Les actualités Malgaches du Dimanche 04 Février 2018

Modifier la date
La Vérité7 partages

Ylang-ylang - Plus des 25 % de la production mondiale à Madagascar

Tout comme pour la vanille et le girofle, l’ylang-ylang est une plante d’exportation de grande valeur. Considérée comme la fleur des fleurs, elle possède des propriétés particulières indispensables en parfumerie. Pour Madagascar, la région de production se localise particulièrement dans l’île de Nosy-Be où des hectares de plantations s’étendent. Parmi les exploitants se retrouvent la Société de produits à parfum de Madagascar (Sppm) qui fournit plus d’un quart de la production mondiale d’ylang-ylang.

Et depuis plus de 20 ans, elle fournit même les grandes maisons de luxe comme Dior ou encore Channel. Pour cause, les produits fournis par la Sppm sont de qualité et suivent les normes requises par le marché international sans oublier la contribution sociale apportée par cette entreprise dans le développement local. En ce qui concerne la récolte par exemple, la société emploie 80 femmes pour récolter les fleurs dès l’aube. Ainsi, elles seront payées quotidiennement selon la quantité de leurs récoltes. Pour 10 kg de fleurs, elles recevront 10 euros soit plus de 40 000 ariary.  Ces fleurs seront alors traitées pour en extraire leur huile. Une huile qui sera ensuite distillée avant d’être exportée vers l’Europe pour être travaillée et être enfin livrée aux parfumeurs. Cette huile d’ylang-ylang permettra alors aux parfumeurs de composer leur parfum à l’exemple du Channel n°5. Aujourd’hui, la Sppm distille plus d’une dizaine de litres par jour pour assurer sa production. A cet effet, Madagascar est donc une terre très riche sauf que la population ne sait pas ou n’a pas les moyens d’exploiter à bon escient cette richesse. Le développement des cultures d’exportation est un marché très prometteur plus particulièrement dans le cadre où la Grande île occupe une place prépondérante au sein du marché que ce soit celui de la vanille, du  girofle ou de l’ylang-ylang. Cette place peut même s’étendre vers le cacao étant donné que le cacao de l’île rouge est classé parmi les meilleurs du monde. Toutefois, le problème est encore centré sur la formalisation du secteur concerné qui occupe plus de 80% de la population active malagasy. Recueillis par Rova R.

La Vérité1 partages

Ville de Mahajanga - Le parti Hvm discrédité

Plus d’une semaine après l’appel solennel du Président Hery Rajaonarimampianina à l’adhésion populaire pour la réussite de son plan Emergence 2030, le parti au pouvoir Hvm a subi une disgrâce significative à Mahajanga où son patron Rivo Rakotovao a grandi. La branche régionale de cette formation politique a samedi dernier organisé une cérémonie de présentation de vœux de nouvel an dans la cité des fleurs avec la présence effective d’une forte délégation conduite par le big boss.

