Les actualités à Madagascar du Lundi 03 Août 2020

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Histoire : La traite négrière à Madagascar et ses aspects  

La cour du roi Romeny à Morondava au début des années 1700.

Le 30 juillet a été célébrée la journée mondiale dédiée aux victimes de la traite, sachant que l’une des plus grandes déportations humaines a été celle qui a touché l’Afrique. Les chiffres parlent de plus de 40 millions de déplacés forcés (hommes, femmes et enfants) du grand continent depuis le XVe siècle, voire plus. Ces « marchandises » achetées et vendues, dont la responsabilité historique reste encore sujette à débats entre les Européens, Arabes, Africains et en interne des pays victimes. Ces déportations ont ainsi créé une grande baisse de la population africaine, sans oublier les impacts à subir plusieurs siècles après.

Avec un autre regard, cette cassure démographique ne serait pas étrangère à la situation de l’Afrique actuellement. Madagascar a par ailleurs été l’enfant chanceux de cette vague commerciale de « bétail humain ». C’est un Néerlandais du nom de Pieter Van den Broecke qui aurait été le premier instigateur de la traite des esclaves dans la Grande île. C’était en 1642 que son navire accosta la « baie d’Antongil ». La destination de ces Malagasy déportés a été l’Insulinde et l’île Maurice. Mais les chiffres, en dehors des décès et des fuites, ne sont pas si étourdissants. Entre 1641 et 1647, pas plus de 367 esclaves sont sortis de Madagascar.

Cependant, le pays possédait déjà quatre « zones d’influences », des comptoirs commerciaux de tous types de marchandises, même humaine. La plus élargie était détenue par la France, décidément une nation d’esclavagiste depuis belle lurette, pour ne citer que Colbert, celui qui a rédigé le fameux « Code Noir », la Hollande, l’Angleterre et des pays arabes. Ces zones étaient réparties sur les côtes occidentales et orientales du pays. Voilà sans doute la raison de l’hypothèse que le puissant groupe humain Sakalava n’était pas enclin à investir le centre. Puisque les ports présentaient plus d’avantages, et l’histoire rappelle les grandes expéditions du nord–ouest et du nord–est pour contrôler les ports.

A cette époque, vers le XVIe et XVIIe siècle, la relation des Européens avec les rois de ces régions était déjà hautement diplomatique, avec des protocoles bien codifiés et des échanges commerciaux « gagnant–gagnant ». D’où des anecdotes tout aussi surprenants comme l’instauration du « kabary » pour fixer entre autres le prix des esclaves, un genre de bourse à ciel ouvert dans les comptoirs de l’Est; ou encore un député dénommé « Lou Lou », parlant anglais, auquel il fallait graisser la patte afin d’obtenir les faveurs du roi local dans le nord–ouest ; ou encore le fameux Anthony Seraha, un malagasy ayant vécu à Lisbonne en Portugal pendant une dizaine d’années avant 1720. Il est devenu un homme de confiance des émissaires de ce royaume à Madagascar.

Les intermédiaires comme Anthony Seraha jouaient un rôle important dans le commerce lié à la traite négrière. C’est par eux que les commandes passaient, les rois leur faisaient aussi confiance, tandis que des hommes libres, des « noirs » selon les écrits d’époque, ont aussi été attirés par ce rôle très convoité. Puisqu’ils étaient rarement « condamnés à mort » malgré les erreurs qu’ils commettaient. A l’époque, les sanctions royales dans les affaires étaient pour la plupart sans appel. Par exemple, pour un européen qui se plaignait de ne pas être bien reçu par les intendants du roi, ces derniers risquaient la peine capitale.

Iss Heridiny

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Opération Barkhane au Tchad : Mort accidentelle d’un soldat Français d’origine Malagasy

Le mois de juillet 2020 était un moment sombre pour les troupes françaises affectées à l’opération Barkhane, afin de lutter contre le Djihadisme en Afrique. Après le soldat du 1er Régiment des hussards parachutistes de Tarbes Tojohasina Razafintsalama qui a trouvé la mort lorsque son engin blindé a sauté au contact d’un véhicule suicide chargé d’explosifs, le 23 juillet au Mali, un autre contingent de cette troupe vient de mourir dans un tragique accident le 31 juillet au Tchad. Un communiqué de l’Etat-Major des Armées de la République de France a annoncé que le brigadier-chef Andy Fila du 14e Régiment d’infanterie et de soutien logistique parachutiste de Toulouse, est mort accidentellement alors qu’il effectuait une intervention de maintenance sur un groupe frigorifique de la base de Kosseï à N’Djamena, au Tchad. Il a été mortellement touché par l’explosion d’un équipement. Comme leurs noms l’indiquent, ces deux soldats sont d’origine malagasy. En effet, la disparition subite du brigadier-chef Andy Fila, comme celle de Tojohasina Razafintsalama, a beaucoup affecté les Malagasy. Agé de 25 ans, et père d’un enfant, il s’est engagé dans le régiment d’infanterie et de soutien de logistique parachutiste en tant qu’électromécanicien frigoriste, en août 2014. Le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, « s’incline avec une profonde tristesse devant la mémoire de ce militaire mort en opérations », précise l’état-major, faisant état de blessés mais sans donner de détails.

T.M.

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Riposte contre le Covid-19 : Déploiement des équipements vers les régions

Les concentrateurs d’oxygène ont été acheminés par les hélicoptères de l’armée.

L’Etat déploie les équipements et autres intrants de santé vers les régions pour juguler l’épidémie de Coronavirus. Vendredi dernier, vingt concentrateurs d’oxygène ont été transportés par voie aérienne vers les centres hospitaliers universitaires de Fianarantsoa et d’Ambatondrazaka. L’armée de l’air a été mobilisée pour transporter ces équipements, affirme le ministère de la Défense nationale sur son compte Facebook. Ces matériels vont servir à renforcer les capacités de ces hôpitaux à mieux faire face aux formes graves de l’épidémie et « à sauver les patients atteints de difficulté respiratoire », a fait savoir le ministère de la Défense. Les actions humanitaires sont, d’ailleurs, inscrites dans les missions confiées à l’armée de l’air, toujours selon ce département. Et « sa flotte actuelle lui permet d’effectuer des transports d’intrants médicaux, notamment les concentrateurs d’oxygène, qui sont devenus des matériels de première nécessité en ces temps de pandémie », poursuit la déclaration. Depuis le début de la crise sanitaire actuelle, le ministère de la Défense est à pied d’œuvre pour prêter main forte au personnel médical afin d’endiguer la propagation du virus. « Agir ensemble et se donner la main pour sauver des vies humaines et vaincre le Coronavirus », cette phrase est devenue une devise de l’armée, qui vient aussi de faire appel au bénévolat de plusieurs médecins civils pour renforcer l’équipe déjà en place.

Recueillis par Rija R.

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Lalan’Antananarivo : Potika tanteraka ary mitera-doza

Lozam-pifamoivoizana, fitohanana ary fahasimbàn’ny fiara lavareny. Izay no ateraky ny fahasimbàn’ny lalana eto an-drenivohitra izay tena tsy mendrika ny maha-renivohitra intsony an’Antananarivo. Feno lavaka izay aleha ary na ireo izay vao vita tsy ela akory aza dia efa potika indray. Hatreto dia tsy hita mivaingana ilay hoe hanararaotra ny fihibohana mba hanamboaran­dàlana. Betsaka ny fiara izay latsaka ao anaty lavaka ary taraiky ao. Misy koa ny mpitaingina moto no miala lavaka ary voahitsiky ny fiara ka maty. Loza manambana ity fahapotehan’ny làlana ity kanefa jerem-potsiny hatreto.

nangonin’i D.R

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Kung-Fu : L’attaque du domicile de Pierre Be remonte à 35 ans

Maître Pierre Be (à l’extrême droite) avec ses disciples. (Photo fournie)

Les tirs en rafale, les explosions des mortiers et grenades offensives et les tirs avec des balles incendiaires des blindés en direction du domicile de Pierre Be ont commencé tôt dans la matinée du 1er août 1985, ayant fait plusieurs victimes et de nombreux blessés. Sans parler de ceux qui ont été incarcérés.

(01 août 1985-01 er août 2020). L’attaque du domicile de Pierre Mizael Rakotoarijaona, alias Pierre Be ou Maître Pierre Be à Ambatomainty remonte à 35 ans. En effet, le 1er août à deux heures du matin, des centaines d’éléments des forces de l’ordre et de l’armée ont attaqué le domicile du fondateur du Kung-Fu Malagasy Wisa. Selon les témoignages des anciens disciples de Maître Pierre-Be celui-ci a transmis à ces derniers des apophtegmes dénommés « Mantra » portant, entre autres, sur la foi en Dieu l’amour de la patrie et le développement harmonieux du corps et de l’esprit. Ce « Mantra » consiste à réciter plusieurs phrases à répétition, à tel point que celles-ci restent ancrées dans le subconscient.

Drainé du monde. Toujours d’après les anciens disciples du maître Pierre Be, des gens avaient fait la queue devant sa porte pour se faire soigner, des traitements qu’il a offerts gratuitement. Ses patients n’étaient pas obligatoirement ses disciples mais également d’autres personnes. Ils sont venus consulter Maître Pierre Be, entre autres, pour retrouver les traces d’un enfant porté disparu ou pour se sevrer à l’alcool et au tabac. A titre de rappel, à ses débuts, un écriteau portant la mention « Filozofia malagasy » a été placé devant son dojo à Behoririka mais cela n’a pas intéressé les gens d’y aller. Mais lorsque ce dojo a changé de nom, notamment en « Kung Fu malagasy », il a drainé du monde. Faut-il également rappeler que son fils Maître Avoko Rakotoarijaona a commencé à pratiquer le Kung-fu à l’âge de 7 ans à Ambositra en 1979. Et depuis, il n’a jamais lâché prise. Après quelques années de silence, la pratique du Kung-fu est à nouveau autorisée à Madagascar. Les sections et les ligues ont été constituées, suivies de la création de la fédération en 1997.

Recueillis par Dominique R.

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Week-end meurtrier dans les hôpitaux : 8 personnes emportées par le Covid-19 en 48h

8 décès, 660 nouveaux cas et 637 guérisons ont été rapportés par la porte-parole du CCO Covid-19 ces deux derniers jours.

1 décès causé par le Covid-19, 405 nouveaux cas et 302 guérisons annoncés samedi dernier, et 7 décès de plus, 255 nouveaux cas et 355 guérisons, rapportés hier dimanche. En tout, le Covid-19 a emporté 8 personnes, et fait 660 nouveaux cas en 48 heures, tandis que 637 personnes ont été déclarées guéries. Pour hier, en particulier, sur les 7 décès signalés par le Pr Vololontiana Hanta, porte-parole du CCO Covid-19, 5 sont survenus à Analamanga (HJRB 2 ; CHU Anosiala 2 et Andohatapenaka 1). S’y ajoutent 1 décès survenu à l’hôpital d’Andrainjato Fianarantsoa, région Haute Matsiatra, et 1 décès survenu au CHU Mitsinjo Betanimena Toliara, région Atsimo-Andrefana. Au total, l’épidémie a causé la mort de 114 personnes à Madagascar.

