Les actualités Malgaches du Dimanche 03 Septembre 2017

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Orange Madagascar110 partages

Réouverture de l’Ambassade de Madagascar à Londres

Le Ministre des Affaires étrangères Henry Rabary-Njaka est actuellement en déplacement à Londres. Il accompagnera, à ce titre, le Président de la République Hery Rajaonarimampianina dans le cadre de la réouverture de l’ambassade de la République de Madagascar auprès du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord. Il s’agit d’un évènement majeur dans la l’histoire de la diplomatie Malagasy dans la mesure où la relation bilatérale entre Madagascar et la Grande-Bretagne passe cette année le cap de deux cents ans. Les deux pays disposent, en effet, une relation à la fois historique et particulière. Plus précisément, cette année marque les 200 ans de l'arrivée de London Missionary Society (LMS) à Madagascar. « Madagascar et la Grande-Bretagne ont des similitudes évidentes, de par leur situation géographique et leur histoire. De plus, avec son poids sur le plan économique et au niveau des relations internationales, Madagascar gagnerait à consolider son partenariat avec l’un des ténors du Conseil des sécurités des Nations Unies », a soutenu le Chef de la diplomatie Malagasy Henry Rabary-Njaka avant son départ.

Concrètement, à Londres, la cérémonie officielle pour la réouverture de l’ambassade se fera lundi 4 septembre à 13h30 GMT en présence des autorités malgaches et des représentants des autorités locales. En outre, il faut préciser que le déplacement de la délégation présidentielle sur place ne se limite pas la réouverture de la chancellerie Malagasy. En effet, plusieurs rencontres avec des personnalités issues du secteur économique, politique et diplomatique de la Grande Bretagne figurent dans l’agenda de la délégation. La présence des membres de l’« Economic Development Board of Madagascar » (EDBM) dans le groupe symbolise, à cette occasion, la volonté de  l’Etat Malagasy de valoriser l’atout économique dans la coopération bilatérale.

Du reste, il faut souligner également que le gouvernement Britannique fait partie d’un des plus importants partenaires techniques de Madagascar, à travers ses soutiens auprès des organisations non gouvernementales notamment dans la préservation de l'environnement.

Madagate35 partages

Jeannot Ramambazafy: Henry Rabary-Njaka, un avocat parisien qui inaugure le ministère des Etranges affaires

Explications pour les experts en médisance, ceux qui parlent de choses qu'ils ignorent totalement, et les champions pour la division pour mieux régner. Non, les gars, je n’ai pas quitté madagate pour travailler à plein à "La Gazette de la Grande île". Mais, face à la montée d’une génération de scribes qui se trompent et trompent leurs propres descendants, en encensant des dirigeants très mauvais qui ne seront jamais que de passage dans un pouvoir emprunté, nous, journalistes professionnels depuis plus de trois décennies, avons décidé de faire front commun pour combattre la désinformation, l'intox et dénoncer les dérives de ce pouvoir en bout de course. Ainsi, deux fois par semaine, j’écrirai dans les pages du confrère "La Gazette de la Grande île" sous mon propre nom.

Hery Rajaonarimampianina, ministre des Finances devenu Filoha champion de la récupération (comme chez les brocanteurs), du limogeage suivi d'un repêchage honteux, déjà pratiqué sur Rolly Mercia (à gauche) puis sur Ralava Beboarimisa et Henry Rabary-Njaka donc. Mais avec moi (à droite), çà ne marchera jamais. Au fond, à gauche, Veronique Resaka -inamovible chargée d'affaires à Paris- qui a réussi à caser sa propre fille à l'ambassade malgache de Bruxelles

Si c’était pour une question d’argent, j’aurai accepté l’offre très alléchante de Mbola Joseph Rajaonah via Rolly Mercia puis Lambo Tahiri pour écrire dans « La ligne de mire » et « Triatra ». Seulement, mes parents ne nous ont pas appris à manger de ce pain là et nos aînés emprisonnés sous la colonisation et sous toutes les républiques « indépendantes » qui ont suivi -aujourd’hui plus qu’hier-, ont raffermi notre sens de l’éthique et de l’honneur lié à ce métier noble mais actuellement avili par des considérations matérielles n’ayant jamais mené nulle part à terme.