L’équipe qui a fait le déplacement a compté dans ses rangs le ministre-coach de Boeny Harry Laurent Rahajason, le ministre des Postes, des Télécommunications et du Développement numérique André Neypatraiky (tous les deux sont originaires de Mahajanga), le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Marie-Monique Rasoazananera, le ministre des Sports et de la Jeunesse Jean-Anicet Andriamosasoa et le conseiller spécial Rachidy Mohamed, entre autres.Manque d’intérêtLa venue de tout ce beau monde à Mahajanga a aussi des liens avec la recherche des solutions à la crise universitaire qui a couvé depuis un certain temps sur le campus d’Ambondrona. La consistance de la suite ayant accompagné le président du Sénat doit suffire à mobiliser une foule monstre pour rejoindre le complexe sportif où s’est déroulée la cérémonie. Ses organisateurs ont toutefois peiné à remplir le lieu, l’enthousiasme populaire n’ayant pas été au rendez-vous.Vers midi, force leur a été de prier les gens aux alentours du site à regagner l’intérieur. En termes optimistes, ils ont été un millier à y répondre. De plus, les enfants de bas âge ont constitué l’essentiel du public. Mais le manque d’intérêt de l’assistance s’est révélé lors de la série de discours ouverte par le président régional du Hvm pour Boeny. Après lui, le ministre-coach est monté au pupitre. Le locataire de Nanisana a martelé que le Hvm est un parti fort, courageux et prêt à affronter l’épreuve des urnes. C’est là que les gens ont commencé à sortir petit à petit.DébauchagePrenant la parole, le président national du parti, à son tour, a laissé entendre que la formation aurait connu une défection. Selon ses dires, les membres actifs s’investissent à fond pour attirer d’autres adhérents. Un projet de débauchage, comme cela a été toujours le cas d’autres partis à travers le temps et l’espace, serait en route. Des propositions d’alliance ont été lancées. « Nous sommes disposés à nous ouvrir à d’autres partis ayant la même vision que nous pour le développement de Madagascar », a souligné Rivo Rakotovao.Lors de son allocution, une assistance clairsemée l’a écouté. Selon nos sources, tous les présidents des 26 Fokontany de Mahajanga ont reçu l’ordre d’être présents à la cérémonie. Ils ont été également enjoints à y ramener le plus grand nombre possible d’habitants. De même, tous les directeurs régionaux ainsi que les chefs de service sont tenus d’être physiquement visibles aux côtés des grands manitous du Hvm à cette occasion. « Ils ont fait la morale des crabes (môralin-drakaka) comme les gens de Mahajanga aiment le dire », a ironisé un témoin oculaire. Cet adage populaire décrit la réaction du crustacé, qui, même dépouillé de ses pinces, s’agite toujours dans le but ultime de sauver sa carapace. « Manosika bongo » (lire : « pousser la colline ») est aussi une autre expression populaire célèbre dans la capitale régionale. Par là, les gens se moquent de toute tentative de faire marcher tout ce qui est possiblement incapable de bouger.Manou Razafy

La Vérité1 partages

Indifférence générale

Le 31 janvier fut la date butoir de la clôture de la vérification de la liste électorale au niveau des Fokontany. Citoyennes et citoyens ont été appelés ou conviés à contrôler par leurs propres soins si leurs noms figuraient bel et bien dans le registre des électeurs normalement inscrits et reconnus comme résidents dudit Fokontany ou non. Il faudrait l’inscrire immédiatement au cas où le nom ne s’y trouverait pas. Il s’agit d’un devoir citoyen auquel chaque individu de nationalité malagasy, en âge de voter, ne devrait normalement pas s’y soustraire.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) s’était fixée comme objectif de parvenir à atteindre le chiffre de 10 000 000 d’électeurs inscrits. D’habitude l’effectif réel tournait autour de 7 000 000. Evidemment, un chiffre nettement en deçà de la réalité ! A vrai dire, l’objectif visé, par rapport à la population totale, environ 25 000 000 d’habitants, ne correspond pas à la proportion requise.Au terme de la date butoir, l’objectif n’a pas été atteint. On n’a pu « récolter » que 1 000 000 de plus ! Apparemment, les concernés ne se bousculaient pas au portillon. La Ceni dut se rendre à l’évidence d’une certaine indifférence auprès de la population. Un constat valable et visible dans les milieux urbains que ruraux. Et cela, pour plusieurs raisons significatives. L’état de misère dans laquelle la grande majorité de la population est plongée le préoccupe. Le temps matériel à consacrer pour se rendre au bureau du Fokontany fait défaut à chacun. Le plus important consiste, d’abord, à se procurer de quoi mettre sous les dents au jour le jour. L’essentiel vital passe avant le…devoir de citoyen. Un choix vite fait !Pour le commun des mortels, l’élection fait partie de la chose politique et par conséquent elle les intéresse peu. Etant entendu les magouilles et les mensonges avérés et récurrents des politiciens, en particulier ceux du pouvoir, le peuple n’y accorde plus de crédit. Les dernières échéances électorales (communales et municipales de 2015, s’entend) avaient montré à quel point les tenants du régime étaient capables de traficoter les résultats du vote. De ce fait, les futurs scrutins en sont victimes. Ils n’inspirent, non plus, la confiance. De toutes les façons, sous les chaumières, dans les salons privés, à travers les réseaux sociaux, dans les taxi-be, au marché on ne se fait pas d’illusion sur la « victoire » du parti au pouvoir. Beaucoup redoutent de la sincérité des urnes. Le pillage électoral est fortement à craindre. A moins que, quel que soit le prix à payer, les citoyens se lèveraient pour défendre leur choix. Raison pour laquelle certains observateurs ou des éléments de société civile craignent le pire au moment, sinon, après les votes. Un régime au plus bas de sa côte de popularité ne peut escompter jouir de l’onction populaire, libre et consentie.Alors, à quoi bon de se déranger ! A en croire les informations glanées ici et là, le désintéressement atteindrait le niveau maximal. Le pays tout entier ne sent pas vraiment concerné. Tellement les occupations quotidiennes importent beaucoup plus que d’autres, alors, les citoyens paysans et urbains ne pourraient pas se permettre d’avoir la tête ailleurs. Un luxe difficilement à satisfaire, donc, par les temps qui courent! D’où, l’inévitable indifférence générale. Ndrianaivo