Localisations. Au chapitre des nouveaux cas, les 255 annoncés dimanche ont été identifiés parmi 1 056 tests (989 tests PCR et 67 tests geneXpert). Ces nouveaux cas sont localisés à Analamanga (225), faisant toujours de cette région l’épicentre de l’épidémie. S’y ajoutent les 12 nouveaux cas dans le Boeny ; 2 dans le Menabe ; 2 dans l’Atsinanana ; 7 dans l’Alaotra Mangoro dont 6 à Moramanga et 1 à Ambatondrazaka ; 2 dans la région Sofia ; 4 dans l’Atsimo-Andrefana et 1 à Vohipeno, région Vatovavy Fitovinany. Quant aux formes graves, 90 patients se trouvent actuellement dans cette phase de complication dont 79 à Analamanga (HJRB 47 ; HJRA 13 ; hôpital militaire 2 ; CHU Anosiala 11 ; Andohatapenaka 2 ; hôpital de Fenoarivo 2 ; CTC Mahamasina 2 ; 5 dans le Boeny ; 4 au CHU Andrainjato Fianarantsoa ; 2 dans la région Vakinankaratra. Au total, 2 970 cas actifs sont actuellement pris en charge dans les hôpitaux ou à domicile.

Guérisons en masse à Analamanga. Sur les 335 guérisons annoncées hier, 309 sont issues d’Analamanga dont 296 à domicile et 13 hospitalisés (HJRB 4 ; HJRA 2 ; CHU Anosiala 1 ; Andohatapenaka 3 ; hôpital militaire régional Ampahibe 1 ; CNaPS Vontovorona 1 ; CTC Ivato 1). Le reste des patients rétablis sont issus du CHU Andrainjato Fianarantsoa (4) ; Bongolava (4) ; Alaotra Mangoro (1) ; Boeny (8) ; Sofia (1) ; Atsimo-Andrefana (2) ; Vatovavy Fitovinany (1) et Atsinanana (5).

Les données récapitulatives indiquent un total de 8 444 guérisons sur les 11 528 cas confirmés à Madagascar depuis le début de l’épidémie en mars 2020, ainsi qu’un total de 43 435 tests PCR et de 2 896 tests geneXpert.

Hanitra R.

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Journée internationale de la femme : Pour une meilleure représentativité dans les instances de prise de...

Les femmes dans tout le continent africain ont célébré, le 31 juillet dernier, la journée internationale qui leur est consacrée depuis 1962. Madagascar n’est pas en reste. Même si la pandémie de Covid-19 a grandement perturbé leurs vies et leurs agendas, la cause qui rassemble toutes les femmes africaines c’est la lutte pour une meilleure représentativité des descendantes d’Eve dans les instances de prise de décision. A ce jour, certains pays africains à l’instar du Rwanda ont largement pris le devant dans ce domaine. Ce pays a en effet réussi à se hisser au premier rang mondial de cette représentativité des femmes au parlement selon un classement de l’ONU, avec 63% des femmes à l’Assemblée nationale en 2017. Le pays a adopté une série de lois pour favoriser la parité et la place des femmes dans le débat politique. Cette présence des femmes se retrouve au Parlement, au Sénat et aussi au sein du gouvernement. Elles sont aussi près de 40 % dans les sphères judiciaires et dans les administrations locales. Cela a d’ailleurs permis de réelles avancées dans la cause des femmes rwandaises, comme la réforme de l’héritage, qui place les filles sur le même pied d’égalité que leurs frères, ou encore en matière de droit à la propriété foncière.

Politique plus volontariste. Pour Madagascar, la représentation des femmes aux postes de décision reste à renforcer. Six femmes ministres contre 17 hommes composent actuellement le gouvernement Christian Ntsay. Le pourcentage des femmes élues maires en novembre 2019 a encore régressé pour passer de 5% à 3%, selon les statistiques officieuses. Et voilà encore que trois hommes viennent s’ajouter aux 14 hommes précédemment nommés gouverneurs, ce qui confirme cette tendance à écarter les femmes des postes à responsabilités. Les nombreuses femmes malagasy regroupées au sein du Conseil National des Femmes de Madagascar (CNFM) refusent de croire que cette situation est inéluctable. Elles souhaitent une politique plus volontariste d’égale représentation des femmes et des hommes à Madagascar. De ce fait, la nomination de femmes aux cinq postes de gouverneurs qui restent à pourvoir pourrait constituer un premier geste fort dans ce sens. Enfin, le CNFM lance un appel au gouvernement de ce pays sur la nécessité de la mise en application du Protocole de la SADC sur le Genre et le Développement, censé justement « prévoir la responsabilisation des femmes, éliminer la discrimination et réaliser l’égalité et l’équité entre les hommes et les femmes par le biais du développement ».

Recueillis par Dominique R.

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Crise sanitaire : Le HVM de plus en plus virulent contre l’Exécutif

Le président du Sénat doit aussi faire face à la défection qui fragilise son parti.

Le parti de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina durcit le ton contre le gouvernement. La crise sanitaire actuelle est une aubaine pour ce parti de l’opposition de se déchaîner contre le régime en place. 

Le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara est de plus en plus énergique dans ses charges contre le régime. La crise sanitaire actuelle est une opportunité pour ce parti de l’opposition de fulminer contre l’Exécutif, visé particulièrement dans les attaques. Vendredi dernier, le parti a signé un réquisitoire pour dénoncer à haute voix les lignes qu’il reproche au régime dans le cadre de la crise liée au Coronavirus. Non seulement, « la situation actuelle est loin de rassurer face à la cacophonie préexistante, étalée au grand jour » mais aussi « la capacité d’anticipation et d’organisation n’est finalement pas de mise face à ce rude combat contre un ennemi invisible qu’est le Coronavirus » déclare, à cet effet, le parti. « Des incohérences démontrant la gravité de la situation ont pu être étalées au grand jour malgré les velléités malsaines de museler les politiciens et la presse », poursuit le communiqué du parti co-signé par son secrétaire général, Mohamed Rachidy, et le président du groupe parlementaire HVM au Sénat, Thierry Raveloson.

Répression. Le long communiqué de deux pages publié par le HVM marque un changement de ton au sein de ce parti de l’opposition, jugé jusqu’ici plus « soft ». Si le parti a bâti sa réputation sur l’échiquier politique, particulièrement dans le camp de l’opposition, avec ses tons modérés à côté des virulences du parti Tiako i Madagasikara, le temps de la grâce semble bien révolu pour la formation fondée par Hery Rajaonarimampianina qui commence alors à faire du tapage dans les oreilles des partisans du régime. Un changement de tempérament qui est loin d’être anodin. Depuis la mise en détention préventive de Rolly Mercia, un baron du parti HVM, ce parti ne mâche plus ses mots pour tirer à boulets rouges sur le gouvernement. Un emprisonnement qui est encore resté en travers de la gorge du parti qui y voit une « répression ». « L’État d’urgence sanitaire ne saurait être un moyen de confiner la démocratie en privant la population des libertés d’opinion et d’expression, et encore moins de gaspiller et de détourner les fonds publics à des fins personnelles ou politiques », a fustigé le parti dans le communiqué du vendredi dernier.

Besoins urgents. Ce ton est donné par le coordonnateur du parti, Rivo Rakotovao, qui scrute les moindres faits et gestes de l’Exécutif et multiplie, à cet effet, les sorties médiatiques pour vilipender le régime. Mais les séquences données par le président de Sénat ne satisfont pas les besoins d’expressions du parti. Dans le communiqué, le parti HVM réitère que les projets du régime de miser sur les constructions d’infrastructures pour absorber le chômage amplifié par les conséquences de la crise sanitaire, sont « des initiatives qui ne répondent pas aux besoins urgents du pays et de la population pour atténuer les impacts de la pandémie en matière sanitaire, social et économique ». Il « dénonce également toute forme de politisation de la gestion de la crise sanitaire et demande à ce que les mesures prises par le gouvernement soient issues d’une réelle concertation avec les professionnels de la santé ».

Rija R.

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Madagascar : la ville de Nosy be pourrait ré-ouvrir à l’international

Le secteur du tourisme est en crise, depuis le début de cette pandémie. Une crise qui affecte également l'économie nationale. Avec certains membres du gouvernement, comme le Ministre de la Fonction Publique, de l'Emploi et des Lois Sociales, le Ministre de l'Economie et des Finances et le Ministre du Tourisme, des Transports et de la Météorologie, le président de la République Andry Rajoelina s'est réuni avec les opérateurs touristiques de Nosy Be.
Ce dernier a évoqué la situation que traverse le domaine du tourisme, actuellement, mais aussi a parlé des projets à venir, lorsque cette crise sera terminée. Le président de la République a également évoqué la possibilité, pour Nosy be, de pouvoir recevoir des touristes d'ici le mois d'octobre prochain.
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Madagascar : Les Centres de Santé de Base de niveau II ont en mains les médicaments pour le traitement d...

Depuis quelques semaines, les Centres de Santé de Base de niveau II ( CSB II ) ont été autorisés à traiter les malades du Coronavirus. Mais au début, ces institutions n'ont pas encore eu entre leurs mains tous les moyens nécessaires pour procéder à ce traitement.
Actuellement, les médicaments de traitement sont disponibles, tels que l'azithromycine et l'hydroxychloroquine. Ces médicaments ont été fournis par la Présidence, en collaboration avec l'association Fitia, dirigée par la première dame de Madagascar Mialy Rajoelina. Les CSB II peuvent soigner toutes personnes infectées par le coronavirus.
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Football - Orange Pro League

L'association des Clubs de Football Elite de Madagascar (CEFM) a interpellé la Fédération Malagasy de football via une lettre officielle ce lundi. La CEFM demande une rencontre avec les responsables de la Fédération afin de trouver une issue favorable pour la suite de la compétition. « Nous souhaitons l’organisation d’une réunion pour aborder ensemble deux sujets importants : la fin de la saison 2019-2020 avec une décision commune sur la suite à donner à notre compétition inachevée et la future saison 2020-2021 », mentionne cette lettre.  

 

La CFEM est consciente que la reprise semble de plus en plus difficile : « Le 4 juillet, nous avons discuté sous quelle forme le championnat pourrait redémarrer… Cependant, compte tenu de l’ampleur que la pandémie a pris ces dernières semaines, la possibilité d’une reprise a, malheureusement, diminué », indique-t-elle Pour rappel, le championnat est interrompu depuis le 21 mars, date à laquelle devait se jouer la seizième journée. Notons également que la CAF a déjà imposé une date butoir prévue fin août pour proposer les noms des équipes représentantes de chaque pays dans les compétitions continentales coupe et ligue des champions. Par ailleurs, la CAF n’a encore rien annoncé d’officiel.

 Dans le cas où l’instance continentale du football camperait sur ses décisions en ce qui concerne ces dates, la CEFM et la FMF devraient désigner un représentant ou pas en ligue des champions.  « Même si c’est le cas, une réunion d’urgence devrait être convoquée avec tous les clubs pour décider sur le sort de Madagascar, concernant quel club va représenter le pays dans cette compétition continentale. Ou le Pro League devrait déclarer une année blanche et ne pas envoyer un représentant à la ligue des champions de la CAF. Car, cela nécessite une préparation pour le club qui représenterait le pays », explique, Mirado Rakotoharimalala, le secrétaire général de Orange Pro League.

Au classement provisoire, la CNaPS Sport Itasy mène avec 33 points devant COSFA 31points et Ajesaia 30 points. Fosa Juniors arrive à la 4ème place avec 30 points mais il manque encore la 16e journée pour les Majungais. Orange Pro League a déjà prévu la suite de la compétition avec une nouvelle formule, le top8 du championnat à savoir CNaPS sport, COSFA, Ajesaia, Fosa Juniors, Elgeco Plus, As Adema, As Jet Mada et 3FB Toliara. Pour le play-off, soit les quarts de finale programmés par tirage au sort, ou selon le classement des équipes.