Le célèbre escalier rouge situé dans le square du prestigieux journal américain "The New York Times" ou tout simplement "Times", fondé en 1851, à Manhattan

Et c’est la raison pour laquelle j’utilise mon propre nom et non un pseudonyme quelconque dans "La Gazette", pour éviter d'être taxé de mercenaire, plus tard...

Ainsi, nous serons doublement présents au petit déjeuner de presse présidentiel du 16 septembre 2017 où l’hypocrisie et la fanfaronnade se disputeront la vedette.

Jeannot Ramambazafy – 3 septembre 2017

Pour ce qui est du paraître (mais sans être ni devenir durable), en tout cas, il en connaît un rayon ce ministre des Étranges affaires. Matez les cheveux gominés à outrance et la pochette en bouquet de fleurs... A rendre le personnage beau, n'est-ce pas? Mais est-ce cela la diplomatie?

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Antsiranana - Un policier se serait pendu dans sa cellule

Fait rarissime, un membre des Forces de l’ordre a mis fin à ses jours dans un cachot de son propre camp à Antsiranana. Au fait, celui-ci était un policier mais a été révoqué depuis des mois. Une révocation due à un abandon de poste, selon une source officielle mais la mère de la victime refuse cette thèse. Affecté pour assurer la sécurité d’une banque à Antsiranana, le policier aurait quitté son poste pour aller déjeuner. Cette pause lui a valu la sanction après avoir passé devant le conseil de discipline.

Lors de son passage devant cette entité, des membres lui auraient demandé la somme de 2 millions d’ariary pour passer l’éponge et afin qu’il puisse reprendre son travail. Mais celui-ci n’était pas en mesure d’honorer cette demande étant donné qu’il venait d’effectuer un prêt bancaire. Nul ne sait si son incapacité de satisfaire cette demande a orienté la décision du conseil de discipline qui l’a révoqué de la Police nationale. Depuis, le policier a vécu dans une situation peu enviable. Son ménage a pris un sérieux coup qui s’est soldé par le divorce l’ayant obligé de vivre auprès de sa mère. En guise de riposte à cette révocation, il a déposé une plainte pour tentative de corruption et harcèlement, d’après toujours sa mère. La semaine dernière, il est sorti de la maison pour soi-disant rendre visite à son ex-femme. Personne n’est en mesure de dire ce qui s’est passé lors des retrouvailles mais à 4 h du matin, sa mère a reçu un appel du commissariat pour l’informer que son fils s’est suicidé par pendaison dans le violon. « Pour quelle raison mon fils a été détenu dans ce lieu ? » s’interroge la mère qui, selon ses dires, n’a pas reçu la réponse adéquate. Elle qui ne croit pas du tout à un quelconque suicide mais opte plutôt à un meurtre…Kamy

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Présidentielle 2018 - La première femme dans la course

Et de quatre. Près d’une année avant la tenue du scrutin, la liste des candidats à l’élection présidentielle de 2018 commence à s’allonger. Eliana Bezaza, présidente du parti social-démocrate (Psd) vient d’annoncer sa candidature à Antsiranana. L’information a été relayée par la  « Tribune de Diégo » hier. Selon ce journal local,  « son ambition politique provient du constat qu’elle a fait en tant qu’entrepreneure et membre de la société civile : les gens travaillent dur et pourtant le niveau de vie ne change pas. Le pouvoir d’achat est à la baisse, de nombreuses personnes n’arrivent plus à scolariser leurs enfants et parmi elles, faute de ressources pour payer les frais d’hôpitaux, beaucoup refusent de se soigner ».

