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Les actualités à Madagascar du Mardi 04 Mai 2021

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Midi Madagasikara26 partages

Handball- Equipe nationale féminine : Les anciens de St Michel se mobilisent !

Si le handball ne jouit pas d’une aura égale aux Barea, il ne reste pas moins que cette discipline fait l’objet des soutiens tous azimuts notamment à l’occasion de la participation à la Coupe d’Afrique des Nations féminine au Cameroun au mois de juin.

Le regroupement de l’équipe nationale dames a déjà commencé pour les joueuses vivant à Madagascar. C’était depuis la semaine dernière au Complexe Sportif de la CNaPS à Vontovorona. Et si on disait que c’était parce que l’initiative a subi une légère perturbation en raison de la non disponibilité des lieux. Les handballeuses ont dû quitter Vontovorona pour céder la place aux passagers du dernier vol d’Air France. Un geste citoyen qui ne serait peut-être pas passagère puisque la CNaPS a laissé entendre qu’elles pouvaient revenir d’un moment à un autre.

Programme alléchant. Et c’est tant mieux pour la suite d’un programme de plus en plus alléchant. Sur ce chapitre en effet, on assiste à une mobilisation des anciens de Saint Michel pour peaufiner la préparation.

C’est le cas notamment quand Alain Maximin Ramaroson ou plutôt Alain Le Cobra pour reprendre son nom de guerre quand il défendait les couleurs de St Michel et de l’équipe nationale, organise un mini-regroupement pour les sélectionnées établies en France. Un très beau geste d’autant plus qu’il bénéficie du soutien de Madas dont il est membre dans cette noble mission.

Inutile de préciser que l’actuel président de la Fédération de handball est aussi un ancien de St Michel qui était dans la même équipe que Alain le Cobra.

Tsimba Kely mouille le maillot. Mais la mobilisation des anciens de St Michel ne s’arrête pas au handball car aux dernières nouvelles la grande star du football réunionnais, Tsimba Kely Razafitsialonina, a aussi promis de faire le « nécessaire » pour regrouper les joueuses évoluant à La Réunion et appelées dans le groupe.

Et si cette équipe nationale de handball féminine présente des similitudes avec l’aventure des Barea, elle a certainement un petit plus en raison de l’implication de ces anciens de St Michel.

Une très belle conjugaison des efforts prédestine en effet à un avenir radieux pour le handball. Sur place en effet, la fédération ne fait pas dans la dentelle en faisant appel à des techniciens confirmés pour encadrer la troupe. Outre Zo Rasoloson, l’ancien capitaine de l’équipe nationale comme coordonnateur, il y a aussi les deux entraîneurs Patrick Tahindraza et Seth Ramiandrisoa. Avec un plus incontestable pour ce dernier car Tase comme on l’appelle, reste l’un des meilleurs préparateurs physique à Madagascar. Tsila Randriamahenina se charge de la préparation des gardiennes sous la supervision du médecin Richard Rakotomalala.

Bref, on a là une formation la plus complète dans ses lignes. Il reste à lui ouvrir le chemin de Yaoundé où va se tenir la Coupe d’Afrique des Nations dames à partir du 8 juin. Un superbe challenge…

Clément RABARY

Midi Madagasikara25 partages

Affaire Rolly Mercia : Six pièces du dossier ont disparu

L’affaire Rolly Mercia a été évoquée, lors de l’émission spéciale d’avant-hier, par le président de la République, même s’il ne l’a pas nommé directement. Selon une lettre émanant de son épouse, de ses enfants et de sa sœur, six pièces du dossier pénal ont disparu. Parmi elles, un certificat médical, en date du 1er septembre 2020. D’après cette lettre « avant même son incarcération en date du 16 juillet 2020, Rahajason Harry Laurent avait déjà été frappé de diverses maladies graves et était alité durant des mois ». La deuxième est la demande de liberté provisoire en date du 7 septembre 2020. La troisième pièce est constituée d’une demande d’évacuation sanitaire en date du 8 septembre 2020. La quatrième pièce est l’extrait de la délibération n°082-2020/HCDDED/AG du 30 septembre 2020. La cinquième pièce est un certificat médical en date du 4 février 2021 et la sixième pièce d’un acte d’huissier en date du 18 mars 2021.

Recueillis par Dominique R.

Midi Madagasikara11 partages

Tolagnaro : Un chauffard ivre fauche cinq piétons, faisant un mort

Lundi dernier, un accident de la circulation a fait un mort à Fenoavo Efira dans le district de Tolagnaro, région Anosy. Vers 17h30, sur la route interprovinciale 118 au PK 62, un véhicule a fauché cinq piétons. Un enfant de deux ans est mort sur le coup. Il faisait partie d’un groupe de cinq personnes qui se trouvaient sur la route, a précisé une source auprès de la gendarmerie. Les quatre autres personnes, dont un enfant en bas âge, deux femmes et un homme, ont été légèrement blessées et ont été transportées au CSB II de Fenoevo. Aussitôt avisés, les gendarmes se sont rendus sur place pour constater les faits. Placés en garde à vue au poste avancé de Ranomafana, le conducteur et son aide étaient positifs à l’éthylotest, et « il semblait évident qu’ils étaient ivres », a précisé une source. La cause de l’accident était donc la conduite en état d’ébriété, suivie d’excès de vitesse. La gendarmerie nationale mène, tout au long de l’année, sur la route nationale des campagnes de sensibilisation pour inciter les conducteurs à éviter l’alcool avant ou durant la conduite. En effet, le nombre des personnes roulant sous l’influence de l’alcool reste un très gros problème sur les routes nationales. Un responsable auprès de la sécurité routière a expliqué que « très souvent, sous l’emprise de l’alcool, les conducteurs prennent plus de risques et conduisent de façon agressive, ce qui provoque des accidents mortels ». Et d’ajouter que « La consommation d’alcool réduit les réflexes des chauffeurs. Sous l’influence de l’alcool, les chauffeurs réagissent plus lentement. De plus, la vision diminue et ils sont moins concentrés sur la route ».

Yv Sam

 

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Lémuriens de Madagascar : 31 % des espèces en danger critique

Les lémuriens endémiques de Madagascar disparaissent petit à petit avec les forêts.

En 2021, 31 % des espèces de lémuriens sont en danger critique d’extinction. C’est ce qu’on peut lire dans la newsletter publiée par la Fondation des Aires Protégées de Madagascar ou FAPBM hier. Une interpellation tirée de la  liste rouge de l’UICN ou Union Internationale pour la Conservation de la Nature si l’on s’en tient au document. Soit, un taux qui représenterait environ 33 espèces si l’on se réfère toujours à la liste rouge publiée au mois de juillet de l’année 2020. Aussi, 93 % des espèces de lémuriens, soit 103 sur les 107 survivantes sont « menacées d’extinction ». Les raisons avancées sont la chasse illégale et la destruction de leur habitat naturel. Cette dernière s’opérant lors de la destruction des forêts malgaches dont la surface ne représente plus que 12 % de la superficie de la Grande Île. La situation serait d’autant plus préoccupante étant donné le rôle crucial que jouent les lémuriens dans le processus de régénération des forêts. Par ailleurs, l’on constate une certaine insensibilité des Malgaches en général à l’égard du danger qui pèse sur ces espèces. Une insouciance qui pourrait coûter cher à ces derniers, au pays tout entier et à la génération future si des changements de comportement ne sont pas opérés.

José Belalahy

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Tarif Internet : Madagascar parmi les moins chers en Afrique

Dans une récente étude sur le coût moyen du gigaoctet mobile dans le monde, le cabinet britannique UK Cable place Madagascar dans les derniers rangs du marché africain avec un prix moyen de 5,14 dollars en 2021, soit environ 20 000 ariary. Un chiffre qui ne correspond visiblement pas à la réalité sur le terrain. Pour un opérateur Internet malgache, par exemple, un usager peut s’offrir 1,5 gigaoctet de données Internet haut débit mobile pour seulement 10 000 ariary. De plus, certaines offres permettent de bénéficier de payer le gigaoctet à 0,53 dollars. En moyenne, le gigaoctet mobile est proposé à 1,96 dollars. Plaçant ainsi la Grande Ile parmi les moins chers en Afrique. En effet, le gigaoctet est proposé respectivement à 2,67 dollars en Afrique du Sud, 3,21 dollars aux Comores ou 8,4 dollars aux Seychelles. En tout cas, ce coût compétitif d’Internet à Madagascar est une aubaine pour les entreprises malgaches de plus en plus tournées vers le télétravail en cette période de crise sanitaire.

R.Edmond.

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Covid-19 - Tous ceux qui luttent pour notre survie