Madaplus.info0 partages

Marché de Soarano - Behoririka : Enlèvement des commerçants ambulants

Les trottoirs entre Soarano et Behoririka sont envahis par des marchands ambulants qui fait parti des facteurs d'horribles embouteillages tout au long de ce trajet, raison pour laquelle le délégué du 3e arrondissement de la commune urbaine d'Antananarivo procède actuellement à l'enlèvement de ces marchands informels et d'assainir cette voie.
Les commerçants formels ont déjà revendiqué à ce que les marchands ambulants soient dégagés de leurs espaces. Les clients des marchands dans les pavillons se sont raréfiés à cause de l'existence de ces marchands informels allant jusqu'à boucher complètement l'accès au pavillon. Le délégué du 3e arrondissement a averti que les marchands ambulants qui s’opposent à l'organisation seront sanctionnés sévèrement. Mais à part l'enlèvement des marchands ambulants, le nettoyage du marchand est également en cours. Le délégué du 3e arrondissement invite les marchands formels à nettoyer leur zone d'activité. Par ailleurs, des bacs à ordures seront déployés pour le maintien de la propreté.
Madaplus.info0 partages

Rapts indiens : le CFOIM tire la sonnette d’alarme

Le CFOIM ou le Collectif des Français d'Origine Indienne de Madagascar ne cesse d’interpeller les autorités contre les kidnappings qui font rage.
Ces six derniers mois, les opérations de kidnapping ne cessent d’alimenter les médias. Pas plus tard que cette semaine, le dirigeant de l'entreprise SEIM de Tamatave a été kidnappé sous les yeux de sa femme. Des bandits lourdement armés l'ont kidnappé en début de soirée selon les informations reçues par le CFOIM. En parallèle, le propriétaire de la bijouterie Kalidas est détenu par ses ravisseurs depuis le 17 janvier soit 17 jours de captivité.
Selon Jean Michel Frachet, le directeur exécutif du CFOIM, le phénomène dépasse largement la communauté indienne. Plusieurs familles originaire indienne se trouvent absolument dévastée. Lui d’ajouter que les séquestrations battent de record en record du jour au lendemain. Il est vraiment temps pour Madagascar de prendre conscience de la gravité de la situation et réagir avec vigueur. Cela ternit l'image de Madagascar sur le plan international selon toujours le CFOIM.
La Vérité0 partages

Grilles indiciaires non alignées - Le syndicat des professeurs certifiés monte au créneau