 Epouse et mère de  48 ans, elle est également l’initiatrice du mouvement « Sauver Madagascar » qui ambitionne de « rassembler tout le monde autour du concept de solidarité nationale et d’actions collectives ». En aspirant à la Présidence du pays, elle marche ainsi sur les traces de Saraha Rabeharisoa, ex – leader du parti Vert ou encore Brigitte Rasamoelina qui se présentait sous les couleurs de son parti Amp (Ampela manao politika) lors de l’élection présidentielle de 2013.Candidats potentielsLa déclaration d’Eliana Bezaza ramène à 4 le nombre de candidats déclarés officiellement à la course pour la magistrature suprême. Rappelons que l’ex – Président Marc Ravalomanana a été le premier à se déclarer candidat pour 2018. Il est suivi de près par l’ancien Premier ministre, Omer Beriziky. A ces deux noms s’ajoute celui du pasteur Mailhol alias Christian Dieudonné qui vient récemment d’officialiser son statut de candidat à la présidentielle devant ses ouailles à Antsonjombe. Pour l’instant, la petite fille de l’ancien Président,  Philibert Tsiranana est donc la seule femme dans la course. En revanche,  les noms des candidats potentiels mais encore non déclarés forment également une petite liste. En tête figure l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina, l’actuel Président de la République Hery Rajaonarimampianina, Edgar  Razafindravahy (ex – Pds d’Antananarivo et leader du parti Adn), l’Amiral Didier Ratsiraka ou encore l’ancien Premier ministre Tantely Andrianarivo, à qui certains médias prêtent aussi une ambition présidentielle. D’ici 2018, l’arrivée de nouveaux venus dans le monde politique et issus du milieu économique malagasy pourrait également rallonger cette liste. S.R.

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Tournoi Aid-El Kabîr - Un vecteur de solidarité

« Le développement du sport est un baromètre des impacts économiques d’un pays.  Et le sport est un vecteur de solidarité, de partage et de relation entre les pays du monde. Quand il y a une solidarité, on constate la paix. A l’occasion de l’Eid-El Kabir, l’Association Zanak’Avaratra (Natifs du Nord), a organisé ce tournoi pour renforcer la solidarité et la mixité sociale dans le but de développer aussi l’éducation de la jeunesse par le biais du sport », relate Papa Soulé, président de l’Association Zanak’Avaratra et non moins vice-président de la fédération malagasy de football, hier, lors de la finale du tournoi Aid-El Kabîr organisée sur le terrain  de l’Assurance Ny Havana 67ha.

L'Aid-El Kabîr, qui veut littéralement dire « la grande fête » et qui s'étale sur trois jours, est l'un des événements les plus attendus de l'année.  Un repas festif a été organisé par l’Association le vendredi, le jour de fête. Un tournoi a été organisé à l’occasion de cet évènement pour le développement du football. Hier,  la finale opposant Tana Formation et Zanak’Avaratra Fc Analamanga,  a été précédée par un grand carnaval reliant le domicile du président et le terrain. Six équipes ont participé au tournoi, à savoir deux équipes de Zanak’Avaratra Diana, Ambilobe, Analamanga, Elgeco Plus et Tana Formation.  C’est la formation de Tana Formation qui a gagné la finale (2-1)  et a remporté la somme de 600 mille ariary misée par l’organisateur, devant  Zanak’Avaratra Fc Analamanga.  Cette dernière a empoché 400 mille ariary. Et le meilleur buteur,  le meilleur joueur et les hôtesses rentraient chez eux avec des trophées à la main. Pourtant, ce sont les protégés de maitre Kira et Abdou, entraineurs de Zanak’Avaratra Fc, qui ont mené (1-0) à la pause. Malgré cette défaite, ils n’ont pas démérité en battant Elgeco Plus (2-1) au carré final, tandis que Tana Fc, composée de Dina, François et Damien, le gardien,  s’est qualifiée sans forcer (4-0) devant Zanak’Avaratra Fc Diana. « Si on veut développer le football et avoir du sport de haut niveau, il faut revenir à la base et bien former les relèves. C’est l’objectif de l’association sans pourtant se précipiter à participer aux compétitions nationales », conclut le coach  Abdou, staff technique de Zanak’Avaratra. E.F.

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Réflexe stalinien

Joseph Djougachvili Staline régna en maître absolu en Urss (Union des républiques socialistes soviétiques). Adulé et craint, à l’intérieur qu’à l’extérieur, il fit subir dans le régime soviétique, au moins par deux fois, des purges dites « purges staliniennes ». En effet, Staline écartait, sans état d’âme, tous les éléments gênants même dans les rangs des militants proches de Lénine, son ancien patron. Elu secrétaire général du parti en 1922, il régna sans partage dans toute l’Urss, un territoire de 11 millions de km2 avec 11 fusions horaires, et ce, jusqu’à sa mort en 1953. S’il y a une chose que le maître de Kremlin rejetait catégoriquement, durant son long règne, ce fut la pression, d’où qu’elle vienne ! Ses interlocuteurs de l’Onu, du Conseil de sécurité, en savaient très bien de ce penchant, presque, maladif du dictateur  communiste.