Les personnels soignants se trouvent au premier rang de la riposte à la pandémie de Covid-19. Les remerciements et la reconnaissance à leur égard foisonnent de toutes parts, y compris venant du Président de la République. Toutefois, les médecins et paramédicaux ne sont pas les seuls qui travaillent durs en ce temps de crise. Les pharmaciens s’activent 24h sur 24 pour mieux servir les patients et clients. Il en est de même pour les laborantins qui se chargent de l’analyse des prélèvements après les tests PCR. Pour leur part, les éléments des Forces de l’ordre s’assurent des contrôles quant au respect des gestes barrières et des directives en état d’urgence sanitaire, sans oublier leur mission de sécurisation. Les transporteurs, notamment les taximen, ne sont pas en reste dans la lutte. Certains taxis sont transformés en ambulance pour transporter les malades du coronavirus. Dans tous les cas, chacun d’entre ceux qui luttent pour notre survie mérite d’être mis en avant, avec leur implication, leurs sacrifices et leur dévouement. Les efforts déployés n’ont pas de prix, et une bonne conscience est de mise.Sur tous les fronts… pour une qualité des soins dispensés aux malades Les directeurs des grands établissements sanitaires à Madagascar sont actuellement débordés à cause du travail. Ils endossent plusieurs responsabilités, lesquelles consistent à gérer  à la fois le côté logistique, économique, financier et ressources humaines, tout en s’impliquant directement au soin des patients. Et cela afin de répondre au problème de sous-effectif des personnels médicaux, engendré par l’explosion des nouvelles contaminations. En même temps, ils doivent non seulement gérer et savoir dispatcher les agents hospitaliers, infirmiers, médecins et tous les  autres personnels de santé au niveau des services réaménagés pour le traitement de la Covid-19, mais doivent également assurer leur motivation au quotidien. A Antananarivo, le regain épidémique - enregistré depuis le mois de mars dernier - a surchargé la capacité d’accueil du Centre hospitalier universitaire d’Anosiala, le tout premier centre spécialisé dans le traitement du coronavirus à Madagascar.  En moyenne, 11 patients y sont hospitalisés chaque jour, en plus d’une trentaine de consultations externes. Le docteur Rado Razafimahatratra, directeur de cet établissement sanitaire, témoigne à travers cet article les efforts déployés au sein de son département afin que les patients Covid-19 se rétablissent vite. « En tant d’administrateur, je suis a priori dans l’obligation d’assurer le bon fonctionnement de l’établissement sanitaire. En temps réel, même durant les quelques heures passées à la maison, je dois m’assurer de la bonne organisation de tous les services, sans oublier de gérer les appels incessants. Une fois au travail, je me concentre durant toute la matinée aux tâches administratives, en élaborant le rapport technique à envoyer au ministère de la Santé publique, ou encore en identifiant les places disponibles et en autorisant les transferts réalisables. Durant l’après-midi, le mode clinicien est activé avec les visites et les suivis médicaux. Moi et le directeur technique, nous sommes dans l’obligation de prêter main-forte à nos médecins. A ce stade, un médecin s’occupe de 15 à 30 patients. Une fois, vers 22h, deux arrêts cardiaques se sont présentés. L’équipe déjà en sous-effectif s’est séparée en deux pour les prendre en charge en même temps. Le tour de garde est aussi tout le temps modifié, un changement qui ne plait pas vraiment aux personnels de santé et ne leur donnant aucune pause. Mais en tant que premier responsable, je me dois de les rassurer. Ce qui complique nos tâches se repose sur la lenteur des démarches administratives en cas d’urgence. Il arrive que certains médicaments demeurent inexistants. Or, il nous faut toute une procédure avant d’avoir une validation. Fort heureusement, le Président de la République, Andry Rajoelina, a déclaré l’état d’urgence sanitaire, ce qui a permis de réduire le délai de traitement des dossiers face aux urgences. La situation est très complexe, mais nous avons beaucoup appris lors de la première vague de cette pandémie. De plus, je sens que toute l’équipe reste impliquée et concentrée. En outre, la mise en place d’une collaboration avec les acteurs externes dont la JIRAMA et quelques associations œuvrant dans les actes de bienfaisance qui nous dépannent en temps réel, est une réussite », a-t-il expliqué.Les médecins militaires travaillent d’arrache-piedRépartis en équipes mobiles ou fixes. Les médecins militaires travaillent d’arrache-pied depuis le début de cette crise sanitaire. En fait, ils sont mobilisés en masse à travers la Plateforme nationale de gestion médicale (PNGM) de Covid-19. Celle-ci s’assure des suivis permanents et en temps réel des malades qui suivent des traitements à domicile ou dans les établissements hospitaliers. Parmi les cellules opérationnelles de ladite plateforme, la Cellule Conduite et Opérations s'occupe particulièrement de la gestion des cas graves suspects ou confirmés, des investigations et de la riposte. Elle travaille de concert avec la Brigade d'intervention spéciale (BIS) comme unités mobiles pour réaliser différentes missions. « Des médecins militaires ainsi que des infirmiers de l’Armée ou de la Gendarmerie composent les équipes mobiles du BIS », souligne le Général Lysias Rasamimanana. Une sous-cellule assure le transfert dans le plus bref délai des cas graves. Elle doit en permanence être informée sur les états des lieux des centres qui prennent en charge les cas graves.D’un autre côté, la base de données « COVDATA19 » et les Campagnes d’appels constituent les principaux outils de la plateforme. Le logiciel COVDATA19 est une application de gestion de données qui permet de regrouper les informations personnelles nécessaires sur les patients. Il facilite le suivi de l’état de santé des malades et la traçabilité́ de tous les tests et traitements effectués. « Outre les médecins militaires, des spécialistes dont des ingénieurs s’assurent des missions du COVDATA », précise notre source. Bref, les éléments de l’Armée malagasy sont fortement mobilisés non seulement sur terrain pour effectuer les contrôles, mais aussi dans la prise en charge des patients, via les médecins et infirmiers militaires.Les paramédicaux auprès des laboratoires ont aussi de lourdes tâchesCertainement, les personnes à l’affût de l’actualité n’ont pas encore eu l’occasion de découvrir qui se cachent derrière les chiffres rapportés par le Centre de commandement opérationnel Covid-19 ou encore quelles tâches ont été accomplies jusqu’à l’obtention des statistiques. Outre leur présence auprès des Centres de traitement Covid-19 (CTC) et des structures de santé accueillant les patients atteints du coronavirus, les paramédicaux sont également assignés au niveau des laboratoires d’analyse médicale. Ils constituent l’équipe assurant les étapes qui séparent le prélèvement et le résultat d’un test de dépistage.  Quotidiennement, plus d’un millier d’analyses attendent les professionnels paramédicaux au niveau du Laboratoire d’analyse médicale malagasy (LA2M) et des grands hôpitaux habilités à dépister le virus. Or, selon eux, ceux travaillant dans les laboratoires n’ont jamais été récompensés en guise de prime Covid-19, ni par le ministère de la Santé Publique, ni par la Présidence de la République.Voici un aperçu des missions qui attendent les paramédicaux, et cela à travers un entretien avec Hariniaina Sitraka Antsa, l’une des jeunes malagasy qui ont suivi une formation des paramédicaux mobilisés auprès du laboratoire d’analyse au sein de l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA), sis à Ampefiloha. « Premièrement, il existe trois étapes à suivre après le prélèvement et jusqu’à l’obtention du résultat d’un test PCR.  Il s’agit de la lyse, puis l’extraction de l’ARN qui pourrait parfois être compliquée, et enfin le test PCR en soi dont la durée est fixée en une heure et demie. C’est pour vous dire que nous sommes donc en contact permanent avec le virus et le risque d’être contaminé est élevé, même en étant muni des équipements de protection individuelle. En plus de cela, le traitement nécessite de longues heures alors que vous êtes le seul à s’en occuper. Il m’est déjà arrivé de procéder à une analyse à partir de 19h jusqu’à 4h du matin, ou encore commencer vers 8h du matin pour n’en sortir qu’à 18h, sans faire une pause. Ces efforts ont été déployés afin de respecter la durée de traitement et l’obtention des résultats allant de 48 à 72 heures. Même si les échantillons sont classés par ordre d’arrivée, des priorités se présentent toujours, notamment les urgences. Non seulement ces échantillons sont prévus à être traités en premier, mais il faut aussi les achever le plus tôt possible. Vous n’imaginez pas la fatigue que je ressens au moment où toutes les étapes sont enfin franchies. J’étais une fois envoyée en mission à Nosy Be Hell Ville pour la même opération. Nous étions deux personnes pour s’occuper de tous les échantillons de la ville. Or, seule la première étape nous prend trois heures de temps », a-t-elle partagé.Des taxis servent d’ambulance…Très sollicités depuis le début de la pandémie. Les chauffeurs de taxi ne chôment pas et travaillent jour et nuit. Ces véhicules servent de transport privilégié pour ceux qui en ont les moyens. Ils sont très sollicités dans le transport de patients, y compris ceux de la Covid-19. Pourtant, bon nombre d’entre les chauffeurs refusent de transporter ces malades du coronavirus, notamment par peur d’être contaminés. Ce n’est pas le cas d’Hervé Raharimilanto, chauffeur de taxi habitant à Anosizato. Ce chauffeur de taxi, depuis maintenant 8 ans, a choisi de se spécialiser dans le transport des patients de la Covid-19 depuis une vingtaine de jours. « Les taxis ont déjà servi d’ambulance depuis des années, entre autres pour le transport des victimes d’accident. Je me suis dit que transporter les patients de la Covid- 19 constitue ma contribution dans la lutte contre cette pandémie », avance notre chauffeur. Depuis la mi-avril, le téléphone d’Hervé n’arrête pas de sonner. Il a reçu une dizaine d’appels jour et nuit durant la première semaine. 8 d’entre les appels sont répondus positivement, en tenant compte de son emploi de temps. « J’ai pu transporter près de 50 patients, dont 3 ou 4 de formes graves, et quelques autres déjà guéris. Je ne leur exige pas un tarif mais ils me paient selon leurs moyens. J’ai choisi avant tout de le faire pour aider mes compatriotes en détresse. En 2020, je l’ai fait gratuitement durant un certain temps puisqu’un donateur a pris en charge mon carburant et l’entretien de mon véhicule », ajoute l’audacieux. D’ailleurs, bon nombre d’entre ses clients ont fait un éloge le concernant sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, un genre de reconnaissance qu’il apprécie et collectionne.Hervé fait chambre à part avec sa femme et ses 2 enfants depuis le jour où il a décidé de transporter les malades de la Covid-19. « Outre la désinfection régulière de mon 4L et le port d’équipements de protection individuelle, j’ai choisi cette option pour protéger au maximum ma famille. Je n’envisage de redormir avec eux qu’une fois testé négatif du coronavirus », s’exprime le père de famille. Une fois que l’état d’urgence sanitaire soit levé et que les clients se feront rares, il compte prendre quelques semaines de pause avant de reprendre son activité. Dossier réalisé par Patricia Ramavonirina et Kanto Rajaonarivony

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Parlementaires - Volume de travail augmenté