Une injustice. Les membres du Syndicat du corps des professeurs certifiés fonctionnaires de Madagascar (Sy.Co.Pro.C.F.M) n’ont pas mâché leurs mots, à l’issue d’une réunion qui s’est tenue samedi dernier à l’Académie nationale des sports (Ans), Ampefiloha. Le syndicat  regroupe l’ensemble des 600 membres de professeurs certifiés et sortants de l’Ecole normale supérieure (Ens) de Toliara, Antsiranana et Antananarivo, après 5 ans d’études. Depuis 1996, les grilles indiciaires de ces professeurs certifiés n’ont pas été revalorisées. Ils font appel aux autorités étatiques pour une revalorisation de leurs conditions de travail.

Ces hauts fonctionnaires  se sentent minimisés par l’Etat Malagasy. En fait, ils sont classés dans la catégorie 8, au même titre que les administrateurs civils, les médecins, les magistrats, mais ne perçoivent pas les mêmes avantages que ces derniers. Si leurs stagiaires sont rémunérés à la grille indiciaire 950, ceux des autres fonctionnaires gagnent 1 600 alors qu’ils sont dans le corps d’une même catégorie.  « Nous travaillons plus que les autres corps, nous sommes sous tutelle du ministère de l’Education nationale, mais nous exerçons dans plusieurs départements ministériels. Certains d’entre nous travaillent auprès de la Primature, d’autres comme directeurs centraux, directeurs régionaux ou exercent dans les autres ministères, hormis ceux qui enseignent dans les lycées publics. L’actuel ministre de l’Emploi, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, ou encore le directeur des sports, figurent parmi les professeurs certifiés de l’Ens. Nous avons une très grande responsabilité dans le développement du pays, mais on est moins considéré », relate Edouard Ratovoson, président du Sy.Co.Pro.C.F.M  lors de la réunion du bureau national. Ce responsable d’ajouter que « la mise en œuvre du Pse (Plan sectoriel de l’éducation) est déjà en cours. Ainsi, si on veut porter une amélioration dans l’éducation nationale, nous souhaitons que cela va avec l’amélioration de nos conditions de vie », avance l’un des membres du bureau. Bref, ils font appel aux autorités compétentes à considérer leur situation.E.F.

La Vérité0 partages

Kidnapping d'Akyl Cassam Chenaï - Le Cfoim secoue l'Etat malagasy !

Nul ne sait toujours pas ce qu'est devenu Akyl Cassam Chenaï, de nationalité française, directeur général de la Société commerciale et industrielle de Madagascar (Scim), enlevé vendredi soir à Toamasina. Cependant, la voiture utilisée par les ravisseurs, une Fiat blanche, immatriculée 2995 TR, avait été retrouvée deux heures après les faits, précisément aux alentours de 20h à Andranomadio. C'est ce qu'a indiqué l'information parvenue de Toamasina.