Sur ce, les observateurs et historiens spécialistes de l’Urss, s’accordaient à parler  d’un « réflexe stalinien ». Hery Martial Rakotoarimanna Rajaonarimampianina, élu Président de la République et investi de ses fonctions en janvier 2014, donne l’impression de suivre l’itinéraire politique de Staline. A travers de ces faits et gestes, il semble adhérer au style de gouvernance stalinien. Le maître absolu d’Iavoloha s’approprie, apparemment, de la méthode stalinienne dans la gestion des affaires de l’Etat. Adepte  invétéré du modèle de pouvoir incarné par le « petit père du peuple », du petit nom de Staline, Rajaonarimampianina en a déjà le réflexe  de telle sorte que son « idole » se reproduit en copier-coller. Dans les faits, le trouble comportemental, autrement dit, le réflexe maladif de l’ancien potentat de l’ex-Urss se retrouve, toute proportion gardée, chez notre « dictateur ». Le rejet de toute pression. Le locataire du Palais d’Atsimondrano se moque de toute injonction, quelle que soit sa forme, de l’extérieur. Or, dans la pratique actuelle du pouvoir, notamment, dans un régime  « civilisé et moderne » l’existence d’une ou des  pressions est normale et même voulue. En effet, le partage du pouvoir dicté par la Constitution, valable dans presque tous les pays, actuellement, comporte en soi certaine forme de pression à travers le  fonctionnement des différentes Institutions. Le tout puissant Président des Etats-Unis ne pourra jamais échapper aux pressions du Congrès (pouvoir  législatif) ou des instances judiciaires telles que la Cour Suprême ou autres juridictions (pouvoir  judiciaire). Donald Trump, le magnat de l’immobilier et Président des Américains, n’y peut rien.Le respect de la démocratie et les droits humains fondamentaux, également, imposé par la Loi fondamentale, s’accompagne aussi de certaine forme de pression à laquelle les dirigeants devront normalement se plier. Le cas du Kenya où la Cour Suprême invalide les résultats du vote  et renvoie les candidats à la case départ confirme bien la matérialité de la pression dans le processus du pouvoir.  Uru Kenyatta, le gagnant déclaré par la commission électorale, n’a d’autre choix qu’obtempérer. Il l’a, d’ailleurs, accepté. La pression est inévitable. Le Chef de l’Etat malagasy, malade du réflexe  stalinien, n’a rien à cirer. Il s’entête de rejeter les  pressions d’où qu’elles viennent. Plusieurs cas de situations troublantes qui exigent du premier magistrat du pays des mesures urgentes, mais, l’homme fort refuse toute injonction, il prend son temps. Conséquences, la Nation se voit plongée dans l’abîme de la désolation.  Ndrianaivo

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Kidnapping d’Arnaud et d’Annie - Les accusés bientôt devant la barre!

La vérité. C’est ce qu’attendent les proches des deux jeunes gens et l’opinion à l’issue du procès qui s’ouvrira prochainement.  D’après des sources relativement bien informées, le procès du kidnapping  d’Arnaud et de l’exécution de la jeune Annie à  Toamasina va avoir lieu le 22 septembre prochain à Antananarivo, presque deux ans après les faits. Un magistrat et deux membres des forces de police, le chauffeur de l’automobile à bord duquel étaient les deux adolescents au moment du kidnapping ou encore les propriétaires de la maison dans laquelle Arnaud avait été retrouvé devront être déférés devant la barre, dans le cadre de ce procès qui ne manquera pas d’être suivi de près par l’opinion.