Elias Fanomezantsoa

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Covid-19 - Les patients guéris se multiplient

Depuis la semaine dernière, le nombre des cas de guérison  dépasse quotidiennement les 300 patients rétablis. En 7 jours, 2 563 patients équivalents au nombre des cas actifs hier ont été déclarés hors du danger. Actuellement, ils sont 8 825 personnes testées positives au coronavirus à avoir rempli les critères de rémission, selon le Centre de commandement opérationnel (CCO) - Covid-19, sis à Ivato. Rien qu’hier, 381 patients ont recouvré la santé dont 333 vivent dans la Région d’Analamanga. Selon le Professeur Vololontiana Marie Hanta Danielle, porte-parole dudit centre, nombreux sont les patients guéris même en ayant suivi le traitement à domicile. Le protocole de sortie recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a permis à 312 personnes infectées, soignées chez elles, de sortir indemnes. Les 48 individus restants ont été hospitalisés au niveau des hôpitaux spécialisés et centres de traitements Covid-19.

 

Hier encore, 598 tests PCR réalisés par l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM), le Laboratoire d’analyse médicale malagasy (LA2M), le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA), ainsi que 27 analyses GèneXperts effectuées auprès de quatre Régions ont également permis de découvrir 132 nouvelles contaminations. Sur ces nouveaux cas confirmés, 118 sont localisés à Analamanga. Les Régions d’Itasy, Atsinanana, Sofia ont respectivement identifié un porteur du coronavirus. Quatre individus ayant contracté le virus ont été recensés à Amoron’i Mania. Boeny, Menabe, Atsimo-Andrefana, quant à elles, totalisent 7 nouveaux cas. Malheureusement, 4 patients ont succombé dont 3 morts pour  Analamanga. Le quatrième décès a été hospitalisé à  Menabe.

A la date d’hier, en ayant réalisé 44 033 tests PCR et 2 918 analyses GèneXperts, Madagascar totalise 11 660 cas confirmés, 8 825 cas de guérison et 118 décès.

Ce qui implique qu’il reste 2 717 cas positifs dont 84 individus présentant des formes symptomatiques graves voire critiques.

Recueillis par K.R.

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Aide « Sosialim-bahoaka » - Des sanctions sévères à l'encontre des trafiquants

Abus de pouvoir, népotisme, détournement. Des habitants issus de divers Fokontany d'Antananarivo et périphéries dénoncent ces injustices concernant la distribution de l'aide présidentielle « Sosialim-bahoaka », entre autres le « Vatsy Tsinjo ». Les chefs de Fokontany ainsi que les membres des comités de distribution mis en place sont les principaux auteurs pointés du doigt. « Une enquête a été menée auprès de notre foyer et, normalement, nous aurions dû être inscrits dans la liste des bénéficiaires des aides octroyées par l'Etat au profit des plus vulnérables.

Mais notre nom ne figurait pas dans la liste. Grande fut notre surprise en voyant les noms de nos voisins, des familles de classe moyenne qui n'ont pas été paralysées par la crise actuelle. Ils ont touché de l'aide, en étant des « amis » de la présidente du Fokontany », témoigne Lalao R., mère de famille résidant à Anosimasina Itaosy, dans la Commune de Bemasoandro. « Nous ne tolérons aucun favoritisme quant à la distribution ni le détournement des aides " Sosialim-bahoaka ". Des sanctions sévères seront infligées aux auteurs, dont leur suspension à leurs postes et des poursuites judiciaires allant jusqu'à l'emprisonnement pour malversations. Les victimes pourront faire des signalements et dénoncer les auteurs auprès des autorités compétentes, y compris les chefs de Districts et le gouverneur », prévient Hery Rasoamaromaka, gouverneur de la Région d'Analamanga. Des mesures ont déjà été prises à l'encontre des personnes récemment arrêtées pour avoir dissimulé des tickets et pour avoir détourné les aides.

Tickets individuels

La distribution des aides « Sosialim-bahoaka » se fait dans la transparence. « Tout le monde doit en bénéficier, sauf ceux qui ont déjà touché les deux vagues de " Tosika fameno " de 100 000 ariary. Ceux qui sont inscrits dans les registres, titulaires de carnets de résident dans un Fokontany en bonne et due forme, seront sujets à une enquête auprès des ménages - effectuée par des équipes mixtes. Les personnes sélectionnées recevront ensuite des tickets individuels, dans lesquels sont inscrits la date, l'heure et l'endroit de récupération des aides », explique le gouverneur d'Analamanga. Cette fois-ci, le titulaire d'un ticket recevra un sac de riz, des kilos de légumineuses, de l'huile, du sel ainsi qu'un pack familial de CVO. La distribution de cette vague de filet social de sécurité au profit des vulnérables de la crise, pour une durée de 15 jours, a débuté le week-end dernier pour la ville d'Antananarivo. Elle s'enchaînera cette semaine pour les Districts périphériques. « Le Président de la République Andry Rajoelina reste à l'écoute de la population. La révision de l'aide attribuée fait partie des preuves. L'aide de 30 000 ariary, valeur des produits de première nécessité à acheter dans les épiceries partenaires, a été remplacée par ces dons d'une plus grande quantité », ajoute notre source. Notons que le gouverneur d'Analamanga conduit et coordonne la distribution ainsi que les suivis et contrôles des aides récupérées par les bénéficiaires. Des députés se sont également portés volontaires pour assurer ces suivis et contrôles.

Patricia Ramavonirina

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Ministère de la Défense nationale - Mise en garde contre toute désinformation

Le ministre de la Défense nationale Richard Rakotonirina, dans un communiqué du 3 août, met en garde contre toute désinformation susceptible de mettre à mal le moral des troupes ou ébranler la confiance du public vis-à-vis de tous les acteurs de la lutte contre la Covid-19. Le Général quatre étoiles précise, par la même occasion, que l'Armée adhère totalement à la stratégie de lutte contre la pandémie menée par le Président de la République qui est aussi le Chef suprême des Forces armées.

 

La réaction d'Amparibe tire sa source dans l'article intitulé « Madagascar: le ministère de la Défense recherche des médecins et infirmiers bénévoles » publié par la Radio France Internationale (RFI) le 1er août. La correspondante de cette chaîne française a cité les propos du Général Sedera Raharijaona, coordonnateur du Centre de traitement Covid-19 (CTC) à Mahamasina. Les propos de l'officier général ainsi rapportés et jugés « hors contexte » auraient prêté à confusion. L'instance supérieure du système de défense nationale s'est en conséquence astreinte à des précisions.

Selon le communiqué, l'appel à recrutement des bénévoles de médecins et infirmiers a été lancé par le ministère, particulièrement à l'attention des étudiants en médecine en dernière année ainsi que des infirmiers qui souhaitent acquérir des expériences dans le cadre du traitement de l'épidémie. L'initiative a été prévue dès la préparation de la mise en place du CTC, dont l'Armée est en charge, indépendamment de l'évolution de la situation. « Il ne s'inscrit nullement dans une situation d'extrême urgence comme l'insinue l'article », mentionne la source.

Elle indique clairement que le « Plan de riposte contre l'expansion de l'épidémie » auquel la RFI a fait référence n'est pas un document officiel servant de base à l'Armée dans le cadre de la stratégie anti-Covid-19. Il s'agit tout simplement d'un draft similaire à des dizaines d'autres soumis par tous les membres du Gouvernement au Président de la République et au Premier ministre. Toutes ces propositions sont visiblement en attente de validation jusqu'ici.

« Nous nous dirigeons vers un scénario de crise sanitaire généralisée dans tout le pays. Les incidences déjà reconnues de cette pandémie sur les aspects économiques et sociaux, notamment sur les populations en situation de précarité de surcroît dans un pays à l'économie déjà structurellement fragile, nous incitent à ne pas sous-estimer le risque d'avènement d'une catastrophe humanitaire sans précédent dans notre pays. Ainsi, avant qu'il ne soit trop tard, est-il fortement recommandé une mobilisation générale immédiate de tous les acteurs et ressources nationales et internationales », lit-on au passage dans ledit plan de riposte élaboré par l'Armée.

Mais, aux yeux du Général de corps d'armée Richard Rakotonirina, exploiter la teneur du document non officiel pour sous-entendre que l'Armée est en alerte maximale serait un acte assimilable à une manœuvre tendant à opposer les militaires et le personnel de la santé au locataire d'Iavoloha. Un tel acte relève, selon lui, d'une démarche sournoise condamnable visant à créer une tension entre les acteurs de la lutte contre la pandémie.

Face à la confusion ainsi provoquée, son ultime précision donne des indices clairs sur la chronologie de la déclaration présidentielle de samedi, en contradiction à l'état d'alerte signalé par l'article de la RFI, ultérieure au plan de riposte qui date de la mi-juillet. L'Armée, selon ses dires, ne peut en aucun cas avoir élaboré un plan de riposte contredisant la position du Chef de l'Etat.

Recueillis par M.R.

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Remaniement imminent - Qu'un vrai leader soit à la tête du ministère

L'évaluation périodique des membres du Gouvernement arrive à point nommé, en cette période de situation d'urgence sanitaire. Selon les observateurs de la vie publique et politique, il est crucial de placer des leaders hors pair à la tête des ministères. Le Président de la République Andry Rajoelina a affirmé depuis le début de son mandat que les ministres feront l'objet d'une évaluation systématique pour déterminer leurs performances à réaliser leurs contrats programmes respectifs. Pour cette année 2020, l'évaluation du premier semestre arrive à point nommé, notamment en cette période d'urgence sanitaire. Le contexte particulier dans lequel se trouve le Gouvernement pourrait repousser à une date ultérieure cette évaluation. Néanmoins, elle s'avère tout de même nécessaire dans certains cas. A la limite un toilettage à défaut d'un remaniement.

 

L'approche des examens officiels est le principal motif de ce toilettage, si on ne prend que le cas du ministère de l'Education nationale qui, à l'heure actuelle, est toujours dirigé par une ministre par intérim. Que les examens officiels se tiennent aux dates indiquées par le Président de la République ou de nouveau reportés pour cause de pandémie, la nomination ne devra pas tarder. Le ministre de la Santé publique Ahmad Ahmad est mal assis depuis la résurgence de la pandémie de coronavirus et suite à la lettre qu'il a adressée aux partenaires techniques et financiers. Et il y a également le cas de la ministre de la Population qui en se mariant avec un diplomate étranger crée une situation inédite au pays.

A la veille de chaque remaniement, des voix commencent à se faire entendre réclamant untel ou untel à la tête d'un ministère. Concernant particulièrement le ministère de l'Education nationale, des syndicats ont commencé à dresser le profil du futur ministre tout comme cette association regroupant soi-disant des enseignants. Si les premiers proposaient la fin de l'hégémonie féminine à la tête du ministère, la seconde, sans le dire ouvertement, avance que ce poste ministériel devrait revenir à un des siens. Quoi qu'il en soit, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, le plus important est que les futurs ministres remplissent des qualités irréprochables. L'essentiel c'est qu'ils soient avant tout des visionnaires dotés d'une volonté de fer à travailler pour le pays et pour la population. Le futur ministre de l'Education nationale peut ne pas être un technicien de l'enseignement mais une personnalité venant d'autres corps.

