l’obligation de faire boire du Covid-Organics aux élèves sous peine d’exclusion de l’école. « S’il s’agit d’un remède efficace, pourquoi le nombre des malades ne cesse de se multiplier et le nombre des patients guéris est aussi faible », tacle-t-elle.

La déclaration de cette association intervient trois jours après le renforcement des mesures de confinement annoncé par le président de la République, dimanche dernier. Il avait notamment annoncé un retour au confinement total dans la ville de Toamasina suite à la multiplication des cas de contamination. Contestant entre autres ces nouvelles mesures de restriction, l’association ironise : « Si la maladie est déjà maitrisée, comme certains dirigeants actuels le déclarent, pourquoi, le confinement est prolongé ? ».

La crédibilité de l’association et son poids politique laisse toutefois perplexe, en dépit de son constat assez véridique. Quoi qu’il en soit, cette déclaration a été vite associée à des politiciens qui se sont montrés très critiques envers le régime actuel par rapport à sa gestion de la crise sanitaire. C’est le cas notamment du député de Toamasina I, Rolland Ratsiraka qui a toujours réclamé le déconfinement total dans sa ville natale. Le nom de l’ancien président Marc Ravalomanana est également évoqué. Ces politiciens sont accusés d’être les instigateurs des mouvements sociaux et politiques menés dans cette ville bien que leurs implications n’ont jamais été prouvées.

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Jets de pierres et bombes lacrymogènes à Androranga

Une foule en furie affrontait les forces de l’ordre hier après-midi vers 15 heures et 50 minutes à Androranga. Des manifestants très remontés ont bloqué la circulation avec des pneus brûlés. Les forces de l’ordre ont dispersé la foule qui par des bombes lacrymogènes et des tirs de semonce, ces derniers à leur tour ont riposté par des jets de pierre. Les échauffourées ont débuté car la foule a accusé les éléments de l’ordre d’avoir tabassé un homme pour non-respect du confinement.

« A l’arrivée des forces de l’ordre sur le lieu de la manifestation, la rue était déjà obstruée par une foule compacte, et un homme blessé se trouvait à terre devant les manifestants. Quelques éléments des forces se sont approchés et ont ramassé le blessé pour l’amener à l’hôpital. D’après les manifestants, un agent l’aurait frappé avec un bâton blanc. Or, les agents de police n’utilisent que des bâtons noirs », selon la version de la police nationale sur sa page Facebook.

Des rumeurs circulant à Toamasina, notamment sur les états sociaux font état du décès de l’homme blessé suite à la gravité de ses blessures. Par contre, une source auprès de la gendarmerie de l’Atsinanana jointe par téléphone, hier, a indiqué que « la personne blessée est en vie et a déjà reçu les traitements appropriés ».

Enquête en cours

Le retour au calme n’a eu lieu que vers la soirée aux environs de 18 heures et 45 minutes. Une source auprès de la gendarmerie a ajouté qu’une enquête est déjà ouverte et que la situation est déjà maîtrisée après la dispersion de la foule.

Pour rappel, dès le début du confinement, des manifestations répétées de la population ont lieu à Toamasina, malgré la multiplication des cas de coronavirus qui ne cesse de sévir dans ce grand port de l’Est. Au tout début du confinement, les tireurs de cyclo-pousse et les conducteurs de bajaj ont manifesté pour réclamer la reprise de leurs activités. Pas plus tard que la semaine dernière, les étudiants de l’université de Barikadimy sont descendus dans les rues deux jours durant pour demander une aide sociale et le paiement des arriérés de bourse de cinq mois.

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Les personnes déclarées par erreur atteintes du Covid-19 stigmatisées

Rejetées. Les personnes déclarées positives par erreur au Covid-19 suite à la faille des tests virologiques du 6 mai dernier ont vu leur vie bouleversée. Ces derniers ayant subi des contre-tests et déclarées par la suite non-contaminées ont dû mal à être acceptées par leur entourage et la société. Les malades guéris du Covid-19 subiraient le même sort et sont stigmatisées.

Trois des personnes déclarées positives par erreur au Covid-19 sont venues au Centre de commandement opérationnel de lutte contre le Covid-19 pour demander des conseils pouvant les aider à justifier qu’elles ne sont pas porteuses du virus et mettre fin à une douloureuse marginalisation dont ils sont victimes.

« Miantrasoa Fandresena Nantenaina, 18 ans, habitant à Ambohipo et élève d’un lycée privé dans ce quartier, a été testée négative au Covid-19 après un contre-test, elle n’a jamais été porteur du virus et donc ne peut pas contaminer les autres. Il y a aussi le docteur Hanitra Nirina Ravahatra Rakotomalala, responsable de la clinique Top réseau de Tanjombato. Elle fait partie des personnes déclarées positives par erreur, elle a souffert du rejet dans l’exercice de son métier. Elle a dû fermer sa clinique médicale, sa famille a dû passer des tests qui sont avérés tous négatifs. Enfin, Armand Croidys, employé auprès du ministère de l’Education nationale a connu aussi la méfiance de son entourage et de ses collègues de travail. », des cas rapportés hier par le professeure Hanta Marie Danielle Vololontiana, porte-parole du centre CCO-Covid-19.

Pour rappel, sur les soixante-sept (67) cas de tests déclarés positifs, cinquante-cinq (55) se sont avérés négatifs après les contre-tests menés.