L’affaire avait en effet éclaboussé la Capitale du Betsimisaraka et bouleversé bon nombre de Malgaches. Deux jeunes adolescents, Arnaud Ramiliarison et Annie Rajerison, enfants d’un opérateur économique de cette partie de l’île, avaient subi un enlèvement au niveau du pont de Tanambao Verrerie Toamasina le lundi 23 novembre 2015.  Un mois plus tard, le  20 décembre 2015, le corps sans vie d’Annie avait été retrouvé dans le même quartier. Plus chanceux que sa cousine, Arnaud avait été retrouvé le lundi 11 janvier 2016 à Andranomadio parcelle 11/41, après avoir été captif plus d’une cinquantaine de jours. Selon les informations répercutées dans la presse, à la suite  de cet épisode douloureux, le jeune homme a quitté la Grande-île. Son père continue ses activités dans le pays.  FlouLes enquêtes menées par les limiers et le Parquet ont donc duré près de 20 mois. Jusqu’ici néanmoins, le flou entoure cette affaire. L’on ignore toujours le ou les commanditaires de ce double rapt suivi de l’exécution de la petite Annie, violée, torturée puis exécutée la veille de la fête de Noël.  Une cinquantaine de personnes avaient été auditionnées dont une bonne partie est placée sous mandat de dépôt à Toamasina. Au fur et à mesure du temps qui passait, bon nombre de ces personnes ont pourtant été libérées. L’opinion aimerait surtout savoir quel est le degré d’implication du magistrat et d’une personne métisse chinoise dont les noms avaient été cités dans le cadre de cette affaire ?  Des armes portant des numéros de série avaient également été saisies dans la maison où le jeune Arnaud avait été retrouvé. La presse avait alors fait largement écho du cas de ces armes numérotées. D’où venaient les kalachnikovs ? La question reste posée à l’heure actuelle.   A certains moments, beaucoup craignaient que les investigations ne soient arrêtées et que l’affaire soit rangée dans les placards.  Les agissements de certains barons du régime n’avaient fait qu’attiser encore plus les soupçons. A un certain moment, les prévenus dans cette affaire avaient en effet été déplacés de prison et que le Tribunal de Toamasina avait été dessaisi de manière brutale au profit de la Cour criminelle d’Antananarivo suite à une initiative de la Présidence de la République. Beaucoup avaient reproché une immixtion de l’Exécutif dans des affaires judiciaires y voyant un non - respect flagrant des dispositions constitutionnelles. Alors que de nombreuses interpellations avaient eu lieu lors des investigations au moment où le dossier était encore du ressort du Tribunal de Toamasina, c’est le silence qui prévalait une fois que le dossier avait été remis entre les mains des juges du Tribunal d’Antananarivo depuis près d’un an. En tout cas, la tenue prochaine du procès suscite ainsi les espoirs de voir enfin la vérité sur cette affaire.  Recueillis par  A.R.

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Université d’Ankatso - Les étudiants avec mention privilégiés

Places limitées. Les 33 170 nouveaux bacheliers d’Antananarivo ne peuvent pas tous poursuivre leurs études universitaires à Ankatso. La capacité d’accueil est réduite pour cette année universitaire 2017- 2018. Environ 11 000 étudiants , soit un tiers des admis, seront reçus cette année. Ils seront répartis dans les établissements supérieurs, à savoir  l’Ecole supérieure polytechnique, la Faculté des arts, des lettres et sciences humaines et les sept instituts rattachés à l’université d’Ambohitsaina. Ainsi, les concours vont être serrés.

Les étudiants ayant obtenu la mention  « Bien » et « Très bien » ont plus de chance de réussir les épreuves et d’être ainsi admis aux concours. Ainsi, ils seront privilégiés grâce à leur capacité intellectuelle. « Les admis avec mention possèdent des niveaux d’études supérieurs. Cela va leur aider à passer les concours d’entrée et les sélections de dossiers pour intégrer une filière à Ankatso »,  explique Falinirina Lucine, directeur de la formation à l’université d’Antananarivo. Selon ses explications, l’admission des étudiants résulte des efforts qu’ils ont entrepris. Séance d’orientation de trois jours pour les étudiantsAu profit des nouveaux bacheliers. L’université d’Antananarivo organise annuellement des séances d’orientation pour les étudiants. Des informations  importantes sont communiquées, lesquelles pourront leur servir à faire le bon choix de filière. Elles seront disponibles au niveau des stands, des journées portes ouvertes et à partir des vidéos diffusées sur écran géant. Leur contenu se focalisera sur les conditions d’accès, les différentes formations offertes, ainsi que les débouchés existants par filière. Cette année, l’université d’Antananarivo innove son organisation dans la mise en place des stands spécialisés à l’orientation. Les enjeux économiques et culturels seront mis en avant. En outre, des conseils d’orientation seront offerts par le biais du Service de l’étudiant et la Cellule de l’entreprenariat et l’insertion professionnelle au sein de la présidence de l’université. Cela résulte d’un partenariat avec l’Agence universitaire francophone. Actuellement, le Salon de l’étudiant entre dans sa 5e édition. Il va se dérouler les 6, 7 et 8 septembre prochains à l’esplanade d’Ankatso.Recueillis par Kanto R.