C’est parti pour la première session ordinaire du Parlement malagasy. Il s’agit de la grande première pour les dix-huit membres du Sénat et du nouveau venu à l’Assemblée nationale qui a remplacé le député élu à Manakara, Giscar Adriano, décédé en avril. C’est aussi la deuxième session ordinaire organisée en pleine pandémie pour les députés et la première pour les sénateurs.Toutes les séances se feront alors en présentiel, avec le strict respect des mesures sanitaires, pour la Chambre haute. Des représentants des institutions de la République ont ainsi assisté et écouté le discours de Herimanana Razafimahefa, l’homme au perchoir au Palais d’Anosikely, lors de la cérémonie d’ouverture d’hier après-midi. Le plus remarquable d’entre les invités de marque est le nouveau président la Haute Cour constitutionnelle, Florent Rakotoarisoa.L’Assemblée nationale, quant à elle, a dû recourir à la visioconférence afin de prévenir toute énième infection des députés et des employés de la Chambre basse. Les élus de l’opposition se disent mal à l’aise avec la nouvelle approche. Ils la voient comme un moyen pour l’équipe gouvernementale d’éviter le face-à-face en direct avec les opposants.La présidente de l’Assemblée nationale Christine Razanamahasoa a quand même justifié le choix. « Des députés se révèlent positifs à l’issue d’une session. La session en ligne est devenue de plus en plus une pratique universelle dans le contexte actuel de pandémie. Elle éviterait de faire des députés des propagateurs du virus dans leurs Districts d’origine », a-t-elle souligné lors de son monologue devant les caméras et les micros au cours de la séance d’ouverture retransmise en direct par les chaînes publiques hier aux alentours de midi.Dès hier soir, le bureau permanent de l’Assemblée nationale a organisé une réunion en ligne. La conférence des présidents en vue d’établir l’ordre du jour aura aussi lieu en ligne ce jour, à partir de 10 heures. En effet, huit propositions et projets de loi sont sur la table durant la présente session. Les parlementaires auront également à se pencher sur une loi de Finances rectificative en tenant compte de l’urgence sanitaire.Les textes qui seront débattus à Tsimbazaza, virtuellement, et à Anosikely, portent, entre autres sujets, sur le code de la nationalité, la politique culturelle, la Banque centrale, un accord de prêt Covid avec la Banque arabe de développement (BADEA), l’accord de coopération…Sur le frontDes affaires assez chaudes feront aussi leur entrée en ligne. Elles concernent une enquête parlementaire touchant les prestataires de service en télécommunications, le trafic d’or, l’exploitation des aéroports internationaux d’Ivato et de Fascène de Nosy Be par le consortium Ravinala Airports, la mise en accusation devant la Haute Cour de justice et la désignation du vice-président de l’Assemblée nationale pour la Province de Toamasina. Le poste est vacant jusqu’à nouvel ordre.A l’unanimité, les patrons des deux Chambres du Parlement ont reconnu les efforts déployés par le pouvoir exécutif pour combattre le coronavirus. Tous les deux ont appelé à la solidarité dans ce sens. Ces personnalités n’ont pas manqué non plus d’exprimer leur gratitude à l’endroit de ceux et celles sur le front de la lutte à commencer par les membres du personnel de la santé et les Forces de l’ordre et de la sécurité. Elles les exhortent à ne jamais baisser les bras.L’intervention à la tribune a été pour Razanamahasoa et Razanamahefa d’adresser des piques à l’endroit des fauteurs de trouble en ce moment critique traversé par le pays. Leur reproche a été à coup sûr adressé à l’opposition. « Chacun a certes son opinion. Mais l’ennemi commun est maintenant le virus », relativise la patronne de Tsimbazaza qui a rappelé aux députés que l’accroissement des tâches de l’Exécutif équivaut aussi à l’augmentation du volume de travail des parlementaires.M.R.

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Déplacement du Président dans le Vakinankaratra - Soutien au secteur agricole et à la lutte anti – Cov...

L’ambition des jeunes ne connait pas la crise. Malgré le contexte lié à l’épidémie de Covid-19, bon nombre de jeunes font preuve de persévérance. En vue de leur donner un coup de pouce, le Président Andry Rajoelina a procédé au coup d’envoi du projet « titre vert » – destiné    à la promotion des investissements directs dans l’agrobusiness – hier à Antsirabe. En déplacement dans la Région de Vakinankaratra, le Chef de l’Etat a officiellement remis des titres à 133 bénéficiaires dans deux sites à savoir Sahamadiala- Andranomanelatra et Antsoatany. D’après le gouverneur de la Région de Vakinankaratra, ce genre de projet qui offre des terrains et des semences est une première dans le pays. Le projet « titre vert » correspond aux Velirano n°6 et n°9 qui visent respectivement à assurer un emploi décent pour tous et atteindre l’autosuffisance alimentaire. Le ministre de l’Agriculture a, quant à lui, assuré que le projet s’étendra sur l’ensemble du pays avec au moins un millier de bénéficiaires par Région, soit 22 000 titres verts à distribuer. « Malgré la crise sanitaire, nombreux sont les jeunes qui aspirent à travailler et à s’en sortir dans la vie. Justement, le projet « titre vert » consiste à doter les jeunes de terrain avec des accompagnements à travers une formation et un appui financier », a déclaré le Président Andry Rajoelina dans son discours. Une maison sera construite sur chaque parcelle de terrain en guise de cadeau de la part du Président. Le Président a aussi annoncé l’organisation d’un concours entre les jeunes. « Dans quelques mois, ceux qui obtiendront le plus de récoltes se verront attribués de nouveaux terrains », a –t – il déclaré tout en donnant des consignes au ministre pour l’installation de forages afin de faciliter les activités agricoles toute l’année. Le Chef de l’Etat a réitéré ses convictions selon lesquelles l’agriculture est un des piliers qui mènent vers le développement de Madagascar. L’Etat a investi 5 milliards d’ariary sur ce projet, et chaque jeune pourra bénéficier d’un soutien financier à hauteur de 38 570 000.Ouverture officielle du CTC AntsirabeLa Région de Vakinankaratra figure parmi les zones qui sont aujourd’hui les plus touchées par la Covid-19 avec une augmentation quotidienne du nombre de cas. Le Président a ainsi tenu à montrer son soutien aux membres du personnel soignant issus du secteur privé et public qui sont au cœur de la lutte. Dans un premier temps, le numéro un de l’Exécutif a visité la clinique Ave Maria une annexe de la polyclinique saint François d’Assise (clinique saint Paul Ankadifotsy) pour la remise d’équipements médicaux. Le Président a d’ores et déjà remercié les sœurs responsables de la clinique pour les soins prodigués aux malades.  « Nous devons conjuguer nos efforts dans ce combat contre cet ennemi invisible qu’est la Covid-19 », a – t – il déclaré tout en faisant part de sa reconnaissance pour la participation active des centres sanitaires de l’église catholique dans tout le pays dans le traitement des patients atteints du coronavirus.  Equipé de 120 lits, ce centre de soins s’est vu remettre une dizaine de concentrateurs d’oxygène, des médicaments, des gélules de CVO plus, des EPI. Tout le personnel soignant recevra également des primes au même titre que les hôpitaux publics du pays. Quant aux patients, ils ont reçu du « tohan’aina » composé de couvertures, de la nourriture, des baumes, de l’huile essentielle, de la spiruline, du fromage et du miel.Par la suite, le Président de la République a assisté à l’ouverture officielle du Centre de traitement Covid-19 sis au gymnase Vatosoa Antsirabe. Avec une capacité d’accueil de 130 patients, l’endroit est équipé de 90 concentrateurs d’oxygène.  Les citoyens sont ainsi invités à rejoindre le centre au moindre signe de la maladie. L’homme fort du pays n’a pas oublié de remercier vivement les membres du personnel soignant. « Nous sommes derrière vous et nous sommes reconnaissants de vos efforts », a – t – il déclaré. Le Président de la République a promis la distribution de primes pour le personnel médical en charge des malades de la Covid-19. Après le Vakinankaratra, le Président de la République mettra le cap vers la Région de Haute- Matsiatra ce jour.La Rédaction

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« Rends à César… ! »

« Rends à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! » En retour à une question « Maitre, doit-on payer des impôts et des taxes à César ? » On ne s’attendait guère à ce que le maître Jésus allait répondre ainsi. Une douche froide ! Les Juifs, étant sujets de l’empire romain, croulaient au même titre que les autres sous le poids des impôts et des taxes divers exorbitants que le tyran de Rome prélevait. Ainsi, ils espéraient avoir à travers la réponse de Jésusun signe de compassion ou plutôt une incitation à la désobéissance à l’autorité de l’empereur. Négatif, il faut rendre à César ce qu’on lui doit !Au-delà du débat inédit du dimanche (2 mai 2021), force est de reconnaitre que les tenants du régime se sont pliés en quatre et cela pour le besoin de la transparence, de la liberté d’expression et du droit l’information. Des supports basiques incontournables pour asseoir une vraie démocratie. En réalité, Rajoelina Andry tient à honorer ses engagements relatifs à la restauration, dans le pays, d’une presse libre. Un enjeu et un défi que tout régime, prétendant être soucieux de la démocratie, doit relever quels que soient les obstacles à surmonter. C’est un jeu risqué parfois dangereux mais le numéro Un du pays, en tant qu’homme de parole et de communication, ne défile jamais au risque d’y laisser des plumes. Sans entrer dans les détails des sujets abordés, le débat fait apparaitre, par-dessus tout, les réalités internes du pays.  C’est l’avantage de la transparence et de la liberté d’expression.D’aucuns de ses prédécesseurs, de la Première République jusqu’à ce jour, n’ont pas osé s’aventurer à ce genre d’exercice à savoir inviter des journalistes de tout bord, différents xau régime pour ne pas dire opposés pour un débat libre et en direct à la télévision nationale et ce sur des sujets, pour la plupart, délicats.Peut-être que le débat a déçu certaines sensibilités politiques, il a le mérite après tout d’avoir mis à nu certaine faille dans la gestion des affaires nationales au niveau de certains départements ministériels. Encore une fois, il est déplorable de constater que certains membres du Gouvernement ne parviennent pas à suivre le rythme du chef. La séance du dimanche a permis aussi de mettre en exerguela volonté du régime à chercher par tous les moyens d’honorer sur le plateau les intérêts vitaux de la population malagasy. La bataille contre la Covid-19 bat toujours son plein. L’Etat met le paquet, le maximum, afin que cet ennemi invisible batte en retraite jusqu’à son dernier retranchement et soit écrasé totalement. Le Chef de l’Etat, en vrai commandant de guerre, dirige d’une main de fer le combat. Il ne veut point donner à la pandémie aucune occasion de dominer la situation. Le nombre des contaminés diminue. Celui des guéris grimpe. Et le bilan des décès baisse ! De quoi faire remonter le moral ! Mais attention, on ne perd jamais le nord. On reste en permanence prudent et vigilant !« Rends à César… ! » En dépit des critiques, il faut oser reconnaitre que ce régime n’en démérite pas. La victoire finale est à la portée de main.Ndrianaivo

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Week-end de confinement et télétravail - Les établissements hôteliers rivalisent d’idées