Parallèlement, le Collectif des Français d'origine indienne de Madagascar (Cfoim) est une nouvelle fois sorti de ses gonds. Samedi, ses ténors criaient au scandale, notamment en ce qui concerne la méthode des ravisseurs lors de l'enlèvement du vendredi soir à Toamasina.  Face aux médias locaux, ils dénoncent le côté arbitraire et barbare de l'affaire : les bandits ont brutalisé la victime. Tout cela se serait produit devant son épouse, alors totalement désemparée. Même révolte de leur part à propos du rapt à Antanimena du bijoutier nommé Kalidas, le sexagénaire n'étant pas en bonne santé. Personne n'est au courant de son sort après 17 jours de captivité. « Non, il faut que ça s'arrête ! Décidément, la situation va de mal en pire ! Le phénomène kidnapping atteint un niveau record à Madagascar.  Les bandits ne font plus distinction d'âge : le jeune Nathan âgé de 14 ans était leur victime la plus jeune,  et voilà maintenant qu'un homme âgé figure aussi dans cette liste. Toujours l'année dernière, le kidnapping de Firoze N. a défrayé la chronique et il y avait la tentative de rapt d'une jeune indienne en novembre dernier.  Vont-ils maintenant enlever des bébés ? », a tonné un responsable du Cfoim. Une façon pour lui de pointer surtout d'un doigt accusateur le Gouvernement malagasy, de plus en plus impuissant pour agir efficacement comme lui ont recommandé le collectif et surtout l'ambassadeur de France au pays. Le black-out totalPour revenir au rapt du vendredi soir à Toamasina, trois inconnus non cagoulés et équipés de fusils Kalachnikov ont perpétré le forfait près du domicile des Chenaï, dans le quartier de  Salazamay. L'otage fut alors embarqué de force à bord de la Fiat. Depuis hier, aucun indice sur une éventuelle piste permettant de retrouver l'homme d'affaires n'a été signalé. De leur côté, les Forces de l'ordre déploreraient le refus de coopération affiché par les proches d'A.C. Chenaï. Leur réticence à parler serait dictée par la peur mais également une certaine méfiance envers les Forces de l'ordre de la cité portuaire. Toutefois, cette situation n'empêche pas ces dernières de mener des recherches, selon l'information.  Quant aux ravisseurs, ils n'auraient toujours pas réclamé une rançon et l'on ne signale pas encore aucune arrestation. En attendant, c'est encore le suspense total à tous les bords, notamment pour les proches des deux otages, aussi bien celui de la Capitale que de Toamasina. Rappelons qu'A.C. Chenaï est réputé pour ses actions ou autres œuvres sociales et est actionnaire de l'organisation des Médecins de l'océan indien (Moi).  L'entreprise qu'il dirige se spécialise dans l'importation de sources d'énergie en matière d'électrification. On verra donc la compétence des dirigeants malagasy pour résoudre le problème, ou au moins pour trouver la lumière sur tous ces enlèvements de Français survenus ces six derniers mois. Malheureusement, les plus septiques craignent le contraire avec l'approche de l'échéance électorale, c'est-à-dire la prochaine élection présidentielle.Franck Roland

La Vérité0 partages

Rdj Mozika Award - Les grands artistes se démarquent...encore

Un véritable honneur pour les artistes malagasy. Encore une fois, ils ont reçu des trophées dignes de leur travail. Artistes, producteurs, maisons de production, acteurs travaillant dans le domaine de la culture, animateurs radios, journalistes, personnalités publiques et bien sûr des simples fans se donnaient rendez-vous samedi dernier dans la prestigieuse salle  de réception du Cci Ivato pour la remise de trophées pour le méritants de la Rdj Music Award 2017.