D'ailleurs, cette pratique est chose courante à l'étranger. En France par exemple, le ministre des Affaires étrangères n'est pas un diplomate mais un militaire, le ministre de la Justice et Garde des sceaux un avocat et non magistrat. Au Canada, la ministre de l'Agriculture et de l'agroalimentaire n'est ni une ingénieure agronome ni une ingénieure halieute ni une ingénieure en élevage, elle est parlementaire et femme d'affaires. Toujours dans ce pays, la ministre de la Santé n'est ni un médecin ni un professeur mais a fait des études en administration publique.

Etre un bon leader paraît également une qualité exigée, sachant mener son équipe ministérielle vers le bon sens, rattraper le retard de développement de Madagascar. La réalisation du contrat programme fixé par le Président de la République et délimité dans l'Initiative Emergence de Madagascar ne dépend, en effet, des seules actions du ministre et de son équipe au sein du cabinet. Tous les agents du ministère jouent également un rôle essentiel dans l'atteinte de l'objectif fixé. Enfin, le critère important pour assurer le poste de ministre est d'être un bon gestionnaire. Le futur ministre aura en effet à gérer un portefeuille ministériel de plusieurs milliards d'ariary, voire même des centaines de milliards d'ariary. Le titulaire du poste doit gérer le budget du ministère conformément à la loi et à sa destination. A titre d'exemple, au sein du ministère de l'Education nationale, le budget alloué à la vacation des examens au profit des instituteurs doit être dépensé dans ce sens et non pas faire l'objet d'un transfert de crédit à d'autres fins….

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« Sosialim - bahoaka » à Antananarivo - Les aides de l'Etat s'enchaînent dans les 6 Arrondissements

« C'est en ces temps difficiles que nous devons faire preuve de compassion et de solidarité. C'est durant une telle période que l'on reconnait les vrais amis » ! Ces mots sont ceux du Président Andry Rajoelina qui, accompagné de son épouse, a prêté main-forte à la remise d'aides sociales, dans la matinée d'hier, au Coliseum Antsonjombe. Cette opération fait suite au coup d'envoi donné par le couple présidentiel, samedi dernier, au stade Malacam à Antanimena et qui vise à alléger les besoins quotidiens des ménages qui sont en difficulté financière en cette période de crise sanitaire liée à la propagation de la Covid-19. Les 1800 bénéficiaires réunis à cet endroit sont issus des familles vulnérables du 5ème Arrondissement. Chacun est rentré avec un pack composé d'un sac de riz, deux litres d'huile alimentaire, du lait concentré, du sucre et des légumineuses. A ces produits de première nécessité s'ajoutent des doses familiales de tambavy Covid-Organics. Au total, 40 000 foyers vont bénéficier de cette aide au niveau du même Arrondissement.

 

Le Chef de l'Etat a martelé que tous les ménages en situation de vulnérabilité à cause de la pandémie de la Covid-19 obtiendront leur part dans cette campagne « Sosialim - bahoaka ». Parallèlement, d'autres remises de dons du même genre ont été effectuées dans les autres Arrondissements d'Antananarivo. Beaucoup ont pu constater une nette amélioration de l'organisation dans la distribution des aides sociales lors de cette nouvelle édition. Le chef de la Région Analamanga, Hery Rasoamaromaka, présent hier, a expliqué que certains bénéficiaires ont été sélectionnés en raison de leur perte d'emploi à cause de la crise sanitaire.

Quelques failles à rectifier

Cette campagne d'aides sociales menées par l'Etat ne laisse pas les citoyens indifférents, surtout les bénéficiaires qui ont ouvertement adressé leurs reconnaissances à l'endroit des dirigeants. Néanmoins, quelques bémols ont été observés dans certains Arrondissements et ce, en dépit des consignes fermes du Président de la République qui a insisté sur le fait que les ménages les plus nécessiteux doivent être priorisés. A titre d'exemple, lors de la distribution d'aides au profit des habitants du 1er Arrondissement à Antanimena hier, certains observateurs n'ont pu s'empêcher de remarquer quelques anomalies. En effet, des personnes qui ne peuvent être considérées comme vulnérables ont été aperçues dans les rangs des bénéficiaires. Parmi eux,

celles qui tiennent des commerces d'épicerie et n'ont jamais fermé boutique malgré le confinement. Le même constat s'observe dans d'autres Arrondissements où les chefs Fokontany inscrivent les noms de leurs connaissances qui sont pourtant loin d'être vulnérables dans la liste des bénéficiaires. Une situation qui risque de provoquer de la frustration chez les personnes en situation de réel besoin et qui sont pourtant oubliées.

Pour pallier ces anomalies, la distribution des aides peut se faire par des volontaires qui effectuent alors du porte - à - porte afin d'identifier les foyers démunis dans les Fokontany, en vue de leur remettre les aides en main propre.

La Rédaction

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Cap maintenu, itinéraire inchangé

La rumeur sur l'éventuelle retouche ou remaniement, c'est selon, du Gouvernement enfle et défraie la chronique. Les péripéties des deux derniers mois bousculent le fonctionnement à plein de l'équipe gouvernementale. Au moins trois départements ministériels à savoir l'Education nationale, la Population et la Santé publique nécessitent des « opérations » de changement. Pour les deux premiers, le remplacement de leurs chefs découle d'une simple évidence.

 

Iaritsambatra Josoa Rijasoa Andriamanana, emportée par le scandale des « bonbons sucettes », dut abandonner le portefeuille de l'Education nationale.  Imprudente ou naïve, l'ex-ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement technique et de la  Formation professionnelle (MENETFP) n'avait pas eu tellement l'esprit de discernement pour gérer ce vaste et compliqué département. Le Chef de l'Etat n'avait pas eu d'autre option que de le remercier. C'est vraiment dommage pour quelqu'un(e) qui a fait de long parcours académique et professionnel. Elle décrocha le Doctorat en Langue, Littératie et Etudes socio-culturelles à l'Université du Nouveau-Mexique (USA) et obtient la chaire d'enseignant-chercheur au sein de ladite Université. Elle abandonna ce prestigieux poste pour aller servir son pays et en finir (bêtement) de cette manière !

Irma Naharimamy Lucien, députée de Madagasikara élue dans le District de Toamasina I, actuelle ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF) ayant convolé tout récemment en justes noces avec le diplomatique américain Stuart Wilson, en poste à Antananarivo, doit en toute logique se démettre incessamment de son poste de membre du Gouvernement et ce pour éviter tout conflit d'intérêts.

Pour le cas du Professeur Ahmad Ahmad, encore en poste au ministère de la Santé publique, il fait l'objet ces derniers temps d'intense rappel à l'ordre en raison d'une lettre qu'il a adressée directement aux chefs de Représentation des organismes partenaires à Madagasikara. Une initiative personnelle que le Gouvernement jugeait d'inappropriée. Quelque part, le geste trahit un certain débordement que le ministre de la Santé Publique ne pouvait plus dissimuler. Son sort se trouve entre les mains des deux chefs de l'Exécutif. Mais, dans la mesure où il ne pourra plus continuer à travailler sereinement au sein du Gouvernement, une décision personnelle de sa part contribue énormément à faciliter les choses. Etant entendu que la solidarité de l'équipe a encaissé un sérieux coup, la dynamique de groupe perd le tonus. Ainsi, ce sera mieux que Ahmad se dirige, de lui-même, vers la porte de sortie !

Sur le plan global, aux yeux de nombre d'observateurs, le Gouvernement dans son ensemble s'essouffle. Il nécessite une sérieuse opération de lifting. La guerre contre la pandémie exige la mise en marche d'une « troupe de soldats » bien soudée et chargée à bloc de vitalité.

Néanmoins, quelle que soit la dose de changement injectée, il faut que le Gouvernement maintienne le cap et garde inchangé l'itinéraire. Le candidat n°13 Rajoelina annonça durant toute la campagne électorale qu'il s'engageait à sauver le pays. Une fois élu à la tête de la magistrature suprême du pays, le Président Rajoelina entame immédiatement la concrétisation des promesses tenues auprès du peuple.

Le cap à atteindre étant la prospérité du pays tandis que l'itinéraire pour y parvenir passe par l'Initiative pour l'émergence de Madagasikara (IEM) condensée à travers les 13 points des  « Velirano ».

Ndrianaivo

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Télétravail - Une pratique inadaptée au tissu économique malagasy

De la digitalisation pendant cette situation d’urgence sanitaire. L’application des mesures restrictives à cause de la pandémie a bouleversé le quotidien de la population des Régions confinées ou non, tant au niveau social que dans le domaine économique. Outre la limitation des heures de travail, la mobilité devient un paramètre à prendre en compte dans le monde professionnel. Les employeurs réduisent également au minimum l’effectif des salariés pour éviter la propagation de la maladie. Afin de maintenir l’emploi, certaines entreprises mais également les administrations publiques se sont lancées au télétravail ou travail à distance. On a même pu remarquer l’essor des services de livraison au niveau des restaurants et les ventes en ligne dans les réseaux sociaux.

 

Bien que ce nouveau mode de travail soit en vogue, il reste marginal selon le résultat de l’enquête de l’Institut national de la statistique (INSTAT) concernant les impacts du coronavirus sur les conditions de vie des ménages. Sur les 1 240 ménages enquêtés dans tout le pays, il ressort que seulement 3 % des travailleurs pratiquent le télétravail. « Cela s’explique en partie par la structure même de l’économie malagasy. Pour plus de 8 emplois sur 10, les travailleurs continuent à exercer leur profession dans les lieux habituels où ils avaient l’habitude de l’exercer », note le rapport.

Effectivement, le secteur informel et l’agriculture dominent encore dans le tissu économique malagasy et emploient près de 80 % de la population. Dans la Capitale, beaucoup de gens font du petit commerce ou œuvrent dans le domaine des services, pour ne citer que les petites gargotes, les ventes à étalage, le transport, les services aux ménages comme le gardiennage, la lessive, le transport ainsi que les petits boulots liés à l’hôtellerie et la restauration. A noter que presque la moitié des ménages malagasy connaissent une baisse considérable de leur revenu en ce moment à cause de la réduction des heures de travail.

Solange Heriniaina

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Impacts du changement climatique - L’atténuation et l’adaptation encore limitées à Madagascar

La Grande île figure aujourd’hui parmi les pays vulnérables face aux impacts du changement climatique. Pour cause, aucune nette amélioration n’a été constatée au cours de la dernière décennie. Au contraire, le pays a continué à régresser. Près de 90 % de lémuriens se retrouvent aujourd’hui menacés. Il ne reste plus que 10 % de forêts originelles sur toute la superficie du pays. Les actions générant la dégradation de l’environnement se sont accentuées, entre les feux de brousse continuels et les émissions de gaz carbonique par les vieilles voitures et les industries, sans oublier la surexploitation inconsciente des ressources naturelles. Il ne faut donc pas s’étonner que l’atténuation des impacts du changement climatique mais aussi l’adaptation soient encore limitées à Madagascar.

« C’est tout le système à Madagascar qui pose problème. Aujourd’hui, la population malagasy est loin de prendre conscience de la gravité de la situation actuelle en matière de dégradation de la nature. La preuve, des personnes paient encore pour des cultures de maïs causant actuellement la destruction de nos réserves naturelles ou encore pour soutenir l’exploitation des ressources forestières. Et ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres. Les autorités et les défenseurs environnementaux mènent sans cesse des actions pour sensibiliser tout le monde sur le sujet, sans avoir de résultats flagrants. C’est comme si les gens voulaient pas voir la menace qui pèse sur nos richesses. On utilise toujours l’excuse liée à la pauvreté. Pourtant, une exploitation durable de nos ressources contribuera sans aucun doute au développement du pays », déplore un fervent défenseur de l’environnement.