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« China exhibition Madagascar » - Renforcer la présence de la Chine

En grande évolution. La Chine veut étendre de plus en plus ses activités à Madagascar.  Dans cet axe, avec l’appui  de l’ambassade de la République populaire de Chine à Madagascar ainsi que l’Economic Development Board of Madagascar  (Edbm), « China exhibition Madagascar » sera organisé du 21 au 24 septembre prochain dans la Capitale. C’est un évènement à caractère spécifiquement économique qui renforcera la présence de la République populaire chinoise  dans la Grande île en favorisant les échanges et les opportunités d’affaires et de coopération avec les différents investisseurs chinois.

Pour cette occasion donc, plus d’une centaine d’investisseurs chinois viendront dans le pays. Il faut rappeler que la Chine est actuellement le premier pays investisseur dans la Grande île selon les chiffres sortis par l’Edbm au mois de juillet dernier. Elle contribue donc activement au développement de l’économie malgache. L’investissement n’est pas le seul marché dominé par les Chinois mais également les importations. Ces cinq dernières années, la valeur des importations en provenance de la Chine a évolué de 870,4  milliards d’ariary à 1 633,4 milliards d’ariary d’après les chiffres de la direction générale des douanes, sans compter les différents projets auxquels la Chine participe. La Chine conçoit étendre de plus en plus ses activités économiques afin de promouvoir le développement tant à Madagascar que dans le continent chinois.Propos recueillis par Rova R.

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Promotion de la protection sociale - De multiples activités dans la Sava

Deux semaines de sensibilisation. Les 4 Districts de la Région de Sava à savoir Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa accueillent depuis la semaine dernière de multiples activités relatives à la promotion de la protection sociale, assurées par la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps). Après la mise en place de la 49e antenne de la Caisse à Vohémar, Sambava a accueilli 3 différents ateliers de sensibilisation depuis le 28 août dernier. Le premier a ciblé les magistrats, journalistes et syndicats puisqu’ils traitent quotidiennement des affaires relatives à la sécurité sociale. Le 2e atelier concernait les délégués syndicaux, les travailleurs et les correspondants d’entreprises, dont la plupart ignorent la mission et les prestations de la Cnaps.

Le dernier vise à interpeller les maires, conseillers communaux, secrétaires trésoriers  et comptables des collectivités territoriales décentralisées sur leurs obligations. Pour cette Région du Nord, les problèmes des Communes tournent autour du manque de moyens pour allouer les cotisations des travailleurs à la Caisse. Raison pour laquelle le responsable auprès du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a rappelé que « le paiement de cotisations doit figurer dans le budget communal ». Par ailleurs, cette campagne dans la Sava a été une occasion pour la Cnaps d’implanter des stands de proximité à Sambava. Des guichets forains ont également été effectués dans les Districts lointains comme Ambalamanasy II à Andapa ainsi qu’Antsirabe nord et Ampanefana à Vohémar. L’objectif étant de se rapprocher davantage des usagers, à travers le traitement sur place des dossiers, la consultation des comptes individuels des travailleurs ou encore la résolution de divers problèmes. Pour les entreprises, les caissiers étaient venus à la rencontre des employeurs pour une assistance conseil, notamment à Sambava et Antalaha. Le remplissage de la « déclaration nominative des salaires » ou encore les étapes à suivre concernant la demande de prestations ont figuré parmi les thèmes abordés pendant ces séances. Enfin, un club « Jeune Cnaps » a été mis en place à Sambava. Il s’agit, rappelons-le, d’un programme de la Caisse axé sur l’éducation des enfants sur l’importance d’une sécurité sociale, et ce, dès leur plus jeune âge.Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Grande braderie - Satisfaction partagée de Mada Vision avec les participants

Bilan positif de la Grande braderie « spécial rentrée scolaire », selon Harilala Ramanantsoa, première responsable de Mada Vision, la société organisatrice de cette manifestation. « Nous partageons la satisfaction de nos participants. C’est la condition essentielle qui garantit leur engagements lors de la prochaine édition », a-t-elle confié, tout en annonçant que la prochaine édition de cet évènement aura lieu du 20 au 24 décembre prochains. Un calendrier qui coïncidera avec celui de la tenue de l’autre évènement baptisé Foire Fouille. Une belle concurrence en perspective. Néanmoins, Hery Andrianasolo, responsable commercial de Mada Vision, a fait savoir que la Grande braderie ne souffrira pas de cette concurrence. « Les participants à la Grande braderie sont presque tous des abonnés fidèles de cette manifestation qui se distingue par la bonne qualité de l’organisation », a-t-il argué.  