Pour l’occasion, tout le monde était sur ses trente et un, bien habillé comme il faut pour  avoir les meilleures photos possibles en passant sur le fameux tapis rouge. Une opportunité pour le public de voir de ses propres yeux les stars de la musique malagasy et également de prendre quelques clichés de souvenirs. Toutes les places étaient prises, les billets étaient à sec. C’était un rencard inratable car c’est maintenant considéré comme un vrai rendez-vous national pour honorer les artistes malagasy. Tous les genres étaient confondus, ils avaient chacun leur look, leur style musical, leur vision de la culture mais ils étaient liés par la passion commune : la musique. Ainsi, dans l’après-midi du samedi dernier, plusieurs animations étaient au programme pour satisfaire les invités et le public . Certaines vedettes ne pouvaient pas venir à la cérémonie mais ont par contre envoyé un représentant.De grande envergureAnimation de danse, des petites blagues des animateurs comme Gothlieb, Honorat ou encore Barhone sans oublier les prestations des artistes, on peut dire que tout a été bien organisé. Décoration, sonorisation, lumières, tout était étudié jusqu'au moindre détail...malgré si tout n'était pas impeccable. En tout cas, l'ambiance était chaleureuse dans la salle. D’ailleurs, ceux qui ne pouvaient pas venir à l’événement pouvaient tout suivre en direct grâce au site web d’Orange Madagascar, sponsor de la manifestation. Ainsi, plusieurs artistes, acteurs, acteurs culturels et diverses personnalités ont été invités pour attribuer les trophées aux méritants. Parmi eux figure Faly Miarantsoa Randria, président de l'association des journalistes culturels Sorakanto qui a annoncé le gagnant dans la catégorie « Mozika milamina ». Il faut dire que le moment le plus attendu de l'assistance était la remise des trophées et l'annonce des noms des vainqueurs. On cite entre autres des grosses pointures comme Black Nadia et Tence Mena qui ont respectivement rafflé les trophées dans les catégories « Mozika mafana feminin » avec le titre Ambanivolo d'Origine et « Mozika milamina » avec le morceau Anao no tegna izy « en featuring avec Robbie. Mais l'artiste qui a marqué la soirée était surtout Shyn qui a décroché 3 trophées. Un vrai exploit pour le chanteur, il a eu le prix du meilleur artiste de l'année mais également de la meilleure musique afro dance avec « Resim-pitia » et de la meilleure musique Rn'b avec « Overdose ». Ce dernier a dédié une médaille à sa femme Denise qui était aussi nominée mais n'a malheureusement pas eu sa récompense. Par ailleurs, Stéphanie, qui était sacrée« meilleure artiste malagasy » selon les Voix de l'Océan Indien 2017, est également élue meilleure artiste de l'année. Larmes et joies aux yeux, ceux qui ont reçu leurs trophées ont remercié leurs fans et ceux qui leur ont soutenu depuis le début.     Néamoins, ce genre d'événement motive les artistes à se surpasser, surtout ceux qui n'ont jamais été sélectionnés dans cet Award. La manifestation continuera d'exister dans les deux ans, selon Tahina Harifetra Rasolojaona, connu sous le nom de Jaytaxx, le directeur général de la radion Rdj organisatrice.Tahiana Andrianiaina

La Vérité0 partages

Kidnappings - Le Pm joue les pyromanes

Au cours d’une rencontre avec la presse hier matin au Palais d’Etat  de Mahazoarivo, le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualités. S’exprimant sur la question de l’insécurité marquée notamment par la recrudescence du kidnapping dans la Grande-île, le Chef du gouvernement a rejeté la responsabilité du phénomène et se demandait si ces kidnappings ne sont pas des manœuvres de se déstabilisation en cette année électorale. 

« Des efforts conséquents ont été fournis depuis le début du  régime Rajaonarimampianina pour recouvrer la stabilité politique et économique. Est-ce que nous allons faire marche arrière en mettant le pays sens dessus dessous ? Telle est la question qui se pose. Nous entendons que ces kidnappings pourraient viser à perturber la vie du pays et en même temps il pourrait s’agir de se constituer des fonds pour mener ces manœuvres de déstabilisation », a ainsi affirmé le Premier ministre devant les gens des médias. Même si le Chef du Gouvernement s’est refusé à parler de derrière politique à ces kidnappings, il vise manifestement les personnalités de l’opposition.  Et lui de poursuivre d’ailleurs en affirmant que l’opposition devrait apprendre les leçons du passé… En tout cas, alors que les familles des victimes de ces kidnappings et certains groupements affirment leurs craintes d’un départ des investisseurs à cause de cette situation, le Premier ministre vient remettre de l’huile sur le feu en accusant des déstabilisateurs d’être derrière ces kidnappings.  Au lieu de prendre les mesures nécessaires pour mettre un cran d’arrêt au phénomène et ainsi rassurer les familles d’opérateurs économiques installés dans la Grande-île, le Chef du Gouvernement  préfère jouer les pyromanes en allumant un autre foyer d’incendie…En tout cas, sur un autre sujet, interrogé par rapport aux fortes rumeurs sur l’imminence d’un changement de Gouvernement ou d’un remaniement, le Premier ministre s’est montré sur la défensive. Concerné directement par des rumeurs sur un possible limogeage, le numéro Un du Gouvernement martèle que lui et ses ministres sont actuellement focalisés sur le travail.  Il a également martelé l’importance de laisser une trace de son passage. En outre, le Premier ministre nuance les nombreux problèmes actuellement dans le pays tels que la cherté du coût de la vie et l’insécurité. « Il faut se questionner si le Gouvernement n’a rien fait ou s’il a quand même effectué certaines étapes et qu’il y avait trop de travail  à faire et de choses à rétablir qui ne sont pas faisables en 3 ou 4 ans», réplique-t-il. Celui-ci concède néanmoins que le dernier mot par rapport à la nécessité et l’opportunité d’un remaniement revient au Chef de l’Etat.  Sur un autre domaine, le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier annonce qu’il effectuera un séjour à l’étranger cette semaine afin d’y effectuer un bilan médical. Ce contrôle de routine n’a pas pu s’effectuer auparavant pour des raisons d’organisation avec le Président de la République. « Il n’y a rien d’alarmant, il s’agit d‘un simple bilan de routine », essaie de tempérer le Chef du Gouvernement. Recueillis par A.R.