Pourtant, toutes les solutions pour remédier à cette situation sont toutes à portée de main. Elles se multiplient en effet dans les quatre coins du pays, sauf que leur appropriation semble particulièrement difficile. « Les ménages malagasy, à 80%, utilisent le charbon de bois et le bois de chauffe comme source d’énergie. Ce sont des habitudes ancrées que le fait de s’en défaire est un vrai casse-tête, surtout si la volonté n’est pas au rendez-vous. Cependant, les solutions alternatives sont tout autant accessibles, et même plus économiques. Si Madagascar veut atteindre son objectif de réduire de 14 % ses émissions de carbone, il faudra persuader donc chaque ménage d’opter pour des solutions écologiques. C’est pourquoi, nous encourageons actuellement tout projet allant dans ce sens », soutient un responsable au niveau du ministère de l’Environnement et du Développement durable. Une fois cette problématique de source d’énergie résolue, une grande partie des pressions sur les ressources naturelles seront réduites comme la dégradation de la qualité de l’air ou la destruction des ressources forestières.

Les autorités sont aujourd’hui conscientes que le reboisement ne suffit pas pour reverdir Madagascar. Il doit s’accompagner de plusieurs actions prenant en compte tous les domaines, autant économique que social, pour pouvoir porter ses fruits.

Rova Randria

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Meurtre d'une fillette à Mahajanga - La population sur le qui-vive

Pour le moment, l'homme pointé du doigt d'avoir assassiné la petite Adriana (7ans) à Ambohimandamina, à Mahajanga, est encore introuvable. Cette affaire risque d'être explosive en cas d'arrestation du suspect, étant donné aussi que c'est la première fois qu'un drame de ce genre s'y produit, confie une source. Sur place, l'atmosphère est déjà électrique du fait que les Majungais sont impatients de voir le fugitif être épinglé. « A Mahajanga, les mots justice populaire sont fréquemment sur les lèvres ».

A cet égard,  verra-t-on alors l'éventualité d'un transfert du suspect vers une autre localité que la Cité des fleurs au cas où les Forces arriveraient à mettre la main sur lui ? Seul le lendemain nous apportera la réponse. Pour le moment, on ne sait pas grand-chose de lui. On ignore son activité professionnelle. Pour de nombreux habitants de Mahajanga, il n'y a qu'une certitude : il a empoisonné sa petite voisine de quartier à Tsararano avant de l'éliminer de façon inhumaine. Une allégation rejetée par la Police.

D'après une information récente, l'homme aurait pris la fuite pour rejoindre une autre localité de la Région Boeny où il devait se cacher aujourd'hui. En attendant que les Forces de l'ordre l'épinglent, elles doivent élargir leur champ de manœuvre pour tenter de retrouver les traces du fugitif. D'après une information de la Région, les Forces l'ont récemment recherché jusqu'à Marovoay. Mais en vain ! « Les allégations comme quoi le fugitif était pris, sont erronées. L'heure est encore à la recherche alors que les Majungais commencent à s'impatienter », confie une source.

En attendant l'évolution de la situation sur le terrain, c'est l'épouse du concerné qui paie, du moins du point de vue enquête. En effet, cette femme est soumise à un interrogatoire dans les locaux de la Police à Mahajanga, depuis samedi dernier.  Pourtant, rien n'a encore filtré de ces procédures, du moins au cours des 48 dernières heures. « Les enquêteurs sont avares de propos à cet égard. Ils semblent ne pas s'empresser de fournir le moindre renseignement pour révéler l'évolution de leurs investigations », continue celle-ci.

Franck R.

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Examens officiels - « TVM Mibôsy » à la rescousse des candidats

Une émission télévisée journalière. Les candidats aux examens du CEPE, BEPC et baccalauréat de cette année auront plus d’une demi-heure par jour pour renforcer les révisions à domicile, à quelques semaines des sessions. L’émission intitulée « TVM Mibôsy », produite par la chaîne nationale avec le ministère de la Communication et de la Culture, vise à leur aider à mieux préparer et faire face aux examens. Ceci avec les leçons, exercices et techniques inculquées aux candidats durant l’émission qui dure 30 à 45 minutes.

Près d’une trentaine d’enseignants provenant des écoles primaires publiques, collèges d’enseignement général et lycées localisés dans la Région d’Analamanga animent les 5 diffusions par semaine. Les candidats au CEPE ont pu suivre l’émission depuis hier, un rendez-vous matinal à 8h 30 et une rediffusion à 16h. Ceux au BEPC auront leur part à partir de la semaine prochaine, tandis que les émissions destinés aux candidats à l’examen du baccalauréat seront diffusées à partir du 24 août. Tous les candidats aux examens officiels pourront suivre leurs émissions pendant un mois, en tenant compte des dates prévues.

Avec l’approbation du ministre par intérim de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et professionnel, « TVM Mibôsy » n’a reçu aucun financement particulier, ni appui financier des bailleurs de fonds. La production d’une émission d’une meilleure qualité sera d’une grande aide pour les candidats aux examens officiels. Ce n’était pourtant pas le cas pour  la « Kilasy pour tous », diffusée quotidiennement sur quelques chaînes télévisées. Cette émission aurait requis un budget colossal de 1,140 milliard d’ariary. Raison pour laquelle le Conseil des ministres en date du 24 juin dernier a remis en question ce projet, au point d’exiger des enquêtes approfondies sur le déblocage d’un tel budget. Rappelons qu’outre ce budget considérable, bon nombre de parents et spectateurs ont déjà apporté des remarques sur les innombrables fautes grammaticales et linguistiques dans cette émission éducative. Au final, sa diffusion a été suspendue.

Recueillis par Patricia R.

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Rap : KVR enragée dans un solide mixtape « Arangaranga »

KVR, une petite bouille charmante mais endiablée au micro. (crédits photos : KVR)

La boule de nerf du rap, KVR, ou Claraille Hanitriniaina, vient de signer un ovniesque mixtape du nom d’« Arangaranga ». Il faut attacher les ceintures pour l’écouter sans sérénité.

Dans une société fragmentée, aux mœurs en apparence déclinantes, surgit la jeune rappeuse KVR, sortie des ruelles d’Ambohimahitsy. Elle a signé, ce 24 juillet, un mixtape au doux titre d’« Arangaranga ». Tel un coup de « flingue » en l’air sorti en pleine bagarre de rue, ce produit surprend les tripes, en rendant hagards les protagonistes. Dans l’ensemble, il dépeint en profondeur la vision de la génération « pré-adulte » tananarivienne contemporaine.

Pour résumer l’esprit qui anime cette rappeuse à la salive brûlante, il faut voir à travers le morceau intitulé « Solon–kapoty ». Sa théorie y est simple. Comme le plaisir de la chair combiné à l’indolence de la jeunesse est parfois surprenant, neuf mois après, un petit innocent ramènera l’ivresse du désir au réalisme des organes humains. Alors, pris de panique, le jeune monsieur dans un élan peu chevaleresque accuse la petite gazelle, devenue d’un coup une maman, de l’avoir harponné. Pire même, que la progéniture dans son ventre n’est pas de lui mais le fruit d’un « savoir–faire » de traînée. Du coup, elle finit seule et enceinte.

KVR s’est sentie obligée de prendre la défense de ces mères célibataires. Sans leur trouver des excuses de sainte-nitouche ni leur faire subir rien que les prolégomènes chastes de la bonne société. « Je ne te demande pas la bague/mais seulement le coût d’une capote », annonce-t-elle dans le refrain. Le coût du regret. Puisqu’avant, elle rappelle au fameux gars qu’il ne voulait pas se protéger, « ça te gène disais–tu/et que c’est meilleur sans/écervelée comme j’étais, j’ai alors succombé à tes caresses ».

Digne mais têtue. Dans « Solon–kapoty », elle promet d’élever dans la dignité cet enfant rejeté par son paternel. D’être une mère modèle et de tirer des leçons du passé pour les transmettre à la nouvelle génération. Dans ce titre, il faut aussi se faire avec les mots crus de la rappeuse, dont certains, commençant par « L », se trouvent tout de même dans le dictionnaire académique. Ce n’est pas vraiment cette saillie verbale des rues d’Antananarivo qui séduit dans cette chanson. Ce serait plutôt l’apport d’une vision adaptée.

Si dans les années ’60, Mahaleo compatissait aux lamentations d’une pauvre femme et ses cinq enfants délaissés pour une autre, dans « Adin–tsaina », un demi–siècle plus tard, KVR préfère tout simplement envoyer ce mâle « se faire foutre », en assumant l’entêtement d’une jeune mère célibataire dans « Solon–kapoty ». Rien n’est intemporel, même les idées d’une génération. Ce qui renvoie au morceau « Vely bois rond », toujours dans le mixtape « Arangaranga ». Une perle rare dans le rap malagasy de ces dernières années.

Bluesy, écorché, anarchiste, passionné… Dans la veine de la culture hip hop exportée des afro descendants conscients des ghettos américains, « Vely bois rond » maintient toujours ce réalisme magnétique de KVR, titillant ici les sommets de la poésie. Soutenue par cette « instru » un peu hors du temps, vintage et synthétisé, comme tirée des dernières « samples » de l’ère des K7. L’atmosphère sonore de ce disque? Il faut alors savoir écouter la jeune femme. Cela faisait un moment que la planète hip hop malagasy n’a pas produit une telle oeuvre artistique.

Trash. « Pas besoin de beaucoup de questions/acceptez tout ce qui vous arrive/ce n’est que votre grande gueule qui vous a cassé la figure/Vous savez bien que la (belle) vie n’est pas faite pour vous/elle est faite pour les nantis/Elle est destinée à ceux qui sont riches/Pas pour vous, pauvres à faire vomir… petites marionnettes ». Sans doute, KVR a ce besoin indomptable de parler au nom des petites gens, des laissés-pour-compte, des rebuts du système. De cette façon, il fallait oser. Et de continuer en refrain. « Ici Satan et les anges se mêlent/tous aussi malins et intelligents les uns que les autres… c’est cela le coup de bois rond ».

Les rues sont sales et violentes dans la capitale, KVR préfère alors décaler tous ces discours humanistes politisés à outrance sous le sceau de la « fraternité » ancestrale. En préférant montrer le fascinant drame de la génération pré- adulte tananarivienne. Un drame actuel et réel. Ce ne sera pas la chanson « Virijiny tsy vanona », littéralement « La vierge foutue » qui la fera mentir. En tout, « Arangaranga » comprend 14 morceaux, « Jiolahim–bavy hoy izy », « Artista tsy afaka », « Tongava saina »… avec un bonus en sus.

Maminirina Rado

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Fondation Axian : Appui aux centres de traitement du Covid-19

Les bouteilles d’oxygène de la part de la fondation Axian pour appuyer l’hôpital de Befelatanana.

Quinze bouteilles d’oxygène supplémentaires pouvant directement être réalimentées sur place à partir d’un générateur d’oxygène de l’hôpital ont été offertes par la fondation Axian au Centre Hospitalier Universitaire Joseph Raseta Befelatanana (CHUJRB). Une initiative qui entend renforcer les centres de prise en charge des patients atteints du Covid-19. Les bouteilles d’oxygène sont disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour les malades, et directement rechargeables par le personnel soignant du centre hospitalier en question. Il conviendrait de noter que l’hôpital de Befelatanana traite les cas sévères de Covid-19. Une aile de ce centre hospitalier a été réorganisée pour faciliter l’accueil des patients et garantir la non-contamination du reste.