En temps de crise, il faut faire preuve de créativité pour s’en sortir. Tout le monde, mais plus particulièrement les opérateurs, a pensé que cette année, la pandémie de coronavirus ne serait que de l’histoire ancienne, ou du moins elle se serait estompée au fil du temps. Au contraire, aujourd’hui, la pandémie fait partie intégrante du quotidien de tous. De ce fait, au lieu d’attendre que cet épisode pandémique prenne fin, mieux vaut s’adapter. Les établissements hôteliers l’ont très bien compris. C’est pourquoi, ils rivalisent actuellement d’idées pour attirer le plus grand nombre de clients. Ces deux dernières semaines, suite aux directives annoncées par le Président de la République, Andry Rajoelina, afin d’endiguer la propagation de la Covid-19, c’est le confinement total tous les week-ends. Et cette mesure sera encore maintenue pour les deux prochaines semaines.  Certains hôtels ont ainsi élaboré des produits à la fois accessibles en termes de prix mais aussi adaptés à la situation et aux besoins des clients. L’établissement Le Louvre Antaninarenina, par exemple, a élaboré son offre «Confinement 4 étoiles» pour permettre à ses clients de profiter de tout le confort de ses chambres pour trois nuitées, d’un bon petit-déjeuner et d’un moment de détente au spa de l’hôtel. Tout cela au prix de 400 000 ariary, sachant qu’en dehors de l’offre la nuitée est de 199 000 ariary. «Cette pandémie plombe vraiment le moral, entre les morts des proches qui se succèdent et les déplacements limités à cause du couvre-feu et de la fermeture de la Région d’Analamanga. Je ne parle même plus de la pression constante au travail. C’est pourquoi, j’ai choisi de passer le dernier week-end à l’hôtel. J’avais vraiment le besoin d’un moment de détente et d’évasion pour me ressourcer et pouvoir ensuite mieux affronter mon quotidien. C’est un investissement qui en vaut la peine» explique Audrey, responsable relation client d’une banque. Cette démarche rapporte beaucoup à l’établissement. Selon les responsables, Le Louvre est occupé entre 35 à 38%.  «Nous faisons surtout du profit grâce à la restauration. Les clients souscrivant à l’offre «Confinement 4 étoiles» mangent beaucoup que nous terminons nos stocks hebdomadaires en moins de trois jours», se réjouissent-ils.Outre les offres du week-end, les hôtels proposent également des offres pour les personnes travaillant en télétravail. Le concept est simple : permettre aux travailleurs de travailler mais dans un autre environnement plus détendu et dans de bonnes conditions. Au Centell HôtelSpa notamment, la location pour une journée de télétravail est de 286 000 ariary par couple, soit 143 000 ariary par personne. Le déjeuner est offert avec un accès libre au spa de l’établissement. Avec la fermeture des frontières terrestres mais aussi aériennes, les établissements hôteliers rencontrent des difficultés. Cibler différentes catégories de clients est alors aujourd’hui le meilleur moyen de s’en sortir pour eux.   Rova Randria

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Non -rapatriement de devises - Trois grands exportateurs d’or jetés en prison

Après la suspension des exportations de l’or et le blocage du compte dans le Système intégré de gestion des opérations de change (SIG-OC) des opérateurs à travers le Trésor public, le ministère de l’Economie et des Finances n’avance guère dans l’affaire du non-rapatriement de devises. L’institution porte plainte contre les opérateurs au Pôle anti-corruption (PAC). En effet, les voies de recours auprès du Tribunal ne sont exercées que lorsque les recours, aux mesures administratives et à la voie transactionnelle engagée par les représentants de l'Etat habilités, sont restés infructueux. Trois dirigeants de grandes sociétés exportatrices d’or sont placés sous mandat de dépôt selon décision du Tribunal de la première instance, hier. La valeur de leurs devises non rapatriée atteint 55 millions de dollars soit environ 209 milliards d’ariary. L’affaire ne s’arrête pas là. En effet, d’autres dossiers se trouvent actuellement entre les mains du PAC. Et les enquêtes se poursuivent.Il faut dire que la situation dans le secteur minier est déplorable sur ce point. Onze opérateurs ont exporté de l’or au titre de l’année dernière. Les dernières statistiques montrent que Madagascar a exporté officiellement 1 938,95 kilos d’or d’une valeur estimée à 394 milliards d’ariary. Malgré le code de change qui stipule qu’un opérateur dispose de quatre-vingt-dix jours pour effectuer cette démarche, la majorité des opérateurs enfreignent cette loi. Le taux de rapatriement de devises reste insignifiant. Celui-ci s’élève à 1,15%. 4 milliards d’ariary seulement. 389 milliards d’ariary circulent dans la nature sans être injectés sur le Marché interbancaire de devises (MID). En tout cas, le Président Andry Rajoelina prône le « Zéro tolérance » comme il l’a souligné durant son intervention sur la chaîne de télévision nationale en mars dernier.Solange Heriniaina 

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Pandémie - Reconversion des transporteurs de passagers

« Cela fait plus de dix ans que nous faisons le métier de transporteur. Plus exactement, nous conduisons des taxis-brousse en zone nationale. Depuis l’avènement de la pandémie, résilience oblige, nous devons nous résigner à nous reconvertir partiellement ou entièrement pour certains de nos collègues », déplore Livason Rivonandriana, chauffeur de taxi-brousse et propriétaire d’une demi-douzaine de véhicules Sprinter. Sa petite flotte navigue depuis un peu plus d’une décennie sur les routes nationales n°4 et 6, au départ de la Capitale et en direction de la Région de Boeny ou de Sofia. « Nous avons débuté avec un seul véhicule vers la fin de l’année 2009, juste après la crise. Nous avons consacré toutes nos économies dans l’achat de ce véhicule pour ensuite agrandir notre flotte au fur et à mesure, en contractant des prêts bancaires. Nous avons justement eu recours à un dernier crédit à la fin de l’année 2019 pour l’acquisition d’un dernier véhicule suivant les normes en vigueur », rajoute le transporteur. En général, l’importation d’un véhicule de type Sprinter, de la marque Mercedes, coûte environ un peu plus de cinquante millions d’ariary à son propriétaire. Le véhicule arrive habituellement sous forme de fourgon depuis l’Europe. Le propriétaire devra ainsi débourser un peu plus de six millions d’ariary pour transformer ce véhicule en transport de passagers suivant les normes imposées par l’Agence des transports terrestres. Quelques millions d’ariary dépensés en plus des frais de fret et de douanes donc. ÉchappatoireCependant, avec la fermeture des frontières régionales en raison de l’état d’urgence sanitaire, la flotte de ce transporteur, comme celles des autres propriétaires opérant dans le même domaine, se retrouve clouée au parking dans la mesure où il n’y a que les véhicules de transport de marchandises qui ont le droit de sillonner les Régions de la Grande île. Dans une optique de survie, la plupart des transporteurs de passagers doivent ainsi se tourner vers le transport de marchandises malgré le fait que le marché soit tout même déjà assez saturé en ce moment. « Comme ces institutions financières ne considèrent que peu notre cas, nous ne pouvons, en aucun cas, rester sans rien faire. Nous n’avons pas encore terminé de rembourser nos crédits bancaires. Sans compter les frais d’entretien obligatoire de ces véhicules ainsi que les questions de fiscalité avec les patentes et autres autorisation de circulation », s’attriste Livason Rivonandriana qui, dans un dernier élan d’espoir, a décidé de vider ses fonds de caisse pour transformer la moitié de sa flotte en fourgons alors qu’il a déjà dépensé plusieurs millions d’ariary pour les mettre aux normes requises pour le transport de passagers. Comme ce transporteur, ils sont des centaines à s’endetter davantage pour essayer de trouver une échappatoire à cette situation qui perdure et dont le bout du tunnel ne se trouve pas au prochain virage.  Hary Rakoto

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Coronavirus à Madagascar - Un taux de positivité de 24,46 %

Vers une amélioration de la courbe épidémiologique. Sur les 973 tests PCR et Gènexpert effectués le 3 mai dernier, 238 nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été recensés. Ce qui équivaut à un taux de positivité de 24,46 %. Pour la Région d’Analamanga, considérée comme l’épicentre de l’épidémie, 165 nouvelles contaminations ont été répertoriées. Dans les autres Régions touchées comme Diana, Haute-Matsiatra, Vakinankaratra, Atsimo-Andrefana, Itasy, Ihorombe, Menabe et Anosy, le nombre de personnes testées positives ne dépasse pas une vingtaine, selon la statistique publiée sur la chaîne de télévision nationale. Jusqu’à hier, 3 733 patients suivent encore un traitement. 308 d’entre eux présentent une forme grave de la maladie. Selon toujours cette statistique parue le 3 mai, 422 personnes ont recouvré la santé. On dénombre cinq nouveaux décès qui sont tous recensés dans la Région d’Analamanga. Depuis le début de la contamination au coronavirus dans le pays, c’est-à-dire au mois de mars 2020 jusqu’à ce jour, 682 individus ont perdu la vie. Contrairement à de nombreux pays étrangers, Madagascar figure encore dans la liste de ceux qui sont les moins touchés par cette pandémie. Outre la prise de conscience de la population par rapport à la dangérosité de la Covid-19, les mesures mises en place par le Gouvernement ainsi que l’utilisation des remèdes traditionnelles malagasy ont beaucoup contribué dans la lutte contre cette maladie.Anatra R.

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Andoharanofotsy : Ouverture d’un 7ème CTC de 160 lits

« La santé du peuple malgache est une priorité pour l’Etat », c’est ce qu’a martelé le président Andry Rajoelina. En effet, comme il l’a annoncé durant son émission spéciale dimanche soir, le chef de l’Etat persiste et signe sur le renforcement des équipements médicaux pour sauver des vies au niveau des hôpitaux et des centres de traitement de la Covid-19.

Hier, le président de la République a fait le déplacement à l’aéroport d’Ivato pour assister à la réception officielle de 2000 bouteilles d’oxygène qui seront distribuées au niveau des régions les plus touchées par la pandémie, en l’occurrence Analamanga, Vakinankaratra, Haute Matsiatra, Anosy et Sava. « Nous devons tout mettre en œuvre pour lutter efficacement contre cette pandémie et sauver les vies de nos compatriotes », a-t-il déclaré. Tout de suite après cette cérémonie à Ivato, le président Andry Rajoelina s’est rendu à l’Institut Supérieur de Travail Social (ISTS) à Andoharanofotsy, qui vient d’être transformé en Centre de Traitement Covid-19 (CTC-19) pour le compte du district d’Atsimondrano. Le régime prend, en quelque sorte, l’initiative de décentraliser la gestion et la prise en charge de la pandémie. D’ailleurs, comme il l’a déjà annoncé, Andry Rajoelina est attendu dans la capitale de la région Vakinankaratra, ce jour, pour y instaurer un CTC-19. Il se rend ensuite à Fianarantsoa et à Fort-Dauphin. Il convient en effet de noter que jusqu’ici, tous les CTC-19 sont implantés au niveau des six arrondissements de la capitale.