Pour la Grande braderie « spéciale rentrée scolaire », côté visiteurs, Harilala Ramanantsoa a fait savoir que leur nombre a été en légère baisse lors de cette édition. En revanche, l’effectif des participants a connu une hausse par rapport à l’année dernière. « Cela est dû au fait que les gens sont tout juste rentrés des vacances où ils ont fait beaucoup de dépenses, et sont ainsi contraints à se serrer la ceinture pour faire face à l’achat des fournitures scolaires de leurs progénitures, en cette période proche de la rentrée scolaire », a-t-elle ajouté. Concernant l’affluence des visiteurs, si mercredi dernier, lors de la première journée de cette manifestation, ils étaient peu nombreux à venir au Palais des sports, les jours suivants, surtout vendredi dernier, ils ont commencé à grouiller pour faire leurs emplettes, notamment pour acheter des fournitures scolaires. Et il va sans dire que les stands concernés ont pu tirer profit des achats « obligés » des parents qui se sont vu proposer des articles de marque, conformément aux consignes des écoles.Rivo S.       

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Ampasika - 2 bandits abattus par le Sag

Quatre braqueurs équipés d'armes à feu ont tenté de commettre une attaque samedi vers 19h à Ampasika. Leurs cibles : les boucheries du coin. Mais au dernier moment, leur tentative a échoué. Pire, les assaillants ont subi une cuisante défaite lorsque deux d'entre eux meurent sous les balles des hommes du service anti-gang de la Police (Sag). Cependant, deux autres larrons ont réussi à fuir. Informées à temps, les Forces de l'ordre étaient arrivées sur place avec une rapidité surprenante. « Les bandits étaient encore en train de perpétrer  leur méfait lorsque la Police  les a  surpris sur place et en pleine tentative pour s'en prendre aux bouchers », confie-t-on du côté de la Brigade criminelle. Les limiers ont également pu confisquer deux pistolets automatiques sur les bandits tués ! « Les policiers ont bien travaillé et étaient fiers de leurs prises », assure un témoin.

L'interpellation s'avérait périlleuse dans la mesure où les agresseurs ont ouvert le feu sur les policiers, ces derniers, en position de légitime défense, ont dû ainsi réagir et répliquer de façon plus musclée avec  une issue fatale pour deux assaillants. Selon toujours l'information, ces derniers ont été  évacués d'urgence à l'Hjra Ampefiloha après la fusillade. Après un bref examen médical, les médecins urgentistes n'ont pu rien faire pour les victimes, qui ont rendu l'âme quelques instants après. Des blessures par balles trop importantes ont été observées sur la partie supérieure de leurs corps. Fidèle à sa tradition d'opérer habituellement en week-end, ce gang serait sans doute le même qui a ensanglanté et endeuillé Atsimombohitra Ampitatafika, il y a à peine une semaine. Pour preuve, sa fâcheuse habitude à s'en prendre à des épiceries, des bars et des boucheries. Mais cette fois-ci, la tentative a ainsi mal tourné pour ses membres. Néanmoins, le récent succès de l'intervention du Sag a quand même montré la rivalité qui existe entre la Police et la Gendarmerie nationale dans l'accomplissement de leur mission d'obtenir des résultats positifs dans la lutte contre le banditisme. Reste à espérer qu'avec leur volonté constante à se montrer plus efficace l'une par rapport à l'autre dans les opérations anti-gang, ces deux forces finiront par mettre hors d'état de nuire toutes ces bandes armées. Franck Roland

Madagascar Tribune0 partages

L’AVI de Norbert Lala Ratsirahonanana sort de l’ombre

Norbert Lala Ratsirahonana, considéré comme l’un des dinosaures politiques malgaches, n’est pas seulement sorti de son silence, il est surtout sorti de l’ombre avec le parti Asa vita no ifampitsarana (AVI) son propre parti politique. Samedi dernier, cet ancien président de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) et non moins ancien ambassadeur itinérant du président Ravalomanana, a annoncé son soutien inconditionnel à l’ex- président de la transition, Andry Rajoelina, à la présidentielle du 7 novembre dernier.