Anosiala. Cet établissement hospitalier de référence dans le traitement du Covid-19 a également été appuyé par la fondation Axian dans le cadre de la riposte contre la maladie. Un stabilisateur de tension électrique permettant de sécuriser et d’augmenter la capacité de production d’oxygène thérapeutique destiné à 100 patients a été remis par la fondation.

Recueillis par José Belalahy

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Littérature : Appel à textes pour les « Lettres de Lémurie »

La couverture de la dernière édition des « Lettres de Lémurie ».

L’appel à textes pour le quatrième volet des « Lettres de Lémurie » des éditions Dodo vole vient d’être lancé. De ce fait, tous ceux ou celles qui veulent apporter leur contribution sont priés d’envoyer leurs écrits au plus tard le 31 octobre de cette année. Il suffit d’envoyer un texte de 10 000 à 20 000 caractères, traduit en français s’il a été rédigé en langue de « Lémurie ». Ou bien, l’auteur(e) peut écrire tout simplement en français. Il n’y aura pas de limite à l’inspiration puisque les thèmes sont assez ouverts, et le genre également.

En guise de contrepartie, il y aura trois exemplaires à offrir et d’autres qui seront vendus à moitié prix. Apparemment, cet appel à textes est destiné à des écrivains plus ou moins confirmés puisqu’à part le texte à envoyer, la présentation des dernières publications de l’auteur(e) est aussi exigée. Les meilleurs écrits seront donc intégrés dans le volet quatre des « Lettres de Lémurie » qui paraitra en mai 2021. Ce mouvement littéraire initié par Johary Ravaloson rassemble depuis quelques années des créations venues de l’Océan indien.

Des auteurs reconnus ont déjà participé aux précédents volets, tout comme des auteurs en devenir comme Natanaela Rafera, Raharimanana, Bretrand Runtz et bien d’autres encore. Cette prochaine édition promet puisque, surement, le Covid–19 ne manquera pas d’interpeller les auteur(e)s.

Zo Toniaina

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Madagascar-FMI : D’autres négociations en vue

Poignée de main entre le ministre de l’Economie et des finances, Richard Randriamandrato, et le Chef de mission du FMI pour Madagascar, Charalambos Tsangarides, lors d’une mission de revue du programme FEC.

Ayant probablement présenté des dossiers solides, Madagascar et le Rwanda sont les deux premiers pays africains à avoir décroché un double décaissement de la Facilité de Crédit Rapide (FCR) en un temps record

« Les ressources supplémentaires au titre de la Facilité de Crédit Rapide aideront à répondre aux besoins de financement urgents pour atténuer l’impact de la pandémie, y compris les dépenses de santé et de protection sociale et à soutenir les plus vulnérables, ainsi qu’à catalyser des ressources supplémentaires des donateurs ». C’est ce qu’indique notamment le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International dans son communiqué relatif au décaissement supplémentaire de 171,9 millions de dollars en faveur de Madagascar pour faire face à la pandémie de Covid-19.

Nécessaire

En somme, et comme l’atteste le FMI, Madagascar peut encore postuler à d’autres financements de la part d’autres bailleurs multilatéraux ou bilatéraux. Le FMI estime d’ailleurs que le recours à ces financements supplémentaires s’avère nécessaire. “Dans le contexte actuel d’incertitude élevée, un soutien supplémentaire pourrait être nécessaire pour alléger le poids de l’ajustement. La décision des autorités de demander à bénéficier de l’Initiative de suspension du service de la dette soutenue par le G-20 et le Club de Paris et l’utilisation des ressources ainsi débloquées pour financer les dépenses de santé et d’aide économique liées au Covid-19, sont les bienvenues », poursuit le FMI qui reconnaît visiblement la performance dont font preuve les autorités financières nationales dans la maîtrise de la viabilité de la dette publique. En termes plus simples, le fait pour Madagascar de recourir à d’autres financement n’expose pas à un surendettement. « Le risque de surendettement public de Madagascar reste modéré, mais avec des perspectives soumises à de forts aléas. Cela souligne l’importance de préserver la viabilité budgétaire une fois la crise stabilisée. Les autorités restent déterminées, au-delà de leur réponse immédiate à la crise, à poursuivre les réformes nécessaires pour une croissance plus forte, plus inclusive et durable ».

Nouveau programme

En somme, d’autres négociations sont attendues. Sur ce point, d’ailleurs, le ministère de l’Economie et des finances prépare déjà les prochaines étapes des pourparlers, notamment avec le FMI. Le ministre de l’Economie et des finances, Richard Randriamandrato, va, dans les mois qui viennent, entamer les négociations pour un nouveau programme de 3 ans au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) avec le FMI. Et ce, en vue d’un décaissement vers la fin de cette année. Des négociations qui ont toutes les chances d’aboutir sur des résultats positifs quand on sait la performance dont font preuve les autorités financières du gouvernement. Une performance qui s’est notamment manifestée par le fait que Madagascar et le Rwanda, ayant probablement présenté des dossiers solides, ont pu bénéficier de deux décaissements en seulement 4 mois. On rappelle en effet qu’en avril, Madagascar a déjà bénéficié de 166 millions de dollars au titre de la FCR. Les 171,9 millions de dollars décaissés vendredi dernier portent déjà le montant accordé par le FMI à 337,9 millions de dollars. Un montant qui n’est pas loin de ce qu’avait obtenu le précédent régime au cours de trois années de programme FEC avec le FMI.

R.Edmond.

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Secteur extractif : De nombreux risques de gouvernance à cause du Covid-19, selon l’EITI

Les pays tributaires des ressources extractives sont plus vulnérables face aux conséquences économiques du Covid-19.

Le Secrétariat international de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) a recommandé l’instauration d’une gouvernance transparente et résiliente dans le secteur extractif.

Les pays dépendant de l’exploitation des ressources minérales, pétrolières et gazières, notamment les pays en développement comme Madagascar, se trouvent vulnérables face aux conséquences économiques de la crise sanitaire liée au Covid-19. C’est ce qui a été évoqué lors de la récente réunion d’un panel d’experts dans le domaine du secteur extractif via un webinaire au niveau du Secrétariat international de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives). En outre, « de nombreux risques de gouvernance ont été mis en lumière à cause de cette pandémie », a souligné Mark Robinson, le directeur exécutif de l’ITIE International.

Gouvernance résiliente. A titre d’illustration, les échanges de matières premières entrepris sous pression peuvent être plus vulnérables à la corruption, et faire s’éroder les flux de recettes. Et dans certains pays toujours tributaires de ces ressources extractives, la part de revenus allouée aux gouvernements régionaux peut représenter jusqu’à 50% du total des revenus extractifs. Ces flux de revenus peuvent être réduits lorsque les gouvernements révisent leurs budgets pour répondre aux besoins du secteur public en matière de santé. Par conséquent, les communautés locales affectées par les projets d’exploitation minière, pétrolière ou gazière peuvent être pénalisées par les réductions de dépenses. Raison pour laquelle, le Secrétariat international de l’ITIE a recommandé l’instauration d’une gouvernance transparente et résiliente dans le secteur extractif. Maintenir un dialogue ouvert avec la société civile et ces communautés concernées n’est pas en reste. Pour mieux soutenir les pays mettant en œuvre la norme ITIE dans leur communication de données pertinentes en temps opportun en réponse au Covid-19, cette entité a mis en place de nouvelles mesures d’assouplissement s’appliquant aux déclarations des pays. Rappelons que la norme ITIE est une norme mondiale visant à promouvoir une gestion ouverte et responsable des ressources extractives. Ces nouvelles dispositions leur permettront ainsi de maintenir la dynamique qui anime le processus de l’ITIE tout en l’adaptant aux circonstances locales et aux besoins urgents en matière de renseignement.

Réviser les coûts de production. Par ailleurs, il a été également soulevé lors de ce webinaire que vivre et travailler avec le Coronavirus sera inévitablement coûteux. Il pourrait faire augmenter les coûts de production et les industries extractives devront tenir compte de ces coûts dans leurs projections. Force est de remarquer que les employés se livrant à l’exploitation minière, pétrolière et gazière travaillent souvent directement sur site et côte à côte. En outre, les opérations extractives se déroulent fréquemment dans les pays où les systèmes de santé publique sont sous pression et où l’obtention des revenus est impérative. Face à cette situation, le Dr David Nabarro, l’envoyé spécial du directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé pour le Covid-19, a indiqué qu’il est important de maintenir en bonne santé les communautés impactées par les projets extractifs. « Il est également important que les employeurs, y compris ceux qui évoluent dans le secteur extractif, pratiquent une approche plus durable. En effet, sans des services de santé publique de qualité assurant la sécurité des personnes, il n’existe pas de réelle perspective de réouverture de l’économie », a-t-il enchaîné. Force est aussi de reconnaître que bien que de nombreux gouvernements et industries extractives tentent désespérément de maintenir leurs activités économiques à flot, le virus n’est pas près de disparaître et doit être pris au sérieux. De nombreux acteurs pensent même qu’il faut vivre avec, en révisant leurs coûts de production.

Recueillis par Navalona R.

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Major League Soccer : Minnesota United FC en demi-finale

Victorieux de la rencontre, l’opposant à SJ Earthquakes, le MUFC affrontera ce vendredi Orlando City pour une place en finale.

L’équipe du Minnesota United FC poursuit son bonhomme de chemin à la Major League Soccer, disputée actuellement à Orlando, en Floride. Hier matin pour le compte des quarts de finale du tournoi, l’équipe où évolue l’international malagasy, Romain Métanire, s’est imposée par 4 buts à 1 face au San José Earthquakes. Une large victoire qui qualifie l’équipe pour la demi-finale contre Orlando City, ce vendredi. Le Minnesota a dominé le début du match en se montrant insistant autour du filet de Daniel Vega. Le Finlandais Robin Lod a fini par ouvrir le score à la 20e minute. Et l’Américain Jacori Hayes double la mise à la 21e minute. Et c’est sur ce score de 2 buts à 0 que les deux équipes ont quitté le terrain. A la reprise, un peu déstabilisés, les Looms ont commis une faute, ce qui a permis aux Quakes d’obtenir un penalty. Le Suédois Magnus Eriksson a permis aux Earthquakes de revenir sur le jeu à la 50e mn. Mais les gars d’Adrian Heath ont continué leur festival de buts. Sur leur bonne lancée, le Paraguayen Luis Amarilla (56e) et l’Américain Marlon Hairston (86e) ont inscrit les deux autres buts pour MUFC. Sur le score de 4 buts à 1 que, l’équipe de Métanire a validé leur ticket pour le carré final. Blessé lors de la rencontre des huitièmes de finale, le défenseur malagasy, longtemps titulaire, n’a pas joué hier. On ne sait pas encore s’il pourrait disputer ou non les demi-finales. Adrian Heath, ancien coach d’Orlando devenu l’homme fort de MUFC retrouvera son ancienne équipe, mais, cette fois-ci en tant qu’adversaire. Cette victoire en quarts de finale renforce aussi le statut d’invincibilité des Loons depuis le début de l’année 2020. Portland, qui a battu New York City FC (3-1) s’est aussi qualifié pour les demi-finales du tournoi et sera opposé au Philadelphia Union, ce jeudi.