Prise en charge. Ce nouveau CTC-19 à Mandrimena Andoharanofotsy est doté de 160 lits et peut donc accueillir jusqu’à 160 malades. Il s’agit du 7ème CTC-19 que l’Etat malgache met en place depuis le début de la pandémie. « L’objectif est de répondre à l’impératif d’offrir des soins de proximité aux personnes contaminées », a expliqué le président Andry Rajoelina qui a tout particulièrement remercié l’Eglise Catholique, ainsi que la Congrégation des Filles du Cœur de Marie qui ont toujours fait preuve de solidarité et d’entraide depuis le début de la pandémie, en se mettant à la disposition des Malgaches dans la prise en charge des malades de la Covid-19. Le chef de l’État n’a pas non plus manqué d’encourager et de remercier les bénévoles et les agents de la santé qui sont en première ligne face à cette pandémie. D’ailleurs, à cette occasion, le chef de l’Etat a donné des consignes au ministre de la Santé publique qui l’a accompagné lors de cette descente, afin de suivre de près la distribution de motivations, de primes et d’équipements de protection individuelle pour les agents de santé. Il a aussi exigé que les paramédicaux et les agents de santé qui font face à la Covid-19, en tant que bénévoles, soient recrutés en tant que fonctionnaires après la pandémie. Une annonce qui a boosté la motivation des paramédicaux assurant la prise en charge des malades au niveau du CTC-19 d’Andoharanofotsy.

Davis R

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Mai, mois de l’embellie ?

Ce mois de mai commence, espérons-le, sous des auspices plus favorables que ceux des cent-vingt jours qui l’ont précédé. La population Malgache n’a jamais connu pareille affliction, avec ces centaines de deuils qui l’ont frappée. Le pouvoir, qui a été débordé par la gravité de la situation, est décidé à reprendre la main. Les reproches qui lui ont été faits ont été nombreux et il est en train de rectifier le tir. La lutte contre l’épidémie prend une nouvelle dimension avec les mesures prises : ouverture de nouveaux CTC, commandes de bouteilles d’oxygène à l’étranger et surtout arrivée prochaine des premières doses de vaccins.

Mai, mois de l’embellie ?

L’émission qui a eu lieu avant-hier à Iavoloha fut très appréciée des téléspectateurs Malgaches car elle a permis de faire ressortir les griefs accumulés envers le pouvoir depuis le début de cette deuxième vague de l’épidémie. Le chef de l’Etat et son entourage n’ont pas été ménagés par ceux qui les ont interviewés. Sous le feu roulant des questions et des interpellations, ils ont été un moment désarçonnés, mais, même si de nombreuses questions ont été éludées, des réponses ont été quand même apportées. La nouvelle la plus importante est l’arrivée, la semaine prochaine, des premières doses de vaccin et dans la foulée le début de la campagne de vaccination. Les détails des opérations ont déjà été révélés par le ministre de la Santé. Si leur déroulement se fait de manière aussi parfaite, on peut dire qu’un pas aura été franchi dans la lutte contre la Covid-19. La décision d’une reprise des cours pour les élèves en classe d’examen est le signe d’une embellie malgré un taux de positivité élevé. Le mois de mai a toujours été considéré comme une période particulièrement délicate dans la gestion politique des affaires nationales. On peut espérer qu’il en sera autrement cette année.

Patrice RABE

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Richard Ramanambitana : « Les controverses politiques ne sont pas une priorité »

Le sénateur Richard Ramanambitana s’est rendu dans la commune Ambatolampy Tsimahafotsy, hier. Il a ainsi sensibilisé la population locale ainsi que les responsables de ladite commune à unir leurs efforts pour combattre le coronavirus. Il estime ainsi que « les controverses politiques auxquelles certains individus ont l’intention de s’adonner ne sont pas la priorité. Ce qui est important c’est de trouver des solutions pour faire face à cette maladie contagieuse ». Lors de cette descente, le sénateur n’est pas venu les mains vides. En effet, il a fait don à cette commune, entre autres, de gels désinfectants, des masques et des bidons qui seront répartis au niveau des Fokontany, des écoles et des CSB. Notons que le sénateur était accompagné, à cette occasion, par ses collaborateurs ainsi que par des membres de l’association dont il est le fondateur.

Recueillis par Dominique R.

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Conseil d’Etat : Vers un non-lieu à statuer sur le recours de l’OJM et du RMDM

L’Ordre des Journalistes de Madagascar (OJM) et le RMDM ont fait un recours en annulation avec demande de sursis à exécution de la décision interministérielle du 22 avril 2021 portant « interdiction des émissions radiophoniques et audiovisuelles susceptibles de troubler l’ordre et la sécurité publics et nuire à l’unité nationale dans les Régions Analamanga, Atsinanana, Sava, Boeny et Sofia ».

Abrogée. Le dossier figure au rôle d’audience de ce jour du Conseil d’Etat qui pourrait conclure à un non-lieu à statuer au motif que la décision incriminée a été abrogée ou retirée. Qui plus est, les Régions visées par la décision ne sont plus tout à fait les mêmes. Du coup, la demande d’annulation et de sursis à exécution n’ont plus lieu d’être.

48 heures. A la limite, les requérants pourraient attaquer la seconde décision interministérielle en date du 26 avril qui a remplacé la première suspendant « les émissions comportant des interventions téléphoniques en direct et celles portant sur les débats politiques ». En tout état de cause, les requérants éventuels ne pourront plus demander le sursis à exécution de la seconde décision du 26 avril dans la mesure où le délai de 48 heures est expiré.

R.O

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Parlement : Session marquée par la crise sanitaire

Le coup d’envoi de la première session ordinaire du parlement sera donné aujourd’hui. Une session qui va être marquée par la crise sanitaire. Les députés ne mettront pas les pieds à Tsimbazaza lors des deux prochains mois. Comme l’a annoncé sa présidente, la Chambre basse va tenir, pour la première fois de son histoire, une session organisée entièrement en visioconférence. Contrairement à leurs habitudes, les députés ne seront donc pas invités à rejoindre la capitale pour se réunir à l’hémicycle pendant les soixante jours de session. Ils devront rester dans leurs circonscriptions respectives et assister aux différentes réunions par le biais des nouvelles technologies.

Zones reculées. Cette nouvelle disposition a été prise à cause de la situation sanitaire. Pour les élus des grandes villes, où la connexion internet est plus accessible, tenir une session à distance ne sera pas compliqué. Pourtant, pour ceux qui sont dans les zones plus reculées, l’exercice ne sera pas chose aisée, si le député maîtrise déjà les outils technologiques. Il est à noter que le pays ne bénéficie que de près de 15% de pénétration de l’internet dans toute l’île. Avec les problèmes récurrents d’électricité dans plusieurs districts, les choses peuvent se compliquer.

Contraintes. Quoiqu’il en soit, les activités parlementaires vont se faire en virtuel pendant les deux mois de session. L’habituel face à face avec le gouvernement, l’examen des projets et propositions de loi, ainsi que le vote, vont se dérouler en visioconférence pour la Chambre basse. Le Sénat, quant à lui, maintient la session en présentiel. Avec seulement 18 membres, le Sénat peut s’adapter aux contraintes sanitaires, au palais d’Anosikely, avec un agenda du parlement qui pourrait être chargé.

Juillet 2020. En effet, la réforme du texte fondateur du pôle anti-corruption figure parmi les dossiers en “stand by” qui attendent les deux chambres. Le comité de sauvegarde de l’intégrité, le bureau indépendant anti-corruption, le service de renseignement financier et le pôle anti-corruption, qui forment le système anti-corruption dans le pays, ont déjà dénoncé publiquement la mouture de la proposition de loi modifiant et complétant les dispositions de la loi 2016 – 021, laquelle a été adoptée in extremis par l’Assemblée nationale, la veille de la clôture de la session ordinaire du jeudi 2 juillet 2020. Néanmoins, l’arrivée des nouveaux membres du Sénat pourrait changer la donne.

Haute Cour de Justice. L’autre sujet qui risque d’animer le parlement sera la création de la commission de mise en accusation de la Haute Cour de Justice. Lors de la deuxième session ordinaire du parlement, en 2020, les députés ont bâclé le dossier et la procédure de poursuite des anciens ministres, qui devaient faire face à la Haute Cour de Justice, a capoté face au refus des députés. Le débat peut être relancé lors de cette nouvelle session, et la position du nouveau Sénat sur le sujet est très attendue.

Rija R.

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HCC : Passation en stand by entre les deux Rakotoarisoa

Un Rakotoarisoa peut en … chasser un autre.

Le président sortant de la Haute Cour Constitutionnelle attend de passer formellement le relais au président entrant.

Le président de la République a consulté les trois chefs d’Institution avant de prendre le décret portant prolongation de l’état d’urgence sanitaire pour une nouvelle période de 15 jours. Et ce, conformément à la loi n°91-011 du 18 juillet 1991 relative aux situations d’exception qui dispose en son article 2 que « la situation d’urgence, l’état de nécessité nationale, la loi martiale est proclamé par décret pris en conseil des ministres après avis de la Haute Cour Constitutionnelle et du président de l’Assemblée nationale populaire ».

Désuètes. Prises il y a 30 ans dans un contexte de crise politique (et non sanitaire) marqué par le mouvement des Hery Velona sur la Place du 13 mai, ces dispositions sont inadaptées à la situation actuelle voire désuètes car l’Assemblée nationale n’est plus …populaire. Sans parler du fait que le Parlement est devenu bicaméral avec la ré-institution du Sénat par la Constitution de la Troisième République.

Forme. Seule la Haute Cour Constitutionnelle n’a pas changé de dénomination quand bien même elle aurait vu défiler plusieurs présidents, le dernier en date étant Florent Rakotoarisoa. Il a été élu …virtuellement le jeudi 29 avril 2021, date butoir pour connaître le nom du successeur du président sortant qui attend d’être fixé sur la date de la passation qui est en mode stand by. Il ne sait pas non plus sous quelle forme cela va se faire : en présentiel ou par visioconférence comme l’élection du nouveau président. Ce dernier est effectivement encore à l’hôpital où il a visiblement présidé à distance, la séance consacrée à son élection pour laquelle il a obtenu 8 voix sur les 8 suffrages exprimés. En somme, il a voté pour sa propre personne puisque le 9ème membre n’a pas encore été installé dans ses fonctions.

Formalité. Noëlson William car il s’agit de lui, ne pouvait pas participer, fût-il virtuellement, à l’élection du président de la HCC qui est constatée par décret du président de la République, tel que le prévoit l’article 114 in fine de la Constitution. Une formalité substantielle selon les uns, une simple formalité d’après les autres. En tout cas, le président de la République a été notifié le jour même du procès-verbal d’élection du président de la HCC. Jean-Eric Rakotoarisoa perd sa place même s’il ne va pas à la chasse comme son ancien élève.