Cette déclaration est sans surprise au vu du parcours politique de Norbert Lala Ratsirahonanana depuis son entrée en politique dans les années 90 et surtout depuis ces cinq, voire dix dernières années. Après plusieurs années à œuvrer dans les coulisses politiques de Andry Rajoelina, en étant notamment son conseiller spécial lors de la Transition et son représentant dans les médiations initiées par la communauté internationale lors de la récente crise politique du mois d’avril, le juriste ne peut que rendre la pareille à l’ancien jeune maire d’Antananarivo.

Le lien entre les deux personnalités remonte à loin. En 2007, Norbert Lala Ratsirahonana a cédé sa station de radio et de télévision, Ravinala au jeune DJ Andry Nirina Rajoelina alors maire d’Antananarivo. Ravinala est devenue Viva Radio et TV dont la fermeture forcée en 2008 par l’excès de zèle des proches de l’ancien président Marc Ravalomanana a conduit à la chute de ce dernier au pouvoir en 2009 et permis l’accession d’Andry Rajoelina à la tête de la Transition.

La plus grande surprise de samedi, dans le cadre de cette déclaration a notamment été le retour des anciens membres du parti, à l’instar de Sylvain Rabetsaroana, malheureux candidat à la présidentielle en 2013 sous la couleur de PNJ-Mazava et du député et ancien ministre Jean Jacques Rabenirina qui a rejoint le VPM/MMM de Hajo Randrianainarivelo pendant que Norbert Lala Ratsirahonana restait dans l’ombre de l’ancien président de la Transition.

Norbert Lala Ratsirahonana a été nommé conseiller spécial de Hery Rajaonarimampianina à la présidence de la République depuis 2015. Mais avec la chute vertigineuse du taux de popularité de ce président sortant, il se serait sauvé pour rejoindre son poulain, porté archi favori. De toute façon, l’octogénaire est habitué à travailler avec celui qui a le pouvoir depuis le régime Ratsiraka, ce qui lui a d’ailleurs valu l’étiquette de « faiseur de roi ».

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Quid des pensionnaires de la CNaPS ?

« Elections présidentielles dites-vous », s’insurge un ancien employé du secteur privé et qui s’impatiente de voir sa maigre pension de retraite auprès de la CNaPS, lui être dû tous les mois contrairement à ce qui est en vigueur qui est donc perçue tous les trois mois. « Le temps de passer dans l’au-delà et de tirer sa révérence », regrette-t-il. « Elections et propagande ou précampagne ? Tout cela est une affaire de sous » martèle-t-il. En réalité les questionnements de nombreux retraités de la CNaPS sont que depuis quelques mois, ils attendent de voir les avant-projets d’augmentation de leur pension de soixante pour cent (60%). Depuis lors, l’avant-projet n’a pas pointé son nez ; il serait classé dans les tiroirs et le sujet occulté.

Mais quelques groupes de personnes retraitées de la CNaPS -qui sont aussi des électeurs - n’entendent pas baisser les bras et apparemment elles sont en train de se mobiliser pour mettre en œuvre ce projet et de faire en sorte que leur pension leur soit due tous les mois. En tout cas, ces retraités du secteur privé ne comprennent pas le refus de ces augmentations et pourquoi un tel plafonnement et pourquoi doivent-ils attendre trois mois pour percevoir soixante dix pour cent de leur ancien salaire ; alors même que la CNaPS effectue des placements de dizaines de millions d’ariary ailleurs. Ces groupes de retraités qui constituent un électorat à part entière et qui se présentent comme des notables dans leur quartier attirent l’attention des candidats sur le sort réservé au « senior ».

Toujours est-il que dans le cadre républicain et de la démocratie, il appartient à chaque citoyen d’exprimer sans aucune contrainte leur voix. Beaucoup de candidats sont déjà en train d’appâter les électeurs. Des campagnes à l’américaine ont débuté. Des investissements s’opèrent en milliards d’Ariary, voire en dizaines ou centaines de millions de dollars ou d’euros. Comme les lois électorales présentent de nombreuses carences, dont les financements des propagandes électorales, tout candidat est dès lors libre dans ses dépenses électorales. Le président qui sera élu aura-t-il un regard et des considérations pour ces aspirations profondes des retraités de la CNaPS ?