T.H

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Antsirabe : Novonoin’ilay lehilahy ho faty ny olon-tiany

Niakatra fampanoavana ny faramparan’ny herinandro teo, ny raharaha mahakasika ny tovolahy iray namono nahafaty ny olon-tiany. Naididtra am-ponja avy hatrany ny nahavanon-doza miandry ny fotoam-pitsarana azy. Raha tsiahivina ny 22 jolay lasa teo no maty nisy  namono ny tovovavy iray vao 21 taona monja, tao Tsaratanana kaomininina Alakamisy Antsirabe II. Taorian’ny fizahana nataon’ny mpitandro filaminanana sy ny mpitsabo tao Ambano no nahafatarana, fa tsindron’antsy nanandrify fony no nahafaty azy. Tsy iza akory no nahavanon-doza,fa ilay lehilahy niaraka taminy ihany. Raha ny fanazavana, dia olona handeha hanondraka anana eny an-tsaha no nahita azy ireo mbola nampiaraka talohan’ny nahafaty ilay tovovavy izao. Tadidin’ireo mpanodrak’ anana  ny akanjo nanaovan’ilay lehilahy ka taorian’ny famotorona, dia voamarina fa io lehilahy io tokoa no niaraka taminy farany. Tsy niandry ela ny raharaha, fa niroso tamin’ny fisamborana ny mpitandro filaminana rehefa nitory ny fianakaviany. Ny fanampim-baovao no nahafantarana, fa nindrana vola taminy io tovovavy io, tsy tafaverina anefa ilay vola ka teo no nanomboka niaraka izy roa kinanjo novonoiny ho faty ilay vehivavy taty aoriana, niaiky izany rahateo ralehilahy.

Andry N.

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Covid-19 : Hanampy ny Filoham-pirenena i Romain Pierrot Delphin

Raha sahirana amin’ny fitadiavana fanafody na fanefitra hiadiana amin’ny aretina COVID-19 ny fitondram-panjakana ankehitriny, dia manolo-tànana  azy Atoa Romain Pierrot Delphin, zatovolahy roapolo taona mipetraka any amin’ny fokontany  Ambodinivato distrikan’i Mahanoro.

Fibebahana sy fitondrana ny lokon’ny sainam-pirenena.

Ho an’ny kristiana dia tsy tongatonga ho azy izao areti-mandoza izao, fa vokatry ny fihodinantsika amin’Andriamanitra. Manoloana an’izany hoy ity tovolahy izay milaza fa irany ity, dia mila mibebaka ny Malagasy rehetra. N’iza n’iza. Nahazo iraka avy any an-danitra aho , hoy izy, ary mitohy foana izany hatramin’izao. Io fibebahana io dia tsy maintsy atao, ary hamafisiko amin’ny Filoha io. Kristiana loterana izy, ary vita batisa. Raha vao naharay an’ilay antso avy any an-danitra dia tsy nisalasala, fa dia nanatanteraka izany folo andro lasa izany ka nandeha kilaometatra an-jatony maro niala ny tanànany.  Nivarotra vary telo gony izy hamatsiany ny diany ary niroso avy hatrany . Mofo gasy , mofo lava(mofo dipaina )no sakafony teny an-dàlana ary rano mangatsiaka sy limonady anglisy( bonbon anglais) no fisotrony . Tsy nahatsiaro harerahana mihitsy aho teny an-dàlana ,hoy izy,  raha nitafa taminay teny Mahazo, ny Asabotsy hariva teo , niaraka tamin’ireo polisy mpandamina fifamoivoizana teny , satria hatramin’izao dia mbola manome hafatra ahy foana Andriamanitra.  Ho antsika vahoaka Malagasy, dia mitondrà ny lokon’ny sainam-pirenentsika ireo isika ( fotsy, mena , maitso) fa tsy handaitra amintsika io valanaretina io . Ity tovolahy ity, dia manao T-shirt maitso sy kilaoty maitso ary anaty kitakokeliny fotsy , dia ahitana lamba firakotra fotsy sy kilaoty mena l

Mahalasa eritreritra ihany ity zavatra ataon’ity tovolahy ity izao, satria dia an-tongotra an-jatony kilaometatra no vitany, ary ny finoany dia matanjaka tokoa amin’ny tsy maintsy hihaonana amin’ny Filoha Andry Rajoelina mba ho fanampiana azy hiady amin’ny valanaretina COVID-19.

NARY RAVONJY.

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Chronique de Mickey

« Petite » Afrique !!

Bizarre, nous observons et pensons le monde selon le prisme que l’on nous donne habituellement. Depuis toujours, nous avons appris depuis les classes primaires avec les livres de géographie ou le globe terrestre, que l’Afrique est un continent modeste sur le plan physique. Un petit par rapport à l’Asie ou les Amériques, erreur de parallaxe sûrement diriez-vous, mais est-ce que ce ne serait pas plutôt celle « du point de vue » de celui qui projette? Tant et si bien que ce plan, selon certains, fait partie d’un vaste lavage de cerveau. « On nous fait petit et on se voit petit ». Ainsi, nous nous sommes soumis nous-mêmes à un complexe pour une raison qui nous est pourtant exogène. Sur le plan physique, sur tous les plans, on se voit petit que ce soit sur le plan économique, sur le plan politique ou même sur le plan culturel où l’on est mis dans le bac des « musiques du monde » ou dans les galeries « des arts primaires ». Le planisphère, on nous a montré « petit ».

Pourtant, l’Afrique a une superficie de 30,37 millions de km2, soit trois fois plus que celle de la Chine, de même dans la même proportion que celle des USA ou dans le même ordre que l’Europe. En somme, le continent noir est plus grand que l’Europe tout entière, la Chine et les États-Unis d’Amérique réunis. Mais sur la plupart des cartes du monde dans les livres, l’Afrique est représentée en dimension réduite, et cela pour créer l’effet visuel d’une petite Afrique.

Vous diriez sûrement que dans la réalité, l’on doit comparer ce qui sont comparables l’Afrique est un continent tandis que la Chine, les USA ou l’Europe sont des États ou des fédérations. Il est vrai que notre continent est un puzzle d’Etats ou même de micro-Etats qui n’ont rien de commun entre eux, au contraire même, avec des pièces dissemblables sinon divergentes. Justement, l’absence de vision commune n’est-elle pas due à cette vue minorée de notre état (espace) physique qui nous est transcendée et qui, par ailleurs, occulte aussi le potentiel de notre géographie physique et géologique car il ne faut pas oublier que, loin de l’idée d’un espace désertique, nous possédons 60% des terres arables, ici nous avons 90% des réserves de matières premières usuelles ; 40% des réserves d’or du monde ; 33% de celles du diamant…

Mais malgré ce potentiel, on ne contribue qu’à 4,4% dans la création des richesses de la planète, qu’à une participation de la même proportion dans le commerce mondial, là on est vraiment petit. Pourtant, on entend çà et là que l’Afrique sera le nouvel Eldorado, qu’elle sera l’avenir du monde, qu’elle se suffira à elle-même pour bientôt.

Au-delà de ces discours soporifiques, devant notre porte sévit la misère et la désolation physique et morale. A se demander quelle malédiction nous frappe pour être misérable à ce point.

La réponse est peut-être d’abord de nous débarrasser de cette conception d’être toujours «petit », de nous projeter vers un avenir plus ambitieux et puis, surtout, de nous forger une volonté politique d’agir ensemble. Les Etats-Unis d’Afrique ne doivent pas être la lubie d’un mythomane et d’un mégalomane mais des forces vives qui, elles seules, peuvent vraiment faire bouger les limites psychologiques et donc politiques.

M.Ranarivao

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PPN pour 200 000 foyers de Tanà : 1ère vague de distribution au stade des Cheminots Antanimena

Annoncée par le gouvernement sur la chaîne nationale, la distribution des aides de l’Etat pour la population, appelée « Sosialim-bahoaka », a débuté le samedi 01 août au stade des cheminots Antanimena.

En ces temps de crise sanitaire, la population vit des moments très difficiles. De nombreux ménages peinent à trouver de quoi se nourrir en raison de la suspension temporaire de presque toutes les activités professionnelles. Conscients de la situation, le Président de la République et son équipe ont mis au point plusieurs dispositifs pour venir en aide aux plus vulnérables depuis le mois de mars. Ainsi, après les « Vatsy Tsinjo », les « Tosika Fameno », l’Etat a lancé l’action « Sosialim-bahoaka » durant cette deuxième phase du confinement. Ce sont près de 2 000 ménages issus de trois arrondissements de la capitale qui ont pu profiter chacun d’un sac de riz et d’un carton de produits de première nécessité, samedi dernier au stade des cheminots à Soarano-Antanimena. Une aide bien accueillie à en juger par les sourires affichés sur les visages des personnes venues sur les lieux. En tout, l’Etat prévoit d’atteindre plus de 200 000 foyers dans les six arrondissements d’Antananarivo.

Deux types d’aide. Rappelons que « Tsena Sosialim-bahoaka », une autre initiative de l’Etat, a déjà été mise en place au mois de juillet. Cet autre dispositif fonctionne d’une autre manière. Des tickets sont distribués aux bénéficiaires dans chaque Fokontany. Des tickets qui permettent de récupérer auprès des épiciers partenaires du programme les PPN offerts par l’Etat. A noter que ces deux aides vont encore se poursuivre à Antananarivo et dans les autres régions touchées par le Covid-19 durant les prochaines semaines, car beaucoup sont encore dans le besoin actuellement. D’ailleurs, un budget de 20 millions de dollars aurait été alloué pour ces aides sociales selon les explications du Président de la République.

Sécurité optimale. Par ailleurs, il convient de préciser que la distribution se passe sous la haute surveillance des autorités (gendarmerie nationale, police nationale, etc.). Le but étant de faire respecter les gestes-barrière et éviter les attroupements comme lors des premières vagues de distribution au mois de mars et mai de cette année. Durant ce lancement, le Président de la République, le Premier ministre, le maire de la ville d’Antananarivo et le gouverneur d’Analamanga ont fait le déplacement. Moment qui a permis au Chef de l’Etat de rassurer la population tout en rappelant l’importance du respect des gestes-barrière dans cette lutte contre le Coronavirus.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Jirama : 1 498 m de conduites d’eau à remplacer à Soavimasoandro

La Jirama poursuit les travaux de remplacement des conduites vétustes et perforées à Antananarivo et ses environs. Ce projet est mis en œuvre avec la société Sud-Africaine TRG International, qui dispose d’une technologie avancée. « Après Ilanivato où 1 050 m de conduites ont été remplacées et 166 branchements mutés vers la nouvelle conduite et à Androndrakely où 820 m de conduites ont remplacées et 49 branchements mutés ; les travaux se poursuivent à Soavimasoandro et ses environs avec 1 498 m de conduites cibles dont 572 m déjà remplacées et 47 branchements déjà mutés », a communiqué la Jirama. L’alimentation en eau à Soavimasoandro et ses environs commence ainsi à s’améliorer. A noter que la Jirama a indiqué au début du projet, 90 km de conduites vétustes et perforées à Antananarivo, qui feront l’objet d’interventions. 10 km sont à réaliser durant la première phase, actuellement en cours. Le projet vise notamment le renforcement et l’amélioration de l’alimentation en eau potable dans l’agglomération d’Antananarivo. Selon les informations, cette amélioration vise à combler l’insuffisance de la capacité de production et de distribution d’eau par le biais du remplacement des conduites vétustes et perforées au sein du réseau de distribution d’eau existant, de la réduction au maximum des travaux de réparation des fuites qui détruisent les routes, de la détection et élimination des branchements illicites.