R.O

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Journée mondiale de la liberté de la presse : Trois tables-rondes virtuelles

Dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse, l’Ordre des Journalistes de Madagascar (OJM) a déposé une gerbe à la stèle de l’OJM à Analakely, en souvenir des journalistes ayant péri dans l’exercice de leurs fonctions. Lors de son intervention, le président de l’OJM, Gérard Rakotonirina, a souligné que « la lutte continue pour la vraie liberté de la presse à Madagascar». Il a ainsi fait remarquer que « les sources ne sont pas les mêmes pour les journalistes, il y a ceux qui en bénéficient plus de la part du pouvoir ». De leur côté, les Nations Unies à Madagascar, par le biais du bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Est et l’Océan indien, ont organisé, hier, trois tables-rondes virtuelles, en présence du Coordinateur résident et de la ministre de la Communication et de la Culture.

Recueillis par Dominique R.

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MTTM-SIM : Au chevet des employés dans les hôtels médicalisés

Les employés et les agents de santé qui travaillent dans les hôtels médicalisés recevant leurs paniers garnis.

Depuis le début du mois d’avril, de nombreux établissements hôteliers localisés dans la Capitale s’engagent à accueillir des patients atteints de la Covid-19, présentant une forme modérée de la maladie, en raison de la saturation des hôpitaux.

La majorité d’entre eux affichent également complets en ce moment. En guise de reconnaissance aux employés de ces hôtels médicalisés ainsi qu’aux agents de santé qui y travaillent, le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie et le Syndicat des Industries de Madagascar (SIM) sont à leurs chevets. Ainsi, une délégation conduite par le ministre de la Santé Publique, Jean Louis Rakotovao et le ministre de tutelle, Joël Randriamandranto ainsi que le président du SIM en l’occurrence d’Amiraly Hassim, se sont déplacés dans cinq établissements hôteliers, pour distribuer 200 paniers garnis à leur profit.

Produits « Vita Malagasy ». Les paniers contiennent exclusivement des produits labélisés « Vita malagasy », offerts gracieusement par treize industries membres du SIM. Chaque pack contient ainsi du lait concentré et autres produits laitiers, des boissons énergisantes, des biscuits, des pâtes alimentaires et bien d’autres encore. « Il faut qu’ils gardent la forme et gagnent de la force afin qu’ils puissent mener à bien leurs missions. Au-delà de ces produits, nous voulons surtout montrer à ces braves gens que nous pensons à eux. C’est surtout un soutien moral que nous leur montrons », souligne Amiraly Hassim, le Président du Syndicat des Industries de Madagascar. Conscient de la situation difficile dans laquelle sont mis ces agents de santé et les employés de ces hôtels, le ministère en charge du Tourisme a proposé à ce groupement professionnel de mener une opération commune en leur faveur. « Ils sont nos premiers couteaux dans ce dur combat contre le coronavirus. Il est plus que normal que nous leur venions en aide et apportions notre soutien », avançait le ministre de tutelle Joël Randriamandranto.

Frais d’hébergement. Il faut savoir que treize sociétés ont répondu positivement à l’appel de ce département ministériel qui vise à soutenir les employés dans ces hôtels médicalisés et les agents de santé qui y travaillent. Par ailleurs, l’Etat prend en charge tous les traitements liés à la maladie de coronavirus dans ces hôtels médicalisés. Les patients qui y sont hospitalisés, n’ont ainsi à s’acquitter que des frais d’hébergement durant leurs jours de traitement ainsi que du paiement des repas qu’ils ont commandés. En moyenne, chaque patient doit payer à l’avance dix jours de traitement dans ces hôtels médicalisés. La nuitée peut coûter entre 80 000 Ar et 100 000 Ar tandis que le menu journalier s’élève à 30 000 Ar, a-t-on appris.

Navalona R.

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Développement socioéconomique : « Il faut miser sur les jeunes », dixit Lova Rasamimanana  

Lova Rasamimanana mise sur les jeunes, pour contribuer fortement au développement socioéconomique de Madagascar.

S’appuyant sur ses réalisations d’événements et de mobilisations à grands succès, Lova Rasamimanana sort à nouveau de l’ombre, en soutenant l’importance d’impliquer les jeunes dans le processus de l’émergence. Plusieurs projets sont déjà concoctés.

« Si nous ne nous occupons pas des 75% de la population, le pays se dirigera vers un déclin ». C’est ce que martèle Lova Rasamimanana, initiateur de projets bien connu dans le domaine des sports et de la culture. Selon ses dires, ces 75% représentent les jeunes de moins de 26 ans, affichant d’énormes potentiels en termes de motivation et de capacité à créer de la valeur ajoutée. « Nous voyons très bien le dynamisme des jeunes dans le développement numérique et les technologies digitales. Madagascar gagne des prix partout aux Etats-Unis, en Europe, en Afrique, etc. dans le domaine de la robotique et de la programmation. Il faut reconnaître que c’est un vrai moteur de croissance et de développement pour la société. Et pourtant, en ce moment, on ne s’adresse pas suffisamment aux jeunes. On ne compte pas sur eux, alors qu’il y a des mouvements à créer, comme c’était le cas des Barea. Il y a une étincelle à allumer pour que cette jeunesse puisse œuvrer pour le développement du pays », a-t-il soutenu, lors d’une interview exclusive avec nous. A noter que si ce leader parle des Barea, ce n’est pas un hasard. Suite à son volontariat, il a été mandaté – sans budget – par la Fédération malgache du football (FMF), pour initier les actions à entreprendre et réunir les personnes adéquates pour relever le défi de faire qualifier l’équipe nationale à la CAN 2019.

Impacts à espérer. Selon Lova Rasamimanana, les dirigeants doivent trouver des emplois pour les jeunes. « Le président de la République mise déjà sur cette force de la jeunesse, en parlant de créer des universités, des villes numériques, etc. qui représentent des projets intéressants. Comme dans les pays asiatiques, à l’exemple de l’Inde, et même pour Maurice, le digital a permis de tirer la croissance économique. Aujourd’hui, on a la chance d’avoir des technologies, le réseau 5G, la fibre, société de digitalisation, de services clients arrivés à Madagascar. Il faut s’appuyer sur cet avantage. Nos jeunes sont attirés par ces métiers. Il faut renforcer et favoriser la tendance, créer des universités et des pôles pour développer le secteur digital pour les jeunes, et en parallèle développer le sport pour eux »¸ a-t-il noté. Passionné par le football, il soutient également que le sport peut servir de relais de croissance, si l’on ne considère que les opportunités générées par les tournois internationaux désormais possibles, grâce aux infrastructures et aux terrains synthétiques dont le pays dispose.

Besoin de formation. Malgré la passion et la volonté exprimées par les jeunes, Madagascar souffre encore d’une carence en savoir-faire, dans les métiers de la digitalisation. En effet, des milliers d’emplois ont été subitement créés dans la Grande-île, suite aux grèves dans les pays du Maghreb. « On n’était pas prêt. Et même aujourd’hui, 5 ans après le boom, il n’y a pas encore suffisamment de formation sur le numérique. Les jeunes qui parlent bien le Français sont recrutés et formés pendant quelques semaines pour grimper ensuite petit à petit au niveau de la structure mise en place par les investisseurs étrangers. A notre niveau, ce n’est pas organisé. Ces jeunes ne comprennent même pas qu’ils peuvent gagner trois à quatre fois plus, en créant leurs propres structures, même avec un ou deux clients », a indiqué Lova Rasamimanana. Certes, ce mobilisateur de jeunes concocte déjà plusieurs projets. D’après ses dires, les jeunes ont besoin d’une mobilisation et de leader pour les rassembler autour d’un projet commun. En effet, ce genre de mobilisation a déjà été initié en 2012 sur quatre thématiques, au cours desquelles plus de 2000 jeunes bénévoles ont été mobilisés pour mener diverses actions comme le nettoyage des alentours du lac Anosy, la sensibilisation contre le SIDA, les actions environnementales, etc. Pour Lova Rasamimanana, l’Etat doit également assurer ce rôle d’impulsion et de régulation, pour que les jeunes puissent produire de la valeur ajoutée et être récompensés en retour.

Antsa R.

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Ils ont fait le buzz : Catharsis provoquée dimanche à en croire Facebook 

Un certain plaisir, une grande satisfaction, une partie d’échec, une élimination des pathologies sociales… Voilà ce qui pourrait résumer le « débat » tant attendu, dimanche soir, entre le président de la République, Andry Rajoelina, quatre de ses ministres et trois journalistes, dont un particulièrement surveillé par l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux, les commentaires en « live » de chaque mot, de chaque phrase, de chaque réponse, ont été tout aussi passionnants que les questions sulfureuses et les réponses durant le « direct ». Dans l’ensemble, à part les comptes fake, mettant en exergue la panoplie intellectuelle de l’autre camp. C’est le journaliste Gascar qui est sorti grand vainqueur de ce rendez-vous de l’audimat. Cela, à écouter la planète Facebook . Voici quelques exemples des réactions sur les réseaux sociaux. « Plus populaire que le Président suite à l’émission. Chapeau ! », « Notre héros du jour », « Hahahahaha….Gascar….direct, hypercut, crochet,… ». Et des centaines d’autres félicitations envers le journaliste. Quelque part, l’effet d’annonce tant escompté de cette rencontre a fait son effet. Et quelque part également, la catharsis a opéré sur l’opinion publique et le peuple en général. Les passions et les poussées sociales ont été évacuées. Les dés ont été jetés, rien n’allait plus. Aujourd’hui, la vie de la nation continue comme elle l’a été depuis quelques années.

Maminirina Rado

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légendes : Un des innombrables jet d’humour des facebookeurs concernant la rencontre de l’exécutif avec les trois journalistes dimanche sur les chaînes nationales.

 

 

 

 

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IXe Jeux de la Francophonie : Réception des dossiers de candidature avant le 24 mai 2021

Nous en avons déjà parlé la semaine dernière, les IXe Jeux de la Francophonie se tiendront à Kinshasa en RD Congo en août 2022. Pour cela, les artistes malgaches sont invités à participer aux concours culturels proposés par cette neuvième édition. Les jeux regroupent 11 disciplines dans son volet culturel ; à savoir la danse hip-hop, les marionnettes géantes, la jonglerie avec ballon, la peinture, la sculpture et installation, la photographie, la chanson, les contes, la danse de création, la littérature, et la création numérique. Pour les jeunes artistes locaux qui évoluent dans l’une de ces disciplines, ils peuvent d’ores et déjà soumettre leurs dossiers de candidature pour la présélection nationale au ministère de la Communication et de la Culture. La réception des dossiers est ouverte jusqu’au 24 mai 2021, fait savoir le MCC. Concernant le contenu de chaque dossier, une liste détaillée est présentée sur le site internet du ministère, mais aussi sur sa page Facebook. D’ailleurs, le formulaire d’inscription est aussi à télécharger sur ces deux plateformes. Et si besoin, les candidats peuvent se rendre au Bureau de la Direction des Arts et de la Promotion artistique à Analakely pour demander plus de renseignements. Un responsable les accueillera à la porte A 108.