La Vérité0 partages

A&C Ivato - Démonstration de force des natifs de Fianarantsoa

Un rassemblement sous le signe de la réunification. Les natifs de l’ex – chef- lieu de province de Fianarantsoa ont massivement répondu présent à l’appel de leurs homologues en vue d’une cérémonie de présentation de vœux du nouvel an, samedi dernier à l’AC Palace à Ivato. En laissant de côté les clivages politiques, les « Betsileo » issus de différents milieux et de différents horizons politiques sont venus à cette occasion.

Durant la série de discours, l’accent a été mis sur le fait que Fianarantsoa ne doit en aucun cas être délaissée en matière de projets de développement par rapport aux autres chefs- lieux de province. Outre le fait de forger des intellectuels, cette partie de la Grande île regorge également des richesses à entendre toujours les allocutions des natifs de la région. Il va sans dire de la place occupée par les personnalités originaires de Fianarantsoa dans des postes – clés de l’administration du pays. Autant de potentiels et potentialités que les « Zanak’i Betsileo » souhaitent valoriser au service du développement. Absence massive des membres du régimeL’absence de plusieurs personnalités issues du régime Hvm n’a pas manqué d’intriguer à l’instar des ministres Andriamosarisoa Jean Anicet (Sport), Rasoazananera Marie Monique (Enseignement supérieur), Rakotomamonjy Neypatraiky (Postes et télécommunications), Beboarimisa Ralava (Transport), Tazafy Armand (Industrie) et Toto Raharimalala Lydia (Enseignement technique).En revanche, du côté des personnalités présentes, l’on pouvait notamment apercevoir les élus des Régions Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana, Amoron’i Mania, Ihorombe et Haute Matsiatra dont Riana Andriamandavy VII, Andriarilala Hery Germain, Ratongavelonanahary Modeste, Thierry Raveloson, Mananjara Andriambololona, Benja Urbain Andriantsizehena entre autres. A cela s’ajoute les chefs de Région, des chefs Districts, des Préfets et des directeurs ministériels. D’anciens ministres du régime transitoire ont également été présents comme le docteur Joseph Randriamiharisoa, ex – ministre de l’Environnement, Randriamampionona Joseph Martin (alias Dadafara), ex – ministre de l’Elevage ou encore  l’ex – ministre de la Sécurité publique du temps de la Transition, le contrôleur général de la Police Rakotomihantarizaka Organès. L’on ne pouvait ne pas remarquer la présence du colonel Charles Andrianasoavina, de Maka Alphonse du « Conseil du fampihavanana malagasy » (Cfm) ainsi que du pasteur Mailhol André Dieu-Donné.S.R