Antsa R.

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Ilakaka : Raikitra ny tifitra tao anaty hotely

Fifamaliana no niatombohany ary niafara tamin’ny fampiasana fitaovam-piadiana. Tao amin’ny tanàna antsoina hoe Ambalafary, kaominina ambanivohitra Ilakaka no nisian’ilay tranga. Nalain­drangahy ny basy roa izay tao an-tranony ary niverina tao amin’ilay hotely izy ary notifiriny avy hatrany ilay nifamaly taminy. Soa fa sendra nisy mpitandro ny filaminana maromaro izay nisakafo koa tao ary ireo no namehy avy hatrany ilay rangahy. Nivily ny tifitra ary nifatratra tany amin’ny varavarana. Efa saika ratsy. Nosamborina avy hatrany ilay tompon’antoka, iny asabotsy iny ihany.

nangonin’i D.R

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Vohipeno : Kamiao mpitondra solika nivadika

Nandona mpitaingina bisiliketa izay maty tsy tsa-drano. Rehefa avy eo dia tafavoaka ny làlana ary nifatratra tany anaty hatsana. Kamiao mpitondra solika na « camion-citerne » no niharan’ny lozam­pifamoivoizana tetsy amin’ny tanàna antsoina hoe Amborobe, ao amin’ny disitrikan’i Vohipeno. Mba tsy nipoaka izany na dia mafy aza ny fahavoazana. Notànana natao fanadihadiana ny mpamily satria nahafaty olona ilay lozam-pifamoivoizana. Ny solika izay nivoaka tamin’ilay fiara lehibe kosa dia notatazan’ny olona mba tsy hamoa-doza.

nangonin’i D.R

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Lutte contre le Covid-19 : 4 milliards d’Ar de l’AFD pour l’IPM

Signature de convention à l’IPM.

Le financement entend renforcer les moyens de l’Institut Pasteur de Madagascar dans la lutte contre le Covid-19.

Un accord de financement d’un million d’euros, soit 4 milliards d’Ariary, a été signé par l’Agence française de développement (AFD) et l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) le 17 juillet dernier afin de permettre « à l’IPM de renforcer ses moyens pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 », d’un côté, mais également « d’assurer le maintien de ses autres missions essentielles au service de la population », de l’autre. Cet appui devra permettre de renforcer les moyens de l’IPM en matière de diagnostic, de formation et de recherche relatifs à la maladie. Il servira donc à l’acquisition de deux nouvelles machines de diagnostic et de deux nouveaux postes de sécurité qui devraient permettre une maîtrise accrue du risque biologique lors des manipulations. L’appui de l’Agence Française de Développement entend également – outre la consolidation de la filière élimination des déchets à risque infectieux – aider à l’amélioration du contrôle de la qualité par l’extension des logiciels relatifs au contrôle de la chaîne de froid de l’Institut.

Vaccins. En plus de « renforcer les capacités de déplacement et de communication de l’Institut Pasteur de Madagascar pour une action plus efficace en province, notamment grâce au laboratoire mobile actuellement déployé à Toamasina », le projet (objet de l’accord signé par les deux parties) devrait permettre de « soutenir la pérennité des autres activités essentielles de l’Institut Pasteur, au premier rang desquelles figure la vaccination contre la rage, mise en péril par la crise sanitaire ». Ce, en couvrant l’achat des vaccins pour un centre de traitement antirabique qui prend en charge gratuitement les personnes potentiellement exposées à la rage. Ledit centre approvisionne également de façon régulière et gratuite en vaccin les trente centres du ministère en charge de la Santé publique. Il conviendrait de noter que l’IPM héberge le centre national de référence de la rage à Madagascar. Ledit centre réalise le diagnostic virologique de la rage chez l’homme et l’animal.

Recueillis par José Belalahy

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Confinement prolongé : Les sportifs dans l’angoisse

Avoir un coach à domicile est très important en cette période de confinement.

Le 20e week-end sans événement sportif à Madagascar depuis le début du confinement en mois de mars. Un vrai désastre, voire une situation catastrophique pour les athlètes qui ont l’habitude de côtoyer les terrains ou les salles de sport.

Le sport à l’arrêt total depuis presque quatre mois et demi. Pour les sportifs malagasy, il ne leur est jamais arrivé une chose pareille auparavant. Par conséquent, plusieurs facettes de leur vie ont changé. Les amateurs sont les plus en difficulté ces jours-ci, puisqu’ils sont normalement obligés de se rendre en salle au moins deux fois par semaine. D’autant plus qu’il n’y a encore de mesures d’accompagnements de la part du ministère de tutelle pour ces athlètes. Chacun fait tout simplement ses entraînements comme bon lui semble pour maintenir sa forme. De ce fait, il serait complexe de réajuster le niveau technique après le confinement.

Pour Gildas Razanajatovo, un coach de kick-boxing depuis 25 ans et fondateur du club Grande île Sport et Loisir (GISL), vu la situation actuelle, avec les mesures de confinement ainsi que les travaux de reconstruction du stade, il n’avait d’autre choix que de fermer la porte de son dojo qui se situe au sous-gradin Mahamasina, depuis le mois de mars. Pourtant, il n’a pas manqué d’idées en proposant du coaching à domicile. D’autant plus que le sport est une source de revenus pour l’ex-directeur technique national (DTN) de la Fédération malagasy de kick-boxing. « Cette idée est née depuis le début de ce confinement et je la trouve aussi intéressante. C’est la raison pour laquelle on a toujours besoin des conseils d’un coach. Je pense que tout le monde aurait toujours besoin d’un coaching, même à domicile, surtout quand la vie reviendra à la normale», a-t-il expliqué. Par ailleurs, Gildas Razanajatovo n’a pas oublié ses protégés, notamment les kick-boxeurs du club GISL. Il se met toujours en contact avec les membres en leur donnant des conseils sur Facebook. Pourtant, il n’a pas caché l’impact de ce confinement sans fin sur sa vie en tant que sportif. « L’impact direct de ce confinement sur moi personnellement, c’est que je suis très stressé à la maison. J’ai l’habitude d’aller au gymnase chaque jour, et maintenant je me sens mal dans ma peau. Pour les membres du club, ils ont aussi l’air perdus et perplexes car ils avaient l’habitude de se baigner dans le sport, de s’entraîner, de se défouler dans le sport, de garder leur forme physique en faisant du sport, et d’en pratiquer pour préserver leur santé », a-t-il fait savoir.

Manjato Razafy

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Porno gasy tamin’ny FB : Voasambotra tany Sambava ilay ahiana ho nanaparitaka azy

Ny herinandro lasa teo no niparitaka tao anaty tambazotra sosialy, ny horonantsarina tovovavy roa, izay mampiseho fihetsika mamoafady anaty trano iray teto an-dRenivohitra. Mazava ho azy, satria efa saika manana Facebook avokoa ny ankabeazan’ny olon-drehetra ka vetivety foana dia nielipatrana ilay horonantsary, ary vetivety torak’izany ihany koa dia nisy nahafantatra ireo « mpilalao ».

Ary ny loza ny tonga teny anivon’ny fianakavian’ny iray tamin’ireo tovovavy; izay mipetraka any amin’iny faritra Sava iny ilay horonantsary. Tovolahy iray, sakaizan’ny iray tamin’ireo tovovavy taloha no niantefan’ny ahiahin’ireto fianakaviana ireto, ho tao ambadik’ity horonatsary ity, ka nisy avy hatrany ny fametrahana fitoriana teny anivon’ny mpitandro filaminana. Nandray ny andraikiny ireto farany ka nosamborina ny zoma lasa teo ilay tovolahy ary natao andrimaso eny anivon’ny biraon’ny mpitandro filaminana sy natao fanadihadiana. « Fanaparitahana horontsary mamoafady no anenjehana azy aloha hatreto, satria anisan’ireo nanaparitaka io horonatsary io ny lehilahy ary nanaiky izany ny tenany » hoy ny loharanom-baovao iray akaiky ny famotorana. Araka izany mbola manohy ny famotorana ireo mpitandro filaminana, fa tsy mijanona eto amin’ity tovolahy iray ity akory, hahafantarana marina izay tena tao ambadiky ny fanaparitahana ilay horonantsary ho hitan’ny rehetra.

Raha ny zava-nisy mantsy, araka ny angom-baovao azo, dia toa hoe « nahodina tamina finday taty an-dRenivohitra ilay horontsary mamoafady nisy ireto tovovavy ireto tamina trano iray ». Voalaza anefa, fa very avy eo io finday io ary angamba azo heverina fa nisy nahita. Ity nahita indray avy eo no toa hoe nandefa ilay sary tany amin’ilay tovolahy sakaiza talohan’ny iray tamin’ireo tovovavy tany Sava. « Nanao fihetsika tsy voahevitra araka izany ity farany ka nanaparitaka ilay sary tamin’ny alalan’ny tambazotra sosialy Facebook » hoy hatrany ny avy eo anivon’ny mpanao fanadihadiana. Etsy andanin’izay kosa anefa, nilaza indray ireo solon-tenan’ny fianakavian’ilay tovolahy voasambotra, nitafa taminay, fa « tsy nanao izany raha izy tenany fa karazana fanendrikendrehana no nahazo azy. Ary ambonin’izay, tsy nisy idiran’ilay tovolahy ilay horonantsary : tsy izy no naka izany. Azo heverina fa hadalan’ilay tovovavy samirery ny nanao iny, izay zavatra mbola voararan’ny lalana angamba ny fanaovana azy ».

m.L

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Marche ou crève

Cela fait un mois, enfin presque, que les quelque 5 500 taxis-be – ligne urbaine et suburbaine confondues – desservant la capitale et la périphérie, sont à l’arrêt avec les chauffeurs et les receveurs. En revanche, les passagers ne peuvent pas rester au garage.

Marche ou crève

Tous les jours de ce mois d’août, Europe 1 met la littérature à l’honneur dans Le grand journal du soir. Ce lundi, c’est le jour des livres cultes avec « Marche ou crève » de Stephen King. Comme le laisse entendre le titre original « The Long Walk », il s’agit de marcher jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un debout, le vainqueur. Si l’ouvrage est un roman d’anticipation dystopique qui est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire, il peut refléter, toutes proportions gardées, le vécu en période de confinement des Malgaches. Contraints d’effectuer quotidiennement de longues marches, faute de taxis-be qui ménagent ainsi leurs pneus. Ce qui n’est pas le cas de la population qui use ses souliers. Des kilomètres à pied, ça use aussi l’énergie pourtant indispensable dans le cadre de cette pandémie de Covid-19, un ennemi invisible contre lequel les milliers de marcheurs au quotidien ne sortiront pas tous vainqueurs. Qui plus est, les mesures-barrière, notamment la distanciation physique, ne sont pas toujours respectées par une population à bout de souffle dont le mot d’ordre est « Marche ou crève ». Qu’ils soient dans le secteur formel ou qu’ils travaillent dans l’informel, les gens sont obligés de marcher pour subvenir à leurs besoins. Plutôt que de crever de faim aujourd’hui, ils préfèrent mourir du Coronavirus demain, quoiqu’ils risquent à tout moment de se faire détrousser, voire tuer dans leur longue marche pour la survie. Contrairement à un récit de fiction, le danger est bien réel, surtout en allant au boulot tôt le matin ou en rentrant tard le soir pour le dodo, tout cela sans …métro ou plutôt taxi-be. Le tramway prévu à Tana n’est pas non plus près d’être sur les rails.

R. O