Anja RANDRIAMAHEFA

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« House of African Feminisms » : Appel à proposition

Le Goethe-institut invite les femmes et personnes non-binaires africaines à créer des illustrations pour le site-web du projet The house of African Feminisms. L’appel à proposition concerne essentiellement les illustratrices, photographes, infographistes et dessinatrices, afin de donner libre cours à leur imagination et rendre la « House of African Feminisms » accueillante.

Le site sera lancé en juin 2021, la recherche s’étend sur les illustrations photos, dessins… de maisons qui capturent l’essence d’un lieu où toutes les féministes africaines se retrouveraient. Une architecture africaine qui engloberait l’extérieur mais aussi l’intérieur de cette maison. En bref, à quoi ressemblerait la « House of African Feminisms » et comment reflètera-t-elle les riches traditions de l’architecture africaine en étant un lieu ou les discours d’aujourd’hui se tiennent et un lieu pour les femmes et les personnes non binaires africaines dans l’avenir.

Chaque proposition contiendra un portfolio de dix maisons tout au plus, soit dix sketches tout au plus d’extérieurs et/ou d’intérieurs de maisons d’ici le 7 mai 2021. La candidature est à envoyer à Edwige.Dro@goethe.de avec en objet: House of African Feminisms – Maisons. A la clé, une somme totale de 1 000 euros pour le portfolio sélectionné afin de poursuivre l’élaboration et la finalisation des illustrations.

Zo Toniaina

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Film gasy : « Mafana Tratra » le nouveau mélodrame d’Alpha Prod

Des têtes connues à l’affiche.

Qu’il vente ou qu’il pleuve, coronavirus ou pas, « Mafana Tratra » est au rendez-vous.

Dernière ponte d’Alpha Prod, le long métrage « mafana tratra » sera dans les bacs à partir de demain. Film de Tahina Razafindrakoto, il raconte l’histoire d’une jeune femme au destin tragique. A Madagascar, une veuve qui perd plusieurs maris est qualifiée de « mafana tratra ». A l’affiche, des acteurs chevronnés à l’instar de Pasitera, kiady, Sahala et Ndriana. Quant au personnage principal, il est incarné par Chantal, une actrice qui fait son entrée dans le milieu.

« Nageant en plein bonheur, plongé totalement dans les préparatifs de mariage, le fiancé tombe malade et demande à son frère de prendre sa place. Après la mort de l’aîné, avec des projets plein l’agenda, le nouveau couple se forme mais le malheur frappe de nouveau. Le futur mari est victime d’accident mortel le jour de son propre mariage. Plusieurs années plus tard, la veuve éplorée rencontre le troisième homme de sa vie, retombe amoureuse, mais une fois de plus le destin s’acharne et elle perd l’élu de son cœur ». C’est un fait de société assez courant à Madagascar.

Tourné pendant un mois dans la capitale, il a fallu que l’équipe s’adapte aux conditions d’urgence sanitaire. Bien que plusieurs séquences aient dû être tournées en province, il a fallu tout faire à Analamanga. Toutefois, cela n’a pas eu de gros impacts quant au déroulement de l’histoire. Avec un budget à hauteur d’à peu près 40 millions d’ariary, le film a pu parcourir toute la Grande île.

Par les temps qui courent, l’avant-première n’est pas permis néanmoins, les inconditionnels auront le privilège de découvrir le film en même temps.

Zo Toniaina

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Football : Rayan et Troyes sur la voie royale vers la Ligue 1

L’Estac Troyes de Rayan Raveloson est sur de bons rails et se dirige tout droit vers la Ligue 1. Les Troyens ont pu conforter leur place de leader à l’issue de la 36e journée du Championnat de France de football Ligue 2, le week-end dernier. Ils se sont imposés face à la lanterne rouge Châteauroux par 2 à 1. Cette victoire était acquise dans la douleur, mais a permis à Troyes de se rapprocher des étoiles. Châteauroux a ouvert le score durant le premier acte. L’Estac a trouvé les ressources nécessaires pour renverser le score en deuxième mi-temps, grâce à un penalty transformé par Tardieu à la 51e minute. Le second but a été marqué par Touzghar à la 71e minute. L’International malgache était titulaire lors de cette rencontre. Aligné en défense, Rayan a pleinement contribué à la victoire de son équipe. Ils rencontreront USL Dunkerque ce samedi dans le cadre de l’avant-dernière journée du championnat. Paris FC de son côté se hisse à la 5e place du classement. Bôlida et ses coéquipiers ont réalisé une belle opération en écrasant Toulouse sur le score de 3 à 1. L’ancien joueur de l’Ajesaia était dans les onze de départ et a été remplacé quelques minutes après la pause. Avec ce joli coup, Paris FC participera aux play-offs de la Ligue 2. En Ligue 1, FC Lorient de Jeremy Morel a défait Angers par 2 à 0 dimanche à l’occasion de la 35e journée. Le pilier de la défense des Barea a livré un bon match. Après cette victoire, les Merlus se sont accrochés à leur 17e place mais toutefois en danger avec quatre points d’avance sur le barragiste. Par ailleurs, la malédiction se poursuit aux côtés de Romain Métanire et Minnesota à la Major League Soccer (MLS). Après avoir entamé une première journée pénible, les Lions ont encaissé leur troisième défaite successive ce dimanche face à Austin par 1 à 0. Pourtant la Machine s’en sortait pas mal avec ses belles prestations sur son couloir droit. Minnesota United se trouve à la dernière place de la Conférence Ouest.

Manjato Razafy

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Examens officiels : Maintien du calendrier

Les préparatifs des examens officiels sont déjà en cours, selon le Dr Marie Michelle Sahondrarimalala.

Les dates des épreuves des examens officiels restent inchangées mais des modifications pourraient tout de même avoir lieu en fonction de la situation sanitaire du pays. Cependant, les préparatifs sont déjà en cours, notamment l’élaboration des sujets du CEPE et du BEPC au niveau des régions.

Aucun changement n’est apporté au calendrier des examens officiels. C’est ce que la ministre de l’Education nationale (MEN), le Dr Marie Michelle Sahondrarimalala a annoncé hier, lors d’une rencontre avec la presse à Anosy. Face aux inquiétudes des parents et des élèves concernant l’éventuelle annulation, le report ou le maintien des dates indiquées initialement, elle a tenu à rassurer que le MEN est actuellement en pleine préparation. L’élaboration régionale de sujets BEPC et CEPE avance à grands pas. C’est ce qui explique d’ailleurs la reprise des cours pour les classes d’examen au plus tard demain, selon toujours la ministre. Cependant, elle a toutefois souligné que la tenue des épreuves dépendra de l’évolution de la situation sanitaire du pays. « Nous espérons maîtriser au plus vite cette pandémie pour que la vie puisse reprendre son cours normal. Le maintien ou le report du calendrier établi en dépend », a-t-elle précisé. Sauf changement, le CEPE se tiendra ainsi le 6 juillet, le BEPC du 19 au 22 juillet et les épreuves du baccalauréat auront lieu du 9 au 13 août pour l’enseignement général. La deuxième partie du baccalauréat technologique, professionnel et technique se déroulera du 16 au 19 août.

Vigilance. Après l’annonce de la reprise des cours pour les classes d’examen, les questions concernant la prévention et le contrôle de la Covid-19 dans les établissements scolaires trottent dans la tête de nombreuses personnes. Un « comité de vigilance » sera ainsi mis en place au niveau de tous les établissements publics et privés des 22 régions du pays. Ce comité veillera au respect des protocoles sanitaires et pédagogiques élaborés avec les établissements scolaires privés. Le port du masque, l’installation des dispositifs de lavage des mains avec du savon ou encore la désinfection des salles restent de rigueur. Pour diminuer les contacts physiques, les élèves seront divisés en deux groupes et la récréation se fera en alternance. Des cours théoriques seront dispensés à la place des épreuves pratiques pour les Epreuves physiques et sportives (EPS). Pour les élèves qui sont testés positifs à la Covid-19 et qui n’ont pas encore pu rejoindre les bancs de l’école, il relève de la compétence de chaque établissement d’organiser les devoirs à la maison et les leçons qui seront à récupérer auprès du secrétariat de l’école en fonction de l’organisation mise en place. L’enseignement à distance a été également encouragé mais il dépendra de chaque établissement en fonction de ses moyens.

Transfert. La vie suit son cours normal dans les établissements qui n’ont pas été transformés en Centre de traitement Covid-19 (CTC-19). Ce qui est loin d’être le cas pour l’EPP Soamandrakizay et le lycée technique à Alarobia. D’après le Dr Marie Michelle Sahondrarimalala, les élèves en classe d’examen à Soamandrakizay seront transférés provisoirement à l’EPP Analamahitsy. Pour le cas d’Alarobia , une source auprès du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) a indiqué que tous les préparatifs sont déjà en cours pour le transfert des 500 élèves en classe d’examen dans un autre établissement. La décision y afférente devrait être annoncée d’ici mercredi au plus tard, a également indiqué cette source.

Rakotobe Narindra

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Commerce : Hausse des prix des PPN

En cette période de crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, les prix des Produits de Première Nécessité (PNN) n’ont cessé d’augmenter. A titre d’illustration, le prix du litre d’huile alimentaire varie entre 8 000 Ar et 9 000 Ar sur le marché local alors qu’au début de cette année, le litre coûtait entre 5 000 Ar et 6 000 Ar. Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Lantosoa Rakotomalala, a reconnu que le prix de ce produit de première nécessité a bel et bien connu une hausse, et ce en raison de la flambée du prix de cette huile alimentaire à raison de 80% sur le marché international. Quant aux prix du riz de variété locale, ils varient entre 2 400 Ar et 3 000 Ar le kilo. Le kilo de la variété de riz dite semence s’achète à 2 400 Ar tandis que le « vary gasy », la variété très prisée par les consommateurs malgaches, s’acquiert à 3 000 Ar. « Le prix de cette denrée alimentaire devrait connaître prochainement une baisse car la période de récolte va bientôt commencer », a-t-elle poursuivi. Et elle d’ajouter que son ministère prendra des mesures visant à lutter contre toute forme de spéculation sur ces produits de première nécessité sur le marché local.

Navalona R.

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Programme M’Hetsika MVola : Un terrain multisports à Anosizato Atsinanana

Les jeunes basketteurs du fokontany en démonstration.

Finies les parties de foot sur le trottoir avec du vieux linge enroulé faisant office de ballon. Les jeunes du quartier d’Anosizato Est peuvent dorénavant jouer sur un terrain de sports digne de ce nom. Le programme M’Hetsika Mvola vient en effet de doter ce fokontany, parmi les plus populeux de la capitale, d’un terrain multisports répondant aux normes sportives d’usage. Inauguré vendredi dernier, lors d’une cérémonie qui a vu la présence du laire de la Commune Urbaine d’Antananarivo, Naina Andriantsitohaina, le tout nouveau terrain multisports d’Anosizato Atsinanana est destiné à accueillir quotidiennement des matchs de foot, de basket et volley. L’espace est également doté d’un « parcours santé » dédié au renforcement musculaire, ainsi que d’emplacements spéciaux pour les jeux de société, comme le « fanorona » et la belotte. Enfin et non des moindres, ce petit complexe sportif de quartier est équipé de vestiaires pour hommes et femmes ainsi que des sanitaires respectant les standards.

En collaboration avec la Fondation Axian et la Direction des Sports de la CUA, le programme M’Hetsika MVola vise à construire des infrastructures sportives et récréatives afin de donner aux jeunes des quartiers un meilleur accès au sport. Il s’agit, en somme, d’un programme axé sur la démocratisation de la pratique sportive et de sa promotion comme outil d’intégration sociale et de formation. En tout cas, le terrain multisports d’Anosizato Atsinanana n’est que le premier d’une longue série puisque d’autres fokontany bénéficieront des mêmes infrastructures à Antananarivo et dans d’autres villes du pays. Faut-il en effet préciser que le programme M’Hetsika M’Vola est déployé sur une période de 5 ans. Pour cette année 2021, 3 terrains multisports et un parcours sportif seront construits.

R.Edmond.

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Confinement du week-end : Superstitions perturbant certaines localités 

Les mesures sanitaires, dont le confinement durant le week-end, ont été dérangées par certaines superstitions dans deux localités. A Isotry, une folle rumeur s’est propagée comme une trainée de poudre. Un crocodile aurait été aperçu dans une rivière. La nouvelle, somme toute sans fondement, a fait le tour du quartier. Beaucoup de personnes se sont alors attroupées autour des cachettes supposées du reptile en question. Il n’y avait eu aucun respect des gestes barrières et les gens se bousculaient pour voir le crocodile. Il a fallu une intervention policière pour les disperser et les forcer à rentrer chez eux. L’animal sauvage reste introuvable, laissant penser à une rumeur infondée. Toujours durant la journée de dimanche, mais cette fois-ci à Ampitatafika, la foule a afflué autour d’une maison, curieuse de voir un grand serpent qui était emprisonné dans une dalle. Certains pensent que le serpent serait en fait la réincarnation d’une femme. Les « dit-on » ont pris de l’ampleur sur place et ont mis en mauvaise posture un père de famille qui venait de perdre sa femme. Cette dernière aurait été furieuse à cause du fait que son mari l’ait déjà remplacée. Elle se serait donc réincarnée dans ce reptile pour manifester sa colère, selon les interprétations locales. Les rumeurs ont, bien entendu, attiré la curiosité de beaucoup d’autres. En un temps record, une foule s’y est formée. Il était donc très difficile de les disperser et il a fallu que la nuit tombe pour que les curieux quittent les lieux. Des événements inimaginables, liés à des superstitions, ont perturbé ces deux localités, le même jour. A Isotry comme à Ampitatafika, le « hono », cette rumeur à la malgache, a bien pris le dessus sur le confinement…

D.R 

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Andilana Amparafaravola : L’exploitation minière dégénère en conflit tribal

Les forces de l’ordre ont fait le nécessaire pour éviter le pire.

Il a fallu l’intervention des autorités, composant l’organisme mixte de conception (OMC) au niveau de la région Alaotra Mangoro, pour rétablir l’ordre dans la carrière d’exploitation de béryl dans la commune rurale d’Andilana Avaratra, district d’Amparafaravola. Le 27 avril dernier, ce site d’exploitation rassemblant des mineurs provenant des quatre coins de la Grande île a été le théâtre d’un conflit à caractère tribal. Installés massivement dans la localité, les Antandroy sont entrés en conflit avec d’autres tribus, dont les Sihanaka. Ces derniers déclarent avoir agi selon la loi, tel est leur motif pour arguer une légitime défense. Se basant sur cette idée, ils auraient raison, mais la question se pose de nouveau avec ce nouveau problème. Cet événement a fait un tollé sur les réseaux sociaux.

Selon des informations recueillies sur place, l’origine du conflit n’est qu’une simple mésentente entre des associées dans une exploitation minière. En partenariat, des Sihanaka, des Betsileo et des Antandroy ont travaillé ensemble. Le conflit aurait éclaté parce qu’un Antandroy n’avait pas respecté les clauses du contrat. Ce dernier aurait voulu tromper ses associés, alors que l’équipe était sur le point d’explorer une mine très riche. Le présumé traître se serait fait prendre en possession de la mine. Se sentant trahis, des miniers Sihanaka se sont alors soulevés contre ce dernier. Un mécontentement qui a provoqué une guerre entre les Antandroy et les Sihanaka. Des affrontements qui se sont soldés par 7 blessés (4 Sihanaka et 3 Antandroy). Malgré cet incident, qui ne sera certainement pas résolu de sitôt malgré les interventions des autorités de l’Etat, la situation n’est plus à craindre dans la localité. L’OMC, avec ses organes opérationnels, essaye de maîtriser la situation. Pour plus de sécurité, et cela pour remettre de l’ordre, cette carrière d’Andilana est fermée jusqu’à nouvel ordre.

T.M.

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Hosoka sy fisolokina : Karohin’ny polisy fatratra i Faniry Moise

Lehilahy iray antsoina hoe Andrianjatovo Faniry Moise no namoahan’ny polisy taratasy fikarohana noho ny fanaovana hosoka sy fisolokiana mahakasika fampiasana taratasim-piarakodia amidy. Olona ary maro no efa voasolokiny ary nametraka fitoriana avy hatrany. « Iangaviana izay mahita na mahalala ny misy azy mba hampandre avy hatrany ny polisy akaiky azy na ny Service Regionale de Police Economique Mahazoarivo-Antsirabe na hiantso ny laharana :  034 70 346 32 », hoy ny avy amin’ny polisim-pirenena. Voalazan’ireto farany fa mipetraka eny Ankerana Ankadindramamy eny izy io, saingy efa tsy tratra teny intsony. « Ny polisim-pirenena dia manome toky fa mijanona ho tsiambaratelo ny mombamomba ny mpanome vaovao. Ny olona mandray na mampiantrano na manafina olon-dratsy dia raisina ho mpiray tsikombakomba aminy ka hohenjehana araka ny lalàna », hoy ihany ny fanamafisana. Anisan’ny asa miroborobo eto amintsika ny varotra amin’ny alalan’ny tambajotra sosialy ary anisan’izany ny varotra fiara. Eo no mandeha ny karazana fanararaotana sy ny fisolokiana rehetra, ka izao miafara amin’ny tranga toy ny nataon’ity tovolahy ity izao. Efa mandeha ny fikarohana fatratra azy ity amin’izao fotoana izao.

Yv Sam

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Kidnapping Anjozorobe : Olona sivy eny am-pelatanan’ny dahalo

Omaly, dahalo am-polony maro no nanafika tanàna tao amin’ny kaominina Betatao. Nobatain’izy ireo izay zavatra sarobidy rehetra ary nentin’izy ireo an-keriny ny olona dimy tao an-tanàna. Vao ny herinandro nivalona teo koa anefa no nisy olona efatra efa nalain’ny dahalo an-keriny tao amin’ny kaominina Amparatanjona. Ny eo tsy milamina, ny hafa misesika ihany! Mandry tsy lavo loha tanteraka ary miaina ao anaty tebiteby isan’andro ireo mponina any amin’iny faritra Anjozorobe iny tao anatin’ny herinandro maromaro izay. Tato anatin’ny andro vitsy monja dia fakana an-keriny miisa roa no nitranga tany an-toerana, tamin’ny kaominina roa samifaha. Ny farany teo, izay vao nitranga omaly maraina, tokony ho tamin’ny enina tany ho any, raha notongavan’ny dahalo maromaro nirongo fiadiana ny tanànan’Ambohimiarina, kaominina Betatao. Araka ny voalazan’ireo mponina sy ny fampitam-baovao tany an-toerana dia tsy tonga intsony handroaka ireo omby tao am-bala izy ireo fa zavatra hafa mihitsy : fandrobana sy fangalana an-keriny. Ambonin’ireo zavatra sarobidy nentin’izy ireo mantsy dia olona dimy, izay saika mpianakavy avokoa no nentin’izy ireo natao takalonaina. Hatreto, hoy ny fanazavana azo avy amin’ny kaomandin’ny vondro-tobim-paritry ny zandary any an-toerana dia tsy nisy fitakiana vola ho sandan’ny famotsorana ireo olona ireo. Vantany vao nampandrenesina mantsy ireo mpitandro filaminana dia nidina avy hatrany nanara-dia ireo olon-dratsy. Ary tokony tany amin’ny mitatao vovonana tany ho any no nifakantratra tamin’ny sasany tamin’ireo dahalo. Nisy ny fifandonana teo amin’ny roa tonta saingy tsy mbola votsotra ireo nalaina an-keriny. Tetsy ankilan’izay, voatery mizara izahay, hoy ity lehiben’ny zandary any an-toerana satria dia mbola eo am-pitsongoana dia ireo olon-dratsy nitondra an-keriny ireo efa-mianaka tany amin’ny kaominina Amparatanjona ihany koa izy ireo. Ireto farany, izay marihana fa efa andro maromaro izay no teny am-pelatanan’ny dahalo, izay toa hoe, hitakian’izy vola an-tapitrisany maro, araka ny angom-baovao azo hatrany. “Efa samy manao izay tandrifiny avy amin’ny fanavotana ireto fianakaviana ireto izahay” hoy ny tompon’andraikitra any an-toerana. Fantatra ihany koa fa eo anatrehan’ny zava-nisy dia efa nisy mpitandro filaminana maromaro niainga avy aty an-drenivohitra hanampy ireo efa any an-toerana amin’ny fanavotana ireo olona sivy lasa takalonaina ireto.

m.L